KYNG - Burn The Serum
KYNG - Burn The Serum
Razor & Tie
Style : Stoner/Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.kyngband.com
01. Burn The Serum / 02. Lost One / 03. Electric Halo / 04. Sewn Shut / 05. Faraway / 06. Self Medicated Man / 07. The Ode / 08. In The Land Of Pigs / 09. Sunday Smile / 10. Big Ugly Me / 11. Paper Heart Rose
Déjà auteur d'un premier album sorti en 2011 qui a notamment permis à KYNG de se faire repérer par ni plus ni moins que METALLICA qui conviera le groupe à se produire lors du Orion Fest de 2012, les Californiens reviennent avec Burn The Serum, un second opus qui ne devrait pas décontenancer ceux qui ont aimé Trampled Sun, le trio évoluant toujours dans cette mouvance Stoner Rock plombé. KYNG exécute une musique directe et énergique aux sonorités lourdes, lorgnant tantôt du côté du Stoner, tantôt du côté du Grunge. Comme de coutume dans le style, riffs bien gras et guitares plombées sont bien évidemment de la partie pour un rendu loin d'être dénué d'intensité ("The Ode"), le tout parfaitement mis en son par une production signée Andrew Alekel (QUEENS OF THE STONE AGE, FOO FIGHTERS, CLUTCH...) et James A. Rota (FIREBALL MINISTRY). Parmi les titres les plus marquants, on retiendra le très efficace "Burn The Serum" qui ouvre l'album de la meilleure des manières, l'énergique "Lost One", l'excellent "Sewn Shut" aux légers relents de MASTODON, "The Ode" et les très accrocheurs "Electric Halo" et "In The Land Of Pigs", autant de titres vraiment réussis qui font mouche à la première écoute. Avec Burn The Serum, KYNG confirme le potentiel entrevu sur son premier opus et nous offre une galette qui devrait immanquablement plaire aux amateurs de Rock burné.
Chronique : Nono666
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SEPTICFLESH - The Great Mass
SEPTICFLESH – The Great Mass
Season Of Mist
Style : Atmospheric Death Metal
Origine : Grèce
Sortie : 2011
Site Web : www.septicflesh.com
01. The Vampire From Nazareth / 02. A Great Mass Of Death / 03. Pyramid God / 04. Five-Pointed Star / 05. Oceans Of Grey / 06. The Undead Keep Dreaming / 07. Rising / 08. Apocalypse / 09. Mad Architect / 10. Therianthropy
Qui en 2007 aurait dit que les Grecs de SEPTICFLESH fraîchement reformés seraient en mesure de nous proposer un condensé de Death Metal atmosphérique et aux ambiances Mésopotamiennes bien ficelées ? Pas grand monde et pourtant, Communion est encore aujourd’hui un des albums les plus costauds dans la discographie du quartet qui revient avec The Great Mass, qui enfonce le clou et qui permet surtout au groupe de refouler les planches, endroit où il brille particulièrement de part l’intensité qu’ils impriment à leur set. SEPTICFLESH a réussi a se forger un son, une personnalité sur une base Death Metal très disparate sur lequel vient s’appliquer tout un tas d’ambiances, de chœurs aussi grandiloquents soient ils, donnent une dimension extraordinaire à une musique qui sait se faire brute et violente à l’image de la fin d’un "Oceans Of Grey" au début pourtant très ambiant ou encore le titre d’ouverture "The Vampire From Nazareth" et ses claviers virevoltants. Clairement assumée, la personnalité de SEPTICFLESH prend encore plus de dimension sur ce huitième album qui ne renferme pas vraiment de véritable single, de titre facilement mémorisable comme "Annubis" ou "Sunlight Moonlight" sur Communion, les parties atmosphériques intègrent totalement la musique du groupe et ce The Great Mass s’écoute en un bloc indissociable et bien fichu, le plus immédiat "Rising" permettant par exemple au public le moins averti de retoucher terre. Ceux qui suivent la carrière du groupe savent très bien que SEPTICFLESH ne sort pas d’album moyen et qu’une musique sans cesse en mouvement pour éviter de tourner en rond est le moteur qui alimente Sotiris, tête pensante de ce groupe, alors évidement que certains albums s’éloignent du Death Metal mais à chaque fois, SEPTICFLESH a fait mouche, et c’est de nouveau le cas avec The Great Mass qui n’a foncièrement pas les caractéristiques d’un album de Death qui puise son essence dans ce style. On regrettera toutefois que les ambiances aient régulièrement pris le dessus sur le reste à l’image d’un "Persepolis" sur l’album précédent, les morceaux fourmillent d’idées aux claviers, presque trop, brisant également la dynamique de l’album mais c’est là le seul défaut de cet album à l’artwork sublime.
Note: 8/10
Chronique : Aymerick Painless
SEPTICFLESH - Titan
SEPTICFLESH – Titan
Season Of Mist
Style : Symphonic Extreme Metal
Origine : Grèce
Sortie : 2014
Site Web : www.septicflesh.com
01. War In Heaven / 02. Burn / 03. Order Of Dracul / 04. Prototype / 05. Dogma / 06. Prometheus / 07. Titan / 08. Confessions Of A Serial Killer / 09. Ground Zero / 10. The First Immortal
Trois ans, voilà ce qui semble être le temps normal de gestation chez les Grecs de SEPTICFLESH. Il faut dire que la musique s’est intensifiée dans son approche théâtrale, ce qui demande un peu de temps pour que tout soit en place. D’ailleurs, c’est encore le cas avec Titan, nouvel opus du groupe enregistré en Grèce et à Prague avec l’orchestre philarmonique de Prague mais surtout, et c’est là une nouveauté, Logan MADER en tant que producteur au mixage et au mastering. Alors, que les puristes auraient pu s’attendre à voir le son de SEPTICFLESH se tourner vers quelque chose de résolument plus moderne, il n’en est rien, à part quelques séquences saccadées que de toute façon Seth Siro Anton utilisait déjà auparavant. Non c’est bien dans l’utilisation des chœurs, des samples et des cordes que l’évolution est la plus notable et pourtant le groupe n’était déjà pas avare dans ce domaine sur ses derniers albums. Les guitares se font toujours menaçantes, utilisant des riffs dissonants au rendu très Black Metal, bien suivi par une batterie impériale, mais savent aussi se faire plus mélancolique avec ces leads dont SEPTICFLESH a toujours eu le secret et que l’on retrouve sur un "Burn" décidément très surprenant. Ce titre intègre en effet la facette la plus Black et la plus Gothique du groupe avec des passages nous renvoyant vers Revolution DNA (1999) et ce Titan est bien à la croisée de ce qu’était le groupe à la fin des années 90 et ce qu’il est devenu après 2007 et son retour sur le devant de la scène, on y retrouve par exemple du chant clair, ainsi que sur plusieurs autres titres de cet album ("Dogma"). La grandiloquence dont fait preuve cet album n’aide toutefois pas à une immersion rapide, notamment pour les novices dans l’univers de SEPTICFLESH, très garni en couches diverses, il faut cependant souligner le travail remarquable de production, d’écriture et d’exécution, comme d’habitude depuis leur retour en 2007, ces aspects sont une fois de plus très soignés. L’approche orchestrale peut cependant paraitre un peu trop mise en avant, voilà un album au contenu très cinématographique, un titre comme "Order Of Dracul" en est un exemple criant, même si le groupe tente de conserver une certaine spontanéité et un côté direct, celui-ci ne s’exprime qu’à travers des blasts Black Metal alors que le groupe était capable auparavant de nous assommer la tête avec des riffs tueurs, notamment sur Communion. Titan marque tout de même le retour d’un groupe plus percutant, plus inspiré et qui a surtout mis les moyens de ses ambitions avec cet orchestre qui opère une nouvelle fois avec les Grecs mais surtout ces bardes de chœurs imposants, une dimension qui va malheureusement faire sonner SEPTICFLESH encore plus clinique et froid sur scène, mais nous jugerons cet aspect sur place. Bref, sans marquer les esprits autant que Communion avait pu le faire, certainement l’effet de surprise en moins, ce nouvel album voit un groupe revenir avec des intentions finalement assez brutales sous ses faux-airs de grandiloquence, la malsaine aristocratie mise en musique dont la voix démoniaque est parfaitement interprétée par les growls habités de Seth Siro Anton, des titres comme "Ground Zero", "Titan", "Dogma" ou "Prometheus" sont les plus remarquables, les autres peuvent souffrir de manque d’inspiration à l’image de l’ultime "The First Immortal" où les lignes de chant ne sont pas les plus inoubliables. Il faut tout de même reconnaitre que dans ce style, SEPTICFLESH n’a pas beaucoup de concurrence et qu’en plus, il s’applique toujours à être le meilleur.
Chronique : Aymerick Painless










