• ALUNAH - Violet Hour

    Heavy Psych Sounds Records

    Style : Hard Rock/Doom

    Origine : Royaume-Uni

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/alunah.doom

     

    ALUNAH - Violet Hour

     

    01. Trapped & Bound / 02. Dance Of Deceit / 03. Hunt / 04. Hypnotized / 05. Violet Hour / 06. Unholy Disease / 07. Velvet / 08. Lake Of Fire

     

    Le précédent album des Anglais date de 2017 et pourtant que de changements au sein du groupe ALUNAH. Le guitariste, tout d'abord, exit David Day, présent dans le groupe depuis les touts débuts alors que le groupe s'appelait encore ALUNA, et arrivée de Dean Ashton, également gratteux de DIAMOND HEAD. Ensuite, la chanteuse, Sophie Day, également chanteuse historique du groupe, remplacée par Siân Greenaway qui tient également la guitare comme Sophie le faisait. 

     

    Changement de label également avec l'arrivée chez Heavy Psych Sounds, habitué des sorties Fuzz, Stoner, une musique à base de champignons, là, avec ALUNAH, ce n'est pas le même propos, d'autant plus que les Anglais prennent un virage plus Rock et direct avec ce Violet Hour. La chanson titre est assez déstabilisante aux premières écoutes tant les guitares servent de prétexte à une ligne de chant pourtant pas très originale non plus, un premier point faible. Ensuite, ALUNAH va clairement vers la facilité et l'ultime titre "Lake Of Fire" débute comme une ligne de guitare à la IRON MAIDEN, ce pourrait être une bonne chose, mais le IRON MAIDEN le plus récent, pas le meilleur ! Mais cette ligne de guitare d'une facilité consternante lance difficilement ce morceau qui est sensé être le point d'orgue de l'album, heureusement la suite du titre est un peu plus relevée et recherchée.

     

    Ensuite, il y a le chant de Siân qui n'est pas de la même teneur que celui de Sophie, et ça ne va pas dans le bon sens, les lignes de chant sont déjà entendues et ne transcendent pas les morceaux comme on pouvait l'entendre auparavant chez ALUNAH. Mais, le groupe conserve toutefois une capacité à proposer quelques bons moments, à l'image de "Hunt", "Trapped & Bound", dévoilé sur la compilation Doomed & Stoned in England plus tôt cette année, "Hypnotised" et son chant plus habité, même si les guitares restent d'une facilité que l'on regrette mais qui finit par prendre un virage plus Stoner et psychédélique plutôt appréciable, ou "Unholy Disease" bien plus rampante et avec son refrain ultra efficace, titre qui se rapproche d'un AVATARIUM par exemple.

     

    Alors, si la description peut paraître un peu sévère, c'est surtout par rapport au potentiel que le groupe avait notamment montré sur le précédent album, Solennial, où la faiblesse venait surtout de la reprise de "The Forest" de THE CURE en titre bonus. L'essai n'est pas transformé, on constate même une forme de régression, mais il faut laisser le temps à ce nouveau line-up de prendre ses marques, ce Violet Hour reste de bonne facture et plaira certainement à ceux qui avaient découvert le groupe avec Awaken The Forest, mais le processus de rendre la musique du groupe plus directe et plus commune, facile d'accès, avait atteint son apogée sur Solennial, là, le groupe est certainement allé un peu trop loin, mais rien de rédhibitoire.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    ALUNAH - Violet Hour

     

     

     

     


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  • REMAINS OF MORPHEUS - XXI Paralells

    Klonosphere

    Style : Progressive Post-Rock

    Origine : France

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/RmnsMrphsOfficial

     

    REMAINS OF MORPHEUS - XXI Paralells

     

    01. Axiom / 02. The Awakening : Déjà Vu / 03. The Awakening : The Fall / 04. 8.32 a.m. / 05. Moving Circles / 06. DHD / 07. Hunted (Persecution) / 08. Hunted (Prosecution)

     

    Trio instrumental originaire de Poitiers, REMAINS OF MORPHEUS propose avec XXI Paralells son premier album avec un Post-Rock assez planant aux couleurs progressives. Si "The Awakening : Déjà Vu" commence comme un morceau de RAGE AGAINST THE MACHINE, ou plus précisément d'AUDIOSLAVE par sa nature plus Rock, la partie de, "The Awakening : The Fall" nous plonge dans un Rock progressif et ambiant à la manière d'un PINK FLOYD avant que la basse ne relance la machine. On pense parfois à l'approche d'un HYPNO5E, en plus conventionnel peut-être, ou d'un PORCUPINE TREE également ("Hunted"), et si la basse sert de clé de voûte de l'ensemble lorsque le trio envoie du bois, la guitare posée et acoustique des moments calmes est d'une pureté qui rajoute un plus certain à l'intimité qui se dégage de cette musique. Enregistré par un duo, Luc Montaudon et Mathilde Tirard, et masterisé au Z Lab, la production de cet opus est à signaler car on se délecte de chaque note de guitare et des respirations qui suivent que l'on imagine sans mal dans le feutré de ce Post-Rock sacrément racé.

    Si on voulait rattacher cela à la scène Metal que l'on connait, je dirais que PAIN OF SALVATION a également, avec les derniers albums, cette couleur là en dehors de l'aspect Heavy bien renforcé par le chant. Ici tout n'est que plénitude agitée par cette basse aux sonorités bien tranchantes pour un mix très intéressant. Le groupe développe des morceaux assez longs allant de 7 à 8 minutes, entrecoupés d'interludes, mais une sorte de fil rouge semble dominer cet album, une sonorité commune portée par cette guitare acoustique qui revient à intervalle régulier comme un refrain permettant à l'auditeur de retrouver un point de repère essentiel pour l'appréciation de l'album dans son ensemble. C'est avec "Hunted (Persecution)" et son faux côté funky que le groupe nous prend à revers alors que tout jusque là n'avait été qu'un long fleuve tranquille portant notre esprit au-delà des barrières, ici le groupe nous déstabilise et teste notre capacité à remuer de la tête en multipliant les parties différentes, beaucoup de changements de rythme animent ce titre. Avec la deuxième partie de "Hunted", on atteint toutefois les limites du genre avec des parties rythmiques tout en percussion plutôt dansantes avant de débouler sur une partie finale plus intimiste qui a le mérite de calmer le jeu avant la fin, mais cet "Hunted" décomposé en deux parties semble drôlement chargé de riffs et d'idées différentes par rapport aux autres titres, on revient à quelque chose de plus nerveux qui tranche clairement avec le début d'album tout en gardant la patte du groupe.

    XXI Paralells nécessite du temps, beaucoup de temps, pour être appréhendé, cela nécessite de se poser, au calme, sans stress, juste une envie de voyager avec l'esprit. Si vous réunissez ces conditions, alors REMAINS OF MORPHEUS saura se dévoiler à vous.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    REMAINS OF MORPHEUS - XXI Paralells

     

     

     

     


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  • BARONESS – Gold & Grey

    Abraxan Hymns

    Style : Progressive Sludge Metal

    Origine : Etats-Unis

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/YourBaroness

     

    BARONESS – Gold & Grey

     

     

    01. Front Toward Enemy / 02. I’m Already Gone / 03. Seasons / 04. Sevens / 05. Tourniquet / 06. Anchor’s Lament / 07. Throw Me An Anchor / 08. I’d Do Anything / 09. Blankets Of Ash / 10. Emmett-Radiating Light / 11. Cold-Blooded Angels / 12. Crooked Mile / 13. Broken Halo / 14. Can Oscura / 15. Borderlines / 16. Assault On East Falls / 17. Pale Sun

     

    Bon... BARONESS, je n’aime pas... Allez, à la prochaine !!...

    Quoi ? VOLBEAT à l’Olympia ? Trop bien ! Et qui est en première partie ? DANKO JONES ! Super ! Et qui, vous dites ?... BARONESS... Ah bon, bah on y va alors... Et là, quelle agréable surprise ! Un son est une énergie de dingue. Je me suis même surpris à headbanger sur des morceaux sur lesquels je m’endors à la base ! Eh les gars... sortez de votre Géorgie natale et contactez Owen Morris (producteur de Morning Glory, le deuxième album d’OASIS. Comme ça, il vous montre comment il a arrangé le son de ce mythique album, pour que le son live soit identique à l’album. Et là, écouter du BARONESS deviendra intéressant pour ma part. Il y a un morceau que j’aime de BARONESS, c’est "Isak", issu de leur premier album, The Red Album, sorti en 2007, pour la batterie du début. Eh bien en live, c’est encore mieux ! Le Sludge c’est sympa, mais le live donne une petite note Stoner à leurs compos. Et c’est ça qu’est bien ! Donc on met la moyenne pour l’effort.

    Chronique : Ben

    BARONESS – Gold & Grey

     

     

     

     

     


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  • GOATESS - Blood And Wine

    Svart Records

    Style : Stoner/Doom Metal

    Origine : Suède

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/baldersounds

     

    GOATESS - Blood And Wine

     

    01. Goddess / 02. Dead City / 03. What Lies Beneath / 04. Black Iron Mark / 05. Dark Days / 06. Dunerider / 07. Jupiter Rising / 08. Stampede / 09. Blood And Wine

     

    Le remplacement d'un chanteur tel que Chritus (LORD VICAR, ex-COUNT RAVEN) n'est pas chose aisée et au sein de GOATESS, le chanteur avait réussi à marquer de son empreinte le Stoner Metal aux larges infusions de Fuzz. Pourtant Karl Buhre débarque pour ce troisième album du groupe, nommé Blood And Wine, avec un aplomb et une assurance qui montre de suite que le groupe est à un tournant de sa jeune carrière. En effet, le groupe a décidé de se faire un peu plus direct avec des titres qui tendent plus vers un ORANGE GOBLIN qu'un SLEEP, ainsi "Dead City", "What Lies Beneath" ou "Dark Days" dévoilent ce visage pas tellement nouveau mais dont les traits sont plus marqués que sur les efforts précédents du groupe. 

    Cet album s'ouvre sur un magnifique "Goddess" où les claviers appuient la guitare et le chant dans une mélodie entêtante et particulièrement efficace avant que le groupe n'enchaîne une face très efficace donc de leur musique. Quatre morceaux qui dynamisent le Stoner Doom Metal de GOATESS et où Karl Buhre est particulièrement à son avantage, sa voix colle parfaitement à l'ambiance des morceaux et avec ce "Goddess" en introduction, on frôle la perfection. C'est alors que le groupe nous envoie "Dunerider" et "Jupiter Rising", rien qu'avec le titre du deuxième, on comprend que le Fuzz va de nouveau reprendre la première place et si les morceaux sont très bons également, la voix du nouveau chanteur est un peu plus commune dans ce style. Toutefois, cela est plutôt bien vu par le groupe, d'une part parce que cela assure la jonction avec son passé, d'autre part parce que l'album sur le même rythme que le début aurait certainement fini par tourner en rond. En fait, il faut laisser le temps à ces deux titres de se dévoiler, et notamment ce "Jupiter Rising" très ambiancé, par moment très intimiste et assez minimaliste même s'il est bien contrebalancé par ce "Stampede" plus direct, dans la veine du début d'album.

    La production est une nouvelle fois à saluer, bien chargée en gras mais pas de trop, on n'est pas là dans le son orange où la disto est poussée à fond ainsi que les basses. Ce Blood And Wine revêt une production un peu plus Metal que ses prédécesseurs d'ailleurs, et le chant, pour renforcer l'aspect direct des morceaux, est également plus mis en avant par rapport aux anciens albums.

    GOATESS se retire sur un hypnotique "Blood And Wine" au début très direct avant de se relancer en son milieu par un riff répétitif pour une fin d'album comme tout bon album de Stoner Doom Metal... à se taper la tête au mur ! Les Suédois réussissent donc le virage du changement de chanteur en tirant les forces de ce nouveau vocaliste et en adaptant leur recette sans la dénaturer, un bel exemple d'équilibrisme.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

     

    GOATESS - Blood And Wine

     

     

     


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  • VOID KING - Barren Dominion

    Off The Record Label

    Style : Stoner/Doom Metal

    Origine : Etats-Unis

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/voidkingband

     

    VOID KING - Barren Dominion

     

    01. A Lucid Omega / 02. Leftover Savages / 03. Burnt At Both Ends / 04. Of Whip And Steed / 05. Temples Made Of Bone / 06. Learning From The Ashes / 07. Crippled Chameleon / 08. The Longest Winter

     

    VOID KING, combo américain œuvrant dans ce que l'on peut appeler Stoner Doom Metal, nous propose pourtant une vision un peu plus américaine que la définition que l'on peut en avoir par chez nous. En effet, à l'écoute du premier titre "A Lucid Omega", on sent resurgir des connexions avec ALICE IN CHAINS, notamment par cette façon de placer le chant harmonisé. Pour autant, l'ambiance est bien poisseuse sur ce deuxième album, Barren Dominion, le grain de guitare est bien chargé, la batterie laisse derrière elle des traînées d'une reverb' largement audible mais pas omniprésente, et la basse impose son gras à tous les instants. Et puis, bien entendu, il y a ce chant de Jason Kindred qui nous rappelle également ce que proposait TRACER ou TRUCKFIGHTER avant de prendre une direction résolument plus Rock. Il y a de cela ici également, une ambiance plus Rock que Metal dans le sens où la musique des Américains n'est en aucun cas méchante, violente, même pas sournoise, elle est Rock mais avec des habits bien gras comme votre chemise après une demie-heure passée chez une chaîne de fast-food bien connue. Un titre comme "Burnt At Both Ends" pourra pourtant apporter l'argumentaire contraire car là, pour le coup, ce titre est bien plombé, on sent pointer un rapprochement avec A PALE HORSE NAMED DEATH par exemple, ça rampe en zone marécageuse et il faut bien avouer que le groupe se plait dans les deux univers.

     

    Au chapitre des influences, il est fort possible qu'un CORROSION OF CONFORMITY ait une influence car on retrouve également ce chant que l'on pouvait distinguer sur un Load de METALLICA, album ô combien marqué par le groupe de Pepper Keenan, et pourtant le groupe a choisi Niko Albanese pour mixer et masteriser ce nouvel opus, et il leur a donné ce son plus lourd et plus gras qui permet de les différencier de leurs aînés, en plus d'avoir une production générale bien meilleure, plus profonde. Par rapport au premier album, There Is Nothing, sorti en 2016, le groupe a accentué l'aspect Rock et direct de sa musique mais a gagné en impact de part cette production, et si le public Stoner Doom Metal peut y trouver une ambiance un peu trop soft, il y a fort à parier que la qualité des compositions et leur mise en son leur permettra finalement de succomber à ce Barren Dominion.

     

    Cependant, et comme beaucoup de groupe du style, l'album manque d'un hit, quelque chose qui rentre dans le crâne pour ne plus en sortir, même si les lignes vocales tendent à démontrer que le groupe a pris conscience de cela et qu'il y travaille. Du coup l'album est ultra plaisant, l'écoute est très agréable mais on en retient finalement pas grand chose, pour dire, j'ai dû écouter cet album environ 20 fois avant d'écrire ces lignes, et si j'aime beaucoup les morceaux lorsqu'ils démarrent je serai bien incapable de vous chanter un titre. Est-ce moi qui suis plutôt hermétique à ce style ou définitivement l'album qui manque d'impact, mais pas de qualité, je vous laisserai en juger si vous vous penchez sur cet album très loin d'être désagréable mais également assez peu marquant au final. Et en écoutant le premier album, je me dis que ce There Is Nothing avec la production de Barren Dominion aurait eu une sacrée gueule.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

     

    VOID KING - Barren Dominion

     

     

     

     

     

     


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  • MAMMOTH STORM - Alruna

    Argonauta Records

    Style : Doom Metal

    Origine : Suède

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/MammothStorm

     

    MAMMOTH STORM - Alruna

     

    01. Giants / 02. Alruna / 03. Shores Of The Dead / 04. Raven Void / 05. Atra Mors

     

    Quatre ans après un remarquable Fornjot qui posait les bases de l'univers de MAMMOTH STORM, le combo suédois emmené par Daniel Arvidsson (DRACONIAN) nous revient avec son deuxième album, Alruna, dans la droite lignée de son prédécesseur, peut-être un peu trop même ! Non que les cinq titres qui composent ce nouvel essai soient mauvais, loin de là, mais là où l'on aurait aimé voir MAMMOTH STORM proposer quelque chose de neuf et se renouveler quelque peu, on est en présence d'un groupe qui semble faire du « surplace », campant sur ses positions et ne prenant aucun risque. MAMMOTH STORM se contente de répéter à l'envi ce qui a fonctionné sur le premier opus, mais l'effet de surprise étant désormais passé, on a souvent une sensation de redite... Le seul changement à signaler étant l'arrivée des Suédois chez Argonauta Records, un label sans doute plus adapté au groupe que ne pouvait l'être Napalm Records, car spécialisé dans le Stoner et le Doom Metal. Pour le reste, on retrouve ce Doom pachydermique, lent, rampant et répétitif, où se côtoient riffs massifs, rythmique plombée et ambiances oppressantes qui, au final, nous laisse quelque peu sur notre faim tant on a cette impression tenace de se replonger dans le premier album sans y découvrir la moindre trace d'évolution, et il faut bien l'avouer, avec une once d'inspiration en moins. Il va vraiment falloir qu'à l'avenir le groupe revoit quelque peu sa copie s'il ne veut pas risquer de lasser son auditoire.

     

    Chronique : Nono666

     

    MAMMOTH STORM - Alruna

     

     

     


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  • PERPETUAL AMONG US - Thy Will Be Done

    Australis Records

    Style : Black Metal

    Origine : Chili

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/perpetualamongus

     

    PERPETUAL AMONG US - Thy Will Be Done

     

    01. Prelude / 02. Chapter I: Aura / 03. Chapter II: Hunting / 04. Chapter III: The Seduction / 05. Chapter IV: The Capture (Amen)

     

    Mais pourquoi donc vouloir rester dans l'ombre lorsque l'on publie un premier EP, Thy Will Be Done, de cette qualité là ? Parce que l'art prime sur le reste ? Oui ça se tient...

    Bon, un petit retour sur ce groupe venu du Chili, PERPETUAL AMONG US, qui publie là son premier EP chez Australis Records... 29 minutes d'un Black Metal torturé, très riche, d'une intensité qui me rappelle parfois ACHERONTAS, oui j'ose ! Parce que ces petits malins nous balancent 5 pistes mais pas beaucoup plus d'informations à leur sujet... 

     

    « Humanity will never forget my terror »

     

    Les paroles ? Cela semble cibler une force obscure qui guide et domine l'Homme. La croix renversée sur fond rouge dominant le livret peut donner quelques indications même si sur la pochette du digipack la croix est à la fois la tête en bas et la tête en haut, comme si, devant un choix à faire, le groupe avait fait le notre lorsque l'on pénètre dans leur univers.

    Alors si plus haut je parlais d'ACHERONTAS, ce n'est pas tout à fait un hasard. Cette façon de placer le chant Black sur un flow assez lent, rampant, bien malsain m'évoque cette scène là en effet. Les arpèges de guitare entrelacés avec des riffs bien typés Black sont clairement dans cette lignée également. De même l'utilisation de voix plus claires pour un côté cérémonial n'est pas étranger non plus au style. Alors ici, les voix plus claires sont essentiellement des chants à plusieurs voix donnant l'effet d'un chœur plus qu'un chant clair comme ACHERONTAS, puisque j'ai pris cet exemple là, peut l'utiliser, on est là sur un caractère religieux bien plus prononcé que par ailleurs.

     

    « I observe how your pain blurs my agony »

     

    Il faut souligner les parties de batterie qui donnent un impact très particulier à ce Black Metal oscillant du Blast à quelque chose de plus subtil mais toujours énergique. Les cymbales ne s'arrêtent jamais mais ne sont pas omniprésentes, un vrai petit tour de force de la part de ce cogneur anonyme qui n'hésite pas à relancer régulièrement avec quelques parties bien rentre dedans là où les batteurs lambda balancent du blast. Le bassiste n'est pas en reste ("Chapter II : Hunting") car le blast basse/batterie avec quelques riffs lâchés de guitare ne laisse pas de place à l'improvisation du talent, c'est méchant, rentre dedans, malsain, si ces gars là sont capable d'amener leur personnalité musicale sur la durée d'un album avec une telle qualité, ça promet énormément !

     

    « The truth imposed on blood has poisoned the past »

     

    La production de ce Thy Will Be Done trouve un équilibre entre les codes du Black Metal, notamment sur le traitement du chant, des guitares bien puissantes, chargées en grave, une basse bien ronronnante, on est là sur des réglages qui s'éloignent du Black Metal mais la puissance dégagée est tout simplement au service d'une musique très noire et qui ne gagnerait pas à sonner Raw Black Metal, on se rapprocherait alors de quelque chose d'un THE GREAT OLD ONES ou les Belges d'OLDD WVRMS. Il est cependant difficile de dégager un titre de cet ensemble tant les cinq titres sont liés les uns aux autres, c'est peut-être là une limite à l'exercice car sur cet EP le groupe ne tourne pas en rond mais pourrait se laisser entrainer dans des schémas que l'on perçoit tout de même un peu. Une introduction au titre qui n'a pas grand chose à voir avec le reste et ensuite un grand coup de pied au cul pour réellement démarrer le chant. Mais voilà l'ultime titre "Chapter IV : The Capture (Amen)", qui a un petit côté Abbath dans le chant assez intéressant, permet de se rassurer sur les capacités du groupe à se renouveler.

    Bien entendu, tout ceci n'est pas non plus d'une originalité absolue, on est bien d'accord, mais voilà il y a un truc en plus dans ce groupe, une âme qui transparaît sur le résultat. Mais ce premier EP montre une capacité dans ce groupe à composer, exécuter, enregistrer et produire un Black Metal très bien ficelé mais qui ne file pas mal au crâne pour autant, une vraie réussite qui vous est très largement recommandée.

     

    « Leaving the spirit of man hanging from the tree of Judas. And under his shadows I drink his poison to travel to a new hell »

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    PERPETUAL AMONG US - Thy Will Be Done

     

     

     


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  • ENDIMION - Latmus

    Australis Records

    Style : Doom/Death Metal

    Origine : Chili

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/endimionband

     

    ENDIMION - Latmus

     

    01. Ascenso / 02. Palabra vacía / 03. Vigilia / 04. Espectro / 05. Efialtis / 06. Arpegios de viento / 07. Eones de piedra / 08. Naos Katara / 09. Orgasmos de Selene / 10. Contemplación

     

    De ENDIMION nous ne connaissions rien ou presque, soyons honnête ! Eh bien c'est en cela que les sorties d'Australis Records au Chili sont intéressantes car ce label met en lumière des groupes nationaux qui le méritent, et le cas de ces cinq gars pratiquant le Doom Death Metal à tendance mélodique est clairement intéressant. Tout d'abord le groupe existe depuis 2005 et publie un premier album, Canción desde la voz primera, chez Endless Winter en 2011, je connais pourtant ce label mais ce nom est passé à travers, bref ! En 2017, le groupe entame un nouveau cycle qui débute par un EP autoproduit où apparaissent des titres de ce qui va devenir le futur album, et qui nous intéresse aujourd'hui, Latmus. Jusqu'à ce qu'Australis Records décide de prendre le groupe sous son aile, enregistrement, sortie prévue en janvier 2019, mais entre-temps, le groupe perd les trois cinquième de son line-up, rapidement remplacé puisque aujourd'hui le groupe est de nouveau au complet autour de Francisco Campos et Matias Ibañez.

    Musicalement, on pense à des groupes comme NOVEMBERS DOOM, une certaine époque de KATATONIA, avec ce mur de guitares lourdes en toile de fond, une rythmique basse/batterie en plomb, un chant growlé et une guitare mélodique qui illumine le tout, la recette est connue et éculée mais nos Chiliens s'attardent aussi à garder une certaine rage dans la dynamique avec des structures très travaillées, des arrangements également travaillés et un son de guitare qui garde un grain un peu sale pour ne pas sonner comme tous les groupes du genre qui en oublie la nature Death du style. Il faut dire que la production est plutôt de bonne qualité, tout comme l'artwork très soigné, ce qui en dit long sur les intentions du groupe. Un digipack 3 volets avec un livret à l'intérieur avec les paroles comme écrin d'une musique où la guitare lead aurait peut-être gagné à être un peu plus mise en avant, mais cela donne un côté plus old-school à ENDIMION, alors pourquoi pas !

    Après une introduction calme, l'album prend une autre tournure avec "Palabra vacía" et "Vigilia". Et si ces titres restent de bon niveau mais assez commun, avec "Espectro", le groupe passe un palier dans la personnalisation du style, une prise en main à saluer, on y retrouve du blast intense, de la partie calme, du growl, du chant hurlé, du lead de guitare mélodieux, des arrangements fins à la guitare, et une production toujours assez sale pour ne pas gommer l'intention de départ, et cela se poursuit avec beaucoup de réussite sur "Efialtis", un titre sombre assez dynamique encore. L'intensité ne baisse d'ailleurs pas vraiment avec un "Arpegios de viento" qui flirte avec la frange la plus Death Metal du style tel qu'OCTOBER TIDE par exemple. On pourra tout de même se demander si un titre comme "Eones de piedra" n'est pas aller un peu trop loin avec sa prédominance mélodique et lumineuse, mais avec un "Naos Katara" monté avec des parpaings que vous vous prenez dans le nez dès la première seconde, on se dit que l'enchaînement se fait plutôt bien.

    Toutefois, on se perd un peu dans certains morceaux comme "Orgasmos De Selene" dont on peine à voir où le groupe veut en venir, en plus d'un son de guitare un peu plus medium qui pourrait faire passer certains passages pour du Thrash Metal. Peut-être un peu trop de changements à l'intérieur d'un même morceau, un manque de fluidité qui se traduit sur quelques très courts passages sur d'autres titres ("Naos Katara") mais un peu plus longtemps sur cet avant dernier titre. L'album aurait peut-être gagné à durer un peu moins longtemps que les 56 minutes affichées là pour garder la fraîcheur initiale. Reste que ce deuxième opus dévoile un groupe clairement au niveau de ses ambitions, et le travail accompli est de bonne qualité, voilà qui ravira sans problème les amateurs du style.

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    ENDIMION - Latmus

     

     

     


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  • NEBULA – Holy Shit

    Heavy Psych Sounds Records

    Style : Stoner / Heavy Psych

    Origine : Etats-Unis

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/NebulaBand

     

    NEBULA - Holy Shit

     

    01. Man’s Best Friend / 02. Messiah / 03. It’s All Over / 04. Witching Hour / 05. Fistful Of Pills / 06. Tomorrow Never Comes / 07. Gates Of Eden / 08. Let’s Get Lost / 09. The Cry Of A Tortured World

     

    Quel beau week-end que voilà ! Non, ne regarde pas dehors... nous fêtons les 50 ans du festival qui a bouleversé le monde de la musique : WOODSTOCK ! 3 jours de Paix et de Musique qu’ils disaient... toi aussi tu aurais aimé y être ? Une vague de Psychédélisme et de bon son en pleine face... et bien je te propose les embruns de cette belle époque !

    Voici NEBULA, groupe américain formé en 1997 par le batteur Ruben Romano et le guitariste Eddie Glass, anciens membres de FU MANCHU. Et oui, encore du Stoner ! Mais pas de panique... j’arrête... A partir de là, ils partiront dans un trip Heavy Rock / Space Rock. Ils sortent une dizaine d’albums en 10 ans, et pouf... Pause indéfinie... Et le 7 Juin, coup de sifflet, Holy Shit !!! Les revoilà !!

    Cet album est un peu plus Psychédélique que les autres, ce qui n’est pas pour me déplaire. Bon ok... "Man’s Best Friend" est quand-même bien marqué Stoner, mais encore une fois comme cité plus haut « FU MANCHU » les gars ! On oublie jamais d’où l’on vient, et tant mieux. On retrouve le côté Psyché et Space un peu plus marqué sur des morceaux comme "It’s All Over" et "Tomorrow Never Comes". Bref un bon album si tu as envie de faire tourner les roulettes de ta planche... mais pas que...

    Chronique : Ben

    NEBULA - Holy Shit

     

     

     

     


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  • INHEPSIE - Onirique

    Autoproduction

    Style : Atmospheric Metal

    Origine : France

    Sortie : 2019

    Site Web : www.inhepsie.com

     

    INHEPSIE - Onirique

     

    01. Ode A La Nuit / 02. L’Autre Réalité / 03. Est-ce Important / 04. L’indifférence / 05. Ce Sentiment / 06. Oublier Qui Je Suis / 07. L’Instant Egaré / 08. Funambule / 09. Onirique / 10. Regrets

     

    Obédience, sorti en 2012, avait séduit les chastes oreilles de votre serviteur avec son Metal atmosphérique délicieusement mélancolique, et, sept ans plus tard, il en est de même avec Onirique, son successeur, qui nous propose une fois encore de bien belles compositions, aux mélodies ciselées et aux arrangements particulièrement soignés, de quoi regretter encore un peu plus qu'INHEPSIE se fasse bien trop rare ! Mais peut-on vraiment en vouloir à un groupe qui, plutôt que de faire dans la quantité, privilégie la qualité... Et ce n'est que pur bonheur, quand démarre "Ode A La Nuit", de retrouver un INHEPSIE au sommet de son art, toujours aussi inspiré et qui semble se bonifier avec le temps, nous livrer comme à son habitude des compos envoûtantes aux textes imagés et poétiques qui invitent au rêve et à l'introspection, nous plongeant dans un véritable océan d'émotions musicales diverses et variées, nous entraînant au cœur d'un univers « onirique » où « l'indifférence » n'a absolument aucune emprise, avec toujours « ce sentiment » d'être comme happé dans une autre dimension, dans une « autre réalité », sombre et gothique, où, le temps d'un « instant égaré », tel un « funambule », on se retrouve comme suspendu en équilibre quelque part entre force et fragilité... Un bien bel album, tout en finesse et en délicatesse, de la part d'un groupe dont le talent est indéniable, et surtout, comme je le soulignais lors de ma chronique d'Obédience, qui possède une vraie personnalité, ce qui se fait plutôt rare de nos jours ! Envie de vous évader ? Cet album est fait pour vous !

    Chronique : Nono666

     

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