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DELIRIUM FEST XI - Report

Publié le par Nono666

Le 6 Avril dernier se tenait à Chalons en Champagne la 11ème édition de DELIRIUM FEST, vous pouvez retrouver le report :::>>> Ici .

 

DELIRIUM FEST XI_06042013
 

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CROWHILL TALES - Interview avec Gérôme Grandpere

Publié le par Nono666

 

CROWHILL TALES_logo blanc sur noir

Entretien avec Gérôme GRANDPERE (Chant) réalisé par mail le 14 avril 2013.



Si le fait que Gérôme GRANDPERE soit au chant a éveillé notre curiosité, à la première écoute il est clairement apparu qu’il y avait de la matière pour en faire une très bonne découverte, c’est dans cette optique que nous avons soumis le chanteur parti en Hongrie à nos questions afin d’en savoir un peu plus sur ce groupe dont la démo Before Birth navigue entre plusieurs genres sans jamais compromettre sa cohésion. Et à l’écoute de titres à venir en condition live (donc non définitif), il semble que le meilleur soit encore devant eux, un groupe à suivre !
 

La surprise de te voir au chant de CROWHILL TALES a été très bonne, comment as-tu intégré ce groupe qui a déjà un passé ?
Gérôme GRANDPERE (chant) : Quelque temps après mon arrivée en Hongrie, j’ai décidé de reprendre le micro. J’ai donc commencé à contacter des musiciens, passer des annonces afin, soit de monter un groupe, soit d’en intégrer un déjà existant. Lorsque j’ai enfin eu un groupe complet nous avons commencé à répéter. Nous répétions dans le même local que CROWHILL TALES. J’avais déjà été voir ce groupe en concert. Puis le chanteur de CROWHILL TALES a décidé de quitter le groupe. Comme le batteur de mon groupe et le batteur de CROWHILL TALES était des amis, mon batteur a parlé de moi à GergÅ‘ le batteur de CROWHILL TALES. J’ai ensuite été auditionné pour le groupe. Puis ils m’ont demandé si cela m’intéressait d’intégrer le groupe. J’ai donc décidé d’abandonner le groupe que j’avais monté dans lequel jouait des musiciens qui avaient déjà tous un autre groupe pour prendre la place vacante au sein de CROWHILL TALES. Somme toute, une intégration des plus banales.

Peux-tu nous présenter un peu ce groupe ?
CROWHILL TALES est un groupe qui a été crée en 2005 par Norbert HEGEDŰS (guitare) et Péter LOSONCZI (guitare). Apres les éternels changements de musiciens qui sont le lot de bien des groupes à leurs débuts, le groupe s’est stabilisé en 2007 autour des 2 guitaristes cités plus haut, de GergÅ‘ GAZDAG (batterie), Tibor BALOGH (chant) et Zoltán FEKETE (basse). Les principaux compositeurs sont Norbi et Losi. Le groupe a toujours joué ses propres compositions. Norbi est influencé par des groupes comme ANATHEMA, OPETH, beaucoup de groupe de Doom et PINK FLOYD. Je pense que cela s’entend notamment dans toutes les parties atmosphériques de nos chansons. Losi, lui est plus influencé par des groupes comme NEVERMORE, TESTAMENT, FATES WARNING, DEATH. Il écoute vraiment de tout, il est très ouvert au niveau du Métal. Il joue d’ailleurs dans un autre groupe, un groupe de Hard Rock / Heavy « traditionnel » qui s’appelle RADAR. GergÅ‘ joue également dans un autre groupe, un groupe de Death qui s’appelle NIGROMANTIA.

CROWHILL TALES_Norbi Backstage Live Nyiregyhaza 17 April 2011


La biographie parle de difficulté liée à la barrière de la langue à ton arrivée dans le groupe, peux-tu nous dire comment vous avez géré cette période difficile ?
Aucun des membres ne parlent le francais, je baragouine juste quelques mots de hongrois donc nous dialoguons en anglais. C’est encore le cas aujourd’hui sauf que j’incorpore plus de mots hongrois dans nos conversations. La musique étant un language universel nous arrivons à nous comprendre.

Vous publiez une démo 4 titres, Before Birth, as-tu pu participer à son écriture ou tout était-il déjà composé ?
L’enregistrement était déjà fini mais avec un chant en hongrois. Après le départ du chanteur d ‘origine, nous avons retravaillé tous les textes en anglais, j’ai aussi apporté quelques idées différentes au niveau des lignes de chant.

Sur cette démo vous couvrez plusieurs styles, on y trouve du Power Metal, du Death Metal, du Thrash Metal, quelques bribes de Melodic Metal, était-ce déjà le cas avant ton arrivée au sein de CROWHILL TALES ?
J’ai apporté plus de diversités dans le chant car j’arrive à couvrir plus de styles que ne pouvait le faire mon prédecesseur. Mais dans l’idéal j’aimerais avoir une palette vocale encore plus large pour pouvoir couvrir une gamme globale comme peuvent le faire Mike Akerfeldt d’OPETH ou Christian Alvestam. Donc je continue à travailler mon chant.

CROWHILL TALES_Peter Backstage Live Nyiregyhaza 17 April 2011


Ton chant Power Metal sur certains passages est vraiment original et réussi, cela donne une dimension supplémentaire à l’ensemble, est-ce pour exprimer certains sentiments ou juste pour le besoin mélodique du morceau ?
C’est juste un feeling que j’avais par rapport aux morceaux, une vision différente de ce que faisait Tibor.  J’ai donc présenté au groupe mes idées et nous en avons discuté ensemble. Certaines ont été adoptés, d’autres ont été refusés car elles ne cadraient pas avec l’idée et le feeling global que le groupe voulait pour le morceau.

Cette démo est-elle faite pour dénicher un label ou plutôt des concerts, quels sont vos projets après cette démo ?
Comme toutes les premières démos, elle est avant tout faite pour nous faire connaitre auprès du plus grand nombre. Elle va également nous permettre de faire plus de concerts et à participer à des évènements de plus grande importance. Maintenant si nous avons la chance qu’un label flashe sur notre musique, nous saurons saisir cette opportunité. Si aucun label ne s’intèresse à nous, nous enregistrerons probablement un album complet en 2014. Nous avons déjà assez de chansons pour cela. Et comme tu as pu le remarquer celles-ci étant assez longues, nous pourrons sans aucun probléme nous permettre même de choisir nos meilleures chansons pour un résultat qui fera entre 45 minutes et 1 heure.

En regardant un peu sur internet je suis tombé sur des images de vos concerts qui semblent bien énergiques, pourtant certains arrangements sont plutôt pointus (le titre "Narporja" par exemple) avez-vous réaménagé les morceaux pour la scène ?
Nous jouons sur scène les morceaux tels que tu peux les entendre sur la démo, peut-être à quelques détails prés car sur "Before Birth" il y a pas mal de pistes de guitare. Mais nous n’avons pas enregistré et ajouté plein d’arrangements en studio que nous n’aurions pas été capables de reproduire lors de nos concerts.

CrowHill Tales Photo groupe version 2


"Narporja" est d’ailleurs un titre déjà présent sur la démo de 2009, a-t-il beaucoup évolué entre temps ?
En fait cette démo 2009, n’a jamais vu le jour.  Juste le titre "Narporja" chanté en hongrois a été mis sur Youtube.  Si tu écoutes les 2 versions tu pourras effectivement entendre des évolutions mais liées au chant, nos capacités vocales et nos manières d’aborder le chant étant différentes.

Sur internet, des images de concert sont visibles avec des titres encore jamais enregistré en studio, "Suicide Generation" ou "Requiem" qui me font penser à SENTENCED et l’album Amok notamment, peux-tu nous éclairer sur la direction que pourrait prendre ces nouveaux titres ?
"Requiem" est un nouveau morceau qui a été composé après mon arrivée. C’est une chanson avec un feeling pesant, lourd presque Doom globalement. "Suicidal Generation" est une chanson qui existait avant mon arrivée mais pour laquelle j’ai changé certaines parties vocales. J’aime vraiment beaucoup "Suicidal Generation" qui sera sans aucun doute sur notre prochaine réalisation car c’est un morceau qui fait l’unanimité au sein du groupe et qui passe très bien auprès du public lorsque nous le jouons sur scène. On ne peut pas dire que Sentenced fasse partie des influences de CROWHILL TALES même si plusieurs membres apprécient ce groupe.

CROWHILL TALES_Zoli Backstage Live Nyiregyhaza 17 April 2011


Toi qui a vu le public Français et Hongrois, comment est le public en Hongrie, on sait qu’en France le public est réputé pour être assez passif, plutôt là pour écouter plus que participer, est-ce également vrai en Hongrie ? Comment est la scène Metal là-bas ?
Avant mon arrivée, le seul groupe hongrois que je connaissais était CASKET GARDEN puisque j’avais bossé pour la promo de 2 de leurs albums en France. J’ai découvert un pays très Rock. Le public soutient énormément les groupes locaux. Ici les groupes qui ont pu commencer dans les années 80 à faire du Métal comme Pokolgép ou Ossian, entre autres, sont de véritables institutions et ne jouent jamais devant moins de 200 personnes. Ces groupes sont suivis par plusieurs générations. Les parents qui ont supportés ces groupes à leur début ont transmis leur passion à leurs enfants. Donc il n’est pas rare de voir des familles se déplacer aux concerts et chanter avec leurs « idoles ». L’Été, il ne se passe pas un week-end sans qu’il n’y ai 2 ou 3 festivals de Rock / Métal. Même dans les grands festivals organisés en Hongrie, il y a toujours plus de groupes hongrois que de groupes internationaux. Meme si des groupes comme Pokolgép, Ossian, Kalapács, Depresszió, Kárpátia, Omen, Akela, Tankcsapda, Lord, P.Mobil, Omega (ce sont ceux parmi tous les autres dont les noms me viennent à l’esprit maintenant) sont régulièrement invités sur les festivals, il y a toujours une part donnée à de nouveaux groupes, à des groupes locaux et surtout le public se déplace quand même. Malgré les difficultés financières que rencontrent les gens ici, leur passion, leur amour, leur dévotion pour les groupes hongrois est sans faille et ils feront toujours leur possible pour aller les voir en concert si les groupes passent dans leur région. Et cela plusieurs fois par an, ce n’est pas un problème. Une autre chose qui fonctionne aussi beaucoup ici ce sont les tribute band, il y en a énormément. Les plus connus étant Kiss Forever, Szepultura, Iron Maidmen, AB/CD. Meme les télés nationales invitent des artistes comme József Kalapács et Rudán Joe, qui sont les 2 premiers chanteurs du groupe Pokolgép. Et évidemment là je ne parle que pour la partie Hard et Métal mais il en va de même pour le Rock en général. Ici le public se déplace aux concerts pour faire la fête, boire des bières, passer un bon moment entre amis tout en écoutant leur groupes favoris. C’est très convivial. J’invite tous les groupes francais à essayer de venir jouer ici... D’ailleurs si certains sont intéressés qu’ils me contactent et je verrais ce que je peux faire pour les aider.

Propos recueillis par Aymerick Painless

 

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MEMORIES OF A DEAD MAN - Lille - 12 Avril 2013

Publié le par Nono666

 

MEMORIES OF A DEAD MAN_Lille_12 Avril 2013
 

 

MEMORIES OF A DEAD MAN + SLAUGHTERED + HAST
Lille - Le Midland - 12 Avril 2013



Le Midland, bar celtique lillois, a l'habitude de proposer des concerts Metal, mais on ne sait jamais trop à quoi s'attendre. Si la salle est spacieuse, le son n'est pas toujours optimal, et la première remarque à propos du concert de ce soir : bel effort sur le son, ce qui a permis d'apprécier les sets. Les trois groupes présents ce soir là n'évoluaient pas dans les mêmes styles, certains diront qu'ils n'allaient pas bien ensemble, d'autres penseront au contraire que cela rendait la soirée variée et intéressante. Après coup, je suis de la deuxième catégorie.
 

Nous commençons donc par HAST, combo de Death/Black Metal aux multiples influences, qui entre dans le vif du sujet avec brutalité et énergie. Le public est encore clairsemé, mais les gars sur scène se donnent et le show est bien vivant dans cette petite salle mal éclairée. On notera aussi quelques passages plus atmosphériques que le reste du répertoire, par exemple sur le morceau "Evangile".

Set list : Intro / Unfolding / Projet 4 / Hate Hours / Green / Evangile / Projet 1 / Temps Guerre / Projet 8 / Outro

 

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Après une courte pause en extérieur, rappel à l'ordre, le deuxième groupe va commencer. SLAUGHTERED, estampillé «  open Death  », me fera plutôt penser à un Metalcore teinté de belles influences Thrash pour pimenter le tout. La présence scénique est remarquable, le chanteur assure aussi bien le chant guttural que le chant clair (seulement un petit coup de fatigue à la fin du set). À la guitare, on oscille entre passages techniques et mélodiques sans sourciller, le son est meilleur que  pour HAST et on ne va pas s'en plaindre. Ce set est beau à voir et bon à entendre, même si à la fin de la performance la fatigue se fait sentir. Sans révolutionner le genre, SLAUGTHERED fait dans l'efficacité et a bien su faire bouger le Midland.

Set-list : Maggots / Hope / SLGHT / Doomsday / Suffer / Spoiled / Dead Inside / Black Feather / Forgive

 

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Arrive donc le moment de voir la tête d'affiche, MEMORIES OF A DEAD MAN, dont le chanteur est visiblement bien en voix (malgré quelques problèmes de son au début du set). Les post-métalleux vont livrer une belle performance, avec une set-list principalement composée des titres de leur album V.I.T.R.I.O.L sorti en avril 2012, mais en incorporant également deux titres de Maze et le titre "Guilty", issu de leur premier EP éponyme. Le son est plutôt bien équilibré entre les instruments et la voix, même si la salle du Midland reste fidèle au volume trop élevé (les bouchons sont là pour ça…). Pierre Bruneau, au chant, remplit l'espace et sort même parfois de scène, le concert est vivant, dynamique, avec des moments intenses (interprétation magistrale du morceau "Tomorrow At Dawn" pour clore le set).

Set list  : Going Out With... / On The Height Of Despair / Meshi'ha / Good Mourning Child / Spoken Yet Never Heard / Guilty / Trimegistus King / Light House / Maelstrom Involution / Tomorrow At Dawn

 

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Bravo aux musiciens qui ont livré de belles performances, dans l'ambiance chaleureuse du Midland (seul bémol  : le volume), et merci aux organisateurs pour cette soirée Metal variée et forte en gros son.

Report & Photos : Nastassja

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DELIRIUM FEST XI

Publié le par Nono666

 

DELIRIUM FEST XI_06042013

DELIRIUM FEST XI
Chalons en Champagne - Le Contrepoint) – 06 avril 2013

HATESPHERE / THE ARRS / AGRESSOR / SUPURATION / INSANE / EMBRYONIC CELLS / FORSAKEN WORLD / UNTAMED


Et oui c’est déjà la onzième édition de ce Delirium Fest organisé à Chalons en Champagne (51) qui nous met sur la route en ce samedi d’avril, un festival organisé par des passionnés acharnés car l’affluence n’étant jamais à la hauteur de l’affiche proposée, l’association continue contre vents et marées à nous dresser chaque année une affiche alléchante. Après avoir dignement célébré le dixième anniversaire l’an passé et notamment avec SEPTIC FLESH, c’est une affiche plus modeste qui déboule dans la Marne et cela commence par 4 groupes locaux, en effet, lorsque le budget n’est pas extensible, on est un peu obligé de puiser dans les groupes désireux de jouer avant tout. Le public ne s’y trompe d’ailleurs pas et lorsque j’arrive dans la salle juste avant INSANE, ce n’est pas la grande affluence, faisant même craindre le pire aux membres de DELIRIUM TREMENS PRODUCTIONS, ça s’arrangera un peu par la suite, heureusement ! Mais faut-il mettre autant de groupes locaux à l’affiche, difficile question car sinon qui va donner sa chance aux petits groupes ne demandant que du temps de jeu. Un dilemme dont on ne trouvera pas la solution dans ces lignes passons donc au principal sujet du jour et cela commence avec INSANE pour ma part.

Ce groupe n’est toutefois pas un débutant avec plusieurs albums à son actif, le combo Lorrain affiche une belle expérience qui ne transpire cependant pas dans le jeu de scène de David FELTIN plus à l’aise avec sa voix que dans son jeu de scène un peu figé avec régulièrement les mains dans le dos en attendant une prochaine intervention de sa part. Le groupe ayant subi quelques changements de line-up depuis la sortie d’Addicted en 2008 sur le défunt label Thundering Records, c’est un quintet qui foule les planches ce soir et la musique du groupe donne dans un Death/Thrash Metal évoquant nos amis de THE HAUNTED par exemple. Aidé par les deux guitaristes dans les backing vocals, le chant se révèle assez varié, les leads de guitare sont propres et intéressants (la guitare rythmique pêche parfois un peu mais l’énergie est là et comble largement cet aspect qui ne gâche en rien la prestation d’INSANE). Mais c’est le dernier titre, baptisé "30" sur la setlist du groupe et qui semble être un tout nouveau morceau qui remporte la mise avec une partie des voix assurées par le bassiste du groupe faisant preuve d’un organe bien en place, une piste à explorer pour ce groupe car dans l’intensité c’est clairement ce morceau qui rafle la mise. C’est avec le sourire et le sentiment du devoir accompli, on leur accorde largement, que le groupe se retire dans un calme qui fait un peu froid dans le dos et ce n’est là que les prémices de l’attitude d’un public pas très gourmand.

Setlist : Intro / F.T.S. / Ground Zero / New Born / The New Plague / 29 / 30

INSANE 3
 
INSANE


Fort d’un troisième album (sous ce nom) largement conseillé, les Nordistes de SUPURATION auraient pu s’attendre à un accueil triomphal mais si des Metalheads sont arrivés juste avant le concert, c’est une ambiance glaciale qui règne dans la salle. Le public ne semble pas très réceptif au Metal bien mieux en place que lors du concert à Nancy, au Metalride, sous le nom de SUP l’an passé. La batterie, peut être un peu trop mise en avant, ne manque pas de blast ni de variations mais les guitares déjà glaciales manquent d’un peu de puissance ce soir. C’est vraiment dommage car la technique affichée par ce groupe est simplement bluffant, des leads simples mais envoutants animent une rythmique régulièrement saccadée et froide et des "Sinergy Awakes" issu du nouvel album passe très bien aux côtés des "The Old Mirror", "Incubation", "The Elevation" ou "Soul’s Speculum" et "1308.JP.08" enchainés. Le jeu de scène du groupe ne donne pas non plus dans la franche rigolade avec des membres plus que statiques et une abondance de fumée et du coup, les curieux ont du mal à entrer dans le set de SUPURATION. Hasard ou pas, à peine sorti de la salle, le stand et le groupe ont disparu dans les ténèbres de Chalons, une fin qui aurait du être toute autre, en effet, aucun rappel de la part d’un public juste poli, on comprend mais à peine trois applaudissements après les dernières notes, c’est assez incompréhensible, et surtout que fait l’ingé-son qui laisse ce blanc durer plusieurs secondes avant de balancer un album d’AC/DC dans les enceintes de la salle ? un départ indigne pour SUPURATION et qui va malheureusement se répéter pour les autres groupes.

SUPURATION 8


Et pour la suite, c’est une Ardwen Blonde qui nous attend et quelques rencontres de têtes bien connues (la scène locale est petite mais constituée de vrais passionnés) afin de tailler le bout de gras. Je ne vous cache pas que sur ce coup, on se fait avoir comme des bleus, préoccupés à tailler la bavette nous (euh oui Morbid S. est arrivé depuis, donc c’est nous !) loupons le début du show d’AGRESSOR. Lorsque nous pénétrons enfin dans l’enceinte, le public semble s’être un peu réveillé et accueille un peu plus chaleureusement le groupe de Death aux relents de Brutal Death Metal certains même si quelques racines Thrash subsistent ("Deathreat"). Alex COLIN-TOCQUAINE, chanteur, guitariste, tête pensante du combo d’Antibes, est en forme malgré les habituelles cernes sous les yeux et l’humour un peu décalé du bonhomme brise un peu le côté brutal du groupe mais parle parfaitement à un public pas très au fait avec le répertoire d’AGRESSOR et une complicité se créé des deux côtés de la scène, une bonne humeur que l’on voit aussi au sein même du groupe. Et pourtant, les classiques s’enchainent avec des "Medieval Rites" ou "Someone To Eat" introduit par un « j’ai faim mais j’ai soif aussi ! » d’Alex en profitant pour descendre une petite lichette au passage et tous les albums à l’exception de Neverending Destiny passent à la moulinette ce soir et Deathreat datant déjà de 2006 n’est plus autant mis en avant au profit d’un Medieval Rites. La dextérité du guitariste chanteur a de quoi dérouter, le côté old-school du Death Metal anime ce grand bonhomme de la scène Française (voire même Européenne), encore un groupe qui a une renommée sur le papier mais sans grande action du côté du public. Là encore, pas de rappel, un peu d’applaudissement et un blanc avant que la musique d’ambiance ne débarque dans la sono.

Setlist : Medieval Rites / The Sorcerer / Hyaloid / The Spirit Of Evil / Antedilluvian / Overloaded / Warrior Heart / When Darkness / Deathreat / Someone To Eat / God From The Sky / Bloodshed

AGRESSOR 3
 
AGRESSOR


Véritable phénomène, THE ARRS sait s’y prendre pour mettre une salle dans sa poche, ils amènent leur entourage pour mettre l’ambiance. On assistera alors à des danses peu communes mais assez marrantes pour les néophytes dont je fais partie, prises taekwondo, divers mimes absurdes tout y passe. Ensuite, les Parisiens savent aussi se mettre en valeur pour leur entrée sur scène avec une véritable introduction, des backdrops, des caisses en bois à l’effigie d’une boisson alcoolisée à base de plantes bien connue permettant aux membres du groupe de jumper à leur guise et un chanteur dissimulé sous une capuche de Kway qu’il abandonnera bien vite. Enfin voilà, tous les clichés du Hardcore Metal rebaptisé Metalcore défilent et si le premier titre peut laisser apparaitre un soupçon d’intérêt, la suite n’est qu’une avalanche de répétition de ce premier titre, une brutalité qui évoque tout de même une frange de la scène Neo Metal d’il y a dix ans et aujourd’hui décriée, dans ce domaine, MASS HYSTERIA, PLEYMO ou WATCHA ont déjà tout fait et l’ennui nous guette. Toutefois, une grande partie du public semble avoir apprécié et c’est bien là l’essentiel, ceci confirme juste qu’avec l’âge les musiques trop standardisées et stéréotypées ne gagnent pas notre attention. Pas ma tasse de thé, mais l’éclectisme faisant la force de la lutte contre l’ignorance, on se réjouit de voir THE ARRS remporter ce succès.

Setlist : Intro / L’Ame La Plus Noire / Mon Epitaphe / Au Cœur De L’Arène / Le Triomphe De La Mort / Héros-Assassin / Ennemis / Décembre Acide / Originel / 1781 / Du Berceau A La Tombe

THE ARRS 8
 
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Tête d’affiche de la journée, les Danois de HATESPHERE conclut là une tournée intensive qui semble avoir mis sur les rotules le drum-tech du groupe qui gère également le merchandising… Avec une bonne présence, le groupe réussit à se mettre le public dans la poche sans mal et le chanteur Esben HANSEN use et abuse d’un jeu de scène plutôt accès sur le second degré (mime d’une mitraillette sur une partie rapide à la double). Là encore, ça fait mouche, autant sur les parties down tempo bien écrasantes ("Floating"), que les parties rapides au groove certain (l’intenable "Need To Kill") et qui provoquent quelques bons circle-pits dans la salle. HATESPHERE montre un professionnalisme parfait en même temps qu’une personnalité affirmée avec un Thrash/Death moins groovy que ce qui se fait actuellement (d’où peut être la baisse de régime du combo auprès du public) alternant habillement le down tempo et la brutalité et couvrant l’intégralité de la discographie des Danois allant même jusqu’à sortir un "Hate" issu du premier album éponyme sorti en 2002 déjà mais aussi et surtout une setlist différente chaque soir (cf. live report  de la date de Cambrai). Avec une 1h10 de show dans les pattes, là encore, les Danois sortent de scène sans rappel, heureusement ils avaient prévu une outro qui comblera le vide le temps que le public s’enfuit comme des voleurs, un comportement bizarre qui rend cette édition un peu tristounette. Mais ce n’est pas le cas du chanteur qui vient à la rencontre du public aussitôt sorti de scène, l’occasion d’apprendre que les Danois entrent en studio en mai pour l’enregistrement du successeur de The Great Bludgeoning sorti en 2011, on devrait donc bientôt réentendre parler de ce groupe convaincant.

Setlist : Intro / Lies And Deceit / 500 Dead People / Floating / Resurrect With A Vengeance / Oceans Of Blood / Let Them Hate / To The Nines / Drinking With The King Of The Dead / Forever War / The Coming Of Chaos / Dibeliever / Hate / Need To Kill / Lowlife / Sickness Within

HATESPHERE 15
 
HATESPHERE 40



Cette onzième édition offre un bilan mitigé faute d’affluence digne de cette affiche, il faut dire que la concurrence est rude et que les groupes présents à l’affiche de cette journée ont tous été en concert récemment dans des villes assez proches, une frange du public a donc pu faire l’impasse sur cette date qui reste tout de même un rendez-vous certain pour les Metalheads Champenois. Par contre, du côté de l’organisation, comme d’habitude, aucune fausse note, on sent ces passionnés investis et concernés, bravo à DELIRIUM TREMENS PRODUCTIONS pour ce rendez-vous que l’on espère voir perdurer, rendez-vous l’année prochaine !

Report & Photos : Aymerick Painless (avec l’aide précieuse de Morbid S.)

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HIM - Clip Tears On Tape

Publié le par Nono666

HIM, les rois du "Love Metal", ont publié leur nouveau clip pour le titre "Tears On Tape"...

 

 

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CHAULNES METAL FEST 2013 - Report

Publié le par Nono666

Le report du CHAULNES METAL FEST  2013 qui s'est tenu les 29 & 30 Mars dernier est maintenant en ligne sur votre site préféré !

CHAULNES METAL FEST 2013_Logo
 

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CHAULNES METAL FEST 2013

Publié le par Nono666

CHAULNES METAL FEST 2013

 

CHAULNES METAL FEST
OMCSL - Chaulnes - 29 & 30 Mars 2013

 

C'est dans la région Picarde et plus précisément dans la Somme que je me dirige, dans la petite commune de Chaulnes qui organise le CHAULNES METAL FEST, sa onzième édition ce week end et ma première pour moi, un rendez-vous prisé des amateurs du genre, et bien au-delà de la région car des festivaliers viendront de très loin pour participer à ce week-end très prometteur avec une telle affiche : SODOM, DEW SCENTED, DESTINITY, TREPALIUM, SCD, UNCHAINED, VERBAL RAZORS, NO REASON FOR LIVING, LOUDBLAST, DEEP IN HATE, INFECTED SOCIETY et POWER FUEL !!

 

Jour 1 : LOUDBLAST / DEEP IN HATE / INFECTED SOCIETY / POWER FUEL

Après avoir pris un peu de retard sur la route, le temps d’installer la tente au camping surtout qu'il fait bien froid, l'hiver est encore là,  faut être courageux pour camper en cette époque encore bien fraîche, mais une bonne ambiance chaleureuse nous fera vite oublier ce détail. Je récupère mon accréditation, et malheureusement j'aurais louper le premier groupe qui ouvrait ce soir, les Saint Quentinois de POWER FUEL.

Il y a peu de personnes pour ce premier soir, après renseignement il paraît que c'est comme ça chaque année, le vendredi c'est très calme, je m'installe devant la scène et c'est les Amiénois d'INFECTED SOCIETY qui démarrent, un groupe sans batteur mais qui assure son set, les titres sont courts mais bien exécutés avec puissance, ça envoie du lourd !!

InfectedSociety (3)


Ensuite petite découverte avec le combo Parisien DEEP IN HATE qui nous délivre un Death Metal bien technique, un chant bien maîtrisé,  les musiciens jouent carré et sont menés par un batteur qui martyrise ses fûts  !! Le public est conquis au vue des pogos et headbangs au devant de la scène, mon coup de cœur pour ce vendredi !!

Set list : Sands Of Time / Unworthy Species / Lobotomizing The Masses / Legions Of The Weak / Drum Solo / Origins Of Inequality / Virtual Supremacy / Seven Day Of Talion / From Above the Anthill

DeepInHate (1)
 
DeepInHate (4)


La tête d'affiche arrive déjà en ce vendredi, on ne présente plus les pionniers du Thrash / Death Français, LOUDBLAST. Le combo se fait plaisir sur scène, les titres s'enchainent, un fan et ami très proche du groupe rejoindra Stéphane Buriez pour chanter avec lui. Un live de qualité, LOUDBLAST est une valeur sûre en live, c'est bien carré, gros son, que du bonheur à voir en live, même si leur setlist ne change pas beaucoup... Le groupe se retrouvera plongé plusieurs fois dans un brouillard rouge,  pas facile de shooter avec de tels lights !!  "My Last Journey" clôturera la soirée de vendredi... La salle se vide tranquillement, direction le camping avec beaucoup de courage pour aller dormir par – 4°C !!

Set list : Shaped Images Of Disincarnate Spirits / Presumption Of Survival / Wisdom…(Farther On) / Flesh / Emptiness Crushes My Soul / No Tears To Share / Frozen Moments Between Life And Death / Taste Me / The Horror Within / Neverending Blast / Sublime Dementia / Cross The Threshold / My Last Journey

LOUDBLAST (1)
 
LOUDBLAST (3)


 
Jour 2 : SODOM / DEW SCENTED / DESTINITY / TREPALIUM / SUBLIME CADAVERIC DECOMPOSITION / UNCHAINED / VERBAL RAZORS / NO REASON FOR LIVING

Après avoir ouvert pour des groupes tels que MUNICIPAL WASTE ou GAMA BOMB, les tourangeaux de VERBAL RAZORS viennent présenter leur Crossover Thrash au public Picard. L'influence Punk/Hardcore à la S.O.D ou DRI est ici bien présente... Le combo fait preuve d'une énergie incroyable et nous balance un Thrash relativement speed qui ne laisse aucun répit au public, headbanging au programme, ça envoie sévère et ça a le mérite de nous mettre dans l'ambiance pour la suite des évenements...

VERBAL RAZORS_CHAULNES METAL FEST - 30 Mars 2013 025


UNCHAINED, voilà l'exemple d'un groupe qui sur album ne m'avait que moyennement convaincu... Evoluant dans un registre Death mélodique somme toute assez commun, les Niçois vont pourtant nous délivrer une bien belle prestation et c'est sur scène que le groupe prend sa vraie dimension, c'est carré, bien exécuté, et c'est là que l'on se rend compte que ces compos sont vraiment taillées pour le live... UNCHAINED nous offre un set puissant et efficace, et ça, ça fait plaisir à voir... un groupe à suivre...

Set List : Infernal Death Machine / Death From Above / No Scapegoat To Blame / God Delusion / Repliquant / Russia / Unchained

UNCHAINED_CHAULNES METAL FEST - 30 Mars 2013 079
 
UNCHAINED_CHAULNES METAL FEST - 30 Mars 2013 090


En un peu plus de 15 ans de carrière SUBLIME CADAVERIC DECOMPOSITION s'est imposé comme l'une des références françaises du Death/Grind... si le set se veut brutal, les Parisiens n'en font pas moins preuve de technique, le groupe maitrise son sujet et nous offre ce qui se fait de mieux en matière de Grind. La set list, parfaitement équilibrée, passe en revue l'intégralité de la discographie de nos grindeux, c'est le concept de cette tournée 2013, et SCD nous livre une prestation "mandale dans la gueule" qui ne manque pas de déchainer le public présent.

Set List : Scrotum Rules / Spirinose Addiction / X.01 / X.11 / XX.01 / XX.03 / XX.09 / XX.10 / XX.15 / XX.21 / Armchairs Generals / Shackles of Terrorism / Exploitative Practices / Cogs and Wheels / The Idea of End / Phantom of Pleasure

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A peine le temps de reprendre son souffle après la déferlante S.C.D que TREPALIUM investit la scène,  le groupe nous balance d'emblée 4 titres de son dernier album H.N.P, ce qui ne l'empeche pas de nous livrer un set équilibré, nous aurons également droit à 4 extraits de XIII, 2 de Alchemik Clockwork Of Disorder tandis qu'un seul emprunt à Through The Absurd sera joué ce soir. Ce combo de la Klonosphere à la personnalité atypique va nous délivrer 45 minutes d'un set intense et énergique, TREPALIUM ça envoie du lourd, le "Boogie" Death Metal des Poitevins se révèle particulièrement efficace, l'ensemble est parfaitement maitrisé par des musiciens au bagage technique indéniable, et une exécution sans faille n'a aucun mal à convaincre le public.

Set List : Intro / Heic Noenum Pax / Prescription Of Crisis / Insane Architect / Worst F(r)iend / Decayed Emotions / Inner Hell / Daddy's Happy / Necropolis / Glowing Cloud / Sick Boogie Murder / Usual Crap

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Visiblement contents d'être de retour à Chaulnes, les lyonnais de DESTINITY n'ont aucun mal à convaincre un auditoire qui les connait bien, ils vont nous délivrer un set dynamique et bien rentre-dedans... Fort d'un Resolve In Crimson particulièrement réussi sorti l'année dernière, c'est tout naturellement que le combo va faire la part-belle à ce dernier en exécutant les efficaces "Redshift" ou "Aiming A Fist In Enmity" en début de set, toutefois les réalisations précédentes ne seront pas oubliées et nous aurons droit notamment à "Your Demonic Defense" et "In Sorrow" issus de XI Reasons To See (2010) et les lyonnais n'hésitent pas à nous replonger dans un passé un peu plus lointain avec l'incontournable "Evolution : Devilution" de l'album Synthetic Existence (2005)...  DESTINITY envoie du lourd et du costaud avec une efficacité redoutable, aucun temps mort jusqu'à la fin du set qui se terminera comme il avait commencé, avec deux brulots issus du dernier effort du groupe, les puissants "Black Sun Rising" et "The Hatred"... DESTINITY nous aura encore aujourd'hui, délivré un concert remarquable...

Set ListIntro / Redshift / Aiming A Fist In Enmity / My Senseless Theory / Your Demonic Defense / Thing I Will Never Feel / Evolution : Devilution / In Sorrow / Black Sun Rising / The Hatred

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Tout comme DESTINITY, DEW SCENTED retrouve aujourd'hui la scène du CMF après une participation à l'édition 2009. Les Allemends démarrent leur set avec "Sworn To Obey", titre efficace issu d'Icarus paru l'an passé mais je dois bien reconnaitre que si musicalement le Thrash/Death des Teutons tient solidement la route, j'ai un peu plus de mal avec le chant de Leif Jensen qui donne une coloration trop moderne et presque "metalcore" à l'ensemble... Faisant preuve d'un charisme indéniable, le chanteur s'adresse assez souvent au public en français. DEW SCENTED nous offre ce soir un survol de sa  carrière, piochant notamment 4 titres dans son dernier album mais emprunte également à Issue VI, Impact et Inwards, par contre l'impasse est faite sur Incinerate (2007) et Invocation (2010)... Au final DEW SCENTED aura su séduire le public du CHAULNES METAL FEST avec son Modern Thrash burné qui aura une nouvelle fois fait l'unanimité...

Set List : Intro / Sworn To Obey / Turn To Ash / Soul Poison / Cities Of The Dead / Reawakening / Bitter Conflict / Never To Return / New Found Pain / Storm Within / Thrown To The Lions / Acts Of Rage

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Après TANKARD l'année dernière, c'est un autre pilier du Thrash Allemand qui s'invite aujourd'hui sur la scène de Chaulnes : SODOM. Accueilli par un public chauffé à blanc par la prestation de leurs compatriotes de DEW SCENTED, les Allemands vont enflammer un auditoire qui leur est tout acquis avec les incontournables que sont "Sodomy And Lust", le ravageur "The Saw Is The Law" ou l'énorme "Agent Orange" sans oublier "Ausgebombt" qui fait toujours le même effet sur le public. Si la setlist est assez axée sur le début de carrière de SODOM ("Sodomy And Lust", "Outbreak Of Evil", "Burst Command Til War", "Proselytism Real", "Blasphemer", "Bombenhagel"), nos Teutons nous offrent un panorama des meilleurs titres emaillant les 32 ans de carrière du groupe ("In War And Pieces", "I Am The War", "Among The Weirdcong", "Sodomized", "Remember The Fallen"...)...  Nos thrashers assurent le show, Tom Angelripper distribue des bières au public, Bernemann ne se dépare jamais de son sourire tandis que Markus Freiwald, le petit nouveau, martèle ses fûts comme si sa vie en dépendait... on regrettera juste qu'à quelques semaines de la sortie de son nouvel opus, Epitome Of Torture, aucun titre n'en soit joué ce soir... Au final, la machine de guerre SODOM aura délivré ce soir un set fort convaincant et particulièrement intense...

Set List : In War And Pieces / Sodomy And Lust / M-16 (Napalm...) / Outbreak Of Evil / The Saw Is The Law / Burst Command Til War / Proselytism Real / The Art Of Killing Poetry / I Am The War / Among The Weirdcong / The Vice Of Killing / Blasphemer / Eat Me ! / Agent Orange / Sodomized / Ausgebombt / City Of God / Remember The Fallen / Bombenhagel

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Report & Photos (Jour 1) : Nicolas Dessables
Report & Photos (Jour 2) : Nono666

 

Merci à Momo (Chaulnes Metal Fest) pour les accréditations.

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HEAVATAR - Opus I: All My Kingdoms

Publié le par Nono666

HEAVATAR - Opus I: All My Kingdoms
Napalm Records
Style : Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.heavatar.net

HEAVATAR_Opus I-All My Kingdoms



01. Replica / 02. Abracadabra / 03. All My Kingdoms / 04. Elysium At Dawn / 05. Long Way Home / 06. Born To Fly / 07. Luna! Luna! / 08. The Loose Above / 09. To The Metal

HEAVATAR n'est autre que le projet parallèle de Stefan SCHMIDT, tête pensante de VAN CANTO, au sein duquel est également impliqué un certain Jörg MICHAEL (ex-batteur de STRATOVARIUS). Le concept musical d'HEAVATAR étant de reprendre des thèmes issus de la musique classique (Toccata et Fugue en Ré Mineur de Bach, Sonate au Clair de Lune de Beethoven, L'Arlesienne de Bizet, Caprice N°24 de Paganini...) et de les coupler à un Power Metal à tendance épique... une vision unique permettant, tout comme avec VAN CANTO, de se singulariser d'une scène Power/Heavy chaque jour un peu plus encombrée... Avec Opus I: All My Kingdoms, Stefan SCHMIDT nous prouve une nouvelle fois son habileté à écrire une musique riche aux arrangements soignés et parsemés d'entêtants refrains épiques ("Replica")... certes le mélange entre Metal et classique n'est pas nouveau, HEAVATAR le pratique juste d'une façon quelque peu inédite lui permettant ainsi pouvoir espérer se démarquer et interpeller les amateurs de Power néo-classique... quoi qu'il en soit, HEAVATAR nous livre un premier album efficace, intense et varié plutôt réussi... de quoi faire patienter les fans de VAN CANTO jusqu'à la sortie de leur prochain album attendu en fin d'année.

Chronique : Nono666

Note : 8/10

 

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DEVIL SOLD HIS SOUL - Empire Of Light

Publié le par Nono666

DEVIL SOLD HIS SOUL – Empire Of Light
Small Town Records
Style : Post Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.devilsoldhissoul.com

DEVIL SOLD HIS SOUL_Empire Of Light



01. No Remorse, No Regrets / 02. A New Legacy / 03. VIII / 04. It Rains Down / 05. The Waves And The Seas / 06. Sorrow Plagues / 07. Time And Pressure / 08. Salvation Lies Within / 09. Crusader / 10. The Verge / 11. End Of Days

Dans le Post-Metal, il y a la frange la plus dure qui lorgne sur le Hardcore et il y a la frange la plus atmosphérique qui puise son inspiration dans TOOL ou DEFTONES. Si DEVIL SOLD HIS SOUL a pu avoir, par le passé, une approche un peu Sludge, ce nouvel album Empire Of Light s’en éloigne considérablement pour se concentrer sur l’aspect atmosphérique qui débouchera même sur un "Salvation Lies Within" aux relents d’Electro Rock Wave qui permet une pause au milieu de cet album dense mais qui, fondamentalement, n’apporte pas grand-chose avec une idée de départ plus que basique. Après un passage chez Century Media, DEVIL SOLD HIS SOUL change de label pour Small Town Records mais perd également son bassiste d’origine Iain TROTTER avant de se pencher sur ce troisième album qui démarre plutôt bien avec un "No Remorse, No Regrets" où l’esprit de DEFTONES se mêle à l’approche d’un MUSE et sur lequel le chant typé Néo Metal est utilisé avec parcimonie et surtout sur la fin du titre. Malheureusement, cela ne vaut pas pour tout l’album et la recette s’essouffle bien rapidement et dès "The Waves And The Seas", un titre très atmosphérique cette voix toute droite sortie d’un album de P.O.D. agace considérablement, on préfère presque lorsqu’Ed GIBBS hurle dans un style Post-Hardcore très classique. Alors, cependant, une fois l’obstacle de cette voix passé, il faut reconnaitre que DEVIL SOLD HIS SOUL développe une identité qui lui est assez propre en poussant assez loin l’aspect atmosphérique de sa musique et la sensation de musique propre et lisse est également due à une production qui n’insuffle pas assez de patate aux guitares déjà bien discrètes dans le mix général. Malheureusement, avec ce troisième album, les Anglais ne concrétisent pas vraiment l’espoir qui était placé en eux après le premier album A Fragile Hope (2007), déjà Blessed & Cursed (2010) montrait des faiblesses que l’on retrouve ici. Si le côté atmosphérique est pertinent, il faudrait peut être l’assumer encore plus en mettant de côté l’aspect le plus brutal, un peu comme DEFTONES a su le faire, car on sent vraiment le groupe plus à l’aise sur ces parties.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7/10

 

DEVIL SOLD HIS SOUL_Band 2012
 

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DEVIL SOLD HIS SOUL - Blessed & Cursed

Publié le par Nono666

DEVIL SOLD HIS SOUL – Blessed And Cursed
Century Media
Style : Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2010
Site Web : www.devilsoldhissoul.com

DEVIL SOLD HIS SOUL_Blessed & Cursed

01. Tides / 02. Drowning/Sinking / 03. Callous Heart / 04. An Ocean Of Lights / 05. Frozen / 06. The Disappointment / 07. Crane Lake / 08. A Foreboding Sky / 09. The Weight Of Faith / 10. Truth Has Come

Formé en 2004, DEVIL SOLD HIS SOUL nous vient du Royaume-Uni et comme beaucoup de groupes là-bas, il s’agit là de Postcore à la musique plutôt bien ficelée, so british ! Après un premier album, A Fragile Hope, publié par CENTURY MEDIA en 2007, les Anglais nous proposent aujourd’hui une suite avec Blessed & Cursed. Un album ambitieux aux allures de pavé de Metal moderne qui, pendant plus d’une heure, vous berce dans une atmosphère sombre, parfois mélancolique, parfois plus nerveuse. La voix d’Ed GIBBS (aucun lien avec l’officier de N.C.I.S. warf ! warf !) oscille entre voix claire tirant sur le Neo Metal et voix saturée proche de l'Emocore mais n’offre malheureusement pas autant de couleur que beaucoup de ses confrères, je pense à XERATH par exemple. Pour DEVIL SOLD HIS SOUL c’est du côté de DEFTONES qu’il faut chercher les liens de parenté, et le DEFTONES le plus récent, les Anglais proposent ainsi des titres calmes et aériens avec notamment un “Frozen” qui pourrait avoir un tout autre visage sans cette voix agressive, des titres plus orchestraux comme “Tides” ou “An Ocean Of Lights” qui font véritablement mouche car il s’en dégage une atmosphère que l’on entend pas sur tous les albums de Postcore actuels, une facette que le groupe ne dévoile malheureusement pas assez. Et puis il y a “The Weight Of Faith” aux allures de Doomcore où les riffs modernes s’entrechoquent à volonté, les Anglais ont sorti l’artillerie lourde et cela fait réellement très mal. On relèvera également les efforts fait par le groupe sur les arrangements des morceaux avec des dynamiques mises en place avec des variations de tempo bien maitrisées même si la production ne met pas réellement ce travail en valeur. Cette production est définitivement trop clean et manque d’âme mais surtout empêche celle du groupe de s’exprimer pleinement, c’est comme si DEVIL SOLD HIS SOUL avait mis le frein à main, une retenue reconnue aux British, sauf qu’en musique il faut savoir lâcher du leste de temps en temps. Et puis, il y a cette récurrente impression que le groupe va dans la facilité en proposant des passages Postcore très communs alors que le développement musical appelé autre chose pour que véritablement cette musique prenne vie. Le groupe est encore jeune et il y a fort à parier que les éléments Hardcore vont s’estomper au fur et à mesure des sorties et à ce moment là, je pense qu’il faudra compter sur les Anglais car lorsqu’ils se mettent à jouer, c’est franchement plaisant, quelques passages mélodiques sur “Drowning /Sinking” ou “Callous Heart” laisse vraiment présager du meilleur pour ce groupe qui se cherche encore.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7/10

 

DEVIL SOLD HIS SOUL_Band 2010
 

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