BLAZING WAR MACHINE - Live Report Amiens
Le 4 Mai dernier, BLAZING WAR MACHINE était en concert à La Lune des Pirates à Amiens, ils étaient, pour l'occasion, accompagnés de DYLATH LEEN et SPEED SCIENCE, retrouvez le live report :::>>> Ici .
Le 4 Mai dernier, BLAZING WAR MACHINE était en concert à La Lune des Pirates à Amiens, ils étaient, pour l'occasion, accompagnés de DYLATH LEEN et SPEED SCIENCE, retrouvez le live report :::>>> Ici .
BLAZING WAR MACHINE + DYLATH LEEN + SPEED SCIENCE
Amiens - La Lune Des Pirates - 4 Mai 2013
La Lune des Pirates, « petite salle » amiénoise, avait apparemment la réputation d'accueillir régulièrement en son sein de nombreux groupes de Metal : le concert auquel le public assiste en ce 4 mai (may 4th, journée Star Wars, pardon je n'ai pas pu m'empêcher) est le seul concert Metal de l'année en ce lieu. Autres temps, autres affiches : ne nous appesantissons pas, car le public s'est pressé en masse pour pouvoir s'éblouir les mirettes et les tympans, dans un cadre atypique et une belle ambiance.
Il est de notoriété publique que les groupes « locaux » qui se produisent à domicile ont un grand talent pour retourner les salles et faire remuer les foules : SPEED SCIENCE n'a pas fait exception à la règle. La salle est pleine (heureusement que j'ai repéré la sortie de secours, au cas où, sinon il faut se faufiler dans un sas… C'est pas rassurant !), ça bouge et ça participe. Les musiciens se donnent à fond, et communiquent avec le public entre chaque morceau (ce qui donne des moments sympas, comme Florian Ménard qui annonce un morceau plus rapide avant d'entamer "Scripts To Pursue" et une voix qui lui répond « Tu t'appelles Speed Science ou pas ? » * toudoum tsim * fin de la blagounette). Quelques problèmes de balance cependant : les deux micros ne bénéficient pas de la même puissance, et l'une des guitares est quasiment inaudible alors que les samples sont trop forts. C'est un problème qui sera réglé vers la fin du set (mais dommage). Des morceaux de l'album The Theory Of A Genesis, du premier EP et de nouvelles compos : la set-list (bien fournie pour un groupe de première partie) a enchanté le public amiénois. Pour l'avant dernier morceau, SPEED SCIENCE a demandé à Tony de SPELLBINDING de les rejoindre pour un featuring qui sentait bon la camaraderie, avant d'enchaîner sur une reprise de "Feuer Frei" qui viendra cloturer le set. Si j'avais beaucoup apprécié l'album de SPEED SCIENCE, ce set s'achève avec l'impression que trop de samples tue le live...
Set list : Prequel/Cells / A New Waves Order / The E.V.E / Would You Like To Die (version 2013) / The Needs Beneath / (p)reset / The Theory Of A Genesis / Mistake / Scripts To Pursue / Hypochondriak / Secret Works / Feuer Frei (RAMMSTEIN cover)
Voyons voir maintenant ce que va proposer DYLATH LEEN. Pour le coup, l'album Cabale ne m'a pas laissé une grande impression, mais la curiosité est là. La dernière venue de DYLATH LEEN à la Lune des Pirates remontait à 2008, avec SICKBAG et DSK, ils se retrouvent donc, même si c'est 5 ans après, en terrain connu. Puisqu'ils affectionnent eux aussi les samples, je redoute le même problème que pour SPEED SCIENCE, mais bonne surprise, ici, pas de déséquilibre à ce niveau. En début de set, encore un petit problème pour l'équilibre des deux micros, entre Igor et Kathy, mais qui se réglera au fur et à mesure.
Le set est varié, la présence sur scène est remarquable, DYLATH LEEN jongle entre les ambiances, et ne jouera pas que leurs morceaux les plus récents, ce qui me permit de découvrir de superbes chansons ("The Awakening" par exemple), mais aussi d'attraper la chair de poule sur des morceaux qui ne m'avaient pas forcément marqués sur l'album ("Forever... ...Still" par exemple). Une prestation qui valait largement le détour, pour ce groupe qui n'en est pas à son coup d'essai mais que j'ai eu besoin de voir en live pour réellement apprécier. Mieux vaut un live meilleur qu'un album, que le contraire.
Set list : Never Rising Sun / Buy Me A Smile / Scars As Victories / The Awakening / The Feast / Where The Vision Led / The Elder Sign / Forever... ...Still / I'm The Crusher / Frozen Reflect In A Broken Mirror
Une pause, mais certaines personnes semblent avoir le buste collé sur le bord de la scène : c'est que c'est maintenant le tour de BLAZING WAR MACHINE d'envahir la scène de la Lune. Le groupe de Franky Costanza, en compagnie d'Izakar, son (ex) comparse de DAGOBA et Phil de UNEALTHY DREAMS est plus qu'attendu. Quelques balances, les lumières baissent, lasers verts et grand écran pour projeter « BLAZING WAR MACHINE », et une grande intro orchestrale pour l'entrée en scène du groupe qui ne lésine pas sur le spectacle. Franky, Izakar, Phil, Fab, Strychnine et Irina entrent en scène, grimés et prêts à foutre le feu. Une pluie de bière plus tard et après le salut des musiciens au public, c'est partie pour un set qui ne laissera pas le temps de souffler : un « industrial death » puissant, tant pour les oreilles que pour les yeux. Cette fois le son est très bien géré, les musiciens s'en donnent à cœur joie et le public est survolté. Une p***** de claque, clairement, mais même dans cette débauche d'effets de lumière et de surexcitation musicale, les BLAZING WAR MACHINE n'oublient pas de rendre hommage à Jeff Hanneman.
Beaucoup de mouvement, c'est le moins que l'on puisse dire : mosh pits, circle pits et un wall of death dans un salle d'une capacité de 150 personnes, c'est à voir. Saluons les téméraires qui ont slammés : personne ne fut blessé, il y avait quand même une bonne dizaine de personnes prêtes à porter. Des bleus sur les jambes, de la bière sur les fringues, les chaussures et l'objectif de l'appareil : on peut dire que c'était un sacré bon concert.
Set list : Rigor Mortis / Sanguinolentus Kali / Swamp (Stagnant Memories) / Morbid Sexual Art / Manu Militari / Autodafé / Quid Desirat Pacem / Zombie's Fragrance / Brutally Haunted / Vox Populi
Un grand merci à Nao Noïse : belle affiche et très bonne organisation ! Merci aux groupes qui ont franchement assurés, qui se sont aussi montrés très accessibles, et à un public amiénois énergique et motivé ! Je reviendrai !
Report & Photos : Nastassja
Retouches Photos : Phenix
MY DYING BRIDE – Evinta
Peaceville Records
Style : Ambient/Symphonic Gothic Doom
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2011
Site Web : www.mydyingbride.net
Disc 1 : 01. In Your Dark Pavilion / 02. You Are Not The One Who Loves Me / 03. Of Lilies Bent With Tears / 04. The Distance, Busy With Shadows / 05. Of Sorry Eyes In March
Disc 2 : 01. Vanité Triomphante / 02. That Dress And Summer Skin / 03. And Then You Go / 04. A Hand Of Awful Rewards
Disc 3 (deluxe edition only) : 01. The Music Of Flesh / 02. Seven Times She Wept / 03. The Burning Coast Of Regnum Italicum / 04. She Heard My Body Dying / 05. And All Their Joy Was Drowned
Alors que l’on croyait le groupe enfermé dans une recette Gothic Doom Metal bien connue désormais, voilà que les Anglais nous proposent Evinta au concept plus qu’osé. En effet, si une voix enchanteresse envahit les enceintes dès le début de "In Your Dark Pavilion", celle de Lucie ROCHE, une soprano Française, et qu’une mélodie bien connue aux cordes déboule derrière, il ne faut pas attendre ici la moindre note de guitare. Expérimentation capricieuse de la part d’un groupe en mal de sensation dans un style que le public l’a plus ou moins obligé à suivre suite au retentissent 34.788%... Complete ou excroissance logique de la discographie des Anglais, un peu comme le Era One de SAMAEL que l’on sentait venir, Evinta ne fera pas l’unanimité chez les fans c’est certain. Si on reconnait bien l’adaptation de quelques mélodies du groupe au classique, si on reconnait fort volontiers l’admirable prestation de notre chère compatriote soprano, on s’ennuie tout de même fermement durant ces 1h30 de musique, ou plus si vous choisissez la version 3 CDs, et ce qui aurait pu être un joli bonus en accompagnement d’un album standard se traduit rapidement en un caprice d’artiste car l’ambiance que MY DYING BRIDE applique à sa musique a disparu et la quasi absence d’Aaron STAINTHORPE au chant (le gaillard se contentant de clamer quelques mots de temps à autre), véritable marque de fabrique du combo, manque cruellement dans l’équation finale de cette parenthèse. Pourtant comment en vouloir à un groupe qui tente des choses, qui va là où personne ne désire le voir aller, comme METALLICA avec St Anger, comme PARADISE LOST avec Host, comment en vouloir à MY DYING BRIDE de vouloir briser la dynamique de cercle qui commençait à s’instaurer et qui use certainement ses différents line-up par l’immobilisme stylistique auquel le groupe est confronté. Evinta s’adresse aux aficionados du groupe, aux fans les plus ultimes qui reconnaitront peut être un soupçon d’âme du groupe mais personnellement, moi qui suis pourtant très amateur habituellement de ce que le groupe propose, j’avoue ne pas vraiment saisir les tenants et les aboutissants de ce projet aux allures de musique de chambre par moment, ou d’album de Richard CLAYDERMAN, à l’image de XY avec SAMAEL, les Anglais auraient peut être du sortir ce projet sous un autre nom mais peut être que cela était moins vendeur pour le label. En attendant un nouvel album de Gothic Doom Metal, espérons que les chevelus dépressifs que nous sommes auront su apprécier le travail de Lucie ROCHE à la voix véritablement enchanteresse.
Chronique : Aymerick Painless
Je ne saurais donner complètement tort à mon confrère et néanmoins ami Aymerick : Evinta s'adresse indéniablement aux fans les plus accros de MY DYING BRIDE. Ne faisant pas moi-même partie de cette communauté, j'ai trouvé le résultat assez déroutant, à l'image de certaines interventions dont le vocaliste Aaron Stainthorpe a le secret. Ce dernier est par ailleurs le seul membre du groupe à apparaître sur Evinta, les parties instrumentales et le chant soprano étant le fruit de diverses collaborations. Une démarche respectable que celle de mettre ainsi le groupe en retrait au profit de l’œuvre. Malheureusement, passé le magnifique morceau d’ouverture, "In Your Dark Pavilion", l’ensemble se révèle inégal et semble parfois interminable. Dommage, car cette musique demeure fort expressive, à la manière d'une bande originale de film. S'il faut dresser une comparaison, les noms de DEAD CAN DANCE et d’ELEND sont immanquablement les premiers qui viennent à l'esprit. Mais l’aspect symphonique peut éventuellement rappeler d’anciens travaux de WITHIN TEMPTATION, voire NIGHTWISH (sans doute de par la présence de la soprano). J'ai par ailleurs apprécié le fait de reconnaître certaines mélodies incarnant le passé de MY DYING BRIDE, alors j'imagine bien volontiers le plaisir qu'auront les fans qui connaissent tous les morceaux originaux de la formation doom british. Bien entendu, un tel projet ne manquera pas de diviser. La présence du nom du groupe sur la pochette d'Evinta est-elle légitime ? Etait-il nécessaire d'en faire un album complet, double (voire triple) qui plus est ? Mais surtout, au sortir de l’écoute – aussi exotique et enchanteresse soit-elle – d’un tel pavé, aura-t-on vraiment envie de ré-appuyer sur « play » ? Pas sûr. Mais au moins, on ne pourra pas reprocher à MY DYING BRIDE de n’avoir pas cherché une façon originale de fêter ses vingt ans de carrière.
Chronique : Morbid S.
MY DYING BRIDE – The Manuscript
Peaceville Records
Style : Gothic Doom Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.mydyingbride.net
01. The Manuscript / 02. Var Gud Over Er / 03. A Pale Shroud Of Longing / 04. Only Tears To Replace Her With
Format cher aux groupes de l’underground, le EP a été remis au goût du jour dans les discographies des Anglais de MY DYING BRIDE avec Bring Me Victory en 2009 mais surtout l’excellent The Barghest O’Whitby publié en 2011 et qui renfermait du matériel inédit exclusivement. Le groupe remet le couvert entre deux albums avec The Manuscript, un EP quatre titres qui, comme son prédécesseur, n’apporte pas grand-chose de neuf à ceux qui suivent le groupe depuis des années, le style est reconnaissable sans mal, les violons de la chanson titre nous renvoient directement vers The Angel And The Dark River notamment avec cette voix plaintive d’Aaron STAINTHORPE, un vocaliste unique totalement habité par ses mots. "Var Gud Over Er" nous ramène vers des rivages plus extrêmes que l’on a connu sur The Dreadful Hours par exemple dont la voix Death se voit renforcée par un duo guitares/batterie très dynamique (ndlr pour du MY DYING BRIDE, ça reste écrasant !) mais l’air de rien, les Anglais réussissent à nous proposer quelques petites nouveautés, ou en tout cas des plans qui changent un peu de ce que nous avons l’habitude d’entendre de leur part, comme ces parties acoustiques au son très chaleureux ou cet "Only Tears To Replace Her With" très calme très posé, qui ne change pas de rythme malgré une impression tenace qu’une explosion va surgir d’un moment à l’autre. MY DYING BRIDE n’a pas cédé à la facilité tout en restant dans le style qu’on lui connait, feeling Gothic sur fond de Doom très lancinant, il faut dire que la voix d’Aaron appuie fortement ce côté lancinant, mais des riffs purement Doom comme sur "A Pale Shroud Of Longing", on ne peut pas vraiment se tromper. Si le groupe peut donner l’impression d’utiliser la même recette que sur ses albums, c’est aussi parce que ces 4 titres sont extraits des mêmes sessions qu’A Map Of All Our Failures, l’excellent dernier album en date du groupe mais pourtant, difficile d’en vouloir à MY DYING BRIDE de nous présenter ces 4 excellents titres, très variés rythmiquement, vocalement dans la tonalité même si l’ensemble se veut très sombre. Les Anglais utilisent le format du EP pour proposer des titres pouvant apparaitre sur un album, les puristes apprécieraient certainement qu’ils essaient plutôt des choses, qu’ils expérimentent comme le précédent EP, composé pour l’occasion et qui n’était qu’un seul long titre, voilà le seul point négatif de cet EP, le manque de surprise. Au-delà de ça les inconditionnels apprécieront cette régularité dans l’excellence, rien n’est à jeter et une nouvelle fois, MY DYING BRIDE donne une belle leçon de noirceur enveloppée de sucre, une recette un peu moins édulcorée ici que sur certains albums du groupe, clairement un bon cru, inutile de préciser que si une version CD existe, la version vinyle est bien plus conseillée.
Chronique : Aymerick Painless
Note : 8.5/10
FIVE ACROSS THE EYES - ///Alive
Autoproduction
Style : Metalcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/wearefate
01. Six / 02. Come With Me / 03. Alive / 04. Goodbye! / 05. A Bear In My Bed
Five across the Eyes est un film d'horreur très mal noté sur l'imdb, mais c'est aussi un groupe de Guernsey qui a splitté en 2011. Nous ne parlerons pas de ceux là, puisque FIVE ACROSS THE EYES (ou FATE) est également un quintet de Metalcore grenoblois qui a récemment sorti ///Alive un premier EP qu'ils ont enregistré aux States, s'il vous plaît ! Pas certaine que ce soit une qualité supplémentaire, ou que ça fasse dire « waouh ». C'est un premier EP, tout de même, faudrait voir à ne pas s'emballer. « Et pourquoi donc ? » C'est très simple : parce qu'il ne suffit pas de mettre dans une boîte tous les codes et « must » du genre, de mélanger, et hop, ça fait un EP… Si à la première écoute on se dit que c'est pas mal du tout, on réalise vite qu'il s'agit en réalité d'une mise bout à bout de cinq titres hyper formatés sans originalité (même si c'est vachement bien exécuté, il faut le dire). Les pauvres n'ont pas de chance : si je n'avais pas entendu une cinquantaine de titres Metalcore avant leur EP, mon avis aurait peut être été différent, quoique la parenté popisante de ///Alive m'a parfois franchement refroidie. Comme mentionné ci-dessus : c'est bien exécuté, certes, mais ça ne remuera rien de spécial. Il faut noter l'utilisation parcimonieuse de sonorités electro plus ou moins bien choisies : sur "Alive", on les croirait prêts (aux alentours de 3:00) à repartir sur un remix de « jumpstyle ». Soyons sérieux ! Mais non, heureusement (quoique), on en revient aux mêmes riffs qu'au début, parce que voici la faiblesse de cet EP : c'est répétitif, très très très répétitif. Même quand on pense qu'on va avoir droit à un petit truc qui change, avec les passages au piano par exemple, on nous ressert la même chose le morceau d'après ("Come With Me"/ "Six", pas même un effort pour que l'auditeur n'ait pas l'impression qu'ils recyclent les mêmes notes mais dans le désordre...), et le refrain de "Come With Me" est comme le jumeau de celui de "Alive". Ne peut-on donc rien dire de positif sur ce premier EP de FIVE ACROSS THE EYES ? Ce n'est pas mauvais pour qui n'a jamais entendu de Metalcore (la dénomination « post-hardcore » est si abusive ici que je crie au scandale, y'a tellement rien de « post » ni de « hardcore » là dedans que je me demande où ils ont été pécher ça…), mais sans personnalité propre ni une once d'originalité, en évoluant dans ce genre « à la mode », il va falloir faire mieux s'il veulent sortir du lot. Choix audacieux (prétentieux ?) d'aller chez les ricains pour un premier EP, mais encore faudrait-il que les morceaux soient à la hauteur de leurs ambitions.
Chronique : Nastassja
Note : 4/10
THE DEAD FORMATS - At Sixes And Sevens
Visible Noise
Style : Rock Alternatif / Punk
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.thedeadformats.com
01. Just What The Dr. Ordered / 02. Losing Track Of The Numbers [Counting My Regrets] / 03. STOP! / 04. The Bag I'm In / 05. Freaks / 06. Heart Before My Head / 07. Gimme A Clue / 08. A Day In The Life / 09. Condemnation / 10. Dancin' All Through The Night
Originaire du comté d'Essex (au nord-est de Londres, un coin charmant, c'est pas Charleroi quoi), THE DEAD FORMATS sent bon la rébellion et les sixties. Les influences Punk sont palpables, mais la Pop n'est pas en reste, et on trouve même du Reggae avec le morceau "Condemnation" : mais je saute des étapes, en gros, je fais comme eux, je vais à l'essentiel. Sans être fan du genre, on se laissera facilement convaincre par At Sixes and Sevens. Cet album, sans être d'une originalité déconcertante, nous fera naviguer entre les styles de prédilection de ces six anglais qui ont un groove fabuleux pour un groupe de Rock. Le chanteur a un timbre caméléon : il peut aussi bien chanter « Rock » que « Reggae » (oui, ça m'a marquée !), et le moins que l'on puisse dire c'est que THE DEAD FORMATS sait varier les plaisirs en toute simplicité. Savant mélange de BAD BRAINS, de MASSIVE ATTACK et de SEX PISTOLS, ils ont su développer leur style et nous les en remercions, parce que parfois on se demande si tout n'est pas « une copie d'une copie d'une copie ». On passe du Pop/Rock ("Just what the Doctor ordered") au Punk/Rock anglais à haut potentiel de trémoussage ("Freaks", qui oscille entre Rock et boogie avec un passage au piano endiablé), en passant par des morceaux qui osent jouer avec des sonorités atypiques et des rythmiques que l'on n'aurait pas attendu ("The Bag I'm In"). On sent aussi l'influence des BEATLES sur quelques passages (mais qui n'a pas été influencé par ce groupe, franchement), et si l'on aura aussi droit à des morceaux plus « bateau » comme "A Day In The Life" qui ne ferait pas tâche comme générique de nouvelle série pour ados, At Sixes and Sevens a été une agréable surprise qui se situe presque aux antipodes de mon domaine de prédilection. Mention spéciale au morceau "Condemnation" qui montre bien que parfois, il est un peu difficile de coller une étiquette bien précise sur un groupe dont la musique est polymorphe. Sans se situer véritablement hors des sentiers battus, le Rock alternatif de THE DEAD FORMATS fera remuer la tête et claquer dans les doigts en rythme. Un bon album Rock à s'écouter le sourire aux lèvres et le pied battant la mesure.
Chronique : Nastassja
Note : 7,5/10
YOUR ARMY - Ignite
Intono Records
Style : Pop Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.yourarmy.net
01. Without Regret / 02. No Good / 03. One Last Time / 04. 10 Seconds / 05. Killer / 06. Dance / 07. Liberate Yourself / 08. Valentine / 09. Sleeping With Her / 10. Started A Fire / 11. Throw Up Your Flag / 12. Chase The World
YOUR ARMY, combo anglais de Brighton (qui accompagnera SKUNK ANANSIE en tournée, car produit par ACE), nous donne à voir avec Ignite un premier album qui fera sans doute le bonheur des aficionados de chant féminin et de Rock : je ne suis aucun des deux. Au chant, Lucy Caffrey, malgré d'indéniables qualités vocales m'a fait penser « cool, tu fais du PINK, tu veux une image ? ». La puissance, ok, mais le timbre original qui ferait de cette chanteuse une « voix » est manquant, désolée. Ignite est un album « radio friendly » ("One Last Time" et ses « wo ho ho » s'il ne fallait en stigmatiser qu'un seul) qui fera la joie des programmateurs de Virgin Radio (ou pire). Les intros sont plutôt bateau ("10 seconds", "Dance",…), les riffs aussi, les rythmiques itou… Je continue ? Non. S'il n'est pas rare de voir un groupe manquer cruellement d'originalité, ils peuvent parfois se rattraper avec quelques petits morceaux de bravoure qui vont attirer l'oreille : ici, nada ("Started A Fire" * soupir de lassitude *), et je ne sais pas si c'est le timbre lambda de la chanteuse qui aura eu raison de mes tympans fragiles à la longue (si si, un album de YOUR ARMY, c'est long), ou si elle a bel et bien des problèmes de justesse (réponse B !)… Dans certains phrasés de "Throw Up Your Flag" (oulaaaa, engagés les loulous !) on se dit qu'elle ne devrait pas forcer (même s'il n'y a pas de performance vocale là-dedans, on sent que c'est laborieux), et aussi qu'en écrivant leurs lignes mélodiques, ils feraient bien de faire gaffe à quelle tonalité ils veulent utiliser pour ne pas qu'en plus, ça fasse brouillon. Pas besoin d'épiloguer, si on vous offre ce CD, vous saurez que l'on vous veut du mal.
Chronique : Nastassja
Note : 2/10
HEAVEN'S BASEMENT - Filthy Empire
Red Bull Records
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.heavensbasement.com
01. Welcome Home / 02. Fire, Fire / 03. Nothing Left To Lose / 04. Lights Out In London / 05. I Am Electric / 06. The Long Goodbye / 07. Heartbreaking Son Of A Bitch / 08. Be Somebody / 09. Can’t Let Go / 10. The Price We Pay / 11. Jump Back / 12. Executioner's Day
Formé en 2008, HEAVEN'S BASEMENT aura réussi à se faire repérer sans avoir sorti le moindre album, ce qui lui vaudra d'ailleurs d'ouvrir pour des groupes tels que BON JOVI, AIRBOURNE ou PAPA ROACH... y a pire comme débût de carrière ! Encensé par la presse Britannique avec en tête Kerrang qui ne tarie pas d'éloges à son sujet, HEAVEN'S BASEMENT nous propose, après 2 EPs, un premier album qui ne devrait pas passer inaperçu tant Filthy Empire se révèle être un solide album de Hard Rock, assez moderne dans l'esprit, l'ensemble se veut direct, va à l'essentiel, et est diablement énergique, il n'y a qu'à écouter le premier single "Fire, Fire" pour s'en convaincre, HEAVEN'S BASEMENT fout le feu, c'est indéniable... Des titres comme "Lights Out In London" ou "Can't Let Go" sont dotés de refrains addictifs qui ne demandent qu'à s'incruster dans vos cranes pour ne plus en sortir... Certes nos Anglais ne font pas vraiment dans l'originalité et à l'écoute de ce Filthy Empire, des noms tels que FOO FIGHTERS ("I Am Electric"), ALTER BRIDGE ("Be Somebody") voire même GUNS N'ROSES ("Jump Back") vous viendront à l'esprit, toutefois, sans révolutionner le genre, HEAVEN'S BASEMENT parvient à apporter une certaine fraicheur au style, ce qui est plutôt une bonne chose... Avec un album à l'énergie brute qui ne pourra que convaincre les amateurs de Hard Rock pêchu, HEAVEN'S BASEMENT semble promis à un bel avenir, il y a fort à parier que l'on ne mettra pas bien longtemps avant de ré-entendre parler de ce combo fort prometteur !
Chronique : Nono666
Note : 7,5/10
STORMZONE sortira son nouvel album intitulé Three Kings le 27 juillet prochain via Metal Nation.
Tracklist Three Kings (2013) :
01. The Pass Loning / 02. Night Of The Storm / 03. Stone Heart / 04. Three Kings / 05. Alive / 06. B.Y.H. / 07. Beware In Time / 08. Wallbreaker / 09. I Am The One / 10. Never Trust / 11. Out Of Eden / 12. The Pain Inside / 13. Spectre