MAX PIE - Eight Pieces - One World Mausoleum Records
Style : Progressive Power Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2013
Site Web : www.maxpie.be
01. A Cage Of Sins / 02. I'm Sealed / 03. Earth's Rules / 04. I'm In Love / 05. Vendetta / 06. The Side Of A Dime / 07. Addictions / 08. Don't Tell Me Lies
Après un Initial Process plutôt prometteur sorti en 2011 qui a notamment permis à MAX PIE de tourner avec des groupes tels que EVERGREY ou JON OLIVA'S PAIN, les Belges ont du faire face à quelques remaniements de personnel avec les départs des deux guitaristes et du batteur qui officiaient sur le premier album. Après s'être recentré sur une formation à 4 avec l'arrivée de Damien Di Fresco (guitare/claviers) et Sylvain Godenne (batterie), les Montois étaient fin prêts pour s'atteler à la composition de leur second album, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils ont abattu un sacré boulôt ! Avec Eight Pieces - One World, MAX PIE franchit une étape décisive dans son évolution, se faisant plus concis, plus rageur aussi, l'arrivée de Damien, guitariste au passé Metalcore, a semble t'il été déterminante dans la nouvelle direction empruntée par MAX PIE. Désormais principal compositeur, Damien Di Fresco a su insuffler une nouvelle dimension à la musique du combo, une approche plus moderne du genre permettant au groupe de se renouveler, notamment via cette touche "Metalcore" savamment intégrée sur des titres tels que "Vendetta", sans aucun doute le morceau le plus agressif et Heavy de l'album, ou "I'm Sealed" qui joue sur cette dualité entre parties rageuses et moments plus mélodiques... Toutefois les fans de la première heure peuvent être rassurés, ces nouvelles influences ne dénaturent en rien la personnalité de MAX PIE, bien au contraire elles viennent enrichir la musique, la rendre plus dense et plus attractive... L'identité progressive est, bien entendu, toujours présente, à l'image de cette très belle pièce qu'est "Don't Tell Me Lies" qui, durant prés de 8 minutes, aligne tous les éléments propre au style : une technicité et une virtuosité irréprochable, des changements de rythme, des contre-temps... On a bien du mal à trouver un quelconque reproche à faire à l'encontre de ce Eight Pieces - One World tant chacune des 8 pieces le constituant est un petit bijou, une pièce d'orfevrerie pure ("The Side Of A Dime")... Un album somptueux qui fait de MAX PIE un des plus gros espoirs du Metal progressif.
EDEN'S CURSE vient d'annoncer le nom de son nouveau chanteur, il s'agit du Serbe, Nikola Mijic. Le prochain album du groupe intitulé Symphony Of Sin sortira le 4 Octobre 2013 via AFM Records.
DELAIN - April Rain Roadrunner Records
Style : Symphonic Metal
Origine : Pays-Bas
Sortie : 2009
Site Web : www.delain.nl
01. April Rain / 02. Stay Forever / 03. Invidia / 04. Control The Storm / 05. On The Other Side / 06. Virtue And Vice / 07. Go Away / 08. Start Swimming / 09. Lost / 10. I'll Reach You / 11. Nothing Left
Pluie d'avril, hausssement des sourcils ! Je commence par un dicton de ma création pour entamer cette chronique du nouvel album de DELAIN. Scotché par leur première sortie, avec une pléiade de chanteuses stars, un son symphonique et un album cohérent, je me retrouve fort dépourvu pour vous conter April Rain qui contient moins d'atouts à mes yeux et surtout pour mes oreilles. Projet monté par Martijn Westerholt à la base, DELAIN est devenu un vrai groupe après le succès de Lucidity. Ce deuxième album sonne moins symphonique, c'est à dire que les gros claviers pompeux se font plus discrets, l'esprit est plus Rock ; les guitares sont misent en avant. Malgré cela, DELAIN sonne et donne une image plus Pop que sur son premier CD. La voix de Marco Hietala (NIGHTWISH) vient épauler Charlotte Wessels sur "Control The Storm" et "Nothing Left", à part ceci, on ressent une émotion mitigée, peu de surprises, pas de coup de coeur. April Rain ne marque pas une ascension dans la jeune carrière de DELAIN. L'impression d'entendre des chansons formatés se dégagent, la concurrence étant redoutable, d'autres sorties récentes m'ont plus enthousiasmé (LUNATICA, SIRENIA,...). April Rain souffre donc de la comparaison et des parti-pris comme la voix de la chanteuse, trafiquée ou doublée. Le fan pourra quand même y trouver son compte mais l'album ne doit pas devenir une priorité d'achat.
WHITE WIZZARD - Over The Top Earache Records
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2010
Site Web : www.whitewizzardofficial.com
01. Over The Top / 02. 40 Deuces / 03. High Roller / 04. Live Free Or Die / 05. Iron Goddess Of Vengeance / 06. Out Of Control / 07. Strike Of The Viper / 08. Death Race / 09. White Wizzard
Tout droit venu de Los Angeles, WHITE WIZZARD déboule avec son premier album, Over The Top. Les Américains nous proposent 9 titres d'un Heavy tout ce qu'il y a de plus traditionnel (une version avec 2 titres bonus est également disponible, avec notamment une reprise du "Heading Out To The Highway" de JUDAS PRIEST). Si le groupe est associé à la New Wave Of Traditionnal Metal, en référence à la fameuse New Wave Of British Heavy Metal, ce n'est franchement pas usurpé, Wyatt "Screaming Demon" Anderson a un timbre de voix qui le rapproche d'un certain Vic Wright (TOKYO BLADE), et pour tout dire, les compositions du groupe sont également dans la veine de TOKYO BLADE période Night Of The Blade. Ecoutez "High Roller" ou encore "40 Deuces", ce n'est que du très bon, sans compter une production très correcte. Musicalement, si vos préférences vont vers JUDAS PRIEST, MERCYFUL FATE, SAXON, ACCEPT ou TOKYO BLADE alors vous serez comblé, Over The Top est un excellent album qui n'est pas prêt de quitter votre platine. Au final, nous avons des musiciens qui maîtrisent parfaitement leur sujet, un chanteur bougrement efficace (celui-ci assure sacrément bien, même sur la reprise de JUDAS PRIEST, et ce n'est pas chose aisée de passer derrière Rob Halford !), une rythmique pas lourdingue mais plutôt rapide sur la majeure partie des titres, il n'y a pas à dire, avec Over The Top, WHITE WIZZARD a tous les atouts en main pour devenir un des fers de lance du renouveau Heavy Metal traditionnel.
WHITESNAKE - Live At Donington 1990 Frontiers Records
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2011
Site Web : www.whitesnake.com
Disc 1 : 01. Slip of the Tongue / 02. Slide It in / 03. Judgement Day / 04. Slow an Easy / 05. Kitten’s Got Claws / 06. Adagio for Strato / 07. Flying Dutchman Boogie / 08. Is This Love / 09. Cheap an’ Nasty / 10. Crying in the Rain' (ft. Tommy Aldridge) Disc 2 : 01. Fool for Your Loving / 02. For the Love of God / 03. The Audience Is Listening / 04. Here I Go Again / 05. Bad Boys / 06. Ain’t No Love in the Heart of the City / 07. Still of the Night Disc 3 : DVD (Digipack Edition) : 01. Slip of the Tongue / 02.Slide It in / 03. Judgement Day / 04. Slow & Easy / 05. Kitten's Got Claws / 06. Adagio for Strato / 07. Flying Dutchman Boogie / 08. Is This Love / 09. Cheap & Nasty / 10. Crying in the Rain / 11. Fool for Your Loving / 12. For the Love of God / 13. The Audience Is Listening / 14. Here I Go Again / 15. Bad Boys / 16. Ain't No Love in the Heart of the City / 17. Still of the Night
Si le Serpent Blanc possède encore une sacrée réserve de venin, d'ailleurs il nous l'a prouvé avec son Forevermore sorti récemment, que dire de ce Live At Donington 1990 si ce n'est que WHITESNAKE et son frontman étaient au top de leur forme. Tout d'abord par le line up en activité à cette période: Adrian Vanderberg et Seve Vai aux guitares, Tommy Aldridge à la batterie, Rudy Sarzo à la basse, sans oublier bien sur David Coverdale au sommet de sa voix. 2 CDs et 17 titres sont au progamme de ce concert des Monsters of Rock qui a du faire triper bien des fans présents ce jour là, et qui doit encore les faire saliver aujourd'hui dans la mesure où l'ensemble du live est présent sur le DVD de l'édition limitée. Pour les autres, ce n'est ni plus ni moins que le témoignage du grand, du très grand WHITESNAKE ! Absolument génial tant dans la sélection des titres que dans l'interprétation grandiose, et grand plus dans tout cela, la qualité de son, du feu de dieu ! Forcément certains hits du groupe ne sont pas présents mais il faudrait un "double" double live (si je peux dire) pour satisfaire les aficionados du reptile. Grosse claque, grand bonheur et que ce soit "Jugdement Day", " Slow An Easy" (dément le Steve Vai), "Is This Love", "Fool For Your Lovin", "Here I Go Again", "Crying In The Rain" (solo ravageur d'Aldridge), "Ain't No Love In The Heart Of The City"..., ce n'est que du plaisir, ça défile à vitesse grand V car la prestation est à la hauteur des espérances d'un mordu du groupe qui ne laisserait passer aucune faiblesse ou défaillance. Tout simplement impressionnant. Le peu de monde ne connaissant pas encore le Snake possédera avec ce coffret un formidable condensé du talent des protagonistes en excercice et du talent de WHITESNAKE. Inutile de vous faire une chronique à rallonge (pour la plupart, le Serpent Blanc n'a plus de secret) car pour faire simple, cet album figurera de façon indiscutable parmi vos live favoris. A noter pour l'anecdote que Steve Vai interprète deux titres perso ("For The Love Of God" et "The Audience Is Listenning"). Le dandy David a réussi une belle opération en sortant ce Live At Donington 1990 tant il est venimeux à souhait.
WHITESNAKE - Forevermore Frontiers Records
Style : Hard Rock
Pays : Royaume-Uni
Sortie : 2011
Site Web : www.whitesnake.com
01. Steal Your Heart Away / 02. All Out of Luck / 03. Love Will Set You Free / 04. Easier Said Than Done / 05. Tell Me How / 06. I Need You (Shine a Light) / 07. One of These Days / 08. Love and Treat Me Right / 09. Dogs in the Street / 10. Fare Thee Well / 11. Whipping Boy Blues / 12. My Evil Ways / 13. Forevermore
Bonne nouvelle, le serpent blanc est de retour avec Forevermore. Ca attaque fort avec "Steal Your Heart Away" et la suite est dans la même veine, avec toutefois quelques petits repos auditifs, constitué par 4 ballades. Doug Aldrich pête le feu et ses acolytes le secondent à merveille. Ca tire dans tous les sens en oscillant dans les différents styles du Snake, et il faut bien reconnaitre que l'on y prend un grand plaisir. Musicalement, c'est très bien envoyé et les 13 titres sont bien foutus, je n'en ressortirais pas de plus ou moins bons car c'est globalement un album digne du dandy David. Petit bémol, la voix du sieur Coverdale a perdu un peu de sa fraicheur d'antan, mais peut-on lui en vouloir ! Mes souvenirs de lui au sein de DEEP PURPLE et des premiers WHITESNAKE gomment cette petite défaillance. Point de long discours, vous aimez le reptile blanc alors Forevermore vous plaira !
Les Italiens de STORMLORD (Extreme Epic Metal) publieront leur cinquième album intitulé Hesperia le 20 septembre prochain via Trollzorn Records.
Tracklist Hesperia (2013) :
01. Aeneas / 02. Motherland / 03. Bearer Of Fate / 04. Hesperia / 05. Onward To Roma / 06. Sic Volvere Parcas / 07. My Lost Parcas / 08. My Lost Empire / 09. Those Upone The Pyre
DELAIN - Interlude Napalm Records
Style : Symphonic Metal
Origine : Pays-Bas
Sortie : 2013
Site Web : www.delain.nl
01. Breathe On Me / 02. Collars And Suits / 03. Are You Done With Me (New single mix) / 04. Such A Shame (Talk Talk cover) / 05. Cordell (The Cranberries cover) / 06. Smalltown Boy (Bronski Beat cover) / 07. We Are The Others (New ballad version) / 08. Mother Machine (Live) / 09. Get The Devil Out Of Me (Live) / 10. Milk And Honey (Live) / 11. Invidia (Live) / 12. Electricity (Live) / 13. Not Enough (Live)
A peine un an après la sortie du très bon We Are The Others, DELAIN est déjà de retour avec non pas un véritable album mais une compilation hybride qui, outre deux nouveaux titres (ben oui, faut bien appater l'acheteur potentiel) renferme deux ré-enregistrements d'anciens titres (un remix de "Are You Done With Me" et une version ballade de "We Are The Others), trois reprises ("Such A Shame" de TALK TALK, "Cordell" de THE CRANBERRIES et "Smalltown Boy" de BRONSKI BEAT) ainsi que six titres live. Interlude est avant tout un album de transition destiné à faire patienter les fans dans l'attente du quatrième album prévu pour 2014, il est aussi prétexte à officialiser le deal du groupe avec son nouveau label : Napalm Records. Si les deux titres inédits datent des sessions de We Are The Others, ils n'en sont pas pour autant des titres au rabais et auraient très bien pu figurer sur le dernier album des Néerlandais : "Breathe On Me" est un titre assez léger qui évolue dans un registre assez Pop Metal tandis que "Collars And Suits" se veut quelque peu plus symphonique, mais là où se rejoignent ces deux morceaux, c'est sur leur efficacité immédiate. Les reprises, quant à elles, si elles ne sont pas indispensables, ont au moins le mérite d'être totalement en phase avec l'univers parfois Pop de DELAIN et révèlent une interprétation parfaite. Pour terminer cet Interlude, six titres live nous sont proposés, captès lors de l'édition 2012 du Metal Female Voices Festival où le groupe y a donné, comme à son habitude, une prestation carrée, soutenu par un public bien présent. Cinq titres sont issus de l'album We Are The Others contre un seul d'April Rain ("Invidia"). Avec 55 minutes de zique + 1 DVD bonus (que nous n'avons malheureusement pas eu l'occasion de visionner) contenant notamment du live et des clips, on se dit que finalement DELAIN ne se moque pas de ses fans, Interlude est en definitive une façon plutôt sympathique de faire patienter le public...
WHITE WIZZARD – The Devil’s Cut Earache Records
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.whitewizzardofficial.com
01. Forging The Steel / 02. Strike The Iron / 03. Kings Of The Highway / 04. Lightning In My Hands / 05. Steal Your Mind / 06. The Devil's Cut / 07. Torpedo Of Truth / 08. Storm Chaser / 09. The Sun Also Rises
Après moult écoutes de The Devil’s Cut, je reste dubitatif. Pas que cet album soit mauvais, mais il y a toujours ce petit quelque chose qui manque. Je m’explique : WHITE WIZZARD est un combo américain qui évolue très clairement dans le Heavy Metal typé années 80 ; leur son rappelle directement les vieux IRON MAIDEN, DIO ou RAINBOW. Les compos sont ultra – influencées par les légendes précitées et, là déjà, la sensation de réécriture de grands classiques gâche un peu le plaisir. Il y a, certes, de bons moments (beaucoup, même) comme sur le speed "Strike The Iron", la power ballade "Steal Your Mind" ou sur les plus Glam "Storm Chaser" et "Lightning In My Hands". Moments d’autant plus agréables que WHITE WIZZARD peut compter sur un chanteur de très haut niveau (ce Joseph Michael me rappelle vraiment Rob Rock) pour qui franchir le mur du son semble une pure formalité. Tout ceci pourrait donner un très bon album, mais – car il y a un mais – en voulant trop en faire, les gratteux américains ont tendance à parsemer les morceaux de petits pains, délicieux au déjeuner mais plutôt désagréables sur un album de Metal. De quoi s’interroger, vu qu’il s’agit ici du troisième album du combo. Dubitatif, je suis, comme le dirait un certain Maître Jedi dont je tairai le nom. Jetez quand même un œil sur la pochette, pareille abomination vaut le détour.
HEAVY SOUND est un webzine consacré au Metal sous toutes ses formes, de l'AOR au Thrash en passant par le Death ou le Black.... HEAVY SOUND vous propose des news, des chroniques CD et DVD, des interviews et des live reports....