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    LYING FIGURES - Interview Frederic Simon

    Entretien avec Frédéric Simon (basse, chant) réalisé par mail le 23 Août 2017



    HEAVY SOUND a suivi le parcours des Nancéens LYING FIGURES depuis sa démo From Nowhere To Nothing (2013). Le groupe étant récemment passé à la vitesse supérieure avec la sortie de son très recommandable premier album intitulé The Abstract Escape, il était plus que temps de prendre contact, en l’occurrence avec Frédéric Simon (basse, chant).

    Salut Fred ! On va zapper la présentation du groupe si tu le veux bien. La question est barbante et, en plus, ça voudrait dire que j'ai décrit le parcours de LYING FIGURES pour rien dans mes chroniques (rires) ! Peux-tu donc plutôt nous expliquer comment tu es arrivé dans le groupe, et comment tu définirais ton rôle au sein de celui-ci ?

    Frédéric Simon : (rires) C'est vrai que c'est toujours un peu "barbant" de refaire une présentation du groupe. Même si nous sommes plus actifs depuis 2013, le groupe existe quand même depuis presque 10 ans ! Pour la petite histoire, je suis arrivé dans la région Lorraine en 2008 et j'ai rapidement pris la température de la scène locale. C’est comme ça que je suis tombé sur LYING FIGURES lors de mes recherches sur le net. J'ai par la suite pris contact avec Matt (guitare) pour lui dire tout le bien que je pensais de son groupe, on a sympathisé et, de fil en aiguille, ils m'ont proposé de faire une apparition sur leur démo From Nowhere To Nothing où je partage le chant avec Thibault sur le titre "Words Here Are Nothing". Comme le feeling entre nous tous est bien passé, lorsqu’ils ont dû se séparer de Ludo (basse), ils ont tout de suite pensé à moi pour le remplacer. Pour ce qui est du reste, on a tous un rôle dans le groupe, nous participons tous au processus d'une manière ou d'une autre. Thibault écrit la plupart des lyrics, Matt et Medhi (guitare) composent l'essentiel de notre répertoire, Charles (batterie) nous aide sur les arrangements… Parfois tout se mélange, certains textes sont de Mehdi, certaines musiques sont de Thibault, j'apporte également mes idées... LYING FIGURES est un vrai groupe et non le projet solo de l'un d'entre nous entouré de ses musiciens... C'est plus stimulant de débattre entre nous et plus créatif aussi. En dehors de la musique, Matt gère beaucoup les visuels / artworks, toute la partie graphisme et informatique. Quant à moi, je m'efforce de m'occuper de la communication / promo et le booking...

    Qu'est-ce qui t'a particulièrement plu chez LYING FIGURES, et as-tu tout de suite senti que ce groupe était fait pour toi ?

    J'ai aimé dès la première écoute, il y avait quelque chose de frais dans leur son, des riffs que je n'avais pas souvent entendus de la part de groupes français, et aussi une attitude, un comportement "pro". Je sentais que ce groupe avait du potentiel... Dans un sens oui, j'ai senti que ce groupe était "fait pour moi". On venait tout juste de splitter avec MARTHYR et ce fut assez difficile de m'en remettre... Beaucoup de frustrations... Intégrer LYING FIGURES m'a beaucoup aidé à surmonter tout ça ! Le fait de leur apporter mon expérience, un regard neuf les a fait progresser et inversement. Jouer avec eux m'a replongé rapidement dans mes premiers amours, le Death / Doom, que j'avais pas mal délaissés ces dernières années. Je pense que l'on s'est bien trouvés, et au bon moment.

     

    LYING FIGURES - Interview Frederic Simon


    Parlons de The Abstract Escape. Vous étiez-vous fixés des objectifs particuliers pour la conception de ce premier album ? Si oui, pensez-vous les avoir atteints ?

    Pas vraiment sur la conception... Notre objectif principal était tout simplement de sortir un premier "vrai" album. La démo From Nowhere To Nothing fut enregistré avec une batterie programmée, les guitares et basse avec de simples simulations. Le EP A World Of My Own a été fait en home-studio. La suite logique pour nous était de monter d'un cran en proposant un album réalisé en studio, en apportant plus de soin à l'enregistrement et la production. Pour ce qui est de la conception, nous n’avions pas d'idée précise en tête, le processus s'est fait naturellement, que ce soit sur la composition ou l'écriture. Certains morceaux comme "The Mirror" ou "Tormented Souls" sont antérieurs à mon arrivée, "Remove The Black" a presque été fini en studio... On s'est juste laissés porter par nos envies du moment, bien qu'on voulait quand même avoir un album cohérent. On voulait que cet album nous ressemble, nous représente et je pense que The Abstract Escape remplit bien son rôle. Avec cet album, on commence à affirmer notre personnalité, musicale comme visuelle...

    Dans ma chronique, je soulignais en effet l'affirmation de votre identité. Es-tu également d'accord avec le fait que votre musique est plus explicitement doom sur cet album ?

    Je ne sais pas trop, l’étiquette "Doom" peut être tellement déclinée ! On est loin de groupes Doom traditionnel par exemple. Je ne pense pas que l'on soit "plus Doom" ou "moins Doom" qu'avec A World Of My Own. Musicalement, ce ressenti est peut-être dû au changement de méthode de composition et de line-up. Avant, Matt et Mehdi composaient beaucoup à eux deux. Sur The Abstract Escape, nous avons tous participé à un moment ou un autre aux compositions, parfois sur des arrangements, parfois sur des riffs entiers ou sur les structures. C'est un album beaucoup plus collectif que les précédents, avec les avantages et inconvénients que cela implique. Mais c'est peut-être justement ça qui donne cette sensation "plus Doom". Certaines paroles sont aussi très sombres, la production joue aussi… On a pris le temps de réfléchir au son final qu'on voulait obtenir...

    En parlant de production, avec un peu de recul, comment avez-vous vécu cette collaboration avec Pierre Schaffner ? A ce stade, pensez-vous retravailler avec lui à l'avenir ?

    Super enrichissant ! Pour ma part je n’étais presque pas entré en studio depuis l'enregistrement de Wordless Hope avec INBORN SUFFERING en 2005, avec Andrew Guillotin aux manettes. Ici, avec Pierre, le processus était assez différent. Pour des raisons de planning, nous faisions beaucoup de sessions courtes (demi-journée). Il a fallu jongler entre la vie professionnelle de certains d'entre nous et le planning chargé de Pierre, entre les activités de PHAZM, ses autres productions et les cours de batterie qu'il donne. Ce fut plus long comme procédé, mais plus concentré, moins fatiguant. Pierre s'est beaucoup investi dans notre projet, il nous a conseillés, donné des astuces, orientés vers des choses que nous n’aurions pas forcément osées, par manque de recul. C'est un mec passionné qui respecte les choix des groupes, mais n’hésite pas à te dire quand ça ne va pas, et te tire vers le haut. Et vus les très bons retours qu'on a sur la production de The Abstract Escape, il y a de très fortes chances pour que l'on retravaille avec lui pour la suite.

    Les retours quant à The Abstract Escape semblent très bons. C'est un sujet rarement évoqué, mais pour un groupe encore relativement peu connu, mais cela se ressent-il concrètement sur les ventes ?

    Oui en effet, c'est très positif pour l'instant. Que ce soit de la part du public étranger ou des autres groupes de la scène Doom, il semble que ce premier album fasse son petit effet... Je ne pense pas que les chroniques aient un réel impact sur les ventes. Ça fait plaisir pour l’ego du musicien en général, mais il vaut toujours mieux se faire une opinion par soi-même. Du moins c'est comme ça que je fais, si je me fiais aux chroniques, je n’achèterais pas souvent d'albums et je n'irais jamais au cinéma (rires) ! Bien sûr, une chronique bien construite où l’on sent que le chroniqueur a pris le temps d'écouter et de décrire l'album reste toujours agréable. D’ailleurs, même quand c'est négatif, tant que c'est intéressant à lire... Il en faut pour tous les goûts. Pour ce qui est du ressenti sur les ventes, c’est encore bien trop tôt pour juger, je n'ai pas le recul nécessaire...

    Justement, y a-t-il eu ne serait-ce qu'une chronique négative ?

    (Rires) Je pense avoir réussi à tout trouver sur la toile. "Négative" je dirais non, juste des chroniqueurs qui n'ont pas aimé ou pas compris notre univers, mais aucune où l’on se fait allumer de partout (rires) ! Mais en général, c'est vrai que c'est très positif, peut-être plus de soutien à l’étranger qu'en France, ce qui est dommage, mais tu sais aussi bien que moi que la France et le Doom, c’est pas toujours facile (rires) !

    Vous avez effectué quelques concerts depuis la sortie du disque. Comment les nouveaux morceaux sont-ils accueillis ? D'autres concerts en prévision prochainement ?

    En effet, nous avons fait une petite tournée de 5 dates pour l'occasion baptisée The Abstract Tour. Nous sommes partis à Paris pour le release show, puis en Belgique et aux Pays-Bas avec le jeune groupe belge SVARTHART, pour finir à Epinal avec le Spin it Live qui a pour but de montrer gratuitement les différents groupes locaux tous styles confondus. Nous avons pu partager l'affiche avec quelques grands noms de la scène Doom / Death durant cette mini tournée, tels que OFFICIUM TRISTE, MY LAMENT, FUNERALIUM, ou DOOMED pour ne citer qu'eux. Les nouveaux morceaux ont reçu un bon accueil, aussi bien de la part de ces groupes que du public. Cependant, des morceaux comme "Monologue Of A Sick Brain" ou "My Special Place" font partie de notre setlist depuis plusieurs années maintenant. Ils étaient prêts bien avant qu'on ne pense au studio et c’était un bon test pour prendre la température sur ce que deviendrait album. Nous avons pu ajouter quelques morceaux inédits et varier plus facilement nos setlists. On a même réussi à faire un set différent chaque soir, ce qui casse la routine ! Par contre, nous n'avons pas d'autres concerts prévus pour l'instant. J’espère que la situation se débloquera bientôt car c'est assez frustrant d’être "privé" de scène !

     

    LYING FIGURES - Interview Frederic Simon

     

    As-tu une anecdote ou un souvenir particulièrement marquant de cette tournée à partager avec nous ?

    Rien de croustillant (rires) ! C'était cool de retrouver des mecs que je n'avais pas vus depuis plus de 10 ans comme les gars de YORBLIND ou FUNERALIUM, un grand honneur de partager la scène deux soirs de suite avec OFFICIUM TRISTE, un groupe que je suis depuis The Pathway. C’était aussi pour nous la première fois aux Pays-Bas, j'y avais déjà joué quelques fois avec mes précédents groupes et j'en ai toujours gardé un bon souvenir... Avec LYING FIGURES, ce fut le même constat : de superbes paysages, des gens adorables et accueillants. Très bon accueil en Belgique aussi...

    En dehors de l'activité live, LYING FIGURES a-t-il d'autres projets à plus ou moins long terme (clip, collaboration...) ?

    Pour être honnête, on n'en a pas encore vraiment parlé... Pour l'instant, on reste focalisés sur cet album, essayer de faire plus de concerts pour le promouvoir. On aimerait bien faire un second clip mais ça demande du temps, de la réflexion et aussi un budget... Bien sûr, tous ces bons retours nous motivent à continuer et à sortir un autre album, mais on ne veut rien s'imposer. Se forcer à composer n'est jamais bon, on laisse venir suivant l'inspiration...

    Avant de clore cette interview, permets-moi de te demander ce qui tourne sur ta platine en ce moment. Quels disques as-tu à conseiller, qu'ils soient actuels ou non ?

    Un peu de tout. J’écoute des classiques, en ce moment je réécoute pas mal de vieux METALLICA, SLAYER, PARADISE LOST, JUDAS PRIEST, WASP. Dans la voiture, en ce moment j’écoute THE NIGHT TIME PROJECT, avec Fredrik Norrman (OCTOBER TIDE) et Tobias Netzell (IN MOURNING). Je me repasse assez régulièrement des albums de MOURNING BELOVETH et ANATHEMA, ou encore des musiques traditionnelles nordiques… Un peu de Black aussi… J'ai tendance à écouter les mêmes choses qu'il y a 20 ans en fait, mais il y a parfois de bonnes surprises avec des choses plus récentes : DECAYING DAYS, SVART, GHERZEN...

    Eh bien il ne me reste plus qu'à te remercier pour le temps que tu nous as accordé et à souhaiter le meilleur à LYING FIGURES pour la suite ! Je te laisse le soin de conclure cette interview...

    Merci à toi ! On espère toucher un peu plus de monde en France et faire toujours plus de concerts. C'est vrai qu'on a pas mal de soutien à l’étranger, notamment en Belgique, mais la France semble moins réceptive à notre son... En espérant se croiser de nouveau sur les routes !

    Propos recueillis par Morbid S.



    Chroniques :
    - From Nowhere To Nothing
    - A World Of My Own
    - The Abstract Escape

    Site Web : www.lyingfiguresband.com

     


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  • PATRIA - Interview Mantus

    Entretien avec Mantus (guitares) réalisé par mail (Juin 2017)



    PATRIA nous a offert de nombreux albums qui vous explosent dans les oreilles depuis 2008, mais avec Magna Adversia (2017) c’est le summum de la perfection ! Le groupe nous vient de l’extrême sud du Brésil, région peu enclin aux riffs froids du Black Metal, et pourtant, PATRIA nous a composé ici un album d’une pure majesté, tout en finesse et en intensité. Rencontre avec Mantus, qui nous dévoile tout sur Magna Adversia et leur recette...

    Bonjour,  pourquoi avoir choisi le nom de PATRIA et que signifie-t-il pour vous ?
    Mantus : Bonjour ! Eh bien, à l'origine, le mot latin / grec Patria signifie "patrie". Nous avons choisi ce nom en fonction de l'idée que nous n'appartenons à aucun endroit. Nous sommes liés d'une certaine manière par ce sentiment, comme des orphelins, adoptés par cette « Patria », représentant un monde nouveau et éthéré, notre propre domaine, pour ainsi dire.

    Pourquoi avoir intituler votre nouvel album Magna Adversia ? Tu peux nous expliquer ?
    En fait, Magna Adversia est notre sixième album complet. Il fait suite à Hymns Of Victory And Death (2009), Sovereign Misanthropy (2010), Liturgia Haeresis (2011), Nihil Est Monastica (2013) et Individualism (2014). Le titre Magna Adversia signifie « Le plus grand travail du diable ».

     

    PATRIA - Interview Mantus


    De quoi traite cet album ?
    Il parle des adversités en général, de façon très subjective, qui peuvent être vues sous différents angles, ouvrant une large gamme d'interprétations. Tout est, d’un certain point de vue, un combat ...

    Quels sont vos sujets de prédilection ?
    Cela dépend de la façon dont les sujets sont exposés. Vous pouvez créer d'excellentes chansons sur le vomissement, le pus et les sucs gastriques, comme Carcass sait le faire, ou même parler d'amour, comme Whitesnake. Je pense que ce n'est pas une question de thème, mais plus de la façon dont vous exposez les sujets, comment vous les amenez à la surface. Ce qui compte vraiment, c’est la beauté de l'art !

    Qu’est ce qui vous inspire dans la vie, pour créer votre musique ?
    Je pense que les sentiments les plus élémentaires enflamment ma créativité. La passion, la haine, la honte, la peur, la tristesse, le dégoût, la merveille, la confiance, la culpabilité, la joie. Toute situation pourrait être confrontée à une vision différente à travers différents sentiments, donc j'aime explorer et interagir avec cela à travers ma musique.

    Comment travaillez vous ? Y a-t-il un compositeur ou est-ce que chaque membre du groupe participe à la composition ?
    En réalité, ça a changé... Dans le passé, lorsque PATRIA était juste un projet studio, j'avais l'habitude de m’occuper de tous les détails, de la composition des chansons aux dernières étapes de la production. Mais sur Magna Adversia, bien que je continue de composer les riffs seul, nous avons fait des répétitions comme un « groupe normal », pour vivre les chansons en direct, travailler sur la structure et l'approche finale. Le résultat a été très cool et nous avons l'intention de continuer à le faire pour les enregistrements à venir. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il est difficile de maintenir la cohérence et l'unité lorsque vous disposez de quatre ou cinq esprits créatifs distincts travaillant sur une même chose en même temps. Ensuite, je continuerai à construire « tout le cœur » et indiquer la direction. Bien que ce ne soit pas une question d'ego, ni une volonté d’imposer aux autres. C'est la façon dont les choses fonctionnent pour nous.

     

    PATRIA - Interview Mantus


    Les guitares sont complexes et travaillées. Avez-vous composé de façon intuitive ou avez-vous pris le temps de peaufiner vos riffs ?
    Le noyau musical et les riffs principaux sont faits presque instinctivement. Mais j'ai l'habitude de passer beaucoup de temps en studio, d'expérimenter différentes façons de jouer, d'ajouter des couches et des textures sur chaque chanson, jusqu'à ce que j'atteigne finalement la meilleure façon de montrer cela sur l'album. J'aime vraiment créer de riches structures de chansons, tout en gardant l'accent sur l'idée centrale. Facile à dire, je le sais, mais dans la pratique, il faut toujours faire très attention à ne pas créer un gros fouillis de sons désordonnés. C'est comme un verre d'eau... Si vous n'ajoutez que de l'eau, parfois il débordera. Donc, il est temps de savoir ce qui devrait rester dans le verre et ce qu'il devrait exister. Il faut doser, et c'est très difficile. C'est une question d'équilibre. Eh bien, les gens disent que le diable réside dans les détails et je ne peux rien ajouter de plus. Et bien sûr, le diable est un mec chic et qui a bon goût (lol).

    Quel type de son recherchiez vous ?
    C'est un voyage sans fin et je suis perfectionniste par nature. Je suis satisfait de mes chansons pendant un certain temps, mais au fil du temps, je me rends compte que j'aurais pu faire différentes choses et améliorer les différents aspects de la musique.

    Êtes-vous sensibles à l’actualité ? A ce qui se passe dans le monde ? Quel regard portez vous sur nos sociétés actuelles ? Votre pays ?
    Fondamentalement, le monde se dirige vers un effondrement. Tout est cyclique dans notre existence et je pense que nous retournons à l'ère médiévale, avec intolérance religieuse, raciale et sociale, sacrifices humains, guerres au nom des dieux, croisades à la recherche de la richesse, pillage, faim, maladie. Toute cette merde est principalement motivée par la religion et l'argent. Toujours ! Et au Brésil, ce n'est pas différent du reste du monde. Probablement encore pire qu’ailleurs, c’est un cirque d'horreurs. Les politiciens élèvent des drapeaux de dieux et de religions pour rassembler des électeurs / croyants. Ils ont un millier d'avantages, traitant les gens comme de la merde. Et il est extrêmement difficile de trouver une seule exception... Notre pays est une mauvaise plaisanterie géante ! Cela me rend malade !

     

    PATRIA - Interview Mantus


    Êtes-vous plutôt dans le camps des insoumis ou dans celui des dociles ? Pourquoi ?
    D'une manière ou d'une autre, nous sommes intégrés dans une sorte de système. La société, elle-même, exige que nous nous adaptions à un système. Je ne vois aucun problème à faire partie d'un système juste et efficace. Le gros problème est que nos systèmes ne fonctionnent généralement pas bien. De cette façon, je crois que nous sommes des rebelles insérés dans un système.

    Que connaissez vous du Black Metal français ?
    Le Black Metal français propose des choses très intéressantes que j'aime beaucoup : Deathspell Omega, Celestia, Mortifera, Mütilation pour n'en nommer que quelques-uns !

    Le mot de le fin est pour vous…
    Merci beaucoup pour l'interview et votre intérêt pour PATRIA ! J'aimerais inviter tous les lecteurs à écouter notre dernier album Magna Adversia. Il est disponible sur Spotify, iTunes et, bien sûr, sur de belles versions physiques (Digipak & Vinyl) via Soulseller Records. J'espère vous voir bientôt en tournée ! Cheers!!!

    Merci et encore bravo pour ce superbe album !

     

    English version

    Hello, why did you choose the name of Patria and what does it mean to you ?
    Mantus : Hello there! Well, originally the latin/greek word Patria means “fatherland”. We choose this name based on the idea that we don’t belong to any place but our music. We’re connected in some way by this feeling, as orphans, adopted by this Patria, representing a new and ethereal world, our very own realm, as so to speak.

    Why did you call your new album Magna Adversia ? Can you explain ?
    Actually Magna Adversia is our sixth full album. Before this one we've released Hymns of Victory and Death (2009), Sovereign Misanthropy (2010), Liturgia Haeresis (2011), Nihil Est Monastica (2013) et Individualism (2014). The title Magna Adversia means "Devil's Greatest Work”. It talks about adversities in general, and in particularly subjective way, that can be seen from different perspectives, opening a great range of interpretations.

     

    PATRIA - Interview Mantus


    What is the subject of this album ?
    There is not a main subject in Magna Adversia, but in some way, all the songs and lyrics are connected and they walk among themes like perseverance, confusion, darkness, mental disorder and psychological enemies. All based on a battle perspective…

    What are your favorite subjects ?
    It depends on how the subjects are exposed. You can create great pieces about vomit, pus and gastric juices, like Carcass do like gods, or maybe talk about love, like Whitesnake. I think It’s not a matter about the theme, but it’s about how you will expose the subjects, how you will bring it to the surface. We obviously prefer to go on a more dark approach, but we really like to do it on a way that people will have to read the lyrics many times until get their own point of view and interpretation. That’s the beauty of art!

    What inspires you in life to create your music ?
    I think the most basic feelings and emotions ignites my creativity. Passion, hate, shame, fear, sadness, disgust, wonder, trust, guilt, joy. Any situation could be faced by a different view through different feelings, so I like to explore and interact with this through my music.

    How do you work ? Is there a composer or does each member of the band participate in the composition ?
    Well, it’s changing now… In the past, when PATRIA was just a studio project, I was used to take care of all details, from the sketch of the songs to the final stages of production. But on Magna Adversia, despite I keep creating the riffs by myself, we did some rehearsals like a “normal band”, to experience the songs live, working on the structure and the final approach. The result was very cool and we intend to continue doing this for the upcoming records. Either way, I think it's hard to maintain consistency and unity when you have four or five distinct creative minds working on a same thing at the same time. Then I’ll keep building all the core and direction alone. Although It’s not a matter of ego or imposition at all. It's just the way the things works for us.

     

    PATRIA - Interview Mantus


    The guitars are complex. Did you compose intuitively or did you take the time to refine your riffs ?
    The musical core and the main riffs are made almost instinctively, I would say. But I use to spend a long time in studio, experimenting different ways to play, adding layers and textures over each song, until I finally reach the best way to show this on the album. I really like to create rich song structures, even keeping the focus on the core idea. Easy to say, I know, but in practice, you always need to be very careful to don’t create a huddle of messy sound. It’s like a glass of water… If you are only adding water, sometime it will overflow. So there is the time to know what should remain in the glass and what should come out. And this is damn difficult. It’s a matter of balance. Well, people say the devil dwells in the details and I couldn’t agree more with that. And of course, the devil is a fancy guy and has a good taste (lol).

    What kind of sound are you looking for ?
    Tough question… It’s an endless journey and I'm a perfectionist by nature. I use to be satisfied with my songs for a while, but as time goes by, I realize that I could have done different things and improved different music aspects.

    What are your feelings about current events and what is happening in the world? What do you think about our societies ? Your country ?
    Basically the world is striding to a collapse. Everything is cyclical in our existence and I think we are going back to the medieval era, with religious, racial and social intolerance, human sacrifices, wars in the name of gods, crusades in search of riches, looting, hunger, disease. This whole shit is mainly driven by religion and money. Always! And in Brazil is not different from the rest of the world. Probably even worse, a circus of horrors. Politicians raising flags of gods and religions to gather voters / believers. They have a thousand perks, treating the people like shit. And it's extremely difficult to find a single exception… Our country is a giant bad joke! It makes me sick!

     

    PATRIA - Interview Mantus


    Do you feel like rebels or belonging to the system ?
    In one way or another, we are all embedded in some kind of system. Society, by itself, requires us to fit into a system. I see no problem in being part of a fair and well-functioning system. The big problem is that our systems usually do not work well. In this way I believe that we are rebels inserted into a system.

    What do you know about French Black Metal ?
    French Black Metal scene has some very interesting acts, that I like a lot… Deathspell Omega, Celestia, Mortifera, Mütilation to name a few!

    The final word is for you...
    Thank you very much for the interview and your interest on Patria! I would like to invite all the readers to check our last album Magna Adversia. It’s available on Spotify, iTunes and, of course, on beautiful physical versions (Digipak & Vinyl) through Soulseller Records. Hope to see you guys on the road soon ! Cheers!!!

    Propos recueillis par Fanny

    Chroniques :
    Individualism (2014)
    Magna Adversia (2017)

    www.patriaofficial.com

     

     


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  • OPUS DIABOLI - Interview LW Alexander

    Entretien avec LW Alexander (guitars, vocals) réalisé par mail le 30 Mai 2017


    Version française (English version below)


    OPUS DIABOLI est un groupe qui a vu le jour en 2004, à Montevideo en Uruguay. A l’occasion de la sortie de son album Black Light Of Destruction, LW Alexander, le leader charismatique du groupe sud américain, répond à mes questions :

    Bonjour LW Alexander, pourquoi as-tu choisi le nom d'OPUS DIABOLI, et qu'est-ce que cela signifie ?
    J'ai eu l'idée de créer un groupe de Black Metal en 2004, alors que je vivais à Montevideo. Quelques temps après, je suis allé vivre en Argentine et alors que j’arpentais une bibliothèque, je suis tombé sur le livre de Karlheinz Deschner appelé "OPUS DIABOLI" !

    Peux tu nous en dire plus sur  la thématique de Black Light Of Destruction et sur le titre ?
    Si Black Light of Destruction est sorti en 2017 chez Satanath Records et Ritual Productions, c'est en fait la synthèse de 12 ans de créations musicales. Des morceaux comme comme "In flames" ou "Rivers of Blood" ont été composés en 2005, "Red Battlefield" en 2007, "Glory In Steel" en 2010 ou "Luciferian Black Light" en 2016. Donc, cet album est très hétérogène. Black Light Of Destruction est, pour moi,  le concept luciférien de la sagesse et de la recherche de la vérité. En tant qu'êtres humains, nous sommes éduqués pour être aveugles et obéissants aux religions qui nous obligent à la décadence et au suicide socialo-politique. Donc Black Light Of Destruction représente la réalité empoisonnée du monde qui est le nôtre.
     
    Quels sont tes sujets préférés ?
    D’abord l’Histoire, de l’Hyperborée, ou des Atlantes, tous ces symboles des civilisations anciennes, ou encore des concepts comme Kali Yuga, Ragnarok, Baktun, Armageddon… L'histoire européenne, les invasions de l'empire Otoman, tout cela m’intéresse. De plus, la Pologne vers les années 1500, représente à mon avis, l'un des moments les plus honteux de l'histoire, lorsque le sionisme a commencé à se répandre. Il y a beaucoup de choses dont nous pouvons parler, mais je pense que ces deux derniers points sont des pierres fondamentales pour comprendre pourquoi certains d'entre nous pensent comme ils le font et pourquoi nous sommes en guerre.

     

    OPUS DIABOLI - Interview LW Alexander


    Qu'est-ce qui vous inspire dans la vie pour créer votre musique ?
    Le Black Metal a été créé avec un objectif activiste : les célèbres incendies d'églises en sont la preuve. Ensuite, cela a été perdu et ce n’est maintenant plus que  de la musique. Aujourd'hui, je pense que nous connaissons une très bonne période propice au Black Metal, avec tout ce qui se passe dans le monde. Je pense que les gens se fatiguent et que les sentiments nationaux vont commencer à se développer. Dans ce cas, je pense que le Black Metal peut tirer partie de ce genre de contexte. En réalité, le comportement de mouton des êtres humains est ma  principale source d’inspiration pour me permettre de hurler comme un loup !

    Comment composes-tu ?
    La plupart du temps, je commence à jouer des riffs, et des morceaux en découlent. D'autres fois, je suis en train de me balader et une idée survient :  je saisis alors ma guitare ! Parfois, j'improvise en studio, par exemple "Glory In Steel" est un morceau improvisé à 100% au studio, tout comme "Luciferian Black Light".

    Quel genre de son recherches-tu ? Plutôt moderne ou « old  school », et pourquoi ?
    Si je dois choisir, j’ai une préférence pour le son « old school »,  car OPUS DIABOLI a des compositions anciennes qui ne se prêtent pas forcément à un son moderne. Je suppose que parce que la plupart des groupes que j'écoute sont des groupes anciens, et si nous regardons mes influences pour l'album Black Light Of Destruction, on peut trouver GRAVELAND, avec ce côté épic, ou NARGAROTH et NOCTURNAL DEPRESSION. Je ne passe vraiment pas beaucoup de temps à penser au son avant d'enregistrer, mais je suis impliqué tout le temps du mix. Il y a beaucoup de groupes qui enregistrent avec un son brut pour paraître plus "TRUE". Je pense que ce concept "TRUE" est important, mais cela va beaucoup plus loin qu'une simple histoire de son. Par exemple, des groupes comme NOKTURNAL MORTUM ou ABSURD ont changé de son mais ont su rester intègres, en préservant un côté « cru ».

     

     

    OPUS DIABOLI - Interview LW Alexander


    Quels sont tes sentiments à propos des événements actuels et de ce qui se passe dans le monde ? Que penses-tu de nos sociétés ? De ton pays l’Uruguay, ainsi que du Mexique où tu vis.
    J’ai le même avis sur le monde actuel que sur l'Uruguay. Nous vivons dans une illusion de démocratie : les gens « choisissant » entre « les gouvernements ». Entre les partis politiques qui travaillent pour les banques, le système et certains partis. En réalité, nous ne choisissons rien vraiment ! Ce système contrôle les médias et les capitaux. Les gens sont esclaves de l'argent, nous vivons dans un monde de chaînes invisibles. Par exemple, les livres sacrés religieux préviennent que chaque juif aura un grand nombre de goyims (non-juifs) comme esclaves. Ils disent que cela arrivera le jour de leur arrivée en Mésie. Mais ce que je vois, c'est que l'humanité travaille pour les sionistes, et les religions fonctionnent comme un cancer. Pour que ce système fonctionne, les gens se sentent heureux ou tristes pour un morceau de papier avec un numéro imprimé. Nous sommes nés avec ces règles, nous sommes libres de choisir notre voie, notre métier, mais la plupart des gens choisissent leur carrière, en pensant à ce qui sera le plus lucratif, et bien sûr, ce sera quelque chose dont ces systèmes ont besoin. Mais qu'en est-il des arts ou de la philosophie ? Qui se préoccupe de PENSER ? Créer un chef-d'œuvre ? Qui se soucie du bonheur ? Les gens sont confortables avec un lit, un coca et une télévision. Est-ce tout ce que nous attendons de cette vie ?

    Actuellement, nous sommes confrontés au problème musulman dans toute l'Europe, et oui c'est un problème RACIAL (et RACE n'est pas un mauvais mot). L’Europe a connu des invasions musulmanes depuis des siècles. La Russie, la Roumanie, partout où les Turcs ont envahi l’Europe dans le passé. L'Europe a été condamnée à pleurer et à payer des « souffrances juives », mais maintenant, les Européens paient et construisent des mosquées pour les personnes qui ont tué et violé leurs ancêtres ? ... bien, c'est le pouvoir des médias. À propos de l'Uruguay, nous n'avons pas ce genre de problème racial (pas encore), l'Uruguay est un pays construit par des immigrés Italiens, Français et Espagnols principalement, alors quel est le problème dans mon pays ? Jusqu'en 1960, nous avions la meilleure éducation, la santé et l'économie de tout le continent américain. En ce moment, le plus gros problème pour mon pays, c’est le groupe de gauchistes armés « MLN-Tupamaros ». Mouvement dont José Mujica (ancien président uruguayen) était l'un des personnages principaux. Donc, maintenant, après 13 années de domination de la gauche, l'éducation, les services, la qualité de vie sont anéantis ! Avec ce genre de lois qui protège les tueurs, les voleurs et punit les vraies victimes. Oh, mais ils achètent des électeurs futurs, la jeunesse uruguayenne est heureuse parce que nous avons légalisé le cannabis. Et peut être que nous n’avons pas encore trop de musulmans, mais nous sommes tous des "infidèles".

    As-tu d'autres projets ? Side project ? Explique nous cela...
    Oui !! Cette année, SOL INVICTUS est né, un groupe de Black Metal, avec seulement deux membres : FY (batteur français d'AKSAYA) et moi-même. Ce projet est très intéressant, de par la distance qui nous éloigne et cet océan qui nous sépare. Il y a beaucoup d'enfants d'Europe de mon côté de l'océan. Ce projet est un hymne pour reconnaître les fils d’Europe et pour préserver notre identité.

    Tu es plutôt rebelle ou pleinement intégrer au système ? Pourquoi ?
    Trop tard hehheheh ! Bien sûr, je n'appartiens pas au système, je ne suis pas né pour vivre comme esclave. Je pense que le moment est venu de commencer à se battre.

    Que connais-tu du  Black Metal français ?
    Depuis que j’écoute du Black Metal, j’ai toujours eu une nette  préférence pour les groupes français et polonais :  GRAVELAND et MUTIILATION étaient mes références. J'ai toujours préféré le BM français car je pense que le BM français a ce mélange parfait entre le son brut et froid et les mélodies nostalgiques pleines de désespoir. Un autre point positif sur le BM français, c’est qu’en plus des LLN, vous avez beaucoup de très bons groupes actuels. Pour en mentionner certains, j’apprécie : MUTIILATION, TORGEIST, SEIGNEUR VOLAND, TEMPLE OF BAAL, VLAD TEPES, PESTE NOIRE, BLUT AUS NORD, AD HOMINEM, AKSAYA, KHAOS DEI, NOCTURNAL DEPRESSION, THE NEGATION ou encore DEATHSPELL OMEGA. Les groupes actuels sont toujours aussi excellents.

    Merci pour ce super album, le mot de la fin est pour toi...
    Merci pour l'interview. Il est temps d'ouvrir vos yeux et commencer à se battre...

     

    English version :

     

    Hello, why did you choose the name of Opus Diaboli and what does it means to you ?
    Hello, we must to look back at 2004 in Montevideo, Uruguay, when i had the idea of creating a BM band, then later that year I travelled to Argentina for first time, I was walking and in a library I saw this book by Karlheinz Deschner called “OPUS DIABOLI”.

    Can you explain the thematic of Black Light Of Destruction and the title ?
    Black Light of Destruction is released on 2017 by Satanath rec and the Ritual prods, but it is the synthesis of 12 years of Creations, songs like "Israel In Flames" or "Rivers Of Blood" are from 2005, "Red Battlefield" 2007, "Glory in Steel" 2010  or "Luciferian Black Light" 2016. So thematic in this album has a lot of variety. Black Light of Destruction for me is the Luciferian concept of wisdom and the seek of truth, as humans we are educated to be blind and obedient, to religions that forces us to live in decadence and to suicidal social-political systems. So Black Light Of Destruction stands for the other side, to find light and hope in darkness, and when destruction stands as a cure for a poisoned reality.

    What are your favorite subjects ?
    Of course History, Hiperborea, Atlanteans, links between symbols of ancient civilizations or concepts as Kali Yuga, Ragnarok, Baktun, Armaggedon etc etc etc... European history, invasions of Otoman empire, Poland around years 1500, in my opinion one of the most disgracefull moments in history, when Sionism starts to spread. There are a lot of things we can talk about, but I think this two last points are fundamental stones to understand why some of us believe that we are at war.

     

    OPUS DIABOLI - Interview LW Alexander


    What inspires you in life to create your music ?
    Black Metal was created with a purpose and it was justified with actions, the well known church burnings. Then that was lost and just become music. Nowdays I believe that is an excellent moment for Black Metal with all this that is happening in the world. I think that people is getting tired and national feeling will start to grown. At this point is where i see that Black Metal has it part. So I think that sheep behaviour of masses is my main inspiration to howl like a wolf.

    How do you compose ?
    Most times I start playing riffs and songs just flows, other times I'm just walking, I had an idea and then I do it on my guitar. Sometimes I improvise in studio, for example "Glory in Steel" was a 100% improvised song at the studio, "Luciferian Black Light" also.

    What kind of sound are you looking for? Modern or old school ? Why ?
    If I have to choose one i would go for old school, but I think Opus Diaboli has old school compositions, talking about sound, I don't hear so raw but its not a modern sound at all. Why ? I guess because most bands that I listen to are old school bands, if we talk about and influences for Black Light of Destruction album I would think in the epicness of Graveland, and times of nostalgia that makes me think in Nargaroth or Nocturnal Depression. I really don't spend much time thinking on sound before recording, but im involved all the time of mixing. There is a lot of people recording with raw sound just to appear as a “TRUE” band. I think that this “TRUE” concept is important, but it has to do much more than just of a sound. For example bands like Nokturnal Mortum or Absurd changed their sound and they still are doing great and standing for their beliefs.

     

    OPUS DIABOLI - Interview LW Alexander


    What are your feelings about current events and what is happening in the world ? What do you think about our societies ? Your country : Uruguay.
    ACT 1 -  What I think about actual world, and actual Uruguay is quite the same. We live in the ilussion of democracy, people “choosing” between “goverments”. Between political partys that works for banks, the system and certain groups of prople. So we are not choosing anything for real. This systems controls media and capital. People is slave of money , we live in a world of invisible chains. Jewish books speaks about each Jew will have a big number of goyims (non-jews) as slaves.  They say this will happen the day of their mesiah arrival. But what I see is humanity working for them, to keep this system working, people feels happy or sad for a piece of paper with a printed number. We are born with this rules, we are free to choose between professions, but most people choose their career, thinking on which one will give more money to them, and of course this will be something that this systems needs. But what about arts, or philosophy ? Who cares about THINKING ? Creating a masterpiece ? Who cares about Happiness ?  People are confortable with a bed, a coke and TV. Is that all we expect from this life ?
     
    ACT 2 - Now we are seeing this muslim problem in all over Europe, and yes it's a RACIAL problem, and RACE its not a bad word. Europe had muslim invasions from centuries ago. Russia, Romania ,,, wherever, its not new, Turks took europeans as slaves in the past . Europe was condemned to cry and pay for “jewish suffering“ but now europeans are paying and building mosques for the people that killed and raped their own ancestors ?  ...well thats the power of media. About Uruguay, well we dont have this kind of racial problem (yet), Uruguay is a country built by Italians, french and spanish inmigrants mainly, so  what is the problem in my country ? Until 1960 we had the best education, health and economic of whole american continent. In that moment the biggest disgrace for my country was born “MLN-Tupamaros“ group of armed lefties. Movement where Jose Mujica (uruguayan former president) was one of the main character. So now we have been under left dominion for 13 years, and as in each country the left took power they are killing education , services, quality of life. That kind of laws that protects killers,thieves and punishes the real victims. Oh but they are buying future voters, Uruguayan youth is happy because we have legal-marihuana. And no maybe we don't have too many muslims now, but we are all “infidels”.
     
    Do you have other projects ? Sideproject ? Explain. (haha)
    Yeahhhh !!    ... This year SOL INVICTUS was born, it's a pure black metal band, just 2 members : FY (french drummer from Aksaya) and myself.  Interesting thing of this project, the distance this ocean in middle of both, and times we are living. There are a lot of sons of Europe at this side of the Ocean. Its a call to recognize and recover this identity.

    Do you feel like rebel or belonging to the system? Why ?
    Question 9 ? Too late hehheheh . Of course that I don't belong to this, I wasn't born to live as a slave. Rebel ? I think the moment to start fighting has come

    What do you know about French Black Metal ?
    Since I started listening to black metal, I had a clearly preference for French and Polish bands, Graveland and Mutiilation were the most influencial bands for me. I always chosen French BM over other scenes, I think that French BM has this perfect mix between raw and cold sound with nostalgic melodies full of despair. Another positive point about French BM is that after this classic jewels of LLN, you have a lot of really good bands through the years. To mention some Mutiilation, Torgeist, Seigneur Voland, Temple Of Baal, Vlad Tepes, Peste Noire, Blut aus nord, Ad Hominem, Aksaya, Khaos Dei, Nocturnal Depression, The Negation, Deathspell Omega... You can do a line of time and France is always giving excellent Black Metal bands.

    The final word is for you...
    Merci pour l'interview. Il est temps d'ouvrir vos yeux et commencer à se battre...

    Thank you and congrats for this great album !


    Propos recueillis par Fanny

    Chronique : Black Light Of Destruction

    https://www.facebook.com/Opus-Diaboli

     


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  • KHAOS-DEI - Interview Nacht

    Entretien avec Nacht (guitare/chant) réalisé par mail le 19 Décembre 2016.



    KHAOS-DEI nous vient de Toulouse, capitale historique du Languedoc qui fleure bon l’accent du midi et l’Occitanie (tiens, ça me rappelle une chanson…), mais n’évoque absolument pas en nous un quelconque Black Metal guerrier ! Rencontre avec Nacht qui nous dévoile tout sur Opus II: Catechism, leur deuxième album.

    Bonjour, que signifie KHAOS-DEI ?
    Nacht : Bonjour, cela signifie dieu du chaos. On peut religieusement symboliser le nom du groupe en faisant un parallèle avec l'opus dei qui est l’œuvre de dieu. Ce que ça signifie pour nous ? Tout.

    Pourquoi avoir intituler votre deuxième album Catechism ? Tu peux nous éclairer ?
    Dans la religion chrétienne, le catéchisme désigne l'instruction des doctrines de la foi chrétienne. Il signifie littéralement "faire résonner", à la fois enseigner et informer. C'est une activité de parole. Elle est de l’ordre du discours. Elle se distingue, en ce sens, de l’action ou de la célébration, tout en restant étroitement articulée à ces deux dimensions. L’objet de son discours est la foi, notamment son contenu ainsi que la manière de la vivre personnellement et communautairement. Nous abordons tout cela, c'est le principe de KHAOS-DEI. Bien au delà d'un simple groupe, on peut appeler ça une secte, ou ce que vous voudrez. Nous appliquons ces principes à notre groupe de personnes mais dans la doctrine qui nous convient... tu dois bien l'imaginer. Dans le premier album, nous avions posé les bases, maintenant nous construisons. Il n'y a pas de temple sans murs épais et solides.

    De quoi traite cet album ?
    « A l'office du Divin, à l'azur trop bleu, à la flamme dans nos yeux, A l'hégémonie de l'immondice, Notre étoile, à la guerre de demain, Aux Abîmes, à nos vies, nos envies et la vie, A la mort sous les balles, A nos rituels, Azerate, Eleven to kill the Ten ». Tout est dans le premier couplet du titre "A l'enfant du Diable" qui est autobiographique on va dire au passage. On n'a rien inventé.

    Quels sont vos sujets de prédilection ?
    La relation que nous avons avec nos Dieux et nos croyances. Notre façon de voir les choses, de les vivre selon nos principes. On ne s'est pas inventé un univers fantastique pour passer nos weekend à boire des bières. On parle de nous, de ce qui nous anime encore. De cette flamme, de Lui...

    Qu’est ce qui vous inspire dans la vie, pour créer votre musique ?
    Absolument tout, si on parle de musique comme stipulé dans ta question. J'aime voyager, me retrouver dans des endroits qui m'inspirent. Je prends tout ça puis je m'enferme chez moi et je compose. Je ne compose rien en été, mon cycle se situe entre novembre et février/mars.

    KHAOS-DEI - Interview Nacht

    Comment travaillez vous ? Y a-t-il un compositeur ou est-ce que chaque membre du groupe participe à la composition ?
    Je compose la base, généralement je fonctionne morceau par morceau. Si tu remarques, un riff d'une composition ne pourrait pas aller sur une autre composition. Pratiquement tous les morceaux de KHAOS-DEI sont différents, on retrouve les choses qui font que c'est du KHAOS-DEI mais ce n'est pas un enchainement de riffs qui n'ont rien à voir. Une fois que la base est là, tout évolue autour. Je donne les morceaux à Damien et Fabrice qui me le renvoient avec ce qu'ils jugent bon de faire dessus. Il se peut qu'on modifie la structure mais on ne supprime rien. Si on se pose trop de questions sur un morceau, c'est qu'on ne doit pas le faire, et on passe au suivant. Quand tu es 10 à composer dans un groupe, ça ne fonctionne pas, ce n'est pas cohérent. Ce n'est pas un soucis d'égo, nous sommes une communauté, c'est un soucis de cohérence.

    Que penses-tu de la hiérarchisation des tâches du coup ?
    La hiérarchisation des taches n'existe pas vraiment chez nous, tout comme la hiérarchie tout court. Je parlerai plus de concept de discipline et de partage dans lequel chacun trouve naturellement sa place. Nous avons la liberté d'agir et le fait d'avoir cette liberté nous permet de travailler efficacement, par conséquent de nous imposer naturellement. Damien est doué pour certaines choses que moi je ne maitrise pas. Idem pour Fabrice et ainsi de suite. Ça ne nous empêche pas de nous concerter mais généralement ça déroule naturellement. On a jamais eu de question à se poser. Le questionnement concerne notre relation avec ceux qui sont extérieurs à la communauté. On ne comprendra jamais leur façon de faire, ni de travailler. Le temps précieux que l'on perd est principalement dû à des gens inutiles. Leur indiscipline et leur manque de concentration dans l'exécution est un calvaire.

    Êtes-vous psychorigides ?
    On sait ce qui est bon pour le groupe, c'est comme si tout était écrit. Du coup, on fonce et quand ça ne fonctionne pas avec quelqu'un d'extérieur ou que les idées ne nous plaisent pas, nous passons notre chemin. C'est pas être psychorigides. Nous avons un chemin à suivre, nous le savons, avec ses murs, ses obstacles... Nous sommes disciplinés mais pas psychorigides. Nous avons essayé de travailler avec des artistes particuliers pour notre album, artistiquement ça ne collait pas, et pourtant humainement c'était parfait. Notre psychorigidité demeure dans le fait que si ça ne fonctionne pas et que nous n'avons pas l'étincelle, alors nous ne travaillons pas avec l'artiste. Et là, pas moyen de nous faire changer d'avis.

    Êtes-vous sensibles à l’actualité ? A ce qui se passe dans le monde ? Quel regard portez vous sur nos sociétés actuelles ? Notre pays ?
    Les médias nous ont appris à nous désintéresser de l'actualité pour nous noyer dans un flot permanent d'informations inutiles. Tout est faux, anticipé, manipulé, interprété. L'écart se creuse entre les hautes classes et le peuple. Ceux qui s'y opposent seront punis. A qui profite le crime ? C'est ça la liberté ? Nous avons nos propres convictions, le constat est hallucinant c'est un fait. Nous le savons, l'homme est un cancer pour l'homme. Notre analyse s'arrête là car nous ne faisons ni de politique ni dans le fait sociétal. Nous situons l'esprit au dessus de la matière et plus ça va, plus nous construisons nos murs en hauteur et en épaisseur.

    Êtes-vous plutôt dans le camps des insoumis ou dans celui des dociles ? Pourquoi ?
    Des insoumis, notre titre "L'Office du Divin" sur notre premier album en témoigne. Pourquoi ? Parce que nous sommes libres. Nous serons toujours libres. On s'en fout de la normalité. On s'en fout de ce que les autres pensent.

    KHAOS-DEI - Interview Nacht

    Que vous a apporté votre collaboration avec BLACKSSHARK ART, au niveau des visuels et des photographies ? Comment cette collaboration s’est-elle articulée ?
    Alors, dans l'ordre... On s'est rencontré sur notre premier concert. On aimait bien son univers malgré qu'il ne soit pas le notre. Mais il y a une singularité dans ses photos qui nous a touché, du coup on a gardé contact. Ça s'est fait naturellement, progressivement, puis on a composé le deuxième album et on a commencé à vraiment travaillé ensemble. Cependant, je savais comment devait être le visuel de l'album, je savais qu'il fallait que ça soit une sorte de grimoire, un livre, quelque chose d'ancien. On s'est concerté avec le groupe sur la réalisation, sur ce que nous pouvions avoir au niveau d'Osmose Productions. C'est con à dire mais travailler avec une femme sur du visuel t'apportera toujours une touche de sensibilité, de soucis du détail que tu ne trouveras pas chez un homme. On a gagné beaucoup de temps aussi  en nous déplaçant directement chez elle pour travailler ensemble. C'est impossible pour nous de travailler à distance avec des gens qui ne nous connaissent pas personnellement. Blacksshark sait travailler, mais nous voulions aller plus loin encore et vraiment la pousser à produire quelque chose de totalement abouti avec des images qui sortaient de l'ordinaire. C'était nouveau pour nous. On a réalisé un CD, un digipack et une version vinyle. Difficile de faire mieux pour une première. En gros, nous conceptualisons les choses et nous nous appuyons sur des artistes qui maîtrisent leur domaine pour mettre cela en forme avec leurs touches personnelles. C'est beaucoup de travail. Maintenant on sait comment travailler et franchement ça déroule, tout le monde produit très vite chez nous.

    Vous avez également travaillé avec le VAMACARA STUDIO, quel type de son recherchiez vous ? Avez-vous été satisfaits ?
    C'est exact, HK est devenu un ami personnel avec qui on se donne régulièrement des nouvelles. Il était là au début du groupe quand je m'étais retrouvé devant le micro alors que je n'avais pas chanté depuis plus de 10 ans. J'apprécie sa direction artistique, ses conseils. Nous n'enregistrons que la voix chez lui, en revanche nous mixons et masterisons dans son studio. De plus, il a chanté sur les 2 albums... à vous de trouver. Je pense que la musique de KHAOS-DEI lui parle, les vibrations, tout ce que nous créons. Nous recherchions un maximum de cohérence. Pas vraiment un son en particulier, mais vraiment quelque chose qui fasse que nous aimions l'ensemble. Il y a des points sur lesquels nous voulions plus de travail, plus de grosseur, de clarté et ça s'est très bien passé. Pas de surprise, je savais à quoi m'attendre. On fait une musique simple, nous avons besoin de nous entourer de gens simples, avec un fort potentiel, qui savent d'une oreille ou d'un coup d’œil nous dire ce que nous pourrions améliorer. C'est à partir de là que ça devient un travail d'équipe.

    Le mot de la fin est pour vous…
    Le mot de la fin ? Il n'y a pas de fin pour le moment, on fait ce que nous aimons par dessus tout, avec une implication totale dans ce que nous jugeons être bon. Un mot de fin... je ne sais pas, demander un mot de la fin à des gens qui n'ont plus de limite... c'est délicat non ?

    Merci et encore bravo pour ce superbe album !
    Merci à toi.

    Propos recueillis par Fanny

    Chronique :
    - Opus II: Catechism

    www.facebook.com/khaosdei

     

     


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  • ABYSSE - Interview Geoffrey

    Entretien avec Geoffrey (guitare) réalisé par mail (Juin 2016)



    En 2010, je m’étais dit « Ah voilà un groupe intéressant ! », en 2013 « Put*** mais ce groupe nous balance un album de tueur ! » alors en 2016, lorsqu’arrive I Am The Wolf, j’étais impatient de voir ce que le groupe nous avait réservé. Absolument excellent, ABYSSE fait partie de ces groupes que je suis réellement de près et dans la masse des sollicitations, il n’y en a pas tant que ça, c’est dire si ce groupe mérite réellement que vous vous intéressiez à leur cas que vous aimiez l’instrumental ou pas n’est pas la question, ABYSSE fait du ABYSSE, point final. Geoffrey, l’un des gratteux nous éclaire un peu sur la gestation de cet album avec une sympathie et une disponibilité que l’on retrouve également chez d’autres membres du groupe que l’on a déjà pu avoir en interview. Peut-être cela le secret d’ABYSSE…

    Le cycle En(d)grave semble loin mais en même temps si proche avec l’activité qui a été la votre en 2015 notamment avec la réédition de l’album ainsi que la sortie du clip pour le titre "Forest Monument". Comment avez-vous vécu ces 3 années ?
    Geoffrey : Très bien, nous n’avons pas vu les 3 ans passer entre le clip, les quelques dates, la sortie du vinyle, nos vies personnelles. Nous avons beaucoup discuté et travaillé pour ne pas faire un « En(d)grave bis » et proposer quelque chose de différent.

    L’année 2015 a été très riche avec une prestation au Motocultor, la sortie du clip, il semble que les fruits du premier album commencent enfin à pouvoir se récolter ? Avez-vous l’impression que le regard du public sur les groupes instrumentaux a changé ?
    Effectivement, nous avons eu beaucoup de retours positifs avec cet album, à notre grande surprise. Nous avons pu faire des dates hors France, des festivals, rencontrer d’autres groupes et d’autres personnes qui ne nous connaissaient pas avant. Cela se fait petit à petit, le côté instrumental est un atout comme un inconvénient, certains vont trouver ça long et chiant alors que d’autres vont trouver ça bien parce qu’il n’y a pas le chant qu’ils n’apprécient pas dans le Metal. C’est vrai qu’avec l’apparition de groupes instrumentaux fédérateurs comme RUSSIAN CIRCLE ou MONKEY 3, l’instrumental devient un peu plus « populaire » qu’avant. C’est peut-être un manque d’objectivité de notre part, car faisant nous-mêmes de l’instrumental, ça dérange aucun de nous quatre de se cogner des morceaux d’une dizaine de minutes sans ligne de chant.

    Le premier album a donc été édité en 2 vinyles avec ORPHELINE, pourquoi ce choix et pas votre album uniquement ?
    L’idée part d’une raison pratique extrêmement simple : 6 titres de l’album En(d)grave tenait sur un vinyle. Pour mettre le 7ème et dernier titre, il fallait produire un deuxième vinyle. Nous imaginions difficilement sortir le vinyle de l’album avec un morceau en moins. Et de là, il nous semblait assez évident de combler le manque avec des morceaux du side-project des deux guitaristes ORPHELINE (https://soundcloud.com/orpheline) qui continue encore de poster des morceaux et qui est une sorte de ABYSSE version mignon, donc le contraste nous semblait intéressant. Depuis, d’autres side-projects se sont montés, notamment DRAGUNOV (http://dragunov.bandcamp.com) qui serait peut-être plus cohérent.

    Pour I Am The Wolf, tout tient sur un vinyle, auriez-vous gardé du matériel de côté ou avez-vous utilisé tout ce qui était prêt à être enregistré ?
    Plus exactement, seule une piste « cachée » présent sur le format CD n’a pas pu être insérée dans le vinyle faute de place. On ne va jamais en studio avec des idées laissées de côté pour l’opus suivant.

    ABYSSE - Interview Geoffrey

    Comme je le signalais dans la chronique d’I Am The Wolf, vous êtes plutôt attentif au moindre détail de ce qui porte votre nom, finalement 3 ans cela semble court, non ? Comment s’est déroulée la composition de ces morceaux ?
    Le premier album était chronologique et plus conceptuel. Pour celui-ci nous nous sommes donné une totale liberté de composition : improviser en répète et voir ce qui sort, ce qu’on garde... Un peu comme pour nos démos précédentes.

    Justement à propos des démos, je vous ai découvert avec Le Vide Est Forme et je dois dire que l’évolution est assez nette entre ce deux titres et ce deuxième album. Comment voyez-vous cette évolution vue de l’intérieur, est-ce que vous prenez un peu de recul de temps en temps pour voir le chemin parcouru ?
    Oui, c’est assez bizarre de réécouter ces morceaux presque 8 ans après. Nous sentons une évolution dans la maîtrise et la sonorité des instruments. Pour ce qui est de la composition, nous évoluons comme tout le monde, nous ne pensons pas que tel album est celui de la maturité ou autres... Nous sommes influencés par ce qu’on vit, ce qu’on écoute dans ces périodes et voilà ce qui en sort. La maturité et le recul qu’on prend nous sert juste à essayer de se renouveler, proposer quelque chose de différent en gardant notre touche personnelle.

    A l’image de l’artwork, cet album peut-être ressenti comme plus sombre que son aîné, cela fait-il écho à ce que vous vouliez corriger du premier album ou est-ce simplement votre humeur au moment de la composition ?
    Certainement l’humeur. Nous ne nous imposons aucune contrainte. Que le morceau soit sombre/joyeux/mélodieux/bourrin, que les morceaux fassent 2, 7 ou 15 minutes. Rien n’est prémédité. Un morceau est fini quand nous sommes contents tous les quatre, tout simplement. Nous essayons juste de pas nous auto-plagier en gros, ça nous arrive quelque fois de nous dire : « ça c’est cool mais on l’a déjà fait donc faut qu’on le joue autrement ». Pour ce qui est du visuel, c’est venu une fois tous les morceaux terminés. Nous avons écouté l’album comme le ferait n’importe quel auditeur et en évoquant certaines images qui nous parlaient, les visuels se sont élaborés progressivement.

    Sur I Am The Wolf, j’ai eu l’impression que les morceaux auraient pu accueillir du chant, même si son absence n’est pas un manque cruel, mais avez-vous travaillé les structures différemment ? L’un d’entre vous aurait-il l’ambition cachée de prendre le micro ?
    La question du chant se pose de moins en moins. Nous sommes trop soudés pour accueillir un membre supplémentaire et trop mauvais pour nous y mettre nous-mêmes. C’est toujours intéressant de recevoir les ressentis très différents des gens qui écoutent l’album. On nous sort toujours des choses dont nous-mêmes n’avons pas du tout fait attention.

    Il est vrai que l’instrumental offre des possibilités infinies car nullement contraint par la place prise par le chant, vous restez pourtant assez direct dans les structures de vos morceaux et c’est encore plus vrai sur ce nouvel opus, personnellement j’y vois le fait que vous assumiez parfaitement le côté instrumental et que vous ne ressentiez plus le besoin d’essayer de combler un possible manque, serais-tu d’accord avec ce point de vue ?
    Oui, nous assumons pleinement notre côté instrumental et nous y prenons goût. Il n’y a qu’à écouter nos autres projets musicaux où la part instrumentale reste omniprésente. Nous ne voyons pas ça comme un manque. La voix est un instrument comme un autre en fin de compte, c’est juste que c’est plus facile de raconter des histoires avec des mots qu’avec des notes. Nous essayons de faire voyager un peu les auditeurs avec nos morceaux. C’est aussi ça qu’on adore dans l’instrumental, c’est qu’à part le titre du morceau, l’auditeur reste totalement libre de s’imaginer ce qu’il veut.

    Prenez-vous en compte l’aspect live lors des compositions ou êtes-vous prêts à proposer des versions adaptées à la scène si cela s’avérait nécessaire ?
    Oui, mais ça aussi ça reste naturel. Nous composons chaque morceau pour qu’il puisse être joué en concert. Dès que nous finissons un morceau, nous le rejouons en entier en nous imaginant en concert pour voir si ça le fait. Tous les morceaux composés jusque là ont toujours été joués au moins une fois en concert. Après, face au public, nous nous apercevons que certains sont plus percutants que d’autres donc nous adaptons, mais au départ, chaque morceau est fait pour le live.

    ABYSSE - Interview Geoffrey

    Quels sont vos projets concert prochainement, est-ce que l’on va voir ABYSSE sur les routes en 2016 ?
    Nous sommes toujours plus ou moins en train de travailler sur certaines dates. Nos emplois du temps respectifs compliquent un peu la tâche car nous avons chacun une activité professionnelle. Quelques dates sont actuellement en discussion.

    J’ai cru comprendre que vous travailliez également sur de nouveaux titres, est-ce là le tout début d’un long processus ou seriez-vous prêts à entrer plus rapidement en studio si vous en aviez la possibilité ? I Am The Wolf vient juste de sortir mais êtes-vous un groupe qui entrevoit déjà le prochain album alors que la promotion du petit dernier débute tout juste ?
    Comme je le disais, nos emplois du temps respectifs nous obligent à composer plus lentement. Rajoutez à cela que nous aimons prendre notre temps pour composer, ça devient problématique ! Nous avons en ce moment un titre presque terminé je pense, et des idées pour d’autres. Pour ce qui est de l’enregistrement en studio, nous discutons en ce moment pour proposer quelque chose de nouveau, je ne peux vous en dire plus pour l’instant. Mais oui, dès qu’un album est fini, le suivant est déjà présent dans nos têtes.

    Revenons un instant sur le clip de "Forest Monument" qui est vraiment très réussi, est-ce le genre de projet que vous voudriez reproduire pour ce nouvel album ou avez-vous d’autres priorités, d’autres projets pour I Am The Wolf ?
    Merci, oui ce genre de projet nous intéresse beaucoup. Nous avons travaillé avec Yoann Luis qui, en plus d’être un très bon réalisateur qui commence à être reconnu, est un super pote. Cela nous semblait assez évident de travailler avec lui et son équipe. Nous avons fait un Ulule pour justement que les gens de son équipe soient payés correctement. Nous avons voulu faire une sorte de court-métrage plus qu’un clip. Nous réfléchissons à faire un clip pour un des morceaux de l’album mais il faut un certain budget et tu te doutes bien que nous n’avons pas de compte au Panama.

    Vous êtes dans le coin de la France où il semble qu’il faut être en ce moment, même si les membres d’ABYSSE sont dispersés, est-ce que cela apporte vraiment quelque chose au groupe, cette attraction autour de l’ouest de la France et du Hellfest comme on peut le lire lors de certaines interviews ?
    Oui, à chaque édition il y en a au moins un de nous quatre qui y va. Le Hellfest apporte beaucoup aux membres du groupe car cela nous permet d’avoir une super programmation à moins d’une heure de chez nous, nous nous rendons compte de cette chance. Après, la présence n’a pas d’impact direct sur le groupe, notre notoriété ou quoi que ce soit d’autres, en tout cas, je ne crois pas. Nous pouvons éventuellement être un groupe de dépannage en cas d’annulation soudaine, ce qui a déjà pu arriver, ce qui serait une super occasion.

    Propos recueillis par Aymerick Painless

    Chroniques :
    - En(d)grave
    - I Am The Wolf

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    www.facebook.com/abyssegroupe

     


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  • VAMACARA STUDIO - Interview HK

    Entretien avec Hk réalisé par mail le 23 Mai 2016



    « Le Vamacara studio n’est pas qu’un studio d’enregistrement. Nous sommes une vraie Communauté de musiciens qui s’entraide. Notre but est de trouver le meilleur moyen pour que votre musique soit mise en valeur ! Nous vous accompagnerons depuis vos préproductions jusqu’à la mise en relation avec les acteurs de votre scène (labels, promo etc…) » voilà ce que nous dit le website du Vamacara Studio. Créé en 2014  par Hk, le Vamacara a fait son chemin, en produisant des groupes comme Otargos, Volker, Antropofago ou encore Khaos Dei. Hk conseille, Hk guide, Hk materne les groupes qui lui font confiance. Cet acharné de travail peut extraire le meilleur de toute création musicale. Rencontre avec cet « ingé son » si particulier...

    D’où t’es venue cette envie de travailler le son des autres ?
    Hk : Et bien je pense simplement que dans ma carrière de musicien je n’avais pas trouvé un studio qui avait le son que je voulais… du coup je me suis toujours dit que je le ferai moi-même. Et puis les choses ont fait qu’il aura fallu attendre presque 10 ans pour que puisse me lancer.

    Es-tu également musicien ?
    Oui ! j’ai officié dans diverses formations et je continue à avoir une activité de musicien encore aujourd’hui même si le studio me prend beaucoup de temps…

    Le fait d’être basé à Clisson est-il un plus pour ton studio ?
    Evidemment ! Même si je ne pense pas que le fait d’être voisin du très connu HELLFEST soit un plus pour un studio. Je n’ai aucun contact avec le festival, ni partenariat ou autre. Mais il est vrai que ça aide les groupes à situer le studio. Peut-être que dans l’inconscient des musiciens ça joue. Je n’en sais rien. Faudrait leur demander ! En tout cas même si demain je déménage le studio dans un autre bled ça ne changera pas le son qui en sort !

    Je suppose que tu as travaillé pour chaque groupe avec la même ardeur et la même passion, mais y a-t-il un groupe qui t’a particulièrement marqué par sa création ou pour une autre raison ? As-tu des anecdotes croustillantes ?
    Je traite tous mes groupes de la même façon. Qu’ils soient « connus » ou pas. Je suis aussi pointilleux et attentif. Je pars d’un constat simple : le groupe qui me contacte va économiser pendant des mois ou des années afin de se payer son enregistrement. Je serai le dernier des connards de ne pas leur montrer le respect que ce sacrifice implique. De plus créer de la musique est un acte personnel et intime. Confier cette création à quelqu’un d’autre est souvent difficile, surtout quand c’est la première fois (oui, oui, les premières fois…). Je me dois donc d’être le plus professionnel possible avec mes groupes.
    Des anecdotes j’en ai plein… des croustillantes aussi… mais je vais te raconter un truc qui m’a touché. Un groupe m’a contacté pour avoir des infos sur mes productions. Après quelques mails échangés, le groupe décide de travailler avec moi. En parlant avec mon interlocuteur j’apprends que ce groupe n’est en fait qu’un projet solo sur lequel le mec a bossé pendant des années et a économisé chaque centime. Une fois au studio j’ai découvert un mec imprégné par son art et totalement dévoué à son projet. Honnêtement j’ai été touché par ce mec. Simple, gentil mais avec une démarche tellement authentique et pure que… ouais, il m’a marqué ce petit mec ! Je pense que c’est ça le rock. Un mec (ou un groupe) qui vit à 100% son art et qui lui donne tout.

    VAMACARA STUDIO - Interview HK

    Ton studio est spécialisé dans le Rock et le Metal, si demain un groupe de jazz vient chez toi, tu le remballes ou tu te lances un défi ?
    Alors perdu parce que je suis un gros fan de jazz manouche ! ahah ! Donc si un groupe dans le genre vient taper à la porte je risque de lui ouvrir ! Plus sérieusement je ne fais que du rock et du métal parce que c’est la musique que j’écoute depuis tout gamin… J’ai grandi avec les Beatles et à 12/13 piges je suis tombé dans le métal. Je préfère me concentrer sur ce que j’aime et me parfaire de jour en jour plutôt que de tout faire moyennement…

    Ton travail est-il très pragmatique ou laisses-tu place à l’intuition ?
    Bonne question ! Je pense que c’est un mélange des deux…

    D’où vient le nom de Vamacara ? Pourquoi avoir choisit ce nom ?
    Ce nom vient du sanscrit VAMACHARA qui signifie « la voie de la main gauche ». Tout ceci fait partie d’une philosophie de vie qui est extrêmement précieuse pour moi.

    As-tu un mot à ajouter ? Un compte à régler ?
    Merci pour cette interview et le temps que tu as consacré pour mettre en avant le studio et ses groupes. Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur ma façon de bosser je les encourage à aller voir du côté du site internet , de la page Facebook ou simplement en allant écouter mes productions !

    Merci à toi et félicitations pour ton travail.

    Propos recueillis par Fanny

    VAMACARA STUDIO - Interview HK


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  • AKSAYA - Interview F.Y.

    Entretien avec F.Y. (Batterie) réalisé par mail le 19 Mai 2016



    AKSAYA, qui a sorti son premier album en 2015, se livre ici dans une interview. Rencontre avec F.Y., la batteuse :

    Tout d'abord, peux tu nous rappeler comment est né AKSAYA ?
    F.Y. : Notre groupe est né d’une rencontre entre C.H.S (guitare/chant) et moi-même (batterie) et de deux univers musicaux complètement différents : le « rien » ou le « tout »  musical de C.H.S et le black métal pour ma part. C.H.S compose tout et nous écrivons ensemble les textes. L’âme d’AKSAYA se situe aux confluences de nous deux. Des musiciens nous ont tour à tour accompagnés, et nous avons stabilisé notre line-up à l’arrivée de  M.A.T (guitare), puis T.S (basse). En 2013 nous avons sorti notre première démo : Troisième Guerre,  mini EP sorti chez Cold Raw Records (sold out). Puis en 2015, K.141, un  full length sorti chez The Ritual Productions & Metallic Records. De plus, je suis « endorsée » par la marque "Serial Drummer".

    Quelle est la signification de votre nom ?
    « AKSAYA » a été choisi pour sa signification, son origine et sa sonorité. AKSAYA signifie donc « Incorruptibles » en Sumérien... Notre civilisation doit tous ses grands mythes fondateurs aux sumériens (et accessoirement l’écriture, ce qui n’est pas rien !). Sans être passéistes à tout prix, savoir d’où nous venons est nécessaire, pour savoir qui nous sommes ! C’est donc notre héritage, et nous restons fidèles à nos valeurs, à nous même : « incorruptibles ».

    AKSAYA - Interview F.Y.

    Quels sont les thèmes abordé par AKSAYA ?
    Nos morceaux traitent d’événements ou de faits divers bizarres, déments et irrationnels, comme "K-141" (titre éponyme) qui  traite du naufrage du sous-marin « Koursk » le 12 août 2000, qui fut le reflet des manipulations politiques et médiatiques, et de  l’absurdité de certaines révélations, le tout dans une atmosphère violente et abominable. On peut imaginer la souffrance de ces marins russes, abandonnés sous la mer de Barents pour des motifs politiques : criminel et absurde ! Un autre titre, "Léonid", raconte l’histoire crue et terrifiante de ce scientifique Russe : Leonid Ivanovich Rogozov, qui a dû s’opérer lui-même de l’appendicite, sur la base de Novolazarevskaya, en antarctique. Ces faits divers fonctionnent comme notre fil conducteur et résument assez bien notre pensée : courage, discernement, détermination  et aucune autre alternative, ou comment l’Homme réagit une fois au pied du mur, poussé dans ses derniers retranchements.

    Avez-vous, ou avez-vous eu, d'autres groupes en parallèle ?
    Avant AKSAYA, nous avons tous joué dans d’autres formations Metal, (Hardcore, Black Metal, Punk Metal) diverses et variées... certaines plus connues que d’autres, mais seul AKSAYA compte à nos yeux ! C’est le projet musical de notre vie, et le seul. Nous sommes tous déterminés et exclusifs ! Tout ce qui s’est passé avant n’est plus important à nos yeux. Et rien n’existe à côté ! Nous nous consacrons tous à 200 % à AKSAYA.

    AKSAYA - Interview F.Y.

    Vous avez sorti un premier album en septembre 2015 « K.141 », comment a-t-il été accueilli par le public et la critique ?
    Il a été très bien accueilli. Toutes les chroniques sont bonnes et nous avons de très bons retours et pas mal de belles propositions. Une excellente chronique de Jérôme Le Bloas dans le numéro 92 de Metallian nous a confortés dans nos choix !

    Quels sont vos projets pour l'année à venir ?
    De nombreux concerts sont en préparation, partout en France. Nous essayons de tourner un maximum, en fonction de nos possibilités. De plus, nous sommes actuellement en studio pour enregistrer notre deuxième album qui devrait sortir en septembre 2016. Musicalement, cet album restera dans le registre de K.141 : c'est-à-dire froid, voire glacial, teinté de Death mais pas seulement... il sera plus mélancolique, plus intimiste, plus personnel, plus aérien aussi, et plus brutal ! Le mix et le mastering se feront à nouveau au Vamacara Studio. La thématique restera rationnelle et scientifique, un mélange d’espace et de bio progressivité... rien d’occulte ou de mystique, que du terre à terre... comme nous aimons chez AKSAYA !

    Un dernier mot, un compte à régler, une petite annonce... C'est à vous !
    Merci à toi. « No esotericim ! No Fucking mysticim ! No Fucking Folk Devilry ! We are in the  21st century, Time of atom, technology & space ! »

    Propos recueillis par Nono666

    Chronique K-141

    https://www.facebook.com/paganaksaya
    http://freerozoy.wix.com/aksaya

     


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  • MORTUARY - Interview Jean-Noël Verbecq

    Entretien avec Jean-Noël Verbecq (basse) réalisé par mail le 8 Mai 2016



    Nothingless Than Nothingness, le dernier album en date de MORTUARY, nous a vraiment pris par surprise. Jamais les vétérans du Death Metal n’avaient proposé un disque aussi axé sur les atmosphères et les mélodies. Piqués au vif, nous avons demandés quelques explications au sympathique Jean-Noël, bassiste de son état…

    Lorsque j'ai interviewé Patrick Germonville (chant) en 2010 pour la sortie de G.O.D., il envisageait la sortie du prochain MORTUARY pour 2012. Je suppose que les problèmes de line-up et de label sont les principales raisons qui vous ont empêché de tenir ce délai...
    Jean-Noël Verbecq : Assez bizarrement, le line-up n'a pas changé entre les 2 albums... Nous avons pris le temps de composer et de travailler des morceaux afin d'obtenir un album très cohérent. Nous avons eu également la tournée à Cuba en 2013 que nous avons voulu préparer au mieux. A cela s'ajoute une série d'examens pour notre batteur, rapport à son boulot, et des répétitions malheureusement trop espacées dues à la distance qui nous sépare de notre batteur. Tous ces facteurs plus nos boulots, vies de famille etc. peuvent expliquer ce laps de temps élevé entre les deux albums. Maintenant, nous ne sommes pas des professionnels et n'avons de comptes à rendre à aucune maison de disques, donc nous gérons comme nous le voulons notre "carrière", et tant pis si ça prend du temps entre deux albums !

    Il est vrai que votre guitariste, Paul, vous a quittés en 2015. Il a donc pu participer à l'enregistrement. Il était avec vous depuis plus de dix ans. Peux-tu nous en dire plus sur les raisons de son départ ?
    En fait, c'est pas vraiment lui qui nous a quittés, si tu vois ce que je veux dire... Maintenant, je ne veux pas rentrer dans une polémique, je dirais juste qu'il était temps que nos chemins se séparent...

    MORTUARY - Interview Jean-Noël Verbecq

    OK ! Parlons donc de Nothingless Than Nothingness ! Personnellement, j'ai trouvé l'album assez différent des précédents, beaucoup plus porté sur les atmosphères. Qu'en penses-tu ?
    Oui c'est vrai, mais rien n'a été prémédité, nous composons à l'instinct… Paul a pas mal amené de plans qui donnent cette atmosphère assez froide ou malsaine dans l'ensemble et, à l'arrivée, une fois l'album enregistré et mixé, on s'est rendu compte que ces ambiances étaient vraiment top !

    Etant donné le départ de Paul, on est donc en droit d'imaginer que votre prochain disque empruntera une voie différente…
    Non, pas forcément, rien n'est prédéfini chez nous. Il est possible que des compos continuent de sonner comme sur le dernier album, nous verrons bien au fil des compos comment cela rend...

    Que retiens-tu de la création de ce disque ?
    Beaucoup de travail, d'émotion, nous sommes allés encore plus loin grâce aussi à Gorgor (Ndr : Pierre « Gorgor » Schaffner, producteur et par ailleurs batteur de PHAZM) qui nous a poussés dans nos derniers retranchements lors de l'enregistrement, afin de tirer le meilleur de nous-mêmes !

    J'ai cru comprendre que l'accueil était plutôt bon pour le moment...
    Oui, les critiques sont toutes très positives dans l'ensemble, dans pas mal de pays, et nous en sommes très contents !

    Qu'en est-il des concerts ? Vous êtes sur pas mal d'affiches dans l'Est depuis ces temps-ci, mais y a-t-il des dates prévues au-delà ?
    On prévoit peut-être quelques dates dans le Sud à la rentrée, mais ce n'est pas facile de trouver des plans intéressants. Nous aimerions trouver un tourneur qui ne s'occupe que de cela... D'ailleurs, si quelqu'un est intéressé, qu'il n'hésite pas à nous contacter.

    Tu parlais de vos concerts à Cuba. D'où est venue cette opportunité et comment cela s'est-il passé ?
    Lors d'un concert en Suisse, on nous avait proposé cette éventualité. Nous avions répondu « pourquoi pas ? » sans trop y croire et, en 2012, nous avons été recontactés pour participer à la tournée d'été en août 2013 ! C'est David Chapet, français parti vivre à Cuba, qui s'occupe de toute l'organisation sur place. Il réserve également les billets d'avion à un prix plutôt bon marché. Voilà comment cela s'est passé : une fois sur place, un bus nous emmène aux quatre coins de l'île pour effectuer au total sept concerts, généralement en plein air (mais bon, il ne fait jamais froid à Cuba !) devant un public relativement jeune et très communicatif ! Nous gardons un souvenir exceptionnel de cette tournée et recommandons à tous les groupes qui en ont les moyens financiers (tournée à fonds perdus, les groupes ne touchant pas de cachet sur les concerts) de vivre cette superbe expérience humaine et musicale...

    MORTUARY - Interview Jean-Noël Verbecq

    Après tant d'années passées au sein de la scène Death Metal, le style vous inspire-t-il toujours ? Quels sont les groupes, récents ou plus anciens, qui ont vos préférences ?
    Personnellement, je suis plus attiré par le Thrash ! En Death Metal, je suis resté assez old school avec des groupes comme ENTOMBED, DISMEMBER, DEATH, MALEVOLENT CREATION, UNLEASHED... J'écoute de moins en moins de  Death Metal, les groupes sont de plus en plus techniques et au final, je trouve qu'il n'en ressort pas grand-chose à part un déluge de notes ! Je sais que Pat est assez fan de groupes comme CATTLE DECAPITATION ou PSYCROPTIC...

    Si tu pouvais choisir un ou plusieurs groupes avec lesquels partir en tournée, le(s)quel(s) citerais-tu ?
    SLAYER, EXODUS, TESTAMENT !!!

    En dehors des concerts prévus ou envisagés, y a-t-il d'autres projets que vous aimeriez concrétiser dans un futur plus ou moins proche ?
    Personnellement, pour MORTUARY, j'aimerais que nous puissions effectuer une vraie tournée (avec tour-bus...) dans de vraies bonnes conditions, mais à moins de débourser 25 000 euros (si si, on nous l'a proposé !), je ne vois pas comment cela pourrait se réaliser...

    Voilà, comme le veut la tradition, je te laisse conclure cette interview !
    Merci à toi Stéphane, pour cette interview, et merci à tous ceux qui continuent de soutenir l'underground et qui se déplacent aux concerts ! STAY BRUTAL!!!

    Propos recueillis par Morbid S

    Chronique : Nothingless Than Nothingness

     


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  • SLAVE ONE - Interview avec Nico & Seb

    SLAVE ONE est né de l'esprit de Seb en 2009. Avec Nico aux guitares et à la basse, ils enregistrent une démo (Vermin), puis un EP (Cold Obscurantist Light). Bayou, Nico et Ben les rejoignent ensuite. Inspiré par les différentes cosmogonies, SLAVE ONE  nous propulse vers une réflexion cosmologique.  C’est Nico (guitares) et Seb (batterie) qui nous ont reçus dans leur palace oriental, entre terre et mer (bon ok, c’était  sur  facebook, mais tout de suite, ça fait moins rêver).

    Pourquoi avoir choisi cette imagerie « orientalo-persane » ?
    Nico : L’artwork de 3MMI Design correspondait parfaitement aux thèmes évoqués sur l'album. La représentation iconographique de cette femme aux multiples bras rappelle bien sûr la mythologie indienne. Les cadrans astronomiques et astrologiques font écho aux paroles de l'album.
    Seb : Nous avons tenté d’éviter les clichés du genre. De plus, comme le souligne Nico, cette représentation à la limite de l’iconographie, est en parfaite adéquation avec le contenu des paroles. Enfin, la Perse a été le berceau des sciences ce qui appuie un peu plus le propos thématique développé.

    Du coup, quels thèmes abordez-vous dans vos morceaux ?
    Nico : L’un des premiers thèmes est  la cosmogonie indienne avec des titres comme "Deus Otiosus" et "For  Shiva Whispered The Universe"... Mais d’autres titres sont directement liés aux rapports entres les hommes et les étoiles.
    Seb : La cosmogonie indienne n’est qu’un prétexte, un instrument pour mettre en exergue la relation qu’ont les Hommes avec les cieux. Nous ne faisons que souligner la vacuité spirituelle de l’être humain et sa quête pour combler cette faille.

    Qu’est ce qui vous inspire ?
    Nico : La relation entre cultes religieux et le raisonnement scientifique qu’il soit antique ou moderne est pour nous grande source d'inspiration.
    Seb : Les chants dans les hôtels à Marrakech. (ndlr : hahaha !)

    Êtes-vous du genre connectés au monde et impliqués, ou totalement décalés ? Quel impact peut avoir l’actualité sur votre musique ou vos textes ?
    Nico : Les événements qui se produisent à travers le monde n’influencent que peu nos musiques et textes. Nous voyons ces derniers comme un moyen de révéler nos réflexions sur nos origines et notre devenir, un éternel recommencement, un mécanisme uroborique en quelque sorte sur lequel les événements n'ont que peu d'impact.
    Seb : Notre univers autistique se nourrit de lui-même. Nous nous inspirons de nos lectures plutôt que l’actualité. Autarcie intellectuelle est le maitre mot.

    SLAVE ONE - Interview avec Nico & Seb

    Qui compose et comment procédez-vous ? Est-ce le travail d’un seul ou du groupe ?
    Nico : Seb se charge toujours de la structure rythmique des morceaux et compose ensuite les riffs guitares. Ben et moi les arrangeons ensuite. Une fois, l'ossature rythmique calée, j ai carte blanche pour gérer les harmonies et soli.

    La production est plutôt bonne et propre. Où avez-vous enregistré ?
    Nico : Tous les instruments ont été enregistrés dans notre home studio. Puis JC d'UNDERWAVES STUDIO s est occupé des reamping, mixage et mastering. Un grand merci à lui pour sa patience et son excellent travail.

    Votre musique est millimétrée et ultra précise. Etes-vous psychorigides dans la vie aussi ?
    Nico : Totalement psychorigide, dénué de toute forme d'humour ou d'ouverture d'esprit. Des black metalleux jouant du Death Metal, quoi. (ndlr : haha !)
    Seb : Il faut être psychorigide pour progresser dans la vie et en musique. Pas d’humour, interdiction de blaguer en répète ou de sourire. Plus sérieusement,  je pense qu’il faut  s’infliger une certaine rigueur lorsqu’il s’agit de pratiquer son instrument. Je suis exigeant avec les autres membres du groupe autant que je le suis avec moi –même. Cela ne nous empêche pas d’aimer l’humour bien gras et foireux lorsque le moment est approprié.

    Le mot de la fin, et encore bravo pour cet album qui est une vraie réussite...
    Nico : Merci pour votre soutien, continuez de  supporter les groupes locaux.
    Seb : Merci pour le soutien. Soyez curieux, il y a de nombreux groupes talentueux dans notre ville qui méritent que l’on s’intéresse à eux : AKSAYA, SAVAGE ANNIHILATION, PLEASURE TO KILL.

    Ndlr : Ce fut un plaisir de réaliser cette interview et de me rendre compte que non seulement Slave One nous a composé un très bon album, mais en plus apporte une réflexion philosophique recherchée.

    Propos recueillis par Fanny

    Chronique : Disclosed Dioptric Principles

    www.facebook.com/SlaveOneMetal

     


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  • TANKRUST - Entretien avec Kootoh (chant)

    Entretien avec Kootoh (Chant) réalisé par mail entre le 27/01 et le 07/02/2016



    Armé de son premier album The Fast of Solace, TANKRUST écume actuellement les scènes du pays afin d’asséner son Metal brutal et mélodique à un public qui ne pourra rester de marbre, soufflé par l’énergie déployée sur scène par Kootoh (chant) et sa bande. Un entretien s’imposait alors pour faire connaissance, car lorsque TANKRUST posera ses flight cases près de chez vous, ce ne sera certainement pas pour faire la causette !

    Peux-tu nous présenter TANKRUST et son parcours ? Il semble que tu ne faisais pas partie du groupe à ses débuts...
    Kootoh : C'est tout le contraire ! Je suis le seul rescapé de la formation originelle ! (NDR : Oups !) Au départ c'est l'ancien batteur (Rudy) et moi-même qui avons fondé le groupe. Celui dans lequel on s'est rencontrés a été dissout et ne faisait pas la musique qu'on voulait vraiment faire. Après quelques annonces, on a recruté un gratteux et un bassiste et on a fait un genre de Thrash / Power entre SLAYER et PANTERA. C'est surtout à partir de 2010, avec le départ des deux cordeux et l'arrivée de William et Garth qu'on a commencé à construire des compos au carrefour de plein de styles de Metal. Jules (basse) s'est rallié à nous un an après, et enfin Schuff a pris la batterie, fin 2013. Avec ces modifications c'est autant d'influences qui ont pétri la musique du groupe et nous ont donné le chemin qu'on voulait suivre. L'EP a été une première étape pour concrétiser une identité et depuis on n’a cessé de faire mûrir la formation pour en arriver à l'étape d'aujourd'hui. Du coup, on est contents de mélanger les plaisirs et de redonner du neuf à nos racines souvent old-school, en leur apportant la touche de modernité de nos découvertes actuelles. Pour autant, une chose n'a jamais changé depuis l'origine : l'esprit de famille qu'on a mis en place et qu'on a toujours veillé à entretenir. TANKRUST, c'est avant tout des potes et c'est encore plus vrai aujourd'hui que nous sommes tous des amis datant d'avant le groupe. Je pense que c'est aussi ce qui donne l'âme de notre formation !

    Justement, quelles sont vos influences, qu’elles soient musicales ou autres ?
    Vaste sujet ! Il faut y répondre membre par membre puisque nous avons chacun des univers différents, qui parfois se croisent mais qui peuvent aussi être aux extrémités les uns des autres. Jules a beaucoup baigné dans l'univers Punk / Hardcore (THE EXPLOITED, RANCID ou encore HATEBREED, RAISED FIST…) mais il adore aussi tout ce qui est Thrash ou Heavy et rejoint l'univers de Garth sur ce point, qui lui est un fan de groupes 80’s comme MEGADETH, JUDAS PRIEST, ou MACHINE HEAD. Schuff, lui, est dans la sphère Death, voire brutal Death, de façon quasi exclusive. Il en connaît un éventail qui me fascine. Pour les plus parlants je citerais KRONOS, ORIGIN ou encore CATTLE DECAPITATION. William et moi sommes très éclectiques, tous styles musicaux confondus ! William a passé sa vie à écouter et brasser de la musique, il en a pratiqué dans tous les styles. Pour ma part c'est un peu pareil, une sorte de soif jamais éteinte. Du coup, impossible de citer toutes les influences. Pour William il y a un groupe culte : WALTARI et pour moi ce sera toujours ALICE IN CHAINS ! Sur les autres univers on se rejoint un peu plus, on est des gros fans de séries, notamment fantastiques à la Penny Dreadful ou Walking Dead, de films qui ont marqué notre adolescence comme Wayne's World, Star Wars évidemment. Pour ça, on est assez fidèles à notre génération mais ça ne se ressent pas forcément dans nos compos. On n’a pas voulu verser dans trop de cliché.

    OK ! Comment décrirais-tu votre musique à quelqu'un qui ne connaît pas TANKRUST ?
    Je la décrirais comme Metal ! Étant donné nos horizons divers et le mélange qu'on met dans les morceaux, voilà des années qu'on tente de répondre à la question de comment décrire notre musique. Eh bien on ne peut pas y répondre en parlant de style. Les puristes du Thrash, du Death ou d'autres influences, ne s'y retrouveront pas assez pour y accoler une étiquette. Ça tombe bien, on n’aime pas trop les étiquettes... Certes, les racines old-school s'y retrouvent et chacun y verra une facette de ses références. Mais je décrirais plus notre musique par d'autres aspects : énergique, compacte, positive, visuelle... Voilà !

    TANKRUST - Entretien avec Kootoh

    Peux-tu nous parler de la création de The Fast of Solace ? Que retiens-tu principalement de ce processus ?
    Pour ce qui est des titres, c'est un mélange de morceaux anciens qui ont été retravaillés et de titres nouveaux qui doivent préfigurer du futur esprit du groupe. Le processus a donc ressemblé à une espèce de phase de chrysalide. A l'intérieur de ce cercle humain on a fait travailler toutes les créativités en restant ouverts aux compromis. La production a suivi ce credo humain qui a toujours été le nôtre : on a cherché le gars à la fois compétent et humain. Par chance on l'a trouvé ! Olivier t'Servrancx, à l'Electrik Box, a été le prolongement du groupe. On a bossé en toute proximité, dans un petit espace, avec beaucoup d'échanges et de sympathie. Je retiens que je m'attendais à quelque chose de pénible et très déshumanisé, comme l'ont été certaines expériences passées. Et finalement, du moment où on a commencé à bosser l'album jusqu'à sa sortie (hors les délais inévitables), on a eu (presque) que des supers surprises humaines et techniques ! Pour une formation qui aime le live avant tout, ça nous motive pour un deuxième album !

    J'allais y venir : vous semblez vous considérer avant tout comme un groupe de scène, et d'après ce que j'ai pu voir sur le net, vos prestations sont plutôt énergiques. Considères-tu la scène comme un défouloir qui permet d'évacuer les aspects négatifs de la vie, ou bien vois-tu au contraire le live comme une célébration ?
    Les deux ! Pour nous, ce n'est pas incompatible. On voit effectivement le live comme un exutoire. C'est le meilleur moment, tous ensemble pour expulser toute cette rage et ces frustrations du quotidien. Et chacun sait et comprend ce que son voisin a besoin d'évacuer. C'est en faisant comme ça qu'on célèbre le moment présent, la vie, le fait d'être là, d'être entourés, de partager un moment intense. On vide donc les ondes négatives pour se remplir de celles qui sont positives et nous permettre de repartir gonflés à bloc ! C'est ce qui rend toute la dimension d'un concert aussi forte. Et on a vraiment envie d'apporter toute notre énergie et de la transmettre. C'est notre façon d'être entièrement sincères dans ce qu'on fait.

    Pour en revenir à l'album, peux-tu nous en dire plus sur les sujets abordés dans les textes ? Es-tu l'auteur des paroles ?
    C'est moi qui les rédige, effectivement. C'est ma part du job et les autres me font confiance comme je leur fait confiance pour la musique. Après, ça ne nous empêche pas de nous concerter : je leur explique ce que j'ai écrit, je leur montre et, la plupart du temps, ils sont ravis. Ce sont des textes qui poussent à la réflexion plus qu'à la révolte. Souvent, je pars d'un évènement de mon quotidien ou d'un sujet qui m'a interpellé et je partage ça dans la chanson, pour que les gens s'interrogent. Par exemple, dans « DMZ », je remets en question cette façon qu'on a de catégoriser les gens en clichés : "T'es vieux donc tu es ennuyeux, t'es jeune donc tu te drogues, t'es religieux donc tu es fanatique...". Dans « Draw the Line », je m'insurge contre le phénomène de bien-pensance et les moralisateurs médiatiques. Dans « Apollo is dead », c'est la façon dont l'histoire et la mythologie sont complètement détournés à travers les films qui me fait bondir, parce que c'est ce que nos enfants vont prendre pour vrai, et un pan de notre culture qui est menacé. Voilà, ce sont des bouts de réflexion qui émergent en fonction de ce que je vis.

    En parlant de « DMZ », vous avez réalisé un clip très soigné pour ce morceau. Cela me donne l'impression que votre souhait est de proposer une expérience complète autour de TANKRUST, et en extrapolant, de ne surtout pas voir ce nouvel album comme une fin en soi. Qu'en penses-tu ?
    Merci, si le résultat semble soigné, c'est déjà un premier objectif que nous avons atteint. Nous avons bossé avec Olivier Jacques, qui est également un ami, et nous avions tous ensemble à cœur de faire quelque chose de bien réalisé. J'aime beaucoup ton point de vue et c'est certainement un peu inconsciemment que nous démontrons que l'album n'est qu'une pierre à l'édifice et que nous comptons en ajouter d'autres. Mais avant tout, TANKRUST est un groupe live, et sur scène nous aimons avoir quelque chose de vivant. Le clip était naturellement l'animation d'un des morceaux. Pour nous c'est indispensable de rendre les morceaux visuels, de faire vivre les textes, de proposer une expérience complète comme tu le dis. Et puis, il faut avouer que c'était vraiment marrant de vivre cette expérience !

    TANKRUST - Entretien avec Kootoh

    Pas mal de concerts ont déjà eu lieu depuis la sortie du disque. Et maintenant ? Quels sont les projets, voire les souhaits de TANKRUST dans un futur plus ou moins proche ?
    Dans l'absolu, notre projet principal est de faire du live. Le concert est vraiment essentiel pour nous. Partager, fêter, faire vivre la musique… Donc, les projets à court et moyen terme vont être de continuer à faire autant de concerts que possible. Rencontrer des gens, d'autres groupes, défendre notre album, découvrir de nouveaux lieux, voilà le pied ! On apprécie sincèrement de jouer partout, dans toutes les configurations, mais on a évidemment ces envies d'accrocher des scènes plus grandes, des fests... du Hellfest ? Il faut toujours se laisser des espoirs, des projets. Et en parlant de projet, on planchera bien sûr à l'élaboration d'un deuxième album !

    Vous êtes également pas mal impliqués dans la scène via d'autres projets (autres groupes, association etc.). Y en a-t-il certains que tu souhaiterais mettre en lumière ici ?
    C'est cool d'avoir l'occasion de parler de ça. C'est une des facettes qui peut aussi expliquer notre musique. Par exemple, les influences de Schuff (le batteur) s'illustrent dans le groupe de brutal Death qu'il a fondé, AÄZYLIUM. L'éclectisme de William se retrouve dans son projet de Rock français SATURE . Pour ma part, j'ai démarré un projet Doom / psyché, CLEGANE , pour explorer d'autres pistes qui me plaisent. On essaie de rester cohérents dans notre esprit. Soutenir activement les scènes locales implique pour nous de faire encore un pas en avant en étant actifs dans le milieu. En plus d'être bénévoles sur un certain nombre de fests (Hellfest, Fall of Summer, Motocultor, Delirium...) on a créé notre asso ALMOST FAMOUS  qui sert à la fois de label / producteur pour nos groupes, mais on monte également des plateaux pour faire découvrir des groupes émergents. C'est certes très chronophage, mais tout aussi passionnant. On aimerait avoir plus de temps parfois, on en arrive même à culpabiliser de ne pas en faire assez !

    Cette interview touche à sa fin. Je te remercie d'avoir consacré du temps à Heavy Sound ! Les derniers mots sont pour toi...
    Merci à Heavy Sound de s'être intéressé à TANKRUST et de soutenir les scènes locales. Vous constituez une pièce indispensable à la vie du metal, comme le public ! Notre dernier mot est toujours le même : RESTE TRANQUILLE, C'EST PAS FINI !

    Propos recueillis par Morbid S.

    Chronique : The Fast Of Solace

     


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