SOUNDGARDEN – King Animal Seven Four Entertainment / Republic Records
Style : Rock Alternatif/Grunge
Origine : Etats Unis
Sortie : 2012
Site web : www.soundgardenworld.com
01. Been Away Too Long / 02. Non-State Actor / 03. By Crooked Steps / 04. A Thousand Days Before / 05. Blood On The Valley Floor / 06. Bones of Birds / 07. Taree / 08. Attrition / 09. Black Saturday / 10. Halfway There / 11. Worse Dreams / 12. Eyelid’s Mouth / 13. Rowing
Un retour attendu avec beaucoup d’impatience, pour ce pionnier de la scène grunge du milieu des années 80. SOUNDGARDEN ne démérite pas avec ce nouvel opus, loin de là… Au contraire les Américains marquent un beau come-back relevé en fraicheur, énergie et pureté ! Et ça fait du bien de voir une entité du genre livré une musique saine (au sens sobre du terme) et de façon décomplexée. Ils pourraient être dans notre salon, qu’on ne s’en étonnerait pas tant que ça, enfin un peu quand même… surtout par la prestance redoutable de Chris Cornell, un petit clin d’œil s’impose ;) Un démarrage qui se montre très dynamique et entrainant notamment de par les deux premiers titres "Been Away Too Long" et "Non-State Actor". Les riffs sont efficaces, on ressent la spontanéité et la volonté d’aller à l’essentiel, grâce à un recours aux modèles rythmiques et mélodiques qui fonctionnent. Ça sonne mainstream et instantané, on apprécie l’écouter pour son accessibilité et sa pertinence d’accroche. Au cours de l’album, on relève tout de même une perte de vitesse, un peu regrettable mais sauvée par un regard sur un ensemble murit et abouti, bien tenu sur les treize pistes. Ceux qui sont nostalgiques des sons un peu plus undergrounds et cradossés des premiers albums n’y trouveront pas leur compte, on raisonne ici avec pureté et grande bienveillance. L’esprit rock reste présent, rassurez-vous, mais il est préservé bien au propre et ne dépasse pas d’un trait, à chacun de choisir son camp…
NO RETURN – Inner Madness Great Dane Records
Style : Death/Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/noreturnthrash
01. N.I.L. 2 / 02. Inquisity Hegemony ($even) / 03. Backdoor / 04. Near Death Experiences / 05. Morgane’s Song / 06. Inner Madness / 07. Borderline / 08. The Dead Inside / 09. Death Scars
Quatre ans que les Français de NO RETURN nous ont proposé Manipulated Mind plutôt sympathique, un changement de label plus tard et voilà le quintet Parisien de nouveau opérationnel avec Inner Madness sous le bras. Si le Death/Thrash Metal des Français ne surprend pas vraiment, il s’en dégage néanmoins une personnalité très forte que le groupe s’est forgé depuis 1990, avec une approche mélodique montrant la dextérité de ses guitaristes. En effet, les solos qui parsèment ce huitième album sont non seulement techniquement pointus, ils dégagent surtout une ambiance très 80’s associée à un doigté très moderne ("N.I.L. 2", "Backdoor", "The Dead Inside") et d’ailleurs le groupe s’offre carrément un instrumental, "Morgane’s Song", qui dévoile une facette très mélodique associée à un mid tempo rythmique avant que le titre ne s’élève vers quelque chose de plus punchy, une vraie réussite de plus de 6 minutes tout sauf ennuyeuses. Mais NO RETURN c’est également un Metal brutal et énervé et le Thrash/Death Metal des Français qui nous renvoie vers un THE HAUNTED bien inspiré passe également par la voix de L.Chuck D. qui se permet pourtant quelques variations bienvenues. Citons une voix claire assez commune sur le refrain de "N.I.L. 2", le titre le moins impressionnant de cet album, une voix plus gutturale sur "Inquisity Hegemony ($even)" mais aussi des voix mélodiques mais bien hargneuses sur ce même titre ou "Inner Madness" et puis il y a la vraie bonne idée, cette voix plus typée Heavy/Power Metal sur ce même "Inner Madness", associée à quelques relents d’ANNIHILATOR ("Near Death Experiences") et vous comprenez que NO RETURN s’est ouvert à d’autres styles sur cet album, disons plus des influences et des colorations plus que des passages entiers. Avec 9 titres très inspirés même lorsqu’ils semblent plus convenus ("Borderline", "Death Scars"), le groupe insuffle une touche personnelle à chaque titre qui en plus de toujours garder un aspect bulldozzer, montrent quelques variations de tempo et d’ambiance qui font de cet Inner Madness, incontestablement un très bon cru de NO RETURN, un cru que nous n’avions plus eu depuis 10 ans et l’album Self Mutilation. Si vous n’aviez encore pas succombé à l’énergie de ce groupe, voilà un album qui devrait vous y aidé et les concerts devraient être tout aussi séduisant, enfin NO RETURN est au niveau de sa réputation !
CIRCLE II CIRCLE sortira son nouvel album intitulé Seasons Will Fall le 25 Janvier 2013 via earMUSIC.
Tracklist Seasons Will Fall (2013) :
01. Diamond Blade / 02. Without A Sound / 03. Killing Death / 04. Epiphany / 05. End Of Emotion / 06. Dreams That Never Die / 07. Seasons Will Fall / 08. Never Gonna Stop / 09. Isolation / 10. Sweet Despair / 11. Downshot / 12. Only Yesterday
DORO – Raise Your Fist Nuclear Blast
Style : Heavy Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2012
Site Web : www.doropesch.com
01. Raise Your Fist In The Air / 02. Coldhearted Lover / 03. Rock Till Death / 04. It Still Hurts (feat. Lemmy) / 05. Take No Prisoner / 06. Grab The Bull (feat. Gus G) / 07. Engel / 08. Freiheit / 08. Little Headbanger (Nackenbrecher) / 10. Revenge / 11. Free My Heart / 12. Victory / 13. Hero / 14. Sealed In Blood / 15. Strong And Proud
En plus d’être mon fantasme sexuel le plus fou, Doro est LA grande dame du Metal. Elle nous revient aujourd’hui avec Raise Your Fist, un album surpuissant et probablement un des (le ?) meilleurs effort de l’ex – chanteuse de WARLOCK. L’album commence en force avec "Raise Your Fist In The Air", "Coldhearted Lover" et "Rock Till Death", trois morceaux et autant d’hymnes à hurler à tue tête. Vient en suite "It Still Hurts", jolie ballade chantée en duo avec Lemmy. "Take No Prisoner" ne fait aucun cadeau avec son tempo speed et ses vocaux hargneux. Gus G. (FIREWIND) vient gratouiller sur "Grab The Bull" avant deux titres en allemand : "Engel" (une ballade) et "Freiheit" (que l’on retrouve plus tard sur l’album en version anglaise). "Little Headbanger" est sous – titré Nackenbrecher (brise – nuque) et croyez – moi, il mérite son sous – titre ! Suivent des titres plus anecdotiques, mais néanmoins réussis avant un nouveau point d’orgue de Raise Your Fist : "Hero", ballade dédiée à Ronnie James Dio, superbe et pleine d’émotions. "Sealed In Blood" n’est autre que "Freiheit", version anglaise (à vous de choisir votre version préférée). L’album se termine par "Strong And Proud" qui laisse vos oreilles à feu et à sang. Grand album donc, de la part de la Metal Queen qui, en plus de vous offrir des chansons magnifiques, n’oublie pas de rendre hommage à son ami et mentor, notre père à tous, DIO. Comme quoi être une légende n’empêche pas d’avoir de la classe.
U.D.O. – Live In Sofia AFM Records
Style : Heavy Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2012
Site Web : www.udo-online.com
Disc 1 : 01. Rev-Raptor / 02. Dominator / 03. Thunderball / 04. Leatherhead / 05. Independence Day / 06. Screaming For A Love-Bite / 07. Heart Of Gold / 08. Vendetta / 09. Princess Of The Dawn / 10. I Give As Good As I Get / 11. Kokopelli (Guitar solo) Disc 2 : 01. Neon Nights / 02. Break The Rules / 03. Man And Machine / 04. Drum Solo / 05. Living On A Frontline / 06. Up To The Limit / 07. Two Faced Woman / 08. Metalheart / 09. The Bogeyman / 10. I'm A Rebel / 11. Balls To The Wall / 12. Burning
11 ans après Live From Russia, Udo Dirkschneider se prête une fois de plus à l’exercice du live. Riche d’une très longue discographie, le papy du Metal allemand nous offre ici 21 morceaux live (plus un solo de guitare et un autre de batterie). Enregistrés en Bulgarie, plus précisément à Sofia pour ceux qui n’avaient pas encore compris, ce Live In Sofia, en plus d’être un bon témoignage de ce qu’est U.D.O. en 2012, est avant tout un best – of live de la carrière du vétéran teuton. On y retrouve des chansons de toutes les époques : récentes ("Rev – Raptor", "The Bogeyman" ,…) comme anciennes ("Break The Rules",…) et, bien entendu, les hits incontournables d’ACCEPT ("Metalheart", "Balls To The Wall",…). Le son est bon, l’ambiance brulante et la set list équilibrée, bien que la présence des soli de guitare et de batterie en plein milieu du set casse un peu l’ambiance. Je me pose d’ailleurs la question de l’intérêt de les intégrer sur ce double live, ce qui est intéressant sur une scène ne l’étant pas toujours en version audio. L’interprétation d’Udo est bonne, bien que quelques signes de fatigue pointent le bout de leur nez sur les derniers morceaux, principalement sur ceux d’ACCEPT, mais bon, on peut pardonner à l’homme (qui, mine de rien, a 60 berges) de ne plus monter aussi haut qu’avant, au vu de la qualité de ce Live In Sofia. Un disque qui est à conseiller aux fans d’U.D.O., mais aussi à ceux qui voudraient découvrir la carrière solo de « l’ancien chanteur d’ACCEPT »
CIVIL WAR – Civil War Despotz Records
Style : True Metal
Origine : Suède
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/civilwarsweden
01. Rome Is Falling / 02. Civil War / 03. Forevermore / 04. Custers Last Stand / 05. Say It Right
A peine le split et la mise en stand – by de SABATON entérinés, revoici Rikard Sundén (guitare), Oskar Montelius (guitare), Daniel Mullback (batterie) et Daniel Mÿhr (claviers). Pour ce nouveau groupe baptisé CIVIL WAR, les quatre dissidents sont rejoints par le chanteur Nils Patrick Johansson (ASTRAL DOORS, LION'S SHARE, WUTHERING HEIGHTS) et le bassiste Stefan « Pizza » Eriksson (VOLTURYON, HELL PATROL). Il est aisé de comprendre que l’inspiration du groupe est dans la droite lignée de SABATON : Les grandes batailles de l’histoire. Pas de grande surprise non plus dans la musique, on reste dans le True Metal couillu. La grande différence entre SABATON et CIVIL WAR se situe dans le chant de Nils Patrick Johansson, nettement plus enlevé que celui de Joakim Brodén ; ce qui apporte une dimension plus aérienne aux chansons. Côté musique, cet EP démarre en trombe avec "Rome Is Falling", titre assez speed au refrain imparable qu’on avait déjà pu découvrir sur Youtube. Place ensuite à "Civil War", hymne par excellence, qui arrache tout sur son passage et à "Forevermore", la ballade de service qui se révèle de fort bon niveau. L’épique "Custers Last Stand" s’impose déjà comme un classique et le mid – tempo "Say It Right" clôture cet EP en beauté. CIVIL WAR me parait un cran au dessus de SABATON et ce premier brûlot est, ma foi, bien agréable à écouter. Rendez – vous en 2013 pour l’album.
ANGRA – Best Reached Horizons SPV/Steamhammer
Style : Metal Symphonique
Origine : Bresil
Sortie : 2012
Site Web : www.angra.net
01. Unfinished Allegro / 02. Carry On / 03. Angels Cry / 04. Nothing To Say / 05. Z.I.T.O / 06. Wings Of Reality / 07. Lisbon / 08. In Excelsis / 09. Nova Era / 10. Bleeding Heart / 11. Live And Learn / 12. Deus De Volt ! / 13. Spread Your Fire / 14. Angels And Demons / 15. The Voice Commanding You / 16. Scream Your Heart Out / 17. Arising Thunder / 18. Lease Of Life
20 ans après leurs débuts, l’heure est à la rétrospective pour ANGRA qui nous propose avec ce Best Reached Horizons, un patchwork de sa féconde discographie. Les brésiliens ont choisi de sélectionner deux titres par album, comme l’avait fait, en son temps, IRON MAIDEN avec Best Of The Beast. Et la même constatation s’impose d’emblée : Certains albums sont meilleurs que d’autres et certains classiques sont oubliés… Comme IRON MAIDEN, ANGRA a aussi choisi de placer les chansons dans l’ordre chronologique, ce qui permet de se rendre compte de l’évolution du groupe au fil du temps et de pouvoir comparer les débuts avec Andre Matos et l’âge mûr avec Edu Falaschi. Passons donc au choix des titres qui, à mon sens, est le gros point noir de ce best – of , il semble que les brésiliens aient délibérément pioché dans les titres les plus speed de leur répertoire (à l’exception de "Lisbon", de "Bleeding Heart", ballade mielleuse qui n’a vraiment rien à faire là et de "Lease Of Life" en clôture d’album), ce qui donne une fausse image de ce qu’est ANGRA. Où sont donc passés les morceaux de bravoure comme "Make Believe", "Stand Away" ou "Carolina IV" ? Découvrir ANGRA avec ce best – of serait décevant, vu qu’ils passent ici pour un groupe de speed conventionnel, voire peu inspiré. Ca bastonne du début à la fin, quasi sans arrangements symphoniques dignes de ce nom, arrangements qui avaient fait la renommée d’ANGRA à leurs débuts. Best Reached Horizons laisse un goût amer au fan que je suis et apparaît plus comme un album bouche – trou en cette période où ANGRA est sans chanteur, Edu Falaschi ayant jeté l’éponge plus tôt cette année. En janvier, ANGRA sera de la croisière 70.000 Tons Of Metal avec je cite « un guest – vocalist ». Qui parie sur un retour d’Andre Matos ?
FULLFORCE – Next Level SPV/Steamhammer
Style : Power Metal
Origine : Suède
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/fullforcesweden
01. Broken Dreams / 02. Break It, Crack It, Destroy It / 03. Back To Life / 04. A Night To Remember / 05. Karma / 06. Whispers / 07. Smile At The World / 08. Hate...Love...Drop It! / 09. Visions / 10. Course Of Life / 11. Awesomeness / 12. Mysterious Ways / 13. Strongest Thing Of All
Second Album pour les suédois de FULLFORCE et on ne peut pas dire que c’est avec ce Next Level qu’ils vont devenir des stars de la scène Metal. Evoluant dans un style assez proche de HAMMERFALL, le quintet nordique nous sert ici un album d’une platitude et d’un ennui prodigieux. Chaque riff de cet album a été entendu mille fois et les mélodies de chant sont soporifiques au possible. On a bien un "Karma" plus lourd qui pourra amuser la galerie et un "Mysterious Ways" majestueux qui montre un réel potentiel mais, à part cela, on nage dans le sous – HAMMERFALL de supermarché, en période de soldes. FULLFORCE est même grand favori pour remporter l’oscar de la ballade la plus crétine de l’année avec "Smile At The World" et ses paroles que ne renierait pas Céline Dion. Regardez la pochette et vous aurez une idée de la créativité débordante de FULLFORCE : Un paysage à la STRATOVARIUS avec le superbe Action Man du premier album recollé en premier plan… Même mon poisson rouge s’en est tapé la tête sur le scaphandrier à bulles de l’aquarium. J’ai bien peur que pour FULLFORCE, ce Next Level s’apparente à un énorme Game Over.
JOHN 5 - God Told Me To Membran
Style : Guitare instrumentale
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.john-5.com
01. Welcome To Violence / 02. Beat It (Michael Jackson Cover) / 03. Ashland Bump / 04. Killafornia / 05. The Castle / 06. The Hill Of The Seven Jackals / 07. Noche Acosador / 08. The Lust Killer / 09. The Lie You Live / 10. Creepy Crawler
John Lowery est surtout connu pour avoir été le guitariste de MARILYN MANSON... Et bien qu'ayant de nombreux autres illustres projets à son actif, il officie également en tant qu'artiste solo sous le nom de JOHN 5... Le premier titre de cet album n'est pas forcément le plus représentatif... En effet, ça commence bien mal avec le morceau "Welcome To Violence" gavé de plans de guitare "shred" stéréotypés qui passent plutôt mal à l'écoute, du genre branlette sans aucun intéret... La piste suivante est une reprise du "Beat It" de Michael Jackson avec une interprétation du solo fidèle note-pour-note de l'original... ce qui n'est pas pour me déplaire étant donné le sans-faute d'Eddie VAN HALEN sur la version datant de 30 ans quand même ! La suite est assez singulière pour être relevée : une succession de titres Bluegrass-Country (ou carrément Flamenco...) et de pistes Metal-Instrumental typiques... le bougre est plutôt à l'aise et inspiré dans les styles précédemment cités... Mais au vu des enchainements plutôt incongrus, il faut recommander cet album aux mordus de gratte tous styles confondus... Ce God Told Me To sonne comme une compilation de ce que son auteur sait faire de mieux et a du coup une légère tendance à la démonstration de style... Les amateurs y trouveront donc leur compte... Pour les autres, ça peut vite devenir ennuyeux et pompeux... à vous de voir. Ce nouvel album solo de JOHN 5 est remarquable d'un point de vue guitaristique, à n'en pas douter... à conseiller en priorité aux fans de plans de grattes et autres geeks de la six-cordes sous toutes ses formes !
LUCA TURILLI'S RHAPSODY – Ascending To Infinity Nuclear Blast
Style : Symphonic Metal
Origine : Italie
Sortie : 2012
Site Web : www.ltrhapsody.com
01. Quantum X / 02. Ascending To Infinity / 03. Dante's Inferno / 04. Excalibur / 05. Tormento E Passione / 06. Dark Fate Of Atlantis / 07. Luna / 08. Clash Of The Titans / 09. Of Michael The Archangel And Lucifer's Fall (I. In Profundis - II. Fatum Mortalis - III. Ignis Divinus) / 10. March Of Time (HELLOWEEN Cover - Bonus Track)
Si, si, vous lisez bien, il ne s’agit pas d’un nouvel album de RHAPSODY OF FIRE, ni d’un album solo de Luca Turilli mais bien de LUCA TURILLI’S RHAPSODY, le petit/grand/moyen frère de RHAPSODY. Ok, je vois que vous n’avez rien compris, je vais donc vous expliquer : Luca n’en pouvait plus de composer pour RHAPSODY (qui était devenu RHAPSODY OF FIRE pour d’obscures histoires de droits), il a donc décidé de quiter le groupe, mais pas avant que le dernier cycle entamé ne soit terminé. Ca va, vous suivez ? Le cycle enfin achevé, Luca a donc pris son envol pour continuer RHAPSODY de son côté pendant que ses anciens comparses continuaient AUSSI RHAPSODY du leur. Nous avons donc maintenant un RHAPSODY OF FIRE avec Fabio Lione and co. et un autre avec Luca Turilli. Je sais, ça peut paraître compliqué, mais il faudra bien vous y faire. Mais qu’en est – il de la musique ? Disons – le sans détour, il semble que Luca se soit surpassé sur ce disque : des chœurs majestueux, du chant classique masculin et féminin, des passages en italien… Le « Hollywood Metal » inventé en son temps par RHAPSODY atteint ici un point culminant ( "Dante’s Inferno", "Dark Fate Of Atlantis"…) et on a du mal à imaginer comment il serait possible d’aller plus loin dans le concept tout en admirant le travail de bénédictin de Turilli sur cet Ascending To Infinity. Il semblerait également que Luca Turilli aie trouvé le chanteur parfait en la personne d’Alessandro Conti qui est absolument impérial tout au long de l’album. Coté surprises, on notera une reprise de "Luna" d’Alessandro Safina et en bonus track du "March Of Time" d’HELLOWEEN dans une version tout à fait sublime emmenée par Conti et superbement orchestrée par Turilli. Un album superbe, indispensable aux fans de Metal symphonique. Molto buono, Maestro !
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