PHANTASMA - Nouveau clip disponible
"Miserable Me", le nouveau clip de PHANTASMA, est maintenant en ligne. Ce titre est issu de l'album The Deviant Hearts qui vient tout juste de sortir via Napalm Records.
"Miserable Me", le nouveau clip de PHANTASMA, est maintenant en ligne. Ce titre est issu de l'album The Deviant Hearts qui vient tout juste de sortir via Napalm Records.
ANVIL (Heavy Metal) sortira son seizième album, intitulé Anvil Is Anvil, le 26 Février 2016 via SPV/Steamhammer. Il a été enregistré en compagnie de Martin "Mattes" Pfeiffer (Mob Rules, U.D.O.) à Cologne (Allemagne).
Tracklist Anvil Is Anvil (2016) :
01. Daggers And Rum / 02. Up, Down, Sideways / 03. Gun Control / 04. Die For A Lie / 05. Runaway Train / 06. Zombie Apocalypse / 07. Its Your Move / 08. Ambushed / 09. Fire On The Highway / 10. Run Like Hell / 11. Forgive Don`t Forget / 12. Never Going To Stop (Bonus track)
HOLOCAUST (NWOBHM) sortira son nouvel album intitulé Predator le 1er Décembre prochain via Sleaszy Rider Records.
Tracklist Predator (2015) :
01. Predator / 02. Expander / 03. Can't Go Wrong With You / 04. Lady Babalon / 05. Observer One / 06. Shiva / 07. Shine Out / 08. Revival / 09. What I Live For
DISTURBED vient de publier son nouveau clip, réalisé par Culley Bunker & Craig Bernard pour illustrer le titre "The Light", extrait de l'album Immortalized paru le 21 Août dernier via Reprise Records.
MUSTASCH – Mustasch
Nuclear Blast
Style : Stoner/Hard Rock
Origine : Suède
Sortie : 2010
Site Web : www.mustasch.net
01. Tritonus (Prelude) / 02. Heresy Blasphemy / 03. Mine / 04. Damn It's Dark / 05. The Man, The Myth, The Wreck / 06. The Audience Is Listening / 07. Desolate / 08. Deep In The Woods / 09. I'm Frustrated / 10. Lonely / 11. Blackout Blues / 12. Tritonus
On se souvient de la pochette de Parasite !, le maxi de MUSTASCH sorti en 2006, mais musicalement, il faut admettre que les Suédois restent une énigme. Mustasch, cinquième album du groupe, si on ne tient pas compte des diverses compilations sorties à droite et à gauche, est déjà disponible dans le nord de l’Europe par le biais de Regain Records depuis septembre 2009, Nuclear Blast a senti le goût puisque le label Allemand s’apprête à rendre disponible cet album au reste de l’Europe alors que le groupe est en course pour le titre de « Meilleur Album de Hard Rock » aux Grammy Suédois. De sa première sortie, seule la pochette a changé, avantageusement d’ailleurs, le tracklisting est identique, c’est que la pochette qui ornait la sortie de l’album en septembre était réellement hideuse, un contraste marquant avec la musique car les fans de MONSTER MAGNET doivent impérativement écouter Mustasch, “Heresy Blasphemy” donne le ton avec ses guitares bien lourdes qui fricotent sans rougir avec le Doom le plus Hard Rock d’un BLACK SABBATH sous amphétamines, les Suédois me rappellent également THE QUILL ounos compatriotes de LAZY, par moment, un doux mélange de Hard Rock burné avec du Stoner et ce côté mélodique que l’on pourrait croire emprunté à THE 69 EYES (“Deep In The Woods”). Le défilé des influences continuent, on pense tour à tour à SOUNDGARDEN, l’écho sur la voix et l’ambiance de l’entêtant “Damn It’s Dark”, “Desolate” présente une structure plus moderne avec ses riffs bruts, “Desolate” est relevé d’un violon et d’une mélodie folklorique, “I’m Frustrated” pourrait être un enfant d’AEROSMITH, bref, les Suédois s’amusent comme des petits fous et nous avec, la prestation vocale de Ralf GYLLENHAMMAR est juste parfaite, une voix rauque, douce et posée ou hurlée, l’homme fait preuve d’une facilité déconcertante à faire rocker les titres les plus Pop, “Lonely” par exemple qui mixé, arrangé et chanté autrement pourrait avoir un visage bien plus soporifique, lorsque simplicité rime avec efficacité, MUSTASCH ne s’embarrasse pas de menus détails et proposent 11 titres costauds ainsi qu’une introduction pachydermique. Rien n’est à jeter ici, “Blackout Blues” nous ramène vers les débuts de l’album avec ses guitares qui s’alourdissent de nouveau alors que la voix se fait encore un peu plus rauque, un pur concentré de Hard Rock Stoner qui vous est hautement recommandé et qui se termine sur un Doom old-school relevé de quelques notes de clavier, imparable, tout comme l’est “Tritonus” aux relents psychédéliques. Puisque l’on vous propose une séance de rattrapage, ne ratez surtout pas l’oral car ce groupe est énorme tout simplement.
Chronique : Aymerick Painless
Note : 9/10
HANGMAN’S CHAIR – Leaving Paris
Bones Brigade
Style : Stoner/Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2010
Site Web : www.facebook.com/hangmanschair
01. Mourner's Parade / 02. Will The Sun Set Today / 03. Breathe Where The Vices Are / 04. Scarlet Star / 05. A Fix For A Lovely Nod / 06. Spines / 07. Paris Spleen Pt. I / 08. Paris Spleen Pt. II
Une mélodie calme et répétitive, l’ambiance n’en est pas moins crade pour autant et c’est ainsi que HANGMAN’S CHAIR ont décidé d’introduire “Mourner’s Parade” et leur deuxième album par la même occasion. Alors dans le Stoner, il y a plusieurs écoles dont une proche du Doom et nos petits Français y sont admis facilement avec des influences aussi douces que BLACK LABEL SOCIETY ou CROWBAR et la suite de ce “Mourner’s Parade” au début bluesy se transforme en une boucherie que Zack WYLDE aurait pu ordonner, et puis il y a cette voix qui se rapproche du grand bucheron également, voilà un album qui démarre plus que bien et on peut dire que cette longue introduction de 9 minutes mid-tempo plante le décor car l’esprit Doom est indéniablement de la partie. Mais que les amateurs de Stoner se rassurent, HANGMAN’S CHAIR n’a pas omis ce trait de son caractère avec des “Will The Sun Set Today” à la mélodie accrocheuse avant que sa structure ne l’emmène dans les méandres de la folie, ou bien avec le plus bluesy “Breathe Where The Vices Are” qui fait penser à du CORROSION OF CONFORMITY mais qui prend fin sur une partie Sludge excellente. Le groupe dont le guitariste et le batteur font également partie de RISING DUST, un groupe de Doom hautement recommandable, impose un style tout en feeling, ne cherchez pas là de structure taillée pour le passage radio même le plus court et plus direct “A Fix For A Lovely Nod” ne respecte pas ce calibre et alors on approche des riffs enfumés de KYUSS sur “Spines” avec une lourdeur pesante très bien mise en valeur par la production assurée par le groupe lui-même et enregistré avec l’aide de Francis CASTE en 3 jours seulement. Enfin il y a ce titre “Paris Spleen” composé de deux parties bien distinctes, la première avec un long larsen qui couvre une mélodie à la guitare répétée à l’infini et un dialogue en français avec un accent très prononcé (accent Picard !) et la deuxième avec un riff Doom bien plombé qui reprend pourtant quelques sonorités Stoner par moment. Ce deuxième album est dans son ambiance plus Stoner que ce que HANGMAN’S CHAIR a pu nous proposer jusque là mais la voix assuré par Cédric TOUFOUTI est plus convaincante et surtout moins proche de celle Layne STALEY même si la fragilité de ce dernier est toujours au rendez-vous. Leaving Paris est donc certainement l’album que tous les amateurs de Metal goudronné et plombé doivent au moins écouté une fois à défaut de se le procurer. Un espoir largement confirmé et une classe et un talent qui les a mené en première partie d’EYEHATEGOD au Glaz’art à Paris, décidément Leaving Paris n’est vraiment un titre prémonitoire pour le groupe.
Chronique : Aymerick Painless
Note : 8.5/10
THE OCEAN - Anthropocentric
Metal Blade Records
Style : Progressive Post Hardcore
Origine : Allemagne
Sortie : 2010
Site Web : www.theoceancollective.com
01. Anthropocentric / 02. The Grand Inquisitor I: Karamazov Baseness / 03. She Was The Universe / 04. For He That Wavereth... / 05. The Grand Inquisitor II: Roots & Locusts / 06. The Grand Inquisitor III: A Tiny Grain Of Faith (ft. Sheila Aguinaldo) / 07. Sewers Of The Soul / 08. Wille zum Untergang / 09. Heaven TV / 10. The Almightiness Contradiction
La démarche qui consiste à sortir deux albums reliés entre eux d’une manière ou d’une autre, et censés former un tout, a vu plus d’un « grand » groupe se casser la gueule. THE OCEAN a pourtant choisi de relever une nouvelle fois ce défi en proposant un jumeau à Heliocentric, sorti plus tôt cette année. Passons sur le concept devant lequel certains crieront au génie, pendant que d’autres bailleront aux corneilles. Les forces et faiblesses d’Anthropocentric étant plus ou moins les mêmes que chez son grand frère, je vous invite à consulter ma chronique (fort éclairée et très pertinente) de ce dernier. Sachez cependant qu’Anthropocentric se veut plus direct, énervé et moins planant, même si la mélancolie et les passages atmosphériques sont toujours de mise. C’est certainement très subjectif mais pour ma part, l’effet de surprise étant passé, je ne vois ici que des morceaux supplémentaires par rapport à Heliocentric, simplement dotés d’une ambiance différente. De plus, la musique très saccadée de THE OCEAN tourne un peu en rond (bon courage à celui qui veut s’envoyer les deux disques d’affilée !), et on éprouve un soulagement certain lorsque le groupe utilise enfin un rythme classique sur le rapide "The Grand Inquisitor II : Roots and Locusts". Mais ne noircissons pas trop le tableau : Anthropocentric reste d’une qualité bien supérieure à la moyenne, son seul défaut étant de procurer plus de plaisir que d’émotions...
Chronique : Morbid S.
Note : 7,5/10
THE OCEAN - Heliocentric
Metal Blade Records
Style : Progressive Post Hardcore
Origine : Allemagne
Sortie : 2010
Site Web : www.theoceancollective.com
01. Shamayim / 02. Firmament / 03. The First Commandment Of The Luminaries / 04. Ptolemy Was Wrong / 05. Metaphysics Of The Hangman / 06. Catharsis Of A Heretic / 07. Swallowed By The Earth / 08. Epiphany / 09. The Origin Of Species / 10. The Origin Of God
Ce nouvel album des Allemands de THE OCEAN pourra éventuellement intéresser les fans de MASTODON, mais aussi ceux que le dernier album des ricains, Crack the Skye, a laissé perplexes. En effet, si les racines musicales semblent être les mêmes, on trouve chez THE OCEAN une sobriété et une rigueur très allemandes, là où MASTODON est plus psychédélique et tape-à-l’œil. Mais cessons la comparaison, car ce disque mérite amplement d’exister par lui-même ! En effet, on tient là une petite merveille de groove (avec cette batterie pleine de feeling) et de puissance, le disque est parsemé de riffs subtils comme un mammouth tels que celui de "Swallowed By The Earth". Le tout est relevé de jolies envolées vocales – même si les lignes de chant sont parfois un peu trop appuyées – alternées avec un chant Hardcore classique. Les interventions d’instruments plus inhabituels comme le piano et les violons apportent par ailleurs une profondeur inédite. Ce qui « trahit » Heliocentric et le rend très contemporain – pas forcément de façon péjorative d’ailleurs – ce sont ces tempi majoritairement lents et quelques refrains un poil prévisibles. Pour le reste, THE OCEAN nous a pondu un bel album, doté d’une ambiance mélancolique très prenante qui donne envie de réappuyer sur « play » dès la fin du puissant diptyque "The Origin Of Species" / "The Origin Of God".
Chronique : Morbid S.
Note : 8,5/10
EKTOMORF - Aggressor
AFM Records
Style ; Néo Thrash Metal
Origine : Hongrie
Sortie : 2015
Site Web : www.ektomorf.com
01. Intro / 02. I / 03. Aggressor / 04. Holocaust / 05. Move On / 06. Evil By Nature (feat. George "Corpsegrinder" Fisher) / 07. You Can't Get More / 08. Emotionless World / 09. Eastside / 10. Scars / 11. Damned Nation / 12. You Lost / 13. You’re Not for Me / 14. Memento
EKTOMORF a souvent fait débat et de multiples comparaisons, pas toujours positives pour ce groupe hongrois hors du commun, ont été écrites avec démesure ! Je me souviens avoir défendu bec et ongles le précédent album tellement une certaine presse se faisait juge et bourreau par rapport à ce groupe qui, au fil des ans, a pourtant marquer d'une part la scène d'Europe de l'est mais très vite les scènes du monde entier ! Et c'est fort de ce dixième album qu'EKTOMORF se présente à nous. Et c'est dorénavant toujours par la grande porte qu'il entre avec fracas. Il n'y a pas de followers chez AFM Records, que du beau linge ! Et avec ce nouvel album, EKTOMORF est habillé du plus bel apparat... Des harmonies tziganes de l'est de l'Europe viennent en plus agrémenter le contenu de ce nouvel album lui octroyant une atmosphère sombre du plus bel effet, enrichissant le groove Metal d'EKTOMORF de façon unique. "I" qui débute cet album suite à une petite intro donne le ton. Une grande claque ! Un direct du droit qui envoie l'auditeur dans les cordes ! Et nous ne sommes que dans le premier round ! Les poings en sang et en sueur, EKTOMORF continue a assèner des coups de massue, tout d'abord avec "Aggressor", le morceau titre, et "Holocaust". Je suis déjà presque au point de rupture, les coups se transformant en knockout et uppercut. Mais on se relève. L'outsider que je suis s'accroche aux cordes et prend soin auprès de son soigneur. Il ne faudrait pas que j'atteigne le KO avant la fin de ce combat pourtant inégal. Et pourtant la bande à Zoltán "Zoli" Farkas ne me laisse aucun répit ! Et oui, "Move On" ! quoi de plus normal ! Je suis le rythme. Jambe gauche, jambe droite, dos courbé, j'utilise toute ma technique pour contrecarrer les assauts du champion Hongrois. Et pourtant, je dois mettre à nouveau genou à terre ! EKTOMORF s'adjoint les services de George “Corpsegrinder” Fisher de CANNIBAL CORPSE le temps d'un "Evil By Nature" pour tenter de me mettre hors du ring. Heureusement la cloche retentit et une charmante demoiselle arpente la zone de combat, brandissant le décompte des rounds qui sont pour moi une véritable correction. (Pour la petite histoire, la prestation vocale de George a été enregistrée dans les backstages lors d'un concert d'EKTOMORF et CANNIBAL CORPSE à Budapest). Sur ce, le match reprend. Sur les bons conseil de leur entraîneur de producteur, le Danois Tue Madsen. Il était tout à fait naturel que le groupe hongrois fasse à nouveau appel à lui tant il comprend la vision des choses et tient entre ses mains l'essence même de la musique d'EKTOMORF. Et la raclée continue ainsi jusqu'au bout ! Comment suis-je encore debout ? Un miracle ! Mon coach a failli jeter l'éponge à plusieur reprises mais je pense qu'il ne pensait plus à moi et profitait plutôt de cette démonstration des Neo-Thrasheurs de l'est. Bon, et bien je vous conseille de suivre ce combattant au corps-à-corps ! Aggressor, le nouvel EKTOMORF, est une machine de guerre pacifique dont on ne se relève pas sans hématomes mais dont les coups sont autant de boost pour se rendre plus fort que jamais ! Le Rock et le Metal, en ses temps difficiles, est une arme positive pour faire face à l'ignominie qui a frappé dans le dos des innocents ce 13 Novembre 2015 à Paris ! La liberté lève les bras, la fraternité nous rassemble et l'égalité nous tend la main ! Marchons ensemble la tête relevée et le coeur serein !
Chronique : Phil PKMS Neuville
MUSTASCH - Testosterone
Gain / Sony Music
Style : Hard Rock
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.mustasch.net
01. Yara's Song / 02. Breaking Up With Disaster / 03. The Rider / 04. Down To Earth / 05. The Hunter / 06. Dreamers / 07. Be Like A Man / 08. Someone / 09. Under The Radar / 10. Testosterone
Avec Testosterone, son huitième album studio, il semblerait que MUSTASCH tente le tout pour le tout en vue d’une plus large reconnaissance de son talent. OK, le quatuor suédois n’a jamais été le plus extrême qui soit, et il s’est toujours appliqué à composer des morceaux diablement accrocheurs. Mais son propos semble ici bien plus édulcoré par de nombreux arrangements et un recul des guitares dans le son global du groupe. Attention, « commercial » ne signifie ici nullement « désagréable », chaque morceau s’avérant être un petit bijou de composition et possédant une profondeur émotionnelle supérieure à celle du « simple » tube radio lambda ("Yara’s Song", "The Rider"…). En outre, le fantasque Ralf Gyllenhammar se montre toujours aussi impressionnant au chant. Ecoutez la performance du bonhomme sur "Be Like A Man" (seraient-ce des relents de MUSE que nous entendons sur ce titre ainsi que sur le plus aérien "Dreamers" ?), vous ne pourrez rester de marbre ! Bon il faut tout de même admettre que deux ou trois morceaux n’atteignent pas le niveau de l’ensemble – comme "The Hunter" qui se montre pourtant agréablement heavy – ce qui est tout de même un peu dommage pour un album ne dépassant pas les quarante minutes. Mais la grande majorité de Testosterone reste très convaincante, bien que sa durée de vie sur vos platines risque de souffrir de son côté si immédiat. La prochaine étape sera-t-elle l’abandon des tempi rapides et de la double grosse caisse ? Tiens, ça ne vous rappelle pas quelqu’un, ça ?
Chronique : Morbid S.