STRATOVARIUS - Elysium e-a-r Music / Edel
Style : Melodic Power Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2011
Site Web : www.stratovarius.com
01. Darkest Hours / 02. Under Flaming Skies / 03. Infernal Maze / 04. Fairness Justified / 05. The Game Never Ends / 06. Lifetime In A Moment / 07. Move The Mountain / 08. Event Horizon / 09. Elysium
Je dois l’avouer, je découvre STRATOVARIUS avec cet album. J’avais déjà entendu parler d’eux dans les différents magasines consacrés à notre musique préférée, mais je n’ai jamais eu l’occasion de me pencher sur leur musique malgré une carrière déjà plus que conséquente (leur premier album, Fright Night, date tout de même de 1989). C’est donc avec une oreille « neuve » que je découvre cet album. Immédiatement, le groupe me fait penser à HELLOWEEN ou PRETTY MAIDS, que je considère comme les précurseurs de ce genre de Métal. Mais la comparaison s’arrête là. Il ne s’agit pas non plus d'un copier/coller de ces combos notoires. Le groupe possède sa petite patte personnelle. Elysium est un excellent album qui me donne envie d’en connaître plus sur la discographie de STRATOVARIUS. Les morceaux sont de très bonne facture, puissants et speeds, avec des intros atmosphériques très réussies (parfois un peu longuettes) et, franchement, je ne trouve rien à jeter dans cet Elysium qui ravira, j’en suis sûr, les fans inconditionnels, mais aussi les néophytes tels que moi. Le son est énorme, la production soignée. A noter la pièce la plus importante de cet album, la chanson-titre, "Elysium", de plus de 18 minutes, mais pas indigeste pour autant, tant les plans speeds et calmes se succèdent et s’enchaînent magnifiquement, offrant une dimension épique et majestueuse à ce morceau qui pourrait s’avérer des plus fabuleux s’il était produit en clip vidéo. Vous l’aurez compris, je vous invite vivement à vous pencher sur le nouvel album de STRATOVARIUS, Elysium, qui mérite largement le détour et une place au sein de votre discothèque de métalleux !
STRATOVARIUS - Polaris e-a-r Music / Edel
Style : Melodic Power Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2009
Site Web : www.stratovarius.com
01. Deep Unknown / 02. Falling Star / 03. King of Nothing / 04. Blind / 05. Winter Skies / 06. Forever Is Today / 07. Higher We Go / 08. Somehow Precious / 09. Emancipation Suite: I Dusk / 10. Emancipation Suite: II Dawn / 11. When Mountains Fall
Nouveau logo, nouveau guitariste (Matias Kupiainen), le STRATO nouveau est arrivé ! Jolie pochette au demeurant pour ce retour après les discenssions inombrables entre les membres du groupe finlandais. Si STRATOVARIUS garde sa base (duel claviers/guitares), comme sur "Blind", les compositions sonnnent moins "fofolles", les riffs partent moins dans tous les sens, le band appuie sur la pédale douce du Speed mélodique et se recentre sur un Heavy mature au contour sombre ("King Of Nothing", "Falling Star"). On perçoit une volonté d'épaissir sa musique par l'apport d'une ambiance atmosphérique, ("Emancipation Suite : II Dawn") tout en gardant le côté "easy listenning" du groupe. Les refrains sont pour la plupart très réussis. Le son est puissant en gardant une clarté appréçiable. Timo Kotipelto et ses collègues nous convient à un voyage sur Polaris qui marque une étape importante de l'histoire du groupe. Il ne fallait pas rater ce nouvel envol et les Finlandais ont parfaitement négocié ce challenge. On peut dire que STRATOVARIUS continue à faire du STRATOVARIUS en version mature et plus éclectique. L'émancipation du groupe a commencé et comme les derniers travaux de Tolkki me conviennent aussi, je suis doublement gagnant... Et vous ?
IRONMAIDEN vient d'annoncer le décès de Clive Burr des suites de la maladie dont il souffrait depuis plus de 10 ans (sclérose en plaques). Clive Burr avait été le batteur d'IRONMAIDEN sur ses trois premiers albums : Iron Maiden (1980), Killers (1981) et The Number Of The Beast (1982). Il fit également un court passage au sein de TRUST.
DARKTHRONE – The Underground Resistance Peaceville Records
Style : Extreme Old School Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2013
Site Web : www.peaceville.com/darkthrone
01. Dead Early / 02. Valkyrie / 03. Lesser Men / 04. The Ones You Left Behind / 05. Come Warfare, The Entire Doom / 06. Leave No Cross Unturned
Oubliez la période Black Metal des débuts pour vous prendre dans les gencives un Black’n’roll aux relents de Punk bien cradingues telle était la maxime des derniers opus des Norvégiens. Pour The Underground Resistance, oubliez tout ce que vous avez connu de DARKTHRONE et écoutez plutôt cet hommage au Extreme Old-School Metal des 80’s que le duo vient de nous pondre, le meilleur album des Norvégiens depuis des lustres. Avec "Dead Early" et ses relents de BATHORY ou de VENOM renouant avec un classicisme des derniers opus ou "The Ones You Left Behind" dans la même veine mais relevé de chœurs clairement inspiré de BATHORY et son refrain entrainant, DARKTHRONE donne la dose de Metal que les fans de la dernière heure réclame et puis passe vite à autre chose pour insuffler un vent de Heavy Metal à tout ça, et cela dès "The Ones You Left Behind" et ses clins d’œil appuyés aux rythmiques des débuts d’IRON MAIDEN ou même "Valkyrie" dans la même lignée Heavy du début des 80’s et sa voix à la limite de la justesse du plus bel effet. Mais au niveau production aussi, le duo s’est un peu remis en question, finie la bouillie sonore habituelle, si le son est toujours cradingue et dégueule de partout, les leads de guitare sont d’une précision surprenante, même si DARKTHRONE reste DARKTHRONE, on est loin du chirurgical. L’underground, DARKTHRONE s’en affirme comme une des plus belles figures avec ce nouvel opus et ses relents Doom sur le début de "Come Warfare, The Entire Doom", certainement le titre le plus complet de The Underground Resistance qui se clôt sur un "Leave No Cross Unturned" qui émouvra les fans de MERCYFUL FATE sans mal, l’ambiance s’en approchant grandement durant ses 13 minutes sans temps faible ni baisse de régime. Les Norvégiens publient un seizième album qui montre que Underground ne rime avec immobilisme car même si, il faut bien le reconnaitre, rien de bien nouveau apparait sur cet opus pour les amateurs de Metal Old-School, depuis combien de temps n’avions nous pas eu un tel album avec une telle inspiration ? Si le groupe donnait l’impression de tourner en rond sur Circle The Wagons et Dark Thrones And Black Flags, il s’est clairement sorti les doigts pour ces 6 titres imparables dans la pure tradition et l’héritage laissé par BATHORY même si beaucoup (dont je faisais partie) n’y croyait plus guère.
01. Power & Volume / 02. Free Fall / 03. Midnight Vulture / 04. Top Of The World / 05. Attila / 06. World Domination / 07. Love Bombing / 08. Damnation / 09. Meriola Blues / 10. Meat
Fondé en 2009, FREE FALL est un groupe Suédois qui évolue dans un registre pour le moins old school, et quand j'emploie ce terme je pense à la fin 60, début 70. La surprise est de taille car même la production de l'album semble tout droit sortie de cette époque, mais avec la puissance en prime. Il est certain que les plus vieux fidèles de ce genre, j'entends par là ceux qui ont vraiment découvert tous ces groupes à l'époque, auront certainement le coeur qui palpitera en écoutant ce Power & Volume, car tout y est. Certains crieront au "plagiat" bien sûr, et alors ? Il faut reconnaitre l'authenticité de ce groupe. De ce côté là, FREE FALL ne fait pas les choses à moitié, et ce jusque dans la présentation du livret, un simple logo du groupe et le titre de l'album, rien de plus... pas franchement avenant pour inviter l'acheteur potentiel à découvrir l'objet, pour cela, ces messieurs peuvent remercier internet, sans lequel ils risqueraient de perdre plus d'un auditeur si celui-ci n'avait pas la possibilité d'écouter cet album avant de l'acheter... Mais revenons à l'essentiel, à savoir le contenu musical de ce Power & Volume, car il faut bien reconnaitre le talent de ces musiciens, ça joue sévère et la voix de Kim FRANSSON est excellente, une voix qui n'est pas sans rappeler celle de Roger DALTREY (THE WHO) pour vous donner une référence. Les avis seront forcément partagés et c'est à chacun de se faire son opinion car cet album s'adresse avant tout aux fans de Hard Rock 70, mais, sans vous forcer, prenez le temps d'écouter ce Power & Volume bien sympathique, il y a forcément moyen que beaucoup d'entre-vous y prennent gout.
NECROWRETCH - Putrid Death Sorcery Century Media
Style : Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : http://necrowretch.net
01. Ripping Souls Of Sinners / 02. Purifying Torment / 03. Goat-Headed / 04. Putrid Death Sorcery / 05. Impious Plague In Catacombs / 06. Spewed From Hell / 07. Defiler Of Sacrality / 08. The Anthropomancer / 09. Soiled Into A Crypt / 10. Necrollections / 11. Repugnizer
Lorsqu'un groupe Français arrive à s'extirper de la scène locale ou nationale pour conquérir l'Europe ou parfois le monde, c'est toujours un évènement en soi. Avec GOJIRA en tête, certains ont réussi cette prouesse comme ZUUL FX, GOROD, LOUDBLAST ou le groupe dont il est question aujourd'hui : NECROWRETCH. Ces petits jeunôts viennent de sortir leur tout premier album chez le prestigieux label Century Media. Ce n'est d'ailleurs que le troisième groupe Français de toute l'histoire à signer chez les Allemands après KICKBACK et MERCYLESS. Il y a donc fort à parier que le label mise gros sur ces nostalgiques du début de l'ère Death Metal. Comme vous l'aurez sans doute compris, il s'agit ici d'un album de Death Metal très old-school qui rappelle les premiers méfaits d'ASPHYX, DISSECTION ou encore MORBID ANGEL à une époque où le Death était encore naissant. On retrouve également des touches Black qu'on pourrait associer à du vieux MARDUK et qui rend Putrid Death Sorcery encore plus putride et crade. On démarre donc cet opus avec "Ripping Souls Of Sinners" qui transpire les influences scandinaves et place la barre déjà très haut. L'amateur de vieux son sera très vite convaincu. La voix est celle d'un chanteur de True Black dont on aurait poussé la résonnance un poil trop fort. Les morceaux suivants sont issus du même moule, mais les Français ont pris garde de ne pas tomber dans le piège de la linéarité. La batterie est l'un des gros points forts de cet album. Au-delà d'une vitesse ahurissante, on peine à croire qu'elle n'est l'oeuvre d'un seul homme tant la précision, le groove, les blast et les rythmiques sont bluffantes ("Purifying Torment", "Goat-Headed"). Les guitares sont, quant à elles, assez simplistes et directes dans leur exécution mais disposent d'une puissance suffisante pour ravager vos esgourdes ("Spewed From Hell", "The Anthropomancer"). On peut même distinguer la basse accompagner ses grandes soeurs à six cordes. Pour faire bref, Putrid Death Sorcery est un album de Death old-school avec tous les ingrédients. Le groupe semble faire sa petite affaire dans son coin, libre au public de le suivre ou non. Mais si, comme moi, vous aimez les maîtres de l'effroi et de la brutalité que sont ENTOMBED, POSSESSED, DEATH et GRAVE, vous ne pourrez pas passer à côté de cette jolie pièce, ma foi, fort sympathique pour un premier album.
TRACER – L.A. ? Mascot Records
Style : Heavy Rock
Origine : Australie
Sortie : 2012
Site Web : www.tracer-band.com
01. End Of The Samurai / 02. Don't Forget My Name / 03. Wrecking Ball / 04. Get Free / 05. All Look The Same / 06. Such A Waste / 07. Sleep By The Fire
Réédition d’un disque sorti en 2009, L.A. ? bénéficie de l’attention bienvenue de MASCOT RECORDS car en effet, si le style n’a rien de bien surprenant, TRACER sait envoyer du Rock aussi énergique que plein de feeling. Les amateurs de FU MANCHU, QUEENS OF THE STONE AGE, THE QUILL ou MONSTER MAGNET devraient trouver là une galette pour les petites faims. Le feeling bluesy du trio (qui prend pleinement sa place sur l’ultime "Sleep By The Fire") donne une couleur personnelle à ce premier essai, du moins à l’époque puisque depuis l’album Spaces In Between a atterri dans les bacs, notamment sur le titre d’ouverture qu’est "End Of The Samurai". L’ombre d’AUDIOSLAVE habite ce premier titre tout comme un "Wrecking Ball" plus directement Rock mais aux arrangements vocaux bien soignés rappelant l’œuvre de Chris CORNELL mais aussi par la production et ce son de guitare très chaud et on passera sur l’introduction d’"All Look The Same" mimant celle de "Rusty Cage". Bien varié, L.A. ? peut également évoquer une certaine période de THE CULT avec ce feeling country/blues ("Get Free"), et le Power Trio s’autorise même l’utilisation discrète de claviers pour une sonorité 70’s qui n’a cependant rien de pompeux ("Sleep By The Fire", "Wrecking Ball"). Le groupe semble déjà jouir d’une certaine renommée grâce à des concerts remarqués en Europe (et notamment en Angleterre ou en Allemagne), on devrait donc rapidement entendre parler de nouveau de ces trois gars pratiquant un Heavy Rock de bon goût et avec une personnalité déjà affirmée, un disque plein de promesse, vraiment, et l’album publié en 2011 tout aussi recommandable corrobore les faits !
DARKTHRONE - Circle The Wagons Peaceville Records
Genre : Black Heavy Metal
Pays : Norvège
Sortie : 2010
Site Web : www.darkthrone.no
01. Those Treasures Will Never Befall You / 02. Running For Borders / 03. I Am The Graves Of The 80s / 04. Stylized Corpse / 05. Circle The Wagons / 06. Black Mountain Totem / 07. I Am The Working Class / 08. Eyes Burst At Dawn / 09. Bränn Inte Slottet
Quinze albums en 23 ans de carrière : qui dit mieux ? Le duo Norvégien DARKTHRONE poursuit son chemin sans se préoccuper des regards extérieurs, en n’évoluant qu’en fonction de ses goûts. Circle The Wagons le prouve une nouvelle fois, errant volontairement sur des territoires variés. Ca démarre en trombe avec un "Those Treasures Will Never Befall You" pêchu que ne renierait pas MOTÖRHEAD. Ce morceau, comme quelques autres, est doté d’un refrain chanté de manière relativement convaincante en voix claire (impossible cependant pour l’auditeur occasionnel que je suis de dire si il s’agit-là d’une vraie nouveauté). Au passage, il n’est pas toujours facile de distinguer qui, de Nocturno Culto ou Fenriz, chante quoi. Mais revenons à l’album, qui se poursuit de manière assez fluide : du très punk "I Am The Graves Of The 80s" en passant par l’épique "Circle The Wagons", et jusqu’à l’instrumental funèbre "Bränn Inte Slottet". Dans la grande tradition DARKTHRONE, Circle the Wagons est doté d’un son cru très « do it yourself ». En dehors du chant, toujours aussi spécial (et qui pourra en rebuter certains), le groupe reste également fidèle à son approche primaire des autres instruments. Pour résumer, c’est roots à tous les niveaux ! Certains salueront l’indépendance, d’autres critiqueront la désuétude…
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