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IRON MAN - South Of The Earth

Publié le par Nono666

Les Américains d'IRON MAN (Doom Metal) publieront leur nouvel album intitulé South Of The Earth le 30 septembre via Rise Above Records.

Tracklist South Of The Earth (2013) :
01. South Of The Earth / 02. Hail To The Haze / 03. The Whore In Confession / 04. The Worst And Longest Day / 05. Aerial Changed The Sky / 06. IISOEO (The Day Of The Beast) / 07. Half-Face / Thy Brother's Keeper (Dunwich Pt 2) / 08. In The Velvet Darkness / 09. The Ballad Of Ray Garraty

 

IRON MAN_South Of The Earth
 

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BUTCHER BABIES - Goliath

Publié le par Nono666

BUTCHER BABIES - Goliath
Century Media Records
Style : Thrash Neo
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.butcherbabiesofficial.com

BUTCHER BABIES_Goliath



01. I Smell A Massacre / 02. Magnolia Blvd. / 03. C8h18 (Gasoline) / 04. Grim Sleeper / 05. Goliath / 06. In Denial / 07. Give Me Reason / 08. The Mirror Never Lies / 09. Dead Poet / 10. The Deathsurround / 11. Axe Wound

Comme je suis une grognasse intolérante avec des idées bien arrêtées, têtue comme une mule et viscéralement misogyne, je suis obligée de commencer cette chronique en disant : « Putain… Des gonzesses… Retournez jouer aux Barbies ! ». Maintenant que j'ai laissé s'exprimer la partie obtuse et détestable de ma personnalité instable, on peut recommencer tranquille… BUTCHER BABIES, c'est cinq ricains (dont deux femelles), qui font de la musique énervée, qualifiée de Thrash Neo, mais qui est plutôt du Neo Metal-Core. Bizarre ? En fait, ça donne envie de bouger, sans conteste, on remue la tête : tempo rapide, cris rageurs et riffs saccadés, ou le cocktail énergisant pour qui se réveille le dimanche matin complètement dans le cirage. Et au chant, Carla Harvey envoie : cri ou chant clair, elle emprunte à la fois aux RATM, THE KILLS et THE DISTILLERS. Le chant clair rappelle parfois même ces chanteuses « disney channel », c'est à se demander où elle a chopé cette diversité de timbres. En tous cas, ça passe vachement bien, c'est efficace à souhait, on peut filer le CD à sa petite sœur si on veut qu'elle enchaîne plus tard avec du ROLO TOMASSI. À partir de "I Smell A Massacre", c'est l'autoroute, le regret que l'on pourra exprimer dès les trois premiers morceaux, c'est que si ça donne envie de bouger la tête indéniablement, rien ne différencie fondamentalement un morceau d'un autre. On se lasse très vite, mais chaque morceau écouté séparément, sont de petites bombes de vitalité, de l'agressivité sucrée. Exemple "Grim Sleeper" avec le chant qui cette fois évoquera non sans nostalgie EVANESCENCE et la période où on séchait le sport pour aller acheter des magazines avec SUM41 en couverture. Onze morceaux sur Goliath, pour un total de 42 minutes. Les morceaux sont plutôt courts, mais bizarrement, certains paraissent ne jamais vouloir finir, par exemple le morceau éponyme qui m'a semblé incroyablement long alors qu'il ne dure même pas quatre minutes. Malgré de grandes qualités, sur la voix et l'énergie déployée par BUTCHER BABIES, on sentira vite de la lassitude et ce n'est à coup sûr pas un album que l'on peut s'écouter en boucle. J'ajouterai au passage que les deux nanas du groupe sont hyper bien gaulées, pour qui se demanderait si oui ou non, on irait bien les voir en live. Il ne reste qu'un effort d'originalité à faire, un peu de diversification des riffs, et BUTCHER BABIES sera un groupe que j'aurai beaucoup de plaisir à écouter. À voir avec le prochain, pour l'instant, avis partagé, car trop répétitif.

Note : 5,5/10

Chronique : Nastassja

 

BUTCHER BABIES
 
 

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SHAÂRGHOT - Mad Party

Publié le par Nono666

SHAÂRGHOT - Mad Party
Autoproduction
Style : Industrial Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/Shaârghot

SHAARGHOT_Mad Party



01. Azerty / 02. Uman Iz Jows / 03. Mad Party / 04. No Solution

Projet initié par Shaârghot et Svarga (qui officie également dans NEPTRECUS, son one man band Black Metal), et quand SHAÂRGHOT s'explique sur le sujet, ça donne l'eau à la bouche : influence RAMMSTEIN et PUNISH YOURSELF, la mise en musique d'un visuel nihiliste, un jeu de scène décrit comme impressionnant. On voudrait y être ! Effectivement, il est possible que la musique de SHAÂRGHOT ait plus d'impact avec le support visuel. S'il y a indéniablement des éléments que j'adore dans ce Metal indus' fortement électro voire « dance floor » (pardon mais en entendant "No Solution" je ne me suis pas sentie loin des boîtes belges…), les sonorités « hardtek » et le minimalisme répétitif des compositions ne m'ont que très peu convaincues à l'écoute ? Après, je suis certaine que sur scène, ça doit avoir une sacrée gueule, et aussi que ce n'est pas en quatre titres qu'on peut faire la démonstration de tout un univers construit autour du projet SHAÂRGHOT. Force est aussi de constater que j'ai déjà eu ma claque Metal indus' avec Highway of Horrors, le sixième album d'OBSZÖN GESCHÖPF, que j'avais vu en live avant d'écouter l'album. Peut être que le live est une condition sine qua non pour ma part avant d'apprécier le style. J'ai été très désagréablement surprise par le titre "No Solution", mais le reste du EP m'a beaucoup plu, spécialement "Uman Iz Jows" : alternance intelligente entre sonorités électroniques et riffs de guitares, les effets sont très bien choisis, la voix varie les timbres et on entre dans l'ambiance. De même pour "Azerty" et "Mad Party" où l'on sent très bien l'influence RAMMSTEIN tout en gardant une grande part aux sons électro « dance floor ». Dans l'attente de l'album, en préparation, et où cette fois on pourra se faire un avis sur 13 titres, et en espérant avoir l'occasion de voir une performance live de SHAÂRGHOT mon avis est un peu partagé quant à ces quatre titres de Mad Party, mais le projet dans sa description n'en est pas moins alléchant.

Note : 5,5/10

Chronique : Nastassja

 

Shaârghot & Svarga
 

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SHREDDING SANITY - Modern Inertia

Publié le par Nono666

SHREDDING SANITY - Modern Inertia
Autoproduction
Style : Melodic Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.shredding-sanity.com

SHREDDING SANITY_Modern Inertia



01. Modern Inertia / 02. Man Made Plague / 03. The Asylum / 04. The Forgotten / 05. Addicted / 06. Delusion / 07. The Price To Pay / 08. Utopia / 09. Process Of Self Destruction / 10. The Gathering

Originaire de Reims, le groupe SHREDDING SANITY, après une première démo remarquée en 2009, offre enfin son premier album, et dès le premier morceau, on est dans le bain. J'ai lu de très bonnes choses sur eux et leur musique, et ce n'est pas à l'écoute de Modern Inertia que l'on sera déçus. Je sais, cette intro est nullissime, mais même s'il se peut que je subisse quelque peu l'effet radio à force de l'avoir écouté, j'ai du mal à trouver à redire sur cet album. C'est un Death Metal mélodique recherché sans être tiré par les cheveux, la maîtrise technique est impeccable, les lignes mélodiques ne sont pas forcément super compliquées mais tellement bien mises en valeur, et enfin, les soli, de guitare ou clavier, sont superbes, et pas du tout chiant. Je pourrai franchement m'arrêter là sur cet album. Non, juste à savoir : cet album pourra toucher d'autres publics que les fans de Death mélo purs et durs. Avec des petites touches old school, quelques passages thrashy et une voix puissante mais (allez savoir comment) pas agressive, m'est avis que Modern Inertia saura trouver son public et l'élargir. Les morceaux sont plutôt longs et on appréciera la variété des structures. "The Asylum" est sans doute un morceau très « easy listening » mais avec des belles ruptures de rythmes, malgré un son au synthé qui égratigne un peu et nous fait revenir vingt ans en arrière. Chaque morceau a ses instants de grâce, que l'on aime l'ambiance posée par les lignes mélodiques du clavier, les contre chants à la guitare, ou la scansion du chant (pour tout ça, le morceau "Addicted" est le point culminant de l'album, avec des passages « jazzy », des claviers qui nous feront penser à du NIGHTWISH, des guitares bien Heavy et des soli comme on aime : un morceau « pot pourri » qui pourrait faire brouillon si SHREDDING SANITY n'avait pas complètement assuré sur ce coup là). Apparemment, ils aiment les intros au piano (cf. "The Forgotten" et "Delusion"), mais tout autant que les entrées en matière percutantes comme sur "The Price to Pay", excellent morceau lui aussi. Notons quand même un moment de déception : pourquoi donc avoir voulu copier/coller "Global Warming" de GOJIRA sur l'intro de "Process Of Self Destruction" ? Comme si de rien n'était, alors que, franchement, qui ne se doutera de rien ? Qui ? Bref. De même que les riffs présents vers la fin du morceau "The Gathering" me rappellent quelque chose. Je ne sais plus quoi, donc ce n'est pas aussi flagrant, mais bon. Hormis ces pétouilles et les sons « synthé » pas forcément très bien choisis, cet album est extrêmement bien mené, rythmé, et on ne se lasse pas. La maîtrise est évidente, et prendre du plaisir à l'écoute de solos, ça ne m'était pas arrivé depuis un bon moment.

Note : 8/10

Chronique : Nastassja

 

SHREDDING SANITY_Band 2013
 

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CULTURA TRES - La Cura

Publié le par Nono666

CULTURA TRES – La Cura
Autoproduction
Style : Sludgecore
Origine : Vénézuela
Sortie : 2008
Site Web : www.culturatres.com

CULTURA TRES_La Cura



01. A Brighter Light / 02. Libertad / 03. Crosses And Lines / 04. Lost / 05. My Word / 06. No Mas Sangre / 07. South America Sickness / 08. Third World Sentence / 09. Muere / 10. And Then I Woke Up / 11. Down South / 12. La Cura / 13. Stolen Youth / 14. El Ultimo Dia

Attention découverte HEAVY SOUND ! CULTURA TRES est un groupe Vénézuélien formé en 2006 qui propose un premier album. Certes, cet album date de 2008 mais comme il n’est jamais trop tard pour vous faire découvrir un bon album de Metal, voici donc La Cura, 14 titres sévèrement burnés. Présenté comme un collectif Sludge Metal, il faut bien avouer que les gaillards n’ont pas grandi en écoutant que du BLACK SABBATH en effet les années 90 ont définitivement marqué ces 4 gaillards et plus particulièrement un groupe, SEPULTURA. Aujourd’hui, CULTURA TRES tire plus vers SOULFLY que l’actuel SEPULTURA avec ce Thrash moderne et cette voix d’Alejandro LONDOÑO qui s’inspire largement de Sir CAVALERA. Les guitaristes envoient quelques sons de guitare bien triturés, “Third World Sentence” renferme par exemple une ligne mélodique que l’on pense être de l’orgue et vous me direz alors : “Mais où est le Sludge dans tout cela ?” et je répondrais “Par-tout !”. Tout d’abord les guitares, si elles peuvent paraitre tirer sur le Hardcore, le Thrashcore par moment, elles lorgnent sévèrement sur la lourdeur d’un CROWBAR, les mélodies d’un CATHEDRAL ou d’un BLACK SABBATH, le tout avec une modernité impressionnante, “Crosses And Lines” par exemple, en voilà un titre Sludge avec cette guitare lead aérienne, un son Heavy et mid-tempo avec pourtant au beau milieu, un riff moderne dissonant et quelque peu alambiqué tout simplement excellent. “And Then I Woke Up” avec sa voix parlée sur quelques notes dissonantes qui avec une autre production plus roots auraient pu prendre un visage plus Blues mais voilà que surgit un emballement de la machine tout aussi excellent et qui offre une bonne dose de lourdeur. CULTURA TRES dévoile déjà une forte personnalité qu’il est urgent de découvrir, le chant Hardcore, sur “South American Sickness” par exemple, pourra en rebuter plus d’un mais les amateurs d’un NEUROSIS peuvent également succomber au chant de CULTURA TRES, les quelques titres plus Thrash pourront également en rebuter quelques uns, “South American Sickness” et “Muere” sont définitivement à classer dans ces titres et pourtant que ces titres sont efficaces. Il faut donc appréhender cet album sans aucune attente, sans arrière pensée, juste en vous laissant guider par la musique plutôt nerveuse dans la voix mais souvent mid-tempo à la batterie. La batterie, justement, qui n’est pas en reste avec quelques apparitions de percussions, une identité Sud-Américaine de suite reconnaissable, La Cura  bénéficie en plus d’un son excellent, le mastering est d’Attie BAUW (GOREFEST…), c’est lourd mais pas trop, pour ne pas étouffer les trouvailles guitaristiques, et puis la basse n’est pas sur-mixée pour ne pas paraitre trop groovy à l’instar d’un SOULFLY sauteur. Un petit buzz semble opérer autour de ce groupe, ce qui lui a valu de venir s’exprimer sur les scènes européennes et japonaises, la République Tchèque ou l’Angleterre ont eu la possibilité de voir ces Vénézuéliens en début d’année 2010, et il y a fort à parier que ce groupe ne restera pas longtemps sans contrat. En tout cas, l’essentiel est là, le talent et la bonne musique, il ne manque plus que votre soutien et croyez moi vous pouvez y aller les yeux fermés.

Note : 8/10

Chronique  : Aymerick Painless

 

CULTURA TRES
 

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GRAVEYARD OF SOULS - Shadows Of Life

Publié le par Nono666

GRAVEYARD OF SOULS – Shadows Of Life
FDA Rekotz
Style : Melodic Doom/Death Metal
Origine : Espagne
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/graveyardofsouls

GRAVEYARD OF SOULS_Shadows Of Life



01. Genesis / 02. Shadows Of Life / 03. Dreaming Of Some Day To Awake / 04. Memories Of The Future (We Are) / 05. Follow Me / 06. Mad World / 07. Solitude’s My Paradise / 08. Dead Earth / 09. There Will Come Soft Rains

Ce premier album des Espagnols de GRAVEYARD OF SOULS est certes marqué par le sceau de TIAMAT ou PARADISE LOST dans les leads, il n’en reste pas moins un endroit où s’enquillent les moments de Melodic Doom/Death Metal bien sympathiques (pour quiconque possède la faculté de voir la vie en gris bien entendu). Shadows Of Life est donc la vitrine que deux membres de MASS BURIAL (Death Metal – Espagne) ont choisi d’exposer pour introniser ce nouveau projet qui semble pour le moment s’exprimer sous forme de duo, Angel et Raúl Puente, tous deux guitaristes. Alors si, Shadows Of Life n’avait pas été le premier album de ce groupe, nous aurions pu en attendre plus car si le Melodic Doom Death Metal des Espagnols n’est pas désagréable, il n’en est pas plus transcendant, le tout manque d’un peu de punch et d’idées vraiment originales, les chœurs et nappes de clavier présents en fond lissent un peu trop le rendu, ce qui nous ramène à un problème bien connu et qui peut faire passer un album de DRACONIAN comme étant particulièrement répétitif par exemple. Au-delà de ça, le tout est plutôt bien fait, bien construit, des arrangements soignés, même si pas toujours originaux, et une voix convaincante et bien en place. Par contre, la rythmique, elle, ne l’est pas toujours, en place, et "Mad World" semble être joué trop lentement ou en tout cas laisse une impression de problème de rythme qui fusille carrément ce titre pourtant assez plaisant dans son intention, de même, "Shadows Of Life" et ses réminiscences de CREMATORY dans la voix et l’ambiance perd un peu en impact lorsque la guitare rythmique se noie au fur et à mesure, aussi le lead introduisant "Dreaming Of Some Day To Awake" se veut mélodiquement très puissant mais là aussi quelque chose cloche dans son phrasé et donne l’impression d’être bancal. Tous ces petits défauts empêchent l’auditeur de se plonger pleinement dans l’ambiance de cet album qui réussi par contre deux belles plages avec "Dead Earth" et "There Will Come Soft Rains", le premier grâce à ses riffs marquants, avec un gras et une épaisseur plus importante qu’auparavant, et le deuxième avec ses relents de PARADISE LOST certes pas très discrets mais plutôt réussis. Un premier essai pas totalement convaincant mais loin d’être décourageant et qui intéressera les amateurs purs et durs de Melodic Doom Death Metal.

Note : 7/10

Chronique : Aymerick Painless

 

GRAVEYARD OF SOULS_Band
 

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CULTURA TRES - Rezando Al Miedo

Publié le par Nono666

CULTURA TRES – Rezando Al Miedo
Devouter Records
Style : Sludge Metal
Origine : Venezuela
Sortie : 2013
Site Web : www.culturatres.com

CULTURA TRES_Rezando Al Miedo



01. La Selva Se Muere / 02. Es Mi Sangre / 03. Hole In Your Head / 04. En Esta Tierra / 05. 1492 / 06. Rezando Al Miedo / 07. La Ley Del Dolor / 08. Forget I’m Here

¿Cómo está tu pescado?, voilà la seule phrase d’espagnol que je connais, en tout cas la seule que je puisse utiliser lors de voyages ou de discussion avec les gens de la ‘haute’, avouez que ça fait léger pour comprendre les paroles des Vénézuéliens de CULTURA TRES qui, avec Rezando Al Miedo nous proposent déjà leur troisième album. Heureusement, et comme ce fut déjà le cas précédemment, le groupe a la gentillesse d’envoyer quelques textes en anglais en alternance avec des textes en espagnol dont le sujet de base est la politique et les sujets sociaux, une main résolument Hardcore dans un gant d’huile, ou une main de fer dans un gant de crasse, voilà la description fidèle de ce qu’est CULTURA TRES. Toutefois, ce troisième album (les plus fidèles d’entre-vous ont déjà vu passer des chroniques et interview de ce groupe sur ce webzine) marque une évolution sensible car ce propos Hardcore très présent sur les deux premiers opus se transforme ici en un Sludge tout aussi énergique mais avec un côté poisseux qui fait plaisir aux esgourdes et qui poursuit la trajectoire donnée par l’excellent deuxième album El Mal Del Bien paru en 2011. D’ailleurs, comme pour appuyer sur le fait que le groupe se concentre sur un aspect lourd, "1492" est le seul titre catchy qui envoie la purée sans faire dans la dentelle, sauf sur le solo très mélodique et plein de feeling blues qui domine ce titre. Tout comme sur ce deuxième album, Alejandro Londoño (guitariste, chanteur), varie sa voix avec beaucoup de réussite passant d’une voix harsch plus convaincante et plus volumineuse et surtout moins proche de Max CAVALERA, à une voix plus claire qui peut rappeler le travail de Layne STALEY, l’ancien vocaliste d’ALICE IN CHAINS ("Es Mi Sangre", "La Ley Del Dolor"). Avec des guitares très dissonantes, CULTURA TRES dresse un paysage bien cradingue, moins porté sur des passages ambiants pouvant déstabiliser que sur le deuxième album, et affiche une maturité que l’on attendait et que l’on sentait venir au fur et à mesure des sorties. Un groupe en devenir qui est déjà venu en Europe s’exprimer sur scène, ce n’est pas la première fois que Heavy Sound vous le dit alors si au bout de 3 fois vous ne comprenez toujours pas, peut être faut-il vous le dire en espagnol : Aquí es que se esperaba la confirmación, CULTURA TRES publicar con Rezando Al Miedo, su mejor disco, et Google Traduction est d’accord avec moi ! Résolument, un album à ne pas manquer.

Note : 8.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

CULTURA TRES_Band
 

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GODISDEAD - II

Publié le par Nono666

GODISDEAD – II
Autoproduction
Style : Filthy Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/godisdeadmusic

GODISDEAD_II



01. At The Gates Of… / 02. Lucifer / 03. No Song / 04. Brainwashed / 05. Fenrir’s Tribe / 06. Deaf, Dumb & Blind / 07. Follow The Wake Part I / 08. Hate / 09. Follow The Wake Part II / 10. Dine Dogma

Si II est le nom du nouvel album des Avignonnais de GODISDEAD c’est que ce n’est pas leur premier album, et bien… non ! En effet, c’est bien la deuxième livraison du quatuor dont le style est bien difficile à cerner, non pas que ce soit totalement décousu mais ce groupe fait preuve d’une personnalité et d’un son qui peut laisser perplexe aux premières écoutes. Pourtant, dès ces fameuses premières écoutes on remarque des titres comme "Lucifer" qui renvoie vers des racines Black alors que "No Song" est plus groovy dans une veine d’HACRIDE et dont les paroles sont construites comme aime le faire Max CAVALERA. Vous voyez la palette est large mais au fur et à mesure la ligne directrice finit par vous apparaitre, GODISDEAD possède un son cradingue, et ce n’est pas seulement du à la production manquant toutefois d’un peu de mordant, le groupe ne s’embarrasse pas de code, l’album semble être réfléchi dans son ensemble et non comme un assemblage de chansons, c’est ce qui fait que malgré la couverture de style très grande, une certaine unité se dégage de l’ensemble. "Brainwashed" et sa rythmique écrasante, "Deaf, Dumb & Blind" aux sonorités plus Sludge et une structure clairement taillée pour le live, et "Follow The Wake Part II" dans un esprit Stoner où la basse donne le groove dans une ambiance fumée, forment un trio qui semblent être la colonne vertébrale de ce deuxième album sur laquelle GODISDEAD imbrique d’autres éléments qui vont du Thrash au Black en passant par le Heavy/Rock comme sur un "Dine Dogma" qui clôt l’album sur un solo de grande classe sur fond de guitare acoustique mais toujours avec une patte que l’on espère être la marque de fabrique du groupe. Un album certes difficile à appréhender mais c’est bien là sa principale qualité, ne vous laissez pas embarquer par la musique facile actuelle, GODISDEAD propose une alternative qui fait vraiment plaisir à entendre, un groupe à surveiller car les petits défauts de cet album, essentiellement sur la production, devraient bien vite être corrigés.

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

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ARVEN - Black Is The Colour

Publié le par Nono666

C'est le 23 Août prochain qu'ARVEN publiera, via Massacre Records, son nouvel album intitulé Black Is The Colour.

Tracklist Black Is the Colour (2013) :
01. Believe / 02. Don't Look Back / 03. Rainsong / 04. The One For Me / 05. All I Got / 06. My Darkest Dream / 07. Cercle d'Emeraude / 08. In Your Dreams / 09. Firesite Stories / 10. My Fall

 

ARVEN_Black Is The Colour
 

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MAX PIE - Initial Process

Publié le par Nono666

MAX PIE - Initial Process
Ultimhate Records
Style : Progressive Heavy Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2011
Site Web : www.maxpie.be

MAX PIE_Initial Process



01. A Soldier's Dead / 02. Formatted Mind / 03. When You're Gone / 04. Like A September Day / 05. Crawlin / 06. Come To My Grave / 07. Lords Of Darkness / 08. In The Air

Nos amis belges de MAX PIE nous présentent leur première réalisation Initial Process. Après une période de mise en jambe avec des reprises des 80's, diverses prestations scéniques pour roder les titres, c'est avec l'aide précieuse de l'excellent Simone Mularoni (DGM) à la production que les cinq membres du groupe se sont attelés à ficeler cet album qui se veut d'une bien belle richesse. La qualité est au rendez vous dans un style Heavy Metal recherché, travaillé et appliqué, une des forces de l'opus réside dans la variation, les changements et virages pris qui insufflent une dose de prog, une bonne fraicheur mélodique, dynamique et pleine de jus. 8 titres pour 41 minutes (un peu léger), mais il vaut mieux 8 belles compos que du remplissage sans saveur, et là nos compères ne se sont pas fait avoir, impeccable suite de morceaux qui ne fléchissent pas, à aucun moment le doute ne s'installe sur une éventuelle baisse de régime. Notons tout de même dans l'approche du style une légére touche de modernité, tant au niveau musical que vocal, ce qui est loin d'être déplaisant, bien au contraire, ça dynamise l'ensemble. Il ne faudrait pas que l'âme et l'essence qui booste MAX PIE ne s'échappe de ses bases car ça fausserait l'identité et la force de conviction que l'on peut pleinement ressentir ici. La maitrise des musiciens est palpable, ça fusille de la gratte, frappe de la rythmique, s'assouplit de quelques claviers, et vocalement le père Tony Carlino ne se laisse pas distancer, il assure en permanence, y allant de quelques belles échappées. Au fil des écoutes, on découvre toujours un petit truc supplémentaire qui renforce le plaisir, très riche musicalement. Citons, juste à titre indicatif car tout est bon, les titres les plus marquants : "A Soldier's Dead", "Formatted Mind", "Like September Day", "Crawlin'", "Come To My Grave", "Lords Of Darkness". Certes nous évoluons dans un Metal recherché et approfondi mais l'ensemble reste néanmoins abordable quand on y plonge sans retenue... Et pour ne rien gacher Initial Process est doté d'un sublime artwork, alors que demander de plus ?

Chronique : Nigel Stargazer

Note : 8/10

 

MAX PIE_Band 2011
 

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