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Árstíðir Lífsins - Vapna Laekjar Eldr

Publié le par Nono666

Árstíðir Lífsins – Vapna Laekjar Eldr
Vàn Records
Style : Ambient Folk/Black Metal
Origine : Islande
Sortie : 2012
Site Web :www.arstidirlifsins.net

ARSTIDIR LIFSINS_Vapna Laekjar Eldr



01. Friggjar faðmbyggvir er mér falinn  / 02. Frá þögn Rauma grund hefr þessi ætt komið  / 03. Ék sé framtíð í ísa broti  / 04. Blóð-Þorsteinn eystri, sonr Helga, nafn sem mælt er með reiði þessa daga  / 05. Gylðis kind hefr aldrei dvalist á einum stað  / 06. Samkoma um sumar var sett á Þingeyri fyrir hanga heimþingaðar mót ok hatr  / 07. Mjök erum tregt tungu at hræra eðr loptvætt ljóðpundara  / 08. Svo lengi sem Sutrs ætt ok ásmegir aðhafast, mun þessi jörð í ringulreið elta  / 09. Fjörbann var mér alltaf við hlið er ófriðr kom upp

Lorsqu’en 2010, le premier album Jötunheima Dolgferð d’Árstíðir Lífsins déboule sans prévenir, c’est face à une musique un peu brouillonne que l’on fait face. Ce projet qui réuni une bonne dizaine de musiciens dont Marsél d’HELRUNAR remet le couvert aujourd’hui avec un deuxième album au nom beaucoup plus prononçable Vápna lækjar eldr (ah ben non en fait !) mais surtout un Folk Black Metal très fin et qui sollicite beaucoup l’attention de l’auditeur. Les passages acoustiques sont très réussis, ils gardent cependant une vraie noirceur, et ils nous emmènent loin de l’urbanisation pour nous connecter avec la nature, une musique qui donne envie de s’asseoir simplement et observer ce qui se passe autour de soi. Alors n’ayez crainte car si Vápna lækjar eldr apparait comme un bloc indissociable, c’est un peu le défaut de ses qualités, il n’en reste pas moins virulent et les passages Black finissent toujours par surgir, en mid tempo comme sur "Frá þögn Rauma grund hefr þessi ætt komið" ou blasté comme sur "Gylðis kind hefr aldrei dvalist á einum stað" ou "Ek sé framtíð í ísa broti", un titre très intense encore dominé par l’alternance vocale, c’est que le groupe Islandais compte 8 membres pouvant chanter, imaginez la profondeur des chœurs Folk sur cet album ! Et puis doucement, l’album nous offre quelques belles surprises que ce soit un "Samkoma um sumar var sett á Þingeyri fyrir hanga heimþingaðar mót ok hatr" proche de l’esprit de DISSECTION, "Mjök erum tregt tungu at hræra eðr loptvætt ljóðpundara" et ses percussions, ses violons et ses voix graves très cérémoniales qui en font un titre incantatoire ou ce "Svo lengi sem Sutrs ætt ok ásmegir aðhafast, mun þessi jörð í ringulreið elta" dissonant rappelant les belles heures du Black old-school avant de glisser doucement sur un mid tempo assez ambiant. Après 76 minutes très intenses, ce deuxième album vous garde encore un peu sous le choc, pas sur d’avoir compris tout ce qui s’y passait, preuve que le groupe a réussi à faire un album suffisamment complexe pour qu’il garde une fraicheur à chaque nouvelle écoute. Alors c’est vrai que la production un peu sèche a tendance à agresser les oreilles mais nous sommes plus là dans une affaire de goût car cette production est loin d’être mauvaise et ne manque pas de c…, enfin elle n’en manque pas !

Chronique par Aymerick Painless  

Note : 8/10

 

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PRETTY MAIDS - It Comes Alive (Maid In Switzerland)

Publié le par Nono666

PRETTY MAIDS - It Comes Alive (Maid In Switzerland)
Frontiers Records
Style : Heavy Metal
Origine : Danemark
Sortie : 2012
Site Web : www.prettymaids.dk

pretty maids_it comes alive



CD 1 : 01. Pandemonium / 02. I.N.V.U / 03. Hell On High Heels / 04. Wake Up To The Real World / 05. Destination Paradise / 06. Another Shot Of Your Love / 07. Scream / 08. Walk Away / 09. It Comes At Night / 10. Queen Of Dreams / 11. Savage Heart / 12. Clay
CD 2 : 01. Yellow Rain / 02. Rock The House / 03. Back To Back / 04. Rodeo / 05. Lovegames / 06. Future World / 07. Little Drops Of Heaven / 08. Please Don't Leave Me / 09. Red Hot And Heavy

PRETTY MAIDS fête ses trente ans de carrière et nous revient avec It Comes Alive (Maid in Switzerland), un album live enregistré en Suisse durant la tournée qui a suivi la sortie du très bon Pandemonium (2010) et disponible au format double CD et DVD. It Comes Alive est le troisième album live du groupe qui en piochant dans la presque totalité de ses albums a réussi à éviter le piège du best of en mélangeant les hits que sont "Future World", "Red, Hot & Heavy" avec les un peu moins connus mais tout aussi efficaces "Scream" ou "Wake Up To The Real World". Première constatation, le groupe a choisi de mettre les guitares en avant, et a donc considérablement  accentué son côté Heavy. Le son est énorme, puissant et clair, Ken Hammer n’a rien perdu de son touché magique et la voix de Ronnie Atkins est toujours aussi puissante et envoutante. Le premier CD démarre avec les puissants "Pandemonium" et "I.N.V.U", la chose que l'on remarque d’entrée c’est cette connivence entre Ronnie Atkins et le public omniprésent et qui est une pièce maitresse de la réussite de ce concert (Alkins n’hésitera pas à laisser le public chanter seul à certains moments). Tout au long de ces deux heures de concert, PRETTY MAIDS nous propose pépite sur pépite, il n’y a qu’a écouter l’incontournable "Red, Hot & Heavy" qui nous prend aux tripes avant  de faire un petit détour sur "Smoke On The Water" pour s’en persuader... Que ce soit avec "Yellow Rain", "Rock The House" ou "Back To Back", le groupe déroule et nous offre deux heures de pur plaisir, la version de "Future World" est monstrueuse. On se régale à l’écoute d’It Comes Alive, on reprend les refrains en chœur avec le public, on en veut, on en redemande et on se surprend à regretter qu’après deux heures de pur bonheur musical tout s’arrête. It Comes Alive (Maid In Switzerland) est un album en tout point réussi qui montre tout le talent des Danois en concert, avec un son excellent, des musiciens au sommet de leur art, voilà qui résume bien la carrière du groupe... voilà un album que vous pourrez ranger entre le Live & Dangerous de THIN LIZZY et le Made In Japan de DEEP PURPLE, ni plus ni moins ! Un album à posséder de toute urgence !

Chronique par Christ59

Note : 9/10

 

PRETTY MAIDS_Band_Live
 

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BLOWBACK OPEN PROJECT - Chapter # 2

Publié le par Nono666

BLOWBACK OPEN PROJECT - Chapter # 2
Autoproduction
Style : Melodic Metal
Origine : France
Sortie : 2011
Site Web : www.myspace.com/blowback1

BLOWBACK Open Project_Chapter 2



01. The Temple Of The Morning Star / 02. River Princess / 03. Ashes Of Another Life / 04. This Freedom Call / 05. The Art Of Lying / 06. Justice By My Hands / 07. Painful / 08. Black Widows / 09. The Legacy Of Shame / 10. Prince Of Wolves / 11. One Face

Formé à l'initiative de Richard "Richy" Coloma il y a de cela déjà 20 ans, BLOWBACK ne sort pourtant là que son second album, pas très productif me direz vous ! Effectivement, mais il n'est pas toujours aisé de faire face à divers changements de line-up (assez récurrent dans le cas de BLOWBACK) et ça, Richy l'a bien compris car après un énième split suite à la sortie de All And Even More en 2008, BLOWBACK se transforme en BLOWBACK OPEN PROJECT qui, comme son nom le laisse à supposer, n'est plus un véritable groupe mais un projet où une pleiade d'invités (pas moins de 16 chanteurs et 14 musiciens) viennent préter main forte au maitre à penser ; on citera pour les plus connus Renaud Espeche (KRAGENS), Emmanuelson (ELLIPSIS), Marc Ferreira (VENTURIA), Chaos Heidi (ASYLUM PYRE) ou encore Cyril Achard... Si musicalement la base de ce Chapter # 2 est un Metal mélodique, on peut retrouver disséminé au gré des diverses compositions des influences allant du Thrash en passant par le Heavy Metal, le Prog et le Sympho, de quoi permettre à chacun d'apprécier un album plutôt varié... Richard Coloma se révèle être un compositeur de talent et des titres comme "The Temple Of The Morning Star", "River princess", "Ashes Of Another life", "This Freedom Call", "Black Widows" ou "The Legacy Of Shame" sont incontestablement les moments marquants de ce Chapter # 2 fort réussi. Chaque compo bénéficie d'une identité propre où le talent de compositeur de Richard Coloma conjugué à la personnalité de chacun des intervenants apporte ce petit plus qui permet de magnifier chaque titre et d'en faire quelque chose d'unique, que ce soit la puissance vocale d'un Emmanuelson sur "The Temple Of The Morning Star" ou la beauté envoutante du chant de Catherine Posé (A MILLION LITTLE) sur "Ashes Of Another Life", chaque morceau a son univers, sa petite particularité qui fait qu'à aucun moment on ne s'ennuie... Tout ici a été savamment pensé, Richy fait preuve d'un savoir-faire qui pourra évoquer les travaux d'Arjen Lucassen au sein d'AYREON ou STAR ONE... En tous cas à son niveau et pour une autoproduction, ce BLOWBACK OPEN PROJECT # 2 est une belle réussite !

Chronique par Nono666

Note : 8/10

Blowback_3
 

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ALL HAIL THE YETI - All Hail The Yeti

Publié le par Nono666

ALL HAIL THE YETI – All Hail The Yeti
AFM Records
Style : Southern Hardcore Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.allhailtheyeti.com

ALL HAIL THE YETI_All Hail The Yeti



01. Deep Creek / 02. When The Sky Falls / 03. Suicide Woods / 04. The Weak And Wounded (Prelude To Flames) / 05. After The Great Fire / 06. Bloodguilt / 07. The Art Of Mourning / 08. I Am Wendigod / 09. Axe Murder Hollow / 10. Ruby Ridge (Every Knee Shall Bow) / 11. Judas Cradle

Formé en 2006, le collectif Américain baptisé ALL HAIL THE YETI risque fort d’être une révélation 2012. En effet, après un premier EP qui voit le jour en 2010 et dont on retrouve des traces sur ce premier album éponyme, le combo s’enferme en studio avec Tommy DECKER et Mike SARKISYAN fin 2011 pour enregistrer avant d’avoir démarcher quelconque label. Il faut dire que les Américains n’ont pas attendu bien longtemps pour avoir des retours positifs sur leur musique et les concerts aux côtés de SUICIDE SILENCE ou FEAR FACTORY en sont l’écho retentissant. Le groupe s’appuie sur un groove bien Hardcore auquel ALL HAIL THE YETI vient greffer une ambiance Sludge, Southern Metal qui les mène à mi-chemin entre CROWBAR, DOWN et LAMB OF GOD, pour ceux qui ont eu la chance d’écouter l’album de DOWNER, voilà un fidèle écuyer pour égayer votre discothèque. Le son de guitare est bien gras, la voix n’est pas en reste mais quelques relents mélodiques font penser à ZAKK WYLDE ou OZZY OSBOURNE ("When The Sky Falls") et la batterie imprègne un tempo brise nuque ravageur sur des titres pas trop longs, simplicité est le mot d’ordre ici. Il ne faut pas s’attendre à des plans techniques révolutionnaires, juste du feeling et du groove qui vous incite à taper du pied sur des titres assez entraînants comme "Deep Creek" ou d’headbanger lentement sur un "After The Great Fire" dont la première partie évoque bien nos Frenchies d’AVERYSADSTORY avant de prendre un virage plus mélodique et réussi. Le groupe propose une palette de variation de couleur très intéressante, les mélodies d’"After The Great Fire", le groove de "Deep Creek", l’harmonica de "The Art Of Mourning" ou le blast de "Bloodguilt" qui dynamite tout ce qu’il y a dans les parages, ALL HAIL THE YETI possède un style riche et assez personnel bien appuyé par ce duo vocal, une belle découverte que l’on pourra voir d’un œil arriviste mais ce premier album éponyme est bourré d’hymnes permettant de décapsuler, vous vouliez quoi de plus ?

Chronique par Aymerick Painless

Note : 8/10

 

ALL HAIL THE YETI_Band 2012
 

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FASTKILL - Bestial Thrashing Bulldozer

Publié le par Nono666

FASTKILL – Bestial Thrashing Bulldozer
Pulverised Records
Style : Thrash Metal
Origine : Japon
Sortie : 2012
Site Web : www.fastkill.gooside.com

FASTKILL_Bestial Thrashing Bulldozer



01. Kill Fast / 02. In Thrash We Trust / 03. Die In The Pentagram / 04. Stench Of Hell / 05. Terminal Disease / 06. Guillotine Attack / 07. Toxic Tormentor / 08. Endless Game / 09. Tortured Again / 10. Merciless Onslaught

Sorte d’activiste de l’ombre, le groupe Japonais FASTKILL est ce que l’on appelle un résistant. En effet, il fait partie de ces groupes qui perdurent une tradition 80’s mise en place par NUCLEAR ASSAULT ou KREATOR pour ce qui est du cas de notre quintet. FASTKILL propose aujourd’hui son troisième album, Bestial Thrashing Bulldozer qui fait suite à Infernal Thrashing Holocaust (2007) et Nuclear Thrashing Attack (2010), nous sommes presque dans une logique de concept. Alors n’ayez crainte, pour le concept, pas besoin de se faire mal aux cheveux, une voix haut perchée bien stridente à la GAE BOLGA qui crache son venin sur des riffs Thrash par excellence sans que la batterie ne puisse trouver le moyen de ralentir la cadence, BRU-TAL ! Les Japonais multiplient les cassures rythmiques pour arranger ses morceaux accouplées à des solos très sauvages mais qui font mouche ("In Thrash We Trust"). Seul "Die In The Pentagram" offre un peu plus de variation de tempo tout en conservant une rapidité qui énuquerait un guillotiné. Tout est presque too much ici mais tout est assumé (oui même l’artwork particulièrement hideux) jusqu’à la production sèche au possible où la caisse claire résonne comme un pet sec qui vous déchire la barrière d’hémorroïdes, c’est l’effet Bestial Thrashing Bulldozer. Cependant, il faut retenir que cet album ne s’adresse qu’à un public d’irrésistibles et bien averti, on peut trouver dommage de laisser du public sur le bord de la route ainsi au nom de la préservation d’un certain label mais tout comme il n’y en a qui ne mange que des choses issues d’un certain terroir, certains ne se mettent qu’un certain style de Thrash dans les cages à miel, le principal est que chacun y trouve son compte et avec FASTKILL, les amateurs seront en terrain connu.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7/10

 

fastkill_band promo 2011
 

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SIX MAGICS - Falling Angels

Publié le par Nono666

SIX MAGICS - Falling Angels
Coroner Records
Style : Power Metal
Origine : Chili
Sortie : 2012
Site Web : www.sixmagics.com

SIX MAGICS_Falling Angels



01. Another Name / 02. Falling Angels / 03. Rolled / 04. Dreamer (B:O:M) / 05. Do You Remember? / 06. Sick & Tired / 07. Icy Lips / 08. Start Another War / 09. Suicide / 10. Why / 11. Binsfeld / 12. How To Live / 13. I Know

L'amérique latine est un indéniable vivier pour le Metal et ce ne sont pas les chiliens de SIX MAGICS qui vont nous contredire ! Fort d'un excellent précédent album, Behind The Sorrow, en 2010, les voilà de retour avec un Falling Angels tout aussi impeccable. Connaissant le groupe depuis un bon moment, l'évolution est significative dans la qualité et la maitrise, certes ça reste une question de goût musical car sans être bien spécifiquement rangé dans un style bien particulier, les chiliens balancent avec classe un registre assez varié et étendu qui va d'un Heavy rapide et vif en passant par un Heavy plus mélodique avec choeurs, refrains... Les orchestrations sur certains titres ne sont pas non plus en reste, bien au contraire, en fait c'est un tout qui, de par sa diversité, offre une écoute sympathique, rafraichissante et endiablée. Au fil des albums le chant masculin a été délaissé (un choix bien vu) au profit de la belle Elizabeth Vasquez dont le grain de voix est efficace, dotée d'une belle énergie, avec en bonus un petit côté au charme envoutant, un des atouts majeurs de SIX MAGICS sans nul doute. Un des autres atouts est la qualité des musiciens, rien à dire, parfaitement calibré, Erick Avila, guitariste, compositeur et leader du groupe, est une piece charnière de la magie musicale, bien entouré pour l'occasion par Mauricio Nader (basse), Pablo Stagnaro (batterie) et Pablo Ignacio Sepulveda (guitare). L'opus aux 13 titres pour 1h de plaisir fait une entrée en matière incisive avec un "Another Name" bien claqué, ça envoie de la six cordes, choeurs, refrains accrocheurs... mais surtout on découvre (pour ceux qui ne la connaissent pas déjà) la magnifique voix d'Elizabeth Vasquez, et ça, ça fait mal, mais dans le bon sens, le rythme cassé et mélodique apporte une touche parfaite, solos fins et entâme plus que réussie. "Falling Angels" est divinement joué, fort dans la sérénité si je peux dire, "Rolled" ne déroge pas à la régle, sonorité spécifique de SIX MAGICS, riffs acérés et le charme vocal prend le relais, choeurs à l'appui, un titre aéré à la sublime ambiance, les quelques décrochements orchestrés sont à tomber par terre tant il se dégage une beauté étrange de ce titre. "Dreamer" est un titre court, un concentré de peps, énergique... "Do You Remember ?" est tout simplement magique, empreint d'une indéfinissable fraicheur qui prend aux tripes, simple dans sa beauté sensuelle. "Sick & Tired" reprend de la vitesse, "Icy Lips" virevolte dans les rythmes, intéressant par sa strucure un peu plus complexe, sympho, enjoué et mordant, "Star Another War" et son petit côté ANTHRAX prouve que la palette de nos amis Chiliens est large, bien Heavy, des solos courts, une rythmique charnue... "Why" dénote par un nouveau changement, la base est bien celle de SIX MAGICS mais à laquelle vient se greffer une harmonie limite prog/sympho, "Binsfeld", encore un petit joyau d'éfficacité avec ses guitares prog, un instrumental d'excellente qualité, du bien bel ouvrage... "How To Live", mélodieux et subtil, nous emméne vers la fin d'un superbe album et ce sera avec "I Know", un morceau accoustique qui nous arracherait bien une petite larme, tout simplement beau ! Diffcile de décrire tout ce que peut apporter ce Falling Angels tant il est riche, varié, copieux, puissant, mélodique, symphonique, dôté d'orchestrations subtiles et captivantes, de refrains efficaces etc, etc... La voix d'Elizabeth Vasquez est à tomber car, sans être dans le registre voix féminine tellement classique que l'on connait, elle apporte et offre tout autant une énergie débordante qu'une extrême sensualité, les compos sont pensées avec justesse et leur interprétation est sans faille ! Du bonheur cet album, je l'attendais, je ne suis pas déçu, bien au contraire, il fait et fera partie de mes coups de coeur 2012, un grand merci à SIX MAGICS pour cette merveille !

Chronique par Nigel Stargazer

Note : 9.5/10

 

Six Magics_band 2012

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ZATOKREV - The Bat, The Wheel And A Long Road To Nowhere

Publié le par Nono666

ZATOKREV – The Bat, The Wheel And A Long Road To Nowhere
Candlelight Records
Style : Sludgecore Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2012
Site Web : www.zatokrev.com

ZATOKREV_The Bat, The Wheel And A Long Road To Nowhere



01. Goddamn Lights / 02. 9 / 03. Rodeo With Snakes / 04. Medium / 05. The Wheel / 06. Feel The Fire pt.1 / 07. Feel The Fire pt.2 / 08. The Bat / 09. Angels Of Cross

The Bat, The Wheel And The Long Road To Nowhere est le troisième album des Suisses de ZATOKREV mais c’est surtout le premier après 5 longues années de silence. Les plus jeunes d’entre vous ne se souviennent peut-être pas de ce groupe mais celui qui est né en République Tchèque (Tchécoslovaquie à l’époque), le bassiste chanteur Frederik ROTTER a du recomposer un line-up complet depuis le deuxième album Bury The Ashes en 2006. Depuis beaucoup de groupes ont suivi la tendance Post-Sludge Metal que ZATOKREV a contribué à faire connaitre et c’est encore plus vrai avec ce troisième album qui laisse en retrait les influences les plus Death des débuts du groupe. Dans l’esprit d’un KOLOSS ou d’un THE PSYKE PROJECT dont les Suisses partagent l’amour des riffs de plomb au milieu d’un discours pas si éloigné du Hardcore, le groupe nous revient en pleine forme et le montre dès l’entame avec ce riff incroyable d’un "Goddamn Lights" qui donne bien le ton. C’est ensuite que ZATOKREV se laisse aller à ses amours les plus Doom ("9", "Rodeo With Snakes" qui rappelle nos amis d’EIBON) puis Post-Metal qui domine sur "Medium" par exemple. La voix de Frederik est bien dans la mouvance actuelle, hurlée elle tire un peu sur le screamo sans en avoir les inconvénients car  l’homme sait varier les plaisirs, l’aspect plus mélodique d’un "Feel The Fire pt.1" ou les voix claires et aériennes bienvenues sur l’ultime "Angels Of Cross" qui se rapproche de ce que DEFTONES propose actuellement. Tout cela est bien torturé (les riffs dissonants d’"Angels Of Cross" accentuent bien cet aspect) et intense, peut être un peu trop d’ailleurs car on atteint ici des limites du Sludgecore avec des parties un peu trop convenues maintenant ("The Bat"). Mais voir ce groupe opérer un retour aux affaires avec un album d’aussi bonne facture est un plaisir, avec l’appui de Candlelight, cela pourrait donner des choses grandissimes, et si l’heure de ZATOKREV était enfin venue ?

Chronique par Aymerick Painless
 
Note : 7.5/10

 

ZATOKREV_Band 2012
 

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KONTINUUM - Earth Blood Magic

Publié le par Nono666

KONTINUUM – Earth Blood Magic
Candlelight Records
Style : Atmospheric Dark Metal
Origine : Islande
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/kontinuumice

KONTINUUM_Earth Blood Magic



01. Endgame / 02. Steinrunninn Skogur / 03. Moonshine / 04. Stranger Air / 05. Lightbearer / 06. City / 07. Lys Milda Lyos / 08. Red / 09. I Gljufradal

Connu sous le nom de PORNEA jusqu’en 2010, c’est finalement sous le nom de KONTINUUM que Birgir THORGEIRSSON (chant, guitare) et Kristján HEIðARSSON (batterie), également impliqué au sein de POTENTIAM, ont décidé d’écrire un album. Devant les réactions enthousiastes des labels pour sortir ce disque, le duo complète le line-up pour obtenir un quatuor avec Engilbert HAUKSSON à la basse (POTENTIAM) et Ingi Ϸor PÁLSSON à la guitare (I ADAPT) avant de choisir Candlelight Records pour sortir Earth Blood Magic, premier album du groupe Islandais. A la croisée d’un Dark Metal et d’une musique atmosphérique, le groupe lance les hostilités sur un riff répétitif et hypnotique qui ouvre "Endgame" sur lequel est plaquée une batterie très claquante. Le spectre d’ANATHEMA n’est pas très loin mais il y a une autre dimension sur ce Earth Blood Magic qui rappelle bien plus TIAMAT ou SOLSTAFIR, la voix New Wave sur une guitare à peine saturée de "Steinrunninn Skogur" fait partie de ces éléments distinctifs. Le titre "City" par contre, pour sa part, rappelle bien plus facilement ce que TIAMAT a pu proposer sur son dernier album alors que le nom de KATATONIA revient en tête sur toute la fin d’album ("Lys Milda Lyos" et "Lightbearer", un morceau très catchy qui prend aussi quelques couleurs Melodic Death Metal bienvenues). Partagé entre noirceur, délicatesse et ambiant, ce premier opus finit finalement sur deux titres totalement ambiants, "Red" qui dans sa structure et son chant féminin évoque de nouveau ANATHEMA et "I Gljufradal" ou le piano et les cordes emmènent cet album sur des terres bien loin du Metal mais qui garde une certaine unité par son ambiance constante dynamisée par des variations de tempo récurrentes. KONTINUUM propose un album très varié, très personnel qui ouvre la voix à une expérimentation plus structurée que ce que PORNEA pouvait faire. Certains trouveront peut être la construction du tracklisting étrange mais il respecte une logique qui fait partir cet album d’un mid tempo pour l’emmener vers quelque chose de plus rapide avant de finir dans le calme, une sorte de repos éternel… du moins jusqu’à un prochain album.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

KONTINUUM_Band
 

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SUTURE - Skeletal Vortex

Publié le par Nono666

SUTURE – Skeletal Vortex
Soulflesh Collector
Style : Brutal Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/Suture

SUTURE_Skeletal Vortex



01. Oblivion / 02. Escaping The Confines Of My Skin / 03. Skeletal Vortex / 04. Opprobbruim / 05. Black Blood Progeny / 06. Exiled To Undead / 07. Crude Methods Of Punishment / 08. In A State Of A Progressive Disintegration / 09. Overseer To The End Of Days / 10. Chaossuary

Deuxième album des Américains originaires de Baton-Rouge SUTURE, Skeletal Vortex est originellement sorti en 2008 après que le chanteur Shawn BROUSSARD ait quitté le groupe et que ce dernier ne décède en 2007. Jason RAMSAY prend alors le relais au chant en plus de la batterie mais peu de temps avant la sortie de cet album, celui-ci quitte le groupe pour se consacrer à l’école d’art du Colorado, laissant SUTURE en végétation jusqu’en 2012 où celui-ci reprend du service avec ses 2 compères en commençant par redonner une chance à ce deuxième album jamais défendu. Voilà donc que Chad KELLY (EXCOMMUNICATED) remixe et remastérise l’album et que l’idée de réenregistrer le premier album fait son chemin. Aujourd’hui nous en sommes à la nouvelle sortie de Skeletal Vortex, un album de Brutal Death Metal où les guitares et la batterie sont très rapides tout en gardant un feeling old-school très fort, nous sommes sur les traces d’un DEICIDE avec un groove plus proche d’un CANNIBAL CORPSE. Mais les Américains savent varier très légèrement leur approche à l’image d’un "Black Blood Progeny" plus fort en ambiance avec ses guitares dissonantes et son approche plus moderne ou des plus mélodiques "Chaossuary" et ses leads tranchants ou encore "In A State Of A Progressive Disintegration" et ses relents un peu plus techniques. La nouvelle sortie de cet album est vraiment destinée à remettre le groupe à flots car si Skeleton Vortex est de bonne facture, il n’en est pas pour autant un incontournable et alors quant au premier album, l’intérêt n’est pas des plus grands, il faudrait maintenant que SUTURE avance et envisage son avenir. Pour ceux qui ne connaissent pas, la découverte de ce deuxième album leur assurera une bonne boucherie.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7/10

 

SUTURE_Band
 

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CULTFINDER - Black Thrashing Terror (EP)

Publié le par Nono666

CULTFINDER – Black Thrashing Terror
Eldritch Lunar Miasma
Style : Black/Thrash Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.unholycultfinder.com

CultFinder_Black Thrashing Terror



01. Black Thrashing Terror / 02. Archangel Burial / 03. Witching Curse (Ré-enregistrement 2011)

Après une démo enregistrée l’an passé, les Britanniques de CULTFINDER enchainent avec un EP trois titres, Black Thrashing Terror, qui annonce la couleur. Le trio, qui partage deux membres avec le groupe de Doom WITCHSORROW que sont Necroskull, qui tient ici la basse et Wilbeherit à la batterie, donne dans un Black Thrash Metal bien old-school, d’ailleurs le format vinyle choisit par le groupe indique bien les intentions de ces gaillards. Si "Black Thrashing Terror" démarre sur un riff qu’un groupe de Doom n’aurait pas renié, la suite évoque assez largement NECROPHOBIC et BESTIAL MOCKERY, un Black cradingue à la production très petite mais surtout ici extrêmement brouillonne. CULTFINDER présente donc ici deux nouveaux titres assez similaires et qui n’apportent pas grand-chose, nous sommes là sur une musique qui ne s’adresse qu’à une poignée d’irréductibles qui trouvent leur bonheur dans des bouillies sonores telles que présentées par les Anglais. Le trio a réenregistré "Witching Curse", un titre issu de leur démo pour l’occasion, mais si l’artwork est très réussi, si sur le fond un discours satanique, chacun avisera en fonction de ses convictions, sur la forme, CULTFINDER ne laisse pas un souvenir impérissable, un peu plus de personnalité dans la musique du groupe ne serait pas un luxe.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 5.5/10

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