SPIRITUAL BEGGARS - Nouvel extrait dévoilé
SHAKRA - High Noon
SHAKRA - High Noon
AFM Records
Style : Melodic Hard Rock
Origine : Suisse
Sortie : 2016
Site Web : www.shakra.ch
01. Hello / 02. High Noon / 03. Into Your Heart / 04. Around The World / 05. Eye To Eye / 06. Is It Real / 07. Life's What You Need / 08. The Storm / 09. Raise Your Hands / 10. Stand Tall / 11. Watch Me Burn / 12. Wild And Hungry
SHAKRA nous revient avec High Noon, nouvel album qui s'accompagne d'une excellente annonce : le retour de Mark Fox ! Belle surprise pour moi car j'ai toujours associé le groupe à son charismatique chanteur, sa voix puissante, rocailleuse tout autant que mélodique, a toujours fait merveille pour accompagner les compos du band. Dernière apparition sur Everest en 2009, des discordances avec ses comparses ? ! Ca, c'est le genre de soucis que l'on retrouve dans bien des groupes ! Mais bon, cela ne nous regarde pas ! Ou alors un chouia quand ça a une incidence directe sur l'âme musicale que l'on apprécie chez nos chouchous ! John Prakesh sera le remplaçant de Mark Fox sur les deux albums suivants (Back On Track et Powerplay), de bien belle manière, il faut le reconnaître, mais ne donnant plus ce grain vocal qui faisait osmose avec l'identité SHAKRA. Ceci étant, changer de chanteur pour prendre un "copier/coller", ça se discute ! Mais quand le nouveau reprend des compos de l'ancien et que ça ne le fait pas du tout, ça ne va pas non plus ! Ou alors on fait des arrangements de titres etc..., complexe cette affaire ! Enfin, John a fait un bon boulot, donnant au groupe un nouvel axe. Deux bons albums que ces derniers mais, y a pas à tortiller de la fesse, je me sentais orphelin du SHAKRA que j'aime depuis un bail. Retour sur ce High Noon, première note, premier titre et là, la gifle, la claque ! Je vibre de nouveau, je pulse du tympan, j'ai le faciès d'un hystérique ayant pris des substances illicites et qui font claquer du bec en se fendant la gueule ! Certains vont se pourvoir d'attaques mesquines sur le style, eh oui, c'est du Hard Rock mélodique qui ne révolutionne rien, du « déjà entendu » diront d'autres ! Et alors, quand c'est bien fait et que le plaisir est bien présent à chaque écoute, qu'importe le reste. Après, libre à chacun d'aimer ou pas ; ce qui par contre est certain, c'est que les fans du style sauront apprécier et se rassasier de ce nouveau missile signé SHAKRA ! Douze titres proposés et joués par un line-up ultra efficace : Thom Blunier et Thomas Muster aux guitares, Dominik Pfister à la basse, Roger Tanner à la batterie et bien évidemment Mark Fox au chant. On peut citer le premier single "Hello", "Into Your Heart", "Is It Real", "The Storm", "Raise Your Hands", "Watch Me Burn" et le formidable "Wild And Hungry" comme étant la quintessence même du savoir-faire SHAKRA, mélodies, rythmiques, refrains, solos acérés, tout ça livré dans un écrin « Hard mélodique » doré à l'or fin ! La ballade "Life's What You Need", à mi-album, nous permet de retrouver nos esprits ! "High Noon", "Around The World", "Eye To Eye" et "Stand Tall" sont plus basés sur une rythmique puissante et carrée mais toujours avec la patte du groupe. Imparables, toutes ces compos savamment enchevêtrées pour faire un bloc efficace, homogène et surtout bien loin d'être ennuyeux, au contraire, jouissif ! Tout ça est, de surcroît, doté d'un mix et d'une prod' de haute voltige, rien n'a été négligé pour faire du retour de Mark Fox (en osmose avec ses comparses bien sûr) un feu d'artifice d'enfer. Ce High Noon est un opus qui apportera joie de vivre et gaieté aux fans du groupe et, de manière plus générale, aux fans de Hard et Heavy mélodique. On notera que l'artwork de la pochette nous rappelle un peu (je dis bien un peu car ce ne sont pas les mêmes volatiles) celui du dernier PRIMAL FEAR, mais bon, y a pas mort d'homme ! Fans de Thrash/Black/Death, vous risquez une éventuelle crise cardiaque, les autres, vous serez, telle une jouvencelle roulant sa première pelle, aux anges ! La Suisse a de bien beaux groupes talentueux, SHAKRA en fait partie ! Thanks guys !
Chronique : Nigel Stargazer
LOST SOCIETY - Braindead
LOST SOCIETY - Braindead
Nuclear Blast
Style : Thrash Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/lostsocietyfinland
01. I Am The Antidote / 02. Riot / 03. Mad Torture / 04. Hollow Eyes / 05. Rage Me Up / 06. Hangover Activator / 07. Only (My) Death Is Certain / 08. P.S.T.88 / 09. Terror Hungry (Californian Easy Listening version) / 10. Overdosed Brain (Live)
Bon, autant commencer cette chronique avec quelque chose de concis : le Thrash Moderne et moi, ça fait un. Et, pour continuer dans cette lancée, l'album Fast Loud Death de LOST SOCIETY est à mon sens une leçon du style (surtout "E.A.G" ; une pure tuerie, je vous dit). Cependant, ne vous y trompez pas, Terror Hungry est un excellent album également, notamment l'éponyme, qui fait penser très fort à MUNICIPAL WASTE (dont Samy arbore d'ailleurs un t-shirt dans le déjanté clip), et que l'on retrouve d'ailleurs dans les bonus de Braindead, nouvel album sorti en ce début 2016. Et, il faut dire que lorsque j'ai entendu "I Am The Antidote", single principal de l'album, j'ai eu un peu peur : non pas que le morceau soit mauvais, mais... tellement en deçà de ce qui a été fait précédemment. Bon, évidemment, c'est du Thrash, sans prises de tête, je ne demande ni un chef-d'œuvre, ni un renouvellement perpétuel, mais là, j'ai trouvé le morceau fade, mou et peu entraînant (et ce n'est pas le côté Stoner du refrain qui me fait dire ça, étant un grand fan du style), un comble pour ce groupe ! Sans que ce titre soit entièrement mauvais (le solo, et de manière générale la guitare lead, sauve un peu l'honneur) mais, en rajoutant une mauvaise critique lue dans un coin de l'internet, il y avait de quoi craindre un peu la suite.
Vaguement anxieux, je lance donc l'album ; bon, on part sur "I Am The Antidote". Pour l'instant, pas grand chose à rajouter. Je passe donc vite fait sur cette ouverture, dont l'écoute ne me fait, à mon grand regret, pas revenir sur ce qui a été dit précédemment, et lance la « vraie » écoute de l'album avec le second titre, "Riot". Pour le coup, c'est entraînant. Je ne m'y attendais pas, mais c'est entraînant. Donc, je suis accueilli par un gros riff Hard Rock moderne (un peu à la SANTA CRUZ), avec un petit relent de PANTERA, le tout surplombé par le chant que l'on connait, braillé avec conviction, entre un guttural aigu et un chant crié (qui me rappelle un peu le Green, pour ceux qui connaissent), et soutenu par une batterie lourde et grasse, bien qu'un peu trop propre (mais j'y reviendrai). Et même si je préfère clairement le côté Thrash du groupe (qui, rassurez vous, n'a pas entièrement déserté, et est très présent dans des titres comme "Mad Torture", "Rage Me Up" ou "Hangover Activator", du Thrash pur jus, parfois un peu Crossover sur les bords), je dois admettre que cette évolution subite n'est pas pour me déplaire, car, même si LOST SOCIETY y perd en fougue et en hargne, ils y gagneront sans doute en pogo et en dents cassées (plus qu'avant, en tout cas). Il est tout de même temps de lancer l'alerte Nuclear Blast. Pas que, comme beaucoup, j'ai une dent contre ce label, juste la production (je vous avais dit) : je compare ça à un film Marvel (avec le côté artistique en plus, tout de même : Marvel, ça fait vraiment produit plus qu'œuvre, au niveau cinématographique. Enfin bref, là n'est pas la question, en plus, je connais pas du tout ce sujet) ; c'est très, très, très, trop lisse. Trop, car ça en devient fade, surtout niveau batterie. A mon sens, une prod' plus vivante, et j'ai envie d'ajouter l'adjectif plus artistique, aurait clairement renforcé l'impact de la musique (surtout si il y avait plus de basses, même si il n'y a que les bassistes pour faire cette remarque). Mais enfin, ce son ne gâche pas l'album, je vous rassure, il reste bourré de qualités, à commencer par le solo (déferlement de Shred mélodique et intense à la carte, un pur régal, je sais que tous n'aiment pas, mais moi, j'aime, donc), et un côté un peu plus Rock'n'roll et Old School qu'avant.
Ce que l'on retiendra de l'album, tout de même, reste que le groupe a mis l'accent sur le groove, avec un riffing qui se concentre sur quelque chose de plus massif et épais qu'avant, tout en gardant pas mal de mélodies tranchantes à la guitare lead, ce qui équilibre quelque peu la balance (même si certains riffs un peu lourds et peu inspirés auraient pu être écartés). Pas forcément une mauvaise chose, mais on perd parfois certains éléments qui me faisaient aimer la musique de LOST SOCIETY. Le principal étant que le groupe conserve sa bonne humeur, et qu'elle passe par leur musique. En bref, un bon album, doté de quelques défauts qui auraient pu être évités (enfin, comme j'ai dit, c'est du Thrash, donc y a pas à trop réfléchir), mais tout de même très agréable, et toujours aussi dansant. Et puis, on reprend bien un peu de Terror Hungry dans les bonus, hein (enfin, c'est une version light, « Californian Easy Listening Version », qu'il y a marqué. En gros, c'est ce qu'ils avaient joué en acoustique dans un magasin de chaussures (si, si). Un truc plus rock).
Chronique : Durchfall
LAST IN LINE - Heavy Crown
LAST IN LINE - Heavy Crown
Frontiers Records
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.lastinlineofficial.com
01. Devil In Me / 02. Martyr / 03. Starmaker / 04. Burn This House Down / 05. I Am Revolution / 06. Blame It On Me / 07. In Flames (Deluxe Edition Bonus Track) / 08. Already Dead / 09. Curse The Day / 10. Orange Glow / 11. Heavy Crown / 12. The Sickness
Ce nouveau projet nommé LAST IN LINE s'articule autour des anciens membres de DIO que sont Vinny Appice (batterie), Jimmy Bain (basse) et Vivian Campbell (guitare), actuel DEF LEPPARD, interprètes brillantissimes et co-compositeurs notamment des trois premiers albums et perles du lutin magique, Holy Diver (1983), The Last In Line (1984) et Sacred Heart (1986), tous désormais entrés au Panthéon du Metal pour l'éternité ! Né suite à des jams studio à Los Angeles en 2011, le groupe prend forme années après années jusqu'à devenir un sérieux travail structuré, aboutissant en ce début 2015 à ce premier album, Heavy Crown. Le groupe intégrera Andrew Freeman, superbe chanteur à l'organe vocal puissant et chaud. Vous l'aurez compris, le nom du groupe fait bien évidemment référence à l'extraordinaire deuxième album de DIO, un hommage à ce merveilleux chanteur dont la légende n'est plus à faire. Mais que nous réserve ce Heavy Crown ? A première vue, les musiciens sont toujours aussi exceptionnels, pétris de talent, la section rythmique est omniprésente, la gratte de Vivian Campbelll, somptueuse, technique, chaloupée, et Freeman chante excessivement bien. Notons également la production impeccable de Jeff Pilson (ex-DOKKEN et DIO) soignée, puissante et mettant parfaitement en relief la qualité et l'interprétation musicale de ces quatre vétérans (enfin, au moins trois !). Mais malgré toutes ces qualités pré-citées, hélas LAST IN LINE n'arrive pas vraiment à faire décoller ses compos, à l'exception de quelques moments et de quelques morceaux. Est-ce suffisant ? Bien sûr que non!!! Et pourtant l'introduction "Devil's Me", sa superbe rythmique, son refrain entêtant, servi par un solo tout bonnement époustouflant, donnait matière à la réjouissance. Mais la suite est toute autre, et à part une technique de premier ordre, la magie n'opère pas (ou trop peu !). Le superbe "Starmaker" nous redonne un large sourire, avec un Vivian Campbell toujours aussi inspiré. Un riff introductif qui tue, un solo ébouriffant, ça groove terriblement avec une basse qui claque, il s'opère quelque chose avec ce très bon titre. Malheureusement l'émotion est trop souvent absente, seul "Curse" et sa somptueuse ligne de basse nous fait frémir, Andrew Freeman chante encore une fois divinement bien, et le solo est des plus poignant. On pourra également noter les deux très belles prestations du chanteur sur "Orange Glown" aux belles nuances vocales, et le morceau-titre, "Heavy Crown". A part ça, pas grand chose de transcendant, certes des choses intéressantes disséminées ici ou là, mais pas de quoi en faire des flèches musicales. "Already Dead" aux accents DIO (riff proche de "Night People"), avec un solo ravageur, peut sortir du lot. Heureusement, une vraie perle semble apparaitre, sans doute le meilleur titre de l'album, "Blame It On Me" effleure le spectre de LED ZEPPELIN, batterie lourde et puissante en ouverture, le chant, quant à lui, semble proche d'un David Coverdale (WHITESNAKE). Magnifique ! Et puis c est tout ! "I Am Revolution" caractérise bien les dires du dessus : une basse qui claque, un solo titanesque, mais pas de refrain accrocheur (un des gros manques de cet opus). N'ayons pas peur des mots, Heavy Crown est une déception, n'atteignant en rien l'aura mystique et magique de l'illustre groupe dont sont issus nos protagonistes. Certes, comme dit précédemment, le talent musical est ici fort présent, mais il ne sert et ne sauve pas les chansons, pour la plupart sans âme. Cependant j'aimerai, pour finir, saluer la mémoire de ce grand bassiste qu'était Jimmy Bain, et rappeler à tous que Ronnie James Dio est irremplaçable !
Chronique : Papa Bordg
Après la découverte d'un RESURRECTION KINGS assez plaisant dans un registre Hard mélodique, voici donc l'autre réunion d'ex-DIO, avec un style foncièrement plus Heavy. Dans les deux cas, on peut féliciter les deux formations pour ne pas avoir simplement fait une redite de la carrière du très regretté chanteur. Et même si le genre s'en rapproche plus avec LAST IN LINE, il y a une véritable identité. Néanmoins, que cet album est frustrant dans le sens où il y a un fort potentiel et une cohésion entre les musiciens, mais quel dommage que les compositions soient parfois aussi inégales. De plus, la frustration est encore plus grande lorsqu'on termine avec les quatre meilleurs titres, "The Sickness" en étant sûrement le point culminant. Bon, ça laisse aussi une grande espérance dans la perspective d'une continuité qui est, hélas pour le moment, incertaine. Rendons hommage d'ailleurs au passage à l'occasion du décès récent du bassiste de légende Jimmy Bain, qui a fait partie des heures glorieuses de RAINBOW et DIO. Au niveau des satisfactions, rajoutons une excellente production signée Jeff Pilson, le retour à des solos incisifs de Vivian Campbell (quel gâchis cette place dans DEF LEPPARD, enfin financièrement c'est autre chose, c'est sûr). Et enfin, comme pour Chas West dans RESURRECTION KINGS, la découverte, pour beaucoup, d'un excellent chanteur en la personne d'Andrew Freeman. Pour en revenir aux compositions, l'ouvrant "Devil In Me" se révèle finalement, au bout de plusieurs écoutes, être un bon titre par rapport au sentiment mitigé de la découverte en avant-première. D'ailleurs, l'album en entier est moins accessible que celui de RESURRECTION KINGS. Cela n'empêche, malgré tout, qu'après "Martyr" et "Starmaker", et à partir de "Burn The House Down, d'y trouver comme un ventre mou, les titres étant plus dispensables sans être mauvais non plus. Mais à partir de "Curse The Day" et son ambiance particulière, tout redevient plus intéressant, la voix plus posée du chanteur le plaçant encore plus avantageusement. "Orange Glow" vaut surtout pour sa rythmique infernale qui ne vous lâche plus, "Heavy Crown", très nuancé sur les couplets, laisse apparaître un refrain plus énergique et très réussi, et enfin "The Sickness" se révèle être un morceau comme on aimerait en entendre plus souvent dans le registre mélodique... la grande surprise de l'album ! Au final, on loupe de peu le 8... et même si tout n'y est pas parfait, ce Heavy Crown mérite amplement une attention de la part de tous les amateurs du genre. Et on croise les doigts pour une suite, qui plus est, rendrait honneur à Jimmy Bain.
Chronique : Renegade88
PRONG - X - No Absolutes
PRONG - X - No Absolutes
SPV/Steamhammer
Style : Groove Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.prongmusic.com
01. Ultimate Authority / 02. Sense Of Ease / 03. Without Words / 04. Cut And Dry / 05. No Absolutes / 06. Do Nothing / 07. Belief System / 08. Soul Sickness / 09. In Spite Of Hindrances / 10. Ice Runs Through My Veins / 11. Worth Pursuing / 12. With Dignity / 13. Universal Law (Bonus Track)
On parle souvent, au sein de la scène Thrash Metal américaine, du mythique Big Four, et à raison, mais on oublie trop souvent ce génial groupe crée en 1986 en Californie qu'est PRONG. Mes oreilles ont tressailli d'enthousiasme dans les années 1990, avec les trois perles que sont Prove You Wrong (1991), Cleansing (1994) et Rude Awakening (1996). Depuis, le groupe pratique toujours une musique prenante et énergique, avec une constante dans la qualité de leurs albums. En ce début Février 2016 sort ce douzième album, le bien-nommé: X - No Absolutes. Dès le début de ce nouvel effort avec l'excellent "Ultimate Authority", on est en terrain conquis avec un Thrash Metal made in PRONG, parfois rapide, toujours puissant, gros riffs à foison et exécution sans failles. Cependant, rien de bien surprenant, ni de vraiment original, ou d'aussi transcendant que par le passé, un passé lointain et glorieux. En outre ce X - No Absolutes n'est surtout pas à négliger car il réserve quand même son lot de bons moments. Le lourd et super puissant "Cut And Dry" à la rythmique en acier trempé dont le début est des plus jouissif, ou encore, dans une veine similaire, "No Absolutes", lui aussi, doté d'un riff mémorable, d'un énorme solo et de belles harmonies de gratte sur sa fin. Sur quelques passages, on a un peu l'impression que PRONG produit un Metal thrashy aux consonnances Offspringienne, surtout de par la voix de Tommy Victor (chant/guitare, ex-DANZIG , actuel MINISTRY), ce qui se manifeste nettement sur le mid tempo "With Dignity" qui clot ce nouvel album. Par ailleurs, il ne faudrait pas faire l'ommision de l'excellent "Do Nothing" avec son groove sautillant et pétillant qui, lui aussi, en son commencement fait penser à OFFSPRING. Alors oui, le breuvage est bon, parfois même excellent, mais loin d'être inoubliable sur la totalité du skeud.
Chronique : Papa Bordg
FLESHGOD APOCALYPSE - King
FLESHGOD APOCALYPSE - King
Nuclear Blast
Style : Symphonic Death Metal
Origine : Italie
Sortie : 2016
Site Web : www.fleshgodapocalypse.com
01. Marche Royale / 02. In Aeternum / 03. Healing Through War / 04. The Fool / 05. Cold As Perfection / 06. Mitra / 07. Paramour (Die Leidenschaft Bringt Leiden) / 08. And The Vulture Beholds / 09. Gravity / 10. A Million Deaths / 11. Syphilis / 12. King
FLESHGOD APOCALYPSE, groupe Italien au succès de plus en plus marqué, nous revient en ce début d'année 2016 avec King, un quatrième album à la musique toujours aussi folle et originale, à savoir un Death technique et symphonique de haut vol où règnent en maître de magnifiques orchestrations classiques. King est un concept album, dépeignant une monarchie en pleine débâcle que son roi essaie désespérément de sauver d'une mort quasi certaine. Le discours musical proposé ici est ultra riche, bien évidemment grandiloquent, et doté d'une grande dramaturgie, plongeant l'auditeur entre rêves et cauchemars, au coeur d'une aventure dépravée où chaque titre semble définir les différents actes d'une sorte de pièce de théâtre Death Metal orchestrale. Les voix sont d'une grande richesse et extrêmement travaillées, tantôt claires, growlées, lyriques ou narrées, soutenues par des chœurs puissants et envoutants. On est également surpris et enjoué par un "Paramour (Die Leidenschaft Bringt Leiden)" tout bonnement époustouflant, avec cette merveilleuse chanteuse lyrique qu'est Veronica Bordacchini, uniquement accompagnée d'un piano, une touche d'originalité qui pourra faire penser à la folie de certaines comédies musicales. Mais nos chers Italiens savent aussi faire parler la poudre, et le brutal "Mitra" en est un parfait exemple. L'énorme et dévastateur "And The Vulture Beholds" révèle, quant à lui, de splendides guitares et une voix claire très prenante et déterminée. "Healing Through War" voit le groupe s'embraser littéralement pour partir en guerre, le riff est surpuissant, ce titre, tout comme l'ensemble de l'album, laisse entrevoir certaines similitudes avec les Grecs de SEPTICFLESH dont FLESHGOD APOCALYPSE semble finalement pas mal s'inspirer, tout en conservant, bien évidemment, sa propre personnalité, marquant de son empreinte cette nouvelle œuvre. Une fois de plus, la variation vocale de Tommaso Riccardi sur ce titre est des plus bluffante. Une autre influence saute également aux oreilles à quelques reprises, celle des Norvégiens de DIMMU BORGIR ("Gravity", "A Million Death" ou "Cold As Perfection"). Mais FLESHGOD APOCALYPSE sait servir sa musique avec caractère et personnalité comme le souligne l'utilisation de cuivres, cordes et percussions renforçant la sombre beauté d'un album majestueux (le divin "Syphilis", lourd et puissant, doté d'une voix lyrique incroyable, ou encore "Gravity"). Et que dire du splendide "The Fool", avec son intro au clavecin des plus enivrante, suivie d'une totale frénésie musicale. King s'achève tout comme il a commencé, par un court instrumental au piano, annonçant la fin d'une œuvre des plus grandiose. Avec autant de qualités distillées, de façon aussi évidente, FLESHGOD APOCALYPSE demeure définitivement ROI en son royaume.
Chronique : Papa Bordg
EXUMER - The Raging Tides
EXUMER - The Raging Tides
Metal Blade Records
Style : Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2016
Site Web : www.exumer.de
01. The Raging Tides / 02. Brand Of Evil / 03. Catatonic / 04. Sacred Defense / 05. Welcome To Hellfire / 06. Sinister Souls / 07. Shadow Walker / 08. There Will Always Be Blood / 09. Dark Reflections / 10. Death Factory / 11. Forever My Queen (Pentagram cover - Bonus) / 12. Hostage To Heaven (feat. Rob Dukes, Waldemar Sorychta, Markus Freiwald) (Grip Inc. cover - Bonus)
Revenu aux affaires en 2008 après une période d'inactivité qui aura tout de même durée 18 ans, EXUMER, reformé autour de deux de ses membres d'origine, Mem Von Stein (chant) et Ray Mensch (guitare), avait su en 2012 nous prouver du bien fondé de ce retour avec un Fire & Damnation tout à fait convaincant. Quatre ans plus tard, nos thrashers allemands tentent d'enfoncer le clou avec The Raging Tides qui déboule en ce début d'année 2016, et le moins que l'on puisse dire c'est que la formation de Francfort n'est visiblement pas prête de déposer les armes, EXUMER reste fidèle à ses racines, nous livrant un album dans la grande tradition des SLAYER et autres EXODUS ("Catatonic", "Sinister Souls"). Tout aussi efficace que pouvait l'être son prédécésseur, The Raging Tides évoque aussi pas mal les débuts du groupe et un album comme Possessed By Fire ("Brand Of Evil", "Welcome To Hellfire", "There Always Will Be Blood") avec toutefois un côté plus moderne dû à une production des plus percutante, une nouvelle fois assurée par Waldemar Sorychta (GRIP INC.). Nous avons là 10 titres (+ 2 bonus pour la version limitée) sans concession, hyper solides et rageurs. Souvent Speed ("The Raging Tides", "Brand Of Evil", "Sacred Defense",...), tantôt mid tempo ("Catatonic", "Shadow Walker"), quel que soit le chemin emprunté, EXUMER est toujours aussi déchaîné, se montrant une nouvelle fois particulièrement incisif et rentre-dedans, ce The Raging Tides est là pour nous le démontrer de fort belle façon.
Chronique : Nono666
KOPPER8 - Addiction
KOPPER8 - Addiction
Dooweet
Style : Groove Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/kopper8
01. Beast (feat. Stéphane Buriez) / 02. Addiction / 03. La Haine / 04. Hategod / 05. Evangile / 06. Patrie / 07. Born To Die / 08. L'éloge de la Folie / 09. Amnesia (Remix 2015) / 10. Requiem (Remix 2015)
Après un EP des plus prometteur sorti en 2012, les franciliens de KOPPER8 passent à l'étape supèrieure et nous reviennent aujourd'hui avec leur premier album, Addiction. Et ce titre lui va comme un gant car, après l'avoir écouté, il y a fort à parier que vous ne pourrez plus vous en passer. Une nouvelle fois produit par Stéphane Buriez (LOUDBLAST), qui y va également de quelques vocalises sur le titre d'ouverture qu'est "Beast", Addiction nous offre 10 titres d'un Thrash moderne, énergique et bien groovy qui n'est pas sans rappeler PANTERA ("Evangile") ou LAMB OF GOD ("La Haine"), se teintant parfois d'une légère coloration Sludge (le lourd "Hategod", l'imparable "Born To Die") ou Hardcore apportant un petit côté LOFOFORA à certaines compos, d'ailleurs le chant rageur (en français) de Tex n'y est sans doute pas étranger, pouvant, dans ses intonations, faire penser à Reuno Wangermez. Rien à jeter ici, aucun titre faible, aucun temps mort, KOPPER8 envoie du lourd. Addiction est un album concis, puissant et terriblement efficace, une véritable déflagration Thrash qui vous décrassera les conduits auditifs en profondeur ! Il est assez rare de voir un premier album avec une personnalité déjà bien affirmée, c'est pourtant bien le cas de ce Addiction, et si diverses influences peuvent effectivement être décelées, elles sont parfaitement intégrées et digérées, faisant de cet album une bien belle réussite qui devrait permettre aux parisiens de marquer les esprits et de s'imposer au sein de la scène Metal française, et pourquoi pas européenne... en tout cas KOPPER8 en a clairement les capacités !
Chronique : Nono666
91 ALL STARS - Retour vers la Lumière
91 ALL STARS - Retour vers la Lumière
Dooweet
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.91allstars.com
01. Intro / 02. Omniscience / 03. Mon Bien, Mon Mal / 04. Opprimés / 05. Richesse Humaine / 06. Les Ombres de la Perdition / 07. Eclipse Eternelle / 08. L'Ere du Verseau / 09. L'Aube des Princes / 10. Un Sombre Destin / 11. Retour vers la Lumière
Il est donc temps de vous causer de Retour Vers La Lumière, dernier album de 91 ALL STARS, groupe dont je n'avais jusque là jamais entendu parler. Je dégaine donc ma recherche Google, qui m'indique qu'il s'agit d'un groupe de Deathcore Français (vu le nom, on s'en serait douté, même si j'aurais plus misé sur un groupe de Hardcore), formé en 2005, et ayant déjà 2 albums, 1 EP et 1 Split à son actif. Je me lance donc dans l'écoute du premier titre (après l'intro, assez cinématographique, qui fait bien son travail de mise en ambiance, sans être mémorable), "Omniscience", histoire de faire un pas de plus vers la sortie de ma grotte. Premier constat, à l'écoute de ce morceau : un Deathcore très groovy, un peu plus mélodique que la moyenne (une once de mélancolie dans les riffs), sans perdre en agressivité, bourré de Mosh Parts et de Blast beats, et du bon gros Breakdown qui casse ta maison. Recette très classique, donc ; pas de surprises, mais toujours agréable pour les fans du genre, avec, au passage, un chant en Français. Autre point assez banal, une production très moderne, certes puissante, mais parfois lassante : un son plus naturel serait parfois une bonne chose, et la basse mériterait à mon sens d'être un peu moins fondue dans la masse des guitares. La musique de 91 ALL STARS n'en est pas moins entraînante, car oui, le riffing reste extrêmement intense et primitif, tout en étant réfléchi, avec des mélodies bien trouvées. Les parties guitares sont tranchantes et, comme dit précédemment, assez mélodique, insufflant au groupe une atmosphère apocalyptique plutôt prenante, notamment sur des morceaux comme "Opprimés" ou "Eclipse Eternelle". Quand à la batterie, elle est parfaitement là où il faut, et quand il faut : pas étonnante pour un sou, mais la recette marche bien. Là encore, l'originalité n'est absolument pas au rendez-vous, mais on peut s'en passer et tout simplement profiter de l'impact des morceaux. Je vous conseille donc les titres "Eclipse Eternelle", "L'ère du Verseau" et "Un Sombre Destin", à mon sens plutôt représentatifs de l'album (qui reste assez uni, globalement), et qui sont de très bons morceaux. En bref, un album sur lequel il n'y a pas grand chose à dire, qui ne se détache pas de la masse, mais qui reste très plaisant : à écouter pour les fans du genre ; une once de personnalité en plus serait tout de même sympathique.
Chronique : Durchfall









