HIBRIA - Silent Revenge
HIBRIA – Silent Revenge
AFM Records
Style : Progressive Power/Speed Metal
Origine : Bresil
Sortie : 2013
Site Web : www.hibria.com
01. Silent Revenge / 02. Lonely Fight / 03. Deadly Vengeance / 04. Walking To Death / 05. Silence Will Make You Suffer / 06. Shall I Keep On Burning / 07. The Place That You Belong / 08. The Scream Of An Angel / 09. The Way It Is
Déniché par l’inévitable AFM, HIBRIA, déjà auteur de 3 albums, débarque de son Brésil natal pour nous asséner son Silent Revenge, loin d’être aussi silencieux que son titre ne l’indique. Alléchés que nous sommes dès qu’AFM présente une nouvelle découverte, force est d’avouer que le soufflé HIBRIA retombe assez vite…Tout débute pourtant en force avec le titre éponyme, speed, rentre dedans, truffé de touches progressives et de chœurs guerriers, mais dès la seconde piste, "Lonely Fight", un goût de trop peu traine dans la bouche. "Deadly Vengeance" remonte aussitôt le niveau avec un superbe passage voix/piano. "Walking To Death" rate le coche avant que "Silence Will Make You Suffer" et son superbe refrain ne nous emmène au sommet de ce soufflé aux allures d’accordéon. La seconde partie de Silent Revenge est, par contre, bien plus décevante : Après une power ballade assez prévisible, HIBRIA s’enfonce lentement dans le mélodique écœurant (chaque morceau semblant être calqué sur le même schéma de chant), jusqu’au morceau de bravoure "The Way It Is", gigantesque assemblage de tout et n’importe quoi : Blast, chant distordu, Rock’n’roll, Metal (si,si) etc... On termine l’écoute déboussolé et un peu stressé par pareil foutoir. Pas que les musicos d’HIBRIA soient des manchots, il suffit de jeter une oreille sur n’importe lequel des titres de Silent Revenge pour s’apercevoir que chaque membre du groupe est un putain de virtuose qui pourrait en remontrer à beaucoup de musiciens confirmés. Le hic, c’est qu’à vouloir trop bien faire, les Brésiliens servent un album difficile à digérer, presqu’un album à réserver aux seuls musiciens d’entre nous. Pas mauvais, mais on serait en droit d’en attendre plus d’aussi bons instrumentistes.
Note : 6/10
Chronique : Emil Maniak

