VESEN – This Time It’s Personal Soulseller Records
Style : Black/Thrash Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/uglyvesen
01. The Threat / 02. This Time It’s Personal / 03. Billions / 04. Where The Children Go To Die / 05. Chained And Bled / 06. Pressure / 07. We Walk Alone / 08. Rubicon / 09. Triumph / 10. Fear Of Skin / 11. Stabber
Quatrième album des Norvégiens de VESEN, This Time It’s Personal montre un groupe qui désire accentuer la cadence puisque l’écart entre chaque album se réduit au fur et à mesure. Ce nouvel opus ne montre pas de grande révolution, le Black/Thrash Metal du trio oscille entre titres rentre dedans et up tempo comme la chanson titre et des titres plus mid tempo comme "Billions" qui évoque un peu plus une certaine frange du Black Metal plus qu’AURA NOIR comme "This Time It’s Personal" peut le faire. Le souci est que VESEN semble se perdre un peu en chemin avec du chant clair sur un mid tempo "Where The Children Go To Die" contrebalancé par un "Chained And Bled" censé redynamiser l’album mais ce titre manque cruellement d’idées fortes, un titre bateau sans grand intérêt, bref le groupe n’a pas réussi à se structurer, c’était déjà le défaut que l’on pouvait lui trouver sur les précédents opus et c’est dommage car l’envie de varier le propos est fort louable mais pas vraiment réussi au niveau de l’intérêt que l’on peut porter aux différents passages de ce This Time It’s Personal. Et le problème se poursuit avec des titres bateau, "Pressure", "We Walk Alone" sont poussifs et n’accrochent absolument pas l’oreille, le tout mixé avec une production sèche qui donne un côté froid à l’album qui ne lui va pas vraiment bien, on reconnait volontiers que le groupe a mis de la bonne intention dans tout cela mais une fois passé "Billions", nous sommes dans un Black/Thrash Metal très banal, les mélodies qui dominent un "The Threat" disparaissent totalement, de même que les solos même les plus déstructurés et Thrash Old-School qui soient, les Norvégiens doivent revoir leur copie s’ils veulent attirer durablement l’attention.
WINTERS – Berlin Occult Bureau Van Records
Style : Occult Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/WintersOccultBureau
01. Goodbye / 02. Plans With Plans / 03. Ausländer / 04. Schwarze Kraft / 05. Berlin Occult Bureau / 06. On Your Street Again / 07. No Tomorrow / 08. Ace Frehley / 09. Run Run Run Run / 10. Geistkämpfer
WINTERS déboule avec un deuxième album, Berlin Occult Bureau. Le trio s’inscrit dans la vague revival actuelle de l’Occult Rock mais dans une veine Pop très prononcée et le titre "Ace Frehley" n’est pas sans rappeler certaines choses de FOO FIGHTERS. Pourtant il se dégage une noirceur un peu plus subtile qu’un THE DEVILS BLOOD dans la musique des Anglais, certainement ce côté so british qui nous renvoie directement vers THE BEATLES par moment, c’est d’ailleurs une sorte de réincarnation du quatuor découvrant les guitares très saturées et BLACK SABBATH, sinon comment expliquer un titre tel que "Geistkämpfer" qui referme cet album dans un esprit Doom assez prenant. Avec un message de départ finalement assez en vogue, le trio réussit à se faire un chemin qui le mène vers un son personnel qui fait de ce deuxième album une belle petite surprise et qui récompense ceux qui ont attendu 5 longues années pour avoir une suite au premier album Black Clouds In Twin Galaxies (2007). Les Anglais mixent cette scène Occult Rock avec un esprit un peu Post-Punk à la KILLING JOKE et un côté direct que NIRVANA n’aurait pas renier même si, bien entendu, c’est la partie Occult Rock qui prime. Voilà un groupe à découvrir même si "Ausländer" n’est pas à écouter en dehors d'une séance de shoot entre amis, ça plane pas mal et ce titre donne une très bonne idée de l’ambiance dont WINTERS imprègne ses morceaux. En gage de qualité, c’est RISE ABOVE et Lee DORIAN qui ont publié le premier album de ce groupe, si ça ce n’est pas de l’assurance. On regrettera juste une impression d’avoir affaire à un album qui ne prend pas réellement son envol comme s’il manquait un titre bien marqué, plus direct peut être !
SHOEILAGER - Sombre Pacte Brennus Music
Style : Heavy Metal
Origine : France
Sortie : 2011
Site Web : http://shoeilager51.free.fr
01. Sombre Pacte / 02. Dans Le Rang / 03. Plein Gaz / 04. Dio / 05. Espiegle / 06. Medium / 07. Hors-La-Loi / 08. Indomptable / 09. Metal
Formé en 1999, SHOEILAGER s'est jusqu'alors montré plutôt discret... Pourtant auteur d'une démo 4 titres (2003) et d'un premier album, Gladiator, sorti en 2006 avec les moyens du bord, le nom de SHOEILAGER n'était encore jamais arrivé jusqu'aux oreilles de votre serviteur, c'est donc avec ce Sombre Pacte que nous découvrons les Marnais, et je dois dire qu'il aurait été bien dommage de passer à côté d'un tel album tant cette belle réalisation au puissant parfum Heavy 80's est une réussite, on pense tour à tour à KILLERS, H-BOMB et à tous ces groupes made in France qui ont bercé notre jeunesse (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre !). Tout sur ce Sombre Pacte respire l'authenticité et la sincérité, on sent que ces mecs se font plaisir et s'éclatent à jouer leur musique... Diablement efficaces, les neuf compos présentes ici sont toutes aussi imparables les unes que les autres, oscillant entre mid tempo et morceaux rapides ("Dans Le Rang", le bien nommé "Metal"...), SHOEILAGER nous offre ici un album solide, direct et sans fioritures qui ravira les nostalgiques des 80's et de sa scène French Metal... D'ailleurs l'organisation du PMFF ne s'y est pas trompé et a convié SHOEILAGER pour sa cinquième édition qui se tiendra à Paris en janvier 2013... une bonne occasion de vérifier de visu la bonne tenue de cet excellent album en condition live.
ODIUM – Beautiful Violence Noisehead Records
Style : Power/Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2012
Site Web : www.odium-metal.de
01. Used To Be Me / 02. Suffering / 03. Abyss / 04. A Better Part Of Me / 05. Beautiful Violence / 06. Loosing Control / 07. No Regrets / 08. No Limits
Actif depuis 20 ans, si les Allemands d’ODIUM sont plutôt restés dans l’ombre jusqu’à aujourd’hui malgré le fait que Beautiful Violence soit leur sixième album c’est parce que celui-ci est le premier à bénéficier de l’appui d’un label. Voilà qui présente un groupe passionné comme on en trouve beaucoup dans le Thrash Metal. Le Thrash Metal des Allemands est d’ailleurs teinté d’une bonne pointe de Power Metal, un mélange qui fonctionne bien et qui évoque les Belges de CHANNEL ZERO ou encore DIVINE DECAY, "Abyss" dans ce registre s’avère plutôt efficace même s’il ne présente rien de révolutionnaire, à l’image de tout l’album d’ailleurs puisque "Used To Be Me" qui ouvre l’album, ou la chanson titre dévoilent un Thrash dont le chant peut rappeler un Tom ARAYA (SLAYER) dans sa diction, le tout plaqué sur une bonne mélodie simple mais efficace. Quelques titres dynamitent un peu tout cela comme "Suffering", un peu plus brutal que les autres titres, son rythme plus enlevé rapproche les Allemands de leurs confrères de KREATOR. Voilà des parallèles qui devraient mettre l’eau à la bouche des amateurs de Thrash Metal à l’esprit suffisamment ouvert pour accepter des titres tels que "A Better Part Of Me" qui montrent un groupe plus aventureux où les voix féminines supportent une voix rampante suivant une musique qui l’est tout autant, avec une autre production, on aurait pu croire à un titre de TIAMAT, un titre très intéressant et qui montre qu’ODIUM a su, en 20 ans, façonner son style pour aujourd’hui être bien plus qu’un simple clone de n’importe quel groupe de Thrash Metal. Avec une bonne production, bien claire, ODIUM réussit à nous proposer un album très varié même si on reste un peu sur notre faim avec des choses telles que "Losing Control" qui se veut plus mélodique mais qui ne semble pas avoir trouvé son rythme, ou "No Regrets" et son chant un peu dissonant alors que musicalement ce titre s’avère très efficace, une impression certainement due au fait qu’ils surviennent après plusieurs titres moins axés sur le Thrash Metal, il manque un vrai titre brutal à Beautiful Violence pour en faire un album hautement recommandé, mais ces Allemands méritent largement de sortir de l’ombre, à découvrir !
KATATONIA – Dead End Kings Peaceville Records
Style : Depressive Metal
Origine : Suède
Sortie : 2012
Site Web : www.katatonia.com
01. The Parting / 02. The One You Are Looking for is Not Here (with Silje Wergeland – THE GATHERING) / 03. Hypnone / 04. The Racing Heart / 05. Buildings / 06. Leech / 07. Ambitions / 08. Undo You / 09. Lethean / 10. First Prayer / 11. Dead Letters
Le neuvième album de KATATONIA, Dead End Kings, marque le retour du duo Renkse/Nyström dans la composition du groupe. En effet, si Night Is The Day a été un excellent album, il était surtout l’œuvre de Jonas RENKSE qui est plus attaché aux travaux mélodiques et c’est ainsi que l’on voit apparaitre des titres très Heavy tels que "Buildings" et "Dead Letters" écrits par le talentueux guitariste. Entre temps les Suédois ont connus un petit changement de personnel puisque Niklas SANDIN a pris la basse alors que Per ERIKSSON prenait la guitare, allant même jusqu’à s’immiscer dans le duo de compositeur pour donner "Leech", un titre qui sonne comme du KATATONIA pur jus, preuve que l’homme est déjà bien intégré au line-up. Pour autant, il ne faut pas voir un si grand écart que ça entre Dead End Kings et Night Is The Day, le nouvel album est plus rythmé avec des choses plus Heavy, c’est certain, mais c’est une facette du groupe que l’on a déjà vu. Par contre, KATATONIA a de nouveau fait appel à Frank DEFAULT pour les arrangements aux claviers, un élément important dans la couleur sonore de cet album mais les guitares reprennent un peu de puissance comme ces arrangements aux claviers peuvent se transformer en boucle électronique comme sur le refrain du titre d’ouverture "The Parting" ou sur le dernier titre. Ce groupe possède une expérience et une approche mélodique unique qui peut faire penser à OPETH pour les non initiés, mais il y a cette grisaille ambiante qui marque la musique de ce groupe et Dead End Kings n’échappe pas à la règle, même le titre "The One You Are Looking For Is Not Here", prétexte à un duo avec la vocaliste de THE GATHERING, Silje WERGELAND, ne donne pas dans la surenchère, la rythmique plombée contrebalance bien les lignes de chants complémentaires et aériennes de ce duo tout en délicatesse. On ne peut pas dire que ce nouvel album soit une réelle surprise mais après tout qui n’a pas imaginé que KATATONIA allait nous proposé un album calme et très mélodique alors que Dead End Kings renferme des passages très Heavy et s’achève d’ailleurs dans ce domaine avec ce titre assez Progressif qu’est "Dead Letters", c’est peut être là qu’est le contrepied. Ceux qui aiment ces Suédois pour leurs mélodies uniques seront conquis, ceux qui n’ont jamais supporté l’approche du groupe ne seront pas plus convaincus. Signalons que le groupe a de nouveau fait appel à Travis SMITH pour l’illustration et que la production signée Renkse et Nyström sert à merveille les sentiments qu’évoquent ces 11 titres (13 pour la version deluxe). Encore un album sans faute que l’on apprécie également parce que le groupe prend son temps pour proposer du nouveau matériel, si peu d’évolution avec des albums tous les ans aurait eu raison de KATATONIA alors que tous les trois ans est un très bon rythme. Peu de concert sont annoncés en France pour le moment, Villeurbanne le 23 novembre et Paris le 27 novembre, mais ceux-ci seront donnés avec ALCEST en invité sur l’affiche, voilà qui promet de beaux moments.
HELLDORADOS - Helldorados Massacre Records
Style : Hard Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2012
Site Web : www.helldorados.com
01. In The Beginning / 02. Never Gonna Stop / 03. You Live, You Learn, You Die / 04. Go To Hell / 05. Changes / 06. Shout Out / 07. Hunter / 08. Double Dealer / 09. Gone / 10. Torture Is My Name / 11. Girls / 12. Got Laid
HELLDORADOS, groupe Allemand formé en 2007, nous propose son premier album éponyme. Un opus aux relents Heavy/Hard Rock qui nous claque ses riffs certes basiques mais assez remuants ! Une pochette à l'artwork simple mais flashy et 12 compos pour nous plonger dans l'univers du groupe, voici le programme de ce Helldorados... Je n'épiloguerai pas sur les dires des membres du groupe quant à leurs influences respectives car ça me parait assez ambigu cette affaire ! Donc nos 4 gars from Stuttgart : Pierre (chant), Steve (guitare), Chris (batterie) et Gunnar (basse) après avoir écouté divers formations et styles nous balancent un album qui, globalement, n'est pas des plus ravageur, tant au niveau compos que fraicheur, mais qui ne donne pas non plus de signes de lassitude et ne dévie pas de son axe Rock'n'Roll dans l'âme. Alors bien sûr on n'en ressort pas marqué au fer rouge, l'écoute se déroule sans accroc, ça bouge, ça riffe sans excés, ça tape du pied et au final c'est sympa, parfois très sympa même ! Pas bouleversant comme je le disais précédemment mais pas ennuyeux au point de se cisailler les veines ! Alors des points négatifs il y en a, c'est sur, certains liés à la jeunesse et au manque d'expérience du groupe (compos basiques manquant un poil de relief parfois), d'autres plus particuliers, le plus évident étant la voix de Pierre, un peu limite et surtout (ça sautera aux oreilles assez vite, nul doute) avec des intonations à la James Hetfield ("Double Dealer")... Passé une intro dont on ne sait ce qu'elle fait là, on entre dans le vif du sujet avec 11 titres (à prendre dans leur ensemble) qui ne titilleront pas forcément les différents lobes de votre cerveau de rocker au point de rester scotché devant votre platine mais qui défilent sans choquer ! Il faut se rendre à l'évidence, Helldorados n'est pas un album marquant mais procure un moment festif simple non négilgeable dans un style Hard Rock assez correct. Des musiciens pas manchots qui se font plaisir sans chercher la difficulté, c'est monnaie courante avouons le ! Si HELLDORADOS n'est pas la révélation de l'année, je trouverais assez ridicule de descendre cette première réalisation qui s'avère bougrement joyeuse dans sa relative simplicité !
DEVIL - Magister Mundi Xum / The Noble Savage (Re-Release) Soulseller Records
Style : Doom Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/Devilband
01. The Arrival / 02. At The Blacksmith’s / 03. Spirit of The Cult / 04. Time To Repent / 05. I Made A Pact... / 06. Welcome The Devil / 07. The Noble Savage / 08. Blood Is Boiling
Le succès du premier album Time To Repent des Norvégiens de DEVIL a donné l’idée de ressortir la démo du groupe datant de 2010, Magister Mundi Xum et de lui ajouté le single The Noble Savage paru en 2011. Avec une musique 70’s dans la lignée de GHOST ou NOCTUM, DEVIL développe un Doom 70’s plus brut qui évoque assez facilement WITCHFINDER GENERAL. Alors si cela fonctionne sur des "Time To Repent" dont on comprend facilement qu’il ait fini sur l’album du groupe, ou "The Noble Savage", d’autres titres prennent assez vite l’eau comme "At The Blacksmith’s" ou "Spirit Of The Cult" dont les lignes de chant ne diffèrent que très peu sur des titres d’une banalité assez ennuyeuse. Il manque clairement la magie qui peut opérer sur les albums de GHOST et autres standards du genre, les refrains et les mélodies ne sont pas immédiats, l’ambiance est moins cérémoniale et le groupe se perd dans des plans statiques très stériles ("At The Blacksmith’s"). Le groupe ne dispose que de peu de titres vraiment marquants pour réussir à fédérer, sur cette démo, DEVIL passe en force et cela se sent énormément. Alors, il s’agit d’un retour en arrière, l’album Time To Repent gommait déjà pas mal de ces défauts mais alors à quoi bon proposer de nouveau ces titres moins bons ? Ce que veulent les fans, les fans l’obtiennent, peut être mais pour ceux qui ne connaitraient pas ces Norvégiens, leur premier album paru l’an passé est bien plus indiqué en attendant la suite qui ne devrait pas tarder même si l’assise rythmique est actuellement occupé avec VESEN, un groupe Black/Thrash Metal dont le quatrième album sort en même temps que la réédition de cette démo. DEVIL reste un groupe d’avenir, Magister Mundi Xum n’est que l’occasion de voir les racines du mal.
GRAVE – Endless Procession Of Souls Century Media
Style : Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2012
Site Web : www.grave.se
01. Dystopia / 02. Amongst Marble And The Dead / 03. Disembodied Steps / 04. Flesh Epistle / 05. Passion Of The Weak / 06. Winds Of Chains / 07. Encountering The Divine / 08. Perimortem / 09. Plague Of Nations / 10. Epos
Depuis le terrible As Rapture Comes, les Suédois de GRAVE ont cessé de surprendre leur public, cet album furieux avait placé la barre très haut et Dominion VIII et Burial Ground étaient juste des albums supplémentaires, sans être mauvais, ils manquaient de titres forts. Depuis la sortie de Burial Ground en 2010, GRAVE a de nouveau changé de personnel puisque Magnus MARTINSON, guitariste du groupe depuis 2008, s’en est allé pour être remplacé par Mika LAGREN également impliqué dans FACEBREAKER. Il est vrai que lorsque l’on voit la forme affichée par ASPHYX, GRAVE donnait l’impression d’être sur le déclin mais les Suédois ont de la ressource et le début de cet Endless Procession Of Souls, dixième album tout voué à la cause Death Metal Old-School dont ils sont un des précurseurs, rappelle les faits pour ceux qui n’ont pas de mémoire. Le riff énorme d’"Amongst Marble And The Dead" qui précède une partie down tempo auxquelles GRAVE n’avait plus donné autant de noirceur depuis bien longtemps. Bien entendu, on retrouve également cette rythmique up-tempo brise nuque ("Flesh Epistle") ou sa cousine, la version bulldozzer qui anime un "Passion Of The Weak" qui finit de dynamiter cet album qui confirme le retour aux affaires des Suédois. Cet album est inspiré, c’est indéniable, on retrouve ces solos si caractéristiques mais avec plus de parcimonie et de façon moins systématique, conférant à l’album un côté brut franchement pas désagréable, un exercice dans lequel GRAVE s’est toujours avéré à l’aise. Le côté brut est également appuyé par une production dynamique et qui révèle des guitares très agressives, voilà qui sert grandement les parties down tempo qui sonnent bien plus pêchues que sur les 2 précédents albums ("Winds Of Chains") tout comme les titres où les leads dominent à l’image d’un "Perimortem". Cet album ne souffre d’aucun temps mort et il semble bien que GRAVE soit en mesure de regagner l’attention des amateurs de Death Metal Old-School. Le meilleur album de GRAVE depuis As Rapture Comes…
MILLION DOLLAR RELOAD - A Sinner's Saint Frontiers Records
Style : Hard Rock'n'Roll
Origine : Irlande
Sortie : 2012
Site Web : www.milliondollarreload.com
01. Fight The System / 02. Bullets In The Sky / 03. Blow Me Away / 04. Can’t Tie Me Down / 05. Broken / 06. I Am The Rapture / 07. Wicked / 08. Smoke ‘N Mirrors / 09. Headrush / 10. Pretty People / 11. It Ain’t Over / 12. Protest (Bonus Track)
Après Anthems Of A Degeneration, un premier album paru en 2007 mais quelque peu passé inaperçu, MILLION DOLLAR RELOAD nous revient cinq ans plus tard avec A Sinner's Saint, un nouvel opus bénéficiant cette fois du soutien de FRONTIERS RECORDS, voilà qui pourrait bien permettre à nos Irlandais d'obtenir enfin la reconnaissance escomptée, et croyez moi, ce ne serait là que justice tant le Rock'n'Roll crade et vicieux de MILLION DOLLAR RELOAD déborde d'énergie et de refrains fédérateurs ("Smoke N Mirrors")... Ne cherchez pas l'innovation, ce n'est clairement pas le propos de M$R, tout ici est basique et simple, ce qui n'empêche nullement ce A Sinner's Saint d'être diablement efficace et hautement jouissif comme pouvait l'être en son temps le Appetite For Destruction de GUNS N ROSES... MILLION DOLLAR RELOAD démontre ici un vrai savoir-faire et une maitrise du Rock'n'Roll impressionnante qui devrait immanquablement convaincre les fans de GUNS'N'ROSES, CINDERELLA, AC/DC ou des vieux AEROSMITH, ou plus généralement les amateurs de bon Hard Rock'n'Roll Sleazy à qui est clairement destiné cet album !
THRESHOLD - March Of Progress Nuclear Blast
Style : Progressive Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.thresh.net
01. Ashes / 02. Return Of The Thought Police / 03. Staring At The Sun / 04. Liberty, Complacency, Dependency / 05. Colophon / 06. The Hours / 07. That's Why We Came / 08. Don't Look Down / 09. Coda / 10. The Rubicon / 11. Divinity (Bonus Track)
Si, pour le néophyte que je suis, THRESHOLD est un peu l’archétype du combo Metal prog’, ce n’est pas l’écoute de ce March Of Progress au titre bien mal choisi qui changera cette idée reçue. Ceci étant dit, ce premier vrai contact s’est tout de même avéré fructueux, car il m’a donné l’occasion de découvrir une formation classieuse qui écrit des chansons, des vraies, souvent gorgées d’émotion. Pour illustrer le côté catchy de la bête, écoutez donc le premier titre, "Ashes", et ses relents de STRATOVARIUS (en plus finaud quand même, faut pas exagérer !). La voix de Damian Wilson n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de Timo Kotipelto, en moins aigüe, un style qui ne fait assurément pas l’unanimité. Mais l’analogie avec le groupe finlandais s’arrête là, car les rythmiques alambiquées et autres développements viennent nous rappeler que l’on est bien en territoire progressif. D’ailleurs, certains de ces passages ne s’avèrent pas forcément indispensables. C’est particulièrement flagrant sur un morceau comme "The Hours". Cela tendrait à prouver que, si THRESHOLD se montre parfois prévisible, c’est surtout au niveau des structures. Car ce ne sont nullement les idées qui sont en cause, comme le montre la superbe ballade "That’s Why We Came", tout sauf cliché. Au final, THRESHOLD offre un joli voyage, dans un style certes « propre sur lui » (un petit côté FM pointe le bout de son nez de temps à autres), mais que certains font plus qu’apprécier. Du coup, je ne me sens pas vraiment de juger si, oui ou non, une formation reconnue et dont la carrière approche le quart de siècle a accouché d’un bon album…
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