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KAUSE4KONFLIKT

Publié le par Nono666

 

KAUSE4KONFLIKT_Logo K4K
Entretien avec ARX (basse) et JDZ (guitare) réalisé le 7 Avril 2012 lors du Delirium Fest X

KAUSE 4 KONFLIKT est un régiment né de la rencontre entre des membres de feu-PSORIASIS, OTARGOS, NO RETURN et SUPERTANKER. L’appellation « Ofensive WarCore » ayant titillé notre curiosité de bleusaille, nous avions décidé, avant même de voir le show du groupe au Delirium Fest, de lui poser quelques questions. Ayant entretemps eu tout loisir d’apprécier l’impact scénique de ce contingent, l’entretien s’est rapidement transformé en échange d’informations top-secrètes sur le plan d’attaque de ces forces spéciales…

Commençons par le commencement : pouvez-vous présenter le groupe ?
ARX (basse) : C’est très simple, K4K est né il y a un an et demi suite au split de PSORIASIS. Je travaillais donc déjà avec RDK (chant, guitare) et JDZ (guitare). Nous avons voulu remonter un projet différent tout en conservant la dynamique de PSORIASIS et en intégrant des touches hardcore plus « dansant ». Nous voulions à tout prix garder la mise en scène. Le projet a mis du temps à voir le jour car on ne savait pas comment procéder pour la batterie. Finalement, par connaissance, on a travaillé avec Boban, le batteur de NO RETURN. Je pense que ça a pris six ou sept bons mois à se mettre en place…
JDZ (guitare) : Le temps de poser les idées, bosser les compositions, pouvoir présenter quelque-chose.
ARX : Ca fait donc un peu plus d’un an que ça tourne. Nous sommes maintenant en pleine période de composition. Tous les membres du groupe aiment jouer et, si l’album n’est pas encore sorti, c’est parce que nous sommes « parasités » par les concerts. On espère enregistrer d’ici la fin de l’année / début d’année prochaine. Le projet est tout nouveau, on a joué sur le fait qu’il y avait des membres de NO RETURN, de PSORIASIS, d’OTARGOS, de SUPERTANKER et ça s’est fait tout doucement. Maintenant les choses s’accélèrent, le studio commence à apparaître et il nous reste encore deux titres à mettre en place.
JDZ : Oui, on est encore en phase de composition, il reste deux titres à torcher.

Pour l’instant, vous avez choisi de ne présenter qu’un titre sur Internet. Est-ce pour ne pas trop dévoiler ?
JDZ : Non, pas vraiment. Lorsque tu fais partie d’un groupe, il faut bien présenter ta musique. Est-ce un choix ? Oui et non. Nous voulons enregistrer directement l’album. Donc, nous avons fait une petite production home-studio histoire de présenter quelque-chose au public. On voulait jouer et on fera l’album plus tard…
ARX : Tu as dû remarquer qu’on essaie d’être hyper-impactant. C’est pour ça qu’il y a toute la mise en scène, beaucoup de merchandising et on aimerait bien que, quand le produit sortira, ce soit un grand coup dans la gueule avec tout le package. On a donc pris le parti de ne mettre qu’un morceau et tu n’es pas le premier à nous en demander d’autres. Justement, on incite les gens à venir nous voir. Je pense que K4K est un groupe à voir en concert.
JDZ : Oui, ça prend toute son ampleur en live.
ARX : Pour le moment c’est donc volontaire de ne mettre qu’un titre. C’est une production « maison », ce qui ne mettrait pas vraiment la musique en valeur.
JDZ : Ce qu’on voulait surtout, c’était faire du live tout de suite. Pour présenter K4K, il fallait un peu de son et on l’a fait dans cette optique-là : un titre qui montre qui nous sommes et ce qu’on fait, travailler le visu, montrer le concept. C’est l’objectif.
ARX : On présente K4K comme de l’ « Offensive WarCore » et on a fait un peu exprès d’inventer ce terme dans lequel on retrouve nos bases : hardcore, thrash, death, mise en scène…
JDZ : Il fallait définir un style qui colle avec l’esprit KAUSE 4 KONFLIKT.
ARX : Il y a un gros travail en amont à ce niveau-là.

Vous parliez donc d’un enregistrement pour la fin d’année…
ARX : On aimerait bien. Tout dépendra du travail des uns et des autres. Nous avons des idées de studios mais nous ne nous sommes pas encore arrêtés, et des idées de labels. Nous avons des connections via nos autres groupes. Après nous sommes conscients que c’est un style assez particulier et on ne sait pas si les labels seront intéressés. Quoiqu’il arrive, l’album sera enregistré en fin d’année ou en début d’année prochaine.
JDZ : On espère pour 2013 quoiqu’il arrive…

Avez-vous effectué un nombre important de concerts jusqu’ici ?
ARX : Oui, quand même…
JDZ : De tête, je dirais pas loin d’une vingtaine sur une période d’un an.
ARX : Sans « nom », donc tu vois…
JDZ : Sans nom et avec un seul titre !

Et vous trouvez facilement des dates ?
JDZ : Oui et non. L’avantage est qu’on est tous issus de groupes qui ont déjà tourné, ça aide.
ARX : Nous avons un réseau de promoteurs qui nous connaissent et on joue là-dessus. Nous avons partagé quelques dates avec OTARGOS, ce qui nous permet de « vendre » un peu plus facilement le plateau. Maintenant, nous sommes conscients que nous avons beau avoir une démarche assez pro, nous n’avons pas de CD à l’appui. Mais voilà, pour le moment, nous n’avions pas assez de titres…
JDZ : Comme quoi ce n’est pas incompatible. Tu peux faire de la musique sans avoir de CD si tu es motivé. Nous avons travaillé tous les à-côtés, fait des photos etc., quelque-chose de pro dès le départ. Et on voit que ça fonctionne.
ARX : C’est pour ça que les promoteurs ont été attirés. Tu peux faire un album avec ta promotion et puis les promoteurs te contactent. Nous avons au contraire pris le parti de commencer à faire des concerts, quitte à parasiter la composition, et de se faire connaître du public. Quand l’album sortira, les gens seront intéressés car ils nous auront déjà vus. Après, nous sommes conscients de la crise du disque mais bon…
JDZ : L’autre avantage des concerts, c’est qu’il y a une mise en scène importante, nous avons beaucoup misé là-dessus. Et les gens en parlent, on le voit dans les live reports.

Justement, quelle est la réaction aux concerts ?
JDZ : Elle est généralement positive.
ARX : Nous sommes une petite équipe. Nous n’avons pas encore d’ingé-son, de lighteux. Parfois il y a de la confusion dans le son, mais la mise en scène sauve tout et les gens sont à fond, parfois même avant même que l’on commence à jouer. On a beaucoup travaillé l’ambiance pour qu’il se passe quelque-chose d’entrée, qu’on marque les esprits.

A ce petit jeu, votre chanteur est très fort…
JDZ : Oui il est très fort. Après, ça découle des années d’expérience, PSORIASIS…
ARX : Il y avait aussi une mise en scène.
JDZ : Tout ce travail et ces années d’expériences font qu’avec K4K, on sait ce qu’on a à faire. Grâce à l’expérience, c’est beaucoup plus pro.
ARX : Tu parlais de notre frontman, dont nous sommes très contents, mais nous avons travaillé toute cette façon d’haranguer le public. En plus, nous avons un concept qui n’est pas pro-armée, ni hyper-evil. C’est du genre : « le contingent est là !». C’est notre armée et les gens rentrent obligatoirement dedans.

Vous jouez sur le côté fédérateur…
Ensemble : Exactement.
JDZ : Ce n’est pas du tout pro-guerre. C’est plutôt la peur aux tripes, ce qu’il se passe sur le terrain.
ARX : Il faut savoir que lorsque nous avons monté K4K, nous n’avions pas de concept. Je commençais alors à lire des bouquins. Tout le côté martial, militaire, « Kill, kill, kill ! Die, die, die ! », on ne voulait pas faire ce genre de trucs. Des films comme Jarhead montrent des soldats plus jeunes que nous, qui partent au Golfe où il ne passe rien… On a lu beaucoup de trucs et j’ai proposé aux autres de parler de la dévotion du soldat. Pas forcément le mec en train de mourir ou qui a envie de tuer, mais plutôt le type qui est là sans savoir pourquoi. Nous essayons de défendre ça comme nous le pouvons car c’est quand-même un peu compliqué : il y a tout de même une notion martiale sur scène. Les gens ne comprennent pas encore le message exact de K4K. D’ailleurs nous ne sommes pas là pour diffuser un message mais pour raconter une histoire. Les gens ne connaissent pas trop ce qu’il se passe sur le front. Moi non-plus, et j’ai dû faire beaucoup de recherches pour m’apercevoir que la guerre, ce n’est plus du tout ce qu’on imagine. Ce sont des jeunes comme nous, qui s’emmerdent, qui n’attendent qu’une chose : tirer avec leur fusil, mais ils ne tirent jamais. Je t’invite à voir Jarhead (j’ai d’abord lu le bouquin, puis vu le film), qui a été une grosse inspiration pour K4K. J’insiste sur le fait que, même s’il y a une notion martiale dans la mise en scène, nous ne faisons pas un truc pro-militaire. Nous ne sommes pas là pour tuer, mais pour parler de la confrérie militaire, du brotherhood. Tu es dans l’armée, tu pars bosser dans le Golfe. Quand tu pars, ta copine te trompe, tu te retrouves tout seul. Tu n’as rien à faire donc tu te branles vingt fois par jour et la guerre n’arrive jamais…

 

KAUSE4KONFLIKT_Band



Quelque-part il s’agit de retirer le côté glam que les gens ont en tête par rapport  à la guerre…
ARX : Complètement. Et c’est difficile. Maintenant, lors d’une guerre, il ne se passe rien. C’est une guerre chimique, technologique, et les soldats qui sont là-bas s’emmerdent. Nous pensons à ces jeunes qui, surtout chez les américains, sont fiers de rejoindre les marines. Ils arrivent et on leur dit : « Aujourd’hui, il ne se passe rien. ». Cent jours après, il ne s’est toujours rien passé et le cent-unième jour on leur dit que la guerre est finie.
JDZ : Comme dans Jarhead justement…
ARX : Ce bouquin m’a complètement ouvert les yeux sur le nouveau sens de l’armée. C’est notre chanteur qui parle, mais grâce aux interviews, on peut expliquer que K4K défend le côté fraternel de l’armée – bon, pas sous les douches hein (rires généraux) ! Mais le côté fraternel et la dure vie du soldat, pas forcément à se faire tirer dessus, mais à ne rien faire.

Est-ce qu’on peut faire un parallèle avec la vie du musicien ? Beaucoup de temps à voyager et à attendre…
JDZ : Attendre beaucoup ouais !
ARX : Pas mal ! C’est un peu ça oui…
JDZ : Mais il y a quand-même un aboutissement car on a plaisir à jouer.
ARX : Après, il faut savoir que le musicien joue généralement pour lui et pour son auditoire, alors que le soldat est obligé : il s’engage et il travaille pour son pays. Parfois, c’est peine perdue.

ARX, comme tu le disais, vous partagez parfois l’affiche avec OTARGOS. N’est-ce pas trop éprouvant physiquement ?
ARX : Si, c’est un peu difficile parce que les deux groupes demandent une mise en scène particulière et nous sommes un peu speed. C’est pour cela que lorsque je fais un double-plateau, je demande à ce qu’on autre groupe joue entre les deux. Après, je suis content de jouer avec mes potes d’OTARGOS et mes potes de K4K et ça s’est toujours bien passé.

Quel est votre avis sur l’affiche d’aujourd’hui ?
ARX : Je suis arrivé en mode fantôme, de Nantes, et je n’ai pas vu les premiers groupes. Le batteur de SUBLIME CADAVERIC DECOMPOSITION est un copain et on soutient le groupe. SEPTIC FLESH est resté un peu isolé. Ils travaillent avec leur propre crew.
JDZ : On n’a pas eu vraiment l’occasion de les rencontrer. Ils ne savent pas qui nous sommes et il y a peut-être aussi la barrière de la langue.
ARX : Mais nos amis communs de SVART CROWN ont fait une tournée avec eux et m’ont dit que ça s’était très bien passé. En plus ils sont dans la même écurie qu’OTARGOS… Mais j’étais content de revoir mes potes et je n’ai pas vraiment cherché non-plus à aller vers SEPTIC FLESH.
JDZ : Je suis sûr qu’ils sont sympas, c’est juste qu’on n’a pas eu l’occasion…

K4K a-t-il d’autres concerts en prévision ?
ARX : Il y a une option sur le Motocultor. Je suis en pourparlers avec l’un des régisseurs.
JDZ : Il y a quelques dates qui se dessinent, dont une à Rouen, mais on va peut-être faire un break car on doit terminer la composition et on est pressés d’aller en studio.
ARX : Je ne sais pas encore si cela se fera, mais, en parallèle, on travaille avec DEMENTED (brutal death – Bordeaux) sur une petite tournée européenne d’une dizaine de dates, dont trois concerts en France.
JDZ : Voilà pour les projets du moment.
ARX : Grâce à notre expérience, nous savons comment fonctionnent les aides, les subventions… Nous essayons de monter un projet complet et de gagner la confiance des prestataires et chopper des subventions pour pouvoir, à la sortie du disque, créer un buzz avec de la promo et une tournée déjà mises en place. Ça demande beaucoup de temps, d’énergie, d’argent… Lorsqu’un album sort, il y a toute une campagne de promotion derrière, car la toile est tellement polluée de groupes que le seul moyen de te démarquer est d’être partout, sur tous les supports, d’avoir beaucoup de contacts et nous sommes en train de travailler tout ça en amont. Par exemple, il faut que les gens qui ont entendu parler de KAUSE 4 KONFLIKT ou qui ont vu nos stickers A4 collés dans le métro s’interrogent. On espère que cet « effet boule de neige » va fonctionner, mais en tout cas on y travaille.

L’année dernière, nous avions pu parler longuement d’OTARGOS. ARX, as-tu quelques infos à nous donner ?
ARX : L’enregistrement est lui-aussi prévu en fin d’année aux Concrete Studios, là où nous avions enregistré Ten-eyed Nemesis et Kinetic Zero. Ce sera une plus grosse production que sur le précédent. A la base, nous devions enregistrer en février mais nous avons décidé de prendre plus de temps pour créer la demande, avoir du recul et ne pas faire n’importe-quoi. Ce sera beaucoup moins ambient et plus catchy que No God, No Satan. On en a terminé avec la religion. Ce sera un peu un mélange entre Fuck God Disease Process et Kinetic Zero, ou un Kinetic Zero très noir. Nous sommes très confiants. En plus, nous avions Void (guitare)… Aujourd’hui c’est le dernier concert d’OTARGOS et ensuite on se met en stand-by. Cet été, on a booké quelques semaines ensemble à la campagne pour pouvoir travailler. Beaucoup de monde nous attend au tournant, nous ne voulons donc pas précipiter les choses.

Pas de membres WATAIN en guests (rires) ?
ARX : Non je ne pense pas (sourire crispé alors que DAGOTH, à proximité, se marre) ! Mais on aimerait bien que Julien Truchan (BENIGHTED) fasse une apparition, et aussi Xavier de JENX que j’aimerais bien contacter. Après il faut voir, ce ne sont que des idées. Ce sont des personnalités et des timbres qui me plaisent beaucoup mais il faudrait que cela corresponde à l’album. DAGOTH qui est le compositeur principal, va généralement donner des directives en fonction de ce qu’il a écrit, alors qu’à l’inverse, si j’ai une idée nouvelle, je vais vouloir l’intégrer dans la composition. C’est pour ça qu’on se met souvent sur la gueule, gentiment (rires) !

Merci. Je vous laisse conclure…
ARX : Eh bien je dirais simplement « chacun d’entre vous, dans le trou ! ». On se retrouve sur les prochaines dates. On invite les gens à venir découvrir KAUSE 4 KONFLIKT pour passer un bon moment et en prendre plein la gueule !
JDZ : Semper Fi !
ARX : Semper Fidelis !

 

Propos recueillis par Morbid S.

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GANG

Publié le par Nono666

GANG_logo
Entretien avec Bill (chant) et Steve (guitare) réalisé le 8 Avril 2012 lors du Delirium Fest X

En ce début de deuxième journée du Delirium Fest X, nous retrouvons deux membres du groupe de heavy metal marnais GANG. L’occasion de faire le point sur les nombreuses activités de ces musiciens sympathiques et expérimentés qui, c’est une évidence, prennent toujours autant de plaisir sur scène. Si vous êtes un jeune musicien, lisez attentivement les propos qui suivent. Vos fantasmes voleront peut-être en éclat, mais vous trouverez une foule de conseils qui peuvent s’avérer fort utiles…


Vous venez de sortir le EP HM666%, enfin je ne sais pas si vous préférez le prononcer en anglais…
Steve : On ne sait pas. C’est plus un sigle qui parle, plein d’images… Mais on n’a jamais essayé de le prononcer en fait…
Bill : En fait je crois qu’on est partis de l’album précédent avec quelques clichés sur la pochette, et puis on est allé à fond dans ces clichés : HM, heavy metal, 666…
Steve : Et puis c’est le sixième disque, le chiffre 6 était obligatoire car le précédent s’appelait V. Le heavy metal revient en grande force dans GANG. C’est notre coming-out, qu’on avait débuté sur V. On est restés dans le même trip et on a poussé le suppositoire un peu plus loin (rires) !
Bill : On vient d’une génération qui a écouté du hard rock dans les années 80, voire avant. Puis les clichés du heavy metal sont devenus un peu « tabous ». Nous nous sommes dits : « Faisons ce qu’on aime, comme on l’aime ! » et tant pis pour ceux qui n’aiment pas les clichés. C’est pas grave, de toute façon, ils ne nous écoutent pas non-plus (rires) !

Quel est l’accueil réservé à cet EP jusqu’ici ?
Steve : On est agréablement surpris.
Bill : Très surpris parce qu’il y a quand même un petit changement musical. Déjà c’est un EP, il y a des reprises de morceaux classiques, c’est un peu moins thrash qu’avant… C’est l’évolution des deux derniers albums, mais, à priori, ça plaît.
Steve : On est surpris de la vitesse à laquelle ça prend. Peut-être qu’on avait bien préparé le terrain avec V qui avait été pas mal médiatisé. On avait été chroniqués par tous les webzines et magazines majeurs en France. L’étranger avait pris un petit peu le relais, dans des proportions relatives bien-sûr. On n’est pas IRON MAIDEN, c’est clair ! Il y a eu de bons échos et une sorte de logique s’installe, un nouveau EP sort et il y a de la demande. Le premier tirage va être épuisé, et même si on parle en centaines plutôt qu’en milliers, c’est déjà un retirage.
Bill : Je crois que les gens ont beaucoup de choses à écouter, qu’ils reçoivent beaucoup de CDs. Et on arrive avec un album qui est fait de manière vraiment old-school, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de surproduction, pas de tricherie, c’est quasiment live. Ça ne ressemble pas au son du voisin, c’est le son de GANG et pas celui que tout le monde essaie de reproduire en ce moment avec les power-chords, les samples… C’est brut, basique et spontané, un peu dans l’esprit des années 80, lorsque jouer, c’était se faire plaisir…
Steve : Et où chaque groupe avait son son et apportait sa musique. Le truc aujourd’hui, c’est qu’on est tombé dans une ère où la technologie prime. Je ne parle pas de qualité musicale mais d’identité musicale. Aujourd’hui, quel que soit le style, les groupes vont être produits plus ou moins de la même façon parce que c’est le son du moment. Finalement, on se rend compte qu’il y a énormément de groupes qui existent, mais qu’ils n’ont pas d’âme ou pas d’identité. C’est leur son qui va « avoiner » et faire accrocher le public. C’est un peu dommage…
Bill : Pour conclure, là où nous avons atteint notre objectif, c’est que tous les gens qui ont écouté l’EP nous disent : « Ça fait du bien, on a envie de ressortir nos vieux disques !». Quelque part, c’est ce qu’on voulait.

C’est dans cette optique que vous avez choisi les morceaux à reprendre ? Car il s’agît vraiment de grands standards comme le titre de SAXON, celui de SCORPIONS…
Steve : Etrangement, le morceau de SAXON est un gros standard mais ce n’est pas celui qui est le plus repris. Peut-être parce qu’il y a des parties très mélodiques… Je vais lancer des fleurs à mon chanteur mais Byford a vraiment une voix particulière…
Bill : Klaus Meine aussi !
Steve : Klaus Meine aussi, j’allais le dire ! On parlait d’identité, mais c’est super important. On a envie de jouer une musique qui correspond à ce qu’on a en nous, à l’âme de GANG. On ne veut pas se retrouver à jouer – même en ayant du succès parce qu’on suit bien le mouvement – quelque-chose qui ne nous correspond pas.
Bill : Ces chansons sont des standards que tout le monde connaît. A un moment, on a tous écouté SAXON, on a tous écouté SCORPIONS, on a tous écouté JUDAS etc.…
Steve : Oui, même les gens qui ont abandonné.
Bill : C’est relativement fédérateur et c’est dans notre esprit du moment, on a envie de se faire plaisir.

Toujours à propos du choix des morceaux (les deux compères se marrent alors que j’exhibe fièrement mon t-shirt MERCYFUL FATE), Pourquoi « Return of the Vampire » et pourquoi ne figure-t-il pas sur le tracklisting officiel ?
Steve : Au départ on a été contactés pour une compilation hommage à KING DIAMOND et MERCYFUL FATE. Le titre est prêt depuis un an ou deux. Bon, le projet n’est pas mort mais comme le morceau était prêt, on s’est dit qu’on allait le mettre en ghost-track. En plus ça nous fait un petit clin d’œil entre vampire, ghost… Le côté titre-fantôme pour une reprise de MERCYFUL FATE, je trouve que c’est un concept sympa. On attend que les labels concernés – car il y avait en fait deux compil’ différentes – nous re-sollicitent. Si, au final, ils ne veulent plus du titre parce qu’il figure déjà sur le mini, on en fera un autre, ce n’est pas un problème ! Ça fait vingt-deux ans qu’on est là, on prend du temps pour faire les choses, mais on ne le perd pas non-plus.

GANG_Chaulnes



Le précédent disque était sorti chez Emanes Metal, et pas l’EP…
Bill : Ils étaient intéressés mais ne pouvaient pas le sortir avant l’année prochaine. Soit on attendait patiemment avec notre EP enregistré…
Steve : Sachant que l’on a un album qui arrive derrière…
Bill : Et qu’on avait planifié les concerts…
Steve : On a aussi besoin d’offrir du neuf en termes de supports. C’est une autoproduction, un format EP qui peut aussi être pris comme un mini-album pas forcément officiel mais qui comble en tout cas un manque de support disque à l’heure actuelle.
Bill : Ce n’est pas important, le label…
Steve : On est très reconnaissants envers Emanes pour le boulot qu’on a fait ensemble. Emanes, c’est comme Underground Investigation (l’association drivée par Steve, notamment organisatrice de la convention annuelle Rock’n’Metal de FISMES). Il n’y a pas une chape de béton qui lie le groupe au label. Ce sont des gens qui mettent des moyens en commun pour faire des choses quand c’est faisable. Sinon cela se fait autrement…
Bill : On peut le faire nous-mêmes aussi, ce qu’on a fait auparavant.
Steve : Oui. Il n’y a pas que GANG chez Emanes, et le timing ne correspondait tout simplement pas.

Il n’est donc pas exclu que vous rebossiez avec eux ?
Bill : Il est question que l’album ressorte en vinyle chez Emanes, après c’est une question de timing…
Nous, on ne voulait pas garder le produit sous le coude. On en reparlera dans un an, on a les concerts. De toute façon, on aura certainement un autre EP l’année prochaine, voire un album, ou un album ET un EP. Peu importe, nous on avance.

Une question un peu délicate : est-il difficile de sortir ce genre de disques ? Je pense en particulier aux problèmes de droits…
Bill : Non. On n’a pas déformé les morceaux qui restent proches des originaux. Donc on n’est pas obligés de demander les droits pour les sortir en tant que tels.
Steve : Après, c’est de l’argent à sortir, des droits à payer, point-barre. Mais on l’avait déjà fait sur Dead or Alive quand on a fait les reprises de TWISTED SISTER et VULCAIN. On paie les droits qu’on a à payer et je pense que les groupes ne sont pas lésés sur le truc. Il ne faut pas croire que l’on fait de l’argent sur le dos de ces groupes en jouant leurs morceaux. Ce sont de bons morceaux qui ont largement fait l’argent qu’ils devaient faire et qui continuent à en rapporter, du moins les originaux…
Bill : Et on ne va pas les concurrencer là-dessus.
Steve : C’est clair ! Nous, c’est pour le plaisir et on a payé nos droits d’auteur.

Vous tournez de façon assez sporadique…
Steve : Pas tant que ça. En fait on a eu une grande période sans concert puisqu’on n’a pas joué live de 2000 à 2010.
Bill : Ce n’était pas l’objectif d’ailleurs.
Steve : Ce n’était pas l’objectif car on avait un line-up qui n’était pas stabilisé, une mouture du groupe un peu particulière. Rajouter la dimension live à la façon dont était mené le groupe à l’époque, ce n’était pas jouable.
Bill : Il n’y avait l’envie non-plus (Steve acquiesce). Physiquement, je ne m’en sentais plus capable. Je n’avais plus le temps non-plus de préparer le truc. Après, ça a été une opportunité, on a remis le pied à l’étrier il y a deux ans. Mais sporadique, pas tant que ça…
Steve : On joue deux fois par mois depuis deux ans, ce qui n’est pas très sporadique finalement.
Bill : Ce n’est pas une tournée dans le sens où on ne joue pas quinze jours de suite mais sur l’année…
Steve : Si on regarde bien, quand un groupe annonce une tournée, il prend quinze jours de vacances pour faire dix dates. Nous, on joue tous les quinze jours de janvier à décembre, et ça occupe bien aussi. On ne pourrait pas partir en tournée quinze jours d’affilée car on n’est pas professionnels et on a d’autres choses à faire. On est des amateurs, c’est clair. Mais au final, on se retrouve à tourner d’une manière plus régulière, plus constante, et ça correspond bien plus à notre rythme de vie. On a le fanzine, on bosse avec plein de groupes, on voit les groupes qui explosent puis implosent en se tapant sur la gueule etc.. Nous, on a une vraie ambiance familiale dans ce groupe. C’est un truc phénoménal. On se dit souvent que la musique est presque devenue un prétexte pour se rencontrer, passer du bon temps ensemble. On se connaît depuis bien avant le groupe. On faisait tous des fanzines, on était impliqués dans le milieu et aujourd’hui on se connaît en tant que musiciens, en tant que famille, et on partage des moments de convivialité. On a aussi besoin d’avoir cette soupape : on n’est pas intensément sur la route, les uns sur les autres, en tout bien tout honneur (rires) ! Tout comme il y a un besoin de passer du temps en famille et du temps hors famille, c’est un équilibre humain, on a une dimension humaine.
Bill : Par rapport à d’autres groupes, on joue sur tous les plans : on a joué dans des bars, dans des petites salles vraiment underground avec vingt à cinquante personnes, ce qui n’est pas un problème. D’ailleurs on s’éclate tout autant. Et on a joué avec RAGE, BLAZE BAYLEY, PAUL DI’ANNO, des dates un peu plus grosses. On a fait des dates où il n’y avait personne aussi. On s’en branle, L’important est qu’on se voit, on s’amuse et on fait une date. Puis une date en entraine une autre. Il n’y a pas de petit plan, pas de mauvais plan.

Ne serait-ce pas, quelque part, la recette pour garder un groupe en bonne forme au bout de vingt ans ? Ne pas chercher le professionnalisme à tout prix…
Steve : A un moment donné on a arrêté de courir après une espèce de Graal qui est devenu de plus en plus inaccessible au fil du temps. A une époque, dans les années 70, où il y avait peu de groupes, peu de labels et plus de moyens peut-être, des plans « stars » pouvaient atteindre des niveaux terribles. Aujourd’hui, ça fourmille de groupes, y’a des tas de structures… Il faut arrêter de croire qu’on va devenir des stars et qu’on va faire mieux que les autres. Tous les anciens sont toujours là et les jeunes, malheureusement, ont du mal à se maintenir alors qu’ils ont peut-être plus de moyens techniques.
Bill : Il y a une recette pour réussir : il faut un peu de talent (et je ne suis pas sûr que nous en ayons véritablement, mais on se fait plaisir), énormément de travail et de l’investissement financier. Les trois quarts des groupes ne réunissent pas les trois. Ils ont parfois un petit peu de talent. Parfois ils mettent un peu de temps, mais jamais sur la durée. Et de l’argent, ils ne veulent quasiment pas en mettre.

Peut-être un gros facteur chance aussi ?
Ensemble : Non, il n’y a pas de facteur chance.
Bill : Il n’y a que le travail qui paye…
Steve : On parlait d’argent mais cela englobe aussi le travail. C’est-à-dire que les groupes s’imaginent que, dès l’instant où ils ont sorti un disque, ça doit marcher. Mais aujourd’hui, tout le monde sait que sortir un disque est très facile. Les moyens techniques sont là et le marché est inondé d’albums. Pourquoi l’album qui a été fait à la maison devrait-il d’un seul coup détrôner le disque qui a été fait en studio selon les vieilles techniques et qui, lui, est dans un cursus professionnel avec de grosses structures qui investissent de l’argent derrière ? On va entrer dans un autre débat, mais si on est dans cette fameuse crise du disque, c’est bien parce que les maisons de risque n’arrivent plus à récupérer, sur de gros groupes, l’argent qu’elles ont investi car les ventes ne suivent pas.
Bill : C’est le même cas pour nous à notre niveau. On dépense de l’argent pour sortir un album de GANG et faire ce que l’on fait, mais on ne couvre pas les frais. On s’en fout, on est assez grands, on s’assume. On met de notre poche financièrement et on avance. On le fait tant qu’on peut. Après, il y a des groupes qui attendent que tout tombe du ciel, ou que ça s’autofinance. Mais ça ne marche pas comme ça. La musique, ce n’est que des sacrifices : sacrifice de temps, sur le plan humain, financier…
Steve : Il faut accepter aussi de vieillir, de prendre de la maturité dans la réflexion, ce que certains jeunes groupes ne font pas, et qu’on n’aurait d’ailleurs pas forcément fait à nos débuts. On voit des mecs qui ont nettement plus de talent que nous…
Bill : Et qui n’ont pas forcément fait grand-chose de plus…
Steve : Parce qu’ils ne savent pas trop ce qu’ils recherchent. Ils veulent des plans abracadabrants, mais ont-ils vraiment l’envie ? Savent-ils vraiment ce que c’est que d’être dans ce milieu ? Vont-ils l’assumer ? Puis des tensions se créent. Les tournées de quinze jours dont on parlait tout à l’heure, c’est là que l’on apprend à connaître humainement les personnes avec lesquelles on joue. Dans les groupes underground associatifs comme le nôtre, il n’y a pas de contrat entre les gens. Il n’y a que l’affinité qui compte, et il faut pour cela prendre le temps de découvrir les gens, vivre avec leurs qualités et leurs défauts et les accepter. Aujourd’hui, dans GANG, ce qui fait toute la différence, c’est que tout cela est largement acquis. C’est pour cela que nous disions que la musique est presque un prétexte pour se voir. Tout est resté très humain et très collectif. Ça ne nous empêche pas de nous donner à fond. Mais on voit plein de groupes qui ont beaucoup de talent mais qui se découragent ou ne prennent pas le temps. C’est comme le vin, il faut le laisser vieillir gentiment. Si c’est un bon crû, ça va tenir (rires) !
Bill : Il y a un principe en musique, c’est qu’on fait les choses d’abord pour nous. Pour ce qui nous écoutent aussi évidemment, mais d’abord parce qu’on a envie de les faire et pas en attendant que les autres s’occupent de nous. C’est-à-dire qu’on avance, on se fait plaisir, il y a des gens qui adhèrent, d’autres pas mais on s’en fout. Il y a un peu de gens qui nous suivent, c’est très bien. S’il y en a un peu plus, c’est mieux. Mais si, au prochain album, il y en a un peu moins, tant pis. Cela ne changera pas pour autant notre vision des choses, mais voilà, on fait !

GANG_Madhouse_Chaulnes 2011



D’autres dates sont-elles prévues à ce jour ?
Steve : On a une date sur Braine, par chez nous. Une petite association qui organise un premier concert rock où  on va retrouver nos amis de THORGEN etc. à la fin du mois, le 28 avril. Ensuite, on a deux dates en mai. On joue le 12 mai au deuxième Fismes France Hard Rock Rendez-Vous avec ADX, EVIL ONE, ROZZ et THORGEN puisque c’est une co-organisation avec ces derniers. On essaie d’allier les forces vives pour l’organisation. Aujourd’hui, comme je le dis souvent, jouer dans un groupe, c’est plus que brancher les guitares. On essaie d’être un peu partout, pas seulement en train de jouer la musique, mais aussi à l’organisation, la promotion, la distribution. Il faut avoir une vision globale pour avancer et savoir où on en est soi-même. C’est la politique du groupe et on œuvre depuis longtemps…
Bill : Il suffit de regarder qui est derrière le stand de merchandising de BLAZE BAYLEY aujourd’hui : c’est Blaze Bayley lui-même ! Ce mec-là s’occupe de tout…
Steve : Ca fait plusieurs fois qu’on le voit et on a toujours vu arriver Blaze Bayley, conduisant lui-même le camion. Il a des musiciens qu’il paie certainement, et c’est lui qui les conduit. Il y a des leçons à tirer de gens comme ça. C’est le même gars qui menait MAIDEN à Bercy il y a quelques années. Et aujourd’hui, il est à Châlons à tenir son stand et ça, il faut le comprendre. Certains groupes auraient des leçons à tirer de ce genre de comportement. Pour en revenir aux concerts, on jouera aussi avec VULCAIN à Landrethun-le-Nord le 19 mai. Après, on aura une petite période de pause car on n’a pas décroché de gros festival cette année, on ne joue pas à l’étranger (rires) !
Bill : On ne fait pas le Wacken (rires) !
Steve : L’an dernier, on avait pu faire une date au Danemark, c’était sympa. Et on redémarrera en septembre avec quelques dates qui devraient tomber, sur Nancy notamment. On croise les doigts pour le Raismes Fest, mais quoi qu’il arrive, on y sera. Après c’est en octobre avec TOKYO BLADE, TYGERS OF PAN TANG, ATTENTAT ROCK où on sera juge et partie avec un énorme plaisir et beaucoup d’énergie.
Bill : Après il faudra qu’on bosse sur l’album.
Steve : Oui, et on refait aussi une date le 13 octobre du côté de Dunkerque avec SPIRIT. En fait, on a un réseau de gens avec lesquels on travaille et il y a des renvois d’ascenseurs qui font que ça fonctionne, tout simplement.

Vous avez participé à un concert de soutien au Raismes Fest le 24 mars dernier. Comment cela s’est-il passé ? Cela a-t-il attiré un peu de monde ?
Bill : ça s’est très bien passé, même s’il est toujours un peu délicat d’attirer du monde en France…
Steve : Oui, on aurait préféré qu’il y ait beaucoup plus de monde et que les gens se sentent plus concernés. En même temps, je pense que ceux qui étaient présents savaient très bien pourquoi ils étaient là et tout le monde s’est investi, c’est bien. J’espère franchement que le Raismes Fest pourra avoir lieu.
Bill : Il y avait de bonnes conditions, une belle scène, on a eu le son qu’on voulait…
Steve : On a peaufiné certains contacts avec lesquels on avait déjà quelques affinités. Souvent c’est ça : du contact et des rencontres qui font avancer le truc. Tu parlais tout à l’heure du facteur chance, mais si tu ne le provoques pas, il n’arrive jamais. Tu peux rester le cul sur ta chaise à attendre que le facteur chance arrive. Par contre si tu croises Blaze Bayley qui monte une tournée, vas lui demander si il y a moyen de faire une date par chez toi…
Bill : Ou de lui en organiser une.
Steve : Ce n’est pas du facteur chance, c’est passer du mode « consommateur » au mode « acteur ».

Parlons un peu du Delirium Fest. Que pensez-vous de cette nouvelle édition ?
Steve : DT Prod’ et nous, c’est une histoire de famille aussi. On prend toujours énormément de plaisir à venir à Châlons, même si dernièrement on a raté quelques dates qu’ils ont organisé pour des histoires de calendrier. DT Prod’ s’investit à Fismes depuis plusieurs années. Ils gèrent tout le côté scène, ce qui est aussi un gros morceau de l’organisation de la convention et des différents festivals que l’on fait. Pour nous, il est logique d’être présents et de renvoyer l’ascenseur quand on peut. C’est là-aussi une mise en commun de forces vives…
Bill : On est super bien accueillis. Il y a une belle scène. On connaît le mec qui est au son et qui bosse bien. Il y a tout ce qu’il faut pour qu’on se sente bien. Il ne nous en faut pas plus.
Steve : On est heureux !

Des affinités particulières avec les groupes qui jouent aujourd’hui ?
Ensemble : Il y a des fans de MAIDEN donc…
Steve : Et de WOLFSBANE par la même occasion. On a suivi la carrière de Bayley depuis le début. On est plusieurs à être bien branchés par KORITNI. Après, les autres groupes de la région, ce sont des formations que l’on a l’habitude de croiser, ou avec qui on a déjà joué. C’est que du bonheur, une superbe affiche !
Bill : Pour nous, ce n’est jamais une compétition. On a des styles différents, parfois assez proches, mais ce n’est jamais de la compète. On prend notre pied à jouer et à être avec les autres, à les accompagner. On a souvent invité des gens à venir jouer avec nous, ne serait-ce que sur une reprise. Après, ils viennent ou pas, mais il y a un échange, un partage, pas une compétition.
 
GANG a-t-il d’autres projets pour les prochains mois, voire les prochaines années ?
Steve : Houlà ! Eh bien continuer à ce rythme : faire des concerts, sortir des disques, prendre du plaisir jusqu’à ce que mort s’en suive !
Bill : On va alterner entre albums « sérieux » de GANG et EPs avec des reprises. Y’a plein de trucs. Des morceaux, on en a en pagaille, et aussi des reprises à bosser. On va mettre ça en place et continuer à avancer à notre rythme.

Voilà, le mot de la fin est pour vous…
Bill : Je chausse du 42-43 et je mets des slips kangourou !
Steve : Faut que j’aille pisser !
Bill : Et notre batteur est gay !
Steve : Toujours très gai ! Non, déjà on te remercie pour l’interv’ car tout soutien est le bienvenu. Long Live Rock’n’roll !
Bill : Tous nos titres sont écoutables sur Internet en intégralité, il faut que les gens soient curieux, écoutent et se fassent leur avis.

 

Propos recueillis par Morbid S.

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AEROSMITH - Détails concernant le nouvel album

Publié le par Nono666

AEROSMITH a dévoilé les détails concernant son prochain album studio, il s'intitulera Music From Another Dimension et sortira le 28 août prochain. Il contiendra les morceaux suivants: What Could Have Been Love / Beautiful / Street Jesus / Legendary Child / Oh Yeah / We All Fall Down / Another Last Goodbye / Out Go The Lights / Love Three Times a Day / Closer / Shakey Ground / Love a Lot / Freedom Fighter / Up on the Mountain

Aerosmith_Music From Another Dimension

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NIGHTWISH - Paris Bercy - 17 Avril 2012

Publié le par Nono666

 

NIGHTWISH_French tour 2012

NIGHTWISH - BATTLE BEAST - EKLIPSE

17 Avril 2012 - Paris - Bercy

 

Preuve d'un succès toujours grandissant, NIGHTWISH foule pour la première fois de sa carrière la scène du POPB... Pour les accompagner dans ce périple Européen, les Finlandais ont invité leurs compatriotes de BATTLE BEAST et les Allemandes d'EKLIPSE...

C'est un décor plutôt intimiste qui accueille EKLIPSE, trois lampadaires allumés et des chaises blanches... et c'est tout ! Composé de quatre charmantes demoiselles, ce quatuor à cordes comprenant 3 violons et un violoncelle n'est pas sans rappeler APOCALYPTICA, la démarche étant à peu de choses prêt similaire, nous proposer des reprises de titres connus issus d'univers aussi bien Pop ("Cry Me A River" - Justin Timberlake, "Paparazzi" - Lady Gaga), Néo Metal ("In The End" - Linkin Park) ou BO de films (theme from The Godfather)... Bien éloigné de notre style de prédilection qu'est le Metal, ces reprises soignées et éxécutées par des musiciennes appliquées passent pourtant très bien auprès du public qui n'hésite pas à applaudir les quatre Allemandes après chacun des titres interprétés. Il manque cependant cette petite touche de "folie" qui aurait pu faire la différence...

Set list : Cry Me A River (Justin Timberlake) / Wonderful Life (Hurts) / Paparazzi (Lady Gaga) / Theme from The Godfather / In The Ends (Linkin Park) / Clocks (Coldplay)

EKLIPSE_Bercy 2012 009

Changement de plateau express et cinq minutes plus tard BATTLE BEAST fait déjà son entrée sur scène. Les Finlandais, auteurs d'un premier album sorti l'année dernière mais distribué depuis peu internationalement par Nuclear Blast, il n'en fallait pas plus pour que BATTLE BEAST se voit confier l'ouverture de ce Imaginaerum Tour 2012... Après les violons d'EKLIPSE, le Metal reprend ses droits et c'est un Heavy pur souche qui envahit Bercy, si l'ensemble se veut très "classique", il n'en est pas pour autant dénué d'une belle énergie et d'une réelle efficacité, tout est ici carré et bien en place. Nitte Valo se révèle une vocaliste impressionnante au timbre puissant, la chanteuse n'hésite pas à communiquer avec le public qui répond à chacune de ses sollicitations, les refrains sont repris en choeur par la foule, les musiciens ne sont pas en reste et font preuve d'un enthousiasme communicatif, ça envoie du lourd et ce n'est pas pour nous déplaire !

Set list : Justice And Metal / Armageddon Clan / Cyberspace / Steel / Riding High / Victory / Enter The Metal World / Show Me How To Die

BATTLE BEAST_Bercy 2012 019

Pour son premier passage à Bercy, NIGHTWISH a vu les choses en grand et nous offre un show digne de ce nom (écran géant en fond de scène, pyrotechnie à gogo, canon à confetti...). Les claviers de maitre Tuomas Holopainen sont dissimulés derrière une sorte d'immense coquillage d'ou sortent des tubes façon orgue de barbarie... Si sur la tournée Dark Passion Play les performances d'Anette Olzon pouvaient parfois être sujet à discussions, il faut bien reconnaitre que la suédoise est désormais parfaitement intégrée et qu'elle s'en sort bien mieux vocalement, servie il est vrai par des compositions bien plus adaptée à sa teissiture. Scéniquement de gros progrés sont également à signaler de la part de la chanteuse qui fait preuve aujourd'hui d'une bien meilleure présence, plus spontanée dirons nous ! La set list fait la part-belle à Imaginaerum, pas moins de dix titres en seront extrait ce soir, c'est vous dire si les Finlandais croient en leur dernier album et ont à coeur de le défendre sur scène. Musicalement rien à redire, NIGHTWISH nous offre du grandiose, un set enchanteur, l'interaction entre Anette Olzon et Marco Hietala est parfaite, tantot puissant, tantot plus intimiste lors de passages accoustiques totalement maitrisés ("Némo" dans cette configuration est un vrai régal !). A noter la présence de Troy Donockley, véritable sixième membre du groupe qui, avec sa cornemuse et autres instruments traditionnels, donne une couleur celtique à bon nombre de compositions (*voir set list ci-dessous)... Ce soir NIGHTWISH a enchanté son public avec un set de grande qualité, et c'est en apothéose avec un feu d'artifice illuminant Bercy que se cloturera ce show en tout points remarquable ! Un grand moment d'émerveillement !

Set list :Taikatalvi / Storytime / Wish I Had An Angel / Amaranth / Scaretale / The Siren / Slow Love Slow / I Want My Tears Back* / The Crow, The Owl and The Dove* / The Islander* / Nemo (Acoustic)* / Last Of The Wilds * / Planet Hell / Ghost River / Dead Of The World / Over The Hills And Far Away (Gary Moore Cover)* / Rappel : Finlandia (Jean Sibelius)* / Song Of Myself / Last Ride Of The Day / Imaginaerum (Outro)

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Texte & Photos : Nono666

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DELIRIUM FEST X

Publié le par Nono666

 

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DELIRIUM FEST X
CHALONS EN CHAMPAGNE - CSC Le Contrepoint
7 et 8 avril 2012




Samedi 7 avril 2012 :

Le Delirium Fest est cette année de retour au CSC Le Contrepoint de CHALONS EN CHAMPAGNE, théâtre de mauvais souvenirs mais également de superbes éditions du festival. La salle de concert de cette MJC est plongée dans l’obscurité, ce qui est bien plus favorable à l’ambiance des concerts. Et la capacité réduite (300 personnes environ) est plus en adéquation avec le public local, assez peu fourni. C’est d’ailleurs quasiment la seule déception de la journée : le public atteindra difficilement la barre des 130 personnes !

C’est au combo langrois KAM TALIUM que revient la lourde tâche d’ouvrir les hostilités devant une assistance réduite. Les haut-marnais semblent un poil déstabilisés et sont par ailleurs obligés de recommencer le second morceau à cause de problèmes de retour. Tout rentre heureusement dans l’ordre ensuite grâce à l’application du groupe et à son interprétation très en place. La section rythmique est intenable, tandis que Nico (chant), un peu timide en début de set, semble à l’aise dans les parties les plus agressives. Le guitariste est concentré mais se lâche peu à peu, pas vraiment aidé par le son assez brouillon de son instrument. KAM TALIUM interprète principalement des morceaux de son premier album Enola Day (2011), mais revient également sur son EP Make Us Stronger (2008) le temps d’un « Inside me » plus ambiancé. Un bon moment que ce set de Thrash / Death moderne et dynamique.

KAM TALIUM3



Nous serons plus mitigés concernant TANKRUST, un groupe de Hardcore / Metal parisien. D’entrée de jeu, l’intro du set, jouée à la basse, tombe à plat et la mise en place s’avèrera un tantinet approximative durant une bonne partie du concert. Les morceaux laissent pourtant entrevoir de bonnes idées, dans un style souvent lent et écrasant. Le chanteur, très impliqué, nous fait profiter, entre les morceaux, d’un humour à froid sympathique (« Celle-ci, on ne la dédicace à personne ! ») et l’un des guitaristes apporte des sonorités originales grâce à son pedal-board (malgré des jets de médiators intempestifs difficiles à prendre au sérieux dans une salle à moitié vide !). Etant-donné sa réputation grandissante, on suppose que TANKRUST est capable de bien plus.

TANKRUST 6



Dès le troisième groupe à se produire aujourd’hui, KAUSE 4 KONFLIKT, on saute quelques paliers en termes de professionnalisme. Le quatuor (visages munis de masques à gaz jusqu’à la fin de l’intro instrumentale) entre progressivement sur une scène seulement éclairée par deux gyrophares. Puis la machine de guerre est lancée. Ces ex-PSORIASIS (JDZ – guitare, RKG – chant et guitare) et actuel OTARGOS (ARX – basse et chœurs) nous assènent un concert brutal d’ « Offensive WarCore » (mélange de Death brutal et de Hardcore entrainant). Le groupe parisien propose une thématique militaire (Cf. interview) mettant en relief la notion de fraternité au sein du carnage, et ce jusque dans les speeches entre les morceaux. ARX et RKG attirent plus particulièrement les regards, même si la présence d’un batteur « intérimaire » ne se fait absolument pas sentir. Les parties de guitares semblent particulièrement brillantes, notamment lors des solos, mais le son ne permet pas, encore une fois, de les entendre correctement. Festival oblige, la durée du set est relativement courte, ce qui se prête plutôt bien à ce style intense, sans quoi une certaine linéarité se ferait sentir. La traditionnelle photo de « K4K » avec son public portant un étendard à l’effigie du groupe est l’occasion de clore, dans une ambiance conviviale, ce concert fracassant.


Setlist: Intro / Holes of Emptiness / Semper Fi / Overwatch / Soldier’s Carrion / Red Mist / Line of Hate / Outro

KAUSE4KONFLIKT_Delirium Fest X_6



Place ensuite à SUBLIME CADAVERIC DECOMPOSITION visiblement assez attendu par un public qui se fait un peu plus dense et enthousiaste au moment de prendre sa ration de Death / Grind du jour. Pas grand-chose à redire sur ce set énergique et relax à la fois. Seb (chant) est tout sourire du début à la fin du concert et, derrière lui, ça débite sévèrement. En effet, Dagulard (batterie), tout en énergie, et l’intenable tandem formé par Guillaume (guitare) et Duff (basse) font tout sauf de la figuration. Il règne incontestablement un esprit rock’n’roll sur les prestations scéniques de SCD. Dommage que le rythme de ce show s’essouffle un peu sur la durée. Il faut dire que le chant, tout en growls, est assez répétitif, et que le son de guitare aura été une nouvelle fois de qualité discutable (euh… ça commence à faire beaucoup là, non ?). Un bon concert néanmoins de la part de ce groupe culte qui mérite son rang.

SUBLIMECADAVERICDECOMPOSITION2



Le Evening of Metal de Saint-Dizier (octobre 2011) nous avait donné envie de revoir OTARGOS au plus vite, d’autant que la salle est ici nettement plus propice à un concert de metal extrême. Comme le cousin K4K, nous savons aussi qu’OTARGOS propose un concept musical et visuel très complet. Pourtant, il va manquer au gig d’aujourd’hui un petit quelque-chose. Déjà, ô surprise, le son de guitare est à mettre en cause. D’ailleurs le son dans son ensemble est également beaucoup moins puissant que lors de l’étape bragarde. Pourtant le groupe n’est pas à blâmer : Dagoth (chant, guitare) et XxX (basse, chœurs) font brillamment le show et Void (guitare), avec son attitude détachée, n’est pas en reste musicalement. Thyr (batterie) reste impressionnant de dextérité, et le kit assez réduit utilisé pour ce concert permet de bien apprécier son jeu visuellement parlant. OTARGOS offre en pâture aux fans un nouveau morceau lent et hypnotique intitulé « Fleshless, Deathless », un aperçu prometteur du prochain album à paraître en 2013. Une prestation de qualité, bien suivie par un public malheureusement assez passif. Car nous avons cru comprendre qu’OTARGOS était tout à fait disposé à remonter sur scène s’il y avait été encouragé…


Setlist: Unaltered negative God / Cloning the Divine / Kinetic zero / Nullabsolut / Worship industrialized / Fleshless Deathless (nouveau titre) / La Genèse de Dieu / Origin / Sulphuring Armageddon Fog

OTARGOS_3



SEPTIC FLESH va, au contraire, évoluer en terrain conquis. Le public se montre très chaud avant même que le groupe ne monte sur scène, et quelques personnes supplémentaires ont fait le déplacement exclusivement pour cette tête d’affiche. Le son est d’emblée très puissant, net et profond (le groupe se déplace avec son propre crew), des conditions indispensables pour rendre pleinement justice à une musique basée sur de nombreuses orchestrations samplées (tout comme les voix claires de Sotiris, désormais régulièrement absent de la formation live). Que l’on aime ou pas les albums de SEPTIC FLESH, difficile de résister, sur scène, à ce Death emphatique et orchestral, en particulier grâce à ses mélodies fortes et au charisme de Spiros (chant, basse). Le frontman au chant guttural puissant (parfois rehaussé d’effets) joue pleinement son rôle de maître de cérémonie et sollicite énormément le public pour le plus grand plaisir des fans qui se font volontiers entendre. La setlist est particulièrement articulée autour des disques parus après la reformation de 2007, même si « Revolution DNA », joué dans une version brute, et « Unbeliever », qui déclenche une bonne réaction, font office de vestiges du passé. Pour le reste, le combo grec s’appuie sur des « tubes » récents tels que « Communion », « We, the Gods » ou « Persepolis ». Après que le groupe se soit retiré pendant quelques instants, l’un des guitaristes balance depuis l’arrière-scène la mélodie d’« Anubis » et le public accueille ce premier rappel avec ferveur. « Five-pointed Star », décrit par Spiros comme « probablement le titre les plus rapide du groupe », vient achever ce set dans la brutalité et se termine sur de puissantes orchestrations rythmées par la frappe tellurique de Fotis. Ce dernier martèle ses fûts jusqu’au dernier instant, tandis que ses compères se retirent progressivement. Spiros revient seul sur scène pour remercier une dernière fois l’assistance et confirmer le lien spécial existant entre SEPTIC FLESH et la France. Ce joli moment, plein de spontanéité, montre que l’homme a vraiment été touché par l’accueil que ce public, pas très nombreux mais enthousiaste, a réservé à son groupe.

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Voici que se termine une première journée de haute tenue. Ne reste maintenant plus qu’à se reposer quelques heures (ou mater un DVD de THE CROWN en savourant quelques breuvages supplémentaires, c’est selon) avant de revenir apprécier des formations évoluant dans des styles plus traditionnels. It’s a deathexplosion !!!


Dimanche 8 avril 2012 :

Mal aux cheveux dû aux abus de la veille ? Quête des œufs de Pâques dans le jardin de Mamie ? Difficile d’en comprendre la raison, mais toujours est-il que le public est encore plus clairsemé en ce deuxième jour de festival. Dommage…

Aujourd’hui, SIXTY-NINE VETTE sera la première formation à fouler les planches devant un public pour le moins épars. Et même si son « fuck’n’roll » a de quoi réveiller les troupes, le quatuor marnais devra se contenter d’un accueil poli. On sent toutefois que l’on a ici affaire à des musiciens expérimentés, et les compos sont abouties. Sans que ses compères ne déméritent, on note plus particulièrement la performance de Fred (chant) qui possède un joli grain de voix, s’implique fortement dans ses textes et se lâche lors d’un ultime « Crazy ». Pas grand-chose à critiquer ici – et c’est tant-mieux – si ce n’est peut-être un recours trop régulier à des rythmes Rock’n’Roll enlevés (le groupe revendique haut et fort l’influence des RAMONES) qui rendent le répertoire de SIXTY-NINE VETTE un peu uniforme. Un bon début de journée toutefois.

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En proie à des problèmes de batteur, RIZZER a dû déclarer forfait. L’occasion pour les jeunes ardennais de TEARS AFTERGLOW de se présenter à un public encore moins dense que pour le combo précédent. Les jeunots ne se démontent pas et interprètent leur Deathcore inspiré de grands noms de la scène actuelle (on pense aussi parfois aux premiers enregistrements d’AT THE GATES) avec conviction. Le groupe a évidemment une marge de progression importante sur les plans du charisme et de l’occupation de la scène, ce qui est bien normal. Plus gênants sont ces nombreux flottements rythmiques, mais gageons que le trac y est pour quelque-chose. Nous remarquons toutefois que le guitariste se trouvant à gauche de la scène semble plus à l’aise et porte en grande partie le concert sur ses épaules. Bravo à lui, mais aussi à ses camarades bien évidemment !

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Tout comme hier, nous avons droit à un véritable choc des cultures au moment d’attaquer le troisième concert de la journée, car un autre combo ardennais est dans la place, et celui-là ne fait pas dans la demi-mesure : il s’agît de ROCKIN’BITCH ! La formation de Rock’n’Core (à quand le fuck’n’core ?) va prendre le public par surprise, surtout Boris, le chanteur, véritable pile électrique qui ne laisse pas retomber la pression une seule seconde. Servi par un son puissant, enchainant des morceaux contagieux aux paroles fleuries (n’est-ce pas la présentation du célèbre Titty Twister d’Une Nuit en Enfer qui retentit dans la sono ?), le quintet se pose en groupe live expérimenté. Pour situer l’animal, on pourrait éventuellement rapprocher sa musique de nos compatriotes d’HEADCHARGER, mais ROCKIN’BITCH cite plus volontiers EVERYTIME I DIE ou NORMA JEAN. Une bonne surprise. N’hésitez pas à télécharger la démo disponible sur les différentes pages Internet du groupe, même si cet enregistrement ne reflète pas fidèlement la puissance que ses géniteurs déploient sur scène. Dommage que l’assistance soit une nouvelle fois restée plutôt « tiède ».

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Place maintenant à nos amis de GANG qui vont, comme de coutume, nous filer la banane tout en se faisant plaisir à jouer un bon vieux Heavy Metal des familles. Pour l’occasion, une bonne partie du EP HM666% est jouée, avec ce « 747 (Strangers in the Night) » (SAXON) toujours aussi réussi. Le nouveau morceau « All the Fool around » passe également très bien dans ce contexte. Petit moment de frayeur lorsque Malo (batterie) chute de son estrade, ce qui a heureusement généré plus de peur que de mal et, passé l’inquiétude, un bon moment de rigolade pour ses compères ! Autre passage mémorable, l’apparition du revenant Greg « Scream » Paturet (chant), venu prêter main forte à GANG le temps d’un « Rock you like a Hurricane » (SCORPIONS) plein de spontanéité. Voir GANG sur scène, c’est toujours la garantie de prendre une bonne leçon d’humilité et de plaisir non-feint (Cf. interview).

GANG_Delirium Fest X



KORITNI est abonné aux tournées françaises, mais il faut dire que l’un de ses guitaristes (Eddy) est français, ceci expliquant cela. Cette parenthèse refermée, il faut se rendre à l’évidence : la réputation live de la formation quasi-australienne n’est absolument pas usurpée. Le show est très énergique sur les plans visuel et musical. Le gros Hard Rock bluesy et catchy de KORITNI fonctionne à merveille sur scène grâce, outre la qualité intrinsèque des compositions, à un line-up extrêmement en place (mention spéciale au bassiste Matt, monté sur ressorts). Les deux guitaristes sont très complémentaires et le second, l’ « intérimaire » Manu Livertout (français lui-aussi), n’hésite pas à terminer le concert en jouant parmi le public. Petit bémol, Lex Koritni (chant) est assez inégal dans son jeu de scène, portant le concert à bouts de bras à certains moments, mais semblant carrément pataud à d’autres. Cela qui n’enlève rien à sa voix magique et à son interprétation furieuse (quid de cette coupe de cheveux « originale » ?). Quelques morceaux plus ambiancés, voire carrément blues, apportent une respiration bienvenue au sein de cette avalanche de titres punchy servie par un son excellent. De fait, le concert passe à une allure folle et il faut déjà laisser KORITNI s’en aller, non sans un rappel ! Car cette fois, le public a répondu présent et l’ambiance a été très chaleureuse. Les musiciens ne s’y trompent pas et passent volontiers du temps avec leurs fans après le concert. Chapeau !


Setlist: Down at the Crossroads / Dirty Letter / Game of Fools / Better off Dead / Red Light Joint / 155 / Lost for Words / Highway Dream / Money Talks, it says goodbye / Keep me Breathing / Under the Overpass / Let it Go / Sometimes

KORITNI20



Avant que cette édition du Delirium Fest ne se termine sur la prestation de BLAZE BAYLEY, « l’homme qui ne voulait pas mourir », la sono diffuse des reprises d’IRON MAIDEN uniquement jouées à la guitare acoustique. Nous avions déjà pu apprécier deux concerts nancéens de Blaze qui nous avaient réjouis pour l’un (en 2009), laissé perplexes pour le second (2011). Ce soir, le petit bonhomme va remporter la mise, axant son concert sur Silicon Messiah (2000) et sur son nouvel album, King of Metal. Viennent se greffer à l’ensemble cinq morceaux de MAIDEN, dont un « Virus » moins connu du public, ainsi que trois extraits d’autres albums de Bayley. Le vocaliste semble aussi plus affûté et donne moins dans la démagogie, même si nous savons maintenant que ses speechessont les mêmes d’un concert à l’autre. Constatant peut-être un accueil un peu timide, réclame d’entrée de jeu la participation d’un public qui ne se fait pas prier. L’affluence du soir est ce qu’elle est, mais le chanteur n’en a rien à battre et donne tout ce qu’il a, comme s’il se produisait devant un stade bondé. Derrière lui, les musiciens (de session ?) assurent sévèrement et occupent bien la scène, notamment ce jeune guitariste hollandais, Thomas Zwijsen qui refera très probablement parler de lui (l’intro acoustique du showétait-elle tirée de son projet Nylon Maiden ?). Mais, même si la complicité unissant Blaze et son groupe est évidente, on sent bien que l’on a ici affaire à des exécutants et, déjà, tous les yeux se tournent à nouveau vers le petit frontmanlorsque celui-ci se fait un peu peur en escaladant la sono (le staffde DT Prod’ a dû serrer les fesses lui-aussi !) avant de reprendre le chant, perché sur les enceintes, avec un sourire un brin crispé. Effet garanti ! Parmi les nouveaux morceaux, on aura notamment retenu un superbe « Dimebag » doté d’un final en forme de clin d’œil au « Walk » de qui-vous-savez. Bien entendu, avec une discographie qui commence mine de rien à s’étoffer, Blaze a dû faire l’impasse sur certains classiques, comme « Kill & destroy », mais l’essentiel n’est pas là. Il faut avoir vu Blaze arriver au volant de son van, tenir lui-même son standde merchandisingtoute la journée, pour comprendre la passion qui anime ce type. Même si, nous sommes bien d’accord, MAIDEN était dans le creux de la vague lorsque « BB » (non, pas Brigitte Bardot !) en a fait partie, quel musicien ayant atteint un tel niveau de succès aurait le cran de poursuivre une carrière façon do it yourself ? Non, vraiment, respect total ! Le chanteur se fend d’ailleurs d’un petit laïus afin de clarifier ses relations avec la Vierge de Fer, qui semblent au beau fixe. Il explique ainsi qu’alors qu’il manquait de temps et d’argent pour finir son dernier disque, Steve Harris l’a aidé en lui prêtant son studio d’enregistrement. Il faut croire que, contrairement à un certain Paul D., Blaze a compris qu’il avait tout à gagner en ne se montrant pas amer envers ses anciens camarades. Dans le même ordre d’idée, il est agréable de constater que certains extraits du répertoire de BLAZE BAYLEY sont autant applaudis que les titres de MAIDEN, un signe qui ne trompe pas. Vous trouverez peut-être, en lisant ce report, que nous ne sommes pas suffisamment entrés dans les détails musicaux du set, et vous aurez raison. Mais l’explication est simple : Si Blaze produit en studio un heavy metal épique de qualité, classieux et relativement sombre, il doit avant tout sa popularité à ses concerts, et plus exactement à la générosité dont il fait preuve sur scène et en coulisses. Un mec qu’on ne veut vraiment pas voir raccrocher les gants !


Setlist: Will To WinLord Of The Flies (Iron Maiden) / The Launch/ Dimebag / Ghost In The Machine / King Of Metal / Silicon Messiah / Fate / The Brave / The Black Country / Faceless / Stare At The Sun / The Clansman (Iron Maiden) / Man on the Edge (Iron Maiden) / Futureal (Iron Maiden) / Virus (Iron Maiden) / Leap Of Faith

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C’est ainsi que s’achèvent cette seconde journée (durant laquelle les guitaristes ont eu moins de mal à se faire entendre) et cette dixième édition. Difficile retour à la réalité après une telle affiche ! Un grand MERCI à l’association Delirium Tremens Prod’ qui a non-seulement réalisé un boulot formidable, mais a aussi accueilli Heavy Sound avec une grande gentillesse. Continuez sur cette voie, ne changez rien et à l’année prochaine !

Aymerick Painless et Morbid S / photos : Aymerick Painless

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AMBERIAN DAWN - Circus Black

Publié le par Nono666

AMBERIAN DAWN - CIRCUS BLACK
SPINEFARM RECORDS
Genre : Symphonic Power Metal
Pays : Finlande
Sortie : 29 Fevrier 2012
Site Web : www.amberiandawn.com

AMBERIAN DAWN_Circus Black



01. Circus Black / 02. Cold Kiss / 03. Crimson Flower / 04. Charnel's Ball / 05. Fight / 06. Letter / 07. I Share With You This Dream / 08. Rivalry Between Good And Evil / 09. Guardian / 10. Lily Of The Moon

Après trois albums somme toute très corrects mais peut-être un peu trop proche de NIGHTWISH, les Finlandais d'AMBERIAN DAWN reviennent avec Circus Black, un quatrième effort qui semble bien être celui de la maturité, plus personnel et se détachant quelque peu de cette influence par trop envahissante, certes la base reste la même, à savoir un Power Metal symphonique sur lequel règne la magnifique voix lyrique d'Heidi PARVIAINEN. Si End Of Eden avait pu en décevoir certains par un certain immobilisme et des influences trop flagrantes, Circus Black réctifie le tir et voit Tuomas SEPPÄLÄ, maitre à penser du groupe, renouer avec une certaine inspiration, nous proposant des compositions aux arrangements soignés, et si la dimension symphonique est particulièrement affirmée ("Crimson Flower", "Guardian"), les guitares n'en sont pas pour autant reléguées au second plan et jouent ici un role essentiel, l'instrumental "Rivalry Between Good And Evil" en est à ce titre un bel exemple. Signalons également la participation remarquée d'invités de renom comme Timo KOTIPELTO (STRATOVARIUS) qui se fend d'un magnifique duo avec Heidi sur "Cold Kiss", premier single et assurément l'un des meilleurs titres de l'album. Jens JOHANSSON (STRATOVARIUS), quant à lui, nous livre un très réussi solo de clavier sur "Crimson Flower"... Si AMBERIAN DAWN ne bénéficie pas encore de l'aura d'un EPICA, d'un WITHIN TEMPTATION ou d'un NIGHTWISH (les maitres du genre !), il n'en demeure pas moins, album après album, un outsider des plus serieux ! Circus Black, un opus solide ? ça ne fait aucun doute !

Chronique par Nono666

Note : 8,5/10

AMBERIAN DAWN_Band 2012

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PPM FEST - Mons - 7 & 8 Avril 2012

Publié le par Nono666

 

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Comme chaque année depuis sa création en 2010, le PPM FEST est devenu un rendez-vous incontournable pour une partie de l'équipe HEAVY SOUND. Cette troisième édition marque une évolution de taille pour ce sympathique festival qui passe d'une seule journée les années précédentes à trois jours cette année... Nous ne pourrons malheureusement pas assister à la soirée du vendredi qui réunissait notamment TROLLFEST, SEPTIC FLESH, KORPIKLAANI et RHAPSODY OF FIRE, ce report se concentrera donc sur les journées du Samedi 7 et Dimanche 8 Avril...

Après 1h45 de route, nous arrivons enfin à cette fameuse sortie 24 qui nous méne tout droit à la Lotto Mons Expo. A notre arrivée, nous constatons que l'accés au public n'est pas encore ouvert, nous profitons donc de l'attente pour récupérer nos bracelets et nous dirigeons ensuite vers l'espace Presse afin de récupérer nos precieux pass...

Samedi 7 Avril 2012

C'est à NO FATALITY, jeune groupe originaire de Tournai, que revient la lourde tache d'ouvrir cette seconde journée de festival, c'est devant un public plus que clairsemé que le groupe de Heavy/Power démarre son set, NO FATALITY se montre toutefois appliqué dans l'éxécution de son Metal plutôt "classique" et semble faire preuve d'un certain souci du détail, notamment le chanteur qui revet une veste ancienne et un haut-de-forme, ce qui apporte toujours un plus pour créer l'ambiance d'un concert. Quoi qu'il en soit, les Tournaisiens nous offre un set efficace mettant en avant un Heavy de bonne facture.

 

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Changement de registre avec les Belges d'AZYLYA qui nous permettent de retrouver Jamie-Lee, jeune chanteuse que nous avions pu découvrir il y a quelques années au sein de SAD SIBERIA. AZYLYA délivre un Metal gothique encore hésitant, le groupe semble nerveux, sans doute un peu stressé de participer à un évenement de telle ampleur, AZYLYA peine à convaincre avec son Gothique somme toute plutôt passe-partout.

 

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C'est ensuite au tour de NIGHTQUEEN qui, comme son nom le laisse supposer, est emmené par une chanteuse, mais point de Gothique ou de symphonique ici, c'est bien de Heavy dont il est question, un Heavy à tendance Power bien traditionnel, endendez par là fortement inspiré des 80's... Les Belges nous délivrent un set bien en place et l'on sent chez eux un certain professionnalisme (normal me direz vous, le groupe existe tout de même depuis 2004). On retiendra notamment le très bon "For Queen And Metal" ou cette très bonne reprise du fameux "Diamonds And Rust" de Joan Baez, plus connu des metalleux pour sa version qu'en a fait un certain JUDAS PRIEST... NIGHTQUEEN délivre le premier set intéréssant de la journée...

 

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FURY UK est... Anglais, et je dois bien avouer que c'est pour moi l'occasion de découvrir ce band qui évolue sous la forme d'un power trio mais même s'il ne sont que trois, force est de constater que nos British nous offre un set carré qui envoie sévère, c'est puissant, intense et diablement efficace, on est parfois pas très loin d'un Heavy thrashisant... Un combo qui maitrise parfaitement son sujet et qui mérite d'être découvert sur scène.

 

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On connait l'amour que porte Tony Carlino, patron du PPM FEST, à la scène Prog Metal Italienne et c'est tout naturellement qu'on le retrouve en compagnie de Madame entrain de prendre du bon temps dans la fosse aux photographes durant le set d'EVIDENCE, super groupe transalpin composé de membres de DGM et d'ASTRA. Le groupe nous livre ici un Heavy mélodique fort agréable et éxécuté à la perfection par des musiciens de grand talent.

 

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PATHFINDER, c'est un peu (même beaucoup) le RHAPSODY OF FIRE Polonais, le groupe évolue dans un registre sensiblement similaire : l'Epic Power Speed Metal, à part qu'aujourd'hui l'élève semble bien avoir dépassé le maitre, les Polonais se montrant dorénavant bien plus convaincant que le combo d'Alex Staropoli, et c'est donc à une bien belle prestation que nous assistons là, PATHFINDER délivre un set énergique et Simon Kostro se montre bien en voix, soutenu sur certains titres par la soprano Dianne van Giersbergen (Ex LIBRIS). On retiendra également une sympathique reprise du "Moonlight Shadow" de Mike Oldfield avant que les Polonais ne cloturent leur set avec "The Whisper Of Ancient Rocks"... Excellent set de la part d'un combo qui pourrait bien rejoindre prochainement l'élite du Power symphonique, vivement Mai que sorte le nouvel album !

Il va en être tout autre pour EDEN'S CURSE qui, même si on ne remet pas en cause le talent de ces musiciens d'expérience, peine à convaincre, il faut dire qu'il s'agit là du premier concert du groupe avec son nouveau chanteur Marco Sandron, et même si tout est bien éxécuté, on ressent indéniablement un certain manque de cohésion et une certaine lassitude commence à s'installer...

 

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Et ce n'est pas ANDROMEDA qui va changer cet êtat de fait, les Danois sont de fins techniciens mais leur Metal progressif par trop démonstratif se révèle aufinal plutôt hermétique et c'est encore une fois l'ennui qui prend le dessus.

Heureusement ce qui va suivre se révèle la meilleure surprise du festival, les Anglais de HELL vont nous délivrer tout simplement l'un des meilleurs concerts de la journée. Fondé en 1982, HELL est un groupe maudit... en 1986 alors que Mausoleum leur offre enfin le contrat escompté le label fait faillite réduisant à néant les efforts du groupe et l'album tant attendu ne verra jamais le jour... l'année suivante le sort continue de s'acharner sur le combo British et c'est son chanteur guitariste Dave Halliday qui se suicide, ce qui aura pour effet de provoquer la fin anticipée du groupe. Mais c'était sans compter sur la détermination d'Andy Sneap, producteur renommé et ami de longue date du groupe qui jouera un role déterminant dans ce retour inespéré de HELL qu'il rejoindra d'ailleurs au poste de guitariste... Le décor est sublime, quatre vitraux à l'imagerie blasphématoire ornent la scène de part et d'autre, mais le véritable atout de HELL est incontestablement son chanteur David Bower vers qui tous les regards se tournent. Acteur de métier, le vocaliste est on ne peut plus charismatique, apportant à la prestation des Anglais une dimension théatrale importante. Son chant haut perché est totalement maitrisé et parfaitement en phase avec le Heavy old school éxécuté par le combo, il captive, que dis-je, il hypnotise l'assistance... et quand on voit ce savoir-faire, on se dit qu'il aurait été bien dommage que HELL reste à tout jamais dans les limbes du passé. Un set impeccable de bout en bout. Si vous êtes fans de Heavy et que l'occasion se présente, ne les ratez surtout pas !

 

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Après la prestation de HELL, les trolls finlandais vont avoir fort à faire... FINNTROLL, c'est du Folk/Black, un style qui va attirer la partie la plus "extrème" du public du PPM FEST et autant dire que ce public va se défouler tout au long de ce set tout autant rageur que festif, les compos sont entrainantes et les mosh pits se forment...

Après l'aspect festif de FINNTROLL, on part vers quelque chose de beaucoup plus sombre avec les Suèdois d'EVERGREY. Si j'apprécie beaucoup le Progressive Dark Metal du groupe, il faut bien reconnaitre que nous assistons aujourd'hui à un set en demi-teinte, quelque peu désservi par un son limite et même si l'on apprécie des titres tels que "Recreation Day" ou "The Masterplan", force est de constater qu'EVERGREY n'a pas donné ce soir le concert de sa vie... A revouir dans d'autres conditions...

Il y a bien longtemps que SONATA ARCTICA ne m'a plus convaincu, pour tout vous dire j'ai laché les Finlandais après les trois premiers albums. La fatigue commençant à se faire sentir, c'est de loin que nous suivons le set de Toni Kakko et sa bande mais malheureusement il n'en ressort rien de bien transcendant si ce n'est "Replica", titre que j'ai toujours apprécié... Nous aurons également droit à un nouveau titre, "I Have A Right", aux sonorités plutôt Pop Metal... nous prenons notre mal en patience et attendons la venue d'ACCEPT.

 

SONATA ARCTICA_101_4244
 

C'est aux alentours de minuit que les Allemands montent enfin sur scène, c'est "Hellfire" qui ouvre les hostilités, un excellent nouveau titre extrait de Stalingrad, le nouvel opus sorti la veille, pas de grosse surprise, un titre typiquement Acceptien hyper efficace... Wolf Hoffmann et les siens nous servent ensuite le morceau titre "Stalingrad", encore du ACCEPT pur jus qui avec ses choeurs guerriers donne au morceau des allures de futur hymne. Puis viendra toute une série de classiques, à commencer par l'énorme "Restless And Wild", bientôt suivi de "Living For Tonite", "Breaker" et "Son Of A Bitch"... de l'incontournale qui met le feu aux poudres, le public chante, reprend les refrains... L'excelmlent Blood Of The Nations n'est pas oublié et se voit représenter par pas moins de quatre titres, preuve que ce désormais avant dernier album a eu un véritable impact sur la discographie d'ACCEPT... Mark Tornillo, qui n'avait pas la tache aisée en succédant à l'emblématique Udo Dirkschneider, fait preuve d'une belle présence scènique, soutenu par des musiciens visiblement heureux d'être là, le visage barré d'un sourire qui ne les quittera quasiment jamais tout au long du set. Les Allemands nous ont Offert ce soir une bien belle prestation, la set list était parfaitement équilibrée, proposant bon nombre de classiques mais également beaucoup de titres récents tout aussi imparables à l'image de ce rappel constitué de "Metal Heart", "Teutonic Terror" et "Balls To The Wall" tout simplement ENORME !

 

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Extinction des feux, direction l'hotel pour reprendre un peu de force avant la journée du dimanche qui s'annonce déjà tout aussi riche avec notamment les sets attendus de POWERWOLF, EPICA et BLIND GUARDIAN... Rendez-vous au prochain épisode...

 

Dimanche 8 Avril 2012

Après une courte nuit de sommeil et un copieux petit déjeuner quinous a requinqué, nous quittons l'hotel pour rejoindre vers 11h30 la Lotto Mons Expo et assister à cette dernière journée de festivités Metalliques...

Le premier groupe à fouler les planches aujourd'hui est NEREIDS, un combo marseillais emmené par une chanteuse. Le look des musiciens, et en particulier du guitariste, ne laisse planer aucun doute quant au style pratiqué, c'est bien de Gothique Metal dont il est question. Le groupe est accompagné d'une violoniste qui ne s'est joint à la formation Marseillaise que très récemment, toutefois ses parties sont bien intégrées à l'ensemble et apportent une légère coloration mélancolique aux compos... rien de très original mais un set bien plaisant tout de même !

 

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Originaire de Namur, STONE GOATS se voit propulsé suir la Omega Stage et c'est un changement radical par rapport à son prédécesseur. Chez STONE GOATS, ça envoie sévère, un Stoner Metal gras et lourd hérité de KYUSS, COC ou BLACK LABEL SOCIETY, l'ensemble est puissant, hyper énergique et d'une efficacité sans pareille... une excellente découverte !

 

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On retrouve ensuite BEYOND THE LABYRINTH, combo Belge de Hard Rock progressif déjà auteur de trois excellents albums. Nous avions eu l'occasion de découvrir le groupe il y a quelques années au Raismes Fest et c'est avec une certaine joie que nous les retrouvons aujourd'hui... seulement depuis quelques mois c'est un nouveau chanteur qui officie et je dois reconnaitre que j'ai eu un peu de mal à m'adapter à cette nouvelle voix qui manque peut-être un peu de puissance... en dehors de cela, on retrouve le Hard Rock racé des Belges. Geert Fieuw, excellent guitariste, impressionne toujours autant, délivrant comme à son habitude et avec une certaine aisance, une prestation bourrée de feeling... sauf que pour le coup ça ne suffira pas et c'est finalement une légère déception qui ressort du set des Bruxellois.

 

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Il est temps maintenant pour les Français de LONEWOLF de donner au public du PPM FEST une bonne leçon de Heavy Power Metal "with balls"... Fort d'un nouvel album sorti récemment, les Grenoblois vont nous asséner un set d'une belle puissance s'inspirant des meilleurs travaux de RUNNING WILD ou GRAVE DIGGER... du Heavy pur jus qui envoie sévèrement la sauce !

 

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Autre groupe Français à l'affiche ce dimanche, MANIGANCE, le combo de Pau, qui à l'inverse de ses compatriotes de LONEWOLF, évolue dans un Heavy mélodique beaucoup plus subtil. Si le chant en Français peut parfois être mal perçu, avec MANIGANCE ça passe très bien, il faut dire que les textes sont intelligents et que Didier Delsaux a un véritable talent pour que le tout sonne de manière parfaite... Un set convaincant de la part de ce groupe exceptionnel !

 

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On continue dans la mélodie avec les Anglais de POWERQUEST, je dois reconnaitre que je ne suis pas très famillier avec l'univers de ce groupe mais force est de constater qu'ils délivrent un Power Metal d'un excellent niveau, tout en finesse et parsemé de touches très mélodiques parfois à la limite de l'AOR/FM. Il se dégage une ambiance presque festive du set des Britaniques... une belle prestation enjouée qui fait le bonheur du PPM FEST.

Ne cherchez pas l'originalité avec STORMWARRIOR, il n'y en a pas ! Les Teutons éxécutent un True Metal des plus basique et typiquement Allemand. Bien sympa le temps de 2 ou 3 morceaux mais qui bien vite finit par tourner en rond, tous les clichés du genre sont bien évidemment présents... un set à reserver aux plus "warriors" du public !

Ne voulant pas rater une miette de la prestation de POWERWOLF, c'est de loin que nous suivons le concert de MYSTIC PROPHECY, on reste ici en terrain Power avec une dimension toutefois un peu plus "sombre"... l'ensemble est fort bien éxécuté mais tout de même très balisé, sympathique et entrainant à défaut d'être transcendant !

 

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La prestation de POWERWOLF est visiblement très attendue par le public du PPM FEST, j'en veux pour preuve la foule compacte massée devant l'Alpha Stage qui patiente avant la venue de nos vampires roumains... Quand le groupe débarque enfin sur scène, c'est une véritable ovation qui lui est réservé... Attila Dorn, en bon précheur qu'il est, se met d'emblée le public dans la poche, communicant beaucoup avec celui-ci, et Falk Maria Schlegel n'hésite pas à quitter ses claviers pour venir haranguer le public en bord de scène. C'est une ambiance blasphématoire qui règne sur la Lotto Mons Expo, transformée pour l'occasion en véritable lieu de culte... le culte du loup ! POWERWOLF nous offre un show bien rodé et d'une efficacité sans faille, le public est aux anges et ne se fait pas prier pour reprendre chacun des refrains hyper accrocheurs des titres qui nous sont distillés aujourd'hui... incontestablement un des grands moments de ce PPM FEST 2012 !

Si bon nombre de groupes à l'affiche de ce PPM FEST n'ont pas fait preuve d'une grande originalité, on ne peut pas en dire autant de FREAK KITCHEN qui évolue dans un univers unique bien au delà de toute classification. Doté d'un humour que nous qualifierons "d'un peu spécial", nos trois lascars vont s'en donner à coeur joie pour nous proposer un set décalé et loufoque. Le Metal groovy des Suèdois parle visiblement au public qui semble prendre du bon temps.

 

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Avant l'arrivée d'EPICA, l'Alpha Stage est occultée par un rideau noir, on se dit alors que le groupe nous prépare un décor splendide... mais quand après l'intro le rideau tombe c'est la deception, la scène est dépouillée... mais concentrons nous avant tout sur le principal : la prestation des Hollandais. Si je n'ai que moyennement apprécié Requiem For The indifferent qui, disons le tout de suite, m'a quelque peu laissé indifférent, il faut bien reconnaitre qu'en condition live les quatre titres extraits de ce dernier opus passent plutôt bien et s'intègrent parfaitement aux côtés des classiques que sont "Sensorium", "Cry For The Moon" et autres "Consign To Oblivion"... Musicalement le groupe ne déçoit pas, Simone Simons se montre égale à elle-même délivrant comme à son habitude une belle performance vocale... et pour les fans, c'est bien là l'essentiel !

 

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Choix surprenant que d'avoir placé BLIND GUARDIAN en tête d'affiche de cette troisième journée de PPM FEST, non pas que le groupe n'en ait pas les capacités, mais les Allemands n'ont pas le statut d'un SCORPIONS ou d'un EUROPE qui ont eu ce role les années précédentes, on aurait bien vu un groupe de plus grande envergure, un TWISTED SISTER ou pourquoi pas un VAN HALEN désormais de retour ! Bref, passons et attardons nous sur la prestation de BLIND GUARDIAN qui, n'ayant pas de nouvel album à promouvoir si ce n'est une compilation sortie il y a quelques mois, va nous livrer une sorte de set best of des titres les plus marquants de sa carrière, pas de grosse production ici, les Allemands privilégiant la simplicité et l'efficacité d'éxécution, nous gratifiant d'un set d'excellente facture dont les grands moments seront incontestablement "Valhalla", "The Bard Song (In The Forest)" et "Mirror, Mirror"... sans surprise mais néanmoins fort agréable !

 

Texte : Nono666

Photos : Clive / Nigel Stargazer / Nono666

 

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VINTERSORG - Nouvel album

Publié le par Nono666

VINTERSORG sortira son nouvel album intitulé Orkan le 29 juin 2012 sur Napalm Records.

Tracklist Orkan (2012) :

1. Istid / 2. Ur stjärnstoft är vi komna / 3. Polarnatten / 4. Myren / 5. Orkan / 6. Havets nåd / 7. Norrskenssyner / 8. Urvädersfången

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ANGRA - Départ d'Edu Falaschi

Publié le par Nono666

ANGRA vient d'annoncer le départ d' Edu Falaschi (ALMAH). Il avait rejoint le groupe en 2000 et a pris part à 4 albums du groupe : Rebirth, Temple of Shadows, Aurora Consurgens et Aqua.

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ZONARIA - Sortie 3ème album

Publié le par Nono666

Les Suédois de ZONARIA sortiront leur troisième album intitulé Arrival Of The Red Sun le 23 Juillet chez Listenable Records.

Tracklist Arrival Of The Red Sun (2012) :

01. Arrival Of The Red Sun / 02. Silent Holocaust / 03. Gunpoint Salvation / 04. Liberation Zero / 05. The Blood That Must Be Paid / 06. Desert Storms / 07. A Lullaby To Those Still Alive / 08. Full Spectrum Dominance / 09. My Vengeance Remains / 10. Face My Justice / 11. C Cowboys 4:09 (Bonus)

ZONARIA_Arrival Of The Red Sun

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