Eklablog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

DELIRIUM FEST XIII - Chalons En Champagne - 18 Avril 2015

Publié le par Nono666

DELIRIUM FEST XIII_Chalons_18 Avril 2015

 

DELIRIUM FEST XIII
18 avril 2015 - Chalons En Champagne - MJC Vallée Saint Pierre
IMMOLATION + PARASITE INC. + INSANITY ALERT + POWER FUEL

 

Comme tous les ans en avril, c’est l’heure du traditionnel Delirium Fest, un festival qui a connu plusieurs formes, sur deux jours, il y a quelques années encore, sur une journée avec un début à 14h00 et souvent salle vide ou presque jusqu’à l’arrivée des têtes d’affiche et enfin, cette année, sur la soirée avec 4 groupes à l’affiche et seulement un groupe local pour ouvrir le bal. Enfin, ouvrir le bal pas tout à fait car l’association organisatrice a fait le pari du forum dans l’après midi avec des tables rondes et des discussions animées par les différents acteurs de la scène, artistes, organisateurs, municipalité etc. Un format qui ne semble pas tout à fait avoir convaincu mais il faut laisser le temps à ce forum de s’installer, peut-être que l’année prochaine, Heavy Sound se glissera dans la salle pour vous faire le point sur ce qui peut s’y passer.

En attendant, nous avons 4 groupes au programme ce soir et le sourire est bien vissé sur le visage des organisateurs et avec raison puisque 150 personnes ont répondu présent ce soir, un très beau score qui aura son effet dans la fosse, on en reparlera. Pour l’instant c’est au tour de POWER FUEL de fouler les planches, le groupe de Saint Quentin nous présente un Thrash/Death Metal lorgnant vers CHILDREN OF BODOM, ARCH ENEMY, ARMAGEDDON ou même GOD DETHRONED par son aspect mélodique et mid-tempo. Benoit Laurence, également vocaliste de DISGUST, se donne à fond et tient le public à bout de bras. Malheureusement, le son n’est pas des meilleurs ce soir, et cela pénalise un peu la prestation des Picards dont certains éléments manquent encore de netteté, notamment à la batterie. Car le groupe opère ce soir avec deux batteurs, Stéphane Virzi étant sur le départ, il est remplacé sur la première moitié du show par Mike, nouveau cogneur du groupe et le moins que l’on puisse dire c’est que l’un comme l’autre montrent quelques signes de faiblesse, le trac, l’émotion du premier concert pour l’un et du dernier pour l’autre, seule une nouvelle prestation de POWER FUEL nous permettra d’être plus catégorique. Néanmoins, en première partie, POWER FUEL n’a pas à rougir, Laurent HAUET (la silhouette de Kerry KING) est très concentré sur son manche (ndlr de guitare bien entendu, nous n’étions pas en loge !) et assure un peu le show tout de même. Le groupe se sera concentré ce soir sur son premier et unique album, sorti en 2013, Unleash The Bastards, pas de nouveau titre annonçant la moindre sortie imminente, l’intégration du nouveau batteur risque de repousser tout cela de toute façon.

Setlist : Unleash The Bastards / Artificial Morality / Shorten My Sufferings / Deathtiny / From Hell / Trapped In A Nightmare / Hate On The Cross

POWER FUEL_Delirium Fest XIII_2


Changement de style, d’ambiance et de niveau… là INSANITY ALERT va frapper très très fort. N’ayant jamais entendu la moindre note de ce groupe avec le sosie de Chad Smith au chant version Bee Gees, la déflagration va être violente et c’est là que les 150 personnes présentes vont faire savoir qu’elles ont envie d’entendre du Thrash Metal où la dose d’humour et de Punk sont savamment fournies. Décidément après le succès de la tournée HAVOK / ANGELUS APATRIDA / SAVAGE MESSIAH, serait-il possible d’envisager que Chalons aime le Thrash plus que tout ? Heavy Kevy va assurer le show mais c’est tout le groupe qui met le feu sur la scène avec des accessoires en polystyrène comme moyen de communication récurrent avec le public, que ce soit l’énorme joint que le chanteur fait passer dans les premiers rangs, le panneau Mosh pour signaler au public que c’est le moment de retourner la salle et il ne s’en fait pas prier ou encore le panneau This Dude à chaque fois que Dave Dave Dave (oui c’est le nom du guitariste !) fait un solo, soit 2 fois sur tout le concert. Le bassiste Moosi n’est pas en reste et l’unité affichée par les Autrichiens opère comme un détonateur sur le public qui ne va pas mettre longtemps à adopter le groupe. Les speeches du chanteur entre les titres appuient sur le côté second degré du groupe avec l’utilisation du français, de l’allemand et de l’anglais et sa prestation vocale est très impressionnante jusqu’à cette adaptation du "Run To The Hills" d’IRON MAIDEN rebaptisée "Run To The Pit" sur lequel Heavy Kevy montre les paroles au public sur un panneau en polystyrène, Run to the pit, mosh for your life, voilà le résumé de ce qu’est INSANITY ALERT, à découvrir d’urgence sur scène pour un moment de Thrash Punk où on pense à S.O.D., NUCLEAR ASSAULT et tant d’autres… Ce fut LE concert de la soirée, celui qui a mis tout le monde d’accord, montrant la marge de progression de POWER FUEL et laissant à leurs successeurs sur la scène, une planche dangereusement savonneuse, celle sur laquelle PARASITE INC. s’apprête à monter.

Setlist : Strength of the Insane / Slimer’s Revenge / Macaroni Maniac / I Want More / Crucified By Zombies / F.U.N. / Flamethrower / Mankind Eraser (Must Destroy All) / Zongo Vs. Eyeball / Desinfektor / Weedgrinder / Blunt In Blunt Out / Shell-Shocked / Glorious Thrash / Twist-off Betrayal / The Claw (Of All That Is Evil) / March Of The Mentaly Ill / Run To The Pit

INSANITY ALERT_Delirium Fest XIII_1


En effet, voici l’heure des Allemands et du Melodic Death Metal, le groupe est pour la première fois sur une scène française, voici qu’arrive PARASITE INC. Casquette bien vissée sur la tête, cachant son regard, Kai Bigler est tendu et communique son stress au reste du groupe. Seul, le bassiste, Stefan Krämer assure le visuel venant même au nez et à la barbe de son guitariste/chanteur avec le sourire jusqu’aux oreilles, comme un appel à retirer enfin ce balai si mal placé. Pour autant, difficile d’être totalement dur avec ce groupe tant le capital sympathie est grand, et puis le groupe est techniquement à l’aise, cela transparait par contre assez bien, c’est qu’il faut voir le chanteur aligner les lignes de guitare, l’esprit Alexi Laiho est présent, le showman et le coffre vocal en moins. Pour la défense des Allemands, notons tout de même la mise en son capricieuse, que celui qui n’avait jamais entendu les parties de caisse claire sur la musique de PARASITE INC se réjouisse car ce soir, on entend que ça, les guitares et le chant sont carrément au troisième plan même si un mieux finit par se faire sentir sur les 2 ou 3 derniers titres, le moment d’ailleurs où Kai commence à se détendre, preuve que cela a bien influé sur la communication du groupe envers un public qui n’en tient finalement pas tellement rigueur. Difficile de se faire une idée sur ce groupe dans les conditions de ce soir, dommage car quelques éléments laissent à penser que ce groupe aurait pu continuer sur la lancée et atomiser une salle qui était déjà à genoux après INSANITY ALERT. Le groupe se sera concentré, logiquement sur son premier et unique album Time Tears Down mais n’aura pas pu défendre crânement sa chance, on espère donc les revoir prochainement en France pour se faire une idée plus précise.

Setlist : Fire The Machines / Back For War / Function Or Perish / The Scapegoat / Chaos Inside / In The Dark / Unmeant Outcasts / Time Tears Down / Armageddon In 16 to 9 / Pulse Of The Dead / End Of Illusions

PARASITE INC._Delirium Fest XIII_3


Soyons honnête, ce soir, le public s’est déplacé pour IMMOLATION, les Américains étant en promotion de leur petit dernier, Kingdom Of Conspiracy, qui est déjà le 9ème album en plus de 25 ans de carrière, le tout avec une qualité constante. Car si le groupe est aujourd’hui autant respecté, c’est bien parce qu’il n’a jamais réellement dévié de sa patte artistique qui passe surtout par les riffs uniques de Robert Vigna, sosie non officiel d’Anton Lavey. Mais ce soir, IMMOLATION est pourtant amputé d’une partie de sa force de frappe, son deuxième guitariste Bill Taylor qui a du repartir aux USA, laissant Robert seul pour couvrir la masse de guitare qui cohabite habituellement dans ce groupe. Robert va s’en sortir avec panache et technique même si, bien entendu, les harmonisations et le mur de son derrière les leads et solos manquent à l’appel, il faut voir la précision du guitariste ce soir, et le groupe ne se cachera jamais derrière cet état de fait pour assurer un demi-concert, non, le trio ressortira de scène lessivé, non sans avoir serré quelques paluches. La setlist de ce soir couvre l’ensemble de la carrière du groupe avec une mise en lumière très prononcée sur le EP Providence de 2011 avec 3 titres sur les 5 qu’il contient, Kingdom Of Conspiracy est également représenté avec "Secret Of Lies" et "Kingdom Of Conspiracy", "Echoes Of Despair" initialement prévu ne sera finalement pas joué, tout comme son ainé Majesty And Decay dont 2 titres sont proposés ce soir. IMMOLATION ne mise donc pas uniquement sur son back catalog pour assurer le show même si "Immolation" issue du premier album sera également jouée aux côtés d’un "Burn With Jesus" ou "No Jesus, No Beast". Le groupe a donc revu en profondeur sa setlist entre celle de 2014 lors du European Conspiracy Tour, et celle d’aujourd’hui, une attention très louable. Si IMMOLATION n’a pu totalement convaincre faute de deuxième guitariste pour assoir un son massif, les Américains ont montré un visage plus humain, reste que le show a fait preuve d’une intensité physique de tous les instants pour le trio et Ross Dolan n’aura pas compté ses efforts pour maintenir l’attention du public qui lui aura bien rendu.

Setlist  : A Spectacle Of Lies / Passion Kill / Majesty And Decay / Kingdom Of Conspiracy / Burn With Jesus / What They Bring / Of Martyrs And Men / Providence / Higher Coward / A Glorious Epoch / Immolation / Illumination  / No Jesus, No Beast / Close To A World Below

IMMOLATION_Delirium Fest XIII_2


Encore une fois, Delirium Tremens Prod a eu le nez fin en proposant cette affiche puisque le public a répondu présent, voilà qui fait vraiment plaisir après quelques dates mitigées en termes d’affluence, voilà qui remet du baume au cœur de ces passionnés. Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’année prochaine.

Merci à Mélanie et Ludo pour l’accueil mais aussi tous les autres bénévoles très accueillants

Report : Aymerick Painless & Morbid S.
Photos : Aymerick Painless

 

Voir les commentaires

DEW SCENTED - Détails nouvel album

Publié le par Nono666

Les Allemands de DEW-SCENTED (Thrash/Death Metal) sortiront leur nouvel album intitulé Intermination le 29 Juin prochain via Metal Blade. Il a été mixé par Dan Swanö (Unisound Studio) et l'artwork a été réalisé par Gustavo Sazes (Abstrata.net).

DEW SCENTED_Intermination

Tracklist Intermination (2015) :
01. Declaration Of Intent / 02. On A Collision Course / 03. Scars Of Creation / 04. Affect Gravity / 05. Means To An End / 06. Ode To Extinction / 07. Demon Seed / 08. Power Surge / 09. Ruptured Perpetually / 10. Living Lies / 11. Atavistic / 12. Reborn / 13. Radiation Sickness (Repulsion cover) / 14. Those Who Will Not See (Bonus track) / 15. Survival Reaction (Solstice cover) (Bonus track)

Le titre "On A Collision Course" est à découvrir ci-dessous.

Voir les commentaires

SAVATAGE - Return To Wacken (Compilation)

Publié le par Nono666

EarMUSIC publiera le 19 Juin prochain une compilation de SAVATAGE intitulé Return To Wacken. La tracklist comportera 11 titres, basé sur les deux prestations du groupe lors des éditions 1998 et 2002 du WOA.

SAVATAGE_Return To Wacken

Tracklist Return To Wacken (2015) :
01. Hall Of The Mountain King / 02. Gutter Ballet / 03. Believe / 04. Chance / 05. Edge Of Thorns / 06. The Wake Of Magellan / 07. Dead Winter Dead / 08. The Hourglass / 09. Tonight He Grins Again / 10. Prelude To Madness / 11. When the Crowds are Gone

Voir les commentaires

ORAKLE - Nouveau titre dévoilé

Publié le par Nono666

ORAKLE vient de mettre en ligne un nouvel extrait de son prochain album, Éclats, à paraitre le 11 Mai prochain via Apathia Records. Il s'agit du titre "Bouffon Existentiel" à découvrir ci-dessous.

Voir les commentaires

NEAL SCHON - Nouvel album solo

Publié le par Nono666

NEAL SCHON sortira son nouvel album intitulé Vortex le 22 Juin prochain via Mascot Records. Disponible en double CD, double LP et digital. Un premier extrait est disponible à cette adresse .

NEAL SCHON_Vortex

Tracklist Vortex (2015) :
CD 1 : 01. Miles Beyond / 02. Awakening / 03. Cuban Fly Zone / 04. El Matador / 05. Eternal Love / 06. In A Cloud / 07. Irish Cream / 08. Lady M (Our Love Remains) / 09. Airliner NS910
CD 2 : 01. Tortured Souls / 02. Schon & Hammer Now / 03. NS Vortex / 04. Unspoken Faith / 05. Twilight † Spellbound / 06. Triumph Of Love / 07. Mom / 08. Talk To Me / 09. White Light

Voir les commentaires

LIVHZUENA - Sortie premier album

Publié le par Nono666

Les Bretons de LIVHZUENA (Melodic Death Metal) sortiront leur premier album, Dark Mirror Neurons, le 22 Mai prochain via Klonosphère/Season Of Mist. Un concept album qui devrait plaire aux fans de Gojira, Meshuggah, Opeth, Lamb Of God, Hacride.

LIVHZUENA_Dark Mirror Neurons
 

Voir les commentaires

POWERWOLF - Tracklist Blessed & Possessed

Publié le par Nono666

Les loups-garous de POWERWOLF ont dévoilé la tracklist de leur nouvel album Blessed & Possessed à paraitre le 10 Juillet prochain via Napalm Records. Une édition limitée Boxset sera également disponible et renfermera un CD bonus intitulé Metallum Nostrom sur lequel figurera 10 reprises.

 

POWERWOLF_Blessed & Possessed_Promo
 

Tracklist Blessed & Possessed (2015) :
01. Blessed & Possessed / 02. Dead Until Dark / 03. Army Of The Night / 04. Armata Strigoi / 05. We Are The Wild / 06. Higher Than Heaven / 07. Christ & Combat / 08. Sanctus Dominus / 09. Sacramental Sister / 10. All You Can Bleed / 11. Let There Be Night

Bonus Cover Album Metallum Nostrom :
01. Touch Of Evil / 02. Conquistadores / 03. Edge Of Thorns / 04. Power And Glory / 05. Out In The Fields / 06. Shot In The Dark / 07. Gods Of War Arise / 08. The Evil That Men Do / 09. Headless Cross / 10. Night Crawler

 

Voir les commentaires

ADX - Nouveau guitariste

Publié le par Nono666

ADX vient de dévoiler le nom de son nouveau guitariste en remplacement de Bernard-Yves Quéruel, il s'agit de Nicklaus (Altered Beast, Carnival In Coal, Yyrkoon, Maladaptive, Decline Of Humanity). Ci-dessous une photo du nouveau line-up où l'on peut découvrir Nicklaus et un Phil new look...

ADX_Band 2015

Voir les commentaires

CALDERA - Centralia

Publié le par Nono666

CALDERA - Centralia
Ancient Battle Records
Style : Instrumental Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : https://caldera666.bandcamp.com/

CALDERA_Centralia



01. Centralia / 02. Garden Of Love (AMBER ASYLUM cover)

Si les sorties du quatuor Nancéen CALDERA sont rares, elles sont également précieuses car le groupe est extrêmement attentif à la qualité de ce qu’il propose (il suffit de voir ce dégradé sur la pochette !), c’est une des raisons qui expliquent ces délais entre chaque sorties. Pour cet EP Centralia, le groupe a battu des records mais a tenu bon pour proposer le vinyle qu’il désirait. En effet, ce deux titres n’est disponible qu’en vinyle tiré à 100 copies (ou en digital via Bandcamp  mais propose une vraie évolution musicale par rapport aux deux premiers albums qui avaient déjà fait suffisamment de bruit à leur sortie pour que les observateurs de la scène placent de grands espoirs en ces Nancéens. Concentrons nous d’abord sur le visuel pour un résultat très sobre dans ses couleurs mais assez extraordinaire de par les détails, l’artwork en lui-même (ndlr. réalisé par Christophe Lacroix et Christin Georgel) tranche nettement avec ce que le groupe avait pour habitude de proposer, un dessin (déjà, c’est une belle évolution) où le blanc domine et qui retranscrit assez bien ce qu’est la ville de Centralia en Pennsylvanie aux Etats-Unis, évacuée dans les années 80 suite à un incendie déclenché en 1962 dans les mines de charbon qui se trouvent sous la ville et qui brule toujours aujourd’hui. On y trouve aujourd’hui une église qui semble toujours debout et qui est représentée sur la pochette de cet EP sur lequel un corbeau jette un œil, un dessin très fort en total corrélation avec la musique qui, elle aussi, est plus lumineuse que les albums précédents. Par la production déjà, les guitares sont mieux déterminées et surtout le tout sonne incroyablement organique et chaud, un comble lorsque l’on est envahit par la mélancolie qui s’en dégage. Cette face A qui porte la chanson titre se forge au sied d’une influence Progressive très nettement mise en valeur, il ne s’agit plus là uniquement de Doom mais bien d’autre chose, CALDERA a affiné son style pour en faire quelque chose de bien plus malsain sous ces traits plus lumineux et cela passe par les guitares dont les lignes mises en avant sont mélodiques, mélancoliques et posées mais bien supportées par des rythmiques grasses et lourdes comme le groupe avait l’habitude de nous en proposer (le travail sur le matériel et le son utilisé est assez incroyable). Tous les éléments se mettent lentement en place mais le titre reste d’une incroyable fluidité par de petits arrangements qui s’imbriquent au fur et à mesure et qui donne cette structure mouvante progressant comme l’incendie de Centralia, lentement mais surement. Sur la face B, on retrouve une réinterprétation du titre "Garden Of Love", un titre original d’AMBER ASYLUM paru sur Still Point (2007), un groupe de Folk Post-Rock Américain. CALDERA l’a assez librement réinterprété en gardant les mélodies de base et en enlevant le chant bien entendu et si on est également saisi par la mélancolie qui s’en dégage, l’original vous prend encore plus aux tripes, c’est peut-être là le seul petit bémol à cet EP, le chemin emprunté pour reprendre ce titre tout de même assez obscur et que beaucoup découvriront par cet intermédiaire, mais ce n’est là qu’un sentiment tout à fait personnel et pas du tout objectif, il aurait été intéressant de voir CALDERA évoluer dans une sphère moins saturée pour voir ce qu’il pouvait en ressortir, un autre jour peut-être et c’est là un chipotage car ce "Garden Of Love" reste d’excellente facture. Ces deux titres permettront au public de renouer avec ce groupe si particulier qui a monté sa propre structure, Ancient Battle Records, pour l’occasion, signe d’une réelle volonté du groupe de contrôler tous les aspects qui touchent au groupe. CALDERA pratique un art là où d’autres se contentent de faire de la musique, c’est la raison pour laquelle l’acquisition du vinyle n’est sans commune mesure comparable à son pendant digital. Et bien d’autres surprises se sont glissées à l’intérieur de cette pochette pour le plus curieux, un EP immanquable pour ceux qui aiment le Doom Metal mais pas uniquement puisque l’histoire de Centralia a également donné naissance au jeu Silent Hill, si vous cherchez une bande son, cet EP est tout indiqué ! Voici LE retour que l’on attendait plus.

Chronique : Aymerick Painless

9

 

 

CALDERA_Band
 

Voir les commentaires

ANCIENT RITES - Laguz

Publié le par Nono666

ANCIENT RITES - Laguz
Massacre Records
Style : Symphonic Extrême Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2015
Site Web : www.ancientrites.be

ANCIENT RITES_Laguz



01. Golden Path To Samarkland / 02. Carthago Delenda Est / 03. Under The Sign Of Lagoz / 04. Van Gott Entfernt / 05. Apostata (Imperator Fidelis) / 06. Legio V Alaudae / 07. Mind Unconquered / 08. Umbra Sumus (We Are the Shadows) / 09. Frankenland / 10. Fatum (III Fate/Noodlot)

Les Belges d'ANCIENT RITES reviennent avec leur sixième album intitulé Laguz. Laguz est la vingt-et-unième rune du Futhpark, sorte d'alphabet scandinave ancien. La couverture de l'album représente le casque de Sotton Hoo. Cet objet archéologique, conservé au British Museum, a été découvert sur le site de Sotton Hoo en Angleterre où un cimetière anglo-saxon daté du VIIe siècle a été mis au jour. Cet objet peut être mis en relation avec des casques similaires datant de l'Âge de Vendel (période précédent celle des Vikings) en Suède.

Laguz s'ouvre avec l'intro instrumentale "Golden Path to Samarkland" qui est pour le moins déconcertante si l'on considère qu'ANCIENT RITES est un groupe de Metal extrême. Ce titre commence par un air de piano suivi de notes de guitare acoustique à inspiration méditerranéenne puis sur une mélodie évoquant la Mésopotamie. Très étrange… Le second morceau, "Carthago Delenda Est", nous plonge dans l'antique Carthage. Cette chanson marquant le début de l’album est une très bonne entrée en matière. "Under The Sign Of Lagoz" est un titre épique dès le début avec une mise en bouche très pagan et une ligne mélodique énergique. Comme le titre l'indique, le texte évoque les temps Vikings. "Van Gott Entfernt" commence par une douce mélodie au piano suivi rapidement par un enchaînement très Black Metal, tout en gardant la puissance du symphonique. Ce titre fait référence aux troupes de brigands opérant au XVIIIe siècle dans le nord de la Belgique et le sud des Pays-Bas. Dans les croyances populaires, ces Bockereyders (ou Bokkenrijders) étaient des esprits chevauchant des boucs. "Apostata (Imperator Fidelis)" nous plonge de nouveau dans l'Antiquité, tout comme "Legio V Alandae", qui fait référence à la célèbre légion romaine de la Guerre des Gaules. Quant aux quatre dernières chansons, j'avoue que la signification des textes me sont restés vagues... Certains morceaux seraient parfaits pour une bande-son de films héroïques ou pagan. Les introductions des chansons sont généralement marquées par un son épique ou pagan avec des guitares puissantes et, ou des rythmes de batteries marqués. Le Black Metal Symphonique est bien présent dans des titres tels que "Carthago Delenda Est", "Van Gott Entfernt", "Apostata", "Mind Unconquered" ou "Umbra Sumus" alors que d'autres tendent à se détacher de ce genre comme "Under The Sign Of Lagoz" ou "Legio V Alaudae". Ce que l'on aime chez ANCIENT RITES ce sont également ces petites envolées de guitares et le mélange des genres : Black, Folk et Pagan Metal. Ce que l'on aime (beaucoup) moins ce sont certaines touches ambiguës de nationalisme d'extrême droite, notamment dans la chanson "Frankenland" ou dans certains textes évoquant l'Europe passée. Du coup, une impression de malaise nous reste en bouche alors que le dîner n'était finalement pas mauvais.

Chronique : Émeu Ragie

6

 

 

ANCIENT RITES_Band 2015
 

Voir les commentaires