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PINK CREAM 69 - Nouvel album

Publié le par Nono666

PINK CREAM 69 sortira son nouvel album intitulé Ceremonial le 25 Janvier 2013 via Frontiers Records.

Tracklist Ceremonial (2013) :
01. Land Of Confusion / 02. Wasted Years / 03. Special / 04. Find Your Soul / 05. The Tide / 06. Big Machine / 07. Let The Thunder Roll / 08. Right From Wrong / 09. Passage Of Time / 10. I Came To Rock / 11. King For One Day / 12. Superman

 

PINK CREAM 69_Ceremonial
 

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JORN - Sortie Best Of

Publié le par Nono666

JORN LANDE sortira un best of intitulé Symphonic le 25 Janvier 2013 via Frontiers Records. Il contiendra ses meilleurs titres ré-arrangés et remixés pour l'occasion.

Tracklist Symphonic (Best Of - 2013) :
01. I Came To Rock / 02. Rock And Roll Children / 03. The World I See / 04. Burn Your Flame / 05. Man Of The Dark / 06. My Road / 07. Time To Be King / 08. Black Morning / 09. Like Stone In Water / 10. Vision Eyes / 11. War Of The World / 12. Behind The Clown / 13. A Thousand Cuts / 14. The Mob Rules

 

JORN_Symphonic
 

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MACHINE HEAD - Machine F**king Head Live

Publié le par Nono666

MACHINE HEAD - Machine F**king Head - Live
Roadrunner Records
Style : Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site web : www.machinehead1.com

MACHINE HEAD_Machine Fucking Head Live_COVERff



01. I Am Hell (Sonata in C#) / 02. Be Still And Know / 03. Imperium / 04. Beautiful Mourning / 05. The Blood, The Sweat, The Tears / 06. Locust / 07. This Is The End / 08. Aesthetics Of Hate / 09. Old / 10. Darkness Within / 11. Bulldozer / 12. Ten Ton Hammer / 13. Who We Are / 14. Halo / 15. Davidian

Nous savons tous qu’un album live ne remplacera jamais un live, un vrai, le vécu, celui qu’on a vu de ses yeux vus, dont on entend encore les accords longtemps après, qui résonnent dans nos mémoires de metalheads et de headbangers. Seulement voilà : au beau milieu de mon salon, j’ai vécu plusieurs performances live de MACHINE HEAD en une seule soirée. Ils n’ont plus rien à prouver, la bande à Robb Flynn : leurs succès studio sont innombrables, et quelle joie de retrouver des morceaux de The Blackening ou Unto the Locust sur un album live ! Il m’est difficile de m’exprimer sur le sujet, dans chaque morceau de ce grandiose Machine F**king Head (que chaque fan de MACHINE HEAD scande avec ferveur) ce sont les frissons des concerts qui arrivent. Ce ne sont pas des gamins, et ils se sont sans doute entourés des meilleurs pour ces enregistrements live : le son est parfait, le mariage entre la musique de la scène et celle d’un public comblé… Quiconque a un jour vécu un live de MACHINE HEAD n’aura qu’à fermer les yeux pour y retourner (sans la boue à décoller des bottes ou les coups accidentels de rangers, hélas). Du "I Am Hell" d’ouverture au "Davidian" de fin, pas une minute de répit, le public applaudit, et je me demande si le but de ce live n’est pas de dégoûter ceux qui ne les ont jamais vus (il faut y aller !), ou de plonger dans la nostalgie ceux qui se souviennent de s’être approchés de la scène. Je pense qu’avant tout, cet album live est un cadeau, le reste n’est qu’un « dommage collatéral » agréable. Difficile de croire que ces enregistrements sont issus de concerts différents tellement les enchaînements sont fluides, sans aucun accroc, immersion totale (et merci la production, ça aussi c’est très fort). La « set list » est parfaite, c’est un peu le concert idéal à mon sens : "Imperium", "Aesthetic Of Hate", "Davidian",  "Halo", et on dit merci monsieur !  Mention spéciale (mais peut-il vraiment y en avoir une seule ? J’use donc ici de mon impression personnelle.) : "Beautiful Mourning", monumental. MACHINE FUCKING HEAD ! (ad lib.)

Chronique par Nastassja

Note : 9,5/10

 

MACHINE HEAD_Band 2012
 

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DEFTONES - Koi No Yokan

Publié le par Nono666

DEFTONES – Koi No Yokan
Reprise Records
Style : Alternative Nu-Metal
Origine : Etats Unis
Sortie : 2012
Site web : www.deftones.com

DEFTONES_Koi No Yokan



01. Swerve City / 02. Romantic Dreams / 03. Leathers / 04. Poltergeist / 05. Entombed / 06. Graphic Nature / 07. Tempest / 08. Gauze / 09. Rosemary / 10. Goon Squad / 11. What Happened To You

Parmi les grands noms de la scène néo-métal qui ont émergés au milieu des années 90, DEFTONES est sans nul doute celui qui a le mieux réussi à suspendre dans le temps, son style et ses marques d’appartenance. Même si l’on peut rester nostalgiques du triptyque : Adrenaline, Around the Fur et White Pony qui sont indétrônables et s’excluent de toute comparaison, on peut néanmoins reconnaitre que le groupe a su conserver une certaine forme d’intégrité, appréciable auprès de son public. Avec ce septième album, Koi No Yokan, qui signifie « coup de foudre » en japonais, le temps passe en « un éclair » comme vous l’aurez remarqué. A peine cinquante minutes sont-elles écoulées, qu’on a déjà parcouru les onze titres. Le groupe a souhaité frapper fort avec un démarrage qui se veut comme à son habitude pressant et percutant avec le titre "Swerve City", mais ce signe d’encouragement ne suffira pas. On relâche l’écoute ensuite, on reprend le fil à chaque poussée qui semble nous faire frémir et rappelle cette fusion intarissable qui nous a animé ("Poltergeist"). Les Californiens n’en démordent pas, on note les tentatives mais la magie n’opère pas. L’impact n’est plus aussi saisissant, cela sonne lisse et pathétiquement synthétique, on meurt d’envie de leur crier de sévir urgemment et demander à Chino de cracher toute son énergie afin de pouvoir au moins lancé un headbang ! Cela semble peine perdue malheureusement… Pourtant la patte de DEFTONES reste présente, on la reconnait expressément car l’on mesure encore son côté alternatif, mais elle est exploitée au creux d’un parterre de confusions. On se heurte aux parties détachées aux sonorités indus-pop, à l’inverse on aime à se laisser surprendre par des riffs Stoner/Doom tel que sur le titre "Rosemary" mais on ne parvient pas à relier l’ensemble. Difficile donc de cerner ce dernier opus, même si l’on relève les quelques idées intéressantes qui affirment la capacité du groupe à sortir à nouveau son épingle du jeu, on reste impatient de voir le retour du groupe sur scène au Trianon à Paris le 22 et 23 février 2013 et espérer embarquer à bord d’une escapade hurlante et trébuchante…

Chronique par Joy

Note : 6/10

 

DEFTONES_Band
 

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REBELLION - Arminius: Furor Teutonicus

Publié le par Nono666

REBELLION – Arminius : Furor Teutonicus
Massacre Records
Style : Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2012
Site Web : www.rebellion-metal.de

REBELLION_Arminius Furor Teutonicus



01. Rest In Peace / 02. Ala Germanica / 03. Prince Of The Cheruscer / 04. Dusk Awaiting Dawn / 05. Breeding Hate / 06. The Seeress Tower / 07. Varus / 08. The Tribes United / 09. Ghost Of Freedom / 10. Furor Teutonicus / 11. Vae Victis / 12. Requiem

Déjà le sixième album, depuis leur formation en 2001, pour les allemands de REBELLION et pourtant, le groupe est toujours noyé dans l’underground du genre. Voilà qui est bien dommage, car cet Arminius : Furor Teutonicus , sans être un chef d’œuvre, ne manque ni de charme, ni de qualités. Le groupe de Tomi Göttlich (ex – GRAVE DIGGER) évolue dans un Power Metal agressif et racé, comme un mélange pas toujours très subtil entre GRAVE DIGGER et ICED EARTH (le chanteur Michael Seifert oscillant entre le timbre de Matt Barlow et de Chris Boltendahl). La plupart des compos de cet album pourrait d’ailleurs sans problème apparaître sur un album de GRAVE DIGGER ("Ala Germanica") ou d’ICED EARTH ("The Tribes United"). Côté originalité, on repassera, mais ce concept album sur la vie de Caius Julius Arminius est plutôt à placer dans la moyenne supérieure du Power Metal. Les excellents "Ala Germanica", "The Seeress Tower" ou "Varus" sont autant de titres qu’il est difficile de se sortir du crâne et que l’on se voit bien hurler en headbangant comme des malades. Seul point négatif de cet album, la ballade "Requiem", insupportable, clôture l’album de fort mauvaise manière. Ne boudons tout de même pas notre plaisir, Arminius : Furor Teutonicus est un bon album que l’on peut conseiller aux amateurs du genre. Il reste à espérer que REBELLION se verra enfin reconnaître sur les scènes d’Europe et pourra continuer de sortir des albums d’aussi bonne qualité.

Chronique par Emil Maniak

Note : 7.5/10

 

REBELLION_Band 2012
 

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VALFREYA - Path To Eternity

Publié le par Nono666

VALFREYA - Path To Eternity
Autoproduction
Style: Folk Metal
Origine: Canada
Sortie: 2012
Site Web: www.myspace.com/valfreyametal

valfreya_path to eternity



01. Path To Eternity (Intro) / 02. Deity's Grace / 03. Inferno / 04. Beyond Illusions / 05. Ocean's Assault / 06. Confront Immensity / 07. Condemned The World / 08. Alefest / 09. My Everlasting Scar / 10. Glorious Death (Outro)

VALFREYA est un jeune groupe de Folk Metal tout droit sorti de la toundra québecoise né en 2009. Après un premier E.P, First Chronicles, à la qualité sonore douteuse, sorti l'année suivante ils nous reviennent en cette fin 2012 avec Path To Eternity, leur premier album auto-produit. Même si le groupe est jeune et a payé de sa poche son premier né, on est agréablement surpris par la qualité et la maturité de l'oeuvre. Le premier élément qui marque quand on appuie sur "Play", c'est que le chant est entièrement assuré par une charmante jeune femme au doux nom poétique de "Crook". Elle passe d'un chant criard blackeux à une voix claire quasi-symphonique sans aucune difficulté, comme si Simone Simons (EPICA) et Shagrath (DIMMU BORGIR) avaient fusionné en cette jolie rouquine. Mais on commence l'album par une jolie intro où s'entremêlent bruit de la mer, narration anglaise et flûte de Pan. On enchaîne tout de suite avec le morceau "Deity's Grace" audiblement influencé par les Russes d'ARKONA et où le Black Metal pur et dur se mélange au Folk et au Sympho sans jamais en aspirer la saveur. Le morceau suivant, "Inferno", est de la même trempe, sauf que là, les guitaristes se lâchent et envoient un solo juste splendide ! Le batteur ne reste pas à la traîne car il blaste pratiquement non-stop sans jamais en faire de trop. L'autre élément qui ravit les oreilles, c'est bien sûr les parties purement folk, toutes jouées au clavier. Certes, on pourrait penser que ça enlèverait son authenticité au son, mais que nenni. Les flûtes de Pan, mandolines, violons, tambours, et surtout les choeurs ne font qu'enrichir encore plus l'oeuvre. Les titres "My Everlasting Scar" ou "Oceans' Assault" en sont de très bons exemples. L'outro instrumentale "Glorious Death" est juste épique et pourrait, sans problème, se prêter à la B.O d'un film fantastique. Bref, VALFREYA est un jeune groupe prometteur qui ravira tous les fans de MOONSORROW, WINTERSUN ou encore FINNTROLL.

Chronique par Germain

Note : 8/10

 

VALFREYA_Band
 

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ECLIPSE - Bleed & Scream

Publié le par Nono666

ECLIPSE – Bleed & Scream
Frontiers Records
Style : Melodic Metal
Origine : Suède
Sortie : 2012
Site Web : www.eclipsemania.com

Eclipse_Bleed and Scream



01. Wake Me Up / 02. Bleed And Scream / 03. Ain't Dead Yet / 04. Battlegrounds / 05. Bitter Taste / 06. Falling Down / 07. S.O.S. / 08. Take Back The Fear / 09. Unspoken Heroes / 10. About To Break / 11. After The End Of The World

Bienvenue à tous et à toutes au pays de Candy. Sur votre gauche, "Wake Me Up" vous réveillera en douceur, un bol de chocolat chaud à la main. Plus loin, sur votre droite, "Bleed And Scream" soignera vos petits bobos tout en douceur. "Ain’t Dead Yet" vous emmènera sans vous brusquer jusqu’aux "Battlegrounds" où des petits soldats en guimauve se jettent gentiment des tartes à la crème au visage. Près du parterre de fleurs, "Bitter Taste" fera larmoyer les métalleuses de plus de 50 ans, pendant que leurs brutes de maris pourront faire une sieste à l’ombre de "Falling Down". En cas d’urgence, "S.O.S." se chargera de vous ramener prudemment  à votre chalet, "Take Back the Fear" vous rassurera sur la suite de votre séjour et "Unspoken Heroes" vous racontera une histoire de poussins jaunes et de papillons bleus. "About To Break" se chargera de garder les enfants pendant que leurs parents se rendent à la boutique de souvenirs acheter un "After The End Of The World", coloré et idéal pour poser sur la cheminée. Vous l’aurez compris, tout ici est gentil, formaté et même carrément commercial sur certaines des « œuvres » de cet album. Pas un cri, pas une note qui grince. Seulement un Bisounours Speed Metal, entre les ballades de SONATA ARCTICA et les compos les plus sucrées de STRATOVARIUS, le tout peint en couleur pastel pour ne pas faire peur aux enfants.

Chronique par Emil Maniak

Note : 5/10

 

ECLIPSE_Band

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FATUM ELISUM

Publié le par Nono666

 

FATUM ELISUM_Logo

Entretien email avec Asgeirr (basse) réalisé durant l'été 2012



Auteur d’un très bon deuxième album l’an dernier, il nous a paru intéressant de donner la parole à FATUM ELISUM, formation rouennaise bien connue des amateurs de Doom/Death. Tout comme pour la chronique d’Homo Nihilis, la publication de cet entretien aura demandé du temps. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeu en valait le candélabre tant Asgeirr s’est révélé être un interlocuteur loquace et intéressant, un véritable boulimique musical, assurément !

Asgeirr, c’est votre première interview pour Heavy Sound. Peux-tu donc présenter FATUM ELISUM et son parcours ?
FATUM ELISUM s'est formé en mars 2007, autour de Christophe (guitare), Hugo (guitare lead), Sator ("batterie"), Céline (claviers) et de moi-même. Nous avons répété pendant quelques semaines avant de nous séparer du clavier car cela ne convenait pas du tout à l'orientation que nous avions prise. En juillet de la même année, Ende nous a rejoints au chant. Nous avons continué de travailler ainsi et avons donné notre premier concert le 3 novembre 2007 en première partie d'ATARAXIE et d'INDESINENCE. Après des mois de compositions et de répétitions, avec entre temps un concert en première partie d'ESOTERIC, nous avons réalisé notre premier enregistrement en juin et juillet 2008 sous la houlette de Julien Bous de Postghost Recordings. En octobre de cette même année, nous nous sommes séparés de notre batteur et avons recruté mon frère Christophe à la batterie. Nous avons ensuite participé à la première édition du Rotomagus Doomicus Metallicus Festival en avril 2009 où nous avions partagé l'affiche avec MOURNFUL CONGREGATION et MOURNING BELOVETH. Après plusieurs semaines de démarches, nous avons été signés par le label anglais Aesthetic Death (ESOTERIC, EIBON, etc.) qui a ressorti notre premier enregistrement éponyme en septembre 2009. S'en sont suivis quelques concerts, dont la participation au Dutch Doom Days 2009, et au festival Doom In Paris en 2010, avant que nous enregistrions notre deuxième album Homo Nihilis durant l'hiver 2010 / 2011 et qui est sorti à la fin du mois d'Octobre 2011.

Quelles sont vos influences, qu’elles soient d’ordre musical ou autre ?
Nos influences d'ordre musicales sont assez classiques étant donné notre style musical : les vieux MY DYING BRIDE, les premiers PARADISE LOST, les premiers ANATHEMA, les débuts de CATHEDRAL, EVOKEN, MOURNING BELOVETH, MOURNFUL CONGREGATION, BETHLEHEM, et en remontant un peu le temps, BLACK SABBATH, HELLHAMMER / CELTIC FROST, pour ne citer que les principales sources d'inspiration. Après, nous écoutons tous divers types de musique. Christophe, notre guitariste, est un féru de musiques du monde, notamment du moyen orient, mais aussi de musiques sacrées. Ende, Hugo et moi écoutons pas mal de black metal et de death metal, enfin plutôt les scènes suédoises, finlandaises et New-Yorkaises. Pour ce qui est des influences autres que musicales, elles concernent surtout Ende notre chanteur, notamment pour ce qui est de l'écriture de ses textes. Il puise ses influences non seulement dans les textes sacrés, aussi bien des religions monothéistes que ceux de l'Antiquité, mais également auprès de divers philosophes tels que Nietzsche, Cioran et Camus. A ces auteurs, il faut également ajouter des poètes tels que Charles Baudelaire, Dante, Antonin Artaud ou bien encore William Blake.

Homo Nihilis est sorti depuis quelques mois déjà. Quelles sont les réactions par rapport à ce dernier ? Avez-vous reçu des propositions intéressantes, notamment en termes de concerts ?
Les retours concernant Homo Nihilis ont été dans l'ensemble plutôt positifs voire même très positifs selon les chroniqueurs. Nous avons bénéficié d'un travail de promotion de la part de notre label, ce qui nous a permis, entre autres, d'avoir une chronique dans le magazine allemand Legacy, en plus d'un titre présent sur leur sampler, et une bonne cinquantaine de chroniques à travers le monde, sauf en France finalement. En fait, en dehors des sempiternelles comparaisons avec ATARAXIE (NDR : Oups…) - par des chroniqueurs qui feraient bien de jeter une oreille un jour sur Turn loose the Swans de MY DYING BRIDE ou bien sur Shades of God de PARADISE LOST - on nous a quelquefois reproché une certaine longueur dans nos compositions, mais en même temps, nous ne correspondons pas vraiment à ce qui est dans l'air du temps, avec cette vague de death doom metal induite par la découverte soudaine d'ASPHYX par certains, ou le buzz qui existe autour de HOODED MENACE. Pour les concerts, c'est plus difficile. Jusqu'alors, nous avons tout de même eu l'opportunité de jouer en février dernier aux Pays-Bas en compagnie d'OFFICIUM TRISTE et d'ISOLE, grâce à Pim le chanteur d'OFFICIUM TRISTE, qui a également chroniqué l'album sur son webzine Lords of Metal.

 

FATUM ELISUM__Band


Votre musique est-elle pour vous le moyen de véhiculer certains messages, ou bien la voyez-vous plutôt comme une expression d’ordre esthétique ?
Notre musique n'a pas vraiment vocation à véhiculer certains messages au sens strict du terme, dans la mesure où les paroles, écrites par Ende, sont souvent personnelles, même si elles ont des thématiques assez métaphysiques, notamment sur le premier album, et centrées sur le nihilisme sur Homo Nihilis. Nous ne cherchons pas à scander des messages, que ce soit de manière directe ou indirecte, et nous ne cherchons pas non plus à véhiculer telle ou telle idéologie. Chacun est libre de trouver un sens à nos paroles. Cela étant dit, notre musique demeure à mon sens une forme d'exutoire, dans la mesure où elle nous permet justement d'exprimer une certaine mélancolie et sans doute de mettre en musique des maux que nous pouvons ressentir, que ce soit à titre personnel ou bien par rapport au monde qui nous entoure. En cela, notre musique est plutôt une expression d'ordre esthétique et, à ce titre, nous essayons, avec nos moyens, de faire coïncider l'esthétisme de notre musique avec celle de nos artworks. C'est notamment le cas pour Homo Nihilis où, outre la pochette de l'album, toutes les peintures présentes dans le livret sont des œuvres d'Ende, qui vient de terminer ses études à l'école des Beaux-Arts de Rouen. Ainsi, dans le livret, on retrouve une peinture pour illustrer chaque titre. Les influences littéraires d'Ende et les quelques citations de poètes que l'on retrouve dans Homo Nihlils - Dante, Howard et Baudelaire - vont également dans ce sens.

Vous êtes originaires de Rouen. Peux-tu nous parler de la scène locale ? Entretenez-vous de bons rapports avec les autres groupes ?
La scène de Rouen est assez vivante et commence petit à petit à se faire reconnaître au niveau national et même au-delà de nos frontières. Comme partout, il y a des groupes que j'apprécie et d'autres dont ce n'est pas le cas, ce qui engendre parfois même une certaine inimitié entre groupes, avec parfois cette impression d'avoir d'un côté les musiciens de doom metal, et de l'autre ceux qui font du brutal death metal, en simplifiant les choses. Le gros souci que nous avons, c'est que les endroits pour jouer deviennent de plus en plus rares, en raison notamment d'une politique de la ville qui évince petit à petit tout ce qui est musiques actuelles électrifiées du centre de la ville. Et la seule salle qui ouvre ses portes à ces types de musique, L'Oreille qui Traîne, reçoit peu de subventions pour pouvoir faire jouer tout le monde et ne doit compter que sur un petit nombre de bénévoles. De fait, il est assez difficile de faire venir des groupes extérieurs et de les faire jouer dans des conditions décentes, d'autant que la désaffection du public depuis quelques temps devient tout aussi problématique, le résultat sans doute d'un trop grand nombre de concerts durant une période assez récente qui a peut-être créé une certaine lassitude de la part du public. Nous sommes aussi confrontés depuis un an à la fermeture de l'unique magasin metal que nous avions à Rouen, Hellion, qui fut tout de même une plaque tournante de la scène si je puis dire, notamment pour ce qui est de la promotion de la scène locale mais également des concerts. Franck, tu nous manques ! Il est difficile de parler de Rouen sans évoquer ATARAXIE qui n'est plus à présenter et dont le succès, grandissant, est amplement mérité et qui demeure un modèle d'intégrité. Nous entretenons de bonnes relations avec les membres d'ATARAXIE et avons partagé l'affiche un grand nombre de fois. Ensuite, je vais présenter des groupes dans lesquels jouent certains de mes amis et qui méritent amplement le détour. Il y a d'abord YUCK, que l'on pourrait présenter comme la rencontre entre Bergen et Seattle, soit un brillant mélange entre le black metal et le grunge. Ils ont sorti en octobre 2011 leur deuxième album, This one is good, au titre parfaitement approprié. PRÖN FLAVÜRDIK est l'un des groupes les plus originaux que nous possédions à Rouen, et qui évolue dans un registre à la croisée entre le drone et les projets les plus extrêmes que John Zorn a pu faire, notamment Naked City et Painkiller, proposant à chaque fois un titre d'une quarantaine de minutes. Leur album Opus3 The Motown Years est on ne peut plus recommandable, en attendant la sortie de leur nouvel opus Legacy. Je suis assez nostalgique d'un groupe comme HYADNINGAR qui était l'un des meilleurs groupes de black metal que nous ayons eu en France. Trois groupes sont nés de ses cendres, avec dans un registre black metal CHAOS DEI et VOID PARADIGM dont le premier album vient de sortir chez Total Rust, et dans une veine pagan metal, CARUOS. Personnellement, je joue aussi dans MHÖNOS (ritual doom metal), qui était à la base un projet personnel de Stéphane (ex-HYADNINGAR, YUCK, CARUOS) et qui est devenu un groupe complet avec notamment Julien de YUCK, Samuel Antonin de PRÖN FLAVÜRDIK ou bien encore Necropiss de THE ARRIVAL OF SATAN, entre autres. Nous avons sorti un album en janvier dernier intitulé Humiliati chez Le Crépuscule du Soir. Julien, Samuel et Stéphane ont d'ailleurs créé un projet de musique noise appelé ANAKROUSIS et sont à l'heure actuelle en pleine session d'enregistrement. Christophe, Hugo et moi avons même un projet parallèle d'epic doom metal appelé FORSAKEN PEDDLERS. Nous venons de jouer en première partie de MARCHE FUNEBRE et d'AZZIARD fin juillet à Paris. Il y a également des formations plus récentes et qui sont assez prometteuses, notamment ANDROID VEGAS, avec les anciens membres de KEEN et Nicolas qui joue aussi dans MHÖNOS, TRIVISA qui évolue dans un registre post hardcore avec Erwan qui joue dans MHÖNOS, pour rester dans les sphères métalliques, mais aussi KLIMT, dans un registre post / cold wave parfois proche d'un JESU, et THE MIDDLE TIDE, dans un registre folk sombre.

Tu as également chanté pour DEVIL’S BRIDE si je ne m’abuse…
Oui, effectivement, j'ai chanté dans DEVIL’S BRIDE durant l'année 2009, ce qui s'est résumé à trois concerts, dont le tout premier en ouverture du Rotomagus Doomicus Metallicus Fest, et beaucoup de temps perdu.

Ya-t-il, à plus grande échelle (nationale ou internationale), d'autres groupes, récents ou non, qui t'impressionnent ?
Il y a une multitude de groupes qui m'impressionnent, je pense que la liste risque d'être assez longue. En premier lieu, pour rester dans le domaine du doom metal, MOURNFUL CONGREGATION et ESOTERIC sont des groupes dont je suis très admiratif, notamment pour la qualité de leurs albums, et les derniers en date, The Book of Kings pour les australiens et Paragon of Dissonance pour les anglais, sont d'excellentes cuvées. Je suis toujours avec autant d'assiduité les dernières sorties de PARADISE LOST, je ne suis pas déçu d'ailleurs depuis Symbol of Life, même si j'aurais toujours une préférence pour les vieux albums. D'ailleurs, lors du passage des anglais à Rouen en mai dernier, Hugo et moi sommes parvenus à remettre une copie d'Homo Nihilis à Greg Mackintosh, un peu sur le mode de l'échange de bons procédés : vous nous avez inspiré, voici ce que nous en faisons. Idem, MY DYING BRIDE m'a énormément surpris avec leur mini The Barghest O'Whitby sorti l'an dernier, qui est sans doute leur meilleure réalisation depuis Turn loose the Swans. Sinon, je vais avoir du mal à me remettre de la séparation de CATHEDRAL. Hugo et moi sommes allés à Londres pour assister à leur dernier concert. Forest of Equilibrium restera sans doute mon album préféré tous styles confondus. Après, cela va rejoindre un peu ce que j'ai listé dans les influences du groupe, mais les albums de SAINT VITUS avec Scott Reagers au chant, CANDLEMASS, les vieux CELTIC FROST mais aussi le monstrueux Monotheist, qui est sans doute l'un des meilleurs disques de la dernière décennie. Et pour rester dans les formations de la perfide Albion, j'adore WARNING, notamment Watching from a Distance. Et pour rester dans la famille Walker, New Dark Age de SOLSTICE est aussi l'un de mes albums de chevet. Cela étant dit, je fais encore des découvertes, notamment INVERLOCH, mais bon, ce sont loin d'être des débutants, et ANHEDONIST, un groupe américain dont le premier album, Netherwards est excellent. Je citerai volontiers PALLBEARER et suis impatient d'écouter les nouveaux albums d’INDESINENCE et EVOKEN. Et pour clore ce chapitre doom metal, je citerai aussi les finlandais de PROFETUS. Autrement, PRIMORDIAL est l'une de mes formations préférées, et leur dernier album en date, Redemption at the Puritan’s Hand, est aussi une très belle œuvre, avec une mention spéciale pour le titre « The Mouth of Judas ». Sinon, je peux citer rapidement EMPEROR, MANOWAR avec Ross the Boss à la guitare, NEUROSIS, ABANDON - The Dead End est un sommet de noirceur - MERCYFUL FATE, THE LORD WEIRD SLOUGH FEG, MANILLA ROAD, NECROS CHRISTOS, PORTAL, THERGOTHON, SOLSTAFIR, CARNIVORE et TYPE O NEGATIVE pour les groupes qui m'impressionnent. Je suis aussi en train de découvrir les travaux extrêmes de John Zorn, mais j'avoue que Naked City et Painkiller sont vraiment impressionnants. J'ajouterai aussi dans une veine plus grand public, LED ZEPPELIN, BLACK SABBATH, METALLICA avec Cliff Burton, TOOL - ce qui a tendance à énerver Hugo quand je lui sors des riffs en 5/4 - KING CRIMSON, JOY DIVISION - je pense que l'on fera assez difficilement aussi sombre et désespéré - PEARL JAM, ALICE IN CHAINS - et oui, je reste attaché à la vague grunge - SIXTEEN HORSEPOWER, WOVEN HAND - ou comment faire de la musique folklorique très sombre - et SIGUR ROS. Et enfin, car c'est un peu le doyen, j'apprécie grandement Neil Young, qui, malgré son âge encore avancé, a encore des choses à dire, j'ai été grandement surpris par son album Le Noise. Au niveau national, j'avoue que FUNERALIUM m'impressionne pas mal : vivement que le nouvel album sorte. Et je vais me répéter, mais PRÖN FLAVÜRDIK est sans doute la formation qui m'impressionne le plus sur Rouen. Sinon, je trouve la scène black metal pictonne assez intéressante, avec des groupes tels que SAEL, ANNTHENNATH ou bien encore ANGMAR, qui sont bien loin de suivre les modes et qui proposent tous un black metal racé et personnel.

 

FATUM ELISUM_IMGP1276025


Tu parlais tout à l'heure de la pochette d'Homo Nihilis réalisée par Ende. Celle-ci est assez mystérieuse et sera probablement trop atypique pour certains. Peux-tu nous en dire davantage à son sujet ?
Ce n'est pas évident d'expliquer une peinture dont je ne suis pas l'auteur. La peinture utilisée pour la pochette d'Homo Nihilis s'intitule "Creuser en soi". Elle est donc une allégorie de ce que signifie ce terme, au sens premier du terme, mais aussi de manière figurative. Au fond, le fait de creuser en soi n'est-il pas d'une certaine manière de tuer une partie de soi pour mieux renaître de soi-même ? Tu as une tête de mort dissimulée sur la droite, à la manière de ce qu'il se faisait à l'époque Moderne dans la peinture. Il y a aussi une représentation de la Grotte de Platon en partie, et également du Néant. Dès lors, l'autre interrogation que sous-tend le fait de creuser en soi, c'est que cette connaissance peut être à mi-chemin entre le Néant ou la Lumière. D'ailleurs, Stu, le boss d'Aesthetic Death, avait au départ pensé que cette peinture représentait le meurtre d'Abel par Caïn, dont il est question dans le titre « East of Eden », car la position des deux personnages pourrait laisser penser qu'ils sont entre le Nod - le pays du Néant - et l'Eden.

Quelle est ta propre définition du doom ? Etes-vous parfois tentés de vous écarter de ce style ?
Pour faire simple, le doom metal est pour moi un dérivé du heavy metal dont les caractéristiques sont la lenteur et la lourdeur. Cela reste un courant du metal, même si de plus en plus de groupes dans la veine de l'amplifier worshipping, bien en vogue en ce moment, ont tendance à l'oublier. Dans tous les cas, ce n'est nullement une composante du metal gothique comme l'on a souvent classé des groupes comme DRACONIAN, ou bien des groupes comme AGALLOCH ou bien encore de death metal mélodique lent comme SWALLOW THE SUN. Même si nous nous nourrissons d'autres influences que celles strictement doom metal, notre démarche s'inscrira dans ce registre.

Quels sont les projets de FATUM ELISUM pour les mois à venir ?
Nous continuons de travailler sur de nouvelles compositions, l’une venant d'être quasiment bouclée, mais il est encore bien prématuré de parler d'un troisième album. Nous allons vraisemblablement jouer avec PROCESS OF GUILT en octobre prochain (NDR : interview réalisée durant l’été dernier). Nous espérons trouver d'autres concerts tant en France qu'à l'étranger. Si certaines personnes sont désireuses de nous faire jouer, qu'elles n'hésitent pas à nous contacter.

Eh bien Asgeirr, il me reste à te remercier pour ton temps et à te laisser conclure !
En premier lieu, je tenais à te remercier de m'avoir permis de m'exprimer pour ton webzine et pour le soutien apporté. J'aurais vraiment apprécié partager l'affiche avec CIRCLE OF HATE (NDR : obscure formation doom / death dont votre serviteur a fait partie, ainsi que l’ami Aymerick Painless). Sinon, j'invite toute personne intéressée par FATUM ELISUM à suivre notre activité sur notre page officielle Facebook http://www.facebook.com/pages/Fatum-Elisum/150291801656020 . Quelques extraits de notre musique sont présents sur notre page Soundcloud http://soundcloud.com/fatum-elisum-official . Et vous pouvez trouver nos disques et un peu de merchandising sur notre page Bigcartel http://fatumelisum.bigcartel.com/products . Doom Or Be Doomed !


Propos recueillis par Morbid S

 

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ARKONA - Sortie album live

Publié le par Nono666

Le groupe de Folk Metal Russe ARKONA sortira un album live intitulé Decade of Glory" le 22 Fevrier 2013 via Napalm Records.

 

ARKONA_Decade Of Glory


Vous pouvez d'ores et déjà découvrir le titre "Marena" ci-dessous :

 

 

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ANCIENT WISDOM - Nouvel album

Publié le par Nono666

Les Américains d'ANCIENT WISDOM sortiront leur prochain album intitulé Deathlike le 4 février prochain en Grande-Bretagne et le 8 dans le reste de l'Europe.

 

ANCIENT WISDOM_Deathlike



Vous pouvez découvrir le morceau titre ci-dessous :

 

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