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OCTOBER TIDE - A Thin Shell

Publié le par Nono666

OCTOBER TIDE – A Thin Shell
Candlelight Records
Style : Melodic Doom/Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2010
Site Web : www.octobertide.net

OCTOBER TIDE - A Thin Shell



01. A Custodian Of Science / 02. Deplorable Request / 03. The Nighttime Project / 04. Blackness Devours / 05. The Dividing Line / 06. Fragile / 07. Scorned

Lancé comme un side-project par Fredrik Norrman et Jonas Renkse, tous deux membres de KATATONIA, en 1995, OCTOBER TIDE s’était retiré en 1999 après le deuxième album, Grey Dawn. En 2009, Fredrik Norrman n’est plus dans KATATONIA et reforme logiquement ce groupe avec deux membres de IN MOURNING, Tobias Netzell (chant) et Pierre Stam (basse) plus récemment, pour proposer ce troisième album que les fans espéraient depuis 10 ans. Bien entendu la comparaison avec KATATONIA est inévitable et "A Custodian Of Science", "Fragile" ou "Scorned" supportent bien la comparaison avec leurs relents Doom/Death à la SWALLOW THE SUN mais on relève surtout des titres bien plus calmes et mélodiques comme "Deplorable Request" et surtout "The Nigttime Project" qui offre une alternative intéressante à tous ces albums qui se ressemblent tant, une prédisposition que l’on pouvait déjà relever sur le premier excellent album Rain Without End. Les capacités à allier mélodie et énergie Heavy de Fredrik Norrman sont restées intactes, "Blackness Devours" offre une belle dualité entre la lourdeur de la rythmique sur laquelle vient se plaquer la voix Death profonde de Tobias Netzell et les mélodies si caractéristiques du Metal Scandinave en général. Alors si pour les fans qui ont connu la première période des Suédois, l’effet de surprise n’agira pas, pour ceux qui découvrent, A Thin Shell devrait faire son petit effet, mais la magie opère toujours et "The Dividing Line" plus rythmé, presque Rock’n’Roll sur le refrain, sonne comme un brin de révolte. OCTOBER TIDE revient donc à la vie de la manière dont on s’y attendait, dans la lignée de ce qu’il proposait il y a dix ans, le public n’aurait en effet pas compris un changement radical, le groupe repose ses bases et reprend un envol qu’A Thin Shell permet d’entrevoir prometteur. Ceux qui ont aimé le premier album, récemment réédité, ne seront pas déçus. Très joli retour...

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8/10

OCTOBER TIDE - A Thin Shell

 

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OCTOBER TIDE - Winged Waltz

Publié le par Nono666

OCTOBER TIDE - Winged Waltz
Agonia Records
Style : Melodic Doom/Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2016
Site Web : www.octobertide.net

OCTOBER TIDE - Winged Waltz



01. Swarm / 02. Sleepless Sun / 03. Reckless Abandon / 04. A Question Ignite / 05. Nursed By The Cold / 06. Lost In Rapture / 07. Perilous / 08. Coffins Of November

Non, nous n'avions pas oublié l'existence d'OCTOBER TIDE, groupe des frères Norrman, à l'origine de KATATONIA. Et si aujourd'hui nous nous réjouissons de voir un petit nouveau débouler, c'est justement parce que la place a été laissé vacante par le groupe de Jonas Renkse. Winged Waltz, tel est le nom du cinquième album du groupe qui time ses sorties de façon très précise depuis sa reformation en 2009. Alors, oubliez de suite le parallèle avec l'ancien groupe des frangins car la voix harsch d'Alexander Högbom marque de suite la différence, de même que les guitares toujours aussi mélodiques mais avec ce côté Death suédois façon Göteborg facilement reconnaissable. Il est vrai, pourtant, que la carrière des Suédois, nous la suivions d'un peu plus loin, la faute à des albums de moins en moins inspirés, et l'arrivée du chanteur de CENTINEX n'avait pas vraiment changé la donne, à tel point d'ailleurs que c'est un des points de faiblesse de cet album qui montre tout de même un regain de vitalité et d'inspiration bienvenu. Avec "Swarm" et "Sleepless Sun", OCTOBER TIDE nous attire par des guitares bien mélodiques, percutantes, bien ficelées, les changements de rythme sont pertinents et montrent une certaine forme d'agressivité bien relayée par la voix Death d'Alexander, même si on atteint encore pas le niveau de la première partie de carrière du groupe. Mais c'est clairement les guitares qui montent d'un cran avec des parties superbes et accrocheuses. On notera également l'efficacité de Jocke Wallgren, nouveau cogneur, qui sait insuffler ce supplément de variation important dans ce style, même si un peu plus de profondeur sur la caisse claire aurait vraiment rajouté du charme à l'ensemble, question d'opinion et d'option artistique qui ne se discute pas vraiment. En fait, le principal défaut pointe le bout de son nez dès "Reckless Abandon", un titre très bateau sur lequel Alexander Högbom se doit de proposer quelque chose de moins lisse que cette ligne de chant assez fade et ultra téléphonée alors que sur les deux premiers titres, il mettait un peu de mélodies discrètes qui tirait vraiment les morceaux vers le haut. Et cela revient également sur "Perilous" qui n'apporte pas grand-chose, le chant ne domine pas vraiment la musique, un peu comme si il subissait la qualité des guitares là où elles devraient le nourrir. Un titre comme "A Question Ignite" montre parfaitement les capacités de ce groupe avec ce line-up, les gars sont capables de proposer d'excellents titres mais pas encore sur 50 minutes, durée de cet album qui domine tout de même les albums sortis depuis la reformation, une montée en puissance que l'on espère voir se confirmer sur le prochain album. Enfin, comment ne pas repenser à ce premier album, Rain Without End (1997), qui dégageait une certaine crasse dans la voix de Jonas certes mais aussi dans les guitares. On est d'accord pour dire que cet album était peut-être un peu naïf, mais ce dernier est certainement à l'opposé total, un peu trop propre et dans la masse des groupes du genre, voilà un détail qui permettrait à OCTOBER TIDE de se différencier même si la qualité des compositions et des leads de guitare donne déjà une petite avance aux Suédois qui marquent un retour très convaincant. Avec 6 titres sur 8 convaincants dont les excellents "Sleepless Sun", "A Question Ignite", "Nursed By The Cold" et "Coffins Of November", on note que le groupe est de nouveau opérationnel. Un retour à suivre de près grâce à un travail sur les guitares de Frederik Norrman, maître d'œuvre sur cet album, au moins pour cela, Winged Waltz vaut déjà largement l'écoute.

Chronique : Aymerick Painless

OCTOBER TIDE - Winged Waltz

 

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S.O.T.O - Divak

Publié le par Nono666

S.O.T.O - Divak
ear Music
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.sototheband.com

S.O.T.O - Divak



01. Intro / Divak / 02. Weight Of The World / 03. FreakShow / 04. Paranoia / 05. Unblame / 06. Cyber Masquerade / 07. In My Darkest Hour / 08. Forgotten / 09. SuckerPunch / 10. Time / 11. Misfired / 12. The Fall From Grace / 13. Awakened

Fort de cinq albums solo, le talentueux Jeff Scott Soto nous revient un an après Inside The Vertigo, avec Divak, le second album de S.O.T.O, groupe formé, outre de JSS au chant, de Jorge Salan (guitare), BJ (claviers, guitare), David Z (basse) et Edu Cominato (batterie). Véritable plaisir pour nos esgourdes en mal de sensations fortes, S.O.T.O délivre à travers ce Divak un Heavy Metal haut de gamme, certes classique mais un peu plus sombre que ce que le chanteur a l'habitude de proposer sur ses travaux en solo qui privilégient davantage le côté mélodique. Techniques, les treize compositions de ce Divak sont puissantes comme la foudre et tranchantes comme des lames de rasoir, une nouvelle fois portées par une exécution sans faille mettant en avant la très bonne performance collective du groupe. L'album s'ouvre sur la superbe intro éponyme, et dès lors l'efficacité n'aura de cesse de se mêler à une complexité nous implosant à la face à coups de riffs heavy ("Forgotten", "SuckerPunch"), d'un groove mortel et de leads fulminants ("Weight Of The World", "Freakshow") où J.S Soto se déchire la voix avec justesse et aisance ("Unblame"). Mais S.O.T.O sait également faire preuve de plus de subtilité, c'est notamment le cas du magnifique et aérien "Misfired", de "Awakened" qui clos l'album en toute beauté, sans oublier la splendide ballade "In My Darkest Hour" proposant de belles touches acoustiques, nous replongeant dans le passé, à une époque où le vocaliste faisait partie du groupe d'Yngwie Malmsteen. Cependant Divak n'aborde qu'une seule réelle couleur musicale, ce qui a pour effet de renforcer son aspect compact et puissant, ce qui pourra peut-être en lasser certains. Me concernant, je pense que S.O.T.O réalise là une merveille de Heavy Metal qui pourrait bien marquer l'année 2016 au fer rouge.

Chronique : Papa Bordg

S.O.T.O - Divak

 

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THE NEW ROSES - Dead Man's Voice

Publié le par Nono666

THE NEW ROSES - Dead Man's Voice
Napalm Records
Style : Hard Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2016
Site Web : www.thenewroses.com

THE NEW ROSES - Dead Man's Voice



01. Heads Or Tails / 02. Thirsty / 03. Partner In Crime / 04. Dead Man’s Voice / 05. I Believe / 06. Ride With Me / 07. Hurt Me Once (Love Me Twice) / 08. Not From This World / 09. What If It Was You / 10. Try (And You Know Why) / 11. From Guns & Shovels

Bon, on ne va pas vous mentir et vous dire que THE NEW ROSES va révolutionner le monde du Rock'n'Roll avec son Dead Man's Voice, si le groupe s'est vu encensé par la presse spécialisée, ce n'est clairement pas pour son originalité mais bien pour son savoir faire en matière de Hard Rock tant la formation de Wiesbaden reprend à son compte un Hard US que des groupes comme AEROSMITH, GREAT WHITE, GUNS N' ROSES ou CINDERELLA ont contribué à populariser en leur temps. En élèves appliqués qu'ils sont, nos Allemands délivrent un Hard Rock groovy ("Heads Or Tails", "Thirsty") et bluesy ("Dead Man's Voice", "Hurt Me Once (Love Me Twice)", "Not From This World"), énergique, accrocheur et percutant, qui ne manquera pas de nous ramener une trentaine d'années en arrière. THE NEW ROSES nous balance ici onze titres (quinze pour l'édition limitée) forts bien torchés, empreints d'une fougue contagieuse. Il n'y a pas à dire, Timmy Rough (chant/Guitare) et ses camarades s'y connaissent comme personne pour exécuter des compos qui font mouche à tous les coups. Et si ce n'est ce petit manque d'originalité évoqué plus haut, on a finalement pas grand chose à reprocher à nos Teutons qui nous livrent là un second album direct et efficace, solide comme le roc(k)...

Chronique : Nono666

THE NEW ROSES - Dead Man's Voice

 

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THE 69 EYES - Back In Blood

Publié le par Nono666

THE 69 EYES – Back In Blood
Nuclear Blast
Style : Goth'n'Roll
Origine : Finlande
Sortie 2009
Site Web : www.facebook.com/The69eyes

THE 69 EYES - Back In Blood



01. Back In Blood / 02. We Own The Night / 03. Dead n' Gone / 04. The Good, The Bad & The Undead / 05. Kiss Me Undead / 06. Lips Of Blood / 07. Dead Girls Are Easy / 08. Night Watch / 09. Some Kind Of Magick / 10. Hunger / 11. Suspiria Snow White / 12. Eternal

Un album de THE 69 EYES est toujours une promesse de bon moment Rock’n’roll teinté d’atmosphère gothique surtout portée par la voix de Jyrki 69. Pourtant Angels n’a pas laissé une trace indélébile dans l’esprit des Rockeurs, surtout la faute à une promotion hésitante plus qu’à la qualité de l’album. En 2009, les Finlandais reviennent remontés comme des coucous suisses avec l’aide précieuse de Nuclear Blast et nous balancent Back In Blood. Si dans le texte le message est clair, sur le fond (la musique), il l’est plus encore, du purement Rock’n’roll “Back In Blood”, le plus intimiste “We Own The Night” ou le single en puissance “Dead n’Gone”, le groupe offre a ses fans dévoués un condensé de ce que THE 69 EYES fait le mieux depuis ses premières armes. L’âme gothique de nos vampires préférés ressurgit le temps de “The Good, The Bad & The Undead” (qui n’est pas sans rappeler non plus MÖTLEY CRÜE) et de l’excellent “Lips Of Blood” pendant que “Dead Girls Are Easy” replace le débat sous la ceinture, que “Kiss Me Undead” s’occupe de préparer la fosse à danser, avant que l’inattendu “Hunger” ne viennent montrer à quel point THE 69 EYES est un groupe caméléon qui sait naviguer à travers tout ce qui touche de prêt ou de loin au Rock’n’roll. Matt HYDE, le producteur de MONSTER MAGNET parmi beaucoup d’autres groupes, assure une production à ce Back In Blood qui replace les Finlandais là où ils ont toujours mérité d’être. Elément nouveau déclenché par Matt HYDE également, c’est l’utilisation d’une voix plus Rock’n’roll, moins grave et moins gothique, de Jyrki 69 qui permet aussi de constater que les 12 titres de l’album proposent une diversité de tempo et de style que l’on ne remarquait pas sur les autres albums tant la voix grave dégageait une aura qui bouffait tout l’espace. Pour un retour, c’est un retour réussi et s’il se fait dans le sang, il n’en est que meilleur.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7.5/10

THE 69 EYES - Back In Blood

 

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DESASTER - The Arts Of Destruction

Publié le par Nono666

DESASTER – The Arts Of Destruction
Metal Blade Records
Style : Black/Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2012
Site Web : www.total-desaster.com

DESASTER - The Arts Of Destruction



01. Intro / 02. The Arts Of Destruction / 03. Lacerate With Hands Of Doom / 04. Splendour Of The Idols / 05. Phantom Funeral / 06. Queens Of Sodomy / 07. At Hell's Horizon / 08. Troops Of Heathen, Graves Of Saints / 09. Possessed And Defiled / 10. Beyond Your Grace / 11. Outro

Les Allemands de DESASTER font depuis longtemps partie des groupes de l’ombre à l’image d’un DESTROYER 666 duquel on peut les rapprocher, connus surtout par les plus mordus d’un Black largement teinté de Thrash Metal ou l’inverse. Cette scène de passionnés abrite en effet bon nombre de groupes qui rampent dans l’underground et balancent des albums au son 80’s qui fait le lien entre le Black Metal d’un BATHORY ou d'un VENOM avec le Thrash Metal d’un SODOM ou plus encore d’un DESTRUCTION dont le nom du groupe est tiré. Pourtant sur The Arts Of Destruction, on retrouve quelques touches de Death Metal qui peuvent même évoquer un certain ASPHYX sur "Splendour Of The Idols" ou encore quelques mélodies plutôt inhabituelles pour un album du style comme ce "Phantom Funeral". A l’image d’un NON SERVIAM, DESASTER ne se soucie guère des limites du style et s’ouvre des possibilités tout en gardant une musique vindicative et sombre même lorsque les leads de guitare se font plus mélodieux. La démarche des Allemands s’inscrit donc plus dans HELLHAMMER que dans IMMORTAL, le côté glacial du Black Metal n’existe pas ici au profit du côté catchy du Thrash Metal, et la tourmente imagée sur l’artwork de ce septième album ne tarde pas à faire des ravages dans nos cervelles lorsque déboulent des boucheries telles que "Queens Of Sodomy". Un bon album qui, espérons le, permettra à ceux qui sont passés à côté de découvrir ce groupe. The Arts Of Destruction est la preuve que l’on peut pratiquer un Metal Old-School tout en restant innovant et moderne car la production de cet album ne sonne absolument pas datée, chose assez rare dans le style.

Chronique : Aymerick Painless

Note: 7.5/10

DESASTER - The Arts Of Destruction

 

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ARMORED SAINT - La Raza

Publié le par Nono666

ARMORED SAINT - La Raza
Metal Blade Records
Style : Hard n’Heavy
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2010
Site Web : www.armoredsaint.com

ARMORED SAINT - La Raza



01. Loose Cannon / 02. Head On / 03. Left Hook From Right Field / 04. Get Off The Fence / 05. Chilled / 06. La Raza / 07. Black Feet / 08. Little Monkey / 09. Blues / 10. Bandit Country

Les américains d’ARMORED SAINT jouissent du statut de valeur sûre au sein du paysage Metal, ce qui leur permet de disparaître pendant une décennie sans pour autant être oubliés. Il faut dire que compter dans ses rangs un chanteur comme John Bush (plus ou moins membre d'ANTHRAX par ailleurs), ça aide ! Mais voyons plutôt ce que La Raza a dans le ventre… Eh bien on est tout sauf décontenancé, bien au contraire ! Le groupe reste fidèle à ce trip Hard Rock US / Heavy Metal qui a fait sa renommée dans les années 80, période à laquelle il sortait des albums plus régulièrement. La production n’est pas datée - certaines sonorités sont même plutôt modernes - mais aucun bouleversement majeur à l’horizon. Bien entendu c’est parfaitement joué, Bush nous en met encore plein la vue et le groove ainsi que le talent de composition sont au rendez-vous. Mais la majorité des titres est simplement agréable à écouter, sans toutefois dépasser ce stade. Peut mieux faire, donc, surtout si l’on se réfère à quelques exceptions comme le puissant "Left Hook From Right Field", le très bon "Chilled" ou encore le remuant "La Raza". « Juste » un bon album donc, mais ARMORED SAINT a-t-il d’autres prétentions ?

Chronique : Morbid S.

Note : 7,5/10

ARMORED SAINT - La Raza

 

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IHSAHN - After

Publié le par Nono666

IHSAHN – After
Candlelight Records
Style : Progressive Metal/Black
Origine : Norvège
Sortie : 2010
Site Web : www.ihsahn.com

IHSAHN - After



01. The Barren Lands / 02. A Grave Inversed / 03. AFTER / 04. Frozen Lakes On Mars / 05. Undercurrent / 06. Austere / 07. Heavens Black Sea / 08. On The Shores

Depuis 2005, Ihsahn a définitivement pris son envol, la fin de PECCATUM qu’il partageait avec son épouse lui permet de se lancer dans un Metal expérimental dans la droite lignée de Prometheus :The Discipline Of Fire And Demise, dernier opus sous le nom d’EMPEROR totalement composé par Ihsahn. The Adversary, premier album à sortir sous le nom d’IHSAHN garde cette ligne de conduite mais dès le deuxième album, l’excellent AngL, le Norvégien qui s’est associé à Mikael AKERFELDT (OPETH) pour l’inspiration et le jeu sur “The Unhealer”, dévoile quelques envies à aller voir vers d’autres rivages plus mélodiques mais surtout plus sophistiqués. En 2010, épaulé par les SPIRAL ARCHITECT Asgeir MICKELSON à la batterie et par Lars K.NORBERG à la basse, After, prend de nouveau tout le monde à contrepied, tout d’abord c’est le très demandé Jens BOGREN (OPETH, KATATONIA, PARADISE LOST) qui s’est occupé de la production, une nouvelle fois impeccable, ensuite le contenu musical va en décontenancer plus d’un avec la participation très remarquée et remarquable de Jorgen MUNKEBY (SHINING) au saxophone, que ce soit en Free Jazz sur “A Grave Inversed”, “Undercurrent” ou en mélodie principale, là où d’autres auraient mis de la guitare, comme sur l’impressionnant “On The Shores” furieusement Doom. C’est la principale différence avec son grand frère, cette chaleur qui se dégage de cet After, là où AngL marquait une distance avec l’auditeur, la voix mélodique et chaude (comme sur un album d’ALICE IN CHAINS par exemple, même si le style est totalement différent) sur “Frozen Lakes On Mars” surtout, et ce côté gentleman comme on peut le trouver sur un album d’OPETH, IHSAHN a embelli sa musique, non pour la rendre plus accessible car cet album est en fait plus brutal qu’AngL, juste pour rendre les parties brutales encore plus brutales et les parties mélodiques, plus mélodiques. Il suffit de voir l’énergie dégagée par un “A Grave Inversed” où la rythmique des guitares affole le saxophone frénétique qui n’est pas sans évoquer un Devin TOWNSEND de la période Physicist ou le passage bien thrashy de l’épique “Undercurrent” et d’écouter les mélodies du début du même “Undercurrent” ou “Austere” qui renvoie directement à OPETH tout comme “AFTER” qui évoque le “Burden” des Suédois, le refrain très harmonique d’“Heaven Black Sea” et son break où le saxophone suppléé la guitare très atmosphérique. La voix d’Ihsahn oscille toujours entre Black et voix claire et les progrès dans ce domaine sont véritablement flagrant, le bougre a confiance en ses capacités et prouve qu’il est un excellent chanteur. Enfin, et c’est là la principale force d’After, cet album est incroyablement varié, bien plus que tout ce qu’IHSAHN a pu produire auparavant, d’un “The Barren Lands” dont la mélodie évoque celle du “World To Come” de GOJIRA, au plus commun “A Grave Inversed” en passant par l’ambitieux “Austere” très mélodique et sa ligne de basse lead que ne renierait pas Robert TRUJILLO ou par les puissants “Heavens Black Sea” et “Frozen Lakes On Mars” ou enfin le Doom final “On The Shores” très émotionnel avec son utilisation du saxophone en lieu et place d’une guitare lead, les variations sont extrêmement nombreuses tout en réussissant à mener la musique vers une progression en intensité comme sur “Undercurrent” ou en émotion sur “On The Shores”. L’homme s’assume et c’est tant mieux car After est tout simplement son meilleur album, ceux qui espéraient un sursaut Black du Norvégien vont certainement passer à côté de ce petit bijou mais beaucoup d’autres vont découvrir le visage d’IHSAHN, si longtemps grimé.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8,5/10

IHSAHN - After

 

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MORTUARY - G.O.D (Glorify Our Destroyers)

Publié le par Nono666

MORTUARY - G.O.D (Glorify Our Destroyers)
Pervade Productions
Style : Brutal Death Metal
Origine : France
Sortie : 2010
Site Web : www.facebook.com/mortuarynancy

MORTUARY - G.O.D (Glorify Our Destroyers)



01. Intro / None, Nothing, Never / 02. G.O.D / 03. The Memory Erasing Dreams / 04. Ghyste Mortua (S.O.U.L Part 1) / 05. Cubikophrenic Delirium / 06. Reptilian / 07. Omegalpha / 08. The Eleventh Hellheaven (S.O.U.L Part 2) / 09. Uprooted / 10. E.N.D / 11. (H)ate

Le voilà, ce G.O.D sur lequel les vétérans français de MORTUARY bossent depuis des lustres ! En écoutant ce nouveau concentré de douleur, on a vraiment l’impression de se prendre toute la frustration et l’impatience du groupe en pleine poire ! Rien à redire sur le plan instrumental et Patrick Germonville réalise un joli carnage au chant, dans un registre guttural aux relents Hardcore. La production très pro rend justice à ce déluge rageur qui navigue entre old school et brutalité, avec parfois une urgence limite Grindcore. Bien entendu, peu de finesse au programme, même si quelques arrangements subtils et un instrumental partiellement acoustique ("Reptilian") aèrent correctement l’ensemble. Bien entendu, cela n’empêchera pas le profane de trouver l’écoute de G.O.D assez répétitive, mais passons... Car je préfère vous parler de cette réussite qu’est "Omegalpha (From Beth To Aleph)", un titre progressif qui reste brutal tout en proposant de belles variations d’ambiances. Personnellement, je n’avais jamais été grand fan de MORTUARY auparavant, mais il me semble clair que G.O.D va permettre au groupe nancéen d’assumer des ambitions allant cette fois au delà de l’underground...

Chronique : Morbid S.

Note : 8/10

MORTUARY - G.O.D (Glorify Our Destroyers)

 

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RAGNAROK - Collectors Of The King

Publié le par Nono666

RAGNAROK – Collectors Of The King
Regain Records
Style : Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2010
Site Web : www.ragnarokhorde.com

RAGNAROK - Collectors Of The King



01. Resurrection / 02. Stabbed By The Horns / 03. Burning The Earth / 04. In Honour Of Satan / 05. Collectors Of The King / 06. Eternal Damnation / 07. The Ancient Crown Of Glory / 08. May Madness Hunt You Down / 09. Wisdom Of Perfection

Six ans déjà que Blackdoor Miracle, dernier album en date de RAGNAROK a vu le jour, le temps passe décidément très vite. Il faut dire que le groupe renait véritablement de ses cendres avec le renouvellement de ses membres pour le 3 quart, Ulvhedin HOEST bien connu pour son activité au sein de TAAKE, parti par manque de temps à consacrer à ce groupe, c’est HansFyrste (SVARTTJERN) qui lui succède derrière le micro, Brigge et Decepticon, 2 ex-CARPTICON complètent ce nouveau line-up aux côtés de Jontho, seul membre originel de RAGNAROK, à la batterie. Collectors Of The King est le sixième album de ce groupe de Black Metal sans compromis, à la saveur old-school très prononcée, après une courte intro bruitiste, “Stabbed By The Horns” place l’album sur orbite, c’est primitif sans être dénué de mélodie, plutôt atmosphérique d’ailleurs alors que le son bien crade et la voix de HansFyrste participent à cette ambiance pesante et intense qu’un “In Honour Of Satan” vient encore appuyer avec ces parties Raw Black Metal. Inutile de chercher une fenêtre pour trouver un peu d’air, tout ici est saturé de poussière, on suffoque bien vite sous les coups de boutoir de “Burning The Earth”, de “The Ancient Crown Of Glory” et ses parties de batterie mid-tempo entrainante, ou du très sombre et une nouvelle fois sans concession “Eternal Damnation”. Seul “Wisdom Of Perfection” semble laisser une possibilité de respirer mais je crains qu’il ne soit trop tard pour beaucoup, la haine dégagé pas un “Collectors Of The King” me fait craindre le pire pour les non avertis. En effet, sans aller jusqu’à l’extrémité d’un TSJUDER, RAGNAROK imprime à travers ses paroles basées sur le Satanisme, le Paganisme et l’anti-religion en général, une brutalité que même le riff old-school et plus rock’n’roll d’un “Collectors Of The King” n’arrive pas à amoindrir. Bien évidement, pas de surprise à attendre de cet album de RAGNAROK, juste l’acharnement d’une entité à faire perdurer l’esprit du Black Metal du début des années 90 et comme sur chaque album des Norvégiens, ils y parviennent largement. Les nostalgiques mais également ceux, désireux de se plonger dans cette ambiance glaciale si particulière, devront passer par ce Collectors Of The King dont les parties de batterie sans blast participent grandement à cette atmosphère furieuse qui englobe l’album. Un retour aux affaires très digne avec une prestation de Hansfyrste qui comme à l’accoutumée vit ses paroles, un interprète comme la scène Metal en manque cruellement. RAGNAROK est un des rares groupes à pouvoir proposer un Black Metal haineux, brutal et pourtant bien arrangé sans pour autant briser les codes fondamentaux du genre. Enfin un petit mot sur l’artwork soigné de cet album, l’esthétique sombre de la pochette tranche véritablement avec ce que le groupe a pu proposer jusqu’ici, à l’image de ce qu’ENTHRONED a également réalisé sur Pentagrammaton, le nouvel album, les fans old-school, certainement très attaché aux visuels traditionnels, seront certainement surpris mais le contenu musical ne mérite vraiment que l’on s’arrête sur l’aspect visuel pour juger cet album.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8/10

RAGNAROK - Collectors Of The King

 

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