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MINISTRY - From Beer To Eternity

Publié le par Nono666

MINISTRY – From Beer To Eternity
13th Planet / AFM Records
Style : Industrial Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.thirteenplanet.com

MINISTRY_From Beer To Eternity



01. Hail To The Majesty (Peasants) / 02. Punch In The Face / 03. Perma War / 04. Perfect Storm / 05. Fairly Unbalanced / 06. The Horror / 07. Side Fx Include Mickey’s Middle Finger (TV4) / 08. Lesson Unlearned / 09. Thanx But No Thanx / 10. Change Of Luck / 11. Enjoy The Quiet

Le retour de MINISTRY en 2011 après un split en 2008 alors que le seigneur Al JOURGENSEN clamant partout qu’il n’avait plus rien à dire maintenant que la dictature Bush était terminée nous avait laissé un large sourire qui ne nous a toujours pas quittés. Ce sourire était surtout dû à l’album marquant le réveil de la bête à savoir Relapse, avec cette galette tout était dit, MINISTRY avait encore bien des choses à dire, et pour cela pouvait revenir à ses préoccupations premières, un Indus’ Metal qui a engendré tout un tas de groupes derrière. Des années Bush, le groupe Américain aura au moins gardé son énergie issue du Metal, en effet, si "Hail To The Majesty (Peasants)" montre une facette expérimentalement Indus’ renvoyant l’auditeur en 1989 et un certain The Mind Is A Terrible Thing To Taste, le reste envoie du lourd avec des riffs assassins bien que bourrés d’effets Indus’. Mais ce nouvel album a aussi été marqué par de sombres heures avec la disparition de Mike SCACCIA qui travaillait alors sur les titres de ce From Beer To Eternity, ce nouvel album a donc été composé en groupe à l’inverse de Relapse composé comme une compétition entre 2 équipes, mais aucune mise en avant sordide du fait ne transparait ici si ce n’est le titre "Change Of Luck" composé par Al après le décès de Mike, un long titre répétitif très ambiant avec sa montée progressive jusqu’à une partie que NINE INCH NAILS n’aurait pas renier. Al se contente de rendre justice à ce guitariste largement sous estimé avec lequel il a œuvré au sein de REVOLTING COCKS par exemple. "The Horror" marque une pause Indus’ au milieu de cet album dont le début est très marqué par les guitares ("Perma War" et son son de guitare presque brut en sortie d’ampli) mais c’est pour mieux enchainé sur le titre le plus brutal de ce 13ème album qui nous rappelle alors Houses Of The Molé et ses paroles dont je laisse à chacun le soin d’en traduire la délicatesse. Cependant, à travers ce titre, Al nous montre également les limites du genre Indus’ dont chaque plan est édité en studio pour y ajouter des effets partout car si le début du titre est terrible, sa fin est un peu moins réussie avec cette répétition de l’effet du CD qui saute sur plus de 2 minutes, cela pourrait ressembler à du remplissage. Heureusement, avec "Lesson Unlearned" MINISTRY reprend sa marche en avant avec un titre très surprenant où chœurs féminins très 70’s répondent à la voix hurlée de Al, mais également étrangement mélodique, et alors que dire de la facette musicale, un vrai travail de remise en question et une petite prise de risque qui s’érige comme l’un des moments forts de ce From Beer To Eternity tout comme "Thanx But No Thanx" qui peut rappeler le travail de TREPONEM PAL pour cette incursion Dub/Reggae suppléer par une partie Heavy/Thrash où la voix habituelle d’Al brille de nouveau. Avec un peu plus de remplissage que sur Relapse, ce nouvel album est également un peu moins conventionnel pour du MINISTRY mais avec ce treizième album, les Américains confirment que le retour sur le devant de la scène n’était pas une mauvaise idée, les mauvaises langues, elles, continueront de baver, Al, lui avance la tête haute.

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

MINISTRY_Al Jourgensen 2013
 

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FLESHGOD APOCALYPSE - Agony

Publié le par Nono666

FLESHGOD APOCALYPSE – Agony
Nuclear Blast
Style : Symphonic Death Metal
Origine : Italie
Sortie : 2011
Site Web : www.fleshgodapocalypse.com

FLESHGOD APOCALYPSE_Agony



01. Temptation / 02. The Hypocrisy / 03. The Imposition / 04. The Deceit / 05. The Violation / 06. The Egoism / 07. The Betrayal / 08. The Forsaking / 09. The Oppression / 10. Agony

Avec FLESHGOD APOCALYPSE, nous ne sommes pas dans la demi-mesure, les amateurs de grandiloquence devraient particulièrement être intéressés par le cas de ce groupe Italien. Après un premier album en 2009 qui lui aura valu des concerts aux côtés de grands groupes tels que SUFFOCATION ou DYING FETUS, le groupe nous propose Agony comme deuxième offrande. Après une introduction symphonique assez calme, les Italiens déploient leur Brutal Death Metal où le blast est roi derrière le kit, le tout relevé d’orchestrations qui font largement penser à DIMMU BORGIR voire NIGHTWISH par le côté théâtral de certaines ("The Hypocrisy" par exemple). Mais au-delà du Brutal Death Metal qui tisse la toile de fond, c’est bien la recette de DIMMU BORGIR qui est ici exploitée à la sauce Brutal Death, un mix de EX DEO, NIGHTWISH, NILE et DIMMU BORGIR permet aux Italiens de forger son style même si l’utilisation de la voix claire à l’image d’un Vortex en devient presque confondante. Alors c’est vrai que ça tabasse sévère derrière, la section rythmique Francesco PAOLI, également au chant Death, et Paolo ROSSI également aux voix claires ne chôment pas. Cependant, en dehors de cette section rythmique, ce sont surtout les claviers qui font les mélodies comme ce "The Violation" au beau milieu de l’album ou un "The Egoism" dont l’atmosphère se rapproche plus de BEHEMOTH, la technique en moins. Et puis, il y a le caractère répétitif de cet album, très peu de surprise attendent les Metalheads avec Agony et c’est surtout qu’avec un tel concept, il y avait peut être mieux que cette juxtaposition de la musique symphonique au Brutal Death Metal extrêmement basique de nos amis. "The Egoism" renferme par exemple une partie plus mélodique avec un break opératique fort plaisant, les Italiens s’éloignent de l’aura des Norvégiens et cela fait énormément de bien. Alors il est vrai que tout cela est bien fichu, bien produit même si tout cela est un peu trop propre, mais où sont les riffs, ceux qui font qu’un titre devient mémorisable, pour l’instant FLESHGOD APOCALYPSE est encore dans la facilité mais il est certain que c’est un groupe avec lequel il va falloir compter pour l’avenir du Metal, et avec un peu plus de travail sur les guitares à l’image de "The Betrayal", les Italiens sont promis à un bel avenir qui passe d’abord sur les scènes Européennes et Américaines prochainement avec le SUMMER SLAUGHTER TOUR en compagnie de SIX FEET UNDER ou DYING FETUS.

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

FLESHGOD APOCALYPSE_Band 2011
 

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FLESHGOD APOCALYPSE - Labyrinth

Publié le par Nono666

FLESHGOD APOCALYPSE - Labyrinth
Nuclear Blast
Style : Symphonic Death Metal
Origine : Italie
Sortie : 2013
Site Web : www.fleshgodapocalypse.com

FLESHGOD APOCALYPSE_Labyrinth



01. Kingborn / 02. Minotaur (The Wrath Of Poseidon) / 03. Elegy / 04. Towards The Sun / 05. Warpledge / 06. Pathfinder / 07. The Fall of Asterion / 08. Prologue / 09. Epilogue / 10. Under Black Sails / 11. Labyrinth

Déjà le troisème album de FLESHGOD APOCALYPSE en seulement 7 ans d'existence. Autant dire que les Italiens ne chôment pas. Cet opus est d'ailleurs, en ce moment, défendu sur les planches aux côtés de SEPTICFLESH et CARACH ANGREN, rien que ça. Mais avant toute chose, examinons l'objet sous sa version studio. Le pronostic est sans appel : cet album est une tuerie ! On démarre tranquille avec une petite intro d'ambiance, aux bords de l'océan sans doute, avant de partir en trombe pour ne plus jamais redescendre. La qualité de composition est bluffante. Les guitares, la batterie, le piano, tout est fait avec un talent et une maîtrise incroyable. Une orchestration pratiquement digne d'un opéra et une inspiration qui surprend à chaque coin de rue. La voix de Tommaso Riccardi (lead vocal) est assez linéaire et monochorde, mais il se fait aider par la voix clean du bassiste Paolo Rossi, par les choeurs ominprésents et par une guest pas moins prestigieuse car il s'agit de la chanteuse Veronica Bordacchini (IN TENEBRA) dont la voix soprano donne un cachet encore plus mystique et divin aux compos, un peu à l'image de ce que Sarah Jezebel Deva faisait au sein de CRADLE OF FILTH. "Elegy" est l'un des titres phare de l'opus. Son rythme effreiné, ses blast dévastateurs, ses magnifiques choeurs et ses lignes de grattes entraînantes et ambiantes à la fois résument toutes les qualités qu'on rencontrera pendant ces 53 minutes d'écoute. L'une des autres forces du disque est que les morceaux s'enchaînent naturellement, comme si la fin d'un morceau était le début du suivant et ainsi de suite. On pourrait presque penser qu'il s'agit d'un concept-album, mais il n'en est rien. Le seul "reproche" qu'on pourrait faire à Labyrinth est que certaines pistes ont tendance à traîner en longueur, parfois à l'excès comme "Under Black Sails" ou "Kingborn", par exemple. Mais il serait mesquin de râler sur un groupe aussi inspiré qui a voulu démontrer toute l'étendue de son talent et de son univers. Labyrinth est donc un excellent album que je recommande à tous et qui vous fera voyager à travers le temps et l'espace en vous envoyant claque sur claque.

Note : 8.5/10

Chronique : Germain

 

FLESHGOD APOCALYPSE_Band 2013
 

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GOATESS - Goatess

Publié le par Nono666

GOATESS – Goatess
Svart Records
Style : Stoner Doom Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/baldersounds

GOATESS_Goatess



01. Know Your Animal / 02. Alpha Omega / 03. Ripe / 04. Full Moon At Noon / 05. Oracle Pt1 : The Mist / 06. Oracle Pt2 : The Oracle / 07. King One / 08. Tentacle Of Zen

Chanteur de COUNT RAVEN de 1989 à 1992 puis de SAINT VITUS de 1992 à 1994, de TERRA FIRMA de 1995 à 2003 et enfin de LORD VICAR depuis 2007, il est logique que l’on prête une oreille attentive à ce que Chritus LINDERSON nous propose avec GOATESS, né sous le nom de WEEKEND BEAST. C’est que le bonhomme a déjà bien bourlingué et c’est de quoi il parle lorsqu’il s’attèle au Doom Metal, alors en 2009, avec la complicité de Niklas, guitariste du combo, le Suédois met sur pied ce projet qui se concrétise 4 ans plus tard avec ce premier album éponyme aux contours Stoner Doom Metal bien classiques mais avec une touche personnelle et une réelle volonté d’apporter un peu de nouveauté dans tout cela qui fonctionne déjà très bien. Si on reconnait de suite l’influence d’un BLACK SABBATH, que ce soit sur le chant ("Know Your Animal", "Alpha Omega" ou "Ripe") ou même musicalement avec "Ripe" que l’on croirait tout droit sorti de 13, on entend également une approche qui peut sentir les plaines enfumées d’un KYUSS sur "Know Your Animal" ou des sonorités plus expérimentales à la guitare sur un "Full Moon At Noon" qui nous évoque le dernier effort de SAINT VITUS par exemple. Mais avec les 2 parties d’"Oracle" et surtout "King One" et "Tentacle Of Zen", le groupe glisse doucement mais surement vers ses influences plus psychédéliques profondément 70’s retranscrites à travers des KYUSS ou SLEEP plus récemment et notamment avec ce grain de guitare bien baveux même si la production reste propre. La batterie est claquante, la voix bien mise en avant sans être prédominante alors que la basse assure ce groove Stoner imparable. Comme le montre l’artwork, la bête est née et est déjà bien vivace !

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

GOATESS_Band
 

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IWRESTLEDABEARONCE - Ruining It For Everybody

Publié le par Nono666

IWRESTLEDABEARONCE – Ruining It For Everybody
Century Media
Style : Metal barré
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2011
Site Web : www.iwrestledabearonce.com

IWRESTLEDABEARONCE_Ruining It For Everybody



01. Next Visible Delicious / 02. You Know That Ain't Them Dog's Real Voice / 03. Deodorant Can't Fix Ugly / 04. This Head Music Makes My Eyes Raining / 05. It Is "Bro Isn't It? / 06. Gold Jacket, Green Jacket / 07. Break It Down Camacho / 08. Stay To The Right / 09. I'm Gonna Shoot / 10. Karate Nipples / 11. Button It Up

It’s All Happening en 2009 avait mis les pieds dans le plat d’un conformisme aliénant la scène Metal. Résultat de la créativité d’un groupe Américain, IWRESTLEDABEARONCE, signé chez Century Media et qui avec, Ruining It For Everybody nous propose son deuxième album dont l’artwork est à l’image de son contenu, à la fois festif et destroy, un condensé de 30 minutes de folie, de génie, chacun le définira comme il l’entend mais tout comme le premier album, la facilité du quintet à faire cohabiter Death, Grind, Electronic, Melodic Metal reste stupéfiante d’autant plus que Krysta CAMERON assure toutes les voix des growls Deathcore d'un "Deodorant Can’t Fix Ugly" à la voix posée d’un "This Head Music Makes My Eyes Raining". La cohésion reste de mise, tout comme sur le premier album, mais l’effort a été porté sur la voix Metacore qui ici est régulièrement doublée par différentes voix plus harmonieuses qui permettent de ne pas lasser comme sur It’s All Happening. Alors sur ce deuxième album, sans totalement se lisser, le groupe propose 11 titres plus homogènes, moins différents les uns des autres et au-delà du travail vocal impressionnant, il faut saluer la musique, une technique hors pair même si une approche un petit peu trop rythmique donne lieu à quelques redites. Sur ce point nos amis ont encore un peu de progrès à faire, ne pas laisser la maitrise de la mélodie à la voix uniquement et avec un tel cocktail, il est certain qu’IWRESTLEDABEARONCE détient une recette unique ici tronquée de tout artifice tel que l’accordéon sur le premier album qui pouvait pourtant apporter quelque chose de supplémentaire. Un bon album qui parlera aux nombreux fans qui ont permis à ce jeune groupe de la Louisiane de s’offrir les charts avec son premier album en attendant de les voir débarquer sur une scène Européenne car chez nous, nous sommes particulièrement amateurs des shows de THE DILLINGER ESCAPE PLAN, voilà un bon parallèle.

Note : 8/10

Chronique : Aymerick Painless

 

IWRESTLEDABEARONCE_Band 2
 

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IWRESTLEDABEARONCE - It's All Happening

Publié le par Nono666

IWRESTLEDABEARONCE – It’s All Happening
Century Media
Style : Metal barré
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2009
Site Web : www.iwrestledabearonce.com

IWRESTLEDABEARONCE_It\'s All Happening



01. You Ain't No Family / 02. White Water In The Morning / 03. Danger In The Manger / 04. I'm Cold And There Are Wolves After Me / 05. Tastes Like Kevin Bacon / 06. The Cat's Pajamas / 07. Pazuzu For The Win / 08. Black-Eyed Bush / 09. Eli Cash Vs. The Godless Savages / 10. See You In Hell

IWRESTLEDABEARONCE, qu’est-ce que ce nom improbable peut bien cacher ? Et bien voici la nouvelle sensation en matière de Metal barré dévoilée par Century Media, après un EP, le bouche à oreille fait son œuvre et arrive jusque dans les bureaux du label qui décide de les prendre sous son aile et le résultat est It’s All Happening, un premier album qui annonce le potentiel du groupe Américain originaire de Louisiane, ce détail a son importance dans le son du groupe. En effet si la base est un Metalcore puisant dans le Grind, le Death et le Hardcore, IWRESTLEDABEARONCE n’hésite pas à y insérer des références Jazz et Jazz Fusion, de la musique électronique, Metal Mélodique rappelant LACUNA COIL et ce, pas dans le but d’être le groupe le plus barré, non la cohésion est constante sur les 10 titres proposés. On passe facilement du Grind/Death au Jazz sur “You Ain’t No Family”, du Metal Mélodique au Grindcore et au Jazz sur “I’m Cold And There Are Wolves After Me” avant que ne surgisse “Black-Eyed Bush”, un instrumental électronique sur lequel des chœurs féminins se font entendre en fond sonore. Le plus surprenant est que tous les styles de voix sont assurés par l’étonnante et non moins compétente Krista Cameron, des growls au Metal Mélodique, la palette est large et elle ne se prive pas sur ce It’s All Happening de nous le montrer. Le groupe Américain me rappelle un petit peu nos Français de CARNIVAL IN COAL, même si là, la musique est bien moins barrée on note le même souci de n’en faire qu’à sa tête, utilisant des instruments peu commun comme l’accordéon à la fin de “The Cat’s Pajamas”, un titre complet en matière de changement de style dans un même morceau, les titres ne dépassant que rarement les 4’00, vous comprenez le tour de force ici réalisé. L’album enregistré chez Ross Robinson aux côtés de Ryan BOESCH (EELS, FOO FIGHTERS) manque certainement de puissance, la caisse claire sonne même un petit peu plastique mais le groupe ne voulait visiblement pas tomber dans la surproduction, il est vrai que cela donne un vrai charme à l’album dont on apprécie toutes les subtilités, car le travail de mixage a du être un vrai casse tête tant la masse d’information à traiter est imposante dans la musique d’IWRESTLEDABEARONCE. Il est certain que l’on entendra de nouveau parler de ce combo Américain que les amateurs de Metal Barré, j’entends amateurs de FAITH NO MORE, CARNIVAL IN COAL ou THE AGONIST, ne manqueront pas d’apprécier à sa juste valeur. Un premier essai très prometteur même si la voix Metalcore utilisée majoritairement sur cet album peu agacée les personnes frileuses avec ce style en vogue en ce moment, un petit peu plus de prise de risque sur ce point est-il possible ?

Note : 7.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

IWRESTLEDABEARONCE_Band 1
 

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CHIMAIRA - The Age Of Hell

Publié le par Nono666

CHIMAIRA - The Age Of Hell
SPV/Steamhammer
Style : Metalcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2011
Site Web : www.chimaira.com

Chimaira_The Age Of Hell



01. The Age Of Hell / 02. Clockwork / 03. Losing My Mind / 04. Time Is Running Out / 05. Year Of The Snake / 06. Beyond The Grave / 07. Born In Blood / 08. Stoma / 09. Powerless / 10. Trigger Finger / 11. Scapegoat / 12. Samsara

Avec une régularité impressionnante, CHIMAIRA nous propose son nouvel album et ce avec un rythme d’un album tous les 2 ans et ce depuis le début du groupe Américain en 1998. Cela peut paraître simple mais lorsque l’on voit le turn-over qui règne au sein du line-up de ce groupe, on ne peut qu’avoir deux réactions, l’émerveillement devant tant de facilité à écrire des albums soit la peur que la qualité s’en ressente. Depuis les débuts du groupe le son a évolué d’une musique profondément Thrash vers un Metalcore qui atteignait son apogée sur The Infection, paru en 2009, incisif mais malheureusement aujourd’hui largement repris par une flopée de groupes de soifards, alors que faire lorsque l’on est l’un des groupes à avoir lancé le mouvement ? CHIMAIRA a son idée, faire évoluer encore et encore sa musique pour garder une certaine distance avec la masse et c’est bien ce que The Age Of Hell, sixième album du groupe, laisse apparaitre. Si "Clockwork" ne laisse pas de doute sur la nature Metalcore du propos, un titre comme "Losing My Mind" et son refrain en voix claire très Popisante, des claviers lançant quelques boucles électroniques soignées, voilà une avancée intéressante de la part de ce groupe mené par Rob ARNOLD et Mark HUNTER, auteur d’une prestation vocale surprenante sur ces voix claires que l’on croiraient venues d’un album d’ALICE IN CHAINS. Dans le fond le groupe se rapproche d’un DISTURBED ou d’un GODSMACK en proposant quelques parties Heavy salutaires mais les quelques riffs Death comme sur "The Age Of Hell" permettent aux Américains de ne pas trop s’en approcher tout de même. Bon alors vous allez me demander quel est le problème, et bien justement toutes ces nouveautés, utilisées sans parcimonie, les voix claires utilisant par ailleurs pratiquement les mêmes lignes, cela en devient presque gênant même si un "Year Of The Snake" finit par prendre un visage de PANTERA bien sympathique, les similitudes frappent vraiment à l’oreille même si sur scène, aux côtés des titres antérieurs du groupe, ces nouveaux morceaux auront certainement un impact fort. C’est d’ailleurs certainement dans cette configuration, en live, que les morceaux prendront réellement toute leur ampleur ("Beyond The Grave" bien calé entre 2 boucheries dont le très Slayerien "Born In Blood" devrait notamment faire mouche malgré son caractère gentillet dans la voix). Avec une agilité certaine, CHIMAIRA réussie à ne pas rester confiner dans la masse Metalcore qu’il a contribué à populariser mais un album un peu trop long et quelques répétitions font de ce The Age Of Hell un album sympathique et c’est tout là où on pouvait attendre un album d’un autre niveau.

Note : 8/10

Chronique : Aymerick Painless

 

chimaira_Band 2011
 

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MINISTRY - Relapse

Publié le par Nono666

MINISTRY – Relapse
13th Planet / AFM Records
Style : Industrial Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.thirteenplanet.com

MINISTRY_Relapse



01. Ghouldiggers / 02. Double Tap / 03. Free Fall / 04. Kleptocracy / 05. United Forces / 06. 99 Percenters / 07. Relapse / 08. Weekend Warrior / 09. Git Up Get Out'N'Vote / 10. Bloodlust / 11. Relapse (Defibrilator Mix)

Le retour très inattendu de MINISTRY a de quoi laisser perplèxe, qu’est-ce qui peut motiver Al JOURGENSEN a reprendre du service, lui qui disait haut et fort que la fin de la dynastie Bush aux Etats-Unis était une bonne raison pour ne pas continuer, puisque cette bande de joyeux drilles qui gouvernaient les States était la seule inspiration du cowboy. Devenue une obsession, cette présidence a laissé des traces puisque la politique fait toujours partie du discours de MINISTRY mais d’un point de vue plus général, Al JOURGENSEN évoquant maintenant des problèmes de santé l’empêchant à l’époque de continuer l’aventure, et c’est vrai que l’homme a souffert en 2010 et revient de loin, et puis finalement les raisons du split et du retour n’ont que peu d’importance si ce n’est de nous indiquer dans quelles conditions cet album est né. C’est Mike SCACCIA, guitariste qui épaule notre ami au sein de BUCK SATAN & THE 666 SHOOTERS, qui a lourdement insisté pour que les riffs qu’Al JOURGENSEN avait en réserve sortent et ce sous le nom de MINISTRY et à l’écoute de Relapse, nouvel album du groupe, difficile d’imaginer sous quel autre nom cela aurait pu sortir. Tout ici respire l’atmosphère si singulière du maître de l’Indus’ Metal et pourtant cet album est une sorte de match entre deux équipes, l’une provenant de Dallas avec Mike SCACCIA, Casey ORR (GWAR) et l’autre de Los Angeles avec Tony CAMPOS (SOULFLY) et Tommy VICTOR (PRONG), lui aussi fidèle lieutenant du grand gourou. L’équipe de Los Angeles a composé "Kleptocracy", "United Forces", "Git Up Get Out’N’Vote" et "99 Percenters" qui forment un quatuor de titres purement inscrits dans la lignée de ce que MINISTRY a pu proposer sur ses derniers albums avant la fin annoncée en 2008. Pourtant, dire que cet album n’est qu’une resucée de ce qu’il a déjà proposé serait une grave erreur car Relapse est bien l’album le plus violent du groupe à ce jour, le contrepoids de l’album de BUCK SATAN & THE 666 SHOOTERS et de REVOLTING COCKS peut être, en effet, depuis qu’Al a compartimenté ses groupes dans des styles lui permettant de couvrir une large palette de son style, ses albums se sont radicalisés dans chacun des styles, au risque de s’enfermer dans un schéma bien trop précis, peut être, mais aujourd’hui, l’homme réussit à proposer quelque chose de neuf à chaque fois, alors une chose à dire, pourvu que ça dure ! Relapse est l’album de la nouvelle ère, il y a eu Psalm 69 et Filth Pig, il y a maintenant ces 10 titres qui ne laissent aucun répit à son auditoire, seule "Relapse" est un peu plus statique que les autres et n’apporte pas autant à l’album, mais ce titre reste d’un bon niveau mais moindre à côté de "Ghouldiggers" et son introduction étrange comme on pouvait en trouver sur Houses Of The Molé, ou de "Double Tap" et son titre répété inlassablement qui provoquera l’hystérie sur scène, c’est certain, mais surtout ce rythme incroyable sur lequel ces 4 minutes sont propulsées, la programmation de la batterie est incroyablement élevée, qu’y a-t-il au dessus de blast en terme de rapidité ? En terme de nouveauté, on notera les titres "Git Up Get Out’N’Vote" un peu plus léger que les autres, et surtout "Bloodlust" et ses riffs, sa batterie, ses sonorités, son chant plus bruts laissant place à un refrain aérien et quelques parties de guitares au son moins trafiqué, une petite bouffée d’air frais venue de Dallas et qui fait un bien fou sur cette fin d’album. Relapse a de quoi réunir les plus scéptiques et les plus fans du retour du groupe, l’Indus’ Metal n’a jamais trouvé de relève à MINISTRY, il est donc encore très plaisant de voir qu’Al nous gratifie encore de son talent, même s’il faut s’attendre à voir débarquer un album de remixes de cet album dans les mois qui suivent pour notre plus grand désarroi.

Note : 8.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

Ministry_Relapse_PromoImage
 

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MINISTRY - The Last Dubber

Publié le par Nono666

MINISTRY – The Last Dubber
13th Planet Records
Style : Indus' Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2009
Site Web : www.thirteenplanet.com

MINISTRY_The Last Dubber



01. Let's Go (La Fin du Monde Mix) / 02. Watch Yourself (The Clock Strikes Thirteen Mix) / 03. Life Is Good (Neuroplasticity Mix) / 04. The Dick Song (Straight Outta Lincoln Mix) / 05. The Last Sucker (Icke Mix) / 06. No Glory (Sandpaper Condom Mix) / 07. Death & Destruction (A Vote Of Non-Confidence Mix) / 08. Die In A Crash (Point Of Impact Mix) / 09. End Of Days Part. I (One Less Sparrow Mix) / 10. End Of Days Part. II (Extreme Mayan Makeover Mix) / 11. Let's Go (Dawn Of Oblivion Mix) / 12. The Last Sucker (Hardware Revamp Mix)

En 2007, Al JOURGENSEN annonce fièrement la fin de MINISTRY en même temps que le règne de Bush se termine aux USA, avec des albums tels que Houses Of The Molé (2004), Rio Grande Blood (2006) et The Last Sucker (2007), on se dit que les Américains peuvent partir la tête haute. Pour le fun, Rio Grande Blood subira un lifting électronique sur Rio Grande Dub (2007) puis c’est un album compilant toutes les reprises auxquelles MINISTRY a pu se frotter durant sa longue carrière, puis un album live, Adios… Puta Madre (2009), qui se concentre uniquement sur les 3 derniers albums, le groupe n’aura jamais été autant actif que depuis que Al l’a enterré, un peu vite visiblement, puisque c’est The Last Dubber qui voit le jour, proposant des remixes des titres de l’album The Last Sucker. Le souci avec ce genre d’album est que, généralement, l’intérêt est vraiment faiblard pour les amateurs de Metal qui liront ces lignes, bref peu importe, “Let’s Go (La Fin Du Monde Mix)” confirme mes craintes avec un remix plat, répétitif et qui enlève tout le charme de l’original, “Watch Yourself (The Clock Strikes Thirteen Mix)” et “Life Is Good (Neuroplasticity Mix)” sont malheureusement coulés dans le même moule, heureusement voici “The Dick Song (Straight Outta Lincoln Mix)” et “The Last Sucker (Icke Mix)” qui redonne un peu de pêche à ce The Last Dubber. Le dernier album de PRONG ayant subi le même sort, je crains que toutes les sorties du label 13th PLANET RECORDS subissent ce même désagrément car on est loin du niveau d’un Remanufacture de FEAR FACTORY et ce n’est pas le planant “Die In A Crash (Point Of Impact Mix)” tout juste sympathique ou le remuant “End Of Days Part I (One Less Sparrow Mix)” qui y changeront quelque chose, voilà une carrière qui se termine sur un faux pas alors que jusqu’ici les Américains avaient toujours réussi à naviguer honorablement. On va donc dire que cet album n’est destiné qu’aux die-hards et qu’il permet d’entretenir la flamme chez ces derniers, pour ma part on se croirait dans les arrangements électroniques du dernier MARILYN MANSON

Note : 6/10

Chronique : Aymerick Painless

 

MINISTRY_The Last Dubber_Header
 

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AWACKS - Madness (Clip)

Publié le par Nono666

Les Français d'AWACKS ont publié un clip réalisé pour le titre "Madness" extrait de leur nouvel album Resilience à paraitre en septembre via Brennus Music.

 

 

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