Eklablog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

DESASTER - The Arts Of Destruction

Publié le par Nono666

DESASTER – The Arts Of Destruction
Metal Blade Records
Style : Black/Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2012
Site Web : www.total-desaster.com

DESASTER - The Arts Of Destruction



01. Intro / 02. The Arts Of Destruction / 03. Lacerate With Hands Of Doom / 04. Splendour Of The Idols / 05. Phantom Funeral / 06. Queens Of Sodomy / 07. At Hell's Horizon / 08. Troops Of Heathen, Graves Of Saints / 09. Possessed And Defiled / 10. Beyond Your Grace / 11. Outro

Les Allemands de DESASTER font depuis longtemps partie des groupes de l’ombre à l’image d’un DESTROYER 666 duquel on peut les rapprocher, connus surtout par les plus mordus d’un Black largement teinté de Thrash Metal ou l’inverse. Cette scène de passionnés abrite en effet bon nombre de groupes qui rampent dans l’underground et balancent des albums au son 80’s qui fait le lien entre le Black Metal d’un BATHORY ou d'un VENOM avec le Thrash Metal d’un SODOM ou plus encore d’un DESTRUCTION dont le nom du groupe est tiré. Pourtant sur The Arts Of Destruction, on retrouve quelques touches de Death Metal qui peuvent même évoquer un certain ASPHYX sur "Splendour Of The Idols" ou encore quelques mélodies plutôt inhabituelles pour un album du style comme ce "Phantom Funeral". A l’image d’un NON SERVIAM, DESASTER ne se soucie guère des limites du style et s’ouvre des possibilités tout en gardant une musique vindicative et sombre même lorsque les leads de guitare se font plus mélodieux. La démarche des Allemands s’inscrit donc plus dans HELLHAMMER que dans IMMORTAL, le côté glacial du Black Metal n’existe pas ici au profit du côté catchy du Thrash Metal, et la tourmente imagée sur l’artwork de ce septième album ne tarde pas à faire des ravages dans nos cervelles lorsque déboulent des boucheries telles que "Queens Of Sodomy". Un bon album qui, espérons le, permettra à ceux qui sont passés à côté de découvrir ce groupe. The Arts Of Destruction est la preuve que l’on peut pratiquer un Metal Old-School tout en restant innovant et moderne car la production de cet album ne sonne absolument pas datée, chose assez rare dans le style.

Chronique : Aymerick Painless

Note: 7.5/10

DESASTER - The Arts Of Destruction

 

Voir les commentaires

ARMORED SAINT - La Raza

Publié le par Nono666

ARMORED SAINT - La Raza
Metal Blade Records
Style : Hard n’Heavy
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2010
Site Web : www.armoredsaint.com

ARMORED SAINT - La Raza



01. Loose Cannon / 02. Head On / 03. Left Hook From Right Field / 04. Get Off The Fence / 05. Chilled / 06. La Raza / 07. Black Feet / 08. Little Monkey / 09. Blues / 10. Bandit Country

Les américains d’ARMORED SAINT jouissent du statut de valeur sûre au sein du paysage Metal, ce qui leur permet de disparaître pendant une décennie sans pour autant être oubliés. Il faut dire que compter dans ses rangs un chanteur comme John Bush (plus ou moins membre d'ANTHRAX par ailleurs), ça aide ! Mais voyons plutôt ce que La Raza a dans le ventre… Eh bien on est tout sauf décontenancé, bien au contraire ! Le groupe reste fidèle à ce trip Hard Rock US / Heavy Metal qui a fait sa renommée dans les années 80, période à laquelle il sortait des albums plus régulièrement. La production n’est pas datée - certaines sonorités sont même plutôt modernes - mais aucun bouleversement majeur à l’horizon. Bien entendu c’est parfaitement joué, Bush nous en met encore plein la vue et le groove ainsi que le talent de composition sont au rendez-vous. Mais la majorité des titres est simplement agréable à écouter, sans toutefois dépasser ce stade. Peut mieux faire, donc, surtout si l’on se réfère à quelques exceptions comme le puissant "Left Hook From Right Field", le très bon "Chilled" ou encore le remuant "La Raza". « Juste » un bon album donc, mais ARMORED SAINT a-t-il d’autres prétentions ?

Chronique : Morbid S.

Note : 7,5/10

ARMORED SAINT - La Raza

 

Voir les commentaires

IHSAHN - After

Publié le par Nono666

IHSAHN – After
Candlelight Records
Style : Progressive Metal/Black
Origine : Norvège
Sortie : 2010
Site Web : www.ihsahn.com

IHSAHN - After



01. The Barren Lands / 02. A Grave Inversed / 03. AFTER / 04. Frozen Lakes On Mars / 05. Undercurrent / 06. Austere / 07. Heavens Black Sea / 08. On The Shores

Depuis 2005, Ihsahn a définitivement pris son envol, la fin de PECCATUM qu’il partageait avec son épouse lui permet de se lancer dans un Metal expérimental dans la droite lignée de Prometheus :The Discipline Of Fire And Demise, dernier opus sous le nom d’EMPEROR totalement composé par Ihsahn. The Adversary, premier album à sortir sous le nom d’IHSAHN garde cette ligne de conduite mais dès le deuxième album, l’excellent AngL, le Norvégien qui s’est associé à Mikael AKERFELDT (OPETH) pour l’inspiration et le jeu sur “The Unhealer”, dévoile quelques envies à aller voir vers d’autres rivages plus mélodiques mais surtout plus sophistiqués. En 2010, épaulé par les SPIRAL ARCHITECT Asgeir MICKELSON à la batterie et par Lars K.NORBERG à la basse, After, prend de nouveau tout le monde à contrepied, tout d’abord c’est le très demandé Jens BOGREN (OPETH, KATATONIA, PARADISE LOST) qui s’est occupé de la production, une nouvelle fois impeccable, ensuite le contenu musical va en décontenancer plus d’un avec la participation très remarquée et remarquable de Jorgen MUNKEBY (SHINING) au saxophone, que ce soit en Free Jazz sur “A Grave Inversed”, “Undercurrent” ou en mélodie principale, là où d’autres auraient mis de la guitare, comme sur l’impressionnant “On The Shores” furieusement Doom. C’est la principale différence avec son grand frère, cette chaleur qui se dégage de cet After, là où AngL marquait une distance avec l’auditeur, la voix mélodique et chaude (comme sur un album d’ALICE IN CHAINS par exemple, même si le style est totalement différent) sur “Frozen Lakes On Mars” surtout, et ce côté gentleman comme on peut le trouver sur un album d’OPETH, IHSAHN a embelli sa musique, non pour la rendre plus accessible car cet album est en fait plus brutal qu’AngL, juste pour rendre les parties brutales encore plus brutales et les parties mélodiques, plus mélodiques. Il suffit de voir l’énergie dégagée par un “A Grave Inversed” où la rythmique des guitares affole le saxophone frénétique qui n’est pas sans évoquer un Devin TOWNSEND de la période Physicist ou le passage bien thrashy de l’épique “Undercurrent” et d’écouter les mélodies du début du même “Undercurrent” ou “Austere” qui renvoie directement à OPETH tout comme “AFTER” qui évoque le “Burden” des Suédois, le refrain très harmonique d’“Heaven Black Sea” et son break où le saxophone suppléé la guitare très atmosphérique. La voix d’Ihsahn oscille toujours entre Black et voix claire et les progrès dans ce domaine sont véritablement flagrant, le bougre a confiance en ses capacités et prouve qu’il est un excellent chanteur. Enfin, et c’est là la principale force d’After, cet album est incroyablement varié, bien plus que tout ce qu’IHSAHN a pu produire auparavant, d’un “The Barren Lands” dont la mélodie évoque celle du “World To Come” de GOJIRA, au plus commun “A Grave Inversed” en passant par l’ambitieux “Austere” très mélodique et sa ligne de basse lead que ne renierait pas Robert TRUJILLO ou par les puissants “Heavens Black Sea” et “Frozen Lakes On Mars” ou enfin le Doom final “On The Shores” très émotionnel avec son utilisation du saxophone en lieu et place d’une guitare lead, les variations sont extrêmement nombreuses tout en réussissant à mener la musique vers une progression en intensité comme sur “Undercurrent” ou en émotion sur “On The Shores”. L’homme s’assume et c’est tant mieux car After est tout simplement son meilleur album, ceux qui espéraient un sursaut Black du Norvégien vont certainement passer à côté de ce petit bijou mais beaucoup d’autres vont découvrir le visage d’IHSAHN, si longtemps grimé.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8,5/10

IHSAHN - After

 

Voir les commentaires

MORTUARY - G.O.D (Glorify Our Destroyers)

Publié le par Nono666

MORTUARY - G.O.D (Glorify Our Destroyers)
Pervade Productions
Style : Brutal Death Metal
Origine : France
Sortie : 2010
Site Web : www.facebook.com/mortuarynancy

MORTUARY - G.O.D (Glorify Our Destroyers)



01. Intro / None, Nothing, Never / 02. G.O.D / 03. The Memory Erasing Dreams / 04. Ghyste Mortua (S.O.U.L Part 1) / 05. Cubikophrenic Delirium / 06. Reptilian / 07. Omegalpha / 08. The Eleventh Hellheaven (S.O.U.L Part 2) / 09. Uprooted / 10. E.N.D / 11. (H)ate

Le voilà, ce G.O.D sur lequel les vétérans français de MORTUARY bossent depuis des lustres ! En écoutant ce nouveau concentré de douleur, on a vraiment l’impression de se prendre toute la frustration et l’impatience du groupe en pleine poire ! Rien à redire sur le plan instrumental et Patrick Germonville réalise un joli carnage au chant, dans un registre guttural aux relents Hardcore. La production très pro rend justice à ce déluge rageur qui navigue entre old school et brutalité, avec parfois une urgence limite Grindcore. Bien entendu, peu de finesse au programme, même si quelques arrangements subtils et un instrumental partiellement acoustique ("Reptilian") aèrent correctement l’ensemble. Bien entendu, cela n’empêchera pas le profane de trouver l’écoute de G.O.D assez répétitive, mais passons... Car je préfère vous parler de cette réussite qu’est "Omegalpha (From Beth To Aleph)", un titre progressif qui reste brutal tout en proposant de belles variations d’ambiances. Personnellement, je n’avais jamais été grand fan de MORTUARY auparavant, mais il me semble clair que G.O.D va permettre au groupe nancéen d’assumer des ambitions allant cette fois au delà de l’underground...

Chronique : Morbid S.

Note : 8/10

MORTUARY - G.O.D (Glorify Our Destroyers)

 

Voir les commentaires

RAGNAROK - Collectors Of The King

Publié le par Nono666

RAGNAROK – Collectors Of The King
Regain Records
Style : Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2010
Site Web : www.ragnarokhorde.com

RAGNAROK - Collectors Of The King



01. Resurrection / 02. Stabbed By The Horns / 03. Burning The Earth / 04. In Honour Of Satan / 05. Collectors Of The King / 06. Eternal Damnation / 07. The Ancient Crown Of Glory / 08. May Madness Hunt You Down / 09. Wisdom Of Perfection

Six ans déjà que Blackdoor Miracle, dernier album en date de RAGNAROK a vu le jour, le temps passe décidément très vite. Il faut dire que le groupe renait véritablement de ses cendres avec le renouvellement de ses membres pour le 3 quart, Ulvhedin HOEST bien connu pour son activité au sein de TAAKE, parti par manque de temps à consacrer à ce groupe, c’est HansFyrste (SVARTTJERN) qui lui succède derrière le micro, Brigge et Decepticon, 2 ex-CARPTICON complètent ce nouveau line-up aux côtés de Jontho, seul membre originel de RAGNAROK, à la batterie. Collectors Of The King est le sixième album de ce groupe de Black Metal sans compromis, à la saveur old-school très prononcée, après une courte intro bruitiste, “Stabbed By The Horns” place l’album sur orbite, c’est primitif sans être dénué de mélodie, plutôt atmosphérique d’ailleurs alors que le son bien crade et la voix de HansFyrste participent à cette ambiance pesante et intense qu’un “In Honour Of Satan” vient encore appuyer avec ces parties Raw Black Metal. Inutile de chercher une fenêtre pour trouver un peu d’air, tout ici est saturé de poussière, on suffoque bien vite sous les coups de boutoir de “Burning The Earth”, de “The Ancient Crown Of Glory” et ses parties de batterie mid-tempo entrainante, ou du très sombre et une nouvelle fois sans concession “Eternal Damnation”. Seul “Wisdom Of Perfection” semble laisser une possibilité de respirer mais je crains qu’il ne soit trop tard pour beaucoup, la haine dégagé pas un “Collectors Of The King” me fait craindre le pire pour les non avertis. En effet, sans aller jusqu’à l’extrémité d’un TSJUDER, RAGNAROK imprime à travers ses paroles basées sur le Satanisme, le Paganisme et l’anti-religion en général, une brutalité que même le riff old-school et plus rock’n’roll d’un “Collectors Of The King” n’arrive pas à amoindrir. Bien évidement, pas de surprise à attendre de cet album de RAGNAROK, juste l’acharnement d’une entité à faire perdurer l’esprit du Black Metal du début des années 90 et comme sur chaque album des Norvégiens, ils y parviennent largement. Les nostalgiques mais également ceux, désireux de se plonger dans cette ambiance glaciale si particulière, devront passer par ce Collectors Of The King dont les parties de batterie sans blast participent grandement à cette atmosphère furieuse qui englobe l’album. Un retour aux affaires très digne avec une prestation de Hansfyrste qui comme à l’accoutumée vit ses paroles, un interprète comme la scène Metal en manque cruellement. RAGNAROK est un des rares groupes à pouvoir proposer un Black Metal haineux, brutal et pourtant bien arrangé sans pour autant briser les codes fondamentaux du genre. Enfin un petit mot sur l’artwork soigné de cet album, l’esthétique sombre de la pochette tranche véritablement avec ce que le groupe a pu proposer jusqu’ici, à l’image de ce qu’ENTHRONED a également réalisé sur Pentagrammaton, le nouvel album, les fans old-school, certainement très attaché aux visuels traditionnels, seront certainement surpris mais le contenu musical ne mérite vraiment que l’on s’arrête sur l’aspect visuel pour juger cet album.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8/10

RAGNAROK - Collectors Of The King

 

Voir les commentaires

MYRATH - Tales Of The Sands

Publié le par Nono666

MYRATH – Tales Of The Sands
XIII Bis Records
Style : Progressive Metal
Origine : Tunisie
Sortie : 2011
Site Web : www.myrath.com

MYRATH - Tales Of The Sands



01. Under Siege / 02. Braving The Seas / 03. Merciless Times / 04. Tales Of The Sands / 05. Sour Sigh / 06. Dawn Within / 07. Wide Shut / 08. Requiem For A Goodbye / 09. Beyond The Stars / 10. Time To Grow

Troisième album pour MYRATH, Tales Of The Sands est un tournant important pour le groupe, le premier groupe Tunisien à avoir été signé sur un label, et il faut bien admettre que l’histoire entre la France et ce groupe rappelle ORPHANED LAND, groupe avec lequel ils ont déjà partagé l’affiche. La recette du groupe est basée sur un Metal Progressif très proche de SYMPHONY X et si cette influence saute aux oreilles en live, en studio, la personnalité de MYRATH ressort un peu plus. Avec des orchestrations moyen-orientales bien présentes mais finalement assez discrètes si on excepte la chanson titre qui passe aussi bien en studio qu’en live, ou "Beyond The Stars", un autre moment fort de cet album, la plupart du temps, c’est plutôt le chanteur Zaher ZORGATI qui imprime ce style dans l’ambiance car sur un "Dawn Within", on aurait pu croire que les Tunisiens allaient de nouveau sortir les instruments folkloriques mais pas du tout, c’est un titre mélodique, calme et classique de Metal Progressif que l’on obtient. Sauf qu’à côté des autres titres déjà cités et des titres plus calibrés Metal comme "Merciless Times" et surtout "Under Siege", un des meilleurs titres de Tales Of The Sands, tout cela donne un album varié qui ne trouve quelques longueurs que sur le début d’un "Requiem For A Goodbye" intéressant mais assez inégal, notamment à cause de son introduction, tout comme "Time To Grow", bien ancré dans le style Metal Progressif et qui n’apporte pas grand-chose à cet album. On soulignera la production qui privilégie les parties vocales, on peut le comprendre, dommage que la batterie de Saif OUHIBI en patisse, le batteur a mis les voiles depuis remplacé par Piwee DESFRAY d’HEAVENLY. Un bien bel album, un brin plus accessible que son back catalogue, mais Tales Of The Sands tout comme les prestations live du groupe laissent à penser que l’avenir est ouvert pour les Tunisiens. A mi-chemin entre le Middle Eastern Metal et le Progressive Metal, entre ORPHANED LAND et SYMPHONY X en fait, à découvrir.

Chronique : Aymerick Painless

Note: 7.5/10

MYRATH - Tales Of The Sands

 

Voir les commentaires

MYRATH - Desert Call

Publié le par Nono666

MYRATH - Desert Call
XIII Bis Records
Style : Progressive Metal
Origine : Tunisie
Sortie : 2010
Site Web : www.myrath.com

MYRATH - Desert Call



01. Forever And A Day / 02. Tempests Of Sorrows / 03. Desert Call / 04. Madness / 05. Silent Cries / 06. Memories / 07. Ironic Destiny / 08. No Turning Back / 09. Empty World / 10. Shockwave

Tout d'abord, arrêtons-nous sur la belle pochette qui illustre ce deuxième album de MYRATH. Onirique, colorée, elle éclaire parfaitement les propos et la musique des Tunisiens. Le style du groupe est un Metal progressif à forte connotation orientale. On ne peut qu'être subjugué par le talent de ces musiciens faisant conjuguer traditions et mélodies de l'autre côté de la méditerranée avec le Metal progressif actuel. La production est béton, signé Kevin Kodfert (ADAGIO). Une passerelle est établie entre les deux bands car on retrouve Stephan Forté qui donne un coup de main pour un solo de gratte. MYRATH aime créer une ambiance comme sur "Madness", avec un passage calme et apaisant au milieu d'un titre épais et fort. On ressent les influences inévitables de DREAM THEATER avec un petit côté ADAGIO. Les Tunisiens savent varier leur musique en incorporant moins d'orientalisme sur des morceaux comme "Silent Cries" où seul le chant aux envolés rappelle l'origine des musiciens, ou "Memories" avec son intro à base de piano et flûtes avec des violons en appui. On peut y apprécier un très bon travail des guitares lead et basse. L'album se poursuit avec une recette qui fonctionne : tradition et modernité ! Zaher Zorgati (chant) est très bon et ses comparses savent ce que le mot Metal signifie ! Bref, MYRATH va se faire une place dans le créneau du Prog Metal et sera apprécié par de nombreux metalleux si vous êtes ouvert d'esprit et prêt pour un voyage dans la chaleur de Desert Call. En tout cas, la qualité de cet album n'est pas un mirage, le haut niveau est bien réel !

Chronique : Florent

Note : 8,5/10

MYRATH - Desert Call

 

Voir les commentaires

DANKO JONES - Below The Belt

Publié le par Nono666

DANKO JONES – Below The Belt
Bad Taste Records
Style : Hard Rock'n'Roll
Origine : Canada
Sortie : 2010
Site Web : www.dankojones.com

DANKO JONES - Below The Belt



01. I Think Bad Thoughts / 02. Active Volcanoes / 03. Tonight Is Fine / 04. Magic Snake / 05. Had Enough / 06. (I Can't Handle) Moderation / 07. Full Of Regret / 08. The Sore Loser / 09. Like Dynamite / 10. Apology Accepted / 11. I Wanna Break Up With You

Never Too Loud en 2008 dévoilait un DANKO JONES très doué pour un chant mélodique, un album qui y perdait du coup l’urgence qui se dégageait d’un extraordinaire We Sweat Blood par exemple. En 2009, c’est la compilation B-Sides que les Canadiens nous proposaient, un voyage dans le temps agréable, mais aujourd’hui c’est Below The Belt, nouvel album du trio qui n’a jamais caché son amour inconditionnel pour des AC/DC, MOTÖRHEAD ou THIN LIZZY, qui attise notre curiosité, et les rythmiques saccadées ne trompent pas, les Australiens sont en première ligne avec cette facilité mélodique que l’on connait au trio et qui évoque le côté Punk d’un GLUECIFER par exemple. De manière générale plus inspiré que son prédécesseur, ce Below The Belt souffre pourtant à quelques rares moments de longueur ou de redite, il faut dire que la recette simpliste du trio fait appel au Hard Rock’n’roll qui ferait jammer THE BEATLES et AC/DC. On pense parfois à un certain THE  DARKNESS ("Active Volcanoes"), à THE WHO sur le refrain d’un "Had Enough" particulièrement bon, et puis quelques refrains font parfois penser à la fin des 90’s de METALLICA. A côté de cela "Apology Accepted", "Magic Snake" ou le jouissif "Tonight Is Fine" raviront les fans fidèles du groupe, la patte de DANKO JONES fait encore parler la poudre, certes le charismatique chanteur parait un peu moins fou, plus contrôlable et prévisible (quoique…), certes les titres dépassent régulièrement les 3 minutes 30 mais le swing est là et bien là, "I Wanna Break With You", qui clôt cet album, ferait danser une grand-mère bouffée par l’arthrite... Souvent imparables, les refrains sont immédiats et entêtants, celui de "I Think Bad Thoughts" l’est particulièrement. Avec Below The Belt, DANKO JONES revient à une recette plus simple et demande gentiment à ceux qui les avaient enterrés un peu vite de reprendre la pelle pour les sortir de ce trou où ils n’ont pas leur place. Avec Sleep Is The Enemy et We Sweat Blood, Below The Belt tient sa place sans avoir à rougir, c’est tout ce que l’on demande à ce groupe hors-norme, pendant que beaucoup cherche en AIRBOURNE (tout à fait respectables sont-ils) les successeurs d’AC/DC, DANKO JONES de leur côté se positionne avec cette insouciance que les Australiens avaient également à leurs débuts. Putain de Rock’n’roll, que c’est bon...!

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8/10

DANKO JONES - Below The Belt

 

Voir les commentaires

DANKO JONES - B-Sides

Publié le par Nono666

DANKO JONES – B-Sides
Bad Taste Records
Style : Hard Rock'n'Roll
Origine : Canada
Sortie : 2009
Site Web : www.dankojones.com

DANKO JONES - B-Sides



01. The Rules / 02. My Time Is Now / 03. I Like To Ball / 04. Never Again / 05. My Problems (Are Your Problems Now) / 06. Starlicker / 07. Woogie Boogie / 08. Sugar High / 09. Ice Cold Angel / 10. Choose Me / 11. Big Red / 12. Sold My Soul / 13. Sex / 14. Fucked Up / 15. First Date / 16. Cheater / 17. Pump It Up / 18. The Big Holdout / 19. You Ruin The Day / 20. Hit Song / 21. The Return Of Jacky And Judy / 22. Make A Move / 23. Drop Your Man / 24. Thinking Of You / 25. RIP RFTC / 26. Peacock Stomp / 27. Take Me Out On A Stretcher

Je fais partie de ceux qui n’ont pas vraiment suivi le groupe avec Never Too Loud qui portait assez mal son nom, je n’y ai pas reconnu l’esprit destructeur d’un Sleep Is Your Enemy et surtout d’un We Sweet Blood, où folie rimait avec génie. Alors, cette compilation de faces B pourrait vite s’avérer lourde à la digestion, d’autant plus que l’album réunit tout de même 27 titres pour plus d’une heure de Rock’n’Roll, fait assez rare des Canadiens qui se concentrent sur des albums plus courts pour un effet coup de poing généralement réussi, mais dès les "The Rules", "My Time Is Now" ou "I Like To Ball", on comprend vite que ces morceaux avaient leur place dans la discographie de DANKO JONES et surtout, ce B-Sides ne se résume pas qu’à 27 titres identiques, loin de là, "My Problems (Are Your Problems Now)" présentent un visage plus léger avec ses faux airs de Punk, "Fucked Up" des similitudes avec le QUEENS OF THE STONE AGE le plus récent, les Canadiens partent dans tous les sens et c’est ainsi qu’on les aime. On note également que le chant de Danko Jones se veut plus mélodique sur le terrible "My Time Is Now" ou sur "First Date" qui pose la question existentielle « Do you kiss on the first date ? ‘Cause I Do », voilà qui sent le titre autobiographique. Bien sur le son varie d’un titre à l’autre puisqu’étant de périodes différentes mais jamais ne pénalise la musique de DANKO JONES, même si un "Cheater" manque de lourdeur, la musique fait tout et on oublie vite ces variations, je dirais même que l’on retient un certain charme de ce fait car après tout un titre Rock’n’Roll comme "Pump It Up" ne demande pas de grosse production, la musique transpire tellement la folie, le génie et le Rock du groupe. Voilà donc une compilation largement recommandée à tous les fans qui n’auraient pas céder à la tentation d’acheter tous les singles pour avoir ces titres, une compilation facilement trouvable par correspondance sur le site de Bad Taste Records à 10€ dans sa version la plus simple. Bon, au chapitre des bizarreries, on retiendra "The Return Of Jacky And Judy" qui ressemble plus à un délire studio d’un groupe en quête d’amusement qu’à un titre réfléchi et construit avec un minimum de recul, amusant de voir comment pourrait sonner GREEN DAY avec des riffs Rock’n’Roll comme ceux de cette chanson, ou l’ultime "Take Me Out On A Stretcher" qui démontre une nouvelle fois que les Canadiens possèdent une infinité de ressources pour varier les plaisirs.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7.5/10

DANKO JONES - B-Sides

 

Voir les commentaires

STILL SQUARE - Laissez Les Rêver

Publié le par Nono666

STILL SQUARE - Laissez Les Rêver
Bad Reputation
Style : Hard Rock
Origine : France
Sortie : 2010
Site Web : www.still-square.net

STILL SQUARE - Laissez Les Rêver



01. Passe Ton Chemin / 02. Manoir Hanté / 03. Accepte / 04. Pour Dieu et Le Roi / 05. Condamnés / 06. Sorcière / 07. Laissez Les Rêver / 08. Crazy Trucker / 09. Maitresse d'un Soir / 10. Le Titre

Auteur d'un unique album, Rock Stars, sorti en 1985, qui a suffit à asseoir la réputation de SQUARE, le groupe se séparera, non sans avoir composé un deuxième album qui, malheureusement, faute de soutien d'un label, ne verra jamais le jour... ce n'est qu'en 2008 que SQUARE se reforme sous le nom de STILL SQUARE, à la base pour un concert unique au PARIS METAL FRANCE FESTIVAL II, le succès remporté lors de cette date aidant, le groupe décide de continuer l'aventure et se décide enfin à sortir son second album. Intitulé Laissez Les Rêver, ce nouvel opus s'inscrit dans la droite lignée de Rock Stars, son prédécesseur de 25 ans. STILL SQUARE nous dévoile ici un Hard Rock direct et énergique prenant clairement sa source au coeur des années 80. Tout est là, l'identité du groupe est bien présente, le chant de Guy Hoc impressionne, alliant puissance et justesse, les années ne semblant avoir eu aucune emprise sur lui. Les parties de guitares sont excellentes, Jean-Pierre Napoletano et Thierry Fronti se complètent à merveille, les riffs sont inspirés et les soli de grande qualité, le tout soutenu par une section rythmique efficace et percutante, bravo aux petits nouveaux, Pascal Gilleront (basse) et Fabrice Trovato (batterie) qui abattent ici un boulot formidable et apportent une solide assise à l'ensemble. Les compos, toujours très travaillées, sont variées, alternant mid tempi ("Pour Dieu et Le Roi"), ballade ("Maitresse d'un Soir") et speed ("Le Titre"), le tout restant toujours très mélodique. On a beau chercher, on ne trouve aucun titre faible sur cet album... Comment ne pas succomber à "Manoir Hanté", "Accepte" ou "Condamnés" aux mélodies accrocheuses et aux refrains imparables. STILL SQUARE signe ici un retour gagnant, le groupe ayant visiblement acquis une certaine maturité lui permettant de nous livrer des compos plus abouties et totalement convaincantes. Laissez Les Rêver est un album qui respire l'authenticité et la sincérité, on peut ressentir au travers de ces 10 morceaux le bonheur d'être à nouveau réunis et un véritable plaisir de jouer ensemble ! Welcome Back Guys !!!

Chronique : Nono666

Note : 8,5/10

STILL SQUARE - Laissez Les Rêver

 

Voir les commentaires