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GROAN - The Divine Right Of Kings

Publié le par Nono666

GROAN – The Divine Right Of Kings
Soulseller Records
Style : Stoner Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/groanuk

GROAN_The Divine Right Of Kings



01. Weeping Jesus / 02. Sacrificial Virgins / 03. Magic Man / 04. Dissolution / 05. Atomic Prophets / 06. Gods of Fire / 07. How Black Was Our Sabbath? / 08. Let's Have A Pint At The Crooked Cock / 09. Black Death / 10. The Divine Right of Kings

Les Anglais de GROAN sont des amateurs de pur Rock’n’roll et cela transpire à travers leur Stoner Metal qui emprunte largement au Hard Rock. Avec une voix toujours mélodieuse mais hargneuse, Mazzereth, insuffle un côté Rock’n’roll qui donne à GROAN des allures de FU MANCHU, SPIRITUAL BEGGARS qui s’acoquinerait le temps de 40 minutes (la durée de The Divine Right Of Kings) avec AUDIOSLAVE pour le côté Hard Rock. Pourtant, il y a des choses un peu plus sombres comme ce "Dissolution" qui tire un peu plus sur le Doom Metal avec ses variations vocales bienvenues et voilà que le titre de l’album révèle tout son sens, dans la droite lignée des rois que sont BLACK SABBATH, PENTAGRAM mais aussi et surtout les groupes de Hard Rock un peu obscurs, on pense à MANILLA ROAD par exemple. Avec des artworks colorés et plutôt surréalistes, on fera également vite le lien avec une partie de la carrière de CATHEDRAL. The Divine Right Of Kings est le deuxième album du groupe fondé en 2009, dans l’intervalle le groupe aura eu le temps de remplacer son batteur originel et publier un split EP avec VINUM SABBATUM et de composer cet album énergique qui va droit à l’essentiel, aucune trace ici de partie enfumée, c’est bien le Rock’n’roll qui prime et cela donne un album assez facile à digérer, qui donne envie de taper du pied sans pour autant être totalement premier degré, l’exercice de composition est plutôt maitrisé et la chanson titre qui referme cet opus montre toute la diversité que le groupe peut apporter à sa musique qui va au-delà du Stoner, quelque part entre le Doom, le Hard Rock et le Stoner, un bon album qui ravira les amateurs de galettes non standardisées.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

GROAN_Band Photo2012
 

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OVERTHROW - Adjust To Darkness

Publié le par Nono666

OVERTHROW – Adjust To Darkness
Indie Recordings
Style : Heavy/Thrash Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/overthrowno

Overthrow_Adjust To Darkness



01. Adjust To Darkness / 02. Come Thunder / 03. Let Them Fall / 04. Det Hellige Har Forlatt / 05. Phantom Hearts / 06. Sleeplessness Awaits / 07. Woolgatherer / 08. Relapse / 09. Octoskulls / 10. Destroyeryouth / 11. The Worst Is Yet To Come

OVERTHROW est un jeune groupe Norvégien qui a su attirer les oreilles grâce à des prestations dynamiques, notamment en première partie d’IN FLAMES, CLUTCH ou LAMB OF GOD. Et c’est Indie Recordings qui décide de miser sur ce poulain qui envoie un Heavy/Thrash Metal où la voix, qui tire bien sur les cordes vocales genre Hardcore, donne immédiatement un côté moderne à cette musique qui peut se faire violente et brutale à l’image de la chanson titre qui ouvre Adjust To Darkness ou plus groovy comme ce "Come Thunder" et son accent moderne très prononcé. Pour autant, le groupe n’oublie pas de varier les plaisirs et fait preuve d’une maturité nécessaire pour amener cet album à un haut niveau et c’est ainsi que l’on se prend "Det Hellige Har Forlatt" avec son break central très nuancé ou "Phantom Hearts" et son riff totalement Thrash envoyé à vive allure, le groupe maitrise bien le style et seul un petit son brouillon sur les guitares peut gâcher un peu la fête, le mixage a pourtant été confié à Matt BAYLES (MASTODON, ISIS). Dans un genre catchy et très Rock’n’roll, on pense à l’esprit qui anime un THE CROWN dans un style différent, quoique pas si éloigné ("Sleeplessness Awaits"), ce quatuor sait en imposer et nous garder en haleine, de quoi faire de cet Adjust To Darkness, un bon premier album.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7/10

 

Overthrow_pic4
 

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TAO MENIZOO - Journey Through A Devastated Mind

Publié le par Nono666

TAO MENIZOO – Journey Through A Devastated Mind
Autoproduction
Style : Death/Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.taomenizoo.com

TAO MENIZOO_Journey Through A Devastated Mind



01. Wreckage / 02. What If… / 03. Your Weakness / 04. Released / 05. Celebration Day / 06. The Lie Within / 07. My Shroud, My Scars / 08. Messiah / 09. My Last Resort / 10. So Tired / 11. Emotional Control

TAO MENIZOO est le genre de groupe que l’hécatombe qui touche les labels aurait pu laisser sur le carreau, mes nos amis de la région Parisienne sont tenaces et leur prestation dans le cadre de la Rock’n’Metal Convention en mars 2012 avait attiré les oreilles de 3 de vos serviteurs (Morbid S., Nono666 – notre maître à tous – et moi-même) alors que le groupe interprétait des titres issus du troisième album appelé à paraitre. Et bien nous y sommes et TAO MENIZOO a opté (contraint ou pas) pour l’autoproduction et bizarrement le son est meilleur que sur leur précédent opus sorti il y a… 4 ans déjà, comme le temps passe vite, So Blind qui avait fait son petit effet en France mais aussi en Europe. Le groupe s’est alors concentré sur l’écriture et le résultat affiché sur Journey Through A Devastated Mind met le groupe à un niveau bien supérieur, fini les tâtonnements un peu groovy histoire de faire sautiller l’audience, non le groupe se concentre d’abord sur l’ambiance des morceaux et cette dernière est lourde, très lourde ("So Tired", "Wreckage" ou "Emotional Control" particulièrement rampant). Le Thrash/Death Metal du groupe prend ses racines dans un Indus’ loin d’être dansant et on se rappelle au bon souvenir d’un certain ARTSONIC qui avait publié 2 albums recommandables avant de virer de style même si, ici l’Indus’ se traduit bien plus par une mise en place de la rythmique ("What If…") que par l’utilisation d’éléments électroniques, sans pour autant sacrifier le feeling Rock’n’roll qui nous avait tant séduit précédemment, là encore "What If…" montre la nature même de ce groupe aussi surprenant que rare, alors que "Messiah" lâche un peu la bride avec un côté direct et moins oppressant qui ne demande qu’à exploser. Déjà largement plébiscité un peu partout, ce troisième album et certainement l’album Thrash/Death à ne pas manquer en 2012, tout simplement. Avec des titres variés, une prestation vocale saisissante, un riffing riche et inspiré, une basse vrombissante sans être étouffante, TAO MENIZOO vise juste, on pourra juste émettre une toute petite remarque qui est la longueur de l’album, avec un titre en moins (c’est vrai qu’après 4 années de silence, il est difficile d’écarter des bons titres comme les 11 présents ici) car dans sa globalité Journey Through A Devastated Mind est juste un tout petit peu trop long, pour le reste, chapeau bas messieurs. Heavy Sound vous reparlera de ce groupe, c’est certains, en attendant la chronique se termine et vous n’avez toujours pas acheté l’album. Plus sombre, plus abouti, plus percutant, c’est sans aucun chauvinisme que l’on espère voir cet album défendu sur scène comme il le mérite !

Chronique par Aymerick Painless

Note : 9/10

 

TAO MENIZOO_Band
 

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DAYLIGHT DIES - A Frail Becoming

Publié le par Nono666

DAYLIGHT DIES – A Frail Becoming
Candlelight Records
Style : Melodic Doom/Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.daylightdies.com

DAYLIGHT DIES_A Frail Becoming



01. Infidel / 02. The Pale Approach / 03. Sunset / 04. Dreaming Of Breathing / 05. A Final Vestige / 06. Ghosting / 07. Hold On To Nothing / 08. Water’s Edge / 09. An Hair To Emptiness

Après 4 années d’absence, les Américains de DAYLIGHT DIES donnent enfin une suite à Lost To The Living paru en 2008 et qui s’il n’était pas mauvais, présentait déjà quelques redondances. A Frail Becoming, le nouvel album du groupe laisse d’ailleurs ce même genre d’impression puisque les noms de KATATONIA, SWALLOW THE SUN ("An Hair To Emptiness" est un exemple) ou NOVEMBERS DOOM pour le côté plus posé de certains titres ("Sunset") font immédiatement surface. Pourtant, ce quatrième album n’est pas à négliger, d’abord parce que si en Europe, ce style est déjà bien installé grâce à de grands noms déjà cités, aux USA, la situation est toute autre et DAYLIGHT DIES fait un peu office de pionnier en la matière et lorsque c’est aussi bien exécuté, produit et écrit, difficile de trouver quelque chose à redire. Donc certes, "Infidel" qui ouvre cet album aurait pu se retrouver sur un album de KATATONIA, mais il y a tout de même cet univers qui se rapproche un peu plus du Melodic Death Metal que pour nos amis Suédois, il est vrai que la nuance est subtile mais pour les amateurs du genre, il a une importance car A Frail Becoming ne souffre d’aucune longueur, le tout est enrobé par de jolies mélodies mais cela ne tourne jamais à la guimauve, le groupe ose les solos de guitare ("Infidel"), chose pas si répandue sur cette scène et la voix claire est certes mélodique mais jamais pleurnicharde. Bref ! Tout est fait avec goût et on entre immédiatement dans cet album qui bénéficie d’une production costaud, la profondeur des guitares (bien aidées par un accordage assez bas) résonne parfaitement sur des mid-tempi comme SWALLOW THE SUN les affectionne tant. Et puis il y a ce son de batterie très chaud qui souligne également la bonne variation dans le jeu de Jess HAFFE, fidèle lieutenant du groupe depuis sa création en 1996. Ce nouvel opus permettra donc aux Américains de continuer le trait qu’ils ont commencé à tracer en 1996, sans surprendre qui que ce soit mais des titres tels que "Ghosting", et sa mélodie entêtante, "Infidel", "An Hair To Emptiness" ou encore "Dreaming Of Breathing" sont des excellents moments alors que le reste est déjà de très haute volée, si vous êtes amateurs de mélodies Doom/Death Metal, aucune raison qu’A Frail Becoming ne vous touche pas, un beau retour.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

Daylight Dies_Band_2012
 

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DEATH RIDES A HORSE - signe avec INFERNÖ RECORDS

Publié le par Nono666

DEATH RIDES A HORSE, groupe Danois de Doom/Sludge Metal emmené par une vocaliste vient de signer avec le label Français INFERNÖ RECORDS. Le groupe, qui trouve son inspiration dans les groupes de Heavy Metal des 70's, 80's et d'aujourd'hui comme BLACK SABBATH, SCORPIONS, ACCEPT, CROWBAR et HIGH ON FIRE, proposera une réédition de son EP, Tree Of Woe, originellement sorti en cassette chez DEADBANGERS PRODUCTION, en format CD avec des titres bonus. Cette réédition sera limitée à 500 exemplaires mais vous pouvez déjà vous attendre à un nouvel album en 2013 chez INFERNÖ RECORDS !!

 

DEATH RIDES A HORSE_Band
 

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CRADLE OF FILTH - Clip

Publié le par Nono666

CRADLE OF FILTH vient de publier un clip pour le titre "Frost On Her Pillow" issu de son nouvel album The Manticore And Other Horrors qui sortira le 31 Octobre via Peaceville Records.

 

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THERION - Live Report

Publié le par Nono666

THERION était en concert à Barakaldo (Espagne) le 6 Octobre dernier, Abigail Darktrisha vous a concocté un live report de ce concert qu'elle décrit comme "magique" ! Vous souhaitez en savoir plus, alors cliquez ICI .

 

THERION_European Tour 2012
 

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EVENING OF METAL - Live Report

Publié le par Nono666

Le report du EVENING OF METAL qui s'est tenu le 6 Octobre dernier à St Dizier est maintenant en ligne :::>>>ICI .

 

EVENING OF METAL 2012
 

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THERION - Barakaldo (Spain) - 6 Octobre 2012

Publié le par Nono666

 

THERION_European Tour 2012

 

THERION
Barakaldo (Spain) - RockStarLive - 06/10/12



Il m'arrive parfois de ne pas savoir par où commencer une chronique quand l'émotion dépasse la raison au point de faire 1000 kms de route en 24h pour assister à deux dates du groupe. En effet la claque prise par les Suédois lors du concert de Barakaldo m'enverra sur un coup de tête vers Toulouse dès le lendemain matin. Alors que le groupe exécute une tournée anniversaire afin de fêter ses 25 ans, c'est en même temps la tournée du dernier opus, qui peut être une forme d'hommage à la France de part des reprises de chansons françaises. Et c'est pour ma part avec cette date Espagnole située à Barakaldo que je vais découvrir cette tournée un peu particulière. Bien que le titre du dernier opus soit Les Fleurs du Mal, celui-ci n'a pas de rapport avec les œuvres du Poète sombre qu'était Baudelaire, mais est basé sur un concept de reprise de chansons Françaises variées et plus ou moins connues, avec des auteurs ou interprètes tel que Gainsbourg... En toute franchise il y a encore quelques jours je n'aurai jamais imaginé réellement apprécier cet album - et encore moins l'écouter en boucle - et curieuse de découvrir ces titres en live je me demandais bien quel allait être l'impact de ce côté-ci de la frontière. La magie de l'interprétation du groupe avec un excellent public dans une salle bien comble mais pas complète rendra ce moment parfait, j'économiserai ma plume en ce qui concerne les deux groupes qui ouvrent pour cette tournée...

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Le décor plutôt simple, surtout comparé à la mise en scène très théâtrale de la tournée précédente, ne laissait pas prévoir un concert si spectaculaire. Juste un back-drop au nom de THERION et un trio de micros installés dans le fond pour compléter les classiques clavier-guitares-batterie, mais finalement la qualité sonore additionnée de celle de l’interprétation se passera bien d'artifices supplémentaires. Les costumes portés par le groupe sont une nouvelle fois étudiés, et naviguent dans un style classique et "gentlemen" début du XIXième siècle entre l'uniforme de Vikström et le costume chapeau haut de forme de C. Johnsson.

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La formation de ce soir est composée également de la fille de Thomas, Linnéa Vikström, qui complètera le duo féminin avec un chant plus bas que celui de Lori. Pour le reste, Nalle Påhlsson à la basse, de retour après le passage intérimaire de Waldemar Sorychta, Johan Koleberg derrière les fûts, Christian Vidal à la seconde guitare, l’incontournable Christofer Johnsson sans qui le groupe n'existerait pas et - nouveauté - un surprenant révérant en soutane avec des dreads du nom de Stefan Jernstähl au clavier. L'arrivée sur l'extrait d'une des œuvres les plus connues de Carl Orff ("O Fortuna" de Carmina Burana) donnera le ton en terme de grandeur et de puissance pour la soirée entière.

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L'enchainement sur "Poupée de cire, Poupée de son" - chantée à l'origine par France Gall et écrite par Gainsbourg - aurait de quoi surprendre, mais c'est sans compter sur le lyrisme de la belle Lori Lewis qui interprètera ce titre d'une manière peu commune, digne, de mon avis personnel, des plus grandes cantatrices et bien supérieur à la plupart des chanteuses de ce même registre. Par rapport à la tournée précédente, je m'inquiétais un peu de la non présence du charismatique Snowy Shaw, mais très franchement celle-ci sera sera comblé par Thomas Vikström, qui pour le coup fera les deux voix, même si ce dernier ne monte pas autant dans les aigus de Snowy.

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Le groupe enchainera trois titres extraits de Sirius B et Deggial, qui nous plongeront dans le cœur des compositions typiques du groupe, entre beauté, puissance, noirceur et malsain. Le premier clou de ce concert sera la reprise d'un titre français "J'ai le mal de toi" de Betty Mars. Interprété par Thomas avec une voix profonde et puissante, le tout accompagné par les vocaux féminins sur le refrain. Un titre grandiose et magnifique à entendre par THERION en live, sans compter sur les paroles, car même si elles ne seront comprises que par quelques personnes présentes ce soir, certaines choses vont au-delà de la barrière de la langue.

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Les titres du concert seront exécutés devant un auditoire plus que complètement acquis à la cause, et le groupe développera une complicité avec son public au point de le saluer en langue Basque, chose plutôt rare pour les groupes si éloigné géographiquement, et qui signifie aussi que THERION sait exactement où nous sommes ce soir. Par ailleurs Christian Vidal reviendra faire les rappels habillé d'une chemise aux couleurs du Pays Basque et en sera applaudi par un public en folie. Public qui n'oubliera pas de donner de la voix tout au long de la prestation, que cela soit sur les titres électriques ou sur les superbes mélodies du semi-acoustique "Lemuria". Concert anniversaire oblige, la plupart des albums sont représentés avec un tiers issu de Sirius B et du dernier, et une moyenne de deux titres pour les autres albums.

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Comme à chaque concerts de THERION, les morceaux sont adaptés pour le live et prennent une dimension plus "directe". Des morceaux comme "Via Nocturna" avec sa longue introduction au clavier et "Rise of Sodom and Gomorrah" deviennent très puissants en live. Le côté "balades" du concert sera via les titres "Siren of The Wood" et la reprise "Une Fleur dans le Cœur", moments rendus intenses et portés par les superbes voix du groupe. Je regretterai juste que le titre "Je n'ai besoin que de tendresse" dont je trouve la reprise particulièrement sympa n'ait pas été joué.

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Les rappels seront composés des incontournables titres dont un "To Mega Therion" qui amènera cette soirée à l'apothéose. Mais avant les derniers titres, Christopher Johnsson nous expliquera dans un long discours comment afin de pouvoir financer le dernier album non soutenu par le label Nuclear Blast il a du aller faire lui-même un emprunt bancaire de 75 000 euros, et que tous les cds vendus au stand de merchandising servent donc à rembourser cet emprunt. Il en appellera au soutien de ses fans, et à la liberté des artistes.

THERION 06-10-12 Barakaldo RockStarLive  123 (Moyen)

Et cette soirée magique se terminera pour nous avec une rencontre et session photos avec C. Johnsson, Thomas Vikström et Christian Vidal. En effet Christofer viendra rencontrer le public directement - mais alors vraiment directement - dès sa sortie de scène, sans même prendre le temps de se désaltérer, ce qui nous offrira l'occasion de boire une bière avec lui, et surtout d'apprécier l'homme en lui-même ainsi que Thomas et Christian qui se fera un plaisir de discuter avec nous en Castillan. Après ces deux heures de concerts intenses, et malgré leur fatigue apparente les membres resteront longtemps avec les fans, chose qui ne se reproduira pas de la même manière à Toulouse le lendemain où la magie et l’osmose avec le public ne sera pas la même malgré un concert parfait aussi et un public qui chantera "joyeux anniversaire THERION" à plusieurs reprises.

Il y a des concerts qui ne se décrivent pas, il y a des concerts qui se vivent. Il y a des soirées inoubliables et il y a les soirées magiques ... Ordo Draconis et Atri Adamantis ?

Set List : O Fortuna (Carl Orff) / Poupée de cire, Poupée de son (France Gall) / Son of the Sun / Via Nocturna / The Flight of the Lord of Flies / J'ai le mal de toi (Betty Mars) / Abraxas / Vanaheim / Lemuria Acoustic / Gothic Kabbalah / The Siren of the Woods / Ginnungagap / Land of Canaan / Wine of Aluqah / The Rise of Sodom and Gomorrah / The Khlysti Evangelist / Une Fleur dans le Cœur (Victoire Scott) / Son of the Staves of Time / Encore : The Wondrous World of Punt / The Blood of Kingu / Encore 2 : To Mega Therion


© Abigail Darktrisha
Remerciements : Olivier G. et Iris Bernotat

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EVENING OF METAL 2012

Publié le par Nono666

 

EVENING OF METAL 2012

 

EVENING OF METAL
Saint Dizier – 06 octobre 2012



Voilà plusieurs années qu’Heavy Sound couvre l’EVENING OF METAL, un festival organisé en octobre, mais l’an passé Yann, l’organisateur et chef d’une meute de passionnés, nous avait prévenus qu’il cherchait à faire évoluer son rendez-vous. Alors lorsque l’affiche tombe c’est un peu la stupéfaction car nous sommes partagés entre inquiétude et enthousiasme avec ONSLAUGHT, l’exclusivité française du combo Anglais, une légende du Thrash Metal qui avait réussi un retour fracassant avec The Sounds Of Violence et surtout dans leur sillage, c’est IZEGRIM et CRIPPER qui vont fouler la scène Bragarde. Cette fois c’est certain, l’EVENING OF METAL a changé de catégorie et la réponse du public se fait immédiate car si en nombre de personnes, ce n’est pas une explosion de la fréquentation mais c’est un public de connaisseurs qui est là ce soir, les jeunes amateurs de Metalcore ont laissé la place à des vestes à patches et l’ambiance va s’en faire sentir avec une ambiance que l’on a jamais vu à Saint Dizier.
 
Lorsque l’on arrive dans la salle, c’est DEATH DECLINE qui opère avec son dernier titre. Nous sommes en début de festival, le public est encore clairsemé et il regarde la prestation de loin, un accueil poli pour un groupe qui délivre un Metal moderne qui ne laisse pas une trace indélébile sur votre serviteur.

Déjà, le niveau monte d’un cran avec MEHTNAKRISS, un groupe de Besançon fondé en 2005 et déjà auteur d’un EP et d’un album, A Grey Moment (2011), emmené par le chanteur d’IN ARKADIA que l’on avait pu voir l’an passé sur cette même scène. Devant une audience encore timide, Alix, prend pourtant les premiers rangs à la gorge comme à son habitude avec une présence scénique de tous les instants. Quelques samples viennent habiller un Deathcore carré et bien exécuté d’où s’échappent quelques velléités plus old-school et surtout un feeling mélodique. Le groupe réussit petit à petit à chauffer la salle et c’est alors qu’Alix annonce que c’est ce soir le dernier concert du groupe, on sent une émotion particulière s’emparée des membres du groupe qui s’échangent quelques regards et sourires complices et le côté mélodique prend des allures mélancoliques lorsque déboule "Sink To Madness". Le groupe fait défiler les titres de son unique album en alternant les titres violents et catchy avec ceux plus mélodiques et posés. Un set bien carré auquel il ne manquait que la participation du public. Dommage, le groupe aurait mérité un meilleur accueil mais la scène Metal est remplie de groupes maudits…

MEHTNAKRISS_DSCN6432


THE ORDER OF APOLLYON représente le Metal extrême de cette nouvelle édition et c’est avec un line-up totalement remodelé autour de B.S.T., guitariste chanteur du groupe, que le quartet se présente sur scène. On reconnait là le chanteur de LIVARKAHIL, H.K., qui tient aujourd’hui la basse et d’autres acteurs de la scène Parisienne afin que l’Ordre d’Apollyon puisse donner sa dose de Black/Death Metal à un public plutôt habitué à ce genre de groupes sur les précédentes éditions du festival. Si comme tous les groupes de cette scène que sont SVART CROWN, OTARGOS ou LIVARKAHIL, le discours est bien mis en scène, la sauce a du mal à prendre ce soir, c’est que si la musique n’a rien de désagréable, elle n’a rien non plus de bien transcendant. Le groupe interprète The Flesh, l’unique album sorti en 2010 et qui devrait bientôt avoir un petit frère, les séances d’enregistrement étant déjà bien avancées. On retiendra les percutants "Never" et "White Dust" bien placés en milieu de set qui réveilleront un public encore sur la réserve. Le groupe n’a pas totalement convaincu ce soir mais comme tous les concerts donnés en plein processus de nouvel album, on pouvait s’y attendre, il est temps que THE ORDER OF APOLLYON nous propose du nouveau matériel pour retrouver l’envie d’en découdre sur scène.

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Après ces apéritifs qui servaient pourtant de tête d’affiche les années passées, il est temps de laisser place à CRIPPER, IZEGRIM et ONSLAUGHT, trois groupes en pleines tournée commune à travers l’Europe sur le point de s’achever. Comme pour bien montrer que l’EVENING OF METAL est monté d’une catégorie, c’est carrément la scène, les amplis et les lumières des trois groupes qui sont déployés sur la grande scène de la salle Aragon alors que le rideau qui servait de fond de scène s’ouvre. Le nombre de T-shirt de CRIPPER présent dans la salle était un indice mais ce qui va se passer là n’a tout simplement jamais eu lieu au EVENING, jamais le public n’aura réagi tel un seul homme comme il le fait pour CRIPPER. Il faut dire que la frontwoman harangue la foule en plus de faire preuve d’une présence scènique pleine de maitrise. La chanteuse utilise l’avancée de scène en contrebas pour venir regarder les Metalheads dans les yeux qui boivent ses paroles, la demoiselle sait user de son charme pour faire l’unanimité.

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Mais attention de ne pas réduire ce groupe à une simple chanteuse car la paire de guitariste est à la fête, c’est bien tout le groupe qui veut en découdre et le résultat est probant car si on pense très largement à ARCH ENEMY lors du show de CRIPPER, il y a une urgence, une dynamique qui est propre aux Allemands. CRIPPER défend son dernier album en date, Antagonist, sorti le 22 juin dernier et délivre un Thrash/Death qui prend des allures de grosse fiesta lorsque le groupe balance un "Fuck You" sur lequel tout le public participe avec le doigt bien levé. CRIPPER est sans aucun doute le vainqueur de cette soirée.

CRIPPER_DSCN6491


En effet, lorsque IZEGRIM monte sur scène cela donne l’impression d’un cheveu sur la soupe, le public est encore en train de fumer, boire, bref vaquer à ses occupations. Résultat le début du show est bien timide, de même que la prestation de Marloes, la bassiste chanteuse qui semble presque mal à l’aise. Pourtant, le Death Metal des Néerlandais fait mouche avec ses parties down tempi qui n’est pas sans rappeler BOLT THROWER jusqu’à "Fuck Your Glorious Nation" où Marloes lâche sa basse pour se concentrer sur le chant, voilà le point de départ du show d’IZEGRIM qui arrive bien tard, dommage car le public est enfin entrer dans l’univers du groupe et il va déjà falloir laisser la place à ONSLAUGHT, une chose est sure, Marloes sait occuper la scène, elle l’a démontré mais la basse semble bien encombrante pour elle. Ceci dit, peut-être que dans des conditions autres qu'en festival comme ce soir, mais sur un concert d’IZEGRIM, la prestation façon rouleau compresseur et plutôt statique des Néerlandais prend une toute autre allure, une bonne prestation tout de même.

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Avec des changements de plateau très rapide qui n’ont pas du dépasser les 20 minutes, c’est très rapidement que l’on retrouve les Anglais d’ONSLAUGHT, maître de cérémonie ce soir et pour lequel le public est tout dédié. On va très vite s’en rendre compte puisque les titres du classique qu’est The Force (1986) tout comme ceux du petit dernier The Sounds Of Violence (2011), une leçon de Thrash Metal façon TESTAMENT, le public réagit au quart de tour. Ainsi "Metal Forces" ou "Flame Of The Antichrist" déclenchent des circle-pits tout comme "The Sounds Of Violence", le bassiste en demandant encore et encore à une assistance chauffée à blanc.

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La voix de Sy KEELER fait des merveilles, même si un très large écho soutient assez largement le chanteur, sa maitrise reste impressionnante et même sa gestuelle semble bien maitrisée. ONSLAUGHT donne son premier concert en France en 23 ans et même si on sent l’audience un peu fatiguée (ou en état d’ébriété très avancée) tout le monde jette ses dernières forces dans la bataille, c’est alors qu’Andy ROSSER monte sur les enceintes pour les rappels (qui n’en sont pas réellement puisque le public ne s’est pas montré plus insistant que ça pour que les Anglais reviennent sur scène, le seul faux pas de la soirée). ONSLAUGHT n’a pas déçu ceux qui ont su patienter plus de 20 ans pour voir ce groupe qui donne une signification au mot Thrash et les lettres de noblesse à ce style.

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Alors que TANKARD opérait à une heure de route de là (dans la région de Nancy), on pouvait craindre pour l’affluence de ce soir, il n’en a rien été, 2012 est clairement la meilleure édition du EVENING OF METAL et le meilleur reste à venir puisqu’il est question de le faire en plein air dès l’an prochain. Il est certain qu’avec une telle organisation, un son et des conditions de jeu au poil pour les groupes, une équipe au petit soin pour chacun entrant dans cette salle, on voit mal comment un groupe réputé pourrait refuser de venir jouer au EVENING dès l’année prochaine, il ne reste qu’à éduquer ce public Bragard qui ne rappelle pas les groupes aussi cultes soient-ils qu’ONSLAUGHT mais des progrès très forts ont été fait en un an puisque la salle était bien remplie pour la tête d’affiche, ce ne fut pas toujours le cas et les gars de NIGHTMARE s’en rappellent certainement. Chapeau bas, une nouvelle fois à tous ces fous qui croient et qui ont cru à cette aventure que l’on espère voir perdurer le plus possible, rendez-vous l’an prochain !

Texte & Photos : Aymerick Painless

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