SURTR - Pulvis et Umbra
SURTR – Pulvis Et Umbra
Altsphere Records
Style : Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.surtr.net
01. Rise Again / 02. Three Winters Of War / 03. Sonic Doom / 04. The Call / 05. Rebellion / 06. I Am The Cross / 07. Fred Karno's Army
Trop désireux de vite entrer en studio, SURTR avait peut être un peu sacrifié le travail d’arrangement pour le premier album. Pour Pulvis Et Umbra, le deuxième opus des Lorrains, le trio a décidé, avec raison, de s’éloigner un peu plus de REVEREND BIZARRE et de laisser parler son style constitué d’un Doom toujours très brut à l’approche Rock’n’roll certaine mais bien plus varié. Toutefois, la production de ce deuxième album manquant encore de relief, plusieurs écoutes seront nécessaires pour s’imprégner de cette ambiance, de même Jeff utilise une voix plus proche de SAINT VITUS, plus théâtrale que sur le premier album mais qui flirte aussi avec les limites de la justesse comme sur le titre d’ouverture "Rise Again" montrant la fragilité du chant à travers quelques vibratos pas tout à fait maitrisés. N’ayez pas peur pour autant, voilà les points sombres de cet opus, une production encore un peu faible (ndlr le groupe autoproduit ses albums !) et surtout manquant de mordant, quelques fausses pistes vocales et un Doom encore un peu trop prévisible. Pour le reste, amateurs de Doom, SURTR vous donnera votre dose sans problème, la basse ronronne énormément, prenant même le lead de temps en temps ("Fred Karno’s Army"), quelques vocaux saturés plus extrêmes émergent également de temps en temps avec une vraie réussite sur "Rise Again" mais surtout "The Call" et son refrain immédiat et ce riffing évoquant largement l’aspect Heavy Metal de BLACK SABBATH ("Rise Again", "The Call") avec ses quelques accélérations bien senties et qui devraient prendre toute leur dimension sur les planches (ndlr et notamment du Hellfest 2013). On pense à LORD VICAR, SAINT VITUS ou COUNT RAVEN et on apprécie sans feindre cette variation dans le propos apporté par le groupe alors que le premier album était plutôt linéaire. SURTR a décidé de faire plus sobre, dans l’artwork déjà, mais aussi dans la musique, laissant plus de place à l’ambiance dégagée par les morceaux et à défaut d’être original, le groupe nous propose un album où son Doom est mieux maitrisé, plus intelligemment construit à l’image de la montée en intensité de "The Call" ou du riff final de "Three Winters Of War" particulièrement poisseux. La progression est donc nette et sans équivoque, surtout au niveau du chant où la prise de risque est importante, SURTR a réellement un avenir devant lui.
Chronique par Aymerick Painless
Note : 7.5/10
STEVEN WILSON - The Raven That Refused To Sing
STEVEN WILSON – The Raven That Refused To Sing
Kscope Records
Style : Progressive Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.stevenwilsonhq.com
01. Luminol / 02. Drive Home / 03. The Holy Drinker / 04. The Pin Drop / 05. The Watchmaker / 06. The Raven That Refused To Sing
Steven WILSON est discographiquement très présent, la faute à un talent d’écriture et d’exécution que tout l’univers s’arrache et à une personnalité multi facette le poussant à multiplier les différents projets. Toutefois, si avec PORCUPINE TREE on peut trouver les sorties récentes moins percutantes, si le projet avec Mikael AKERFELDT (OPETH), STORM CORROSION, n’a pas tenu toutes ses promesses, les albums sortis sous son nom restent parmi les plus constants. Après un Grace For Drowning un peu plus rentre dedans que la moyenne, Steven WILSON revient avec The Raven That Refused To Sing, un troisième album, si on laisse de côté les nombreux albums de remixes etc., sur lequel le British renoue avec une certaine tradition Prog’, on croit réentendre ce que l’homme avait proposé sous le nom de PORCUPINE TREE au moment de Signify par exemple, un Progressive Rock très ambiant et avec des mélodies simples mais entêtantes, bien entendu les noms de CAMEL ou YES font partie de ce vocabulaire dont on entend distinctement des claviers aux sonorités 70’s assumées et bien mises en avant par une production toujours aux petits oignons. Les montées en intensité succèdent à des passages très calmes où la voix posée de Steven fait encore des merveilles ("Luminol", "The Watchmaker") et la variété du propos fait de cet album un moment exquis qui ne lasse à aucun moment. Certes, le titre d’ouverture, "Luminol" ne créera pas la surprise, c’est tout ce qu’il y a de plus Progressive Rock dans l’esprit, certes l’utilisation du saxophone comme ingrédient de folie dans des structures déjà bien Jazzy a déjà été faite par de nombreux autres groupes mais le tout est très inspiré et parait très spontané, même si le saxophone et son utilisation peut paraitre un brin répétitif sur la longueur avec ces séquences souvent identiques d’un titre à l’autre. A côté de cela, on relève une approche plus moderne sur "The Holy Drinker" avec une ambiance plus sombre également et un vrai break Jazzy qui donne vraiment l’impression d’un bœuf entre potes très réussis. Steven WILSON n’a pas allongé inutilement les titres alors qu’il aurait très bien pu le faire, tout cela garde une cohérence et un aspect plus ou moins direct qui ne fera pas fuir les non initiés. The Raven That Refused To Sing se termine alors sur un titre ambiant de grande classe, la chanson titre, rappelant les grandes heures du style qui sur cet album prend aussi des allures de MARILLION ("The Pin Drop"). Ceux qui en doutaient seront rassurés, Steven WILSON n’est pas en panne d’inspiration, il faut juste qu’il arrête de se forcer à bosser sur tel ou tel projet pour honorer une promesse ou une attente particulière. L’homme démontre une nouvelle fois, qu’il est un des dignes représentants de cette scène où les astiqueurs d’instrument font plus légion que les générateurs d’émotion.
Chronique par Aymerick Painless
Note : 8/10
PRIME EVIL - Evilution
PRIME EVIL - Evilution
Infernö Records
Style : Thrash/Death Metal
Origine : U.S.A.
Sortie : 2012
Site Web : www.primeevil.net
01. Crucifixion Aftermath / 02. Barbarick Rites / 03. Evilution Decree
PRIME EVIL est un groupe de Thrash/Death Metal new-yorkais né en 1986. Après 3 démos, un single et une compil', ils reviennent avec leur dernier EP, Evilution, sorti chez Infernö Records. Cet EP contient 3 titres et démontre toute l'étendue du talent du groupe. Même si la batterie serait l'oeuvre d'une synthétisation du coproducteur David Powers, l'efficacité de la musique n'en est pas du tout altérée. Les vocaux sont énormes et alternent entre Growl animal et suraigus monstrueux. La batterie est travaillée, technique et vous assome à coup de blast beat enragés et Dieu que c'est bon ! Les riffs sont plutôt orientés Thrash, mais restent très extrêmes et groovy, surtout sur "Barbarick Rites". Le refrain saccadé de "Evilution Decree" me rappelle un peu les vieux méfaits de SEPULTURA ; son solo, lui, est digne du maître Kerry King. Vous vous en doutez peut-être, il n'est pas aisé de réaliser une chronique détaillée sur une oeuvre aussi courte. Cependant, je pense qu'il n'est pas vraiment utile de traîner en longueur. La musique de PRIME EVIL est efficace, de bonne qualité; la prod' est très bonne ce qui offre une qualité sonore tout à fait honorable. D'un autre côté, il faut bien reconnaître que cet EP n'a rien de vraiment exceptionnel. Cet opus est donc réservé aux fans du genre.
Chronique par Germain
Note : 7/10
HATCHET - Clip
Les Thrashers Américains d'HATCHET ont publié un clip pour le titre "Signals Of Infection" extrait de l'album Dawn Of The End à paraitre le 5 Mars prochain chez The End Records.
GHOST - Artwork & Clip
MEMORY GARDEN - Artwork et extrait nouvel album
MEMORY GARDEN vient de dévoiler l'artwork de Doomain, son nouvel album à paraitre le 12 avril prochain.
Tracklist Doomain (2013) :
01. The Evangelist / 02. Latent Lunacy / 03, Daughters Of The Sea / 04. Barren Lands / 05. Violate & Create / 06. Doomain / 07. The King Of The Dead / 08. A Diabolical Mind / 09. Misfortun
Le titre "The Evangelist" est à découvrir ci-dessous :
VICIOUS RUMORS - Nouvel album
VICIOUS RUMORS sortira son nouvel album intitulé Electric Punishment le 26 avril prochain via SPV/Steamhammer.
Tracklist Electric Punishment (2013) :
01. I Am The Gun / 02. Black X List / 03. Electric Punishment / 04. D - Block / 05. Escape (From Hell) / 06. Dime Store Prophet / 07. Together We Unite / 08. Eternally / 09. Thirst For A Kill / 10. Strange Ways (Kiss cover)
SUFFOCATION - Pinnacle Of Bedlam
SUFFOCATION - Pinnacle Of Bedlam
Nuclear Blast
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/suffocation
01. Cycles Of Suffering / 02. Purgatorial Punishment / 03. Eminent Wrath / 04. As Grace Descends / 05. Sullen Days / 06. Pinnacle Of Bedlam / 07. My Demise / 08. Inversion / 09. Rapture Of Revocation / 10. Beginning Of Sorrow
L'arrivée d'un album de SUFFOCATION est toujours un évènement majeur dans le monde du Death Metal. Le dernier en date, Pinnacle Of Bedlam, vient juste de sortir chez Nuclear Blast et prouve, comme si c'était encore nécessaire, le statut de "groupe culte" que les New-Yorkais se sont évertués à mériter depuis plus de 20 ans. Malgré le départ de Mike Smith (batteur) et l'absence annoncée de Franck Mullen (chant) sur une bonne partie de la tournée à venir, le groupe semble gonflé à bloc et prêt à bouffer la terre entière. L'album est techniquement irréprochable, la qualité sonore frôle la perfection et les morceaux sont tous extrêmement inspirés. Le son est aussi impeccable et permet à l'auditeur de discerner chaque instrument et toutes les subtilités de la musique. Comme à l'accoutumée, on démarre au quart de tour avec le titre "Cycles Of Suffering" qui ne perd pas une seconde en intro ou en ambiance, ça crache direct très fort et très vite. Les titres suivants sont de la même trempe et démontrent l'un après l'autre, toute l'étendue du talent du groupe. On en arrive alors à une chanson un peu spéciale : "As Grace Descends". En effet, ce morceau a permis au groupe d'intégrer le prestigieux Death Metal Hall Of Fame suite à une lutte acharnée contre des groupes comme DYING FETUS ou CANNIBAL CORPSE. C'est désormais officel, SUFFOCATION passera à la postérité. Le titre suivant, "Sullen Days", surprend avec son intro et son outro guitare calmes et désaturées. Le morceau est plus lent et moins brutal que le reste de l'album et pourrait presque passer pour une ballade par rapport à ses frères, mais ne vous y trompez pas ! Les morceaux suivants ne cessent de surprendre et se laissent savourer sans modéaration. Les breaks et solis de "My Demise", "Inversion" ou "Pinnacle Of Bedlam" ou la structure de "Beginning Of Sorrow" sont autant d'éléments qui apportent à cet album et au groupe une personnalité unique, différenciable de tout autre groupe ou opus. On en arrive au seul moment décevant de tout l'album : le moment où il se termine. En effet, ce bébé est tellement proche de la perfection qu'à peine terminé, on le recommence avec le même appétit. Vous devez vous procurer cette oeuvre au plus vite et l'écouter et la réécouter encore et encore...
Chronique par Germain
Note : 9.9/10
AS THEY BURN - Will, Love, Life
AS THEY BURN - Will, Love, Life
Victory Records
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/astheyburn
01. Medicine 2.0 / 02. Origin / 03. Dream Collapse / 04. The Conscious Man / 05. Isis / 06. Frozen Vision (Part 1) / 07. Frozen Vision (Part 2) / 08. When Everything Falls Apart / 09. Z(h)ero / 10. F.R.E.A.K.S. / 11. Sons Of Shiva
AS THEY BURN est un quintet parisien fondé en 2007 qui sort cette année son deuxième album. A la première écoute, je pensais avoir à faire à un groupe Américain avec des accents LAMB OF GOD et surtout SLIPKNOT pour le chant qui module du registre clair à l'extrême un peu à la manière de Corey Taylor... Grosse surprise donc car le son et la performance est vraiment surprenante et digne des plus grosses pointures du genre ! Du premier au dernier titre, la maîtrise est totale : mixage impeccable, compos parfaitement équilibrées entre violence et accroches mélodiques, chant plus que convaincant ; c'est du tout bon ! Les rythmiques guitare ont une petite touche Djent propre au style post-MESHUGGAH très efficaces et l'ensemble sonne incroyablement pro... Les 11 morceaux passent tout seul et je me surprend à les repasser en boucle plusieurs fois tellement le plaisir d'écoute est total... L'album est à la fois brutal mais aussi très subtil et technique lorsqu'on y regarde de plus près... les arrangements mélodiques et atmosphériques guitare-clavier sont très présents, les passages plus rentre-dedans également ; tout fonctionne sans aucune fausse note dans le choix des constructions, AS THEY BURN délivre ici une musique puissante et réfléchie et qui plus est, superbement produite et mixée... En conclusion, je ressort de cette écoute avec l'envie de m'y replonger sans cesse... Will, Love, Life est un album indispensable et AS THEY BURN un groupe à surveiller de très près...
Chronique par Ziltoik Skeksis
Note : 9/10













