STEVEN WILSON - The Raven That Refused To Sing
STEVEN WILSON – The Raven That Refused To Sing
Kscope Records
Style : Progressive Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.stevenwilsonhq.com
01. Luminol / 02. Drive Home / 03. The Holy Drinker / 04. The Pin Drop / 05. The Watchmaker / 06. The Raven That Refused To Sing
Steven WILSON est discographiquement très présent, la faute à un talent d’écriture et d’exécution que tout l’univers s’arrache et à une personnalité multi facette le poussant à multiplier les différents projets. Toutefois, si avec PORCUPINE TREE on peut trouver les sorties récentes moins percutantes, si le projet avec Mikael AKERFELDT (OPETH), STORM CORROSION, n’a pas tenu toutes ses promesses, les albums sortis sous son nom restent parmi les plus constants. Après un Grace For Drowning un peu plus rentre dedans que la moyenne, Steven WILSON revient avec The Raven That Refused To Sing, un troisième album, si on laisse de côté les nombreux albums de remixes etc., sur lequel le British renoue avec une certaine tradition Prog’, on croit réentendre ce que l’homme avait proposé sous le nom de PORCUPINE TREE au moment de Signify par exemple, un Progressive Rock très ambiant et avec des mélodies simples mais entêtantes, bien entendu les noms de CAMEL ou YES font partie de ce vocabulaire dont on entend distinctement des claviers aux sonorités 70’s assumées et bien mises en avant par une production toujours aux petits oignons. Les montées en intensité succèdent à des passages très calmes où la voix posée de Steven fait encore des merveilles ("Luminol", "The Watchmaker") et la variété du propos fait de cet album un moment exquis qui ne lasse à aucun moment. Certes, le titre d’ouverture, "Luminol" ne créera pas la surprise, c’est tout ce qu’il y a de plus Progressive Rock dans l’esprit, certes l’utilisation du saxophone comme ingrédient de folie dans des structures déjà bien Jazzy a déjà été faite par de nombreux autres groupes mais le tout est très inspiré et parait très spontané, même si le saxophone et son utilisation peut paraitre un brin répétitif sur la longueur avec ces séquences souvent identiques d’un titre à l’autre. A côté de cela, on relève une approche plus moderne sur "The Holy Drinker" avec une ambiance plus sombre également et un vrai break Jazzy qui donne vraiment l’impression d’un bœuf entre potes très réussis. Steven WILSON n’a pas allongé inutilement les titres alors qu’il aurait très bien pu le faire, tout cela garde une cohérence et un aspect plus ou moins direct qui ne fera pas fuir les non initiés. The Raven That Refused To Sing se termine alors sur un titre ambiant de grande classe, la chanson titre, rappelant les grandes heures du style qui sur cet album prend aussi des allures de MARILLION ("The Pin Drop"). Ceux qui en doutaient seront rassurés, Steven WILSON n’est pas en panne d’inspiration, il faut juste qu’il arrête de se forcer à bosser sur tel ou tel projet pour honorer une promesse ou une attente particulière. L’homme démontre une nouvelle fois, qu’il est un des dignes représentants de cette scène où les astiqueurs d’instrument font plus légion que les générateurs d’émotion.
Chronique par Aymerick Painless
Note : 8/10

