SISTER SIN - Clip
"End Of The Line", le nouveau clip de SISTER SIN est maintenant disponible.
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MARTY FRIEDMAN - Tokyo Jukebox 2 / Bad D.N.A
Verycords
Style : Guitare instrumentale
Origine : Japon
Sortie : 2012
Site Web : www.martyfriedman.com
CD 1 : Tokyo Jukebox 2
01. Yeah! Meccha Holiday / 02. Nada Sousou / 03. Aitakatta / 04. Ame No Bojyo – Funauta / 05. Toire No Kamisama / 06. Canon a La Koto / 07. I Love You / 08. Sunao Ni Naretara / 09. Butterfly / 10. Mata Kimi Ni Koi Shiteru
CD 2 : Bad D.N.A.
01. Specimen / 02. Bad D.N.A / 03. Weapons of Ecstacy / 04. Hatejoke / 05. Glorious Accident / 06. Random Star / 07. Picture / 08. Battle Scars / 09. School Spirit Delinquent / 10. Exorcism Parade / 11. Time To Say Goodbye / 12. Bad D.N.A. (Bonus guitar karaoke version)
Deux ans après le premier Tokyo Jukebox, MARTY FRIEDMAN, ex-soliste de MEGADETH, sort donc le volume 2 avec le même concept de reprise de titres japonais à la sauce Rock Metal. Marty connait bien son sujet puisqu'il réside au Japon depuis 10 ans et collabore avec de nombreux artistes nippons. Le résultat est pourtant globalement assez mitigé. Connaissant et appréciant le musicien pour tout ce qu'il a fait au sein de MEGADETH et antérieurement avec CACOPHONY, je dois bien reconnaitre qu'il ne reste plus grand chose de cette époque extrêmement métallique... On a affaire ici à une musique assez simple aux mélodies enfantines, accompagnée d'une boîte à rythme pour un résultat plutôt kitsch... C'est évidemment remarquablement bien interpreté, les solos sont comme toujours chez FRIEDMAN, irréprochables et mélodiques. Mais il faut être un amateur averti de cet univers assez naïf, proche de ce qu'on trouve dans les thèmes de jeux vidéos asiatiques pour apprécier la démarche. C'est donc avant tout une affaire de goût, si vous appreciez les musiques aux consonances japonaises, vous devriez y trouver votre compte. Le second CD est, quant à lui beaucoup plus rentre-dedans et guitaristiquement touffue puiqu'il s'agit de la réédition de l'album Bad D.N.A sorti en 2010. Fini donc les petites mélodies gentillettes et place aux riffs sombres et énergiques ainsi qu'aux solos épileptiques ! (pas tout le temps certes, mais c'est la tonalité générale). Mention spéciale aux titres "Spécimen" et "Hatejoke" pour leur grain de folie... très addictif ! En définitive, un disque inégal mais qui contient tout de même quelques belles plages et qui devrait ravir les fans de culture nippone... Pour les autres, c'est avec le CD2 que les réjouissances commencent !
Chronique par Ziltoik Skeksis
Note : 7/10
Les Néerlandais de VANDERBUYST sortiront leur nouvel album, Flying Dutchmen, à la fin de l'année sur le label Van Records.
Tracklist Flying Dutchmen (2012) :
01 Frivolous Franny / 02 Waiting In The Wings / 03 Give Me One More Shot / 04 The Butcher’s Knife / 05 Tears Won’t Rinse / 06 Never Be Clever / 07 In Dutch / 08 Johnny Got Lucky / 09 Lecherous / 10 Flying Dutchman / 11 Welcome To The Night
ZZ TOP vient de publier son nouveau clip pour le titre "I Gotsta Get Paid" issu de l'album La Futura sorti le mois dernier.
Retrouvez ci-dessous le nouveau clip de TANK pour le titre éponyme de son dernier album War Nation.
Le premier album de RAVEN LORD sortira en décembre prochain via RockNGrowl. Nouveau venu sur la scène Heavy Metal, RAVEN LORD comprend dans ses rangs Csaba Zvekan (Killing Machine, Sardonyx, Emergency) au chant, Joe Stump (Holy Hell, Reign of Terror) aux guitares lead, George Karafotis (Vermillion Days, Operation X) aux grattes, Jamie Mallender (Tony Martin Band, ex-Black Sabbath) à la basse et Lawrence “Larry” Paterson (Blaze Baley, Stuka Squadron) à la batterie.
Un premier titre, "Black Friar", est disponible via le lien ci-dessous :
http://soundcloud.com/rockngrowl/raven-lord-black-friar
ANAAL NATHRAKH – Vanitas
Candlelight Records
Style : Grind/Black Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/Anaalnathrakhofficial
01. Pulvis Et Umbra Sumus / 02. In Coelo Quies. Tout Finis Ici Bas / 03. Todos Somos Humanos / 04. You Can't Save Me, So Stop Fucking Trying / 05. To Spite The Face / 06. Make Glorious The Embrace Of Saturn / 07. Forging Towards The Sunset / 08. Feeding The Beast / 09. Of Fire, And Fucking Pigs / 10. A Metaphor For The Dead
Avec un septième album en quatorze années d’existence, le duo de Birmingham ANAAL NATHRAKH continue de proposer ses travaux très régulièrement malgré le fait que le groupe se soit octroyé le luxe de donner des représentations live au rendu très intense bien entendu. En effet, après des débuts totalement Raw Black Metal, les Anglais ont trouvé le moyen de radicaliser leur discours tout en apportant un côté mélodique très bien senti pour atteindre son sommet sur In The Constellation Of The Black Widow (2009). Pourtant si cet album pouvait laisser entrevoir un développement plus Indus’ pour renforcer le côté apocalyptique de la musique d’ANAAL NATHRAKH, la nouvelle fournée baptisée Vanitas prend plusieurs voies, la Grind/Black avec "Pulvis Et Umbra Sumus", la mid-tempo dissonante associée à de la mélodie sur le très bon "Feeding The Beast" et son refrain imparable tout comme celui de "Todos Somos Humanos", un titre qui peut évoquer un NEVERMORE s’adonnant au Grind. Pourtant les éléments Indus’ n’ont pas totalement disparus mais ils sont mieux incorporés au style ou mieux camouflés, c’est comme vous voulez, mais le résultat est là, c’est brutal à souhait et pourtant tout aussi accessible, le duo Anglais dégage cet aura, cette ambiance qui ne laisse pas sur le bord de la route ceux qui sont allergiques au Black ou au Metal Extreme en général, il faut dire que la voix de V.I.T.R.I.O.L., certes violente et proche de la folie sur "You Can’t Save Me, So Stop Fucking Trying" qui renoue avec une certaine tradition instaurée par le groupe lui-même, ne choquera pas les amateurs de Modern Metal. Loin de l’auto-plagiat, ANAAL NATHRAKH continue de diversifier son style en s’inspirant de bien d’autres en gardant en ligne de mire que le résultat doit être profondément violent et choquant, mission atteinte avec ce septième album qui montre que ce groupe a décidément une (voire beaucoup plus) longueur d’avance sur les autres, s’affranchissant de toutes les barrières de style. Dans le contenu et dans l’esprit on n’est pas si loin de CARNIVAL IN COAL, en beaucoup moins barré, c’est certain, discours pré-Armageddon oblige ! Vanitas se révèle plus digeste que le reste de la discographie du groupe, notamment grâce aux mélodies.
Chronique par Aymerick Painless
Note : 9/10
MY DYING BRIDE – A Map Of All Our Failures
Peaceville Records
Style : Epic Gothic Doom Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.mydyingbride.net
01. Kneel Till Doomsday / 02. The Poorest Waltz / 03. A Tapestry Scorned / 04. Like A Perpetual Funeral / 05. A Map Of All Our Failures / 06. Hail Odysseus / 07. Within The Presence Of Absence / 08. Abandonned As Christ
MY DYING BRIDE est omniprésent depuis la sortie de For Lies I Sire, un bon album qui voyait le combo Anglais explorer un peu plus sa facette mélodique et gothique. Si cet album a pu diviser, il reste un très bon album comme l’ensemble de la discographie de ces pionniers qui opèrent depuis 20 ans maintenant. A Map Of All Our Failures fait donc suite à tout un tas d’expérimentation, que ce soit Evinta, un projet ambitieux qui est retombé comme un soufflet et qui est le premier véritable faux pas de la part du groupe qui, dans la foulée, nous envoie le EP The Barghest O’Whitby constitué d’un seul titre de 27 minutes assez classique pour du MY DYING BRIDE mais plutôt réussi, l’objectif étant de ne pas lasser sur la durée. Ce nouvel album, le onzième si on évince Evinta, marque le retour de la bande d’Aaron STAINTHORPE a des sonorités plus sombres mais surtout, on note vite une évolution importante, le rapprochement sensible du groupe avec le Traditionnal Doom Metal, la voix d’Aaron se fait moins plaintive, mélodique certes, comme l’introduction du très bon "The Poorest Waltz" qui nous évoque WHILE HEAVEN WEPT en un peu plus lourd et plus sombre. Mais c’est bien tout le début d’album qui est à tomber avec "Kneel Till Doomsday" et son introduction funérale où une cloche se fait entendre, les violons se mettent en branle mais se voient aussi octroyer un rôle plus subtil que le simple pleurnichage auquel ils étaient confinés jadis, et voilà que déboule une véritable partie Black comme on a pu en apprécier sur Songs Of Darkness, Words Of Light (2004) ainsi qu’une fin funérale à souhait, écrasante et étouffante. Hautement varié, cet album nous ramène également vers une ambiance similaire à Turn Loose The Swans (1993) le temps d’un "Tapestry Scorned" qui prolonge également l’exploration noire faite récemment par MY DYING BRIDE. Cette musique développe une ambiance qui vous prend aux tripes dès la première écoute, contrairement à For Lies I Sire ou même A Line Of Deathless Kings qui demandaient un peu plus de temps d’adaptation du fait de leur côté mélodique recherché. Sur A Map Of All Our Failures, on retrouve ces riffs infligés comme des coups de lame sur nos veines, l’introduction de "Like A Perpetual Funeral" nous mène sur des terres bien connues des fans, un petit pied à terre salvateur pour aborder une fin d’album destinée à nous mener à notre perte même si la chanson titre se révèle un peu plus faible, enfin disons un brin trop convenue, dans sa première moitié. Le violon a de nouveau un rôle prépondérant, les guitares ont gagné en lourdeur et si l’ensemble se veut plus sombre, mais aussi plus malsain, c’est aussi grâce à la variation vocale dont Aaron STAINTHORPE joue avec facilité et talent, voix parlée, chant mélodieux, chant Black, la palette du géant est impressionnante rien que sur "A Tapestry Scorned" pour n’en citer qu’un. Proposé en digibook avec un titre bonus et un DVD documentaire, cet album sera d’ores et déjà suivi d’un EP constitué de 4 titres issus des sessions d’A Map Of All Our Failures et qui devrait s’appeler The Manuscript. Si vous aviez laissé de côté ce groupe suite aux développements gothiques, voilà un album qui devrait vous permettre de vous remettre le pied à l’étrier. On ne va pas crier au génie, mais après 20 années de Doom sans accroc, garder un tel niveau d’exigence avec des changements de line-up incessants, sur cet album c’est par exemple Shaun Taylor STEELS qui a déjà opéré au sein du groupe entre 1999 et 2006, qui officie à la batterie, c’est tout simplement bluffant ! Décidément un très grand groupe, sur album comme sur scène.
Chronique par Aymerick Painless
Note : 8.5/10
EARTHSHIP – Iron Chest
Pelagic Records
Style : Sludge Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2012
Site Web : www.wearetheearthship.com
01. Old Widow’s Gloom / 02. Athena / 03. Iron Chest / 04. Bowdless Void / 05. Eyes In The Night / 06. Brimstone / 07. Catharsis / 08. Silver Decay / 09. Shattered / 10. Teal Trail
Exit Eden, le premier album d’EARTHSHIP montrait un groupe vouant un culte au Sludge mais pas seulement puisqu’une facette Post-Hardcore se faisait également sentir. Mais depuis, le quatuor est devenu trio, c’était déjà le cas sur les dernières dates du groupe dont celle dont nous vous avons parlé en compagnie des excellents COILGUNS. Et EARTHSHIP s’est concentré sur son aspect le plus lourd qui donne aussi un côté plus direct à sa musique. Le résultat est un Iron Chest turbulent à souhait, avec une dynamique in your face, et si on voit le lien avec CROWBAR très facilement, il ne faut pas se méprendre, des titres comme "Tear Trail" ne vous donnent qu’une envie, celle de vous en reprendre une petite et quand on sait que c’est "Old Widow’s Gloom" qui ouvre le bal, une pièce de lourdeur très Rock’n’roll sur laquelle une voix claire très originale vient illuminer un refrain qui donne bien le change à une rythmique Post-Metal avec un batteur qui tape très fort, on succombe très vite. Pourtant, les Allemands savent se faire plus malsain et notamment avec le rampant "Athena" où l’esprit de CLUTCH s’associe à la lourdeur de CROWBAR et à l’approche moderne d’un BARONESS, un esprit que l’on retrouve également sur la chanson titre d’ailleurs. Jan OBERG, ex-THE OCEAN, se libère donc de plus en plus de cette école expérimentale pour se fendre d’une musique directe mais pas prémâchée, un travail de composition qui montre un groupe dont l’avenir pourrait s’avérer bien plus lumineux que son discours. Iron Chest est un deuxième album d’une puissance que l’on pouvait à peine soupçonner à l’écoute du premier, une bande originale parfaite pour des concerts surpuissants, à ne pas manquer !
Chronique par Aymerick Painless
Note : 8.5/10