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YORBLIND - Reflexions

Publié le par Nono666

YORBLIND – Reflexions
Manitou Music
Style : Thrash/Death Metal
Origine : France
Sortie : 2010
Site Web : www.facebook.com/yorblind

YORBLIND_Reflexions



01. Media Oppression / 02. Extinction Of All Religions / 036. Suicide / 04. To Feel Despised / 05. Human Stupidity / 06. You're Blind / 07. Blood Sucker / 08. Eradicate The Human Race / 09. Clone / 10. Madness To Kill

Formé en 2002 en région Parisienne, YORBLIND ne nous avait plus donné signe de vie depuis son premier album, Melancholy Souls, en 2005. En 2010, nouveau line-up, nouveau logo, bien plus appréciable et nouvel album surtout avec Reflexions. Et le temps de la réflexion, le groupe a eu le temps de le prendre et ça s’entend. “Media Oppression”, qui ouvre l’album, offre une ambiance mid-tempo particulièrement lourde sur laquelle Cédric fait état de tout son talent à la batterie, sans en faire de trop, il réussit à insuffler une vraie dynamique dans un titre mid-tempo, pas évident. “Extinction Of All Religions” verse lui dans un Death plus Old-School bien pêchu, on pense à une incarnation moderne d’IMMOLATION alors que “Suicide” nous mène d’un Death moderne et brutal à un Death mélodique à la DARK TRANQUILITY où le refrain se fait particulièrement groovy, voilà vous l’aurez compris, Reflexions débute sous les meilleurs auspices avec une variété dans le propos musical. On se prend alors des décharges Thrash/Death virulentes avec “To Feel Despised” “Human Stupidity” et “Blood Sucker” qui ne sont pas sans rappeler CARNAL FORGE avec un “You’re Blind” au milieu de tout ça dans un style Death Metal ambiancé et de nouveau un son Heavy. Car si on peut reprocher une chose à YORBLIND c’est un son de guitare un tout petit peu léger dans les parties les plus brutales, le côté rouleau compresseur est un peu atténué mais c’est là chercher la petite bête, vous en conviendrez. Dans la lourdeur, le groupe sait y aller donc avec un “You’re Blind”, qui est pour moi la plus belle réussite de cet album, sur lequel Adrien (HACRIDE) vient pousser la chansonnette, ou avec un ultime “Clone” old-school à souhait et bien rentre dedans où c’est Seb d’ABORTED qui vient hurler. Masterisé par Tue MADSEN, comme beaucoup de groupes Français désormais, Reflexions bénéficie surtout d’une production claire qui met bien en valeur les vertus mélodiques de son Thrash/Death inspiré. Dans un style engorgé, YORBLIND réussit à tirer son épingle du jeu en variant un petit peu le tempo et les ambiances. Tout comme ses camarades de label, OBDURATED, YORBLIND se révèle être une valeur sure avec laquelle il va falloir compter à l’avenir. Enfin, en ultime bonus bien caché en fond de piste après le détonant “Madness To Kill”, les Parisiens nous offrent une reprise du classique de METALLICA qu’est “Creeping Death”, fidèle à l’original, les voix Death en plus, mais une maitrise totale affichée. Quelque peu Deathéifiée et eightisée (dans le son de guitare lead surtout), la version de YORBLIND rend hommage aux Américains et ce n’est pas toujours le cas avec les reprises, et puis ces solos… impeccables. Bref ! Vous cherchiez un bon album de Thrash/Death pour vous remettre quelques cervicales en place, un voilà un très bon, Reflexions de YORBLIND.

Note : 8/10

Chronique : Aymerick Painless

 

YORBLIND_Band 2009
 
 

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MELECHESH - The Epigenesis

Publié le par Nono666

MELECHESCH – The Epigenesis
Nuclear Blast Records
Style : Black/Death Metal
Origine : Israel
Sortie : 2010
Site Web : www.melechesh.com

MELECHESH_The Epigenesis



01. Ghouls Of Nineveh / 02. Grand Gathas Of Baal Sin / 03. Sacred Geometry / 04. The Magickan And The Drones / 05. Mystics Of The Pillar / 06. When Halos Of Candles Collide / 07. Defeating The Giants / 08. Illumination - The Face Of Shamash / 09. Negative Theology / 10. The Greater Chain Of Being / 11. The Epigenesis

Quatre années ont été nécessaires à MELECHESH pour proposer un cinquième album, The Epigenesis, qui voit le jour chez NUCLEAR BLAST, exit donc OSMOSE PRODUCTIONS, le label historique des Israéliens, exit également le bassiste Al’Hazred, dont le remplaçant n’a tenu qu’un an avant que n’arrive Rahm qui assure donc la basse sur ce nouvel album. Le groupe qui proposait un Black/Death donne ici une dimension progressive à l’ensemble avec un Folk Moyen Oriental très présent. Outre deux instrumentaux "When Halos Of Candles Collide" et "The Greater Chain Of Being" très imprégnés de cette culture, le groupe nous propose quelques breaks, sur "Mystics Of The Pillar" pour n’en citer qu’un, quelques introductions pertinentes, celle de "The Magickan And The Drones" par exemple, qui donne une dimension grandiose à cet album très ambitieux. En effet, au-delà de sa durée, 71 minutes (ndlr c’est un pavé énorme c’est clair), MELECHESH fricotte donc largement avec le Progressif avec un titre comme "Ghouls Of Nineveh" qui ouvre l’album dans une ambiance mid-tempo plutôt pesante et dont la fin est un petit bijou de travail sur les arrangements. Mais le groupe nous réserve également un "The Epigenesis" en fin d’album assez époustouflant par sa maitrise musicale, une direction que ses fans les plus durs verront peut être d’un mauvais œil mais il faut bien reconnaitre que la tentative est une réussite. Au milieu de tout cela, reste des titres Black/Death très relevé avec  "Grand Gathas Of Baal Sin" et ses mélodies très courtes à la guitare ou sa rythmique appuyée par des percussions qui donnent une profondeur dans le son déjà bien pesant grâce à une production qui sied à merveille à cet album. The Epigenesis est donc ambitieux et se rapproche parfois de ce que peut proposer ORPHANED LAND ou ROTTING CHRIST, avouez que cela peut être déroutant et pourtant ça marche, sans dénaturer ce qu’est MELECHESH, le groupe ouvre (enfonce même) les portes là où un groupe comme NILE est beaucoup moins aventureux, une position louable qui aboutit à un album hautement recommandable. On regrettera toutefois, la légère baisse de régime en milieu d’album avec "Defeating The Giants"  ou "Illumination – The Face Of Shamash" qui aux côtés des pépites de l’album font un peu pale figure malgré une qualité indéniable et respectable. Un excellent album, un de plus de la part de MELECHESH, et c’est peut être là le drame, habitué à avoir une très haute qualité de la part de ce groupe on finit par en attendre un peu de trop...

Note : 9/10

Chronique : Aymerick Painless

 

MELECHESH_Band 2010
 
 

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ALL THAT REMAINS - The Order Of Things

Publié le par Nono666

ALL THAT REMAINS - The Order Of Things
Razor&Tie
Style : Metalcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.allthatremainsonline.com

ALL THAT REMAINS_The Order Of Things



01. This Probably Won't End Well / 02. No Knock / 03. Divide / 04. The Greatest Generation / 05. For You / 06. A Reason For Me To Fight / 07. Victory Lap / 08. Pernicious / 09. Bite My Tongue / 10. Fiat Empire / 11. Tru-Kvlt-Metal / 12. Criticism And Self-Realization
 
The Order Of Things est le septième opus du groupe Américain ALL THAT REMAINS dont la production a été confiée cette fois-ci à Josh Wilbur (LAMB OF GOD) après quatre albums réalisés par Adam Dutkiewicz (KILLSWITCH ENGAGE). Le résultat reste dans la lignée des dernières productions du quintette, c'est à dire très mélodique et souvent assez mièvre. Il y a bien ici et là quelques volontés de durcir le ton et de revenir aux fondamentaux du groupe, mais ça reste anecdotique (Le très puissant "No Knock", et dans une moindre mesure "True-Kvlt-Metal"). Pour le reste, les refrains sucrés et popisants parsèment allégrement cette galette pour un résultat toujours plus mainstream et grand public. En effet, difficile de trouver de l'intérêt à des titres comme "Bite My Tongue", "Divide", "For You" ou encore  "The Greatest Generation", à moins d'apprécier la pop guimauve tant les refrains sont plats et gnangnan... Ce qui sauve cet album du naufrage sont les titres "No Knock" entêtant, sombre et menaçant, "True-Kvlt-Metal" survitaminé et bien agressif , "Pernicious" qui mélange intelligemment violence et mélodie et "Criticism And Self Realization" qui clôture l'album d'une assez belle manière avec ce qu'il faut de puissance et de subtiles harmonies. A noter aussi au registre des bons points, des solos de guitare sublimes joués avec beaucoup de maestria sur tous les morceaux ainsi qu'une production en béton armé. Pour le reste, un album en demi teinte qui ne montre pas assez les crocs, dommage de ne pas avoir développé des titres plus testostéronés et coups de poings à l'image de "No Knock"...

Chronique : Ziltoik Skeksis

5

 

 

ALL THAT REMAINS_Band 2015
 

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MALEFICENTIA - Finis Gloriae Mundi

Publié le par Nono666

MALEFICENTIA - Finis Gloriae Mundi
Khaos Division Productions
Symphonic Black Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/Maleficentia

MALEFICENTIA_Finis Gloriae Mundi



01. Silence And Perdition / 02. Among Wilted Hellebores / 03. The Light Of The Temple / 04. The Colour Of Emptiness / 05. The Crimson Path / 06. Let The Vulture Sings My Empire / 07. Collapsed By Memories / 08. My Last Curse / 09. Finis Gloriae Mundi

C’est que l’on aurait pu oublier l’existence de MALEFICENTIA dont le précédent et troisième album, Revelation From The Ancestral Whisper, date tout de même de 2008 même si ce dernier avait été remis en lumière en 2013 à la faveur d’une actualité scénique du groupe Français. A l’époque, un extrait des nouveaux titres avait été divulgué laissant présager un avenir tout aussi brutal. Voici aujourd’hui Finis Gloriae Mundi avec cette désagréable impression que le groupe n’est pas au bout de ses surprises, en effet deux des membres officiant ici (Daevhorn – chant, guitares et Arkorn – basse) ne semblent plus faire partie de l’aventure pour se consacrer à AVE TENEBRAE. Alors si l’avenir semble incertain pour MALEFICENTIA, le présent est lui bien loti avec ce quatrième album de Symphonic Black Metal comme on en entendait dans les 90’s, sans grande surprise mais avec une maitrise du style et un sens de la composition assez aiguisé. La différence se situe essentiellement au niveau de la production, bien plus dynamique que son ainé ce nouvel opus met enfin en valeur le jeu de batterie de Molkhor qui brille par ces petits détails qu’il sème un peu partout sur l’album, notamment sur le jeu de cymbale. Le côté symphonique n’est pas vraiment accentué, on entend des chœurs, de façon bien proportionné dans le mixage mais de façon continue sur l’album, quelques touches de claviers et puis il y a ce côté mélodique pouvant presqu’être joli sur un "Among Wilted Hellebores" absolument imparable, mais le groupe a pris le pari de faire passer un maximum des ambiances par les leads de guitare mais aussi et surtout de ne pas laisser respirer l’auditeur en enchainant les morceaux les uns aux autres avec cette impression de bloc indissociable assez plaisant car, pour autant, les titres existent de façon individuelle également. Cependant, on pourra certainement regretter que ce Finis Gloriae Mundi se complaise dans un rythme assez similaire tout au long de l’album, il manque ces quelques passages où l’ambiance se met un peu en retrait pour laisser place à la sauvagerie Black Metal qui permettrait de bien mettre en relief cet album qui gagne en maturité dans les compositions par rapport aux précédentes sorties du groupe. Reste à savoir si le duo restant à la tête de MALEFICENTIA saura repartir de l’avant, encore une fois, pour remettre sur pied un line-up pour défendre cet album mais aussi et surtout pour envisager la suite du groupe. Un bon album mais qui laisse un petit goût amer en arrière bouche tant la progression du groupe n’est pas si flagrante entre les deux albums, c’est dommage car le potentiel est bel et bien là.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

MALEFICENTIA_Band 2014
 
 

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NOTHING MORE - Jenny (Clip)

Publié le par Nono666

NOTHING MORE vient de dévoiler son nouveau clip réalisé pour le titre "Jenny" extrait de l'album Nothing More sorti l’année dernière via Eleven Seven Music.

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HOLLOW HAZE - Détails nouvel album

Publié le par Nono666

Les Italiens d'HOLLOW HAZE publieront leur nouvel album, Memories Of An Ancient Time, le 9 Juin prochain via Scarlet Records. Il a été mixé par Nick Savio au Remaster Studio et masterisé par Mika Jussila aux Finnvox. A noter la présence de plusieurs invités qui se chargeront d'assurer les parties de chant : Mats Leven (Yngwie Malmsteen, Therion, Candlemass), Rick Altzi (Masterplan, At Vance), Amanda Somerville (Avantasia, Epica, Kamelot, Edguy, After Forever), Ivan Giannini (Derdian) et Claudia Layline (Serenade).

HOLLOW HAZE_Memories Of An Ancient Time

Tracklist Memories Of An Ancient Time (2015) :
01. Out In The Darkness (Intro) / 02. Rain Of Fire Lights / 03. Created To Live / 04. An Ancient Story / 05. A New Era / 06. Night Is Calling / 07. Angeli di Fuoco / 08. Silvertown / 09. Eyes Of The Sphinx / 10. Lance Of Destiny / 11. Demon / 12. Gate To The Eternity

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EXISTANCE - Changement de bassiste

Publié le par Nono666

EXISTANCE (Heavy Metal) vient d'annoncer le départ de son bassiste Tom Drouin. Il est remplacé par Ilan Rils.

Photo du nouveau line-up

EXISTANCE_Band 2015
 
 

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SEYMINHOL - Un premier extrait du nouvel album dévoilé

Publié le par Nono666

Les Français de SEYMINHOL viennent de dévoiler un premier extrait de leur nouvel album, The Wayward Son, à paraitre le 18 Mai prochain chez Brennus Music. Il s'agit du titre "The Mantle of Madness", à découvrir via la lyric vidéo ci-dessous.

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SOLEFALD - World Metal. Kosmopolis Sud

Publié le par Nono666

SOLEFALD - World Metal. Kosmopolis Sud
Indie Recordings
Style : Experimental Post-Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2015
Site Web : www.solefald.no

SOLEFALD_World Metal. Kosmopolis Sud



01. World Music With Black Edges (Kosmopolis Sud) / 02. The Germanic Entity (Kosmopolis Nord) / 03. Bububu Bad Beuys / 04. Future Universal Histories / 05. Le Soleil / 06. 2011, Or A Knight Of The Fail / 07. String The Bow Of Sorrow / 08. Oslo Melancholy (Den Norske Sumaren)

Depuis 20 ans maintenant, SOLEFALD éveille les sens et repousse les limites en conservant cet aspect ‘chanson’ et ce World Metal.Kosmopolis Sud, prolongement du EP publié en 2014, continue d’emprunter des chemins que peu seraient capable de prendre. Rien que "World Music With Black Edges (Kosmopolis Sud)" qui ouvre l’album retourne le cerveau mais garde cet aspect addictif imparable et montre une production très pointue (signée Jaime Gomez Arellano auteur des dernières sorties de PARADISE LOST ou CATHEDRAL) où le casse-tête de faire sonner de nombreuses pistes est ici bien présent. En effet, le duo utilise bon nombre d’instruments exotiques et habituellement étrangers au monde du Metal, les bardes de chœurs viennent également grossir la masse d’information ("The Germanic Entity (Kosmopolis Nord)") mais au lieu de prendre le pari de la surenchère, les Norvégiens ont imbriqué tout cela de telle sorte qu’à chaque écoute on découvre un nouvel élément qui participe à cette ambiance si spéciale. Toutefois, on aurait pu craindre que SOLEFALD se complaise dans la recherche de la folie à tout prix quitte à sonner totalement barré mais voilà le groupe garde un pied bien ancré dans le monde de l’extrême mais aussi de la Darkwave et de l’Electro, notamment la scène Allemande qui transpire sur les deux premiers titres de façon assez flagrante. Avec "Bububu Bad Beuys" c’est un mixage entre SYSTEM OF A DOWN et RAMMSTEIN à la sauce extrême auquel nous avons droit, et si la première réaction est l’étonnement, on finit par danser sur ce rythme imparable et là aussi l’attention aux petits détails est très présente, ce morceau qui pouvait laisser paraitre une bizarrerie sans grand intérêt se révèle très riche et s’inscrit totalement dans l’esprit de SOLEFALD. On retrouve également ces refrains qu’un certain ENSLAVED ne renierait pas ("Future Universale Histories", "The Germanic Entity (Kosmopolis Nord)") pour cet aspect Folk qui est une base déterminante dans la personnalité de ce duo décidément très surprenant mais jamais décevant. Pour le concept, Cornelius Von Jackhelln, chanteur et bidouilleur en chef, s’est inspiré de ses propres poèmes et bouquins sortis sous son nom et y mêlange plusieurs langues, l’anglais en majorité, le Norvégien, notamment sur les extensions que sont "Kosmopolis Sud" et "Kosmopolis Nord" à la fin des deux premiers titres mais aussi le français, à la fin de "World Music With Black Edges" avec ces mots « L’art est le fanatisme qui oblige à la diplomatie », voilà qui résume parfaitement ce qu’est SOLEFALD. Et puis il y a ce titre, "Le Soleil", chanté en français mais également en Norvégien, le texte totalement en français et en norvégien se font face et s’entremêlent sur ce titre qui peut apparaitre comme le plus agressif ou dirons nous, le plus conventionnel, autant que ce que ce duo peut l’être. Cornelius se révèle également sur le titre "2011, Or A Knight Of The Fail" qui traite de la tuerie d’Utøya perpétrée par Anders BREIVIK en 2011 et y dresse un tableau assez inquiétant en disant que rien ne serait pareil après 2011 en Norvège en faisant le parallèle avec le 11 septembre 2001 aux Etats Unis. SOLEFALD donne ainsi un crédit intellectuel à ce déluge de bizarrerie et d’ailleurs pour ceux qui s’intéresseront aux paroles et au concept, la musique se fait beaucoup plus fluide et naturelle, cet album, comme tous ceux de la riche discographie du duo, s’appréhende dans sa globalité même si quelques moments pourraient très bien être pris au premier degré d’écoute comme ce titre d’ouverture et son break dansant. World Metal.Kosmopolis Sud est un album passionnant si on prend le temps de l’apprécier et de le découvrir, amateur d’objet prémâché, passez votre chemin, ce duo ne fait pas dans la demi-mesure et propose ce que l’on appelle des œuvres complètes que l’on épouse ou pas mais qui ne laissent pas indifférentes.

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

SOLEFALD_Band
 
 

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YORBLIND - Blind But Alive

Publié le par Nono666

YORBLIND - Blind But Alive
Klonosphere
Style : Thrash/Death Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/yorblind

YORBLIND_Blind But Alive



01. Blind… / 02. I Am Not / 03. The Scapegoat / 04. The Exploited / 05. The Self Centered / 06. The Master / 07. Genesis / 08. The Teacher / 09. …But Alive

Voilà un album qui se sera fait attendre, le chemin a encore été parsemé d’embuches pour YORBLIND entre les changements de chanteur, l’arrivée de L. Chuck D. (ex-NO RETURN) pour l’enregistrement de ce troisième album et son départ en 2014 après un faux départ de Blind But Alive. Un temps annoncé en sortie chez Great Dane Records, il semble effectivement avoir été programmé, des chroniques ont été faites et puis plus rien avant l’annonce de la sortie via Klonosphere et Season Of Mist pour la distribution, des couacs à répétition qui auraient pu avoir raison de la motivation du groupe mais aussi du public. Heureusement, ce troisième opus vaut largement l’attente qu’il a pu susciter, cinq longues années d’attente mais le palier franchi par le groupe sur ces 37 minutes de Melodic Thrash/Death Metal est énorme. L’introduction très douce qu’est "Blind…" lance l’album dans la délicatesse, une délicatesse que l’on retrouve sur "…But Alive", une outro très fouillée et qui est le prolongement de cette première piste. Entre temps, les Français ont enchainé les titres rentre dedans emprunts de mélodies et si on reconnait le côté mélodique du groupe déjà présent sur Reflexions, son aîné, le songwritting est ici bien plus réussi, mature, l’esprit ARCH ENEMY du tubesque "I Am Not" est un exemple qui va mettre tout le monde d’accord. Au niveau production, YORBLIND s’est doté d’un son précis mais pas forcément clinique et froid, ce qui permet au côté groovy de son Thrash Metal de briller sans mal sur cette galette. L’évolution se trouve plus précisément dans l’apparition de titres évoquant SOILWORK ou IN FLAMES de la période Soundtrack To Your Escape ("The Scapegoat" et son refrain entêtant) mais aussi par le chant qui prend une tournure mélodique qui rappelle le grand Gus CHAMBERS sur "The Exploited" et son alternance avec le chant de Julien de LOKURAH qui fonctionne très bien, "The Self Centered" et son ambiance à la FEAR FACTORY sur le refrain ou encore "The Master". La durée assez courte de ce Blind But Alive permet d’éviter l’écueil des longueurs et du remplissage même si musicalement "The Master" apparait comme un peu moins fourni que ses camarades avec un riffing moins recherché mais le boulot est là, YORBLIND se dresse sans mal comme un groupe à surveiller de très près et confirme tout le bien que l’on pensait de lui au moment de la sortie de Reflexions en 2009. Rash ROBERTS (ex-HORRESCO REFERENS) est maintenant en poste pour assurer les concerts et avec de tels titres à défendre, on imagine mal que ce groupe n’accroche pas au moins une première partie luxueuse, en tout cas c’est tout le mal qu’on leur souhaite tant cet album regorge de hargne maitrisée et de moments délicieusement Thrash avec ce côté mélodique à la GRIP INC., à cela ajoutée la qualité du back catalogue mêlée au line-up affuté actuel. Si on ne doit mettre qu’un seul bémol, ce serait sur les titres "The Master" et "The Teacher", moins inspiré et peut être un peu trop facile par rapport au reste.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

YORBLIND_Band 2014
 

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