BLOODY HAMMERS (Dark Occult Rock) vient de dévoiler un premier extrait de son nouvel album, Lovely Sort Of Death, à paraître le 5 Août prochain via Napalm Records. Il s'agit du titre "The Reaper Comes", à découvrir via le clip ci-dessous.
Nouvelle réédition à l'initiative de Christophe Bailet, celle de l'album Rival de ANYWAY (+ 10 titres bonus) en version CD entièrement remasterisée. Cette réédition sera commercialisée fin Mars 2017 via No Remorse Records.
Tracklist Rival (Réédition 2017) : 01. Maudit Blues / 02. Mandragore / 03. Rival / 04. Face Au Monde / 05. Dénouement / Rêve Fou (bonus track)* / 06. Vieux Salaud (bonus track)* / 07. Conquête (bonus track)* / 08. Entre Ciel Et Terre (bonus track)* / 09. Pervers (bonus track)* / 10. Solitude (bonus track)* / 11. Mandragore (bonus track)** / 12. Mille Excuses (bonus track)** / 13. SOS Parano (bonus track)** / 14. Mini Star (bonus track)**
* Taken from the unreleased album "Entre Ciel Et Terre" (1991) ** Taken from the demo "Anyway" (1986)
OCTOBER TIDE – A Thin Shell Candlelight Records Style : Melodic Doom/Death Metal Origine : Suède Sortie : 2010 Site Web : www.octobertide.net
01. A Custodian Of Science / 02. Deplorable Request / 03. The Nighttime Project / 04. Blackness Devours / 05. The Dividing Line / 06. Fragile / 07. Scorned
Lancé comme un side-project par Fredrik Norrman et Jonas Renkse, tous deux membres de KATATONIA, en 1995, OCTOBER TIDE s’était retiré en 1999 après le deuxième album, Grey Dawn. En 2009, Fredrik Norrman n’est plus dans KATATONIA et reforme logiquement ce groupe avec deux membres de IN MOURNING, Tobias Netzell (chant) et Pierre Stam (basse) plus récemment, pour proposer ce troisième album que les fans espéraient depuis 10 ans. Bien entendu la comparaison avec KATATONIA est inévitable et "A Custodian Of Science", "Fragile" ou "Scorned" supportent bien la comparaison avec leurs relents Doom/Death à la SWALLOW THE SUN mais on relève surtout des titres bien plus calmes et mélodiques comme "Deplorable Request" et surtout "The Nigttime Project" qui offre une alternative intéressante à tous ces albums qui se ressemblent tant, une prédisposition que l’on pouvait déjà relever sur le premier excellent album Rain Without End. Les capacités à allier mélodie et énergie Heavy de Fredrik Norrman sont restées intactes, "Blackness Devours" offre une belle dualité entre la lourdeur de la rythmique sur laquelle vient se plaquer la voix Death profonde de Tobias Netzell et les mélodies si caractéristiques du Metal Scandinave en général. Alors si pour les fans qui ont connu la première période des Suédois, l’effet de surprise n’agira pas, pour ceux qui découvrent, A Thin Shell devrait faire son petit effet, mais la magie opère toujours et "The Dividing Line" plus rythmé, presque Rock’n’Roll sur le refrain, sonne comme un brin de révolte. OCTOBER TIDE revient donc à la vie de la manière dont on s’y attendait, dans la lignée de ce qu’il proposait il y a dix ans, le public n’aurait en effet pas compris un changement radical, le groupe repose ses bases et reprend un envol qu’A Thin Shell permet d’entrevoir prometteur. Ceux qui ont aimé le premier album, récemment réédité, ne seront pas déçus. Très joli retour...
OCTOBER TIDE - Winged Waltz Agonia Records Style : Melodic Doom/Death Metal Origine : Suède Sortie : 2016 Site Web : www.octobertide.net
01. Swarm / 02. Sleepless Sun / 03. Reckless Abandon / 04. A Question Ignite / 05. Nursed By The Cold / 06. Lost In Rapture / 07. Perilous / 08. Coffins Of November
Non, nous n'avions pas oublié l'existence d'OCTOBER TIDE, groupe des frères Norrman, à l'origine de KATATONIA. Et si aujourd'hui nous nous réjouissons de voir un petit nouveau débouler, c'est justement parce que la place a été laissé vacante par le groupe de Jonas Renkse. Winged Waltz, tel est le nom du cinquième album du groupe qui time ses sorties de façon très précise depuis sa reformation en 2009. Alors, oubliez de suite le parallèle avec l'ancien groupe des frangins car la voix harsch d'Alexander Högbom marque de suite la différence, de même que les guitares toujours aussi mélodiques mais avec ce côté Death suédois façon Göteborg facilement reconnaissable. Il est vrai, pourtant, que la carrière des Suédois, nous la suivions d'un peu plus loin, la faute à des albums de moins en moins inspirés, et l'arrivée du chanteur de CENTINEX n'avait pas vraiment changé la donne, à tel point d'ailleurs que c'est un des points de faiblesse de cet album qui montre tout de même un regain de vitalité et d'inspiration bienvenu. Avec "Swarm" et "Sleepless Sun", OCTOBER TIDE nous attire par des guitares bien mélodiques, percutantes, bien ficelées, les changements de rythme sont pertinents et montrent une certaine forme d'agressivité bien relayée par la voix Death d'Alexander, même si on atteint encore pas le niveau de la première partie de carrière du groupe. Mais c'est clairement les guitares qui montent d'un cran avec des parties superbes et accrocheuses. On notera également l'efficacité de Jocke Wallgren, nouveau cogneur, qui sait insuffler ce supplément de variation important dans ce style, même si un peu plus de profondeur sur la caisse claire aurait vraiment rajouté du charme à l'ensemble, question d'opinion et d'option artistique qui ne se discute pas vraiment. En fait, le principal défaut pointe le bout de son nez dès "Reckless Abandon", un titre très bateau sur lequel Alexander Högbom se doit de proposer quelque chose de moins lisse que cette ligne de chant assez fade et ultra téléphonée alors que sur les deux premiers titres, il mettait un peu de mélodies discrètes qui tirait vraiment les morceaux vers le haut. Et cela revient également sur "Perilous" qui n'apporte pas grand-chose, le chant ne domine pas vraiment la musique, un peu comme si il subissait la qualité des guitares là où elles devraient le nourrir. Un titre comme "A Question Ignite" montre parfaitement les capacités de ce groupe avec ce line-up, les gars sont capables de proposer d'excellents titres mais pas encore sur 50 minutes, durée de cet album qui domine tout de même les albums sortis depuis la reformation, une montée en puissance que l'on espère voir se confirmer sur le prochain album. Enfin, comment ne pas repenser à ce premier album, Rain Without End (1997), qui dégageait une certaine crasse dans la voix de Jonas certes mais aussi dans les guitares. On est d'accord pour dire que cet album était peut-être un peu naïf, mais ce dernier est certainement à l'opposé total, un peu trop propre et dans la masse des groupes du genre, voilà un détail qui permettrait à OCTOBER TIDE de se différencier même si la qualité des compositions et des leads de guitare donne déjà une petite avance aux Suédois qui marquent un retour très convaincant. Avec 6 titres sur 8 convaincants dont les excellents "Sleepless Sun", "A Question Ignite", "Nursed By The Cold" et "Coffins Of November", on note que le groupe est de nouveau opérationnel. Un retour à suivre de près grâce à un travail sur les guitares de Frederik Norrman, maître d'œuvre sur cet album, au moins pour cela, Winged Waltz vaut déjà largement l'écoute.
S.O.T.O - Divak ear Music Style : Heavy Metal Origine : Etats-Unis Sortie : 2016 Site Web : www.sototheband.com
01. Intro / Divak / 02. Weight Of The World / 03. FreakShow / 04. Paranoia / 05. Unblame / 06. Cyber Masquerade / 07. In My Darkest Hour / 08. Forgotten / 09. SuckerPunch / 10. Time / 11. Misfired / 12. The Fall From Grace / 13. Awakened
Fort de cinq albums solo, le talentueux Jeff Scott Soto nous revient un an après Inside The Vertigo, avec Divak, le second album de S.O.T.O, groupe formé, outre de JSS au chant, de Jorge Salan (guitare), BJ (claviers, guitare), David Z (basse) et Edu Cominato (batterie). Véritable plaisir pour nos esgourdes en mal de sensations fortes, S.O.T.O délivre à travers ce Divak un Heavy Metal haut de gamme, certes classique mais un peu plus sombre que ce que le chanteur a l'habitude de proposer sur ses travaux en solo qui privilégient davantage le côté mélodique. Techniques, les treize compositions de ce Divak sont puissantes comme la foudre et tranchantes comme des lames de rasoir, une nouvelle fois portées par une exécution sans faille mettant en avant la très bonne performance collective du groupe. L'album s'ouvre sur la superbe intro éponyme, et dès lors l'efficacité n'aura de cesse de se mêler à une complexité nous implosant à la face à coups de riffs heavy ("Forgotten", "SuckerPunch"), d'un groove mortel et de leads fulminants ("Weight Of The World", "Freakshow") où J.S Soto se déchire la voix avec justesse et aisance ("Unblame"). Mais S.O.T.O sait également faire preuve de plus de subtilité, c'est notamment le cas du magnifique et aérien "Misfired", de "Awakened" qui clos l'album en toute beauté, sans oublier la splendide ballade "In My Darkest Hour" proposant de belles touches acoustiques, nous replongeant dans le passé, à une époque où le vocaliste faisait partie du groupe d'Yngwie Malmsteen. Cependant Divak n'aborde qu'une seule réelle couleur musicale, ce qui a pour effet de renforcer son aspect compact et puissant, ce qui pourra peut-être en lasser certains. Me concernant, je pense que S.O.T.O réalise là une merveille de Heavy Metal qui pourrait bien marquer l'année 2016 au fer rouge.
THE NEW ROSES - Dead Man's Voice Napalm Records Style : Hard Rock Origine : Allemagne Sortie : 2016 Site Web : www.thenewroses.com
01. Heads Or Tails / 02. Thirsty / 03. Partner In Crime / 04. Dead Man’s Voice / 05. I Believe / 06. Ride With Me / 07. Hurt Me Once (Love Me Twice) / 08. Not From This World / 09. What If It Was You / 10. Try (And You Know Why) / 11. From Guns & Shovels
Bon, on ne va pas vous mentir et vous dire que THE NEW ROSES va révolutionner le monde du Rock'n'Roll avec son Dead Man's Voice, si le groupe s'est vu encensé par la presse spécialisée, ce n'est clairement pas pour son originalité mais bien pour son savoir faire en matière de Hard Rock tant la formation de Wiesbaden reprend à son compte un Hard US que des groupes comme AEROSMITH, GREAT WHITE, GUNS N' ROSES ou CINDERELLA ont contribué à populariser en leur temps. En élèves appliqués qu'ils sont, nos Allemands délivrent un Hard Rock groovy ("Heads Or Tails", "Thirsty") et bluesy ("Dead Man's Voice", "Hurt Me Once (Love Me Twice)", "Not From This World"), énergique, accrocheur et percutant, qui ne manquera pas de nous ramener une trentaine d'années en arrière. THE NEW ROSES nous balance ici onze titres (quinze pour l'édition limitée) forts bien torchés, empreints d'une fougue contagieuse. Il n'y a pas à dire, Timmy Rough (chant/Guitare) et ses camarades s'y connaissent comme personne pour exécuter des compos qui font mouche à tous les coups. Et si ce n'est ce petit manque d'originalité évoqué plus haut, on a finalement pas grand chose à reprocher à nos Teutons qui nous livrent là un second album direct et efficace, solide comme le roc(k)...
THE 69 EYES – Back In Blood Nuclear Blast Style : Goth'n'Roll Origine : Finlande Sortie 2009 Site Web : www.facebook.com/The69eyes
01. Back In Blood / 02. We Own The Night / 03. Dead n' Gone / 04. The Good, The Bad & The Undead / 05. Kiss Me Undead / 06. Lips Of Blood / 07. Dead Girls Are Easy / 08. Night Watch / 09. Some Kind Of Magick / 10. Hunger / 11. Suspiria Snow White / 12. Eternal
Un album de THE 69 EYES est toujours une promesse de bon moment Rock’n’roll teinté d’atmosphère gothique surtout portée par la voix de Jyrki 69. Pourtant Angels n’a pas laissé une trace indélébile dans l’esprit des Rockeurs, surtout la faute à une promotion hésitante plus qu’à la qualité de l’album. En 2009, les Finlandais reviennent remontés comme des coucous suisses avec l’aide précieuse de Nuclear Blast et nous balancent Back In Blood. Si dans le texte le message est clair, sur le fond (la musique), il l’est plus encore, du purement Rock’n’roll “Back In Blood”, le plus intimiste “We Own The Night” ou le single en puissance “Dead n’Gone”, le groupe offre a ses fans dévoués un condensé de ce que THE 69 EYES fait le mieux depuis ses premières armes. L’âme gothique de nos vampires préférés ressurgit le temps de “The Good, The Bad & The Undead” (qui n’est pas sans rappeler non plus MÖTLEY CRÜE) et de l’excellent “Lips Of Blood” pendant que “Dead Girls Are Easy” replace le débat sous la ceinture, que “Kiss Me Undead” s’occupe de préparer la fosse à danser, avant que l’inattendu “Hunger” ne viennent montrer à quel point THE 69 EYES est un groupe caméléon qui sait naviguer à travers tout ce qui touche de prêt ou de loin au Rock’n’roll. Matt HYDE, le producteur de MONSTER MAGNET parmi beaucoup d’autres groupes, assure une production à ce Back In Blood qui replace les Finlandais là où ils ont toujours mérité d’être. Elément nouveau déclenché par Matt HYDE également, c’est l’utilisation d’une voix plus Rock’n’roll, moins grave et moins gothique, de Jyrki 69 qui permet aussi de constater que les 12 titres de l’album proposent une diversité de tempo et de style que l’on ne remarquait pas sur les autres albums tant la voix grave dégageait une aura qui bouffait tout l’espace. Pour un retour, c’est un retour réussi et s’il se fait dans le sang, il n’en est que meilleur.
DESASTER – The Arts Of Destruction Metal Blade Records Style : Black/Thrash Metal Origine : Allemagne Sortie : 2012 Site Web : www.total-desaster.com
01. Intro / 02. The Arts Of Destruction / 03. Lacerate With Hands Of Doom / 04. Splendour Of The Idols / 05. Phantom Funeral / 06. Queens Of Sodomy / 07. At Hell's Horizon / 08. Troops Of Heathen, Graves Of Saints / 09. Possessed And Defiled / 10. Beyond Your Grace / 11. Outro
Les Allemands de DESASTER font depuis longtemps partie des groupes de l’ombre à l’image d’un DESTROYER 666 duquel on peut les rapprocher, connus surtout par les plus mordus d’un Black largement teinté de Thrash Metal ou l’inverse. Cette scène de passionnés abrite en effet bon nombre de groupes qui rampent dans l’underground et balancent des albums au son 80’s qui fait le lien entre le Black Metal d’un BATHORY ou d'un VENOM avec le Thrash Metal d’un SODOM ou plus encore d’un DESTRUCTION dont le nom du groupe est tiré. Pourtant sur The Arts Of Destruction, on retrouve quelques touches de Death Metal qui peuvent même évoquer un certain ASPHYX sur "Splendour Of The Idols" ou encore quelques mélodies plutôt inhabituelles pour un album du style comme ce "Phantom Funeral". A l’image d’un NON SERVIAM, DESASTER ne se soucie guère des limites du style et s’ouvre des possibilités tout en gardant une musique vindicative et sombre même lorsque les leads de guitare se font plus mélodieux. La démarche des Allemands s’inscrit donc plus dans HELLHAMMER que dans IMMORTAL, le côté glacial du Black Metal n’existe pas ici au profit du côté catchy du Thrash Metal, et la tourmente imagée sur l’artwork de ce septième album ne tarde pas à faire des ravages dans nos cervelles lorsque déboulent des boucheries telles que "Queens Of Sodomy". Un bon album qui, espérons le, permettra à ceux qui sont passés à côté de découvrir ce groupe. The Arts Of Destruction est la preuve que l’on peut pratiquer un Metal Old-School tout en restant innovant et moderne car la production de cet album ne sonne absolument pas datée, chose assez rare dans le style.
ARMORED SAINT - La Raza Metal Blade Records Style : Hard n’Heavy Origine : Etats-Unis Sortie : 2010 Site Web : www.armoredsaint.com
01. Loose Cannon / 02. Head On / 03. Left Hook From Right Field / 04. Get Off The Fence / 05. Chilled / 06. La Raza / 07. Black Feet / 08. Little Monkey / 09. Blues / 10. Bandit Country
Les américains d’ARMORED SAINT jouissent du statut de valeur sûre au sein du paysage Metal, ce qui leur permet de disparaître pendant une décennie sans pour autant être oubliés. Il faut dire que compter dans ses rangs un chanteur comme John Bush (plus ou moins membre d'ANTHRAX par ailleurs), ça aide ! Mais voyons plutôt ce que La Raza a dans le ventre… Eh bien on est tout sauf décontenancé, bien au contraire ! Le groupe reste fidèle à ce trip Hard Rock US / Heavy Metal qui a fait sa renommée dans les années 80, période à laquelle il sortait des albums plus régulièrement. La production n’est pas datée - certaines sonorités sont même plutôt modernes - mais aucun bouleversement majeur à l’horizon. Bien entendu c’est parfaitement joué, Bush nous en met encore plein la vue et le groove ainsi que le talent de composition sont au rendez-vous. Mais la majorité des titres est simplement agréable à écouter, sans toutefois dépasser ce stade. Peut mieux faire, donc, surtout si l’on se réfère à quelques exceptions comme le puissant "Left Hook From Right Field", le très bon "Chilled" ou encore le remuant "La Raza". « Juste » un bon album donc, mais ARMORED SAINT a-t-il d’autres prétentions ?
IHSAHN – After Candlelight Records Style : Progressive Metal/Black Origine : Norvège Sortie : 2010 Site Web : www.ihsahn.com
01. The Barren Lands / 02. A Grave Inversed / 03. AFTER / 04. Frozen Lakes On Mars / 05. Undercurrent / 06. Austere / 07. Heavens Black Sea / 08. On The Shores
Depuis 2005, Ihsahn a définitivement pris son envol, la fin de PECCATUM qu’il partageait avec son épouse lui permet de se lancer dans un Metal expérimental dans la droite lignée de Prometheus :The Discipline Of Fire And Demise, dernier opus sous le nom d’EMPEROR totalement composé par Ihsahn. The Adversary, premier album à sortir sous le nom d’IHSAHN garde cette ligne de conduite mais dès le deuxième album, l’excellent AngL, le Norvégien qui s’est associé à Mikael AKERFELDT (OPETH) pour l’inspiration et le jeu sur “The Unhealer”, dévoile quelques envies à aller voir vers d’autres rivages plus mélodiques mais surtout plus sophistiqués. En 2010, épaulé par les SPIRAL ARCHITECT Asgeir MICKELSON à la batterie et par Lars K.NORBERG à la basse, After, prend de nouveau tout le monde à contrepied, tout d’abord c’est le très demandé Jens BOGREN (OPETH, KATATONIA, PARADISE LOST) qui s’est occupé de la production, une nouvelle fois impeccable, ensuite le contenu musical va en décontenancer plus d’un avec la participation très remarquée et remarquable de Jorgen MUNKEBY (SHINING) au saxophone, que ce soit en Free Jazz sur “A Grave Inversed”, “Undercurrent” ou en mélodie principale, là où d’autres auraient mis de la guitare, comme sur l’impressionnant “On The Shores” furieusement Doom. C’est la principale différence avec son grand frère, cette chaleur qui se dégage de cet After, là où AngL marquait une distance avec l’auditeur, la voix mélodique et chaude (comme sur un album d’ALICE IN CHAINS par exemple, même si le style est totalement différent) sur “Frozen Lakes On Mars” surtout, et ce côté gentleman comme on peut le trouver sur un album d’OPETH, IHSAHN a embelli sa musique, non pour la rendre plus accessible car cet album est en fait plus brutal qu’AngL, juste pour rendre les parties brutales encore plus brutales et les parties mélodiques, plus mélodiques. Il suffit de voir l’énergie dégagée par un “A Grave Inversed” où la rythmique des guitares affole le saxophone frénétique qui n’est pas sans évoquer un Devin TOWNSEND de la période Physicist ou le passage bien thrashy de l’épique “Undercurrent” et d’écouter les mélodies du début du même “Undercurrent” ou “Austere” qui renvoie directement à OPETH tout comme “AFTER” qui évoque le “Burden” des Suédois, le refrain très harmonique d’“Heaven Black Sea” et son break où le saxophone suppléé la guitare très atmosphérique. La voix d’Ihsahn oscille toujours entre Black et voix claire et les progrès dans ce domaine sont véritablement flagrant, le bougre a confiance en ses capacités et prouve qu’il est un excellent chanteur. Enfin, et c’est là la principale force d’After, cet album est incroyablement varié, bien plus que tout ce qu’IHSAHN a pu produire auparavant, d’un “The Barren Lands” dont la mélodie évoque celle du “World To Come” de GOJIRA, au plus commun “A Grave Inversed” en passant par l’ambitieux “Austere” très mélodique et sa ligne de basse lead que ne renierait pas Robert TRUJILLO ou par les puissants “Heavens Black Sea” et “Frozen Lakes On Mars” ou enfin le Doom final “On The Shores” très émotionnel avec son utilisation du saxophone en lieu et place d’une guitare lead, les variations sont extrêmement nombreuses tout en réussissant à mener la musique vers une progression en intensité comme sur “Undercurrent” ou en émotion sur “On The Shores”. L’homme s’assume et c’est tant mieux car After est tout simplement son meilleur album, ceux qui espéraient un sursaut Black du Norvégien vont certainement passer à côté de ce petit bijou mais beaucoup d’autres vont découvrir le visage d’IHSAHN, si longtemps grimé.
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