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THE AMENTA

Publié le par Nono666

 

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Entretien avec Tim Pope réalisé par mail le 3 Avril 2013.



Depuis la sortie de son dernier album, Flesh Is Heir, THE AMENTA ne cesse de tourner sur sa terre natale : l'Australie. Terre lointaine, désertique et mystérieuse. Cette ancienne prison géante vit naître plusieurs formations métalliques d'envergure comme PSYCROPTIC, AIRBOURNE et, biensûr, AC/DC. Mais revenons-en à nos moutons. Timothy Pope, claviériste et sampler du groupe, nous a fait l'honneur de répondre à notre interview et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'homme est enthousiaste , fier du nouveau méfait du groupe et généreux en commentaires. Laissons maintenant la parole à l'interessé...


Cinq ans entre n0n et Flesh Is Heir, c’est une longue période, qu’avez-vous fait pendant ce temps ?
Timothy Pope : Nous prenons toujours beaucoup de temps entre les sorties d’albums et cela pour plusieurs raisons. La première est que nous mettons beaucoup d’énergie émotionnelle dans la création de nos albums. Ils ne sortent pas comme ça, sans qu’une attention particulière y soit apportée comme beaucoup d’autres le font. Nous passons beaucoup de temps à polir, afiner et réécrire pour être sûr que ce qui est sorti est l'image la plus proche que nous nous faisons du groupe. Le résultat est que nous sommes totalement cramés après avoir sorti un album. Il nous est impossible d’écrire si les idées ne sont pas, pour nous, nouvelles et innovantes. Lorsque tu as passé plusieurs années sur un album, quelques temps après, tout ce que tu vois est l’album que tu viens de finir et les nouvelles idées sont lentes à venir. C’est la situation dans laquelle nous nous sommes retrouvés, nous ne pouvions pas commencer l’écriture de l’album avant que les idées ne commencent à affluer. La deuxième raison est que nous nous sommes focalisés sur les tournées. Pour n0n nous avons tourné 3 fois en Europe, en Amérique du Nord une fois et probablement 4 ou 5 fois en Australie. Nous ne sommes pas le genre de groupe qui peut écrire dans le tour-bus. Nous idées viennent d’expérimentations et de discipline que l’arrière d’un tour-bus ne peut offrir. Je pense que si l’on s’asseyait avec nos guitares en tournée, avec 40 shows dans les pattes, nous écririons des parties de guitare assez génériques et nous ne sommes absolument pas intéressés par cela alors nous nous assurons que nous avons les bonnes conditions pour proposer de l’excellente musique. Durant ce temps, bien entendu, nous avons continué d’être actifs. En 2011 nous avons sorti le multimédia V01D (qui est toujours disponible gratuitement sur notre Bandcamp) mais aussi les EPs Choke Hold et Teeth. On aime bien sortir ces petits formats pour donner la chance à de nouveaux sons et idées et je pense que chacune des différentes directions explorées sur ces EPs contribue beaucoup au changement de son que tu peux entendre sur Flesh is Heir.

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Votre bassiste, votre batteur et votre chanteur sont dans le groupe depuis 2009 mais c’est le premier album de THE AMENTA pour lequel ils écrivent, comment c’est passé le processus d’écriture et d’enregistrement ?
Il n’y a pas eu d’énormes différences dans le processus d’écriture ou d’enregistrement dû aux nouveaux membres. Ca a toujours été que quelques uns d’entre-nous qui écrivions et ça n’a pas changé. Le processus d’enregistrement a toujours été fragmenté pour nous, les membres ayant toujours vécus dans différentes villes et différents états d’Australie alors une autre méthode d’enregistrement a été utilisée. Encore un changement auquel les nouveaux membres ont pris part : nous avons tourné avec ce line-up plus qu’avec les précédents. Durant cette période, nous avons appris à bien nous connaître, tant personnellement que musicalement et lorsque le moment d’enregistrer est arrivé nous savions de quoi chacun était capable et, plus important, comment parler à chacun des autres membres pour obtenir le résultat voulu. Souvent, pour nos enregistrements, nous avons affaire à des gens nouveaux dans le groupe et quelques fois la façon dont on traite avec les gens peut causer des problèmes, heureusement ce ne fut pas le cas cette fois-ci. Un autre changement est que, pour cet album, nous étions 100% do it yourself. Nous avons tout enregistré nous-mêmes et l’album a été mixé par Erik (MIEHS, guitares) qui a fait un excellent boulot. C’est le premier album dont nous sommes réellement satisfaits du son, c’est le son parfait pour THE AMENTA. C’est sale et crade mais ça a une chaleur et une qualité organique qui complète nos sons désagréables.

Flesh Is Heir est un album avec beaucoup d’ambiances et de bons samples, est-ce que votre musique reste instinctive ou travaillez-vous longtemps sur chaque detail de l’album ?
Auparavant, surtout avec notre dernier album, N0N, nous avons passé des mois à affiner tous les détails et à travailler sur des sons individuels pour créer l'effet désiré. Je n'avais pas envie de passer ce laps de temps à me torturer l’esprit avec cet album, le précédent a failli nous tuer et nos vies ont changé pour faire cette sorte de lien impossible enchainé à l’ordinateur. Alors nous avons dû trouver une nouvelle façon d’enregistrer pour Flesh is Heir. Comme je le mentionnais précédemment, nous ne pouvons travailler sur un album que si nous avons une idée nouvelle. Les vieilles idées sont ennuyeuses et sont détruites, pour moi, attitré aux samples et effets électroniques, la nouvelle idée était d’être plus spontané et instinctif plutôt que de programmer méticuleusement les sons comme j’ai pu le faire par le passé, cette fois j’ai enregistré de petits samples de choses que j’ai trouvé autour de ma maison et du studio. Ca peut être des couteaux qui s’entrechoquent ou un circuit d’enfant, j’ai aussi samplé d’autres choses, de tous petits passages de certains compositeurs modernes pour obtenir des chœurs prenants et des samples d’orchestre. Ceux-ci ont été mis dans la configuration live et j’ai créé des correctifs au clavier à partir des échantillons. J'ai ensuite programmé tous les faders et les touches de mon clavier de commande pour les effets de contrôle et des paramètres comme la hauteur. Cela m'a permis de manipuler les sons en temps réel, comme ils ont été enregistrés dans le morceau. Donc, ce que vous entendez au final est pratiquement un enregistrement live des sons. J'ai aussi utilisé des instruments tels que le violon, dont je ne sais pas jouer. Je l'ai utilisé comme un dispositif sonore et, étant complètement inexpérimenté en la matière, les sons qui sortaient étaient totalement imprévisibles. Je pense que ça donne à Flesh Is Heir un feeling unique. Beaucoup d’albums avec du clavier sonnent de la même façon puisque les gens utilisent les mêmes claviers ou des banques de samples. Parce que je les ai créés à partir de rien et les ai joués en temps réel, je ne pourrais jamais recréer ces sons parfaitement. Nous nous retrouvons avec un document vraiment honnête, organique et original.

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La musique de THE AMENTA est vraiment inhabituelle, quel est votre message et vos motivations pour faire cette musique si spéciale ?
Merci beaucoup, c’est bon à entendre. Nous nous efforçons de proposer une musique originale, comme tous les artistes le devrait, alors entendre que d’autres gens sont en accord avec ça est le meilleur compliment que l’on puisse nous faire. Je pense que les artistes, afin d’avoir une pertinence, doivent inventer leur propre langage pour s’exprimer. Notre intention a toujours été de trouver une nouvelle façon de créer une musique laide. Nous ne voulons sonner que comme THE AMENTA et personne d’autre. Si tu utilise le langage de quelqu’un d’autre tu ne t’exprimes pas vraiment. Si tu sonnes comme un autre groupe alors on n’a pas besoin de toi, seule la musique originale est plus forte que tout. On se noierait dans un foutoir générique se faisant passer pour de la musique, ça m’écœure et je ne veux pas en faire partie. Notre seule motivation est d’être THE AMENTA. Nous pensons que la musique doit être honnête et unique, nous sommes honnêtes et uniques.

Vous publiez vos albums chez Listenable Records, quelles sont vos relations avec le label Français, je suppose que vous êtes satisfaits de leur travail ?
Listenable Records est très bon avec nous, ce sont de très grands fans du groupe et ils nous ont permis d’atteindre beaucoup d’oreilles qui ne nous avaient jamais entendus. Nous avons apprécié ce temps passé avec eux et attendons vraiment de travailler encore plus avec eux. Les labels c’est une proposition intéressante en ces temps de téléchargement digitaux et de piratage. Pour que le choix d’un label soit pertinent, il faut qu’il soit prompt sur les nouvelles technologies et nouvelles méthodes comme être irrévérencieux et mercuriel. Je pense que l’on peut définitivement définir Listenable Records ainsi, ce sont d’excellents partenaires à cette époque.

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 Votre tournée commencera prochainement en Australie, pouvons-nous espérer vous voir en Europe et en France dans les prochains mois ?
On espère revenir en Europe prochainement, nous sommes revenus d’Europe mi-décembre donc pour le moment nous avons besoin de nous focaliser sur l’Australie mais nous sommes toujours en quête de tournée et il y a toujours des opportunités en cours de discussion. On aime tourner en Europe, vos promoteurs traitent les groupes convenablement, on s’est fait beaucoup d’amis sur le continent et l’architecture est vraiment incroyable. Espérons que l’une de ces tournées dont nous parlons se concrétise et nous serons là prochainement. Nous espérons venir en juillet mais cela dépend ensuite de quelles affiches il y aura.
 
Comment est la scène Metal Australienne ? Avez-vous des groupes à recommender aux Frenchies (à l’exception d’AC/DC et de vous bien entendu !) ?
Je suis certainement la dernière personne à qui demander des choses à propos de la scène Australienne. Je suis terrible avec les nouveaux groupes et je vais rarement aux concerts. J’entends parler de groupes par le bouche à oreille et j’essaie de m’informer comme je peux mais je manque beaucoup de bons groupes, j’en suis sur. Il y a de bons groupes ici tout de même, un groupe que j’ai énormément écouté est HEIRS de Melbourne qui je crois tourne en Europe à l’heure où j’écris ces lignes. Ils jouent une sorte de Post-Metal vraiment sombre et minimaliste (au meilleur sens du terme) et ils ont un joueur de Theremin très brillant. D’autres groupes sont excellents, et pour être honnête je dois dire que nous y sommes affiliés, comme PSYCROPTIC, MALIGNANT MONSTER, NORSE et THE SEER. Je vous recommande d’y jeter une oreille si vous n’en avez jamais entendu. La scène Australienne est comme toutes les scènes du monde entier, cela semble venir par vague. Rien de bien ne se passe puis tout à coup une dizaine de bons nouveaux groupes arrive. Je pense que nous sommes dans une période fertile mais des lieux de concert ferment chaque semaine et les groupes ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.

Que penses-tu de l’industrie musicale et du téléchargement ?
C’est un milieu difficile, une partie de moi est furieux lorsque je vois nos albums illégalement téléchargés. Ce qui m’embête le plus c’est l’ignorance derrière le geste, nous avons dépensé des centaines de dollars pour enregistrer cet album sans parler du temps et de l’effort émotionnel, et les gens semblent aptes à le voler. Mon autre moitié est un fan de musique et je comprends ce besoin de musique nouvelle. Lorsque j’étais gamin nous mettions sur K7 tous les nouveaux CDs qui étaient dans notre cercle d’amis. C’est la même chose. En tant qu’artiste je suis content que ces gens puissent entendre ma musique et j’espère qu’ils achèteront un t-shirt un jour pour que d’une certaine façon ils payent pour la musique. Je pense qu’il y a un modèle que l’industrie de la musique pourrait adopter pour que ça fonctionne pour eux. Ce que c’est, je n’en ai aucune idée. Nous avons pensé que nous pouvions mettre notre musique en libre accès et faire de l’argent en tournant mais ça ne fonctionne pas car tous les coûts sont à la hausse. Le gasoil est trop cher, les salles n’ont pas l’argent pour payer. Je suis sûr qu’un modèle arrivera et que ça fonctionnera mais le modèle actuel est intenable. Si nous n’avions pas déjà acheté notre matériel de studio je pense que nous n’aurions pas pu enregistrer. Les nouveaux groupes doivent trouver cela très dur. Ils dépensent beaucoup d’argent pour enregistrer et sortir un album, même s’ils reçoivent des chroniques incroyables et que des centaines de gens l’écoutent ils ne rentreront jamais dans leurs frais, comment pourraient-ils enregistrer encore ? C’est une période intéressante et effrayante, je crains que les artistes intéressants et non commerciaux ne soient poussés dehors. Il ne restera que les groupes sucrés à pouvoir enregistrer et nous perdrons tout.

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Si tu as un dernier mot pour les lecteurs d’HEAVY SOUND, c’est ton espace !
Merci beaucoup pour l’interview, à tous ceux qui lisent ceci : je vous recommande d’écouter Flesh Is Heir. Je pense réellement que c’est un des albums les plus uniques et originaux dans la musique extrême. Je pense que ça balaiera tous les autres albums sortis cette année, si vous ne l’écoutez pas, c’est que vous merdez vraiment.

Propos recueillis par Germain

 

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KILLSWITCH ENGAGE - Disarm The Descent

Publié le par Nono666

KILLSWITCH ENGAGE - Disarm The Descent
Roadrunner Records
Style : Metalcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.killswitchengage.com

Killswitch Engage_Disarm The Descent



01. The Hell In Me / 02. Beyond The Flames / 03. New Awakening / 04. In Due Time / 05. A Tribute To The Fallen / 06. The Turning Point / 07. All That We Have / 08. You Don't Bleed For Me / 09. The Call / 10. No End In Sight / 11. Always / 12. Time Will Not Remain

Quatre ans après le deuxième album éponyme du groupe, KILLSWITCH ENGAGE remet le couvert avec un nouveau / ancien line-up. Le premier chanteur, Jesse Leach, a réintégré le combo après le départ d'Howard Jones. Il y aura donc forcément deux camps:ceux qui ont préféré l'après Jesse Leach, et ceux qui sont contents du retour du premier chanteur. Je ne suis d'aucun d'eux, je précise. Tombée par hasard sur KILLSWITCH ENGAGE en l'an de grâce 2004 à l'occasion d'un sampler de je ne sais plus quel magazine spécialisé, ça ne m'avait pas marqué tant que ça, je dirai même que ça m'a complètement laissée indifférente, si ce n'est qu'à l'époque j'ai pris ça pour du Nu Metal, donc bref. C'est avec l'oreille détendue de celle qui n'a pas d'avis que j'ai écouté Disarm the Descent et dès le premier morceau, j'avoue que je ne me souvenais pas qu'ils étaient si punchy (je ne me suis pas basée sur un seul morceau entendu au hasard, je me suis retapé l'intégrale, ne soyez pas médisants) et effectivement, l'album qui a bâti leur réputation, The End of Heartache, est bien plus détendu (ou flemmard, ça dépend du point de vue). "The Hell In Me" nous fait entrer dans le vif du sujet avec une hargne que je n'attendais pas de KILLSWITCH ENGAGE, ce qui me mit dans de bonnes dispositions. Cet album a de très bons passages, exemple, le morceau "All That We Have" et son démarrage bien Death, même remarque pour "In Due Time". En réalité, il faut bien avouer que seuls les passages en chant clair détonnent dans cette chanson qui recèle même un très bon solo de guitare, sans prétention, mais bien exécuté et qui ne se résume pas à de l'astiquage de manche frénétique, comme pour certains «guitar hero» en manque de reconnaissance qui veulent montrer qu'ils ont un charisme fou. Je digresse. Ce qui me perturbe dans cet album, c'est qu'on ne peut pas forcément y reconnaître la fougue des débuts (Alive Or Just Breathing n'est vraiment pas mauvais), ou alors entrecoupé intempestivement de longs passages en chants clairs dignes des meilleurs boy's bands. Ainsi, ce n'est pas de la comparaison entre Jesse Leach sur le retour et Howard Jones qui a tenu le poste pendant neuf ans dont souffrira Disarm The Descent, mais plutôt d'un avant/après le «break» qui est somme toute assez surprenant:si en soit le chant semble mieux maîtrisé, il en perd en spontanéité et en énergie. Je n'irai pas jusqu'à dire que tout était bon au début, ou «c'était mieux avant», mais KILLSWITCH ENGAGE, loin d'un retour aux sources ou d'une cure de jouvence, a continué sur la pente radiophonique formatée. Disarm The Descent, malgré de nombreux passages très travaillés, techniquement et musicalement, est un album très conforme, lisse, sans surprise (et je ne parlerai même pas du titre "Always" qui m'a donné envie de m'étouffer avec de la guimauve)... Rien de neuf. Voici l'avis de quelqu'un qui à la base n'avait aucun préjugé positif ou négatif sur KILLSWITCH ENGAGE, mais je pense que les fans du groupe (indépendamment de la guéguerre des chanteurs), apprécieront cet opus, composé de morceaux de qualité, mais qui ne restera sans doute pas dans les anales.

Chronique : Nastassja

Note : 6/10

 

Killswitch Engage_Band 2013
 

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SUICIDAL TENDENCIES - 13

Publié le par Nono666

SUICIDAL TENDENCIES - 13
Suicidal Records
Style : Punk/Thrash Metal
Origine : Etats Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.suicidaltendencies.com

Suicidal Tendencies_13



01. Shake It Out / 02. Smach It! / 03. This Ain't A Celebration / 04. God Only Knows Who I Am / 05. Make Your Stand / 06. Who's Afraid? / 07. Show Some Love... Tear It Down / 08. Cyco Style / 09. Slam City / 10. Till My Last Breath / 11. Living The Fight / 12. Life (Can't Live With It, Can't Live Without It) / 13. This World

Treize ans sans album (je ne compte pas les compilations) et voici la bande de Venice toujours menée par Monsieur Mike Muir qui nous revient avec treize titres dans la pure veine ST : c'est à dire que rien n'a changé, c'est beau de voir que dans ce monde en perpétuel mouvement,certaines choses semblent immuables... Quand on fait la connaissance de SUICIDAL TENDENCIES avec Suicidal For Life (donc quand on a 10 ans de retard, mais en 1983 j'étais pas née) et qu'on garde un bon souvenir de Free Your Soul...And Save My Mind, que penser de ce 13 tant attendu, pendant que Mike Muir se dispersait dans ses autres projets (sans pour autant arrêter de tourner) et que la musique ne les attendait pas pour évoluer ? Je ne ressortirais pas ici mon couplet sur la recherche et l'originalité : la simplicité leur va bien, et on ne va pas apprendre aux vieux singes à faire la grimace, puisque j'avais envie de sortir une phrase toute faite et bien nulle. Bref ! On peut dire de 13  pas mal de choses : il est efficace, avoir autant la patate avec 30 ans de bouteille (et avec la voix de Mike, juvénile à 50 piges) n'est pas donné à tout le monde, et on ne s'y ennuie pas. Les ST ne se redécouvrent pas, mais varient les plaisirs. L'album s'ouvre sur un "Shake It Out" bien heavy à la guitare, avec le chant punkisant, qui donne envie de bouger la tête en souriant. SUICIDAL TENDENCIES a truffé 13 de riffs bien catchy comme ils savent en inventer, mais ont également réussi à jouer avec les différentes sonorités et styles entre lesquels ils naviguent allègrement depuis 30 ans : Punk ("This Ain't A Celebration", bien « Venice », ça m'a donné envie de skater les cheveux dans le vent, sans cliché, évidemment), Thrash (les riffs assassins de "Who's Afraid?"), Heavy (guitaristiquement parlant, un peu partout), des sons hyper groovy ("Till My Last Breath", bien funky, ou "God Only Knows Who I Am" qui a même quelques accents « pop », pardon pour le gros mot). Si la marque déposée « Miko Cyco » est bel est bien ancrée, je dois dire que j'ai été très agréablement surprise par 13, qui ne viendra pas révolutionner le genre, ni nous faire pousser un bras dans le dos, mais qui marque un retour gagnant. Ils ont eu 13 ans pour peaufiner cet album, revoir les morceaux composés, les sélectionner soigneusement, et les fans seront ravis. J'ai trouvé qu'ils avaient réussis à ne pas trop se répéter (sans pour autant créer la surprise, certes), tout en gardant leur identité intacte et leur son unique. Après on aime ou on n'aime pas mais la légende SUICIDAL TENDENCIES est de retour pour nous donner la pêche et ça fait un bien fou d'entendre de nouveaux morceaux. Si le départ de Mike Clark en 2012 aurait pu nous faire redouter un album à nouveau repoussé sine die, Mike Muir sait s'entourer et le nouveau line-up ne démérite pas. Tout n'est pas excellent, on peut déplorer quelques répétitions (le morceau "Cyco Style" sonne comme du « déjà entendu, next! ») malgré l'effort évident pour diversifier l'album. Le morceau "Slam City" (j'avais compris « Slap city » à l'écoute, ça m'avait fait bien marrer) est très long pour ce qu'il est : très répétitif, autant sur les paroles que sur la mélodie. Mention spéciale pour le dernier morceau "This World", digne générique de fin d'un 13 qui nous aura tenu en haleine pendant une heure. Un tempo plus lent, des mélodies planantes (toujours dans la simplicité), pour un son différent et qui montre qu'ils ont plus que du Thrash/Punk à offrir : garder la surprise pour la fin, comme sur Free Your Soul...And Save My Mind, avec le morceau "Home". SUICIDAL TENDENCIES revient en force avec 13, mais je ne peux pas affirmer que c'est un album qui justifie 13 ans d'attente. Un bon moment toutefois, que l'on pourra vivre comme des retrouvailles avec un grand ami longtemps perdu de vue avec qui l'on reprendrait contact le plus naturellement du monde.

Chronique : Nastassja

Note : 7,5/10

 

SUICIDAL TENDENCIES_Band web
 

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POWERWOLF - Wolfsnächte Tour 2013

Publié le par Nono666

POWERWOLF effectuera une tournée européenne entre septembre et novembre 2013, pour l'occasion les loups-garous seront accompagnés de MAJESTY, BATTLE BEAST, ASHES OF ARES et WISDOM. Une seule date en France : Paris (Divan du Monde) le 26 Septembre.

 

POWERWOLF_Tour 2013
 

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V8 WANKERS - Nouvel album & Clip

Publié le par Nono666

V8 WANKERS sortira son nouvel album intitulé Got Beer? le 29 Avril prochain via SPV/Steamhammer. Le clip du morceau-titre est désormais disponible et visible ci-dessous :

 

 

Tracklist Got Beer? (2013) :
01. Got Beer? / 02. Bust In The Wind / 03. Kick The Bucket / 04. Long Spoon / 05. The Enemy / 06. Road Hog / 07. St. Elmo / 08. Frankie’s Tiki Room / 09. We’ll Fight Them All / 10. Your Pretty Lady / 11. Yeah She’s A Bitch / 12. All Goes Down The Drain / 13. She’s Nitro / 14. Drowned In Tears / 15. Why Lie I Want A Beer

 

V8 Wankers_Got Beer
 
 

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PASTORS OF MUPPETS - Trailer

Publié le par Nono666

Les excellentissimes PASTORS OF MUPPETS viennent de mettre en ligne un trailer narrant l'origine occulte, démoniaque et, of course, satanique de leur metal brass band.

 

 

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MEGADETH - Artwork "Super Collider" dévoilé

Publié le par Nono666

MEGADETH a dévoilé (sous forme de jeu de mémoire ) la pochette de son prochain album intitulé Super Collider. Celui-ci sera disponible dès le 4 Juin via Tradecraft, le propre label du groupe.

 

MEGADETH_Super Collider
 

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SURTR - Report Release Party Pulvis Et Umbra

Publié le par Nono666

Le report de la Release party de Pulvis Et Umbra, le nouvel album de SURTR, est en ligne. Etaient également conviés FATHER MERRIN et CHILDREN OF DOOM...Bienvenue à cet office 100% Doom Metal  !

 

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SURTR - Release Party - Metz - 16 Mars 2013

Publié le par Nono666

 

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CHILDREN OF DOOM + SURTR + FATHER MERRIN
Metz – Les Trinitaires – 16 Mars 2013



A l’occasion de la sortie de Pulvis Et Umbra, le deuxième album de SURTR, les Lorrains organisaient une release party aux Trinitaires à Metz en compagnie de FATHER MERRIN et CHILDREN OF DOOM chargé d’assurer la tête d’affiche.

Etant impliqué dans FATHER MERRIN, je ne vous conterais pas le récit du concert car l’objectivité ne sera pas de mise mais la réaction du public a été très bonne, pour vous faire une idée, des live-reports ont également été faits par d’autres webzines (dont FRENCH METAL  par exemple), et des choses sont écoutables sur www.myspace.com/fathermerrindoom  ou sur la page Facebook  du groupe, bref !

Nous arrivons alors aux rois de la soirée, SURTR, le public garnit largement le caveau qui fait office de salle de concert désormais, la salle est installée en plein centre ville de Metz et jouit des murs d’un ancien presbytère, monastère ou autre lieu de communion paisible. Inutile de vous dire que la communion avec un public conquis d’avance, SURTR va l’entretenir avec des titres extraits de l’excellent nouvel album et notamment le triptyque gagnant qu’est "Rise Again", "Three Winters Of War" et "Sonic Doom". Les titres prennent une dimension presque hypnotisante sur scène tant le groupe est impliqué et sait faire vivre ses morceaux malgré l’absence de son bassiste, blessé à l’épaule, mais brillamment remplacé et on saisit mieux que sur album, l’importance de la quatre corde dans le son de SURTR. Le premier moment très fort du concert arrive avec "The Call" issu du dernier album, sublimé par rapport à une version studio déjà fort réussie, ce titre montre toute l’évolution qu’a subi ce groupe depuis World Of Doom et notamment sur les arrangements et les structures plus fluides. Le set s’achève comme s’achève Pulvis Et Umbra, sur un "Fred Karno’s Army" qui ne décolle cependant pas autant que sur album, même si ce titre reste une valeur sure, il lui manquait le petit truc en plus pour finir le set en beauté. Mais ce n’est pas bien grave, le trio avait déjà régalé nos esgourdes avant et au final, c’est bien SURTR qui aura récolté la majorité des suffrages du public, quand je vous dis que ce groupe a un truc !

Setlist  : Intro : Pulvis Et Umbra / Rise Again / Three Winters Of War / Sonic Doom / The Call / Rebellion / World Of Doom Part IV / I Am The Cross / Fred Karno’s Army

surtr


Après une rapide pause dévouée au changement de matos, les nordistes de CHILDREN OF DOOM investissent la scène devant un public encore un peu clairsemé mais le ravageur "Mr. Nasty" aura tôt fait d’ameuter les jeunes loups restés coincés à l’espace fumeur. L’esprit Punk du trio contamine rapidement l’assemblée dans laquelle on constate un turnover signe qu’une certaine lassitude s’empare de quelques âmes, pourtant B.B.F., le guitariste chanteur, ne se ménage pas (tout comme son foie) au risque de ne pas être précis parfois. CHILDREN OF DOOM allume plusieurs mèches qui se répandent bien dans l’assistance et notamment les titres les plus écrasants. Après quelques mots échangés avec les membres du groupe, j’apprends qu’un album est prêt mais qu’il manque le pressage et la finalisation de l’album, Doom Be Doomed Or Fuck Off datant maintenant de 2011, on espère réellement que la situation se décante pour ce trio généreux et pas avare en bons titres. Les fans de la première heure seront également servis avec quelques passages par la démo datant de 2009 et la bonne humeur dégagée par le groupe leur confère une sympathie pas volée, mission réussie pour ce groupe qui aura réussi à faire un peu bouger un public plutôt statique.

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Avec une organisation au top et trois bons concerts de Doom Metal à ne pas rater, les absents sauront pour la prochaine fois !

Report : Aymerick Painless

 

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KEE MARCELO - Album disponible & Clip

Publié le par Nono666

L'ex EUROPE, KEE MARCELO vient de publier son nouvel album solo intitulé Judas Kiss... Le clip du premier single "Dog Eat Dog" est désormais disponible et visible ci-dessous :

 

 

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