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COVEN - Worship New Gods

Publié le par Nono666

COVEN – Worship New Gods
Shadow Kingdom Records
Style : Heavy Doom Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web :  www.coventhirteen.com

COVEN_Worship New Gods_promo-cover-pic



01. Riddle Of Steel / 02. Wicked Day / 03. Ruler / 04. Kiss Me With Blood / 05. Burial Ground / 06. General’s Eye / 07. Jail House / 08. Treshold Of The New / 09. Loki

Groupe formé en 1985 et ayant splitté au début des années 90 en pleine vague Grunge, COVEN avait alors publié un unique album en 1987 et une démo en 1991. C’est cette première réalisation, Worship New Gods, qui se voit publier aujourd’hui par Shadow Kingdom Records non sans un remaster pour fêter le 25ème anniversaire de cet album paru en autoproduction à l’époque. Précisons tout de même que le groupe qui aujourd’hui s’appelle COVEN 13, s’est reformé en 2011 et qu’il est en studio pour donner un successeur à cet album à l’automne prochain, car, en effet, sans cette actualité, inimaginable qu’un label se serait pencher sur la réédition d’un disque aussi obscur que ce Worship New Gods qui donne dans un Heavy Metal aux influences théâtrales et Doom indéniables. Seulement, le chant de David LANDRUM, s’il peut évoquer un certain KING DIAMOND, manque tout de même un peu de présence et de coffre, alors c’est plus vers les amateurs de WISHDOOM ou de CAUCHEMAR qu’il faudra se tourner pour trouver un public séduit par ce Heavy Metal très typé 80’s et qui a bien subi l’épreuve du temps et qui manque tout de même d’idée forte, c’est sympathique mais pas de quoi provoquer l’émoi. Maintenant si on se replace dans le contexte, il est indéniable que COVEN avait les armes pour séduire le public Heavy un peu plus tôt dans les 80’s, là en pleine vague Grunge, les Américains n’avaient aucune chance tant les clichés sont gros, un bon mélange entre MANOWAR, KING DIAMOND et CANDLEMASS qui devra montrer une capacité d’adaptation à la scène actuelle pour espérer avoir une seconde jeunesse. On pense notamment aux structures de morceaux, tous aussi immobiles les uns que les autres, peu de changement de rythme interviennent au sein des morceaux, on notera tout de même un bon "Burial Ground", le seul à ne pas subir ce défaut qui par contre détruit totalement le potentiel d’un "Kiss Me With Blood" assez banal.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 6.5/10

 

COVEN_Band 2012

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DESALMADO - Desalmado

Publié le par Nono666

DESALMADO – Desalmado
Greyhaze Records
Style : Grindcore
Origine : Bresil
Sortie : 2012
Site Web : www.desalmado.com

DESALMADO_Desalmado



01. Sem Nome / 02. Canibal Social / 03. Delirio / 04. Cegueira Santa / 05. Todos Vao Morrer / 06. Juizo Dos Fracos / 07. Sofrer, Morrer e Apodrecer / 08. Odio Insitivo Contra a Realidade / 09. Falso Profeta / 10. Herege / 11. Ceifador / 12. Penitencia e Subversao / 13. Suicidio Assistido / 14. Anticristo  / 15. Cozido Para Animais (Japanische Kampfhörspiele cover)

Le premier EP des Brésiliens de DESALMADO a plutôt reçu un bon accueil, il faut dire que sur le vieux continent comme en Amérique du Sud, le groupe ne s’est pas ménagé pour écumer les petites salles afin de répandre son nom et sa bonne parole basé sur un discours politico-social engagé comme souvent pour les groupes originaire de ce coin du globe. Sur la base d’un Grindcore à la production caractéristique signée Jean DOLABELLA (SEPULTURA), le quintet greffe de gros relents de Death Metal qui rappelle instantanément nos bons vieux NAPALM DEATH et d’ailleurs le Grind n’est jamais transformé en bouillie sonore comme bon nombre de groupes du style peuvent le faire. Le chant de Caio AUGUSTUS est principalement Death, très peu de voix de cochon, tout juste sur la fin d’un "Delirio" nuancé par son introduction down tempo. Le groupe n’hésite d’ailleurs pas à ralentir parfois la cadence pour mieux envoyer la déflagration juste derrière ("Ceifador"), alors certes ce n’est pas nouveau, c’est très bien balisé mais ces Brésiliens savent convaincre avec des titres courts, efficaces mais jamais statiques, le groupe réussit toujours à developper ses idées en 2 minutes sans faire stagner le morceau. DESALMADO s’appuie d’ailleurs régulièrement sur un des titres où le chant ne prend pas beaucoup de place jusqu’à proposer l’instrumental "Anticristo" en fin d’album avant la reprise de "Cozido Para Animais" des Allemands de JAPANISCHE KAMPFÖRSPIELE très révélatrice de ce que les Brésiliens peuvent proposer. Voilà un premier album qui devrait appuyer le bon travail fourni par le groupe sur les routes en attendant que celui-ci soit disponible aux USA, territoire que ces Brésiliens aimeraient bien conquérir.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

DESALMADO_Band
 

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THE ROYAL ARCH BLASPHEME - II

Publié le par Nono666

THE ROYAL ARCH BLASPHEME – II
Hells Headbangers Records
Style : Black Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : http://theroyalarchblaspheme.hellsheadbangers.com

The Royal Arch Blaspheme_II



01. When The Cruel Nails Pierced Thy Tender Hands and Feet  / 02. Five Sacred Wounds  / 03. Lust, Blood, Sacrum  / 04. Ashes of The Holy Ghost  / 05. Profane Rite  / 06. Psalm 39  / 07. Resurrection of Depravity  / 08. Pious, Suffer in Corrosion  / 09. Vama-Marga (Parts 1 and 2)  / 10. Broken Word of God

Emmené par l’une des figures du Black US, N.Imperial (KRIEG), le projet THE ROYAL ARCH BLASPHEME lui permet d’exprimer des idées plus mystiques, l’occulte luciférien, aux côtés du multi-instrumentiste John GELSO (PROFANATICA) plus habitué à la guitare et à la basse dans ses divers projets. C’est d’ailleurs un des points faibles de ce deuxième album sobrement baptisé II, le jeu semble forcé et manquer un peu d’entrain, principalement flagrant sur le titre d’ouverture "When The Cruel Nails Pierces Thy Tender Hands And Feet", comme si là tout n’était pas vraiment carré, ce qui en Black Metal n’a jamais vraiment gêné personne. Toutefois, lorsque le rythme change du traditionnel blast old-school, uniquement à la caisse claire comme sur "Resurrection Of Depravity" qui peut plus facilement faire penser à DARKTHRONE qu’à MAYHEM, le discours est bien plus percutant d’autant que la basse qui groove alors énormément est bien mise en valeur dans le mixage de ce deuxième opus. La fin d’album se tourne d’ailleurs vers un Black plus basé sur l’esprit que sur la forme et le message passe bien mieux que ce soit "Vama-Marga" ou "Broken Word Of God", on entre dans une ambiance bien pesante qui donne bien plus d’impact au Black Metal de THE ROYAL ARCH BLASPHEME. Ce deuxième album voit le duo US tenir son rang, sans réelle surprise mais avec suffisamment de maîtrise pour que les amateurs s’y attardent.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

The Royal Arch Blaspheme_logo

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SAVAGE - Sons Of Malice

Publié le par Nono666

SAVAGE - Sons Of Malice
Minus2Zebra Records
Style : NWOBHM
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/savageuk

SAVAGE_Sons Of Malice



01. The Rage Within / 02. Black N Blue / 03. Sons of Malice / 04. The Hanging Tree / 05. Monkey on My Back / 06. Junkyard Dogs / 07. Blow / 08. Waking the Dead / 09. Choose Revolution / 10. NOW / 11. Look at Yourself / 12. Master of War / 13. Fallen Idols

Avec Sons Of Malice, SAVAGE, mythique groupe Anglais issu de la NWOBHM formé en 1976, vient de taper très fort avec ce nouvel opus et nous offre du bon, du très bon Heavy traditionnel. Sons Of Malice est le septième album des Anglais (en comptant le split Lp de 1981). Treize titres pour un total de 58 minutes de bonheur. Un album qui ne vous livrera pas tous ses secrets à la première écoute, il va falloir  ménager sa peine et relancer son mange-disques plusieurs fois pour pouvoir apprécier l’album dans sa totalité avec toutes les subtilités qui parsèment ses titres, cela va du très bluesy "Black’n’Blue" en passant par un "Sons Of Malice" lourd et plombé à souhait avec son refrain accrocheur au très beau "The Hanging Tree", un morceau très varié et très rythmé. Les amateurs de riffs en béton ne seront pas en reste et y trouveront leur compte avec des morceaux directs qui devraient rapidement devenir des hymnes de SAVAGE. Un album varié et  bourré d’énergie qui ne vous lâchera plus une fois la première écoute passée. Si en ces temps de crise vous ne voulez investir que dans de la valeur sûre alors pas d’hésitation ce Sons Of Malice est fait pour vous !

Chronique par Christ59

Note : 8.5/10

 

SAVAGE_pic-2011

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NACHTMYSTIUM - Silencing Machine

Publié le par Nono666

NACHTMYSTIUM – Silencing Machine
Century Media
Style : Black Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/nachtmystium

nachtmystium_silencing machine



01. Dawn Over The Ruins Of Jerusalem / 02. Silencing Machine / 03. And I Control You / 04. The Lepers Of Destitution / 05. Borrowed Hope And Broken Dreams / 06. I Wait In Hell / 07. Decimation, Annihilation / 08. Reduced To Ashes / 09. Give Me The Grave / 10. These Rooms In Which We Weep

Les Américains de NACHTMYSTIUM jouissent d’un statut de groupe respecté comme la scène Nordique du début des 90’s, il faut dire que le lien qui existe entre l’autre groupe Black US qu’est KRIEG et NACHTMYSTIUM permet aux amateurs de faire le pont très facilement. Mais c’est surtout grâce à un Black Metal old-school sur album, et plus novateur sur les EP, que le groupe s’est forgé sa réputation bien soutenu par Century Media pour qui Silencing Machine est déjà le troisième album, il est assez rare qu’un groupe de Black ait une longévité comme celle-là sur ce genre de label. Avec des racines très roots, un Black minimaliste qui peut autant évoquer SATYRICON que BLUT AUS NORD lorsque celui-ci prend des allures plus ambiancées, ce nouvel opus est dans la droite lignée des précédents, pour découvrir des bizarreries il faudra attendre le prochain EP. Avec le début d’album, "Dawn Over The Ruins Of Jerusalem" ou "The Lepers Of Destitution", c’est le nom de BLUT AUS NORD qui arrive en tête, batterie up tempo, guitares rapides mais aériennes, parfois secondées par des claviers, une voix popularisée par les travaux de MAYHEM, le chemin est bien balisé, pas de risque de se perdre. La nature minimaliste du groupe ressurgit pourtant sur des titres tels que "Decimation, Annihilation" qui contrebalancent parfaitement l’esprit plus complexe des autres titres mais ce qui pourrait surprendre c’est ce "Borrowed Hope And Broken Dreams" avec sa rythmique presque New Wave et une ambiance pas très éloignée de ce que TIAMAT ou MOONSPELL ont pu faire un moment donné et surtout ce lead de guitare qui referme ce morceau. Sans véritable surprise, cet album est un condensé de ce que le Black Metal peut offrir dans sa veine la plus Old-School avec une production digne et une ambiance grisâtre assez dense, pas vraiment de surprise donc, mais comme d’habitude me direz-vous avec NACHTMYSTIUM, en tout cas sur album.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

NACHTMYSTIUM_Band 2012
 

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GRAVE DESECRATOR - Deathspells Rising

Publié le par Nono666

GRAVE DESECRATOR – Deathspells Rising
Metalhit.com
Style : Death/Black Metal
Origine : Bresil
Sortie : 2012
Site Web : www.gravedesecrator.com

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01. Intro  / 02. Hearing The Armies Gongs / 03. War Consecrated / 04. Rise To Destruction / 05. Faces Of Apocalyptic Battle / 06. Apocalypse / 07. War Consecrated / 08. Holocaust / 09. Sign Of Doom (live) / 10. Revelations (Of The Beast) (live) / 11. Carnal Obsession (live) / 12. Cursed Mass (live) / 13. Midnight Sinner (live) / 14. Christ’s Blood (live) / 15. Sacrifice (BATHORY cover) / 16. Stared To Hell

Originellement sorti en 2011 via le label Italien Despise The Sun Records, cette compilation Deathspells Rising est aujourd’hui rééditée par Metalhit.com, notamment pour les Etats-Unis, en digipack ultra limité. Ce groupe Brésilien a déjà publié deux albums depuis sa formation en 1998 dont Insult en 2010, mais Deathspells Rising est une compilation qui permet de redécouvrir la première démo du groupe en 2001, quatre titres de Black qui tire assez largement sur la furie bestiale d’un BATHORY et ses relents de Death encore assez clairsemés, mais aussi le EP qui suivit en 2003 avec deux titres à la production bien plus sommaire que sur la démo, le style y est d’ailleurs plus sommaire également (de ce que l’on peut entendre en tout cas !). Le reste est composé d’inédits, la version démo de "War Consecrated" que l’on retrouve sur la démo et "Holocaust" que l’on trouve sur le premier album de GRAVE DESECRATOR, Sign Of Doom publié en 2008, 6 titres live inédits tous issus de ce premier album également au son correct (sans public donc directement pris sur la console) et surtout meilleur que le EP Cult Of Warfare And Darkness évoqué plus haut.  Sans véritable surprise, cette compilation a le mérite de faire la lumière sur ce groupe méconnu par chez nous, peut-être que la récente tournée Européenne en avril aura changé un peu la donne, avec des dates à Valenciennes ou Toulouse, en tout cas ces dates auront préparé le terrain pour le troisième album qui devrait voir le jour cette année. Enfin, cette compilation est aussi agrémentée d’une reprise du "Sacrifice" de BATHORY et d’un titre inédit avec le nouveau line-up, "Stared To Hell" qui donne peut être des indications sur ce que sera le prochain album, pas au niveau de la production il faut l’espérer car c’est absolument inaudible. Destinée à une petite partie du public Death/Black, capable de passer outre la production très inégale et le fait que le groupe ne fait qu’utiliser une recette vieille de 25 ans, cette compilation n’est pas vraiment conseillée pour découvrir GRAVE DESECRATOR dont les albums se situent un niveau au dessus.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 6/10

 

GRAVE DESECRATOR_Band
 

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TUFF - What Comes Around Goes Around...Again!

Publié le par Nono666

TUFF - What Comes Around Goes Around... Again!
RLS Records
Style : Hard U.S/Glam
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Sire Web : www.tuffcds.com

TUFF_What Comes Around Goes Around...Again!



01. Good Guys Wear Black / 02. The All New Generation / 03. I Hate Kissing You Goodbye / 04. So Many Seasons / 05. What Comes Around Goes Around / 06. Put Out Or Get Out / 07. Round 'Em Up / 08. Summertime Goodbye / 09. Want Trouble - You Got It / 10. Down On Sinner Street / 11. Forever Yours / 12. Ain't Worth A Dime / 13. Move Along / 14. So Many Seasons (Piano Version)

Beaucoup de remous sur la planète Glam en ce moment, on ne compte plus les reformations et les nouvelles sorties d’albums de groupes mythiques... c'est cette fois-ci TUFF qui nous envoie son dernier opus baptisé What Comes Around Goes Around... Again!, une sortie qui arrive pour célébrer les 25 ans du groupe (sortie de la première démo en 1987). Au programme pas mal de surprises, puisque celui-ci ressemble à une petite compilation remasterisée des pistes des 6 premières démo nouvellement enregistrées, mais aussi de quelques titres qui avaient cartonné au début des années 90. Egalement pas mal d’invités (et pas des moindres) sur cet album puisque nous retrouvons Stephen PEARCY (RATT) George LYNCH (LYNCH MOB, ex.DOKKEN) ou encore Keri KELLI, ancien guitariste du groupe. Il est vrai que ce groupe, trop méconnu en Europe, a fait les beaux jours de MTV au début des 90's (juste avant la vague Grunge) aux côtés d’autres excellents combos tel que BANG TANGO, SHOTGUN MESSIAH, SOUTHGANG ou encore PRETTY BOY FLOYD... bref, vous avez affaire à du costaud en matière de Hard U.S/Glam et cet album nous le prouve encore une fois. Du line up original, seul ne reste que le chanteur Stevie RACHELLE et le bassiste fondateur du groupe Todd CHASE rejoint aujourd'hui par le guitariste et le batteur Staffan OSTERLIND et Tod BURR, il faut dire que le groupe a souvent joué de malchance avec beaucoup de changement de musiciens durant ces dernières années, quel gachis... Les 6 premiers titres sont issus de l’album What Comes Around Goes Around (1991) dont la fameuse ballade "I Hate Kissing You Goodbye" qui n'a rien à envier aux mythiques ballades de POISON, on continue ensuite avec "So Many Seasons" mais rassurez-vous, le groupe n’a pas réalisé que des ballades même si elles restent bougrement efficaces il faut bien le reconnaitre, la preuve avec "What Comes Around Goes Around", un riff de tueur, du pur Hard U.S de grande classe, sans parler de l’excellent "The All New Generation" qui cartonna en 1991, seul regret, ne pas retrouver "American Hair Band", un des morceaux phare du groupe... Reste maintenant à découvrir les 6 pistes démos (titres que l'on pouvait déjà, pour certains découvrir sur les albums Decade Of Disrespect (1996) et Regurgitation (2000)), l’ensemble bénéficie des services de Michael RAPHAEL à la production ainsi qu’au mixage et autant le dire tout de suite, le son est énorme et les titres sont un pur condensé de Glam. Pour conclure cet album, nous avons droit à deux bonus track avec "Move Along" et "So Many Seasons" en version piano, TUFF n’ont pas fait les choses à moitié, et ceux qui ont aimé ce groupe il y a plus de 20 ans ne seront pas déçus par cet opus, bien au contraire, TUFF prouve qu’il faut de nouveau compter avec lui.

Chronique par CeD

Note : 9/10

 

Tuff_Band_Promo

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TESTAMENT - Dark Roots Of Earth

Publié le par Nono666

TESTAMENT – Dark Roots Of Earth
Nuclear Blast
Style : Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : Juillet 2012
Site Web : www.testamentlegions.com

testament_dark roots of earth



01. Rise Up / 02. Native Blood / 03. Dark Roots Of Earth / 04. True American Hate / 05. A Day In The Death / 06. Cold Embrace / 07. Man Kills Mankind / 08. Throne Of Thorns / 09. Last Stand For Independence

The Formation Of Damnation était ce que l’on appelle une mise au point (poing ?), démontrer que les vieux briscards étaient toujours capable d’envoyer le bois et qu’il n’y avait pas que le Big4. De plus, cet album était aussi un retour aux racines purement Thrash après un controversé The Gathering pourtant de très bonne facture et le résultat fût… brutal, sur disque comme sur scène d’ailleurs. Dark Roots Of Earth déboule donc quatre années plus tard, inutile de vous préciser que les fans du groupe ont la bave aux lèvres à l’idée de découvrir la nouvelle livraison des Américains qui ont tout de même perdu Paul BOSTAPH au passage, c’est Gene HOGLAN qui réintègre le groupe mais en tant que membre session cette fois-ci, le line-up est fait pour faire dans l’abattage en règle et l’introduction de "Rise Up" est faite pour rassurer, riff Thrash, son de guitare caractéristique du groupe et la voix de Chuck BILLY qui ne tarde pas à venir nous titiller les tympans, le massacre est maintenant programmé. Pourtant TESTAMENT n’en n’oublie pas de se faire plus groovy de temps en temps, mettant le rouleau compresseur de côté un instant et dans cet exercice, Gene HOGLAN est un maitre, un toucher unique qui a déjà éclaboussé bon nombre d’albums de son jeu mais la paire de guitaristes n’est pas en reste, décochant des solos aussi impeccables qu’inspirés, Gary HOLT d’EXODUS doit être l’un des seuls à pouvoir rivaliser ! Devancée de 2 singles "Native Blood" et "True American Hate" efficaces et dans la droite lignée de l’album précédent, la sortie de Dark Roots Of Earth ne bénéficie pas de l’effet de surprise comme son ainé a pu l’avoir, tout le monde s’attend à la claque et à la manière d’un fils certain d’avoir fait une bêtise et attendant la baffe de son père, on reste là, sur le cul à se prendre baffe sur baffe et le pire c’est que l’on en redemande. Ce nouvel album est cependant un peu plus nuancé que Formation Of Damnation, quelques bons passages plus Heavy permettent à cet album de respirer un peu et d’appuyer encore plus sur les passages brutaux qui dynamisent cet opus, le onzième, à l’image d’un "Dark Roots Of Earth" avec ses faux airs de PANTERA de la grande époque. Avec cette impression que TESTAMENT nous propose un album aux contours très sécurisés, on s’aperçoit rapidement du contraire, le groupe s’est permis d’aller au bout de ses idées avec des titres qui se développent un peu plus longuement comme "Cold Embrace", une power ballade à la METALLICA, ou "Throne Of Thorns", dont une version plus longue encore se trouve sur la version limitée de l’album fournie avec un DVD et trois autres titres bonus également disponibles sur la version vinyle, trois reprises "Dragon Attack" de QUEEN, "Animal Magnetism" de SCORPIONS et "Powerslave" d’IRON MAIDEN (hum hum sans commentaire mais les fans de la Vierge de Fer ne devrait pas écouter cette version qui perd toute l’ambiance de l’original). Toutefois, après un début d’album marquant, le groupe semble s’enliser un peu dans sa volonté d’avancer et le tracklisting est malheureux car aucun titre n’est mauvais vraiment mais l’enchainement "Cold Embrace"/"Man Kills Mankind"/"Throne Of Thorns" est un peu difficile à appréhender alors que tout coulait très bien jusque là, des structures un peu plus complexes, des mélodies un peu plus douces, tout cela est tout à fait louable mais cela manque un peu de punch. Mais attention, je pinaille car je le répète aucun morceau n’est faible, TESTAMENT signe une nouvelle bombe Thrash, il manque juste ce petit truc qui permet de fédérer tout le public Thrash dans sa globalité comme l’ultime "Last Stand For Independence" peut le faire, simplicité, efficacité, ce titre risque de faire mal sur scène. Avec Dark Roots Of Earth, TESTAMENT continue sur sa trajectoire et reste une valeur très sure pour tout amateur voulant découvrir le Thrash Metal, on regrettera juste que le groupe n’est pas persévéré dans ses velléités plus Death de son passé, mais là, simple avis personnel.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 8.5/10

 

TESTAMENT_Band 2012
 

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TANKARD - A Girl Called Cerveza

Publié le par Nono666

TANKARD - A Girl Called Cerveza
Nuclear Blast
Style : Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : Juillet 2012
Site Web : www.tankard.info

TANKARD_A Girl Called Cerveza



01. Rapid Fire (A Tyrant's Elegy) / 02. A Girl Called Cerveza / 03. Witchhunt / 04. Masters Of Farces / 05. The Metal Lady Boy (feat. Doro Pesch) / 06. Not One Day Dead (But One Day Mad) / 07. Son Of A Fridge / 08. Fandom At Random / 09. Metal Magnolia / 10. Running On Fumes

C’est souvent le cas avec TANKARD : au début, on ne trouve pas ça transcendant, et puis on rentre petit à petit dans le Thrash du groupe culte germanique. Ainsi, cette nouvelle fournée offre son lot de moments forts qui ne tardent pas à s’incruster dans votre tête : l’agressif et relativement sombre "Rapid Fire (A Tyrant’s Elegy)", l’endiablé "The Metal Lady Boy" (prétexte à un duo bien rentre-dedans avec Doro Pesch), le tube en puissance "A Girl Called Cerveza" et un "Son Of A Fridge" (il fallait oser nommer un morceau ainsi…) plus progressif qui lorgne quant à lui vers IRON MAIDEN, la voix râpeuse de Gerre en prime. Alors bien sûr, il ne faut pas s’attendre à voir TANKARD réinventer la roue, malgré des parties instrumentales assez subtiles. D’ailleurs, il est intéressant de constater que les morceaux orientés Heavy Metal s’avèrent souvent plus captivants que les titres Thrash, plus convenus. Mais globalement, avec ces dix titres pour 50 minutes de musique, TANKARD fait bien plus qu’assurer le boulot. Et il le fait avec humilité et un don certain pour accrocher l’oreille du metalhead. Après trente ans de carrière et quinze albums, c’est plutôt pas mal, non ?

Chronique par Morbid S.

Note : 8/10

 

TANKARD_Band
 

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DEVILISH IMPRESSIONS - Simulacra

Publié le par Nono666

DEVILISH IMPRESSIONS – Simulacra
Lifeforce Records
Style : Blackened Death Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2012
Site Web : www.devilish-impressions.com

DEVILISH IMPRESSIONS_Simulacra



01. Icaros / 02. Legion Of Chaos / 03. Lilith / 04. Fear No Gods ! / 05. The Scream Of The Lambs / 06. Spiritual Blackout / 07. Vi Veri Vniversum Vivus Vici / 08. The Last Farewell / 09. Solitude

Simulacra est le troisième album des Polonais de DEVILISH IMPRESSIONS qui étaient restés silencieux ces 4 dernières années. Quelques changements de line-up ont fait que le groupe a du prendre plus de temps que prévu, aujourd’hui trio, le groupe s’appuie sur un mélange de Black et de Death Metal largement accompagné de claviers et d’un côté mélodique très prononcé ici. Disons le tout de suite, Simulacra est une demie déception, déception par l’intérêt que suscite ces 9 titres aussi banals que poussifs, principalement mid-tempo, jamais cet album ne prend son envol. Il y a bien quelques tentatives de Black sur "Fear No Gods !" mais rapidement les claviers engluent le tout, en effet, la production laisse beaucoup de place aux claviers qui ne font pourtant que des nappes alors que les guitares derrière semblent bien plus travaillées, cela brise grandement la dynamique de cet album déjà fragile. Ensuite, il y a cette alternance entre voix claire et voix Black qui, séparément ne sont pas mauvaises mais dont l’utilisation est d’un cliché difficile à imaginer en 2012, les Polonais utilisent de grosses ficèles pour tisser leurs morceaux et cela manque terriblement d’âme. On se ballade entre ambiance semi-gothique sur des titres tels que "Lilith" et des choses plus théâtrales comme sur "Vi Veri Vniversum Vivus Vici" mais jamais le travail fourni n’est totalement convaincant, DEVILISH IMPRESSIONS a le cul entre deux mondes, celui de CRADLE OF FILTH et celui de ROTTING CHRIST mais il n’en tire pas le meilleur des deux parties. Simulacra est donc un rendez-vous manqué pour ce trio Polonais qui avait pourtant beaucoup à gagner, annoncé comme le troisième meilleur groupe Polonais (qui sont les 2 premiers ?) par leur label désireux de défendre leur bout de gras, cela ne prend cependant pas et ce dès le premier titre "Icaros" très pompeux à l’image du reste. Nous sommes restés 4 ans sans nouvelles de ce groupe, on aurait aimé un meilleur retour aux affaires.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 6/10

 

Devilish Impressions_Band 2012
 

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