ARTLANTICA - Across The Seven Seas
ARTLANTICA - Across The Seven Seas
SPV/Steamhammer
Style : US Power Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.artlanticamusic.net
01. 2012 / 02. Devout / 03. Across The Seven Seas / 04. You're Still Away / 05. Ode To My Angel / 06. Fight For The Light / 07. Demon In My Mind / 08. Return Of The Pharaoh Pt.3 / 09. Heresy / 10. Nightmare Life / 11. Stormbringer (Deep Purple cover - Bonus track)
ARTLANTICA, késaco ? Et bien c’est un nouveau groupe composé d’une brochette de musiciens au pédigrée long comme le bras. Au chant on retrouve John West, derrière les fûts John Macaluso, aux claviers Giuseppe "Mistheria" Iampieri" et aux guitares Roger Staffelbach auxquels se joignent en guest Chris Caffery aux guitares et Steve DiGiorgio à la basse. Tout démarre de façon plutôt prometteuse avec un "2012" qui envoie bien. Mais dès le second titre "Devout", on comprend que l’on a affaire à un groupe de Heavy Metal, très influencé par Yngwie MALMSTEEN, enfin le MALMSTEEN d’il y a 25 ans. Ce titre d’ailleurs étant limite plagiat à tous les niveaux (timbre de voix, mélodie vocale du couplet, le son de clavecin en intro, les nappes de synthés…). Et le solo /duel clavier / guitare renforce encore cet aspect. Et ce n’est pas le titre suivant qui va inverser cette tendance, tout y est encore très "Malmsteenien" comme le riff saccadé, les nappes de synthé, la voix… Franchement, à mon avis, mieux vaut se replonger dans les vieux albums du suédois que d’en écouter une imitation. Pour la ballade "Ode To My Angel", on sort un peu de l’ornière dans laquelle le groupe s’est embourbé musicalement mais le quatuor n’est pas grandement inspiré non plus. C’est bien interprété mais déjà entendu des milliers de fois. Ensuite on replonge dans le Metal suranné avec en prime quelques franches fautes de gout comme le passage parlé sur le titre "Fight For The Light", le son de clavier sur le refrain de "Demon In My Mind" ou encore le son de basse hyper synthétique lors du break de "You’re Still Away" pendant le solo. L’instrumental "Return Of The Pharaoh part 3" n’a pas grand intérêt mais il faut reconnaitre que même si les tentatives de virtuosité de la part des musiciens ne sont guère convaincantes, tout est maitrisé à la perfection. L’album se termine par une reprise de "Strombringer" (DEEP PURPLE version Coverdale) en titre bonus. Comment des musiciens aussi chevronnés n’ont-ils pas pu faire preuve d’une créativité qui les aurait éloigné de leur trop flagrante influence ? Tout est évidemment question de gout mais j’ose espérer que le groupe suivra plutôt la route aperçue lors de "2012", le morceau qui ouvre ce Across The Seven Seas, s’il veut surnager et passer un cap avec son prochain album.
Note : 6/10
Chronique : Horace Pinker

