SKELETONWITCH (Blackened Thrash Metal) sortira un nouvel EP intitulé The Apothic Gloom le 19 Août prochain via Prosthetic Records. Il a été enregistré en compagnie de Kevin Bernsten (Magrudergrind, Noisem, Mutilation Rites) et masterisé par Brad Boatright. Son visuel a été réalisé par Sin Eater Illustrations (Nhor, Pet the Preacher, The Secret).
Tracklist The Apothic Gloom (EP - 2016) : 01. The Apothic Gloom / 02. Well Of Despair / 03. Black Waters / 04. Red Death, White Light
MANTRA vient de dévoiler l’artwork et la tracklist de Laniakea, son nouvel album à paraître cet automne via Finisterian Dead End/Season of Mist.
Pour illustrer l’univers primitif dans lequel se déroule le récit de ce concept-album, le groupe a fait appel au talent de Marion Duquesne. L’artiste a réalisé une série de gravures uniques et oniriques qui ont ensuite été développées par Chloé Dollet pour le digipack 3 volets. L’auditeur pourra se plonger dans cet univers graphique tout au long du voyage que réserve Laniakea.
Tracklist Laniakea (2016) : 01. Dust / 02. Marcasite / 03. Inner Cycle / 04. Pareidolia / 05. Faces / 06. Visions In The Cave / 07. Abred / 08. In The Wake Of The Millions / 09. Laniakea / 10. Dead Sun
JIM BREÜER AND THE LOUD & ROWDY - Songs From The Garage Metal Blade Records Style : Hard Rock / Heavy Metal Origine : Etats-Unis Sortie : 2016 Site Web : http://officialjimbreuer.com
01. Thrash / 02. Raising Teenage Girls / 03. Old School / 04. Be A Dick 2nite / 05. My Rock'n'Roll Dream (feat Brian Johnson) / 06. Mr. Rock'n'Roll (feat Brian Johnson) / 07. Who's Better Than Us ? / 08. Family Warrior / 09. Sugar Rush / 10. Wannabe / 11. The Unexplained
Comédien de stand-up reconnu aux Etats-Unis (Saturday Night Live, Half Baked), Jim Breuer concrétise avec ce Songs From The Garage, un rêve de gosse, lui qui depuis son adolescence a toujours voulu faire partie d'un groupe de Metal. Pour mener à bien ce projet, l'humoriste s'est entouré de Rob Caggiano (VOLBEAT, ex-ANTHRAX), qui se charge ici de toutes les guitares et de la production, Joe Vigliotti à la basse et Mike Tichy à la batterie. Au programme de ce Songs From The Garage, une musique au croisement du Hard Rock et du Heavy Metal tel qu'il était de mise durant les 80's ou 90's, pouvant notamment, dans l'esprit, évoquer un groupe comme UGLY KID JOE. Plusieurs titres sont des singles en puissance, à commencer par le bien nommé "Old School" qui aurait eu toutes ses chances sur les ondes des radios US des 80's, "Raising Teenage Girls" ou "Family Warrior", tous deux dotés de refrains accrocheurs bien sympathiques, et bien sûr les excellents "My Rock'n'Roll Dream" et "Mr. Rock'n'Roll" magnifiquement chantés par Monsieur Brian Johnson himself, apportant une bien agréable coloration AC/DC à ces deux titres. Au final, Jim Breuer nous livre là un album sans prétention ni prise de tête, juste prétexte à se faire plaisir, et si ce Songs From The Garage ne sera certainement pas l'album de l'année, il a au moins le mérite de nous faire passer un très bon moment, ce qui n'est déjà pas si mal !
KATATONIA – Night Is The New Day Peaceville Records Style : Melodic/Gothic Metal Origine : Suède Sortie : 2009 Site Web : www.katatonia.com
01. Forsaker / 02. The Longest Year / 03. Idle Blood / 04. Onward Into Battle / 05. Liberation / 06. The Promise Of Deceit / 07. Nephilim / 08. New Night / 09. Inheritance / 10. Day And Then The Shade / 11. Departer
Au fil du temps KATATONIA s’est forgé un son, une identité musicale qui permet de reconnaître la patte des Suédois dès les premières notes. Le Rock dépressif de Last Fair Deal Gone Down (2001) s’est depuis nourrit des racines solidement ancrées dans le Metal. Depuis, KATATONIA utilise une recette Metal Gothique qui lui sied à merveille, guitares Heavy sur fond de mélodie dépressive et voix de velours, il est certain que l’influence d’un OPETH, et donc de PORCUPINE TREE, se traduit par quelques titres parfaitement mélodiques mais surtout par une voix douce et très bien placée, et le côté Heavy dans tout cela me direz-vous, et bien appuyez sur “Play” et dégustez ce court riff qui introduit l’album, et “Forsaker” par la même occasion, ce même riff qui sert de base au morceau bien qu’il soit allégé par des arrangements dont seuls les Suédois ont le secret. Ce premier titre est immédiat et c’est donc la facette la plus attendue que le groupe a choisi d’exposer en premier, pour ceux qui connaissent déjà “Day And Then The Shade”, voilà deux titres de Metal Gothique de très bonne facture, mais KATATONIA a de la ressource et la douceur ne tarde pas à pointer le bout de son nez avec “Idle Blood” qui, pour le coup, illustre parfaitement mes propos et la comparaison avec PORCUPINE TREE. Essentiellement calme et aérien, le tempo et l’ambiance des morceaux de ce Night Is The New Day varient suffisamment pour ne pas lasser. Bien entendu ceux qui suivent le groupe, notamment depuis Viva Emptiness, ce dernier opus vous parlera immédiatement. “The Longest Year” aux éléments électroniques qui cernent une partie plus enlevée, “New Night” et son duel piano/guitare réussi ou l’atmosphérique “Departer”. C’est sans surprise aucune, mais la voix de Jonas RENKSE est de mieux en mieux maitrisée et d’une douceur qui soulage un peu nos tympans mis à rude épreuve dans notre style de prédilection, alors que le Metal occupe de nouveau une place de premier choix dans l’équation de KATATONIA, et que jamais les Suédois ne tombent dans la facilité et les mélodies trop sucrées. Voilà un groupe qui fait le pont entre la puissance et le côté accrocheur d’un In Requiem de PARADISE LOST et un Deadwing de PORCUPINE TREE, une bonne carte de visite pour ceux qui aiment le Metal mélodique, mélancolique, gothique, les étiquettes importent peu, seule la musique parle, et pour Night Is The New Day, elle parle excessivement bien.
KATATONIA - The Fall Of Hearts Peaceville Records Style : Melancolic Metal Origine : Suède Sortie : 2016 Site Web : www.katatonia.com
01. Takeover / 02. Serein / 03. Old Heart Falls / 04. Decima / 05. Sanction / 06. Residual / 07. Serac / 08. Last Song Before The Fade / 09. Shifts / 10. The Night Subscriber / 11. Pale Flag / 12. Passer
Groupe au magnétisme exceptionnel, KATATONIA nous a souvent émerveillé avec des albums fantastiques à la beauté rare et touchante. Comment ne pas s'extasier devant des bijoux tels que The Great Cold Distance (2006) et surtout Night Is The New Day (2009) dont la noirceur étincelante nous va droit au coeur. Mais malheureusement la flamme s'était depuis un peu ternie, ne proposant plus cette large palette d'émotions diffusée autrefois avec autant de personnalité, de charisme et de classe. Les Suédois semblant se répéter quelque peu sur Dead End Kings (2012) et recyclant leurs idées acoustiques sur le dispensable Dethroned And Uncrowned (2013). De plus, le départ de deux des membres du groupe n'était pas là pour rassurer les fans quant à l'avenir de KATATONIA et à la qualité de son nouveau bébé, The Fall Of Hearts. Alors parlons un peu de ce nouveau line-up, le guitariste Roger Öjersson ne plaçant finalement que quelques soli sur l'oeuvre, et Daniel Moilanen, le nouveau batteur, prenant part, quant à lui, au processus d'écriture et à l'enregistrement de ce nouvel album, celui-ci faisant même parler la double pédale en réponse à quelques riffs bien appuyés ("Serac", "The Night Subscriber", "Passer"). Avec ce The Fall Of Hearts, KATATONIA nous livre un disque plus complexe, voire progressif, distillant à merveille ténèbres et lumière. L'univers mélodique et mélancolique du groupe reste identique mais la musique se veut moins simpliste, plus recherchée et alambiquée. Ce onzième effort se révèle beaucoup plus varié, disposant de nombreux moments de pure intensité émotive, pimenté par des arrangements typiquement Metal ("Residual", "Serac", "Passer") qui permettent d'élever considérablement les débats. Les rythmes sont plus enlevés, les mélodies transcendent notre esprit, le possédant comme jamais ("Takeover", "Old Heart Falls", "Decima" ou "Last Song Before The Fade" aux relents jazzy). KATATONIA flirte également par instants avec des sonorités Prog 70's qui ne sont pas sans rappeler OPETH ("Serein", "Decima", "Sanction" ou "Serac"). La musique est d'une richesse inouïe, parfaitement pensée et totalement maitrisée. Les ambiances y sont absolument imprégnantes, envoutantes et sombres, parfois presque symphoniques ("The Night Subscriber"), donnant encore plus d'attractivité, de beauté et de cachet à ce formidable ouvrage. Soulignons également ce beau moment calme acoustique qu'est "Pale Flag". Voilà, ce bijou se savoure avec le temps et les écoutes successives tant il est subtil et travaillé, mais ceci sans perdre l' essentiel : la flamme. KATATONIA réussit donc un coup de force, que dis-je, un coup de maitre que l'on n'osait plus espérer. Il redevient un groupe essentiel dans l'essaim de l'élite Metal. Les surprises ne sont pas toujours bonnes mais celle-ci, si elle est inattendue après un Dethroned And Uncrowned plutôt moyen, est purement jouissive. Grands, ils étaient, grands, ils sont redevenus !
THEM STONES - Them Stones Division Records Label Style : Alternative Rock Origine : Suisse Sortie : 2015 Site Web : www.themstones.ch
01. Intro / 02. Temptation / 03. At My Sight / 04. Just A Sin / 05. Diligence / 06. Lucubration / 07. Not My Friend / 08. Sea Of Sorrow / 09. Can't Change / 10. What You Deserve / 11. Close To Black / 12. Interlude / 13. Home
Premier album de ce groupe Suisse nommé THEM STONES, cinq garçons plein d'avenir qui ont beaucoup écouté le Rock des années 90, et cela s'entend, un peu de trop d'ailleurs. C'est qu'ils visent NIRVANA, STONE TEMPLE PILOTS, ALICE IN CHAINS ou THERAPY?, le tout avec un zeste de METALLICA dans la voix sur certains gimmicks, et de FOO FIGHTERS. Vous l'aurez compris, ce premier opus est calibré, et si l'exécution ne souffre d'aucune critique, les ficelles utilisées sont tout de même assez grossières pour vous toucher la corde sensible de la nostalgie. Pourtant sur "Temptation", le groupe balance une musique très Stoner, certes pas très originale, mais un peu plus vivante que ce qui suit sur cette galette et "At My Sight" qui résonne comme la rencontre de THERAPY? et d'ALICE IN CHAINS commence le déclin, lentement mais surement, qui continue sur le très Pop "Just A Sin" qui rappelle FOO FIGHTERS. Alors voilà, les Suisses, qui nous ont habitués à être plutôt à l'avant garde du Rock en général, nous dévoilent ici un groupe assez peu excitant. Toutefois, n'allons pas non plus descendre au peloton ce groupe qui ne fait ici que la musique qui lui parle et qui lui plait, mais cela manque terriblement d'intention, c'est lisse, ça coule tout seul, et demain nous les aurons oublié comme ils sont arrivés. Seuls "Temptation" et "Home" peuvent susciter de l'intérêt.
DARK FUNERAL (Black Metal) vient de publier un clip illustant le titre "Unchain My Soul" extrait de son nouvel album, Where Shadows Forever Reign, à paraître le 3 Juin via Century Media Records.
Les Italiens de TRICK OR TREAT ont dévoilé un nouvel extrait de l'album Rabbit’s Hill Pt.2à paraître le 8 juillet prochain via Frontiers Music Srl. Il s'agit du titre "Clourider", à découvrir ci-dessous.
ELVARON - Ghost Of A Blood Tie Fantai'Zic Productions Style : Progressive Metal Origine : France Sortie : 2016 Site Web : www.elvaron.net
01. The Journey Within / 02. Silent Windows / 03. A Price To Pay (feat. Laura Kimpe) / 04. From A Brother To A Shadow / 05. No Town Of Mine / 06. Run Away In Fright (feat. Timmy Michels) / 07. Distant Shores / 08. The Man Who Wears My Face
Formé en 1993 à Nancy, ELVARON a sorti quatre albums jusqu'en 2007 avant de se séparer l'année suivante. Près de neuf longues années se sont écoulées pour enfin voir le retour des Nancéiens sur le devant de la scène progressive française avec un nouvel album intitulé Ghost Of A Blood Tie. Il s'agit une nouvelle fois d'une œuvre conceptuelle, une introspection de l'âme humaine mettant en musique les textes de l'auteure de fantasy et de fantastique Mélanie Fazi (grand prix de l'imaginaire, prix masterton), récit conçu et écrit spécialement pour cet album. Œuvre musicale aux multiples facettes, d'une grande originalité, très riche, sombre et poétique, retraçant l'histoire d'un homme dont le poids d'une mort fraternelle le mène sur le chemin de la rédemption... De magnifiques orchestrations ("The Journey Within", "Silent Windows", "A Price To Pay", "The Man Who Wears My Face") amenant des sonorités originales et noires sur des mélodies abouties et puissantes portées par une technique ahurissante. Parlons un peu du maître à penser, Matthieu Morand, éclaboussant de son grand talent ce bijou du Metal progressif par son organe frénétique, chaud, éraillé, éclectique et surpuissant, se rapprochant par instants de Tom S. Englund (EVERGREY), apportant également de superbes lignes de guitare complexes, ultra techniques, rayonnantes d'une noirceur intersidérale ("Run Away In Fright", "The Man Who Wears My Face") avec un savoir faire certain dans l'écriture des chansons. On peut, malgré la forte personnalité de l'album, y déceler quelques influences majeures telles que ZIERLER pour le coté baroque ("The Journey Within", titre qui laisse également entrevoir quelques reminiscences maideniennes sur ses harmonies de fin), ou EVERGREY dans la dramaturgie sombre et inquiétante. De plus, ELVARON fournit à ses différentes et magnifiques ambiances de biens beaux instruments aussi variés qu'accordéon ou clarinette ("Silent Windows"), sans oublier la cantatrice Laura Kimpe, incroyable et redoutable sur le monumental "A Price To Pay" (de l'humble avis de votre serviteur, le plus beau morceau de l'album). Mais attention, l'émotion est aussi présente chez nos Frenchies, notamment sur le planant et merveilleux "Distant Shores", relevé d'un superbe piano d'une présence rare, avec des lignes de chant d'une profondeur incroyable. Ghost Of A Blood Tie se clôt sur la très longue pièce musicale "The Man Who Wears My Face" démontrant, du haut de ses quinze minutes, l'énorme potentiel d'ELVARON. Immense talent créatif et technique de tous ses musiciens, avec un pianiste éblouissant tout du long, donnant un écrin et une profondeur d'âme supplémentaire au groupe. Une nouvelle œuvre (avec le dernier HYPNO5E) de niveau international pour un groupe hexagonal.
LOVE SEX MACHINE - Asexual Anger Lost Pilgrims Records / Throatruiner Records Style : Sludge Hardcore Metal Origine : France Sortie : 2016 Site Web : www.lovesexmachine.bandcamp.com
Originaire de Lille, LOVE SEX MACHINE donne une suite à son premier opus éponyme sorti en 2012 chez Throatruiner Records pour la version vinyle tout comme Asexual Anger, ce fameux nouvel album. Au niveau du style, les Français mélangent le Doom avec le Hardcore sur une base Sludge plus que présente. Alors si on a vu naître des groupes du genre un peu partout, LOVE SEX MACHINE se démarque toutefois de la masse des suiveurs de part la voix. Yves tisse une voix extrêmement brutale avec un chant Sludgecore sur lequel il calque des mélodies très subtiles mais très intéressantes car elles rendent le chant très vivant et non lisse comme beaucoup de groupes dans le genre. Ensuite, si le chant est hurlé, il reste très posé et renvoie vers des rythmiques très Doom, ce qui le rapproche également du mouvement Black/Doom ou Blackened Sludge à la REGARDE LES HOMMES TOMBER. Mais ces gars auraient également écouter les MELVINS que l'on ne serait que très peu surpris (écoutez donc la relance d'"Aujeszky" dont la rythmique rappelle beaucoup le "Hag Me" de l'album Houdini) et cela contribue à démarquer le groupe avec un style certes plutôt bien balisé, on est très peu surpris par le contenu, mais par la forme et les moyens, un peu plus. Ceci dit, quelques défauts restent perceptibles et en premier lieu, la gestion des fins et débuts de morceaux. Le groupe a mixé et masterisé le tout lui-même, mais là on ressent un manque de respiration à la fin des morceaux avec des fade out et fade in assez maladroits, le plus sensible reste le passage de "Black Mountain" à "Aujeszky", dommage car cela contribuerait fortement à une impression plus forte encore de lourdeur (la fin d'"Atrocity" est par exemple mieux gérée). Cela est un détail mais si on rajoute à cela une voix très marquée par les effets, une voix plus Black, bien cradingue, aurait peut-être permis de varier un peu, et notamment sur "Black Mountain" et "Infernal Spiral", ou plus caverneuse comme cela est le cas sur l'ultime "Silent Duck" d'une noirceur accrocheuse, là où la musique se pare d'un habit beaucoup moins chargé en basses fréquences. Asexual Anger reste tout de même d'excellente facture, bien lourd, grâce à une production soignée et une basse mise en avant qui assène les coups, martelant les rythmiques alors que la guitare amène parfois quelques mélodies malsaines en fond. De ce côté-là les Français ont plutôt réussi leur pari du do it yourself. LOVE SEX MACHINE se révèle être, sur ce deuxième album, d'une efficacité qui va de suite parler aux amateurs de REGARDE LES HOMMES TOMBER, de DEUIL ou de DELUGE.
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