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ROB ZOMBIE - Venomous Rat Regeneration Vendor

Publié le par Nono666

ROB ZOMBIE - Venomous Rat Regeneration Vendor
Universal Music
Style : Industrial Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.robzombie.com

ROB ZOMBIE_Venomous Rat Regeneration Vendor



01. Teenage Nosferatu Pussy / 02. Dead City Radio and the New Gods of Supertown / 03. Revelation Revolution / 04. Theme for the Rat Vendor / 05. Gong Gang Gong de Do Gong de Laga Raga / 06. Rock and Roll (in a Black Hole) / 07. Behold ! the Pretty Filthy Creatures / 08. White Trash Freaks / 09. We're An American Band / 10. Lucifer Rising / 11. The Girl Who Loved the Monsters / 12. Trade in Your Guns for a Coffin

Après une compilation (Icon, 2010) et un album de remixes (Mondo Sex Head, 2012), ROB ZOMBIE nous revient avec du neuf. Du neuf, comme l'entend ROB ZOMBIE, c'est à dire un album racé qu'on ne pourra pas attribuer à quelqu'un d'autre. Dès le premier morceau : un sample de voix avec un effet, des guitares lourdes et des claviers, ça promet ! "Teenage Nosferatu Pussy" (j'appelerai mon gosse comme ça) c'est du sérieux ! Une ouverture sombre et très "zombiesque" pour un album qui glisse rapidement du côté "rock n' roll" de la force avec le très entrainant "Dead City Radio And The New Gods Of Supertown" choisi en tant que single et sorti le 8 avril : des titres aux mélodies accrocheuses, une guitare hurlante (merci John 5), pour des morceaux qu'on entendrait bien à la radio (ou "weydiyo", ça sonne bien aussi). Venomous Rat Regeneration Vendor est un savant mélange de sonorités électro et d'autres résolument "metal", sur des rythmes rock n' roll. Sir ROB ZOMBIE est également à l'aise dans le minimaliste comme le prouve "Rock n' roll (In A black Hole)" avec son rythme entêtant, voire hypnotique : quatre minutes pour entrer en trance. ROB ZOMBIE ne va pas révolutionner son genre avec Venomous Rat Regeneration Vendor (je cherche encore ce que peut bien vouloir dire ce titre) mais il démontre une nouvelle fois son habileté à poser des ambiances (la déformation professionnelle du réalisateur ?) et à jongler avec les styles. Je n'ai hélas pas découvert d'où proviennent les samples sur le morceau "The Girl Who Loved The Monsters", peut-être ont-ils été créés de toute pièce par monsieur ZOMBIE, mais entendre du français m'a un peu interloquée. Quoi qu'il en soit, ce morceau (avec le morceau d'ouverture "Teenage Nosferatu Pussy") est excellent. On sent bien la dominante électro sur cet album, mais il ne renie pas ses racines Metal "rock n'roll" indus', ce qui serait effectivement dommage avec un musicien comme John 5 à ses côtés (on regrette d'ailleurs de ne pas avoir plus de passages de guitare de son cru...). ROB ZOMBIE reste virtuose dans l'art de moduler sa voix profonde et rauque pour la faire coller à chacun des styles qu'il souhaite explorer, il suffit d'écouter à la suite "White Trash Freaks" (avec des intonations à la MANSON) puis "We're An American Band" qui change tout à fait de registre avec la fabrication d'une ambiance "live" qui donne envie. Ce n'est pas Hellbilly Deluxe mais c'est un album qui s'écoute sans lassitude et qui donne matière à se faire plaisir avec de nouvelles chansons, même si ce nouvel opus reste sans surprise.

Chronique : Nastassja

Note : 8/10

 

ROB ZOMBIE_Band
 

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HEAVEN SHALL BURN - Veto

Publié le par Nono666

HEAVEN SHALL BURN - Veto
Century Média
Style : Melodic Deathcore
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.heavenshallburn.com

HEAVEN SHALL BURN_Veto



01. Godiva / 02. Land of the Upright Ones / 03. Die Stürme Rufen Dich / 04. Fallen / 05. Hunters Will Be Hunted / 06. You Will Be Godless / 07. Valhalla (Blind Guardian cover) / 08. Antagonized / 09. Like Gods Among Mortals / 10. 53 Nations / 11. Beyond Redemption

Après trois ans d'absence, les allemands d'HEAVEN SHALL BURN reviennent déglinguer nos oreilles avec Veto, qui fleure bon la destruction massive et la fosse en bordel. Après les avoir vu retourner la Main Stage du Hellfest en 2012 avec une énergie féroce, bien que musicalement on a déjà entendu plus varié, les deathcoreux d'outre Rhin avaient retenu toute mon attention, et il est réjouissant de constater qu'un chanteur hargneux l'est à la fois en live et en studio (parfois le mixage fait des miracles...). Pendant trois ans, ils ont eu le temps de peaufiner Veto, et ça se sent. Après un morceau d'ouverture très mélodique, "Godiva", ils enchaînent avec leur violence habituelle mais en montrant qu'ils savent faire mieux que de la férocité gratuite, bête et méchante : HEAVEN SHALL BURN a apporté beaucoup de soin à la mélodie sans délaisser le rythme effréné deathcore qui les caractérise. Un bon exemple: le morceau "Fallen", très death, mais qui tout en laissant rugir les guitares (et Marcus Bischoff l'infatigable) et en adoptant un rythme très rapide, sait tout de même varier les plaisirs et nous faire profiter de mélodies bien trouvées et qui m'ont rappelé GOJIRA, l'énergie coreuse en plus. Comme quoi, pas besoin de chant clair horripilant de mièvrerie pour montrer qu'on sait gérer ses mélodies sans renier la rage. On peut cependant déplorer quelques longueurs et quelques répétitions : "Hunters Will Be Hunted" sonne comme du déjà entendu, et malgré la qualité indéniable de ce morceau, très bien exécuté, c'est à ce moment là qu'on redoute que le groupe s'égare et prenne goût à répéter sans cesse les mêmes accords. Simplicité, oui, mais le simpliste, non. Ils se reprennent heureusement assez vite, avec un "You Will Be Godless" qui promet de beaux moshpits en live: le morceau est court et agressif, en un mot, efficace, tout comme le sera "Antagonized", ou aussi le très bon "Land Of The Upright Ones", qui avait pris le relais de "Godiva" en début d'album et qui reste en tête comme une seconde excellente impression. Sur Veto, on remarquera un mélange d'influences, du Death au Heavy, en passant par le Metalcore... et Marcus Bischoff travaille sur différents timbres de sa voix ("53 Nations"), qui malgré un sacré coffre souffre parfois d'être un peu trop monocorde. Une mention spéciale au morceau "Valhalla" (reprise de BLIND GUARDIAN) capable de faire dresser les poils des bras (ou même du torse pour les plus velus et émotifs d'entre nous, pourquoi pas) après un départ en trombe à en faire s'effondrer le plancher, des riffs saccadés, et des mélodies qui sonnent un peu « Power », on part sur un refrain chanté « en choeur » qui fera se lever, le poing sur le cœur, tout apparenté « viking »... Ce morceau est puissant, tout simplement. Très technique et très mélodique, les cinq minutes de "Valhalla" remuent les tripes comme je ne m'y attendais guère, et la fin du morceau... Je ne spoilerai pas, soyez curieux ! En tous cas, une superbe surprise pour ce nouvel opus d'HEAVEN SHALL BURN qui risque de tourner un certain temps dans les oreilles et qui promet de belles performances live, comme ils savent en faire.

Chronique : Nastassja

Note : 8/10

 

HEAVEN SHALL BURN_Band
 

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STONE SOUR - House Of Gold & Bones Part 2

Publié le par Nono666

STONE SOUR - House Of Gold & Bones Part 2
Roadrunner Records
Style : Alternative Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.stonesour.com

STONE SOUR_House Of Gold And Bones-Part 2



01. Red City / 02. Black John / 03. Sadist / 04. Peckinpah / 05. Stalemate / 06. Gravesend / 07. '82 / 08. The Uncanny Valley / 09. Blue Smoke / 10. Do Me A Favor / 11. The Conflagration / 12. The House of Gold & Bones

Le premier volet date de l'année dernière, et voici donc la deuxième livraison de ce double album, un an plus tard (faire paraître un double album en deux fois ça fait plus de sous, le double en fait, bah oui). L'impression que m'avait laissée House of Gold & Bones Part 1 était plus que mitigée, surtout sur la voix de Corey Taylor, que même sur un album, il avait du mal à tenir en chant clair. Voilà au moins un point amélioré sur House of Gold & Bones Part 2, et nous avons l'occasion de le constater dès la première chanson de l'album, "Red City", qui fera frémir les fausses dread-locks de ta petite sœur rebelle dans la cour du collège. Ce morceau plutôt mollasson pour une entrée en matière, a quand même un passage très connoté « sludge » plutôt surprenant, qui rend ce morceau moins lassant à écouter, et qui laisse rêveur quant aux capacités inexploités de STONE SOUR à varier les plaisirs. Les morceaux oscillent entre ballades, refrains radiophoniques, et riffs saccadés bien sentis qui accompagnent la voix délicieusement rauque de Corey Taylor. Les chansons "Peckinpah" et encore plus "Stalemate" sont représentatifs de cette tendance aux refrains qui ne détonneraient pas en génériques de séries pour lycéens... Cependant, c'est très bien exécuté, très bien produit et les soli de guitare ne sont pas désagréables. Sur la fin de "Stalemate", on se demande quand même pourquoi ils se sont arrangés pour nous pondre un passage bourré de simples modulations bêtes et méchantes pour aboutir à une fin en queue de poisson. Tant pis pour celle-ci, les autres ne sont pas mauvaises du tout, même si on ne peut pas dire qu'il y a beaucoup matière à réflexion et discussions sur ce House of Gold & Bones Part 2, qui assure la continuité avec son prédécesseur grâce à de petits clins d'œils sympathiques vers la fin de l'album, pour montrer qu'ils n'ont pas perdu de vue leur sujet. À noter aussi, l'intro de "Black John" qui laisse espérer une chanson meilleure, le sample est bien travaillé et mis en valeur. "The Uncanny Valley" en revanche : plus pop, tu meurs (note pour moi-même, vérifier s'il n'y a pas eu de collaboration avec REMY ZERO sur ce titre...). Heureusement, juste après cette honte ultime, "Blue Smoke" vient nettoyer l'atmosphère comme un intermède qui a étrangement fait écho dans ma mémoire au morceau "Danger-Keep Away" sur The Subliminal Verses, mais pas trop de transferts, le rappel « slipknotesque » est bien « stone sour-isé ». Le morceau "The House of Gold & Bones" qui débute par un rappel à "RU486" bien senti, démarre sur les chapeaux de roues, et Corey adopte un groove plutôt rock n'roll pour l'occasion. Les riffs sont simples mais efficaces, et la chanson se déroule sans accrocs et nous offre même un très beau solo de guitare:pour moi, le meilleur morceau de l'album pour l'énergie qu'il dégage. Comme pour la Part 1, la Part 2 s'achève avec, en bonus, une Rough demo qui illustre bien tout le travail de production pour lisser les contours... Ce que je reproche en général à STONE SOUR et qui m'empêche sans doute d'apprécier ce diptyque à sa juste valeur, c'est le manque d'inventivité, mais aussi un son pas assez « racé ». Cependant, je dois dire que la Part 2, alliée à l'album précédent, c'est du bon travail, mais pas de quoi s'extasier, on reste sur sa faim, comme si on s'attendait à être surpris.

Chronique : Nastassja

Note : 6,5/10

 

STONE SOUR_Band 2013
 

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MIKE TRAMP - Cobblestone Street

Publié le par Nono666

MIKE TRAMP - Cobblestone Street
My Own Music
Style : Acoustic Rock
Origine : Danemark
Sortie : 2013
Site Web : www.miketramp.dk

MIKE TRAMP_Cobblestone Street



01. Cobblestone Street / 02. Caught In The Storm / 03. New Day / 04. Ain’t The Life I Asked For / 05. Revolution / 06. We’ll Be Alright / 07. Angel Or Devil / 08. Find It In Your Heart / 09. What Are You Gonna Do / 10. Once / 11. More To Life Than This (Bonus track) / 12. ’92 (Bonus Track)

MIKE TRAMP (WHITE LION, FREAK OF NATURE) nous revient avec un album intimiste, et nous offre un Cobblestone Street acoustique de toute beauté. Si une première écoute nous fait apprécier l'univers décrit dans cette galette, les suivantes s'avèrent jouissives pour tout auditeur aimant ce style si personnel. Il est bien difficile, par rapport à un album de Rock classique, de ressortir des titres (mélodies, riffs, refrains etc...) car ici, c'est du pur perso. Mike se retourne sur sa vie, fait un constat et nous le propose avec délicatesse, uniquement accompagné par Soren Andersen (multi instrumentaliste, claviers, percussions etc..). Sensibilité, humilité, tendresse, mélancolie, fragilité, tant d'adjectifs qui définissent cet opus, l'espoir n'en fait pas moins défaut. Un oeil dans le rétro, un regard sur sa vie, son enfance, ses problémes personnels ou familiaux, MIKE TRAMP semble se faire une auto thérapie. A la lecture de ces 10 titres, on sent indéniablement le fil conducteur qui oeuvre tout au long de l'écoute. On ne peut s'empêcher de penser à Neil Young, Bob Dylan entre autres, ceux qui dans la simplicité savaient donner une émotion certaine. Enregistré sans artifice avec son ami Soren, Mike se livre, et sans l'électricité Rock'n'roll, il dévoile certainement une, pour ne pas dire sa, vision musicale, la facette qui lui tenait à coeur de nous offrir. Alors pas de scalpel analytique dans cette chronique, juste une galette à prendre dans son ensemble et à s'en délecter, si bien sûr cette approche vous tente, il faut parfois savoir se déconnecter de la centrale EDF pour plonger dans ce qu'est l'humain avec son âme et sa plus simple offrande. Pour l'avoir vu en accoustique l'année dernière et avoir pris une claque d'1h30, ce Cobblestone Street enfonce avec magie l'intense ressenti émotionnel qui fait de MIKE TRAMP un artiste vrai et d'un immense talent. A noter qu'une version avec 2 titres bonus est également disponible.

Chronique : Nigel Stargazer

Note : 9.5/10

 

MIKE TRAMP_2013
 

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METAL RIDE FEST V - Live report

Publié le par Nono666

Le live-report du METAL RIDE FEST V, qui s'est tenu à Nancy le 13 Avril dernier, est en ligne :::>>> Ici .

 

METAL RIDE FEST V
 
 

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SETH - Nouvel album - Tracklist et artwork dévoilés

Publié le par Nono666

Les Black metalleux français de SETH publieront leur nouvel album intitulé The Howling Spirit le 7 Juin 2013. Vous pouvez découvrir le titre "Scars Born From Bleeding Stars" ici.

Tracklist The Howling Spirit (2013) :
01. In Aching Agony / 02. Killing My Eyes / 03. One Ear To The Earth, One Eye On Heaven / 04. Howling Prayers (Act I) / 05. He Whose Heart Is Heavy With Sin / 06. Ten Barrels (A Scourge For The World, A Plague For His Soul) / 07. Scars Born from Bleeding Stars / 08. Howling Prayers (Act II) / 09. Mort-luisant / 10. Dicing With Death

 

SETH_The Howling Spirit
 
 

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MARTYR - Clip D.I

Publié le par Nono666

MARTYR (Old school Heavy Metal) a publié un clip réalisé pour le titre "D.I." extrait du dernier album du groupe, Circle Of 8, paru en 2011 via Metal Blade.

 

 

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METAL RIDE V

Publié le par Nono666

 

METAL RIDE FEST V
 

METAL RIDE FEST V
Nancy - L’Autre Canal - 13 Avril 2013
GOJIRA / THE CNK / VADER / HYPNO5E / THE OCEAN / EXPECT ANYTHING / MELECHESH / LA HORDE



Voilà 18 mois que la dernière édition du Metal Ride avait eu lieu à Nancy, un décalage de 6 mois dans le calendrier et une révision de ce rendez-vous au passage et nous voici à l’Autre Canal, une salle de concert sur Nancy qui a déjà vu passé quelques beaux noms de la scène Metal. En arrivant sur le site, c’est MELECHESH qui assène la fin d’un set de son Black/Death Metal mais trop tard pour moi, LA HORDE et les Israéliens ont déjà donné leur show, première désillusion de la soirée, snif !

D’autant plus que derrière, c’est EXPECT ANYTHING qui foule la scène de la petite salle pour un show de Metalcore très calibré, chant hurlé, guitares rythmiques et jumpy, bref ! Ce n’est pas ce qui tournerait sur ma platine mais force est de constater que d’une part, le groupe, fort d’un deuxième album en préparation, sait occuper la scène et que même si l’originalité n’est pas au rendez-vous, la leçon est bien appliquée, et que d’autre part, la réaction du public est plus que chaleureuse, le groupe jouant régulièrement sur Nancy, on imagine aisément qu’une sorte de fan base se soit créée. La prestation d’EXPECT ANYTHING tourne court pour moi, j’en profite plutôt pour prendre des nouvelles d’un autre festival, le EVENING METAL qui se tient généralement en fin d’année et l’affiche de l’édition d’octobre/novembre  devrait voir SINISTER en tenir la tête d’affiche. Mais surveillez bien les news car un gros festival sur 3 jours se tiendra également en mai 2014 dans la Marne et les premiers noms devraient vite être annoncés par cette même association LEZARD’OS.

EXPECT ANYTHING_6


L’un des groupes attendus de la soirée est THE OCEAN, un nouvel album fraichement sorti, Pelagial, sous le bras et qui va être fièrement défendu ce soir par un groupe qui accueille un nouveau bassiste, Chris BREUER pour remplacer un Louis JUCKER qui fait une pause de 2 ans pour finir ses études (ndlr au passage cela met également en difficulté les projets de tournée de COILGUNS dans lequel est impliqué Jonathan NIDO et Luc HESS pour le moment). Le public ne se trompe d’ailleurs pas et réserve une véritable ovation aux Suisses Allemands dès le premier titre "Epipelagic", un long instrumental absolument sublime et imparable avec ses alternances de parties calmes et de parties Post-Hardcore habituelles chez THE OCEAN. Ce nouvel album plus atmosphérique que les autres demande d’ailleurs une période d’adaptation au groupe me confiera Jonathan plus tard, le groupe habitué à des figures artistiques à la DILLINGER ESCAPE PLAN se pose un peu mais n’en perd toutefois pas son aura. Visiblement, c’est le deuxième show que le groupe donne avec cette setlist et là aussi on ne sent pas de moment de flottement. Les premiers pogos font leur apparition et le chanteur, Loïc ROSSETTI, s’en donne à cœur joie en slammant à de nombreuses reprises sur un public très réceptif. Le set très énergique du groupe est parfaitement mis en lumière, à dominance bleue bien entendu, mais aussi avec des projections vidéo en fond de scène (ndlr chose que la majorité des groupes utilisent sur ce festival). Les voix claires de Loïc passent également bien le test de la scène, très à l’aise pour passer d’un registre à l’autre, l’homme assure le spectacle mais on peut également citer Luc à la batterie et son jeu très visuel ou Jonathan régulièrement perché sur un retour ou le kit de batterie.

THE OCEAN_13

Enfin, THE OCEAN se retire sur l’unique titre non issu de Pelagial, l’énorme "The Origin Of Species/God" qui fini le public poussé dans ses derniers retranchements, une bien belle prestation qui aura conquis une bonne partie de ceux qui ne connaissaient pas. L’album est prévu chez Metal Blade pour le 26 avril dans une version avec chant et une sans chant, car si cet album devait n’être qu’instrumental au début, Loïc et Robin STAPS, maître à penser du groupe, n’ont pas pu s’empêcher d’essayer et de finalement trouver des lignes de chant. Uniquement composé par Robin, Pelagial a été mixé par Jens BOGREN, l’assurance d’un son aux petits oignons, à suivre !

Setlist THE OCEAN : Epipelagic / Mesopelagic / Bathypelagic I / Bathypelagic II / Bathypelagic III / Hadopelagic I / The Origin Of Species/God

Cette folle ambiance se poursuit dans la petite salle avec HYPNO5E qui compte déjà bon nombre d’adeptes dans la salle. Là aussi l’alternance entre parties calmes et Post-Metal sont de mise et de nombreux samples de voix parlées jalonnent ce concert pour illustrer le concept global du groupe qui tourne autour de l’œuvre L’Etranger d’Albert CAMUS dont des phrases ponctuent et agrémentent le passage d’un titre à l’autre. Cela demande d’être carré car la réussite réside dans le secret de faire partir les samples au bon moment et pourtant le groupe ne s’empêche pas d’échanger quelques mots avec un public qui est à bloc derrière le quatuor Bordelais. L’alternance de parties douces, très douces, et de parties Metal, Hardcore voire même Extreme Metal est bien en place même si le schéma semble assez répétitif mais la voix douce à la ANATHEMA ou même PINK FLOYD contraste à merveille sur d’autres voix plus extrêmes. Sur ce point, les voix plus Hardcore semblent un peu moins bien maitrisées, il semble même y avoir un certain effet, mais mon dieu quelle classe ! Tantôt en espagnol, tantôt en français et anglais surtout, le chant parfois partagé à trois (surtout sur les parties calmes) fait mouche. C’est avec la musique des Feux de l’Amour que le groupe sort de scène, le bassiste aux pieds nus est bien rincé tout comme Emmanuel JESSUA, le guitariste chanteur également joueur de yukulélé et plombeur en chef sur "Tutuguri" notamment. Régulièrement associé à OPETH pour son travail sur les structures, on sent également que TOOL a du jouer un rôle dans ce groupe là, une vraie découverte qui a ce soir conquis bien des âmes perdues.

HYPNO5E_5


Après la méchante baffe prise il y a quelques semaines à Reims, nous retrouvons VADER avec un certain plaisir. La salle est chauffée à blanc et prête à en découdre avec les Polonais passés en mode bulldozer depuis quelques temps déjà avec la tournée Back To Black Tour 2013 le voyant revisité ses vieux classiques. Aujourd’hui, la setlist ne sera pas plus équilibrée avec des "Sothis", "Fractal Light", "Carnal" ou "Black To The Blind" particulièrement bien accueillis par le pit mais aussi "Reborn In Flames" extrait de De Profundis contre le plus récent "Return To The Morbid Reich" issu du dernier album en date du quatuor. Toutefois, le rouleau compresseur semble légèrement s’enlisé dans une brutalité à laquelle on finit par s’habituer voire par se lasser, notamment après le quartet gagnant introduisant ce set en une dizaine de minutes chrono. Heureusement, le groupe revient avec une reprise dont il a le secret et c’est un "Hell Awaits" de SLAYER particulièrement bien dégainé qui vient conclure cette toute petite heure de Death Metal ultra classique mais ultra carré, une valeur définitivement sure mais dont on aimerait qu’elle revienne un peu plus sur ses derniers méfaits plus variés. Au moins, VADER aura revu un peu sa setlist et c’est déjà un signe fort envoyé à ses fans qui auront fait les deux dates dans l’est mais sur le respect envers leurs fans, nous n’avions aucun doute.

Setlist VADER : Sothis / Vicious Circle / Fractal Light / Carnal / True Names / Come And See My Sacrifice / Intro – Return To The Morbid Reich / Reborn In Flames / Silent Empire / Black To The Blind / Dark Age / Vision and The Voice / Hell Awaits (SLAYER cover)

VADER_22


La soirée est déjà bien entamée (ndlr tout comme certaines âmes errant dans les traverses de l’Autre Canal) et c’est au tour de THE CNK de clore la journée pour la petite salle. Celle-ci est correctement remplie, l’Indus’ Metal des Français est bien calibré, tout comme le message bien appuyé par les drapeaux, les uniformes, les visages grimés et maculés de sang, le batteur joue à 90° par rapport au public, bref ! Tout est étudié et l’accueil du public est plutôt chaleureux. Et pour être honnête, je craignais vraiment pour THE CNK qu’ils ne jouent devant un parterre un peu désert, déjà car GOJIRA enchaine ensuite et que beaucoup se sont déjà placés et qu’ensuite, le style du groupe est un peu en marge du reste de l’affiche, une très bonne habitude prise par Metalride. Pourtant, après quelques titres pratiquement tous identiques, il est temps d’aller tester l’organisation du bar et là si côté boisson tout est nickel, comme d’habitude, côté restauration c’est un peu la bousculade pour trouver quelque chose mais ce n’est pas bien important car il est l’heure de se prendre LA baffe de la journée !

THE CNK_2


Pour ceux qui n’auraient pas compris que GOJIRA monte sur scène, il suffit de tendre l’oreille et d’écouter la clameur réservée aux Landais par un public chaud comme la braise. La grande salle n’est pas loin d’être blindée au moment où est envoyé "Explosia" qui introduit également le dernier album en date L’Enfant Sauvage. La tête qui orne la pochette de l’album est également présente en fond de scène avec des jeux de lumière tout comme les projections vidéos toujours aussi soignées. Le groupe semble plus que détendu, Joe DUPLANTIER n’est pas avare dans ses interventions envers le public, il faut dire que la setlist, qui fait la part belle aux trois derniers albums, est un véritable best-of de précision alternant intelligemment entre moments plus aériens et véritables morceaux violents comme ce "Remembrance" dédicacé à HYPNO5E qui a assuré avec eux la première partie de la tournée. "Flying Whales", "Backbone" et "The Heaviest Matter Of The Universe" forment un triptyque gagnant en début de set avant que GOJIRA ne se penche sérieusement sur son excellent dernier album. C’est alors que les 2 frangins échangent leur poste respectif et Mario se met alors au chant le temps d’un "Wisdom Comes", seul titre extrait de la "première période" du groupe, un titre brutal qui met en avant les growls du batteur. Un moment sympathique qui montre bien que GOJIRA sait encore s’amuser mais surtout comment conquérir un public, tout comme le discours de Joe qui indique que c’est la première date en tête d’affiche du groupe à Nancy et vu l’accueil du public, nul doute qu’ils y reviendront. Après un "Oroborus" toujours impeccable, il est temps pour Marco de faire un solo de batterie surtout concentré sur les toms et les caisses avant que ne débarque ce qui sera le dernier titre avant les rappels, "The Axe" avec son tapping signé Joe DUPLANTIER. Cela peut paraitre facile en les regardant mais assurer cette technicité après 1 heure de show, cela montre tout le travail que cela demande, tout comme les cascades assurées par un Jean-Michel LABADIE déchainé. Le groupe se retire et la demande du public est réelle et sincère, une chose que l’on avait plus vu depuis très longtemps puisque les groupes prévoient leur(s) rappel(s) dans leur setlist désormais. C’est aussi le cas de GOJIRA avec "Vacuity" et "The Gift Of Guilt" mais au moins les Nancéens auront manifesté une vraie envie d’en entendre plus.

Setlist GOJIRA : Explosia / Flying Whales / Backbone / The Heaviest Matter Of The Universe / L’Enfant Sauvage / Liquid Fire / Remembrance / Wisdom Comes / Oroborus / Solo Drums / The Axe / Vacuity / The Gift Of Guilt

GOJIRA_7



Nous voici rincés et abasourdis par cette prestation de GOJIRA pleine de maitrise et de moments forts, Metalride a encore affiché une très bonne santé aujourd’hui avec un peu moins de groupes que d’habitude mais une concentration de très bons concerts dès le début du festival, voilà qui s’avère être un choix judicieux (même si j’ai loupé MELECHESH) car l’affluence n’a pas baissé pour autant, bien au contraire. A l’année prochaine, on espère !

Report & Photos : Aymerick Painless

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AGATHODAIMON - In Darkness

Publié le par Nono666

Les Allemands AGATHODAIMON (Dark Metal) publieront leur nouvel album, In Darkness, le 28 juin prochain via Massacre Records. Vous pouvez découvrir ci-dessous sa pochette...

 

AGATHODAIMON_In Darkness
 

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ALPHA TIGER - Beneath The Surface

Publié le par Nono666

ALPHA TIGER - Beneath The Surface
Century Media
Style : Heavy Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.alphatiger.de

ALPHA TIGER_Beneath The Surface



01. Intro / 02. The Alliance / 03. From Outer Space / 04. Waiting For A Sign / 05. Beneath The Surface / 06. Along The Rising Sun / 07. Eden Lies In Ruins / 08. Rain / 09. Crescent Moon / 10. We Came From The Gutter

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'ALPHA TIGER n'a pas perdu de temps, à peine 18 mois après un prometteur Man Or Machine sorti sur le petit label Sonic Attack, revoici déjà les Allemands avec un second album sous le bras. Dorénavant signé chez Century Média, label qui apportera sans aucun doute une plus grande visibilité à nos teutons ; ALPHA TIGER persiste dans la voie qu'il s'est tracé avec sa première réalisation, à savoir un Heavy traditionnel estampillé 80's. Pas de révolution donc, toutefois si Man Or Machine laissait encore entrevoir un certain manque de maturité avec des influences un peu trop apparentes, ce n'est plus trop le cas de ce Beneath The Surface, les références à la NWOBHM, si elles sont toujours présentes, se font moins flagrantes et mieux intégrées. Après l'intro de rigueur, l'album s'ouvre avec "The Alliance", titre bien speed et efficace qui laisse présager du meilleur pour la suite, "From Outer Space" et "Beneath The Surface" confirment les bonnes dispositions du combo à balancer du solide, "From Outer Space", dans une veine Power/Speed, n'est d'ailleurs pas sans nous rappeler HELLOWEEN et ce jusque dans le chant de Stephan Dietrich vraiment très proche d'un certain Michael Kiske... malheureusement la suite est moins mémorable, se révélant quelque peu répétitive, l'attention se fait moins vive et il faut attendre l'arrivée de "Rain" et de "Crescent Moon", deux compos un peu plus progressives laissant transparaitre l'empreinte de FATES WARNING, pour frémir à nouveau avant que l'album ne se termine sur un très convaincant "We Came From The Gutter"... Si ALPHA TIGER fait effectivement revivre le Heavy 80's avec une certaine fraicheur, il peine encore, sur la longueur, à maintenir l'attention de l'auditeur et nous propose au final un Beneath The Surface en demi-teinte qui ne marquera sans doute pas les esprits de manière durable. Dans la veine revival 80's, on lui préfèrera largement Death By Fire, le dernier ENFORCER.

Chronique : Nono666

Note : 6,5/10

 

ALPHA TIGER_Band 2013
 

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