SIDILARSEN - Un premier extrait du nouvel album dévoilé
SIDILARSEN vient de dévoiler un premier extrait de son nouvel album, Dancefloor Bastards, à paraître le 29 Avril prochain via Verycords. Il s'agit du titre "Spread It", à découvrir ci-dessous :
SIDILARSEN vient de dévoiler un premier extrait de son nouvel album, Dancefloor Bastards, à paraître le 29 Avril prochain via Verycords. Il s'agit du titre "Spread It", à découvrir ci-dessous :
THE VISION BLEAK sortira son nouvel album intitulé The Unknown le 3 Juin prochain via Prophecy Productions. Son artwork est signé Dan Seagrave (Entombed, Dismember, Morbid Angel, etc.).
Tracklist The Unknown (2016) :
01. Spirits Of The Dead / 02. From Wolf To Peacock / 03. The Kindred Of The Sunset / 04. Into The Unknown / 05. Ancient Heart / 06. The Whine Of The Cemetery Hound / 07. How Deep Lies Tartaros? / 08. Who May Oppose Me? / 09. The Fragrancy of Soil Unearthed
Le titre "The Kindred Of The Sunset" est à découvrir via la lyric vidéo ci-dessous :
DAWN OF DISEASE (Death Metal) sortira son nouvel album intitulé Worship The Grave le 24 Juin prochain via Napalm Records.
Tracklist Worship The Grave (2016) :
01. Worship The Grave / 02. The Saviour's Tomb / 03. Ashes / 04. On Trails Of Death / 05. Prayer For The Dawn / 06. Cult Of The Fading Light / 07. Through Nameless Ages / 08. Outsourcing The Brain / 09. Enwrapped In Guts / 10. The Sky Is Empty
Les Danois d'ILLDISPOSED (Melodic Death Metal) sortiront leur nouvel album intitulé Grey Sky Over Black Town le 27 Mai prochain via Massacre Records. Il sera disponible aux formats CD, CD Digipak et Digital. La version LP sera, quant à elle, disponible un peu plus tard via Supreme Chaos Records. L'artwork a été réalisé par Lasse Hoile.
Tracklist Grey Sky Over Black Town (2016) :
01. Again / 02. Your Darkest Son / 03. In Light Of The Moon / 04. I Tried To Live / 05. The After All / 06. My Flesh Is Sealed / 07. You’re An Angel Of The Light / 08. Setting Sail / 09. I’m Not One / 10. From The Rain / 11. I’ve Been On My Own (Bonus track Digipak Edition) / 12. It’s Almost Night (Bonus track Digipak Edition) / 13. This Is The Ride (Bonus track Digipak Edition)
GRAND MAGUS (Heavy Doom) vient de dévoiler un extrait de son prochain album, Sword Songs, à paraître le 13 Mai prochain via Nuclear Blast. Il s'agit du titre "Varangian" à découvrir via la lyric vidéo ci-dessous :
SLAVE ONE - Disclosed Dioptric Principles
Dolerem Records
Style : Technical Death Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/SlaveOneMetal
01. Deus Otiosus / 02. The Antikythera Mechanism / 03. Obsidian Protocol Achievement / 04. For Shiva Whispered The Universe / 05. Aeon Dissonance / 06. Liquid Transcendental Echoes / 07. Degenesis
Moi qui n’écoute que du Black Metal et qui suis nulle en mathématiques, je me risque à chroniquer un album de Death Metal ultra technique portant sur la dioptrique (référence à Descartes je suppose), tout un programme ! Je suis alors prise de sueurs froides et d’une profonde angoisse. Malgré la peur qui m’envahie, j’envoie quand même la musique. Dès les premières secondes, on est télé-transporté en Orient. Mon imagination me parle d’Iran, de Perse et d’autres contrées féériques des « Mille et Une Nuits ». La féérie s’arrête quand on entend les premières notes de guitare et de batterie. Ça déboite et ça défoule ! "Deus Otiosus" (une sorte de divinité ancestrale qui n’agirait plus sur ce qu’elle a crée… bref tout un concept philosophique !) nous rappelle qu’on écoute du Death technique, et pas des chants orientaux dans un hôtel de Marrakech. Les voix sont caverneuses et très gutturales. Les rythmiques sont lourdes, complexes et les riffs techniques (CF le style annoncé). "Obsidian Protocol Achievement" a quelques très bonnes ambiances. On a droit à un petit interlude avec "Aeon Dissonance", un genre de musique calme et sereine, comme si les éléments avaient enfin trouvé leur place dans le cosmos, qui alterne néanmoins avec des parties plus Metal. Tout est finesse dans la musique de SLAVE ONE, rien n’est purement brutal ou violent. Les parties sont effleurées, les mélodies colorées et même, parfois à la « Malmsteen » (on voit ce que vous écoutiez à 16 piges les gars !). On oscille gentiment entre le « Thrash-core », le Heavy et le Death Metal, mais avec délicatesse. Quelques voix chuchotées ici et là et une guitare soliste infatigable (comme le batteur d’ailleurs). Mais ce qui me dérange dans ce style, moi la néophyte du Technical Death Metal, c’est que l’on passe « du coq à l’âne ». On nous offre un superbe riff, mélodieux et entrainant, puis, bling, voilà un solo ultra aigu, et hop un autre truc... et là, personnellement, je me sens fatiguée et perdue. "The Antikythera Mechanism" suit cette méthode. Les autres aussi d’ailleurs. Le moins que l’on puisse dire avec Disclosed Dioptric Principles, c’est qu’on ne s’ennuie pas. L’album est riche, dense et varié. Des samples agrémentent la musique ici et là. Ça modernise les ambiances et c’est bien fichu ! Tout est ultra carré, ultra technique et précis. Même les fioritures sont millimétrées ! On ne rigole pas chez les SLAVE ONE et on aime les cases, les tangentes et les multiples. Au niveau des thématiques, on se situe plus dans la philosophie créatrice : la cosmogonique et ses rapports à la cosmologie et à la science. Encore une fois, les thèmes sont creusés et, comme sa musique, les textes de SLAVE ONE sont « tarabiscotés » et fouillés. Cela-dit, Disclosed Dioptric Principles est un excellent album de Death Metal ultra technique. Les instruments sont maîtrisés et envoient du haut niveau. Les compos sont très travaillées et rien n’est laissé au hasard. SLAVE ONE ne semble pas aimer le hasard d’ailleurs, et donne l’impression de vouloir sans cesse maîtriser les choses... Après cet interlude de psychologie de comptoir, il faut tout de même souligner que les amateurs du style vont adorer ! Quant aux autres, il faut écouter, ça vaut vraiment le détour !
Chronique : Fanny
ALMANAC - Tsar
Nuclear Blast
Style : Symphonic Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2016
Site Web : www.almanac.band
01. Tsar / 02. Self Blinded Eyes / 03. Darkness / 04. Hands Are Tied / 05. Children Of The Future / 06. No More Shadows / 07. Nevermore / 08. Reign Of Madness / 09. Flames Of Fate
Début 2015, après quinze ans passés au sein de RAGE, Victor Smolski, guitariste virtuose, quitte le navire pour monter un nouveau groupe nommé ALMANAC. Dans la continuité du dernier LINGUA MORTIS ORCHESTRA feat. RAGE, on retrouve un Power symphonique de haute volée se basant sur l'histoire de la Russie (La révolution Russe de 1917, les Tsars, et notamment l'un des plus barbare qui soit, Ivan le terrible). Pour satisfaire la teneur exceptionnellement riche de cette œuvre conceptuelle, Victor Smolski s'est entouré de l'orchestre philharmonique de Barcelone ainsi que de trois chanteurs : Andy B. Frank (BRAINSTORM), David Readman (PINK CREAM 69) et Jeannette Marchewka (déjà présente sur LMO). La production, signée Victor Smolski himself, puissante et claire, met parfaitement en relief les qualités techniques, symphoniques et épiques d'ALMANAC. Dès les premières notes du morceau-titre qui ouvre l'album, on est happé par le souffle intense de l'oeuvre, sa grandiloquence et sa majesté nous envahissent inexorablement. La musique est savamment dosée, superbement équilibrée entre la symphonie géniale et le Power/Heavy puissant et technique parfaitement maitrisé. Victor Smolski est hallucinant d'inventivité, de créativité et de technicité. L'interlude "Darkness" ne fait que le démontrer, introduit par un son chaud aux teintes orientales, et se terminant par de belles lignes de basse fretless exécutées par Armic Alic, s'enchaînant parfaitement avec un "Hands Are Tied" au riff groovy monstrueux. Et que dire du riff chaloupé de "Children Of The Future" aux trémolos discrets, rappelant un peu, sur sa fin, le jeu fou furieux du père Zakk Wylde. Le single "Self Blinded Eyes" possède lui aussi un riff tonitruant, la batterie y est ultra carrée, un véritable rouleau compresseur sur tout l'album d'ailleurs, et un passage progressif instrumental démentiel. Ce type est un génie, comme le prouve son solo irréel sur le vertigineux "No More Shadows" pouvant rappeler le grand ARK. Cette oeuvre n'a décidément aucune faiblesse. Attardons nous quelque peu sur tous ces refrains entêtants, inoubliables, qui donnent envie de taper du pied ("Tsar", "Self Blinded Eyes", "Hands Are Tied", "Children Of The Future", "No More Shadows"), tous terrifiants, originaux et bouleversants, avec des voix puissantes, agressives mais aussi tellement belles et harmonieuses, amenant les refrains au delà de l'inimaginable. Jeanette Marchewka est beaucoup plus discrète que ses deux autres camarades de jeu, intervenant uniquement sur deux titres ("Tsar" et le lent et langoureux "Reign Of Madness"). "Flames Of Fate" nous assène un dernier coup Power Prog derrière le crane et nous fracasse définitivement. Tsar est un premier album phénoménal, les ambiances symphoniques y sont distillées avec abnégation, ne jouant jamais sur la surenchère (la cornemuse de "Self Blinded Eyes", discrète mais foutrement belle). ALMANAC distille ici un savant mélange du meilleur de BLIND GUARDIAN pour le côté épique, et de ARK, pour sa musique lumineuse, originale et étincelante, le tout joué par des musiciens d'un niveau ahurissant. Au final, l'essai est transformé haut la main, Smolski frappe un grand coup avec ce premier album aux allures de véritable chef d'oeuvre !
Chronique : Papa Bordg
IGGY POP - Post Pop Depression
Loma Vista Recordings
Style : Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.iggypop.com
01. Break Into Your Heart / 02. Gardenia / 03. American Valhalla / 04. In The Lobby / 05. Sunday / 06. Vulture / 07. German Days / 08. Chocolate Drops / 09. Paraguay
Monsieur IGGY POP sort en ce premier trimestre 2016 son dix-huitième album, Post Pop Depression, fruit d'une collaboration attendue et hyper excitante avec Josh Homme, le leader de QUEENS OF THE STONE AGE, également membre des EAGLES OF THE DEATH METAL. Le line-up est complété par Matt Helders (batterie - ARCTIC MONKEYS) et Dean Fertita (guitare/claviers - QUEENS OF THE STONE AGE). Les neuf compositions sont toutes signées du duo gagnant Pop/Homme, enregistrées dans le désert américain où Homme à ses habitudes. La production minimaliste de Josh Homme permet de mettre en relief la voix grave et lancinante de l'Iguane. Post Pop Depression propose un savant mélange d'une musique Rock originale, déstructurée et débridée, au son crade des années 70. Les tempos sont invariablement médiums ou lents, et les mélodies inspirées, imparables et touchantes. On peut parfois sentir planer l'ombre de David BOWIE sur quelques titres ("Gardenia", "America Valhalla"). La basse, instrument omniprésent sur ce Post Pop Depression ("Gardenia", "America Valhalla", "In The Lobby", "Sunday"), apporte beaucoup de groove à l'ensemble. "Sunday", quant à lui, est un met exquis, dansant, duquel s'échappe un parfum psychédélique, avec ses voix féminines (que l'on retrouve également sur "Paraguay") que l'on croirait tout droit sorties d'un film de Tarantino. Le côté bande son déjantée est aussi très prononcé sur l'acoustique fou de "Vultura" où le père Iggy semble en transe, comme possédé. Et n'oublions pas ce "Break Into Your Heart", petit bijou à l'ambiance très QUEENS OF THE STONE AGE en préambule de ce Post Pop Depression, magnifier par la voix profonde et exceptionnelle d'Iggy Pop. Les deux hommes nous signent là un superbe album, sentant bon l'originalité, le génie et les couleurs folles des 70's. Une Œuvre hypnotique et lancinante qui prendra sans mal possession de son auditoire.
Chronique : Papa Bordg 
NEW KEEPERS OF THE WATER TOWERS - Infernal Machine
Listenable Records
Style : Prog / Space Rock
Origine : Suède
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/NewKeepers
01. The Forever War / 02. Tracks Over Carcose / 03. Tachyon Deep / 04. Misantropin Kallar / 05. Escape Aleph Minor / 06. Jorden / 07. This Infernal Machine
On avait bien senti, sur Cosmic Child (2013), que les suédois de NEW KEEPERS OF THE WATER TOWERS avaient une approche très progressive et « cosmique » du Stoner. Pourtant, le nouvel et troisième album du groupe, Infernal Machine, prend une tournure encore plus barrée. Là où la musique gardait par le passé une forme relativement homogène, elle emprunte ici des chemins bien plus variés d’un morceau à l’autre. Et pour cause ! Ce nouvel effort s’appuyant sur une nouvelle de science-fiction, un « chapitrage » s’imposait en termes d’ambiances. Cela étant dit, le style global a également mué vers quelque chose de bien plus « visuel », encore moins basé sur le riff et au sein duquel le chant se fait rare. Pour peu que l’on s’installe confortablement, le voyage est plutôt séduisant avec en guise de massif point de départ le lancinant et sombre "The Forever War" (titre de la nouvelle en question), un "Tachyon Deep" qui peut évoquer le PORCUPINE TREE le plus planant, et un détour par un "Escape Aleph Minor" plus Rock, avant que la fin de l’album ne rappelle le penchant de NKOTWT pour la lenteur. Bien sûr, la démarche exclut d’entrée une bonne partie du public Metal qui trouvera ce disque trop proche d’une BO, voire trop « arty ». Mais le changement a parfois du bon, et ceux qui trouvent attirants les penchants psychés de formations aussi diverses qu’OPETH, MASTODON ou encore HAWKWIND – comment ne pas le citer ? – devraient trouver en Infernal Machine un nouvel album de chevet.
Chronique : Morbid S.