THRESHOLD - March Of Progress
THRESHOLD - March Of Progress
Nuclear Blast
Style : Progressive Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.thresh.net
01. Ashes / 02. Return Of The Thought Police / 03. Staring At The Sun / 04. Liberty, Complacency, Dependency / 05. Colophon / 06. The Hours / 07. That's Why We Came / 08. Don't Look Down / 09. Coda / 10. The Rubicon / 11. Divinity (Bonus Track)
Si, pour le néophyte que je suis, THRESHOLD est un peu l’archétype du combo Metal prog’, ce n’est pas l’écoute de ce March Of Progress au titre bien mal choisi qui changera cette idée reçue. Ceci étant dit, ce premier vrai contact s’est tout de même avéré fructueux, car il m’a donné l’occasion de découvrir une formation classieuse qui écrit des chansons, des vraies, souvent gorgées d’émotion. Pour illustrer le côté catchy de la bête, écoutez donc le premier titre, "Ashes", et ses relents de STRATOVARIUS (en plus finaud quand même, faut pas exagérer !). La voix de Damian Wilson n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de Timo Kotipelto, en moins aigüe, un style qui ne fait assurément pas l’unanimité. Mais l’analogie avec le groupe finlandais s’arrête là, car les rythmiques alambiquées et autres développements viennent nous rappeler que l’on est bien en territoire progressif. D’ailleurs, certains de ces passages ne s’avèrent pas forcément indispensables. C’est particulièrement flagrant sur un morceau comme "The Hours". Cela tendrait à prouver que, si THRESHOLD se montre parfois prévisible, c’est surtout au niveau des structures. Car ce ne sont nullement les idées qui sont en cause, comme le montre la superbe ballade "That’s Why We Came", tout sauf cliché. Au final, THRESHOLD offre un joli voyage, dans un style certes « propre sur lui » (un petit côté FM pointe le bout de son nez de temps à autres), mais que certains font plus qu’apprécier. Du coup, je ne me sens pas vraiment de juger si, oui ou non, une formation reconnue et dont la carrière approche le quart de siècle a accouché d’un bon album…
Chronique par Morbid S.
Note : 8/10

