• CULT OF ERINYES - Æstivation

    Amor Fati Productions

    Style : Black Metal

    Origine : Belgique

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/cult.erinyes

     

    CULT OF ERINYES - Æstivation

     

    01. Death As Reward / 02. Corruption / 03. Broken Conclave / 04. Healer - Fever / 05. Nothing Is Owed To The Void / 06. Nihil Sacrum Est

     

    J'avais laissé les Belges de CULT OF ERINYES avec le premier album, A Place To Call My Unknown, paru en 2011 chez Les Acteurs De L'Ombre Productions. Un premier album franchement prometteur ! Et puis, ayant perdu de vue le groupe qui fila chez Code666 Records pour les deux albums suivants, j'avais même imaginé que le groupe avait splitté. En réalité, ce n'est pas tout à fait ça, le line-up du premier album avec Baal et Mastema se sépare en 2016, laissant Corvus seul à la manœuvre. Le troisième album sera d'ailleurs un beau melting-pot au niveau des musiciens puisque Mastema y pousse tout de même la chansonnette.

    Pour Æstivation, Corvus a revu cela en demandant à Déhà de tenir le micro. Le résultat ? Une voix crade et habitée comme tout ce que fait l'homme, ça ne fait pas dans la demie-mesure et, autant le dire de suite, cela va très bien à CULT OF ERINYES qui laisse derrière lui un passé presque gentillet en comparaison aux six titres de ce nouvel opus. Le tout commence sur un "Death As Reward" alternant l'ambiance cradingue et profondément malaisante et un blast Black Metal bien brutal et rentre dedans, le jeu des contrastes est ici très pertinent et percutant. Et cela se poursuit sur un "Corruption" absolument imparable et ce "Broken Conclave" d'une intensité qui trouve tout son écho dans cette voix d'écorché vif si caractéristique du travail de Déhà, encore une fois à la hauteur. Avec "Healer - Fever", les Belges réintroduisent ce qui illuminait le premier opus, ces leads ultra mélodiques bien sentis, sauf que dans le cas de ce morceau, ces passages sont entourés d'autres extrêmement noirs et bien plus bruts, que ce soit sur le début où cette partie dissonante où une voix clamée en français se fait entendre avant une nouvelle envolée plus mélodique qui prend des contours dissonants jusque dans les parties de basse.

    Sur le fond, CULT OF ERINYES n'a pas tellement changé sa formule. Tout d'abord, la production est bien plus percutante avec ce quatrième album, c'est clair, c'est puissant, mais c'est aussi incroyablement équilibré et crade. Rien que le traitement du chant déshumanisé au possible renvoie cette noirceur qui pouvait peut-être manquer au groupe à ses débuts, des voix clamées plutôt que le chant clair des débuts, bref le style s'est peaufiné. Ensuite, le travail sur les contrastes est bien plus extrême ici, les passages calmes le sont bien mais toujours aussi sales et dérangeants dans leur ambiance. Et enfin, les parties de Black Metal très franches sont d'une nervosité et d'une brutalité qui permet justement ce travail sur les contrastes exprimé plus haut. J'avais laissé le groupe en état d'adolescent prometteur, il me revient en grosse baraque capable de t’assommer d'un simple regard insistant... ce Æstivation est plus que conseillé aux amateurs d'un BLUT AUS NORD par exemple.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    CULT OF ERINYES - Æstivation

     

     

     


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  • LOFOFORA - Vanités

    At(h)ome

    Style : Rock / Metal / Punk / Hardcore

    Origine : France

    Sortie : 2019

    Site Web : www.lofofora.com

     

    LOFOFORA - Vanités

     

    01. Bonne Guerre / 02. L’Exemple / 03. Les Fauves / 04. Le Refus / 05. Le Venin / 06. Le Futur / 07. Le Mâle / 08. Désastre / 09. X-it / 10. Les Seigneurs / 11. La Surface

     

    Après s'être présenté à nous dans le plus « simple appareil » (comprenez en mode acoustique) avec son album précédent, album qui a par ailleurs quelque peu divisé les fans, LOFOFORA rebranche les guitares pour son dixième opus, Vanités, et revient aux sources de son style habituel pour nous balancer cette fusion Rock / Metal / Punk / Hardcore qui a fait sa réputation. Le temps passant, et malgré les trente ans qu'affiche désormais le groupe, on sent toujours chez LOFO cette même envie d'en découdre, cette même agressivité dans le propos, nous offrant, une nouvelle fois, avec ce Vanités, un album enragé d'une intensité rare, ça envoie sévère, c'est énergique et puissant comme on l'aime, et le sieur Reuno n'a rien perdu de la verve qui le caractérise depuis toutes ces années. En d'autres termes, LOFOFORA nous livre avec Vanités un pur album de LOFOFORA, concis, énervé et hargneux, qui, à n'en point douter, ravira les amateurs du combo et devrait réconcilier ceux qui ont pu être déçus par le disque précédent.

     

    Chronique : Nono666

    LOFOFORA - Vanités

     

     

     

     


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  • REIDO - Anātman

    Aesthetic Death

    Style : Funeral Doom Metal

    Origine : Biélorussie

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/Reido-175046819224347

     

    REIDO - Anātman

     

     

    01. Deathwave / 02. The Serpent's Mission / 03. Dirt Fills My Mouth / 04. Liminal / 05. Anātman / 06. Vast Emptiness, No Holiness

     

    Anātman est le troisième album d'un groupe existant depuis 2002, REIDO, le groupe Biélorusse est donc du genre à prendre son temps puisque le précédent album -11- est sorti en 2011 ! Changement de maison de disques pour le groupe avec l'arrivée chez Aesthetic Death, tout aussi apte à distribuer le Funeral Doom Metal que ne l'était Slow Burn Records, l'ancien label du groupe. Avec cet album, le groupe ouvre donc une porte un peu plus grande vers l'Europe de l'Ouest.

    Une petite présentation du groupe est nécessaire, vous en conviendrez. Il agît en trio et propose un Funeral Doom Metal loin des clichés de la scène, puisque le grain des guitares se fait bien noir et gras, pas de nappes de clavier pour noyer le tout, le groupe joue la carte d'une ambiance sombre, ténébreuse et rageuse plus que contemplative ou même plaintive. Le batteur, Dmitry Kochein a intégré le groupe entre les deux derniers albums et si son jeu est plutôt standard pour le style, on sent une frappe lourde bien mise en son et intégrée au reste. La production de l'album, et notamment le mixage et le mastering, est l’œuvre du guitariste du groupe Anton Matveev, qui se contentait jusqu'à ce nouvel opus, de tenir la basse, laissant le reste à Alexander Kachar, la tête pensante du projet.

    L'heure de musique de cet album est d'ailleurs construite comme un voyage, le tout s'enchaîne et une fois l'entrée en matière réussie avec ce "The Serpent's Mission", on sent la progression noire de "Dirt Fills My Mouth" nous envahir, la voix chuchotée, une guitare presque claire contrastée par l'arrivée d'une guitare bien plus lourde, très Funeral dans l'esprit, REIDO évite pourtant l'écueil des nappes de clavier, lui préférant la mélodie dérangeante et lancinante à la guitare sous effet, là où un DAYLIGHT DIES se fera ambiant, REIDO se fait noir et accrocheur ! Pour comprendre l'univers du groupe, il suffit de se plonger dans l'artwork très réussi de cet Anātman signé Vladimir "Smerdulak" Chebakov (1914, HIDEOUS DIVINITY, SHRINE OF THE SERPENT).

    Au milieu de cette déferlante noire, pourtant, le groupe se ménage une plage aux synthétiseurs le temps d'une large partie centrale de "Liminal", l'obscurité des fonds marins viennent en image à l'écoute de ce passage qui sublime la partie qui permet de relancer le morceau. Un retour progressif tout en subtilité, comme expliqué au début, le groupe aime prendre le temps et ce "Liminal" est en la concrétisation musicale.

    Il est certain que l'effet de surprise n'y est absolument pas, si ce n'est ce très court passage à effets électroniques bien pensé à la fin de la chanson titre, mais la qualité oui, c'est déjà bien suffisant pour que REIDO se fasse un nom chez nous. On pense à OPHIS par exemple à l'écoute de cet album, MOURNING BELOVETH, ESOTERIC également, et peut-être même à nos frenchies d'ATARAXIE et leurs débuts notamment. Anātman est donc un album tout à fait indiqué aux amateurs de Funeral Doom Metal, loin des albums agissant comme des somnifères, ce troisième album des Biélorusses garde une énergie noire et lancinante bien agréable. A découvrir...

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    REIDO - Anātman

     

     

     


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  • HELLSODOMY - Morbid Cult

    Saturnal Records

    Style : Old school Thrash/Death Metal

    Origine : Turquie

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/hllsdmy666

     

    HELLSODOMY - Morbid Cult

     

     

    01. Into Perversion / 02. Endless Demise / 03. Pestilence Of Black Blood / 04. Charged To Kill / 05. From The Seed To The Grave / 06. Hateclan / 07. Divided Souls / 08. Mortem In Comfort / 09. Dazed Victims / 10. Furious Chants / 11. Souls Devoured

     

    Au pays du blasphème ultime, quatre gars en recherche de sensations fortes se mirent en quête d'un nom si offensant qu'il serait si facile à retenir. Il en ressorti le nom de HELLSODOMY... un nom aussi classe que le glory hole particulier qui trône sur la pochette de leur deuxième album, Morbid Cult, paru en ce mois de décembre. Bien, une fois passée l'impact de la facilité apparente mise dans la recherche par ce groupe Turque, il reste tout de même à voir si côté musical, les gaillards vont également faire dans la facilité. Tout débute avec cette introduction "Into Perversion" qui calme de suite les curieux venus voir si on allait pouvoir rire un peu par ici. Que nenni, et cela se poursuit avec "Endless Demise", un début d'album bien rentre dedans. Avec "Pestilence Of Black Blood", le groupe introduit la notion subtile de Thrash Death Metal avec intelligence avant de poursuivre sur le début de "Charged To Kill". Le groupe se met vraiment à la frontière d'un Thrash Death Metal old-school et du Death Metal old-school à la VADER, allant même jusqu'à insérer ces fameux solos popularisés par SLAYER. "From The Seed To The Grave", par son côté immédiat et très brut, colle parfaitement au concept introduit par le nom du groupe, c'est bestial, ça enchaîne les plans rapides, mais où est passée la tendresse, pas sur cette galette visiblement, qui porte parfaitement son étiquette Death Metal. Certes, l'impression de déjà entendu peut être plus ou moins forte, un titre comme "Divided Souls" ne tranche pas par son originalité mais diable que c'est efficace et terriblement bien exécuté, les blasts tapissent bien le spectre sonore et les solos stridents surgissent comme un mal de dent terrible, un exercice de violence organisée convaincant ! Niveau production, on est dans les codes du genre, pas de batterie survitaminée, des guitares bien gavées de médiums lorsqu'elles partent en solo mais largement nourries de grain lorsqu'elles sont en rythmique, un chant avec une légère réverb, suffisamment en avant pour être distinct mais pas de trop. La fin de l'album est particulièrement réussie avec ce "Furious Chants" très direct, avec cette patte Thrashy décidément très appréciable, et puis ce malsain "Souls Devoured" dont on distingue quelques ambiances que SLAYER ne renierait pas, voilà de quoi donner envie de se remettre la galette entre les esgourdes. Un disque efficace donc, sans prétention, juste de la passion et des idées.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    HELLSODOMY - Morbid Cult

     

     

     


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  • (EchO) - Below The Cover Of Clouds

    BadMoonMan Music

    Style : Melodic Doom/Death Metal

    Origine : Italie

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/echoband.official

     

    (EchO) - Below The Cover Of Clouds

     

     

    01. (Y)our Warmth / 02. Glimpses And Fear / 03. Culmine 2.18 / 04. Blind Snow / 05. My Burden / 06. The Ferryman / 07. Awakening

     

    Ces Italiens, je les ai vu grandir ! Et lorsque l'on suit comme cela un groupe et son évolution, même si ce qu'il produit ne vous parle pas forcément, il y a un lien spécial, un attachement particulier à ce qu'il propose. (EchO) est donc arrivé par l'intermédiaire d'une démo, Omnivoid, en 2008 avec un style piochant autant dans MY DYING BRIDE que KATATONIA. Bien entendu, le tout était très brut mais on sentait déjà cette volonté d'insérer de la mélodie dans leur musique. Depuis le line-up du groupe a bien changé, out les claviers, changement de bassiste, de guitariste et de chanteur en 2015. Et s'il y avait un aspect qui accrochait mon oreille, c'était bien le chant pas totalement convaincant et maîtrisé.

     

    Below The Cover Of Clouds est donc le troisième album du groupe, le troisième pour BadMoonMan Music, le label Russe spécialisé dans le genre Melodic Doom Death Metal que pratique (EchO), un choix qui semble payant et durable. Un troisième album qui installe franchement les Italiens sur la scène déjà bien encombrée dans le style, car lorsque je parlais de volonté d'insérer de la mélodie, ce nouvel album en est truffé. Cela commence avec la longue introduction de "(Y)our Warmth", calme et mélancolique, qui monte en intensité à la faveur du jeu sur les toms par un Paolo Copeta, présent depuis les débuts, et qui montre ici ses capacités pour faire une vivre une musique aux apparences bien mortes. Le chant met du temps à intervenir mais lorsqu'il déboule par un growl, les guitares se font plus écrasantes, c'est très classique mais efficace, les derniers albums d'OCTOBER TIDE, par exemple, sont une bonne comparaison de ce qu'il vous attend sur cette galette. Le refrain en voix claire plutôt maîtrisée apporte une dose de douceur avant une fin de morceau qui se cale sur l'introduction, aussi longue. Ce premier titre va servir d'étalon pour l'ensemble de cet album, et c'est un peu le reproche que l'on peut lui faire, "Glimpses And Fear", "Blind Snow" ou "Awakening" ne dérogeront pas, on reste bien ancré dans le style, sans réelle prise de risque, ce qui fait de Below The Cover Of Clouds un album destiné avant tout aux passionnés du genre, au risque d'avoir cette sensation de déjà entendu. Quelques relents d'un IN FLAMES époque Reroute To Remain, notamment par ce chant allant chercher dans le suave en début de phrases et ce développement mélodique assez fin également. On relèvera donc l'instrumental "Culmine 2.18" avec cette mélodie entêtante et cette batterie qui se distingue une nouvelle fois par le jeu en intensité qui domine ce titre utilisant des sonorités très typiques du genre mais qui s'avère une nouvelle fois efficace. Le single "The Ferryman" amène un supplément de noirceur sur cet album même si l'utilisation des parties calmes systématiques brise un peu la dynamique de ce morceau au potentiel certain, et de l'album en général qui transparaît de douceur, un peu trop peut-être. Enfin, il y a ce "My Burden", sorte de ballade Melodic Death Doom Metal en voix claire sur un mid-tempo constant tout au long du titre. La voix claire en début de morceau est un peu forcée, comme si les lignes de chant ne collaient pas totalement à la musique, cela s'arrange par la suite, avec une pertinence dans ces lignes bien plus accrues et une partie instrumentale très mélancolique plutôt réussie, voilà le genre de titre réussi mais qui fait regretter que les autres morceaux de l'album ne jouent pas plus sur les variations d'ambiance.

     

    Toutefois, les mélodies sont certes pas très originales mais elles font mouches à chaque fois, le chant est bien supérieur à ce que je me souviens du groupe, la qualité des compositions est de haut niveau, bref, ceux qui suivent OCTOBER TIDE, KATATONIA, SWALLOW THE SUN ou DOOMED ne seront pas dépaysés. Un bon album dans le style qui jouit en plus d'une production très nette, précise, bien polie signée Greg Chandler (ESOTERIC, ALUNAH) et d'un artwork au-delà des standards du genre signé Costin Alexandru Chioreanu (ARCH ENEMY, DE PROFUNDIS, DREAD SOVEREIGN).

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    (EchO) - Below The Cover Of Clouds

     

     

     


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  • ALUNAH - Violet Hour

    Heavy Psych Sounds Records

    Style : Hard Rock/Doom

    Origine : Royaume-Uni

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/alunah.doom

     

    ALUNAH - Violet Hour

     

    01. Trapped & Bound / 02. Dance Of Deceit / 03. Hunt / 04. Hypnotized / 05. Violet Hour / 06. Unholy Disease / 07. Velvet / 08. Lake Of Fire

     

    Le précédent album des Anglais date de 2017 et pourtant que de changements au sein du groupe ALUNAH. Le guitariste, tout d'abord, exit David Day, présent dans le groupe depuis les touts débuts alors que le groupe s'appelait encore ALUNA, et arrivée de Dean Ashton, également gratteux de DIAMOND HEAD. Ensuite, la chanteuse, Sophie Day, également chanteuse historique du groupe, remplacée par Siân Greenaway qui tient également la guitare comme Sophie le faisait. 

     

    Changement de label également avec l'arrivée chez Heavy Psych Sounds, habitué des sorties Fuzz, Stoner, une musique à base de champignons, là, avec ALUNAH, ce n'est pas le même propos, d'autant plus que les Anglais prennent un virage plus Rock et direct avec ce Violet Hour. La chanson titre est assez déstabilisante aux premières écoutes tant les guitares servent de prétexte à une ligne de chant pourtant pas très originale non plus, un premier point faible. Ensuite, ALUNAH va clairement vers la facilité et l'ultime titre "Lake Of Fire" débute comme une ligne de guitare à la IRON MAIDEN, ce pourrait être une bonne chose, mais le IRON MAIDEN le plus récent, pas le meilleur ! Mais cette ligne de guitare d'une facilité consternante lance difficilement ce morceau qui est sensé être le point d'orgue de l'album, heureusement la suite du titre est un peu plus relevée et recherchée.

     

    Ensuite, il y a le chant de Siân qui n'est pas de la même teneur que celui de Sophie, et ça ne va pas dans le bon sens, les lignes de chant sont déjà entendues et ne transcendent pas les morceaux comme on pouvait l'entendre auparavant chez ALUNAH. Mais, le groupe conserve toutefois une capacité à proposer quelques bons moments, à l'image de "Hunt", "Trapped & Bound", dévoilé sur la compilation Doomed & Stoned in England plus tôt cette année, "Hypnotised" et son chant plus habité, même si les guitares restent d'une facilité que l'on regrette mais qui finit par prendre un virage plus Stoner et psychédélique plutôt appréciable, ou "Unholy Disease" bien plus rampante et avec son refrain ultra efficace, titre qui se rapproche d'un AVATARIUM par exemple.

     

    Alors, si la description peut paraître un peu sévère, c'est surtout par rapport au potentiel que le groupe avait notamment montré sur le précédent album, Solennial, où la faiblesse venait surtout de la reprise de "The Forest" de THE CURE en titre bonus. L'essai n'est pas transformé, on constate même une forme de régression, mais il faut laisser le temps à ce nouveau line-up de prendre ses marques, ce Violet Hour reste de bonne facture et plaira certainement à ceux qui avaient découvert le groupe avec Awaken The Forest, mais le processus de rendre la musique du groupe plus directe et plus commune, facile d'accès, avait atteint son apogée sur Solennial, là, le groupe est certainement allé un peu trop loin, mais rien de rédhibitoire.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    ALUNAH - Violet Hour

     

     

     

     


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  • REMAINS OF MORPHEUS - XXI Paralells

    Klonosphere

    Style : Progressive Post-Rock

    Origine : France

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/RmnsMrphsOfficial

     

    REMAINS OF MORPHEUS - XXI Paralells

     

    01. Axiom / 02. The Awakening : Déjà Vu / 03. The Awakening : The Fall / 04. 8.32 a.m. / 05. Moving Circles / 06. DHD / 07. Hunted (Persecution) / 08. Hunted (Prosecution)

     

    Trio instrumental originaire de Poitiers, REMAINS OF MORPHEUS propose avec XXI Paralells son premier album avec un Post-Rock assez planant aux couleurs progressives. Si "The Awakening : Déjà Vu" commence comme un morceau de RAGE AGAINST THE MACHINE, ou plus précisément d'AUDIOSLAVE par sa nature plus Rock, la partie de, "The Awakening : The Fall" nous plonge dans un Rock progressif et ambiant à la manière d'un PINK FLOYD avant que la basse ne relance la machine. On pense parfois à l'approche d'un HYPNO5E, en plus conventionnel peut-être, ou d'un PORCUPINE TREE également ("Hunted"), et si la basse sert de clé de voûte de l'ensemble lorsque le trio envoie du bois, la guitare posée et acoustique des moments calmes est d'une pureté qui rajoute un plus certain à l'intimité qui se dégage de cette musique. Enregistré par un duo, Luc Montaudon et Mathilde Tirard, et masterisé au Z Lab, la production de cet opus est à signaler car on se délecte de chaque note de guitare et des respirations qui suivent que l'on imagine sans mal dans le feutré de ce Post-Rock sacrément racé.

    Si on voulait rattacher cela à la scène Metal que l'on connait, je dirais que PAIN OF SALVATION a également, avec les derniers albums, cette couleur là en dehors de l'aspect Heavy bien renforcé par le chant. Ici tout n'est que plénitude agitée par cette basse aux sonorités bien tranchantes pour un mix très intéressant. Le groupe développe des morceaux assez longs allant de 7 à 8 minutes, entrecoupés d'interludes, mais une sorte de fil rouge semble dominer cet album, une sonorité commune portée par cette guitare acoustique qui revient à intervalle régulier comme un refrain permettant à l'auditeur de retrouver un point de repère essentiel pour l'appréciation de l'album dans son ensemble. C'est avec "Hunted (Persecution)" et son faux côté funky que le groupe nous prend à revers alors que tout jusque là n'avait été qu'un long fleuve tranquille portant notre esprit au-delà des barrières, ici le groupe nous déstabilise et teste notre capacité à remuer de la tête en multipliant les parties différentes, beaucoup de changements de rythme animent ce titre. Avec la deuxième partie de "Hunted", on atteint toutefois les limites du genre avec des parties rythmiques tout en percussion plutôt dansantes avant de débouler sur une partie finale plus intimiste qui a le mérite de calmer le jeu avant la fin, mais cet "Hunted" décomposé en deux parties semble drôlement chargé de riffs et d'idées différentes par rapport aux autres titres, on revient à quelque chose de plus nerveux qui tranche clairement avec le début d'album tout en gardant la patte du groupe.

    XXI Paralells nécessite du temps, beaucoup de temps, pour être appréhendé, cela nécessite de se poser, au calme, sans stress, juste une envie de voyager avec l'esprit. Si vous réunissez ces conditions, alors REMAINS OF MORPHEUS saura se dévoiler à vous.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    REMAINS OF MORPHEUS - XXI Paralells

     

     

     

     


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  • BARONESS – Gold & Grey

    Abraxan Hymns

    Style : Progressive Sludge Metal

    Origine : Etats-Unis

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/YourBaroness

     

    BARONESS – Gold & Grey

     

     

    01. Front Toward Enemy / 02. I’m Already Gone / 03. Seasons / 04. Sevens / 05. Tourniquet / 06. Anchor’s Lament / 07. Throw Me An Anchor / 08. I’d Do Anything / 09. Blankets Of Ash / 10. Emmett-Radiating Light / 11. Cold-Blooded Angels / 12. Crooked Mile / 13. Broken Halo / 14. Can Oscura / 15. Borderlines / 16. Assault On East Falls / 17. Pale Sun

     

    Bon... BARONESS, je n’aime pas... Allez, à la prochaine !!...

    Quoi ? VOLBEAT à l’Olympia ? Trop bien ! Et qui est en première partie ? DANKO JONES ! Super ! Et qui, vous dites ?... BARONESS... Ah bon, bah on y va alors... Et là, quelle agréable surprise ! Un son est une énergie de dingue. Je me suis même surpris à headbanger sur des morceaux sur lesquels je m’endors à la base ! Eh les gars... sortez de votre Géorgie natale et contactez Owen Morris (producteur de Morning Glory, le deuxième album d’OASIS. Comme ça, il vous montre comment il a arrangé le son de ce mythique album, pour que le son live soit identique à l’album. Et là, écouter du BARONESS deviendra intéressant pour ma part. Il y a un morceau que j’aime de BARONESS, c’est "Isak", issu de leur premier album, The Red Album, sorti en 2007, pour la batterie du début. Eh bien en live, c’est encore mieux ! Le Sludge c’est sympa, mais le live donne une petite note Stoner à leurs compos. Et c’est ça qu’est bien ! Donc on met la moyenne pour l’effort.

    Chronique : Ben

    BARONESS – Gold & Grey

     

     

     

     

     


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  • GOATESS - Blood And Wine

    Svart Records

    Style : Stoner/Doom Metal

    Origine : Suède

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/baldersounds

     

    GOATESS - Blood And Wine

     

    01. Goddess / 02. Dead City / 03. What Lies Beneath / 04. Black Iron Mark / 05. Dark Days / 06. Dunerider / 07. Jupiter Rising / 08. Stampede / 09. Blood And Wine

     

    Le remplacement d'un chanteur tel que Chritus (LORD VICAR, ex-COUNT RAVEN) n'est pas chose aisée et au sein de GOATESS, le chanteur avait réussi à marquer de son empreinte le Stoner Metal aux larges infusions de Fuzz. Pourtant Karl Buhre débarque pour ce troisième album du groupe, nommé Blood And Wine, avec un aplomb et une assurance qui montre de suite que le groupe est à un tournant de sa jeune carrière. En effet, le groupe a décidé de se faire un peu plus direct avec des titres qui tendent plus vers un ORANGE GOBLIN qu'un SLEEP, ainsi "Dead City", "What Lies Beneath" ou "Dark Days" dévoilent ce visage pas tellement nouveau mais dont les traits sont plus marqués que sur les efforts précédents du groupe. 

    Cet album s'ouvre sur un magnifique "Goddess" où les claviers appuient la guitare et le chant dans une mélodie entêtante et particulièrement efficace avant que le groupe n'enchaîne une face très efficace donc de leur musique. Quatre morceaux qui dynamisent le Stoner Doom Metal de GOATESS et où Karl Buhre est particulièrement à son avantage, sa voix colle parfaitement à l'ambiance des morceaux et avec ce "Goddess" en introduction, on frôle la perfection. C'est alors que le groupe nous envoie "Dunerider" et "Jupiter Rising", rien qu'avec le titre du deuxième, on comprend que le Fuzz va de nouveau reprendre la première place et si les morceaux sont très bons également, la voix du nouveau chanteur est un peu plus commune dans ce style. Toutefois, cela est plutôt bien vu par le groupe, d'une part parce que cela assure la jonction avec son passé, d'autre part parce que l'album sur le même rythme que le début aurait certainement fini par tourner en rond. En fait, il faut laisser le temps à ces deux titres de se dévoiler, et notamment ce "Jupiter Rising" très ambiancé, par moment très intimiste et assez minimaliste même s'il est bien contrebalancé par ce "Stampede" plus direct, dans la veine du début d'album.

    La production est une nouvelle fois à saluer, bien chargée en gras mais pas de trop, on n'est pas là dans le son orange où la disto est poussée à fond ainsi que les basses. Ce Blood And Wine revêt une production un peu plus Metal que ses prédécesseurs d'ailleurs, et le chant, pour renforcer l'aspect direct des morceaux, est également plus mis en avant par rapport aux anciens albums.

    GOATESS se retire sur un hypnotique "Blood And Wine" au début très direct avant de se relancer en son milieu par un riff répétitif pour une fin d'album comme tout bon album de Stoner Doom Metal... à se taper la tête au mur ! Les Suédois réussissent donc le virage du changement de chanteur en tirant les forces de ce nouveau vocaliste et en adaptant leur recette sans la dénaturer, un bel exemple d'équilibrisme.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

     

    GOATESS - Blood And Wine

     

     

     


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  • VOID KING - Barren Dominion

    Off The Record Label

    Style : Stoner/Doom Metal

    Origine : Etats-Unis

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/voidkingband

     

    VOID KING - Barren Dominion

     

    01. A Lucid Omega / 02. Leftover Savages / 03. Burnt At Both Ends / 04. Of Whip And Steed / 05. Temples Made Of Bone / 06. Learning From The Ashes / 07. Crippled Chameleon / 08. The Longest Winter

     

    VOID KING, combo américain œuvrant dans ce que l'on peut appeler Stoner Doom Metal, nous propose pourtant une vision un peu plus américaine que la définition que l'on peut en avoir par chez nous. En effet, à l'écoute du premier titre "A Lucid Omega", on sent resurgir des connexions avec ALICE IN CHAINS, notamment par cette façon de placer le chant harmonisé. Pour autant, l'ambiance est bien poisseuse sur ce deuxième album, Barren Dominion, le grain de guitare est bien chargé, la batterie laisse derrière elle des traînées d'une reverb' largement audible mais pas omniprésente, et la basse impose son gras à tous les instants. Et puis, bien entendu, il y a ce chant de Jason Kindred qui nous rappelle également ce que proposait TRACER ou TRUCKFIGHTER avant de prendre une direction résolument plus Rock. Il y a de cela ici également, une ambiance plus Rock que Metal dans le sens où la musique des Américains n'est en aucun cas méchante, violente, même pas sournoise, elle est Rock mais avec des habits bien gras comme votre chemise après une demie-heure passée chez une chaîne de fast-food bien connue. Un titre comme "Burnt At Both Ends" pourra pourtant apporter l'argumentaire contraire car là, pour le coup, ce titre est bien plombé, on sent pointer un rapprochement avec A PALE HORSE NAMED DEATH par exemple, ça rampe en zone marécageuse et il faut bien avouer que le groupe se plait dans les deux univers.

     

    Au chapitre des influences, il est fort possible qu'un CORROSION OF CONFORMITY ait une influence car on retrouve également ce chant que l'on pouvait distinguer sur un Load de METALLICA, album ô combien marqué par le groupe de Pepper Keenan, et pourtant le groupe a choisi Niko Albanese pour mixer et masteriser ce nouvel opus, et il leur a donné ce son plus lourd et plus gras qui permet de les différencier de leurs aînés, en plus d'avoir une production générale bien meilleure, plus profonde. Par rapport au premier album, There Is Nothing, sorti en 2016, le groupe a accentué l'aspect Rock et direct de sa musique mais a gagné en impact de part cette production, et si le public Stoner Doom Metal peut y trouver une ambiance un peu trop soft, il y a fort à parier que la qualité des compositions et leur mise en son leur permettra finalement de succomber à ce Barren Dominion.

     

    Cependant, et comme beaucoup de groupe du style, l'album manque d'un hit, quelque chose qui rentre dans le crâne pour ne plus en sortir, même si les lignes vocales tendent à démontrer que le groupe a pris conscience de cela et qu'il y travaille. Du coup l'album est ultra plaisant, l'écoute est très agréable mais on en retient finalement pas grand chose, pour dire, j'ai dû écouter cet album environ 20 fois avant d'écrire ces lignes, et si j'aime beaucoup les morceaux lorsqu'ils démarrent je serai bien incapable de vous chanter un titre. Est-ce moi qui suis plutôt hermétique à ce style ou définitivement l'album qui manque d'impact, mais pas de qualité, je vous laisserai en juger si vous vous penchez sur cet album très loin d'être désagréable mais également assez peu marquant au final. Et en écoutant le premier album, je me dis que ce There Is Nothing avec la production de Barren Dominion aurait eu une sacrée gueule.

     

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