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WHITESNAKE - Made In Britain / The World Record

Publié le par Nono666

WHITESNAKE - Made In Britain/The World Record
Frontiers Records
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.whitesnake.com

WHITESNAKE_Made In Britain



Disc 1 : 01. Best Years / 02. Give Me All Your Love Tonight / 03. Love Ain't No Stranger / 04. Is This Love / 05. Steal Your Heart Away / 06. Forevermore / 07. Love Will Set You Free / 08. My Evil Ways / 09. Fare Thee Well / 10. Heart Of The City / 11. Fool For Your Loving / 12. Here I Go Again / 13. Still Of The Night

Disc 2 : 01. Bad Boys / 02. Slide It In / 03. Lay Down Your Love / 04. Pistols At Dawn / 05. Snake Dance / 06. Can You Hear The Wind Blow / 07. Fare Thee Well / 08. One Of These Day / 09. The Badger / 10. The Deeper The Love / 11. Soldier Of Fortune / 12. Burn (Deep Purple Cover) / 13. Stormbringer (Deep Purple Cover)

Enregistré sur la tournée Forevermore, ce live intitulé Made In Britain n’est pas tiré comme son nom l’indique uniquement des concerts enregistrés en Grande Bretagne mais un peu partout dans le monde.  On y retrouve évidemment quelques grands classiques du groupe, même si certains manquent… mais il en manquera toujours, le groupe ayant tellement de hits que, pour satisfaire tout le monde, un concert du serpent blanc devrait durer au moins 4 heures. Et aussi pas mal de chansons tirées de Forevermore, dernier album studio de la bande à Coverdale.  Voilà comment se décompose ce double CD live : Le CD1 démarre par "Best Years" tiré de l’album Good To Be Bad. Ensuite 3 classiques du groupe : "Give Me All Your Love", "Love Ain’t No Stranger" et "Is This Love". Puis viennent 5 titres de l’album Forevermore pour lequel le groupe était en tournée : "Steal Your Heart Away", "Forevermore", "Love Will Set You Free", "My Evil Ways" et "Fare Thee Well". Ce premier CD se terminant par 4 classiques : "Ain’t No Love In The Heart Of The City", "Fool For You Loving", "Here I Go Again" et "Still Of The Night". Pour le CD2, on attaque par 2 classiques : "Bad Boys" et "Slide In It". Vient ensuite un titre de l’album Good To Be Bad ("Lay Down Your Love") qui précède le solo de guitares "Pistols At Dawn" et l’instrumental "Snake Dance". On revient ensuite sur l’album Good To Be Bad avec "Can You Hear The Wind Blow". Puis la ballade accoustique "Fare Thee Well" que l’on retrouvait déjà sur le CD1 mais jouée sur un rythme légèrement plus lent, ce qui d’ailleurs la rend, à mon avis, meilleure. Et "One Of These Days" de Forevermore. Encore un instrumental "The Badger" qui introduit le classique "Deeper The Love". Enfin on finit par "Soldier Of Fortune", un intermède chanté a capela par le maitre des lieux qui précéde 2 chansons de DEEP PURPLE époque Coverdale "Burn" et "Stormbringer". Outre David Coverdale, on retrouve sur ce double CD live Doug Aldrich (guitares), Reb Beach (guitares), Michael Devin (basse), Brian Tichy (batterie), et en invité spécial Brian Ruedy (claviers). Alors que le père Coverdale avait été assez avare en album live (un seul véritable, le Live… In The Heart Of The City sorti en 1980) depuis le fabuleux Live : In The Shadow Of The Blues sorti en 2006, on peut dire qu’il se rattape puisque 2 live sortent cette année.  Aussi ne boudons pas notre plaisir. Alors que les 2 derniers albums studio m’avaient un peu laissé indifférent, c’est toujours un régal d’écouter ce fantastique groupe en live. Le public chante, les guitares se font bluesy quand il le faut ("Steal Your Heart Away", son intro à la slide). Le titre "Forevermore" est une vraie réussite : son intro à l’acoustique, accompagnant une mélodie vocale Zeppelienne, puis on part en rythme sur le refrain et le solo de guitare, le tout se poursuivant crescendo jusqu’à l’apothéose finale. Un magnifique titre qui devrait devenir un classique du groupe. Alors que Brian Ruedy aux claviers n’est crédité que comme invité, je trouve son travail (son orgue Hammond, son de synthé etc…) vraiment indispensable sur l’ensemble des titres tant il est omniprésent sans être envahissant, allant jusqu’à nous balancer un mini-solo de synthé sur "Evil Ways". J’ai parfois l’impression d’entendre des choristes féminines sur certains refrains comme celui de "Love Will Set You Free" ou encore "Ain’t No Live In The Heart Of The City". Le boogie-woogie "Evil Ways", absolument swinguant, comme pour nous rappeller que WHITESNAKE, avant d’être l’usine à tubes qu’il est devenu à la fin des années 80, est un groupe tirant ses influences du Blues Rock. Les guitaristes Reb Beach et Doug Aldrich sont des duellistes ciselant chacune de leurs interventions du sceau des orfèvres. La section rythmique supporte tout ce beau monde, sans grandes fioritures mais avec maestria. La petite phrase "It’s a song for you” est devenue surfaite et Coverdale devrait changer de disque car cela devient lassant. Autre chose, pourquoi la chanson "Fare Thee Weel" sur les 2 CDs ? Il aurait été plus judicieux, je pense, de ne placer que la meilleure version (celle du CD2, à mon avis) et garder cet espace pour ajouter un hit. Enfin là je pinaille un peu mais "qui aime bien, châtie bien !" Passé ces petits bémols, le plaisir final c’est bien sûr la voix de Coverdale, chaude, sexy (oui vous lisez bien), suave, blues. On sent bien la communion entre le groupe et son public, quand celui-ci explose de joie à l’écoute des premières notes des classiques, reprend en choeur les paroles de ses chansons favorites ("Give Me All Your Love", "Love Ain’t No Stranger", "Ain’t No Love In The Heart Of The City", "Here I Go Again", "Still Of The Night") ou encore accompagne de la voix le riff principal de "Burn". Des instants magiques qui filent le frisson.

Note : 8/10

Chronique : Horace Pinker

 

Whitesnake-2013
 

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JAMES CHRISTIAN - Lay It All On Me

Publié le par Nono666

JAMES CHRISTIAN - Lay It All On Me
Frontiers Records
Style : Melodic Rock/AOR
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.jameschristianmusic.com

JAMES CHRISTIAN_Lay It All On Me



01. Lay It All On Me / 02. Sacred Heart / 03. Day In The Sun / 04. Believe In Me / 05. You're So Bad / 06. Don't Come Near Me / 07. Let It Shine / 08. She's All The Rage / 09. Sincerely Yours / 10. Another Shot In The Dark / 11. Welcome To Your Future

Putain la cover de merde ! JAMES CHRISTIAN est connu pour être le chanteur de HOUSE OF LORDS et Lay It All On Me est son troisième album solo. Belle voix, mais franchement classique dans ce genre. On a déjà entendu tout ça des milliards de fois dans ce style, surtout si vous êtes un ancien comme moi. Ca ressemble à GIUFFRIA, AUTOGRAPH, NIGHTRANGER, parfois FOREIGNER ou encore JOURNEY et plein d’autres groupes des années 85/90, époque dorée de ce genre. Donc vraiment rien de neuf mais il faut reconnaitre que c’est bien foutu, que les chansons sont accrocheuses et vous rentrent bien dans la tête après plusieurs écoutes comme "Lay It All On Me", "Sacred Heart", "Day In The Sun". Tout cela est bien interprété évidemment, quoiqu’assez prévisible dans la construction des morceaux. Au final, pas de quoi vibrer plus que ça mais on passe un agréable moment tout de même. A écouter en voiture, sur la route des vacances et du soleil. Vraiment pour les fans de Rock FM et d'AOR.

Note : 6/10

Chronique : Horace Pinker

 

James Christian_picture
 

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SUMMONING - Old Mornings Dawn

Publié le par Nono666

SUMMONING - Old Mornings Dawn
Napalm Records
Style : Epic Black Metal
Origine : Autriche
Sortie : 2013
Site web : www.summoning.info

Summoning_Old Mornings Dawn



01. Evernight / 02. Flammifer / 03. Old Mornings Dawn / 04. The White Tower / 05. Caradhras / 06. Of Pale White Morn / 07. The Wandering Fire / 08. Earthshine

SUMMONING fait partie de ces (nombreux) groupes qui s'inspirent de l'oeuvre J.R.R Tolkien (doit-on encore le présenter ?) dans leurs albums. Il y a donc fort à parier que l'on trouvera une bonne dose d'ambiances médiévales/ fantastiques dans ce 7ème album (le premier depuis 2006) intitulé Old Mornings Dawn. Le duo viennois nous offre une très belle entrée en matière avec l'intro "Evernight" composée avec des instruments folk et des choeurs mixtes nous envoyant en Terre du Milieu sans escale. L'intro monte en intensité pendant près de trois minutes avant d'enchaîner sur "Flammifer". Ce deuxième titre prend aussi son temps à démarrer mais finit par nous offrir un Black Metal lent et épique agrémenté de flûte de Pan et de mandoline. Une entrée en matière, ma foi, forte agréable malgré une certaine lenteur. On passe ensuite au titre qui donnera son nom à l'album et on a ici confirmation que le groupe souhaite faire passer le Black Metal au second plan, voire s'en servir comme simple garniture pour quelque chose de plus proche du Folk ou du Power Metal finlandais. Pour être tout à fait honnête, seul le type de chant peut vraiment faire référence à du Black, l'instru' n'en ayant pratiquement aucune caractéristique. Mais la dénomination n'est pas le sujet ici. On passe ensuite au morceau "The White Tower" dont l'intro et les guitares semblent avoir été enregistrées dans un garage ou une cave crasseuse avec un vieil enregistreur cassette avant de revenir à la qualité générale de l'album, assez bonne pour être ici saluée. Les morceaux sont en général assez longs, plusieurs dépassant les 9 minutes, tout de même ; l'ambiance générale est un mélange d'épique, de mélancolie et de noirceur. Les instruments traditionnels sont amenés avec brio et s'intègrent parfaitement bien aux sonorités Metal, rendant le tout chargé d'atmosphères qui collerait parfaitement à une petite promenade en Terre du Milieu. Les références sont, d'ailleurs, présentes jusque dans les titres ("The White Tower", "Caradhras", "Flammifer"). Cependant, cette longueur presque excessive des titres et un panache pratiquement absent rendent l'album assez difficile à terminer et à achever malgré un talent de composition indiscutable. Un très bon album à maintenir hors de portée des fanatiques de blast beats donc.

Note : 7.5/10

Chronique : Germain

 

SUMMONING
 

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BURNING LADY - Until The Walls Fall

Publié le par Nono666

BURNING LADY - Until The Walls Fall
Concrete Jungle Records
Style : Street Punk
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.burninglady.fr

BURNING LADY_Until The Walls Fall



01. Another State Of Mind / 02. Story Of My Scene / 03. One More For Tolerance / 04. Girls With Sunglasses / 05. Never Forget / 06. Oleti / 07. Screw Blast Blow / 08. El Verano De Rekalde / 09. Rehab / 10. Loose Women / 11. Back To Lausanne / 12. Living With The Walls / 13. Monday In The Sun / 14. Until The Walls Fall / 15. Wasted Time (Acoustic version)

Formé en 2008, BURNING LADY totalise déjà plus de 150 concerts à son actif, une expérience scénique qui lui a permis de partager l'affiche avec des groupes aussi divers que TAGADA JONES, LOFOFORA, LSD, KIDNAP ou MASS HYSTERIA... Découvert, pour ma part, via une vidéo sur le net, puis plus récemment en live, univers où le groupe prend toute sa dimension, les Lillois nous proposent aujourd'hui leur premier album, Until The Walls Fall sorti sur le label Allemand Concrete Jungle. Une fois n'est pas coutume, nous n'allons pas vous parler de Metal mais de Punk, de Street Punk pour être tout à fait exact dans la dénomination du style pratiqué par BURNING LADY. Les nordistes nous balancent un Punk frontal, direct et d'une efficacité rare (l'énorme "Story Of My Scene") emmené par une vocaliste incroyablement douée qui évolue dans un registre hargneux mais parfaitement maitrisé pouvant évoquer une certaine Brody Dale (THE DISTILLERS). Il faut avoir vu Sophie sur scène pour bien comprendre le sens des mots "hargneux" et "énergique", ce petit bout de femme évolue dans un registre puissant et enragé qui force le respect. Niveau compositions, si "Story Of My Scene" s'impose comme LE titre de cet album, Until The Walls Fall n'en est pas moins un opus intense, sans temps mort, qui fait la part belle à des compos variées, comme, par exemple, ce "Girls With Sunglasses" qui voit la formation lilloise nous emmener vers un Ska/Punk du meilleur effet... Avec Until The Walls Fall, BURNING LADY nous offre un album plus que solide qui dévoile un énorme potentiel, je ne serais pas étonné que ce groupe devienne une des futures références en matière de Punk made in France, c'est en tout cas tout le mal qu'on peut leur souhaiter.

Note : 8/10

Chronique : Nono666

 

BURNING LADY_Band
 
 

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HARASAI - Psychotic Kingdom

Publié le par Nono666

HARASAI – Psychotic Kingdom
Quality Steel Records
Style : Melodic Death Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web :  www.harasai.com

HARASAI_Psychotic Kingdom



01. Resist To Rebuilt / 02. The Liquid Everything / 03. Three Kings / 04. The Art Of The Sun / 05. Skywards We Fly / 06. Heretic Souls / 07. Psychotic Kingdom / 08. Dying Race Domain / 09. In Circles Forever / 10. Reflections

Si ce Psychotic Kingdom est le deuxième album des Allemands, le nom d'HARASAI n’est cependant pas encore très répandu par chez nous. Et si une certaine modernité assez franche se dégage de la musique de ce quintet, le début d’album nous rappelle les débuts de CHILDREN OF BODOM avec un Death très speed avec de grands renforts de mélodies et une voix dont le phrasé évoque ce cher Alexi LAIHO. C’est d’ailleurs une référence qui vaut pour les excellents "Resist To Rebuilt" et "The Liquid Everything" ou "Heretic Souls" mais qui a malheureusement tendance à tourner Melodic Metal avec une inspiration pas réellement au rendez-vous, et cela commence avec "Three Kings" où la voix claire se fait mielleuse et la musique résonne comme une tentative d’appliquer la recette d’OPETH aux sonorités d’HARASAI mais, comme c’est aussi le cas sur "Skywards We Fly", il faut bien avouer que la tentative retombe vite à plat, et lorsque le piano débarque pour "The Art Of The Sun", on se demande ce que les Allemands ont voulu faire. Si le mélange des genres est louable dans l’intention, le résultat est tout de même primordial et ces passages mélodiques ne suscitent rien de bien transcendant. On regrette donc qu'HARASAI ne se soit pas contenté de ses influences d’AT THE GATES ou DARK TRANQUILLITY car le grand 8 proposé par Psychotic Kingdom laisse quelques désagréables impressions à la fin de l’album. Avec un artwork commun, une musique qui oscille entre le très bon mais non original ("Resist To Rebuilt", "The Liquid Everything") et le beaucoup moins bon et pas très inspiré, HARASAI risque fort de rester au stade où il en était avec The I-Conception, son album précédent… ah non ! Grâce à cette chronique le nom des Allemands aura un peu plus circuler dans nos contrées, de quoi préparer le terrain pour un troisième album plus consistant !

Note : 6.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

HARASAI_Band 2013
 

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SINNER - Touch Of Sin 2

Publié le par Nono666

SINNER sortira un "nouvel" album intitulé Touch Of Sin 2 le 10 septembre prochain via le label AFM Records, il s'agit en fait d'une compilation d'anciens titres ré-enregistrés.

Tracklist Touch Of Sin 2 (2013) :
01. Born To Rock / 02. Comin' Out Fighting / 03. Bad Girl / 04. Knife In My Heart / 05. Concrete Jungle / 06. Don't Believe A Word / 07. Shout / 08. Germany Rocks / 09. Danger Zone / 10. Emerald / 11. Blood On The Sand / 12. Lost In A Minute / 13. Masquerade / 14. Heat Of The City

 

SINNER_Touch Of Sin 2
 

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TRIEL OPEN AIR - Live Report

Publié le par Nono666

Le Report du TRIEL OPEN AIR qui s'est tenu les 29 & 30 Juin dernier à Triel Sur Seine est maintenant en ligne :::>>> Ici .

 

TRIEL OPEN AIR 2013
 

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GHOST - Infestissumam

Publié le par Nono666

GHOST - Infestissumam
Loma Vista Recordings
Style : Pop(e) Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.ghost-official.com

GHOST_Infestissuman



01. Infestissumam / 02. Par Aspera Ad Inferi / 03. Secular Haze / 04. Jigolo Har Megiddo / 05. Ghuleh Zombie Queen / 06. Year Zero / 07. Body And Blood / 08. Idolatrine / 09. Depth Of Satan's Eyes / 10. Monstrance Clock

On se laisse très facilement emmené par le côté grand guignol de Papa Emeritus II et ses ghouls sans nom, et ceci dès l’intro donnant son titre à l’album. Ensuite "Per Aspera Ad Inferi" laisse place à la grand messe. Avec "Secular Haze", le groupe nous emmène tout droit vers une musique de fête foraine, voire de cirque, notamment grâce au thème principal :  le son d’orgue de barbarie et au rythme de cette partie musicale. On n’est pas loin de l’ambiance du film Freaks. "Jigolo Har Megiddo", son rythme mid-tempo, son refrain très Pop, n’est pas loin de nous ramener vers les années 70. "Ghuleh / Zombie Queen" commence avec une ambiance piano / voix éthérées, ensuite on va vers une ambiance qui peut faire penser à MOBY ou encore MASSIVE ATTACK, une sorte d’électro- chill out. La seconde partie de ce titre (la partie "Zombie Queen") part sur un rythme plus enlevé, proche de la bande son du film Pulp Fiction de Quentin Tarentino, le titre finissant avec un côté hymne, musique d’église, notamment grâce au son d’orgue omniprésent et sur un rythme assez échevelé. "Year Zero" repart dans le trip écclesiastique avec des voix à la Enya puis vire encore vers une ambiance plus planante, électro. La voix relativement monotone, tout en voix claire, très belle au demeurant, peut lasser sur la longueur. Le groupe joue sur toutes ces ambiguités, entre musique sacrée et paroles anti-chrétienne. "Body And Blood" me fait penser à David Bowie, époque Ziggy Stardust. On est quand même relativement loin du Métal pur et dur musicalement, certaines chansons de ce Infestissumam pourraient tout à fait passer en rotation sur des radios grandes ondes ou en boite pour faire danser les bobos. "Idolatrine" pourrait être tout droit sorti d’un album de THE BEATLES époque psychédélique, acides et hallucinogènes. Infestissumam est un fourre tout, un album à tiroirs. On sent que rien, absolument rien, n’est laissé au hasard, tout est étudié, marketisé. On peut dire que GHOST, en alliant image, musique, paroles, marketing et j’en passe, a absolument tout compris. Reste à savoir si le groupe, une fois passé les effets de suprise et de mode, survivra sur la longueur.

Note : 7/10

Chronique : Horace Pinker

 

GHOST__Band
 

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GHOST - Opus Eponymous

Publié le par Nono666

GHOST – Opus Eponymous
Rise Above Records
Style : Psychedelic Heavy Metal
Origine : Suède
Sortie : 2010
Site Web : www.ghost-official.com

GHOST_Opus Eponymous



01. Deus Culpa / 02. Con Clavi Clon Dio / 03. Ritual / 04. Elizabeth / 05. Stand By Him / 06. Satan Prayer / 07. Death Knell / 08. Prime Mover / 09. Genesis

Créé en 2008, GHOST est un projet entouré de mystère. On sait que ce sont des Suédois qui en sont à l’origine mais l’identité des cinq musiciens est secrètement gardée. Ca ne vous rappelle rien ? THE DEVIL’S BLOOD, tout à fait, et l’approche est similaire si ce n’est que la musique de GHOST est plus portée par le Heavy Metal. Après une introduction "Deus Culpa" à l’orgue, "Con Clavi Con Dio" nous plonge dans l’ambiance, chargée en chœurs et relevée d’un solo au son improbable, cette chanson émerveille. Si le propos dans les textes semblent sataniques, l’apparente lumière qui se dégage de la majorité des titres comme "Elizabeth" ou "Satan Prayer" peut surprendre. "Ritual" ou "Prime Mover" sont un peu plus sombres et peuvent évoquer KING DIAMOND dans l’ambiance. Les amateurs de Metal 70’s, comme THE DEVIL’S BLOOD a pu mettre en lumière, devraient se retrouver dans leur élément avec Opus Eponymous, premier album d’un groupe à la qualité qui fait clairement penser que ces Suédois n’en sont pas à leur premier groupe, ce mystère peut agacer ou attirer, musicalement c’est du costaud, un groupe à suivre de prêt pour une des révélations 2010.

Note : 9/10

Chronique : Aymerick Painless

 

GHOST_Opus Eponymous Band
 

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DARK TRANQUILLITY - We Are The Void

Publié le par Nono666

DARK TRANQUILLITY – We Are The Void
Century Media
Style : Melodic Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2010
Site Web : www.darktranquillity.com

DARK TRANQUILLITY_We Are The Void



01. Shadow In Our Blood / 02. Dream Oblivion / 03. The Fatalist / 04. In My Absence / 05. The Grandest Accusation / 06. At The Point Of Ignition / 07. Her Silent Language / 08. Arkangelsk / 09. I Am The Void / 10. Surface The Infinite / 11. Iridium

L’irrégularité de la qualité de ses albums et surtout une espèce de fidélité à un son Européen n’a pas permis à DARK TRANQUILLITY de prendre le même wagon que ses compatriotes d’IN FLAMES et de SOILWORK. En 2007, les Suédois balancent Fiction en guise d’énorme majeur à leurs détracteurs, bien plus convaincant que Character ou que Damage Done, DARK TRANQUILLITY retrouve des couleurs et propose un DVD l’an passé, Where Death Is Most Alive pour célébrer ces tournées couronnées de succès mérité, alors lorsqu’arrive We Are The Void, on se prend à rêver que le groupe va revenir remonté comme des coucous Suisses, déjà l’artwork refroidi de suite, dessin peu probable qui doit certainement caché une signification mais passons, là n’est pas le principal, car musicalement on peine à retrouver nos amis Suédois. "Shadow In Our Blood" surprend par son introduction mid-tempo toute gentillette, presque Pop qui laisse ensuite place à un riff dansant que l’on croirait échappé du dernier album de SYBREED. Ensuite, la production semble particulièrement petite, en fait, elle est clean, trop clean pour ne pas dire lisse et met en valeur l’ambiance Rock qui règne sur ce We Are The Void. "Dream Oblivion" dévoile un DARK TRANQUILLITY plus moderne et très mélodique avec une forte présence des claviers, ce qui est le cas sur la globalité de l’album, avec des introductions ou des breaks ("Arkhangelsk", "At The Point Of Ignition"…). Alors vous l’aurez compris, ce neuvième album souffre du passé du groupe bien ancré dans toutes les mémoires et le mid-tempo régnant sur cet album semble fade à côté de ce que l’on sait de quoi est capable le groupe, rares sont les accélérations, on apprécie d’autant plus les couplets d’"In My Absence" ou le court riff catchy d’"At The Point Of Ignition" et surtout "I Am The Void", seul titre à pouvoir soutenir la comparaison avec un The Mind’s I par exemple tout comme "Surface The Infinite" qui renferme le seul blast de l’album, ce n’est pas un gage de qualité je vous l’accorde mais c’est révélateur du rythme de sénateur auquel DARK TRANQUILLITY nous fait voyager. Cependant, il est impossible de remettre en question la qualité musicale de chacun des titres de cet album, c’est là tout le paradoxe des Suédois sur We Are The Void, offrir 11 bons titres et ne pas réussir à convaincre, les musiciens sont expérimentés, presque trop pourrait-on dire et il manque cette part de folie qui fait d’un bon titre un classique. Le côté Dark/Gothique de DARK TRANQUILLITY est ici renforcé par l’utilisation de piano et de claviers orchestrés, on pense à l’atmosphérique "Arkangelsk" ou à l’ultime "Iridium" qui n’est pas sans rappeler MOONSPELL, ainsi que l’utilisation de voix claires sur le break de "The Grandest Accusation", sur "Her Silent Language" ou sur "Iridium". Il reste vrai que DARK TRANQUILLITY est toujours un groupe de grande qualité même s’il se fond plus dans la masse avec cet album, vrai également que Michael STANNE est certainement l’un des meilleurs vocalistes Death mélodique du circuit mais cela ne suffit plus, les fans du groupe de toute façon ne se poseront pas de question, pour les autres, ceux qui aiment la partie la plus soft de DARK TRANQUILLITY devraient trouver leur compte avec We Are The Void, qui, encore une fois, n’est pas foncièrement mauvais mais manque juste d’un peu de peps, quelques titres relevés, dommage, encore un rendez-vous manqué pour DARK TRANQUILLITY, une mauvaise habitude décidément.

Note : 6.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

DARK TRANQUILLITY_Band 2010
 

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