SUICIDAL TENDENCIES - Report Biarritz
Le compte-rendu du concert de SUICIDAL TENDENCIES à Biarritz (Atabal - 24 Octobre 2013) est en ligne :::>>> Ici . Merci à Abigail Darktrisha (Le côté Obscur de la Scène).
Le compte-rendu du concert de SUICIDAL TENDENCIES à Biarritz (Atabal - 24 Octobre 2013) est en ligne :::>>> Ici . Merci à Abigail Darktrisha (Le côté Obscur de la Scène).
Le compte-rendu du concert de CHECKMATE à Lille (Biplan - 11 Octobre 2013) est en ligne :::>>> Ici .
SUICIDAL TENDENCIES + THE INSPECTOR CLUZO
Biarritz - L'Atabal - 24 Octobre 2013
Un an et presque 3 mois après leur ravageur passage dans cette même salle, nos amis Californiens reviennent fouler les planches de la côté Basque avec cette même rage au ventre. Identique à l'année passée, la salle sera comble et plusieurs aficionados feront le déplacement au-delà des frontières. Un fourmillement incessant à l'extérieur de L'Atabal et un bar prit d’assaut en attendant une ouverture pour un début des festivités prévu aux alentours de 21h ce soir. Public éclectique à souhait et représentatif de nos amis dont le style précurseur skate punk de l'époque aux influences metal funky groove reste même de nos jours bien identifiable et inimitable.
Mais en attendant Mike Muir et ses acolytes, l'apéritif sonore sera servi par le détonant duo THE INSPECTOR CLUZO. Tout droit venus des Landes - donc pas très loin - les Gascons de Malcom (Laurent Lacrouts / guitare) et Phil (Mathieu Jourdain / batterie) chaufferont la salle pendant une petite heure, en territoire conquis, pour défendre leur quatrième opus Gasconha Rocks. Tout est dans le titre ! Les électrons libres du Rock aux relents groove sont toujours en auto-production, un "tout fait maison" qu'ils ne manqueront pas de signaler au public. Les deux mousquetaires engendrent la bonne humeur et n'hésitent pas à inviter sur scène une jeune femme et un fan de SUICIDAL TENDENCIES pour une petite valse dans les bras de Phil.
"Fuck the bass player", nom du label et concept du groupe résume bien : ici tout se résume entre une batterie et une guitare, de la rythmique et du funk. Nos amis Gascons, complets vestons classiques accentuant ce style décalé enchaînent les dates et c'est vers Bordeaux qu'ils se dirigeront ensuite, toujours en compagnie de SUICIDAL TENDENCIES. Adishatz
Si la chaleur s'installe une fois de plus dans L'Atabal et qu'un peu d'espace reste disponible devant, il n'en sera plus de même lors de l'arrivée de la tête d'affiche du jour. Nos amis Californiens se feront attendre un peu et ce n'est que vers 22h45 que les musiciens Eric Moore, Dean Pleasants, Tim Williams et Nico Santora investiront la scène, suivis quelques minutes plus tard de Mike Muir. Comme d’habitude un groupe de gamins vêtus de la panoplie de tee-shirts à l'effigie du groupe et casquettes à la visière surdimensionnée trépignent devant la batterie avant de rejoindre le coin gauche de la scène, d'où ils assisteront au concert, installés sur des chaises.
Pour qui connaît le groupe, pas de surprise et jamais de déception. L'électron en fusion Mike Muir, toujours armé de son indécrottable bandana bleu, mettra moins de 5 minutes avant d'être pris de ses habituelles convulsions scéniques qui, outre arroser de sa douce sueur les premiers rangs, donne un travail de concentration intense aux photographes coincés devant. Eric Moore invisible derrière ses fûts malgré son imposante carrure tape comme un bourrin sur ses caisses claires. Dean Pleasants, qui porte bien son nom, ne quittera pas son éternel sourire pendant que Tim Williams torture sa basse et que le petit nouveau, qui ne l'est plus, reste plié en deux sur sa guitare. Le duo qui donne tout son groove au groupe ne déroge pas à la règle, et l'ensemble des musiciens travaillent dans une connivence non feinte. Tous les ingrédients sont là pour une nouvelle boucherie visuelle et sonore dans un contexte chaud dans tous les sens du terme. Le public, déchaîné, profitera bien de l'attitude cool et proche des fans du groupe, montant sur scène à de très nombreuses reprises afin de se jeter dans le public, voire tenter de surfer dessus telle une prise d’assaut à la Belharra.
Si les titres joués ne varient pas toujours d'une tournée à l'autre, cependant nous aurons droit ce soir à quelques surprises sorties de la poche de Dean avec l'exécution de deux titres de son prochain album solo et avec en prime son bassiste, Evan Brewer, qui montera sur scène pour ces trois derniers titres, dont la reprise de INFECTIOUS GROOVES. Entre mosh pit et slams divers, le traditionnel "wall of death" qui invite le public à se séparer en deux pour mieux s'affronter ne sera pas oublié. Tim Willians donnera de sa personne, n'hésitant pas à prendre un bain de foule pour le plus grand plaisir des fans. Le public sera bien sûr invité sur scène à deux reprises pendant le concert, partageant l'espace, le plaisir et la convivialité du groupe. Pas moins de 21 titres sur une durée de 1h30 pour un live tout aussi survolté que l'année passée où Mike et sa bande prouveront une fois de plus qu'ils sont maîtres dans l'art de retourner une salle et de fédérer une irréductible base de fans.
Setlist : You Can't Bring Me Down / Institutionalized / Subliminal / Freedumb / War Inside My Head / Send Me Your Money / We Are Family / Possessed To Skate / Cyco Vision / Who's Afraid? / Smash It / Cyco Style / This Ain't A Celebration / Slow Some Love / Slam City / How Will I Laugh Tomorrow / Pledge Your Allegiance / Memories Of Tomorrow /// Living The Fight (Dean Pleasants project avec Evan Brewer on bass) / Journey To The Sun /// Turtle Wax avec Evan Brewer (Infectious Grooves cover)
Remerciements : Atabal et Dean Pleasants
Report & Photos : Abigail Darktrisha
CHECKMATE + A FAILING DEVOTION
Lille - Biplan - 11 Octobre 2013
Vendredi soir, 22h, le public du théâtre le Biplan laisse place aux mélomanes couche-tard de la métropole lilloise. On s'engouffre dans la cave, on se sent moins claustro que d'habitude, le public est assez clairsemé. Le concert commencera donc en retard pour une double raison : laisser le temps au public de pointer son nez, et un problème de tête d'ampli grillée qui fera s'écourter le set du groupe dunkerquois A FAILING DEVOTION, mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs.
Après ces rebondissements et impondérables de debut de concert, A FAILING DEVOTION peut enfin entrer en scène. Le chanteur est très grand, le plafond très bas. Ainsi, dans le petit creux sensé accueillir le groupe, il n'y a pas la place. Le chanteur est toujours très près du public, hors des lumières donc peu visible, mais il semble que cette proximité soit au goût du public du Biplan. Après une intro toute en sample, l'énergie déployée est exemplaire : le son est très bon, et soit c'est mon humeur, soit ma capacité de concentration ou le carré de Jupiter en Saturne, mais le set me parait bien plus pêchu que celui du Betizfest 2013. Quelques problèmes de balances et de samples sont à déplorer, mais ça n'enlève rien à l'authenticité et la forme olympique du groupe. Le public, peu nombreux, participe, et les musiciens se donnent à fond : si le set n'a pas commencé dans les meilleures conditions qui soient, A FAILING DEVOTION conjure le sort et donnera un concert brillant, maîtrisé et puissant (à noter que malgré le fait qu'il ne fasse pas très chaud, le chanteur tombera tout de même le marcel). A la guitare, ça tricote sur un rythme effréné, au chant, ça envoie, et on regrettera que le groupe doive quitter la scène plus tôt que prévu. Un grand bravo !
Une courte pause, avant que le public laissé sur sa faim par le set relativement court mais excellent de A FAILING DEVOTION regagne la cave du Biplan pour accueillir le groupe parisien de metalcore CHECKMATE. Après des balances assez rapides, le set commence et on entre directement dans le vif du sujet. S'ils sont venus jusqu'ici, (Paris/Lille, c'est pas tout à fait la porte à côté, tout de même) c'est pour laisser un énorme souvenir, mais là, je spoile encore, pardonnez moi ! Le son est massif, puissant, et l'équilibre entre chaque instrument et la voix est parfait. Malgré le peu d'espace dédié à la “scène”, il y a du mouvement sans que les membre du groupe ne se marchent dessus, et tout cela est sublimé par un éclairage simple mais qui permet de bien voir ce qu'il se passe : vous me direz “mais on est là pour le son, pas forcément pour l'image”, mais qui a vu CHECKMATE en live pourra dire qu'en sus de leur talent musical indéniable (dont on peut largement se délecter à l'écoute de leur premier album Immanence), ils savent aussi mettre une ambiance incroyable et déploient une énergie très communicative : si le Biplan est moitié moins rempli que d'habitude, on peut affirmer que les absents ont toujours tort, puisque CHECKMATE réussi à obtenir un wall of death et ça mosh comme il faut sur le devant de la scène. Des showmen qui communiquent et chauffent la salle tout en délivrant un set d'une très grande qualité qui réveillera le public lillois. Ils joueront les morceaux de leur album (tranche de vie : le chanteur s'adresse au public en disant “on a sorti notre premier album...” et n'a pas le temps de terminer sa phrase qu'un membre du public résume la situation avec un “il déchire !” sorti droit des tripes). Les backings, assurés par le guitariste, sont très justes et très bien équilibrés avec la voix gutturale du chanteur, et je dois dire que le morceau “I.M.A” a fait trembler le Biplan sur ses fondations et agité les cellules de toutes les personnes présentes. Puisque apparemment, lors de leur dernier passage à Lille, tout ne s'était pas très bien passé, CHECKMATE remerciera à plusieurs reprise l'orga pour l'accueil, à savoir Alex de Nao Noise et Céline pour Dream On, avant de quitter prématurément la scène à cause de retard pris, puisque problème technique ou pas en début de concert, pas d'excuse, le couvre feu est à 00h30.
Des sets écourtés mais un plaisir réel pendant tout ce concert. Pas facile parfois de se bouger tard dans la soirée, mais aucun regret à avoir, et m'est avis que les personnes qui ne se seront pas pointés doivent s'en mordre les doigts. Un grand merci à Céline de Dream On pour l'accréditation, à Nao Noise et à l'équipe du Biplan. Une grande “standing ovation” aux groupes, A FAILING DEVOTION et CHECKMATE, pour leurs prestations qui sont pour l'instant les meilleures que j'ai pu voir au Biplan. Merci et bravo !
Report & Photos : Nastassja
MYLIDIAN publiera son nouvel album intitulé Seven Lords le 02 décembre 2013 !
Tracklist Seven Lords (2013) : 01. The Seven Lords Opening / 02. Salvation By Blade / 03. The Mentor / 04. Via Sanguinius / 05. Cyberduel / 06. Opus Dei / 07. Red March / 08. Story Of A Ghost / 09. Hell's Hunter / 10. The Seventh Lord: Part I: Discovery of the Pyramids complex / Part II: The Battle of the Temple Of Agmon / Part III: The Father’s Forgiven / Part IV: Sombrazie, the Lord of Nothingness
Préventes disponibles sur shop.mylidian.com
Les Canadiens de VALFREYA (Folk Metal) viennent de réaliser un clip pour un nouveau titre intitulé "Odin's Fury".
MOTÖRHEAD vient d'annoncer le report de sa tournée européenne. C'est Lemmy Kilmister lui-même qui a publié le communiqué suivant :
"Je regrette de devoir vous faire savoir que MOTÖRHEAD doit reporter la tournée européenne prévue, jusqu'au début de l'année prochaine, 2014. Nous avons pris cette décision parce que je ne suis pas encore tout à fait prêt à prendre la route et je travaille pour retrouver la forme et une santé de fer. Ne vous inquiétez pas - je ne vais pas commencer à promouvoir le véganisme et les boissons sans alcool, mais il est juste de dire que j'ai personnellement reconfiguré certains aspects de ma vie personnelle pour être sûr de pouvoir revenir plus en forme et plus fort que jamais. Ça me déçoit beaucoup de devoir admettre que je ne suis pas encore prêt à prendre la route, mais ça me décevrait encore bien davantage de devoir jouer des shows moyens et de constater que ma santé me lâche bien avant la fin de la tournée ! Quand les gens viennent pour une tournée de MOTÖRHEAD, ils attendent un concert de MOTÖRHEAD et c'est exactement ce que vous obtiendrez dès que je serai en forme et prêt à vrombir.
Merci pour votre patience et votre compréhension... Sachez que je suis plus fort chaque jour, alors prépare-toi pour le printemps, Europe, et on se verra à ce moment-là.
Merci à tous"
Lemmy
Les Danois de SEVEN THORNS (Power Metal) publieront leur troisième album intitulé II le 1er février 2014 en autoproduction.
Tracklist II (2014) :
01. Intro / 02. Eye Of The Storm / 03. Revelation / 04. Justice / 05. Queen Of Swords / 06. Night Of Temptation / 07. Redemption / 08. You´re Not Brave (If You´re Not Scared) / 09. Joker´s Game / 10. After the Storm
THE DEVIN TOWNSEND PROJECT – Addicted
InsideOut Music
Style : Metal
Origine : Canada
Sortie : 2009
Site Web : www.hevydevy.com
01. Addicted / 02. Universe In A Ball / 03. Bend It Like Bender / 04. Supercrush / 05. Hyperdrive / 06. Resolve / 07. Ih-Ah / 08. The Way Home / 09. Numbered / 10. Awake
Rappelez-vous, il y a quelques mois sortait le premier volet d’une quadrilogie discographique de DEVIN TOWNSEND, celui là même qui disait vouloir faire un break. Pour l’instant le break se veut surtout au niveau des tournées, on sait bien que le Canadien n’est pas attaché à ce genre de chose et le moins que l’on puisse dire est que sa maison le rend créatif. Rappelez-vous, il y a quelques mois, votre serviteur notait Ki à 9.99 en indiquant bien naïf que même chez Devin TOWNSEND la perfection n’existait pas, et bien vous l’avez compris, Addicted, deuxième volet, ne surpasse pas le premier, n’est pas en dessous, il est totalement différent, plus brut et pourtant si doux d’aspect avec la voix angélique d’Anneke VAN GIERSBERGEN (ex-THE GATHERING) sur la majorité des titres présenté. Comment ce petit bout de chair peut-il pondre des albums aussi parfait en aussi peu de temps, quel est son carburant ? Addicted est donc plus tourné vers le Metal et s’en éloigne pourtant, Devin aime jouer avec les paradoxes et le prouve encore sur les 46 minutes intenses d’un album qui débute sur la chanson titre, un riff de guitare très brut, presque menaçant, sans aucun effet, un peu comme si VOIVOD s’était invité à la partie, quelques effets électroniques plus loin, la patte du Canadien est bien présente, un large cri et une musique qui renvoie à l’ambiance d’Accelerated Evolution, ambiant et pourtant très Heavy, la voix d’Anneke fait une apparition en chœur alors que Devin s’époumone comme toujours. Un début en fanfare qui lance sur les bons rails un “Universe In A Ball” où la musique est plus électronique, où les traditionnels effets sur la voix claire de Devin sont présents mais cette douceur apparente est contrebalancée par des voix bien plus brutales, on se rapproche de STRAPPING YOUNG LAD. Il existe toujours ce combat en Devin TOWNSEND qui lui donne cette créativité si personnelle que même lorsque le gaillard nous sert un titre Pop, “Ih-Ah”, qui pourrait être diffusé en radio si en France, la censure de tout ce qui est étiqueté de près ou de loin comme “Metal” n’était pas si forte (Francis ZEGUT si tu lis cette chronique, je suis certain que tu en as déjà diffusé un titre sur RTL2 !), un titre à l’arrière goût d’un U2 sans toute la complaisance et la facilité musicalement immédiate des Irlandais, sans leur manquer de respect. La voix de Devin fait merveille tout comme sur le passage de “Resolve” où sa voix et celle d’Anneke se mêlent à merveille, une harmonie vocale particulièrement rare dans les duos et qui explique largement pourquoi le Canadien a fait appel à la voix de la jolie chanteuse, ceux qui évoqueraient une quelconque recherche de reconnaissance et de gloire se mettent les doigts dans l’œil. A côté de toute cette douceur, Devin décoche le sac à poussière à plusieurs reprises, l’intro de “Supercrush”, le rythme élevé de “Resolve” ou le riff introduisant l’ultime “Awake” que l’on croirait débarqué de l’esprit de Zack WYLDE avant que le morceau ne dévoile une autre influence, MUSE, les guitares très électroniques et la voix ne trompent pas, même si la patte de Devin est reconnaissable, on ne peut pas nier cette évidence. Il reste encore 2 volumes à paraître et une chose est sure, si le Canadien nous en a prévu 4 comme ça, le choix de l’album de l’année va être difficile, une pépite, une merveille, un joyau comment vous faire comprendre que cet Addicted, qui porte merveilleusement bien son nom, va bien au-delà du Metal tant il vous ouvre les chakras, lorsque la créativité est à son zénith… IN-CON-TOUR-NA-BLE !!!
Note : 10/10
Chronique : Aymerick Painless
THE DEVIN TOWNSEND PROJECT – Ki
Hevy Devy Records / InsideOut Music
Style : Ambiant/Progressive Rock
Origine : Canada
Sortie : 2009
Site Web : www.hevydevy.com
01. A Monday / 02. Coast / 03. Disruptr / 04. Gato / 05. Terminal / 06. Heaven Send / 07. Ain't Never Gonna Win... / 08. Winter / 09. Trainfire / 10. Lady Helen / 11. Ki / 12. Quiet Riot / 13. Demon League
Incontestablement le Canadien Devin TOWNSEND est un garçon attachant, toujours sincère dans sa musique et toujours soucieux de ne pas proposer deux fois la même chose, conscient que sa démarche n’emmènera pas avec lui tous les fans de STRAPPING YOUNG LAD. Multi-instrumentiste de talent et compositeur hors norme, Devin TOWNSEND est une énigme dans un music business stéréotypé et Ki, premier volet d’une série en contenant 4, va encore surprendre les plus hardis d’entre vous tant il s’est entouré de douceur pour proposer cette musique se rapprochant du Rock Progressif par ses structures et par le son des guitares également. Voix posée sur la majorité de l’album, pratiquement soupirée, et peu reconnaissable hormis lorsque la musique se veut un peu plus Heavy où la voix utilisée au sein de THE DEVIN TOWNSEND BAND refait surface. La musique est donc plutôt intimiste, les guitares acoustiques se taillent la part du lion mais jamais le rythme de Ki et son intimité ne gêne pour apprécier l’album car Devin TOWNSEND y mêle quelques accélérations (“Gato”), de l’intensité (“Heaven Send”, grand moment de cet album), quelques passages Jazz Fusion très appréciables (“Terminal”). Et que penser alors de l’instrumental “Ain’t Never Gonna Win...” inspiré de la Fusion, rappelant d’ailleurs un peu les RED HOT CHILI PEPPERS du milieu des années ’90, titre tiré d’un jam en studio, instant magique d’un artiste au sommet de son art par sa musique effleurant nos sens et qui nous attire inlassablement dans des méandres que seul l’esprit de Devin TOWNSEND semble être capable de dessiner. Décrété fou au moment d’Infinity, Devin TOWNSEND recadre les limites de la normalité et joue tout simplement avec les émotions plus qu’il ne perd la tête, si l’intro de “Trainfire” n’est pas du génie avec ce rythme de batterie rappelant le son d’un train, toujours cette fusion que l’on trouvait déjà sur Infinity justement, quelques touches de piano, des instruments, dont des cuivres, qui s’emballent et évoquent le superbe album de ROBERT PLANT AND THE STRANGE SENSATION, Mighty Rearranger, pour finir sur une plage ambiant prétexte à un voyage en douceur. C’est certain, on est loin de STRAPPING YOUNG LAD et même du DEVIN TOWNSEND BAND tout comme on est loin de Ziltoid et de sa folie conceptuelle, mais passer à côté de Ki sous prétexte que les guitares ne sont pas saturées et que le gaillard ne hurle pas ne ferait que confirmer que finalement les fans de Metal ne sont que de gros bêtas avides de brutalité et de bruits sourds. Et évoquer l’intimité d’un “Lady Helen” ou d’un “Winter” ne peut pas se faire qu’avec des mots, cet artiste a toujours su mieux que quiconque exprimer des sentiments forts en musique mieux qu’avec des mots. Enfin je finirais en ajoutant que la structure de quelques morceaux fait penser à la musique électronique (“Ki” ou “Trainfire”) , mais ce n’est pas un secret, Devin TOWNSEND en est un amateur. Un chef d’œuvre et Devin nous en a promis 4, exceptionnel et incontournable.
Note : 9.99/10 (la perfection n’existe pas même chez Devin TOWNSEND)
Chronique : Aymerick Painless