PRIME SINISTER - Reprise de Killing Joke
PRIME SINISTER vient de publier son nouveau clip, réalisé pour la reprise du titre "The Wait" de KILLING JOKE.
PRIME SINISTER vient de publier son nouveau clip, réalisé pour la reprise du titre "The Wait" de KILLING JOKE.
MAX PIE - Odd Memories
Mausoleum Records
Style : Progressive Power Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2015
Site Web : www.maxpie.be
01. Odd Memories Opening / 02. Age Of Slavery / 03. Odd Future / 04. Promised Land / 05. Love Hurts / 06. Don't Call My Name / 07. Hold On / 08. Unchain Me / 09. Cyber Junkie / 10. The Fountain Of Youth
Fondé en 2005 par Tony Carlino, MAX PIE, groupe de Mons (Belgique) décline avec brio tout ce qui compose le Metal Progressif dans son entièreté ! Et je dis bien Metal ! Tel une horde de chevaliers en armures, notre joyau belge en la matière embarque tout sur son passage et l'écoute d'un album de MAX PIE est comparable à une charge héroïque sur un champs de bataille. Porté tel un étendard. Un étendard étant le symbole d'une cause pour laquelle on combat, un signe de ralliement, Tony Carlino (chant), Damien Di Fresco (guitare, claviers), Sylvain Godenne (batterie) et Lucas Boudina (basse) le porte tel quatre cavaliers de l'apocalypse ! Après deux premiers albums déjà remarquables et remarqués (Initial Process en 2011 et Eight Pieces – One World en 2013) et des apparitions scéniques aux côtés de grands noms bien connus comme JON OLIVA'S PAIN, SYMPHONY X, EVERGREY, FATES WARNING, AVANTASIA, QUEENSRYCHE,.. et quelques festivals de renom en Europe, ils nous offrent avec cet Odd Memories une chevauchée fantastique. Du haut de leurs montures (instruments), MAX PIE nous embarque dans une épopée métallique hors normes. Tel ses pères (DREAM THEATER, KAMELOT, SYMPHONY X, VANDEN PLAS,...), MAX PIE marque au fer rouge les auditeurs que nous sommes. Mais non dans la douleur ou la souffrance, nous sommes dans l'exaltation, le jouissif, tout ce qu'une chevauchée peut apporter comme sentiments et sensations. D'une puissance mélodique imparable, ce troisième album des Montois est un recueil de combinaisons techniques propre au Metal progressif. Mais de grande facture, un Metal progressif qui n'assomme pas, qui ne se perd jamais dans les méandres du style où certains plient et succombent par trop de technicité. Tout dans cet album est réfléchi, mis en place et exécuté de main de maître ! Et du haut de son destrier, Tony s'élève et marque cette oeuvre de part son registre vocal. Toujours dans la justesse, qu'elle soit mélodique ou plus agressive, les parties de chant sont d'une efficacité déconcertante. Il n'y a pas de priorité d'écoute sur cet album, il est tellement riche en diversité et pourtant si compact et structuré que chaque composition est une oeuvre incontournable en elle même. Sur ce champs de bataille mis en oeuvre au Domination Studio par le talentueux et incontournable Simone Mularoni (DGM), des titres tels que "Age Of Slavery", "Promised Land" ou encore "Unchain Me" font se soulever la poussière battue par cette horde de guerriers du Metal. Et les instants de sérénité placés en arrière garde donnent de la profondeur à cette course haletante et effrénée. Je confirme, MAX PIE est réellement un OVNI sur la scène progressive actuelle (et le titre "Cyber Junkie" en est la preuve musicale vivante, car qui a déjà entendu un titre progressif où le chanteur se frotte au timbre de voix, et ce avec brio, d'un Chuck Billy de TESTAMENT ?! Personne, nous sommes d'accord !). Hors des sentiers battus, cet album est désormais en passe de devenir une référence en la matière et le label de légende Mausoleum Records ne s'y est pas trompé. MAX PIE est de la trempe des grands et avec cet Odd Memories inscrit son nom au panthéon du Metal Belge ! Deux petites choses sont encore à souligner : d'une part l'artwork incroyable illustrant cet album a été réalisé par Didier Scohier (Artcore Design) et d'autre part, la participation exceptionnelle sur "The Fountain Of Youth" de Julien Spreutels, clavieriste plus que talentueux d'EPYSODE et d'ETHERNITY (chroniqué précédement sur Heavy Sound). Tenez-vous le pour dit, vous tenez avec Odd Memories un collector, et pour ceux qui ne le posséderaient pas encore, enfourchez votre monture et rejoignez la horde !
Chronique : Phil PKMS Neuville
SATYRICON - Live At The Opera
Napalm Records
Style : Black à la sauce classique
Origine : Norvège
Sortie : 2015
Site Web : www.satyricon.no
01. Voice Of Shadows / 02. Now, Diabolical / 03. Repined Bastard Nation / 04. Our World, It Rumbles Tonight / 05. Nocturnal Flare / 06. Die By My Hand / 07. Tro og Kraft / 08. Phoenix / 09. Den Siste / 10. The Infinity Of Time And Space / 11. To The Mountains / 12. The Pentagram Burns / 13. Mother North / 14. K.I.N.G.
Dans les années 70/80, les lives de haut niveau étaient legion (DEEP PURPLE, LED ZEPPELIN, THIN LIZZY, SCORPIONS, UFO, MSG, AC/DC, IRON MAIDEN,...), pas mal ont d'ailleurs trouvé une place de choix dans ma cdtheque. Depuis, les choses ont quelque peu changées, les lives actuels n'ayant plus ce même charme ni cette même sincérité qui caractérisait les enregistrements d'antan. Mais aujourd'hui sort ce Live At The Opera de SATYRICON, et n'ayons pas peur des mots, nous tenons là un live titanesque, je redeviens forcément fan d'un tel objet. SATYRICON est à son sommet ! Leurs morceaux cultes accompagnés ici du NORVEGIAN NATIONAL OPERA CHORUS, un ensemble de 55 chanteuses et chanteurs d'Opéra de haute volée, sont un pur régal. Les morceaux, sombres, techniques et élaborés se révèlent d'une grande beauté y gagnent en force et en puissance. L'émotion n'en est que transcendée. Dès l'intro de l'opus ("Voice Of Shadows") on sent la magie nous gagner très rapidemment, "Now, Diabolical" enfonçant le clou inexorablement. "Nocturnal Flare" nous transporte lui aussi avec cette superbe harmonie guitaristique pleine d'émotion, suivie par des chœurs a capella. "Tro og Kraft" donne le tourni tellement ce morceau semble beau et prend encore plus d'ampleur émotionnelle avec l'intervention seule d'une ténor, absolument magistral. Toutefois, on regrettera que les albums majeurs que sont Dark Medieval Times (1994), The Shadowthrone (1994) et Nemesis Divina (1996) ne soient représentés que par le seul tonitruant "Mother North", la setlist faisant ici la part belle aux opus les plus récents, différents mais qui restent néanmoins bons et intéressants, à l'image d'un "Phoenix" qui les représente de façon incroyablement belle. SATYRICON a reussi à faire de ce live bien plus que cela, quasiment un nouvel album tant il est différent et original, apportant une nouvelle dimension à ces classiques. Mention spéciale au groupe, jouant superbement bien, mais aussi a Satyr pour sa présence et son charisme (DVD). Un monument est né, il ne fait aucun doute que ce Live At The Opera marquera cette année 2015 de son empreinte. Surement un des plus grands lives de l'histoire métallique de ces dernières années (avec le Live Apostasy de BEHEMOTH enregistré à Paris). Merci à SATYRICON.
Chronique : Papa Bordg
UNLEASHED - Dawn Of The Nine
Nuclear Blast
Style : Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.unleashed.se
01. A New Day Will Rise / 02. They Came To Die / 03. Defenders Of Midgard / 04. Where Is Your God Now ? / 05. The Bolt Thrower / 06. Let The Hammer Fly / 07. Where Churches Once Burned / 08. Land Of The Thousand Lakes / 09. Dawn Of The Nine / 10. Welcome The Son Of Thor !
Bon, aujourd'hui, je m'attelle au dernier album d'UNLEASHED, légendes du Death Metal suédois, enfin bon, j'abrège, vous connaissez. L'album porte le nom de Dawn Of The Nine, ce qui signifie, sauf erreur de ma part, « L'aube des neufs », en référence, si je ne m'abuse, aux neufs mondes de la mythologie nordique dont se sont tant inspirés les musiciens .
"A New Day Will Rise" ouvre l'album, sans introduction particulière, avec un riff saccadé, entre le morbide et le glorieux. Le chant arrive, et il est le premier bon point de l'album selon moi : je le trouve très agréable, enregistré de manière assez spéciale (ce qui donne un petit effet assez bizarre, mais renforce le côté « à l'ancienne » de l'album, ce qui, au final, est plutôt cool). J'ai mis un petit temps à l'apprécier, mais on y prend vite goût. Même si je ne suis pas un grand fan de Death Metal « old school », les mélodies sont très efficaces, et ce premier morceau est assez équilibré. Chose étrange, même si comme je l'ai précisé précédemment, l'album ne possède pas d'introduction, certains morceaux « internes » en ont, ce qui casse un peu l'ambiance et le rythme de ce Dawn Of The Nine. Mais l'album continue sur sa lancée, sans révolutionner ni le Death Metal, ni même UNLEASHED, et arrive à nous faire passer d'excellents moments (je pense notamment au riff principal de "Defenders Of Midgard", qui est un pur bijou. Cette mélodie dégage une puissance, presque une « carrure », bref, l'un des meilleurs titres de l'album). On a également le droit à des solos de guitares grandioses, qui subliment avec finesse et habilité les morceaux en rajoutant une once d'épique aux morceaux, mais sans exagération, bref, là encore, des morceaux équilibrés où tous les éléments sont bien « dosés ». Les blast beats, quand ils sont présents, sont toujours très efficaces, et puis moi j'aime ça les blasts. Le batteur s'allie à merveille avec l'esprit des morceaux, à le fois rapides et, parfois délicieusement mystérieux. L'un des défauts de ce Dawn Of The Nine, selon moi, est que la musique, elle, n'est pas en harmonie avec les paroles : en l'écoutant, je ne m'imagine pas de rocambolesques légendes nordiques, qui sont pourtant un thème que le groupe maîtrise. Sur ce point là, je trouve qu'UNLEASHED n'a jamais su atteindre la « perfection » alors qu'ils sont pourtant plutôt « maîtres » de leur musique sur de nombreux autres points.
Pour conclure, nous sommes en présence d'un Death Metal se voulant old school, plutôt bien visé d'ailleurs, avec un enregistrement plutôt bien foutu, des atmosphères toutes sympathiques, des riffs tapageurs, des morceaux équilibrés, des solos de guitare épiques et techniques, bref, de quoi passer un bon moment, avec quelques pistes juste excellentes (je vous conseille donc "Defenders Of Midgard", "Let The Hammer Fly", et "Land Of The Thousand Lakes", qui sont pour moi les trois bijoux de l'album à écouter d'urgence).
Chronique : Durchfall

Jo Amore vient d'annoncer via Facebook qu'il quittait NIGHTMARE... groupe dont il fut un des membres fondateurs au sein duquel il a tenu le poste de batteur puis de chanteur depuis le retour du groupe en 1999. Il se consacrera dorénavant aux groupes NOW OR NEVER et TEMPLE OF DIO. Son frère, David Amore, a lui aussi annoncé qu'il ne souhaitait plus collaborer avec Yves Campion, quittant de ce fait NIGHTMARE également.
LEPROUS - Bilateral
InsideOut Music
Style : Progressive Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2011
Site Web : www.leprous.net
01. Bilateral / 02. Forced Entry / 03. Restless / 04. Thorn / 05. Mb. Indifferentia / 06. Waste Of Air / 07. Mediocrity Wins / 08. Cryptogenic Desires / 09. Acquired Taste / 10. Painful Detour
Voici enfin un groupe progressif au sens premier du terme ! Et même si les jeunes norvégiens de LEPROUS (accessoirement backing band d’Ihsahn) ne désobéissent pas à tous les codes du genre (pochette et photos promos irrationnelles, etc.), leur musique est quand même fichtrement originale. D’autant que leur style est fermement ancré dans le Metal, à la différence de la vague « progressivo-alternative » qui sévit actuellement. Cette impression est renforcée par la production puissante, bien que toujours aussi peu subtile, de Jens Bogren, et la présence d’Ihsahn en guest sur un morceau. Indéniablement, Bilateral nécessite de nombreuses écoutes avant de se laisser pleinement apprécier, et pourra sembler assez froid de prime abord, notamment en raison de la voix particulière du claviériste-chanteur Einar Solberg. Qu’on aime ou pas cette tessiture originale, on est tout de même forcés de s’incliner devant tant de maturité chez un aussi jeune vocaliste. Par ailleurs, LEPROUS ne ménage pas ses efforts afin d’apporter de la variété à sa mixture, grâce à l’utilisation de sons de claviers tous plus improbables les uns que les autres, du moins dans ce contexte. Cela n’empêche toutefois pas le disque de s’essouffler un peu sur sa seconde partie. Dissipation de l’effet de surprise ? Morceaux réellement moins inspirés ? Difficile à dire. Mais la barre est placée tellement haut d’entrée de jeu avec "Forced Entry" qu’il eut été miraculeux de parvenir à conserver un tel degré d’intensité sur une durée avoisinant les soixante minutes. Avec ce second album, LEPROUS nous offre néanmoins une très bonne surprise, même si – je le répète – il ne faudra pas lésiner sur les tentatives avant de recevoir, en guise de récompense, un très beau voyage musical.
Note : 8/10
Chronique : Morbid S.
KEEP OF KALESSIN – Reclaim (Reissue 2011)
Indie Recordings
Style: Melodic Black/Death Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2011
Site Web : www.keepofkalessin.no
01. Traveller / 02. IX / 03. Come Damnation / 04. Obliterator / 05. Reclaim / 06. Come Damnation (Live in Trondheim 2004) / 07. Reclaim (Live in Trondheim 2004)
Point de départ du renouveau du groupe Norvégien, Reclaim se voit aujourd’hui réédité par Indie Recordings, label actuel du combo. Sorti en parallèle du EP, Minimal dont les bénéfices sont reversés pour aider les victimes du tsunami au Japon, ce EP est agrémenté de deux titres bonus enregistrés en public en 2004 à la maison, à Trondheim, avec un son pas vraiment dégueulasse mais sans vraiment d’intérêt particulier. Voilà l’occasion de redécouvrir "IX" et ses chœurs garnis annonciateurs d’une nouvelle aube ou encore "Come Damnation" où Attila CSIHAR, alors vocaliste du groupe, déclame les mots de Torsten DARELIUS prenant presque une voix chantée avant ce break à la fois mélodique et atmosphérique. Tranchant nettement avec ce que le groupe avait proposé jusqu’à son split, Obsidian CLAW exprime son talent d’écriture accompagné par un Frost derrière les fûts. EMPEROR fait bien entendu partie des influences indéniables et si vous avez aimé ce qui a suivi Armada en 2006, vous trouverez là les racines du mal, on retrouve tous les ingrédients que le groupe Norvégien a aujourd’hui sublimé sur ses trois derniers albums avec un goût prononcé pour le Black Metal Old-School ("Come Damnation" ou "Obliterator" particulièrement crade). Une bonne séance de rattrapage, livrée avec un artwork tout nouveau tout beau, dans la droite lignée de Reptilian…
Note : 7.5/10
Chronique : Aymerick Painless
KEEP OF KALESSIN – Reptilian
Nuclear Blast
Style: Melodic Black/Death Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2010
Site Web : www.keepofkalessin.no
01. Dark As Moonless Night / 02. The Divine Land / 03. Reptilian Majesty / 04. Dragon Iconography / 05. The Awakening / 06. Judgement / 07. The Dragon Tower / 08. Leaving The Mortal Flesh
Depuis son retour sur le devant de la scène en 2003, KEEP OF KALESSIN, et plus particulièrement Obsidian CLAW, maître d’œuvre en place, a fait évolué son Black Metal vers un Black/Death plutôt mélodique mais non dénué d’intensité. Armada avait révélé un groupe ambitieux suivi par un Kolossus qui confirmait le nouveau visage bien attrayant des Norvégiens. En 2010, KEEP OF KALESSIN nous propose Reptilian qui confirme une fois de plus que le groupe a trouvé ses marques, le parallèle avec BORKNAGAR est permis dans la vision d’aborder le Black Metal même si au final, les ambiances sont différentes, l’esprit d’EMPEROR étant clairement vivant chez KEEP OF KALESSIN. "The Divine Land" est à ce titre l’hommage le plus vivant à l’Empereur disparu alors que "Dark As Moonless Night" ouvre l’album calmement sur un Death mélodique à l’ambiance Black parfois dissonante et que "Reptilian Majesty" dévoile la facette épique du groupe, une facette que l’on a déjà pu apercevoir notamment sur les premiers albums du groupe bien plus Black ou sur ceux qui suivirent le retour du groupe mais à un degré moindre. Véritable pierre angulaire de ce Reptilian, "Reptilian Majesty" ne traine pas en longueur et pourrait bien s’avérer comme étant une base de travail pour l’avenir du groupe. Celui-ci s’est d’ailleurs stabilisé depuis 2004 et cela se ressent énormément sur Reptilian, quelques passages plus aventureux se distinguent, l’intro de "Dragon Iconography" et sa voix rappelant celle d’Attila CSIHAR (ex-MAYHEM) présent lors du retour du groupe en 2003 alors qu’un solo tirant sur le Heavy Metal vient illuminer la sombre ambiance dégagée par ce titre efficace et direct. On relève également des chœurs façon opéra sur "The Awakening" un titre surprenant par son développement qui passe d’une brutalité faisant une nouvelle fois référence à EMPEROR à une musique plus orchestrale comme pourrait l’utiliser THERION dans l’esprit. Cette nouvelle livraison de KEEP OF KALESSIN assoit donc le style Black/Death mélodique que l’on connait et continue en parallèle à faire évoluer le son des Norvégiens vers quelque chose de plus varié, "The Dragon Tower" et sa touche Heavy Metal bien prononcé y contribue avec son refrain mélodique donnant une couleur presque Pagan à l’ensemble, un album certes moins brutal mais bien plus efficace et permettant aux parties brutales ("Leaving The Mortal Flesh" qui renvoie une nouvelle fois vers EMPEROR) d’être mises en valeur en renforçant leur impact. KEEP OF KALESSIN est devenu au fil de ses albums de grande qualité une valeur sure de la scène Black/Death Metal.
Note : 8/10
Chronique : Aymerick Painless
PITBULLS IN THE NURSERY - Equanimity
Klonosphere
Style : Progressive Death Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.pitbullsinthenursery.com
01. Crawling / 02. Rule The Plight / 03. The Oath / 04. Reality / 05. Interlude / 06. Insiders / 07. Conspiracy / 08. Soul Bones / 09. Your Dream’s Not Mine
Avec un nom aussi insolite, impossible pour le groupe de Rambouillet de passer inaperçu, en effet, quiconque a déjà vu une pochette ou le logo du groupe a retenu ce patronyme qui cache cinq gars férus de Death Metal mais pas uniquement. Il faut dire que Lunatic, le premier album publié en autoproduction (déjà à l’époque ?) avait révélé ce groupe qui, derrière ce nom typiquement Grind, cache un cœur de nounours… enfin pas tout à fait ! Après quelques changements de line-up, Tersim BACKLE a donc pris le micro en 2011 pour ce nouvel album, Equanimity, enregistré en 2014 avec François UGARTE (bassiste du groupe) aux Dark Wizard Studios et masterisé au West West West Side Studio en octobre dernier. Et si le groupe donnait effectivement l’impression d’être un pitbull dans une nurserie avec un Death Metal Technique, autant vous dire qu’à certains moments, les enfants pourraient avoir envie de caresser le chien en question, non pas que cet album soit mou mais pour les fans de la première heure, écoutez "Insiders" et c’est tout, le reste se mue en Progressive Death Metal où la brutalité se communique plus par l’ambiance que par la rapidité de la musique. Pourtant, comment ne pas saluer cette évolution, tant la production n’a rien à voir, sans faire offense à l’équipe du premier album, bien plus profonde et costaud, le choix de la nouvelle voix est judicieux, ce Tersim assure un boulot impeccable sur cette nouvelle galette et enfin, musicalement, PITBULLS IN THE NURSERY va marquer les esprits, clairement. Les Français réunissent Death, parfois Brutal Death Metal, Thrash Death Metal sur le début de "Crawling", un Post-Hardcore tirant sur le death sur "Rule The Plight" allant même jusqu’à avoir un esprit que l’on pourrait retrouver du côté de DAGOBA par exemple sans oublier ces breaks et plages plus aérées, ce groupe se pose à la croisée de GOJIRA, TREPALIUM, HACRIDE et DAGOBA, mais aussi PESTILENCE, ATHEIST, DEATH pour la scène internationale, avouez que le programme est alléchant, et bien la promesse est plutôt bien tenue avec ce deuxième album convaincant. On peut simplement regretter que "Conspiracy" se révêle un poil en dessous des titres le précédent car si "Insiders" est décoché comme un clin d’œil appuyé au style abordé sur Lunatic, avec "Conspiracy" et en partie "Soul Bones", parfois un peu trop facile surtout sur le début du morceau, on décèle un peu moins où le groupe veut en venir, des structures moins fluides, voilà le point faible de cet album qui n’en compte pas énormément. Ce retour après 9 années de silence est à souligner car si le groupe a quelque peu modifier son propos musical, c’est pour nous livrer une version plus aboutie et plus personnelle, un beau cheminement que l’on espère voir se concrétiser par l’appui massif des acteurs de la scène Française et notamment en termes de concerts où cet album va réellement prendre une dimension brise-nuque assurée. Encore un nom à surveiller au cœur de cette scène Française qui fourmille de bons noms !
Chronique : Aymerick Painless
SLOVENLY WORLD - Between Clouds And Earth
Autoproduction / Dooweet
Style : Metalcore
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/slovenlyworldofficial
01. My Livid Look On The Cross / 02. My Last Tears / 03. Is This Reality ? / 04. Venom / 05. Between Clouds And Earth / 06. Am I Still Alive ? / 07. PILLS / 08. Black Mirror / 09. Heads Or Tails / 10. In The White Sand
Auteur d’un premier album en 2012, SLOVENLY WORLD a quelque peu modernisé son propos avec Between Clouds And Earth, nouvel album que les Français nous proposent 3 années plus tard. Le titre d’ouverture se veut efficace même si le groove moderne et sautillant et le riffing saccadé n’en font pas une pièce étonnante, l’entrée en matière est plutôt réussie avant un "My Last Tears" plus dynamique et plus surprenant avec cet aspect à la MESHUGGAH où la voix claire maitrisée se mêle à une technique irréprochable à la guitare. Malheureusement le grain très crasseux des guitares prive ces riffs très exigeants de précision, de même la batterie très sèche ne permet pas de juger de la profondeur des morceaux, on entend un kick et une cymbale qui bave énormément mais ce nouvel album jouit surtout d’une qualité d’écriture qui devrait rompre des nuques sur scène. Toutefois, on remarque assez vite que si ce Between Clouds And Earth possède de réels moments plus qu’agréables, la dynamique globale n’est pas vraiment optimum, la chanson titre arrive comme un cheveu sur la soupe en plus d’être dénuée d’intérêt après un début d’album plutôt réussi et cet "Am I Still Alive ?" nous renvoie vers un DAGOBA, mais pas forcément le plus inspiré, dommage que SLOVENLY WORLD cherche absolument à se faire plus moderne et sautillant car les parties vraiment bourrines qui jalonnent "My Last Tears" ou "Venom" laissent un souvenir bien plus agréable et alors ce "PILLS", voilà le mélange réussi de l’aspect plus moderne recherché à la violence qui va tellement bien à ce groupe. Avec "My Livid Look On The Cross", "My Last Tears", "Venom" et "PILLS", SLOVENLY WORLD montre un visage bien percutant alors que "Between Clouds And Earth", "Am I Still Alive ?" et "In The White Sand", l’inévitable titre calme de la fin, sont bien plus poussifs, sur un album qui ne jouit pas d’un artwork donnant vraiment envie, le groupe souffle le chaud et le froid mais finit par nous refroidir. Quelques bons moments mais pas assez pour qu’on s’y attarde plus que ça !
Chronique : Aymerick Painless