MELTED SPACE - Clip When I Was A God
MELTED SPACE vient de publier le clip de "When I Was A God", titre issu de son nouvel album Between.
MELTED SPACE vient de publier le clip de "When I Was A God", titre issu de son nouvel album Between.
CATHEDRAL - The Last Spire
Rise Above Records
Style : Doom Metal ultime !
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.cathedralcoven.com
01. Entrance To Hell / 02. Pallbearer / 03. Cathedral Of The Damned / 04. Tower Of Silence / 05. Infestation Of Grey Death / 06. An Observation / 07. The Last Laugh / 08. This Body, Thy Tomb
« Sortez vos morts ! » nous rabâche-t-on durant "Entrance To Hell", introduction pour le moins macabre. Mais le révérend Lee Dorrian, chanteur et figure de proue de CATHEDRAL depuis 24 ans, refuse de s’en séparer de ses cadavres. Non, il préfère les conserver au plus près de lui afin de s’imprégner de leurs effluves et d’en nourrir son Doom Metal d’école, malsain et subtilement psychédélique. Car la légende british n’a pas pris de détour cette fois-ci, en faisant de ce bien nommé The last Spire - l’ultime album du groupe pour ceux qui n’auraient pas suivi - un recueil essentiel de Metal lent, ultra-pesant, tout en restant direct et catchy. Non pas que The Guessing Game (2010) était mauvais, bien au contraire, mais ce disque partait dans tous les sens et affichait plus que jamais les influences prog’ et psyché du quatuor. Ici, nous avons simplement droit à six morceaux (plus une intro et un interlude) aux structures étirées mais plutôt « lisibles ». Ceux-ci mettent en avant une facette assez rugueuse de CATHEDRAL, rappelant à notre bon souvenir le feeling du monstrueux Endtyme (2001), mais surtout la rugosité de certains titres présents sur The VIIth Coming (2002) et The Garden of Unearthly Delights (2005). Le côté expérimental et vintage est toujours présent, mais il est principalement contenu dans des breaks aux sonorités acoustiques ou rétro qui viennent pourfendre ces longues litanies monolithiques. Le meilleur des deux mondes en quelque sorte, comme si nous avions droit à une version plus moderne et maîtrisée de Forest of Equilibrium (1991 - le premier album de la bande). On ne sait trop si CATHEDRAL a sciemment cherché à contrebalancer son précédent effort, ou s’est tout simplement lâché à l’occasion de son chant du cygne, mais il satisfera à coup sûr un maximum de fans avec cette galette. Seuls les amateurs du répertoire le plus rock’n’roll du combo risquent de moyennement apprécier. Deux légers regrets cependant. En premier lieu, que le talentueux bassiste Leo Smee ne soit pas de cet ultime voyage. Et d’autre part, on peut se demander si The last Spire, en étant si immédiatement jouissif - pour le fan de CATHEDRAL s’entend, on ne parle pas ici de singles abrutissants destinés à toutes ces radios FM de merde - ne risque pas d’en voir sa longévité réduite sur nos platines… Bah, qui vivra verra ! Je vous laisse, je dois ramasser et sortir les corps de malheureux qui, eux, n’ont justement pas vu… En attendant, jetez un œil à la vidéo délicieusement kitsch que le groupe a publiée sur la toile pour le titre "Tower Of Silence". « Doom or be doomed ! » qu’ils disaient…
Chronique : Morbid S.
Note : 9.5/10
CATHEDRAL - Anniversary
Rise Above Records
Style : Doom Metal culte
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2011
Site Web : www.cathedralcoven.com
CD 1 - "Back To The Forest"
01. Picture Of Beauty And Innocence / 02. Comiserating The Celebration (of Life) / 03. Ebony Tears / 04. Serpent Eve / 05. Soul Sacrifice / 06. Funeral Request / 07. Equilibrium / 08. Reaching Happiness Touching Pain
CD 2 - "Bleak Winter"
01. Funeral Of Dreams / 02. Enter The Worms / 03. Upon Azrael's Wings / 04. Midnight Mountain / 05. Cosmic Funeral / 06. Carnival Bizarre / 07. Night Of The Seagulls / 08. Corpsecycle / 09. Ride / 10. The Last Spire Pt. 1 (Entrance) / 11. Vampire Sun / 12. Hopkins
Si l’on excepte le DVD Our God Has Landed, dont la section live date tout de même de 1992, les enregistrements de concerts de CATHEDRAL ne courent pas les rues. Afin de réparer cet oubli, le mythique quatuor a profité du concert londonien donné en décembre 2010 pour célébrer son vingtième anniversaire. Cette soirée a notamment vu le line-up originel de CATHEDRAL interpréter l’intégralité de son premier album, Forest of Equilibrium, ce qui fait ici l’objet d’un premier CD. Impossible de savoir si cela a demandé beaucoup de préparation, mais le résultat tue ! Le son est cru mais parfaitement mixé, et cette œuvre suintante de dégoût et de désillusion est parfaitement retranscrite. OK, ce premier album monolithique peut sembler quelque-peu indigeste, mais son interprétation en concert booste considérablement son rendu, notamment lors de cet "Ebony Tears" impérial. Sur le second CD, l’incarnation « classique » de CATHEDRAL prend ensuite possession de la scène pour délivrer, comme à Paris quelques jours plus tôt un best-of s’articulant autour de The Ethereal Mirror (1993) et The Carnival Bizarre (1995), entrecoupé de trois morceaux plus récents. Etonnamment, seul "Funeral Of Dreams" représente un The Guessing Game encore tout chaud à l’époque. Ce florilège de « l’âge d’or » représente donc une facette plus accessible que certains ont, en son temps, qualifiée de « Stoner ». Toujours est-il que ça ne plaisante pas, surtout chez un Lee Dorrian ahurissant de classe, totalement happé par son personnage (comme durant la première partie du show d’ailleurs) et qui compense largement en charisme ce qu’il ne possède pas en technique. Inévitablement, le son diffère puisque, cette version du groupe ne comptant qu’une seule guitare, la basse est bien plus présente. Et les deux batteurs ont bien entendu des styles et des sons distincts. C’est une évidence, Anniversary représente impeccablement ce qu’est CATHEDRAL, il en donne une image très fidèle, à défaut d’être exhaustive. Reste qu’un témoignage vidéo aurait été le bienvenu, même si personne ne l’a explicitement exclu. Et puis il y a cet ultime album annoncé, The Last Spire, qui devrait faire très mal. C’est qu’on voit mal un combo de cette envergure partir sur la pointe des pieds, même si cela ne doit ébranler que le microcosme du Doom…
Chronique : Morbid S.
Note : 9.5/10
CATHEDRAL – The Guessing Game
Nuclear Blast
Style : Stoner / Doom Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2010
Site Web : www.cathedralcoven.com
01. Immaculate Misconception / 02. Funeral Of Dreams / 03. Painting In The Dark / 04. Death Of An Anarchist / 05. The Guessing Game / 06. Edwige's Eyes / 07. Cats, Incense, Candles And Wine / 08. One Dimensional People / 09. The Casket Chasers / 10. La Noche Del Buque Maldito (aka Ghost Ship Of The Blind Dead) / 11. The Running Man / 12. Requiem For The Voiceless / 13. Journeys Into Jade
Comme Lee DORIAN l’a expliqué dans l’interview en ligne, cinq ans ça passe très vite et lorsque l’on attend un album de CATHEDRAL c’est encore plus long car on est rarement déçu par ce que proposent les Anglais. The Guessing Game arrive donc enfin et pour le coup, c’est un pavé présenté sous forme de double album auquel nous avons droit, même si le groupe nous a toujours habitué à des albums longs, la question de l’intensité que peut garder une œuvre de 84 minutes se pose. Lorsque Lee DORIAN nous avoue que le point de départ de cet album est le titre “The Garden” qui clôturait le dernier album The Garden Of Unearthly Delight, on s’attend à quelque chose de complètement barré. Heureusement pour notre santé mentale, si le lien avec le titre évoqué est clair, cet album n’en suit pas vraiment le cheminement mais l’ambiance. L’introduction “Immaculate Misconception” donne le ton, c’est 70’s à souhait, l’orgue est de sortie et l’ambiance fête foraine et foire aux monstres est présente, mais très vite le rythme martial qui introduit “Funeral Dreams”, qui pourrait rappeler RAMMSTEIN, vient briser l’attendu, ce titre est très dynamique et propose des changements de rythme incessants, entre rythme élevé, Occult Rock à la BLOOD CEREMONY sur le break et solo 70’s, CATHEDRAL indique tout de suite que peu importe ce que vous aviez imaginé pour cet album, ce n’est pas ce que le groupe vous offre avec The Guessing Game. Et la guitare avec effet wah-wah d’introduire un “Painting In The Dark” tout aussi excellent avec cette voix plus Stoner et un Hard Rock 70’s toujours aussi présent comme sur “Death Of An Anarchist” où la guitare est à peine saturée alors que le début oscille entre Occult Rock et Doom lancinant et que la fin se rapproche plus de ce que le groupe proposait sur VIIth Coming. La basse de Leo SMEE est de nouveau énorme, le gaillard s’éclate comme toujours, entre “Immaculate Misconception”, “Edwige’s Eyes” auquel il apporte une profondeur haletante, “Cats, Incense, Candles And Wine” où la basse swingue véritablement sur l’accélération. D’ailleurs, ce titre aux allures de chef-d’œuvre, va en faire tousser plus d’un car sur ce titre le côté Occult Rock est clairement mis en avant, CATHEDRAL ou la capacité de passer d’une lourdeur oppressante au Swing sans choquer qui que ce soit. On mesure avec cet album, le chemin parcouru par le groupe depuis les débuts qui contenaient déjà de la flûte et d’autres éléments ici présents mais qui sur The Guessing Game, se retrouvent magnifiés. “One Dimensional People” marque le début du deuxième CD et la couleur est annoncé au noir avec un riff pachydermique et pourtant bruitiste presque moderne, doucement l’instrumental part en sucette et le Rock’n’roll “The Casket Chasers” nous ramène vers des rivages bien plus connus de la part de CATHEDRAL, tout comme l’ensemble de cette deuxième partie d’ailleurs. La prestation de Lee DORIAN est également à signaler, variant énormément les plaisirs, les approximations vocales qui font le charme du style CATHEDRAL sont mises au service de mélodie plus 70’s, plus Stoner ou plus Hard Rock, jamais le frontman n’avait fait preuve d’autant de capacité à retranscrire le psychédélisme évoqué par l’illustration qui orne l’album et qui a une nouvelle fois était réalisée par Dave PATCHETT. L’album recèle encore bien des merveilles avec “La Noche Del Buque Maldito (aka Ghost Ship Of The Dead Blind)” et ses effets sur le refrain et son riff Rock à souhait sur les couplets, le haché “The Running Man” sur lequel l’orgue s’amuse avec la rythmique alors que Lee DORIAN se fait plus vindicatif. Ce titre se fait plus menaçant avec un break où divers sons s’entrechoquent, une bizarrerie de plus sur cet album. Avec “Requiem For The Voiceless”, c’est du côté d’Endtyme qu’il faut aller chercher et ses riffs Doom d’une lourdeur peu commune et cette voix hurlée, peu utilisée sur The Guessing Game, mais le fil rouge 70’s est toujours présent avec ces quelques petites mélodies qui dominent ces riffs pachydermiques, ce genre d’arrangements que le groupe affectionne tout particulièrement, et puis il y a cette accélération tout aussi lourde mais qui amène un peu de Rock’n’roll dans ce titre Doom par excellence. Si vous cherchez un album pour découvrir CATHEDRAL, The Guessing Game doit être celui-là, comment ne pas taper du pied sur ces riffs entêtants, avec ce dernier titre aux allures de best-of (ndlr. Lee DORIAN cite les noms d’albums du groupe tout au long de la chanson) qu’est “Journeys Into Jade”. Clairement Stoner Metal, ce titre clôt magnifiquement ce pavé qui nous soulève d’un poids quant à la question posée en début de chronique, oui, un album de CATHEDRAL ne souffre pas de longueur même s’il se présente sur un double album, il faut dire que la variété apportée à la musique du groupe n’empêche pas la cohérence de l’ensemble et c’est là que l’on prend en pleine face la classe innée du groupe. Un chef d’œuvre que tout amateur de Stoner/Doom Metal se doit d’écouter à défaut d’apprécier, après tout, tous les goûts sont permis…
Chronique : Aymerick Painless
Note : 10/10
VULCAIN - En Revenant…
XIII BIS Records
Genre : Hard Rock
Pays : France
Sortie : 2011
Site Web : www.vulcain-officiel.com
DVD : 01. Vulcain / 02. L’enfer / 03. Blueberry Blues / 04. Les Damnés / 05. Pile ou Face / 06. Derrière les Cartes / 07. Le King / 08. L’an 2000 / 09. En Retard / 10. Ebony / 11. Richard / 12. Le Fils de Lucifer / 13. We Are The Road Crew / 14. Faire du Rock / 15. Les Droits de l’Homme / 16. Fuck the Police / 17. Black Silex / 18. Soldat / 19. Sur la Route / 20. Rock and Roll Secours / 21. La Digue du Cul
CD : 01. Intro / 02. Vulcain / 03. L’enfer / 04. Blueberry Blues / 05. Les Damnés / 06. Pile ou Face / 07. Derrière les Cartes / 08. Le King / 09. L’an 2000 / 10. Ebony / 11. Richard / 12. Les Droits de l’Homme / 13. Fuck the Police / 14. Soldat / 15. Sur la Route / 16. Rock and Roll Secours / 17. La Digue du Cul
La reformation de VULCAIN avait fait grand bruit et ravi tous les fans du groupe mythique de Hard Rock français ! S’en était suivi une participation au désormais incontournable HELLFEST, puis un concert au Trabendo à Paris le 13 novembre 2010 fut l’occasion d’immortaliser l’évènement en images !!!... ENFIN ! Enfin un live de VULCAIN en CD-DVD ! Le plus que bien nommé En Revenant… (En revenant de Nantes !... ou plus exactement du HELLFEST, en revenant d’une période d’absence trop longue !...) est donc le nouvel album ET la première vidéo live de VULCAIN… et putain que c’est bon ! Quel plaisir de voir le groupe en grande forme, prêt à montrer à un public heureux d’être là que sa musique pulse toujours autant ! L’image est soignée, le son est énorme, le Trabendo est blindé… Bref, que du bonheur ! VULCAIN nous offre une prestation énergique avec des classiques ("Vulcain", "Blueberry Blues", "Rock ‘n Roll Secours"…) des morceaux plus rares ("Derrière Les Cartes", "L’an 2000", "Les Droits de L’Homme"…) et même une reprise de MOTÖRHEAD (bien évidemment !) francisée pour l’occasion : "We Are The Road Crew". Des invités sont même conviés pour participer à la fête : Ian Kent (BLACKSTONE) vient jouer de l’harmonica sur "Richard", et Didier LOHEZIC, l’autre guitariste originel de VULCAIN à l’époque où c’était un quatuor (je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…) les rejoint sur "Soldat", "Sur La Route", "Rock And Roll Secours" et "La Digue Du Cul". Dommage que le CD ne contienne pas la totalité du concert présenté dans le DVD (manque de place sur le support oblige !) ; un double CD aurait été bienvenu afin d’avoir toute la prestation qui vaut largement le coup. Les bonus sont également des plus intéressants : les images de leur prestation au HELLFEST 2010 ("L’enfer", "Blueberry Blues", "Ebony", "Rock ‘n Roll Secours" et "La Digue du Cul"), un petit documentaire sur les coulisses du concert au Trabendo, ainsi que 2 vidéos d’archives : "Le Soviet Suprême" et "Assedic Park". Que des bonnes choses à se mettre sous la dent !!! Reste à espérer que VULCAIN ne s’arrêtera pas là ! Quelques rééditions ont vu le jour concernant leurs premiers albums mais celles de Transitions, Big Bang, Vulcain et Atomic Live seraient les bienvenues pour les fans les plus jeunes (et les autres !) qui voudraient compléter leur collection… et puis on espère vivement de nouveaux albums de VULCAIN pour enrichir la légende !!! A bon entendeur !...
Chronique : Denix666
Note : 9,5/10
ORPHANED LAND sortira son sixième album intitulé All Is One le 24 juin prochain. Sa pochette et sa tracklist ont été dévoilés :
01. All Is One / 02. The Simple Man / 03. Brother / 04. Let The Truce Be Known / 05. Through Fire And Water / 06. Fail / 07. Freedom / 08. Shama'im / 09. Ya Benaye / 10. Our Own Messiah / 11. Children
EDENBRIDGE publiera son nouvel album intitulé The Bonding le 24 Juin prochain en Europe via le label SPV / Steamhammer.
Tracklist The Bonding (2013) :
01. Mystic River / 02. Alight A New Tomorrow / 03. Star-Crossed Dreamer / 04. The Invisible Force / 05. Into A Sea Of Souls / 06. Far Out Of Reach / 07. Shadows Of My Memory / 08. Death Is Not The End / 09. The Bonding
ROB ZOMBIE - Hellbilly Deluxe II
Noble Jackals, Penny Dreadfuls And The Systematic Dehumanization Of Cool
Roadrunner Records
Style : Industrial Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2010
Site Web : www.robzombie.com
01. Jesus Frankenstein / 02. Sick Bubblegum / 03. What? / 04. Mars Needs Women / 05. Werewolf, Baby! / 06. Virgin Witch / 07. Death And Destiny Inside The Dream Factory / 08. Burn / 09. Cease To Exist / 10. Werewolf Women Of The SS / 11. The Man Who Laughs
ROB ZOMBIE est bien connu du métalleux fan de cinéma gore pour avoir donné la priorité à sa carrière de réalisateur ces dernières années en « accouchant » (outre un album critiqué : Educated Horses en 2006) de chefs-d’œuvre sanguinolents comme House of 1000 Corpses (non ce n’est pas un titre du dernier CANDLEMASS !) et The Devil’s Rejects. Le voilà aujourd’hui qui se remet à la zique avec Hellbilly Deluxe II. Le premier volume marquait en 1998 le début de sa carrière solo sur une base simple : mixer Metal et ambiances sonores de cinéma horrifique. Ce nouveau disque s’ouvre sur "Jesus Frankenstein" qui commence par une intro doomy avec une guitare lead inquiétante à souhait avant de déboucher sur un morceau Hard Rock au refrain scandé, à la manière d’un ALICE COOPER version grunge. Rob n’est définitivement pas un grand chanteur avec sa voix éraillée, mais il sait mettre l’ambiance, le ton est donc donné ! Difficile de vous détailler cet album tant chaque titre a son style propre, déterminé par un gimmick caractéristique. Résumons : des morceaux entraînants ("Sick Bubblegum", "What", "Werewolf Women Of The SS", etc.), un essai doom convaincant ("Virgin Witch"), quelques traces de l’admiration de Rob pour LYNYRD SKYNYRD ("Mars Needs Women", "Werewolf, Baby"), le tout se terminant sur un long "The Man Who Laughs" comprenant des ajouts de cordes et qui renoue avec la tradition old school des solos de batterie sur album (celui-ci rappelle par instants des percussions vaudou !). Le tout se veut moderne et arrangé de façon cinématographique à l’aide de claviers, samples et mélodies de guitares glauques. On regrettera simplement que certains titres ne soient pas assez aboutis et se terminent brutalement. En résumé, ROB ZOMBIE remonte en selle de façon très honorable avec Hellbilly Deluxe II : Noble Jackals, Penny Dreadfuls And The Systematic Dehumanization Of Cool et, en bon showman, il s’en va le prouver sur scène sur une affiche de rêve malheureusement réservée aux USA : avec le maître ALICE COOPER.
Chronique : Morbid S.
Note : 7,5/10
HEAVEN SHALL BURN – Invictus
Century Media
Style : Melodic Metalcore
Origine : Allemagne
Sortie : 2010
Site Web : www.heavenshallburn.com
01. Intro / 02. The Omen / 03. Combat / 04. I Was I Am I Shall Be / 05. Buried In Forgotten Grounds / 06. Sevastopol / 07. The Lie You Bleed For / 08. Return To Sanity / 09. Against Bridge Burners / 10. Of Forsaken Poets / 11. Given In Death / 12. Outro
Formé en 1996, HEAVEN SHALL BURN fait partie des groupes qui ont contribué à lancer ce que l’on appelle aujourd’hui le Metalcore, un Metal moderne qui puise autant dans le Death mélodique d’un IN FLAMES que dans le Thrash/Death virulent comme leurs compères de CALIBAN, complices depuis toujours des Allemands. HEAVEN SHALL BURN nous propose donc leur sixième album studio avec Invictus qui donne donc une suite à un Iconoclast qui a autant divisé que bien marché. Et Invictus ne va pas apaiser ce sentiment que HEAVEN SHALL BURN a ajouté énormément d’éléments mélodiques dans sa musique en faisant même parfois quelque chose d’assez Rock et pas si éloigné de KILLSMITCH ENGAGE, et sur le petit dernier on y trouve “Sevastopol” ou “Given In Death” dont le chant est partagé avec Sabine WENIGER (DEADLOCK) qui donne un aspect romantique à ce titre qui n’est pas sans rappeler LACUNA COIL. Si le début de l’album est bien plus rude avec “The Omen” très Thrash/Death moderne que DEW SCENTED ne renierait pas, les Allemands viennent y greffer des mélodies à la ARCH ENEMY, proche du Heavy finalement. C’est donc assez varié et inspiré avec “Combat” très Indus’ dans sa construction et de nouveau un Death mélodique proche d’ARCH ENEMY ou d’AMON AMARTH si on prend en compte le riff conquérant et entrainant d’“I Was I Am I Shall Be”. Malheureusement, “Buried In Forgotten Grounds” marque la fin de la partie d’Invictus la plus interessante et la plus variée car ensuite, HEAVEN SHALL BURN nous propose sans cesse le même titre assez plat et surtout très commun avec par exemple ce “The Lie You Bleed For” très (trop ?) inspiré d’IN FLAMES avec ces effets électroniques sur l’introduction, ces riffs jumpy, ne manque que les refrains en voix claire. On a donc un album à l’image de Double-Face dans Batman avec la partie sale et moche mais au caractère bien trempé, la première partie, et l’autre plus sage et plus lisse représentée par la deuxième partie d’Invictus. Ce sixième album qui représente la troisième partie de la saga Iconoclast a de nouveau été produit par la paire de guitariste Maik WEICHERT/Alexander DIETZ et masterisé par le très prisé Tue MADSEN, il bénéficie d’une production largement à la hauteur et bien ancrée dans le Metal avec un son de guitare assez lourd. Invictus n’ait donc pas la plus belle œuvre d’HEAVEN SHALL BURN et fait perdre un peu d’avance artistique sur le groupe de suiveurs mais les amateurs de Thrash/Death moderne devraient s’en satisfaire.
Chronique : Aymerick Painless
Note : 7/10
VULCAIN - V8
Desperado
Style : Hard Rock
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.vulcain-officiel.com
01. Avec Vous / 02. Sur La Ligne / 03. Call Of Duty / 04. Limite / 05. Lâchez-Nous / 06. Go Fast / 07. Croix de Bois / 08. L'Arrivée du Tour (Alain Bashung Cover) / 09. Sale Temps pour les Cons / 10. Rien à Voir / 11. Dans Mes Rêves
Quinze ans après avoir « stoppé la machine », VULCAIN est de retour avec un huitième album particulièrement attendu par les fans du combo Parisien. Revenu en 2010, VULCAIN proposera l'année suivante le très bon DVD live En Revenant officialisant ainsi ce come back espéré de tous... Fort du soutien d'un public qui ne l'a pas oublié, VULCAIN nous offre enfin ce tant attendu nouvel album... et quel album !!! Dès l'ouverture avec le speed "Avec Vous", le ton de ce V8 est donné, VULCAIN envoie du lourd, un putain de Hard Rock speedé qui ne risque pas de destabiliser les fans, quelque part entre MOTÖRHEAD ("Sur la Ligne") et AC/DC ("Go Fast", "Limite"), ce V8, tout comme le moteur du même nom, ne manque pas de puissance et nous offre des compos terriblement efficaces appelées à devenir de futurs classiques ("Avec Vous", "Call Of Duty", "Go Fast")... VULCAIN se devait de ne pas décevoir, c'est mission accomplie, la machine tourne à plein régime, aucun titre faible, aucun temps mort, avec V8 nos maitres de la foudre sortent l'album que l'on était en droit d'attendre de la part d'un groupe avec un tel passé, sorte de croisement entre les deux références que sont Rock'n'Roll Secours (1984) et Desperados (1985) et l'album éponyme (1994), V8 est un album énergique, puissant et hargneux qui devrait, sans mal, permettre à VULCAIN de retrouver son statut de groupe numéro 1 du Hard Rock Français.
Chronique : Nono666
Note : 8/10