• EVERRISE - After The Eclipse
    Autoproduction
    Style : Melodic Death Metal
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/everrisemetal

    EVERRISE - After the Eclipse



    01. The Path / 02. After The Eclipse / 03. My Kingdom / 04. Le Peintre / 05. Anything / 06. Unholy Massacre / 07. Wolf / 08. The Whisperer

    On ne va pas se mentir, chroniquer des albums de groupes non signés qui font la démarche de solliciter les webzines (et bravo à eux !) pour avoir un avis sur leur précieux disque ce n'est pas un réflexe tant le "marché" musical, car malheureusement, c'est ce que c'est devenu, regorge d'albums de qualité et que l'on est noyé dans les mails. Mais il y a des fois où, quelque chose retient votre attention et vous vous dites, allez tient je jette une oreille et on va voir. Un peu comme la dernière fille libre de la soirée, vous vous dites, je me la tape, on ne sait jamais, ça peut être surprenant... Bref, tout ça pour dire qu'un jour pas fait comme un autre, j'ouvre un mail me proposant le deuxième album d'un groupe français, EVERRISE, nous venant de Toulouse, du Melodic Death Metal, ça peut être bien et, en effet, à l'écoute du titre "The Path", les influences sont là, très marquées dans la scène 90's, mais quelque chose m'accroche l'oreille, bref, le guitariste du groupe me fait suivre le son de l'album complet. Et c'est que les gaillards n'ont pas seulement écouté DARK TRANQUILLITY et autres IN FLAMES (de la grande époque bien entendu) comme "The Path" pouvait le laisser présager, on retrouve une rythmique plus martiale sur "After The Eclipse" qui m'évoque une certaine période de BEHEMOTH ou d'OTARGOS même pour être plus précis. Avec "My Kingdom", l'esprit AT THE GATES vous guette du coin de l’œil alors que "Le Peintre" débute sur un riff à la AMON AMARTH pour prendre des allures de Black Death assez ambiancé, une sorte de fausse piste de ROTTING CHRIST (avec ces leads ultra présents tout au long du morceau) car nos Toulousains gardent une certaine distance avec l'approche orchestrale des Grecs.

    Pourtant, c'est un petit peu cela qui pourrait déstabiliser les amateurs de Death Metal car chaque morceau a son ambiance, presque son identité propre, "Anything" peut même rappeler un côté PARADISE LOST avec une autre production, cela peut s'avérer clivant sur une scène Death où le Melodic Death Metal est déjà bien à part du Death Metal dit "old-school". Ce cœur d'album nous montre une facette un peu plus moderne d'EVERRISE qui propose un éventail de couleurs très différentes et à l'heure de l'écoute digitale morceau par morceau et non plus forcément en album complet, c'est une approche qui se défend largement ! Avec "Unholy Massacre", le groupe revient à un Melodic Death Metal comme le début d'album, la nuque bouge toute seule, le travail aux guitares est suffisamment étoffé sans l'être trop pour éviter la surproduction, quelques touches de clavier pour habiller le tout, nul doute que ce titre en condition live est un moment de guerre dans le pit. "Wolf" se poursuit sur un rythme un peu plus mid tempo, là aussi, des leads s'entremêlent et témoignent une nouvelle fois de l'attention apportée aux arrangements, aucun moment flou, tout est propre, nickel, clinique !

    Pour être honnête, je ne suis pas vraiment à l'aise avec ces productions ultra sèches, une batterie qui n'a pas de souffle, j'aime ce qui bave et je me tape aussi bien un escargot qu'une petite vieille sans dentier, un son de guitare plutôt dans les médiums qui manque peut être d'un peu de personnalité car finalement assez commun mais ceci n'est absolument pas rédhibitoire, le travail est très précis et lorsque l'on voit que le mixage et le mastering viennent du Vamacara Studio, on comprend assez bien pourquoi ce deuxième opus d'EVERRISE bénéficie d'une telle qualité de production. Si on omet le choix fait du son des instruments, qui est un choix artistique propre à chacun et qui n'est qu'une affaire de goût après tout, cet After The Eclipse est clairement armé pour la scène internationale, il faut que le groupe pousse les murs et qu'il n'hésite pas à aller voir en Espagne, ou même en Allemagne, si leur Melodic Death Metal, très riche et très diversifié n'a pas un avenir là-bas, je ne vais pas essayer de vous faire croire qu'il s'agit de l'album de l'année mais attention, EVERRISE en a encore sous la pédale en termes de production, c'est certain, mais en termes d'écriture, ce groupe est prêt ! Une bonne surprise venue du sud de la France avec un groupe qui ose prendre des risques plutôt que de se cantonner à une recette standard.

    Chronique : Aymerick Painless

    EVERRISE - After the Eclipse

     

     

     


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  • MICHAEL ROMEO - War Of The Worlds // Pt.1
    Music Theories Recordings / Mascot Label Group
    Style : Orchestral / Progressive Metal
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2018
    Site Web : www.michaelromeomusic.com

    MICHAEL ROMEO - War Of The World // Pt.1



    01. Introduction / 02. Fear The Unknown / 03. Black / 04. F*cking Robots / 05. Djinn / 06. Believe / 07. Differences / 08. War Machine / 09. Oblivion / 10. Constellations

    Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine… Le virtuose Michael Romeo (compositeur, fondateur et guitariste de SYMPHONY X)  travaille dans l'ombre depuis quelques années afin de donner naissance au successeur de The Dark Chapter sorti il y a 24 ans. Force est de constater que le perfectionnisme de Michael n'est plus à prouver, il en va de soi pour sa nouvelle aventure solo adaptée du roman La Guerre des Mondes de H G Wells. L'attente fut longue mais le résultat est d'une richesse incroyable. War Of The Worlds // Pt.1 est l'accord parfait des styles de prédilection du guitariste américain : le Metal neo-classique et  le Metal progressif. Ajoutez à cela une orchestration digne des plus grands films de science-fiction, on pense notamment au grand John Williams, a qui l'on doit l'inoubliable bande son de la saga Star Wars, et vous obtenez par conséquent un chef d'œuvre musical.

    La première piste, "Introduction", est entièrement musicale avec, justement, cette fameuse orchestration grandiose qui nous fait flotter littéralement dans l'espace, jusqu'aux premières notes de guitare très lourdes. La production est démentielle, elle annonce d'ores et déjà que la suite de l'écoute sera  gargantuesque. Les deux morceaux suivants, "Fear Of The Unknown" et "Black", se veulent très efficaces, alliant gros riffs et refrains fédérateurs, on reconnaît bien le talent d'écriture du guitariste qui a fait de SYMPHONY X le colosse musical qu'il est maintenant. Cependant va-t-on se délecter d'un album dans la veine de son groupe ?  Et bien non, pour le prochain titre, "F*cking Robots", Michael  innove et intègre de la dubstep, un résultat surprenant avec une habileté et une adresse qui lui sont propres. Les titres s'enchainent et nous offrent un florilège de l'univers artistique de Michael, "Djinn", avec l'utilisation  de gamme mineure très orientale, ainsi que "Believe", très prog', avec son intro piano magnifique suivie de son pont épique à souhait. "Differences" est le titre le plus technique avec ses riffs pointilleux, son solo démesuré et son refrain haut perché. On retrouve ensuite l'ambiance SF avec "War Machine", véritable bande son d'un combat spatial entre les forces du bien et du mal. Le très bon "Oblivion"  n'est pas sans rappeler les gros titres des dernières réalisations de SYMPHONY X. L'album s'achève en apothéose avec un "Constellations" exaltant jusqu’à son final époustouflant.

    La plus grosse surprise est dans le line-up officiant aux cotés de Michael Romeo, on y retrouve John “JD” DeServio (BLACK LABEL SOCIETY) à la basse, John Macaluso (ARK, YNGWIE MALMSTEEN,...) à la batterie et le chanteur Rick Castellano. Ce dernier fut présenter à Michael par l'ancien bassiste de SYMPHONY X, Tom Miller, son chant est d'une puissance et d'une précision indéniable. Il est certain qu'a l'écoute de cet opus, Rick n'a rien à envier aux pionniers du genre.

    War Of The Worlds // Pt.1 est une pièce maitresse dans la discographie de Michael Romeo, tout simplement parfait !

    Chronique : Bulga Juco

    MICHAEL ROMEO - War Of The World // Pt.1

     

     

     

     

     


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  • NERVOSA - Downfall Of Mankind
    Napalm Records
    Genre: Thrash Metal
    Origine: Brésil
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/femalethrash

    NERVOSA - Downfall Of Mankind



    01. Intro / 02. Horrordome / 03. Never Forget, Never Repeat / 04. Enslave / 05. Bleeding / 06. ...And Justice For Whom? / 07. Vultures / 08. Kill The Silence / 09. No Mercy / 10. Raise Your Fist! / 11. Fear, Violence And Massacre / 12. Conflict / 13. Cultura do Estupro / 14. Selfish Battle (Bonus Track)

    Hey oui... toutes les bonnes choses ont une fin. On rentre à la maison. Fini le farniente et les journées à faire l’aller retour entre la serviette de plage et la baignade. Bon allez... heureusement que votre serviteur est là... je vous envoie tous au Brésil ! Je vous entends tous d’ici « Chouette ! A nous les bombasses en string, la Samba et la Pina Colada »... pas vraiment nan... Ça va être bières, cuir et Thrash Metal plutôt le programme. Je vous présente NERVOSA, un groupe de Brésiliennes (Non, pas en string) qui envoient du très lourd avec ce Downfall Of Mankind.

    Dès l’intro, elles installent une ambiance très obscure et malsaine, et BOUM... bienvenue dans l’"Horrordome". Une puissance de Growl et une rapidité dans la double pédale... En voilà des femmes qui ont des bolas en fonte. La surprise des deux, trois premières chansons est bonne, mais perso je trouve que l’album s’essouffle un peu. Malgré un "Bleeding" et un "Vultures" avec quelques riffs accrocheurs et une envolée vocale de Fernanda Lira sur le morceau bonus "Selfish Battle", ce troisième album du groupe de Sao Paulo ne m’a pas vraiment conquis. Mais pour la puissance de chant et de jeu, ça vaut le coup ! Les fans de gros Thrash Metal graisseux seront gâtés je pense. Allez on rentre ! Retour à la dure réalité de la vie...

    Chronique : Ben

    NERVOSA - Downfall Of Mankind

     

     

     


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  • The DESPERATE Sons - The Desperate Sons
    Autoproduction
    Style : Hard Rock
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.thedesperatesons.com

    The DESPERATE Sons - The Desperate Sons



    01. On The Road / 02. Along The Way / 03. Time Heals Nothing / 04. Crazy City / 05. Nightime

    Formé autour du guitariste Joris Beraud (ex-Deadline), du chanteur Joachim Preschner (Fluctuate), du bassiste  Grégory Martoglio, et du batteur Thomas Ribet, The DESPERATE Sons est un jeune groupe fondé en 2015 qui a sorti son premier EP fin 2017. Au programme de cette galette un Hard Rock aux relents 70's, teinté de Blues, où se côtoient cinq compos relativement efficaces que l'on peut voir, pour faire simple et situer un peu les influences de ce fort sympathique band, comme une sorte de rencontre entre LED ZEP, WHITESNAKE et PEARL JAM, nous livrant là une première réalisation tout à fait digne d'intérêt, faisant déjà preuve d'une belle maturité. Plutôt prometteur pour l'avenir de cette jeune formation qui, espérons le, saura se montrer tout aussi convaincante sur la durée d'un album complet...

    Chronique : Nono666

    The DESPERATE Sons - The Desperate Sons

     

     

     


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  • SHED THE SKIN - We Of Scorn
    Hell's Headbangers Records
    Style : Death Metal
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/shedtheskin

    SHED THE SKIN - We Of Scorn



    01. From Tortured Realms / 02. We Of Scorn / 03. Trepanning Sanity / 04. Tretarchy Pact / 05. Legion Of The Scorpion / 06. Luminous Transgression / 07. Serpentspawn Upheaval / 08. A Stone Awoke The Titans / 09. Remonstrating The Preserver / 10. Forever

    We Of Scorn est le deuxième album des américains de SHED THE SKIN qui pratiquent un Death Metal pouvant se faire mélodique, plus thrashy, mais jamais dans la veine la plus brutale du genre. Le line-up du groupe est composé de quelques gars ayant déjà roulé leur bosse dans le milieu et on comprend mieux l'intérêt de Hell's Headbangers Records pour ce groupe, jugez plutôt. Ed Stephens à la basse, ex-CHARRED WALLS OF THE DAMNED, Kyle Severn à la batterie, engagé dans INCANTATION, et également ex-ACHERON, Matt Sorg à la guitare, ex-CHARRED WALLS OF THE DAMNED (live), actuellement au sein de BEYOND FEAR avec l'intérimaire du Heavy Metal Tim "Ripper" Owens, ou Ash Thomas, CRUCIFIED MORTALS et ex-ACHERON, au chant et à la guitare.

    Pour situer l'esprit du groupe, il faut imaginer un MERCILESS qui aurait rencontré la vague Thrash Death Metal des années 2000, les américains nous proposent là une vision assez classique du genre, pas mal pensé mais plutôt assez banal malheureusement. On retiendra tout de même que le groupe alterne son Death Metal de quelques passages plus rampant à l'image d'un "Tretarchy Pact", "Serpentspawn Upheaval" ou plus vindicatif comme sur "Legion Of The Scorpion". Toutefois, chaque titre possède sa partie unique qui fait que l'on reconnait le titre et qu'il vous rentre dans le crâne assez facilement, mais il ne faut pas attendre de tout cela un esprit malsain même si l'ultime "Forever" nous renvoie vers un AT THE GATES avant Slaughter Of The Soul.

    Côté production, une batterie assez flat est à regretter car si le jeu de Kyle Severn est assez complet, tout cela manque de vie, on est dans une production assez sèche qui sévit depuis longtemps aux Etats-Unis et SHED THE SKIN n'échappe pas à cela, où est donc passée la basse dans tout cela (elle fait une apparition sur "A Stone Awoke The Titans" quand même) ? Ce We Of Scorn ne vous offrira donc rien de plus qu'un bon album de Death Metal où quelques vocaux de Ash Thomas plus habités ("Serpentspawn Upheaval"), quelques leads  ("Trepanning Sanity") font ressortir quelques moments, mais qui peine à susciter l’engouement de part le côté classique des riffs, qui restent bons pourtant, une production clean et un style déjà bien saturé.

    Chronique : Aymerick Painless

    SHED THE SKIN - We Of Scorn

     

     


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  • DEADLINE - Nothing Beside Remains
    Bad Reputation
    Style : Hard Rock
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : www.deadlinehardrock.com

    DEADLINE - Nothing Beside Remains



    01. Devil's In The Details / 02. D.O.C. / 03. Fly Trap / 04. Nothing Beside Remains / 05. Mercenary / 06. Man On A Mission / 07. Angry Destiny (feat. CJ Sleez) / 08. Natural Born Pimp / 09. Silent Tears (November 13) / 10. Last Shot / 11. Override / 12. Sleepless Nights

    Attention, ce n'est pas là un petit groupe de jeunots qui se présente à nous. En effet, Heading West, publié en 2012 avait été mis en boite avec Beau Hill, connu pour son travail avec RATT, TWISTED SISTER, EUROPE ou WINGER, ce n'est pas forcément un gage d'album exceptionnel, mais on aime à penser que le gaillard ne s'embarrasse pas de projet qui ne le servirait pas. En 2014, DEADLINE remet le couvert avec Fire Inside qui va ancré le groupe sur la scène Hard Rock internationale. Il faut dire que le Classic Rock développé par les Frenchies lorgne assez largement vers David Coverdale et WHITESNAKE, Ronnie James Dio et BLACK SABBATH, auquel ils rajoutent une modernité qui nous renvoie vers ALTER BRIDGE et une nouvelle scène anglaise qui intègre une bonne dose de Heavy old-school à la recette, à la manière d'un SCORPIONS également.

    Ce Nothing Beside Remains doit donc être l'album de la confirmation, et si le groupe n'est pas encore extrêmement connu dans nos frontières, un lien de parenté avec YANN ARMELINO & EL BUTCHO saute tout de suite aux oreilles, que ce soit le très DIO "D.O.C." ou le plus AEROSMITH flirtant avec un SKID ROW/GUNS N' ROSES ("Fly Trap"), la variété des tempo, des ambiances pour un album complet et très plaisant, montre un groupe à l'aise dans l'exercice de l'écriture. Au final, cet album est assez dynamique, d'ailleurs là où bon nombre glissent une bonne pelleté de slows pour essayer de niquer backstage, je ne signifie pas que ces cinq là ont fait vœu d'abstinence, mais il y a une âme résolument rock'n'roll sur cet album qui n'est pas qu'une façade.

    Pourtant, on pourra regretter que les accents bien appuyés d'Arnaud Restoueix envers les mimiques d'Axl Rose se fassent parfois trop présents, comme sur la chanson titre mais surtout la production de Thierry Velly pour le mixage au Totem Studio et le mastering de Brett Calda Lima (DEVIN TOWNSEND, MEGADETH, pourtant...) donne un aspect bien Rock et lisse à tout cela, la batterie ne ressort pas réellement et, tout comme les guitares, tout cela manque cruellement de profondeur, à croire que des passages radio sont clairement dans le collimateur, alors ce n'est pas une tare mais avec une production plus sale et vivante, les titres auraient encore un peps supplémentaire qui pourrait faire adhérer bien des Metalleux à l'univers de DEADLINE qui se dessine au temps de la prohibition aux États-Unis, règlement de compte, échange d'amabilité à coup de pistolet et de coups tordus, un véritable univers Rock'n'roll version bad boys.

    On remarque que le groupe prête une attention pointue à tous les aspects de son art et c'est un vrai plus, de l'artwork à l'univers, la musique ultra produite sans tomber dans le Desmond Child-like tout de même, le quintet met tous les atouts de son côté et c'est là un effort qui n'est pas vain car si le propos est important, l'habillage l'est tout autant aujourd'hui, à l'heure où le premier coup d’œil doit accrocher le « client ». Et ce Nothing Beside Remains est clairement un album qui plaira aux amateurs de tous les groupes précités même si je ne peux m'empêcher de trouver dommage la facilité du titre sur les attentats du 13 novembre, "Silent Tears (November 13)", attention je ne remets pas en cause la sincérité de la démarche, et le titre est d'ailleurs une réussite même si il commence sur une ballade des plus mielleuse, mais c'est devenu une telle évidence que ça en devient presque contre-productif. En tout cas, pas grand chose à reprocher à cet album, une personnalité affirmée, une écriture variée et efficacement Rock, un univers complet, mais la production clean, quelques mimiques piochées à quelques autres chanteurs bien connus très appuyées et un style ultra répandu n'aident pas à faire de cet album, un disque sensationnel, mais si vous tombez dessus, il y a de fortes chances que vous vous laissiez séduire et vous auriez bien raison.

    Chronique : Aymerick Painless

    DEADLINE - Nothing Beside Remains

     

     

     


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  • FAUSTCOVEN - In The Shadow Of Doom
    Nuclear War Now! Productions
    Style : Black/Doom Metal
    Origine : Norvège
    Sortie : 2018
    Site Web : https://faustcoven.bandcamp.com

    FAUSTCOVEN - In The Shadow Of Doom



    01. The Wicked Dead / 02. The Devil's Share / 03. Yet He Walks / 04. Marching In The Shadow / 05. Sign Of Satanic Victory / 06. Lair Of Rats / 07. As White As She Was Pale / 08. Qui Est Iste Qui Venit

    Les Norvégiens de FAUSTCOVEN auraient-ils marqué une pause dans l'aventure ? En effet, le dernier méfait, Hellfire And Funeral Bells, date de 2012, et de la part d'un groupe comme ce duo, c'est plutôt étonnant. En tout cas, In The Shadow Of Doom, le nouvel album, met fin à toutes les interrogations sur le statut du groupe.

    Alors, petit retour en arrière, FAUSTCOVEN, s'active en 2002 dans le sillage Black Doom Metal d'un BATHORY flirtant avec BLACK SABBATH, les riffs du premier album du Sabbath avec l'esprit noir et cradingue de Quorthon, avouez que ça a de la gueule. Et d'ailleurs, sur disque, ça a de la gueule aussi, si peu que vous appréciez les productions approximatives, et parfois même le jeu, pour une atmosphère des plus sales et old-school. Rampant à l'image de "The Devil's Share", la voix Black assez minimaliste de Gunnar Hansen est chargée de réverb' et d'écho dans la plus pure tradition Black Metal, et suit une rythmique bien rampante également, les arpèges d'un Quorthon sont bien présents même si des arrangements à la guitare sont difficilement audibles, on sent que les gaillards ne sont pas contenté d'enchaîner des parties de guitare sans but précis. Et "Yet He Walks" enfonce le clou dans la continuité.

    Résultat, il faut attendre "Sign Of Satanic Victory" pour une première attaque plus frontale, on reste dans le mid tempo pour cette deuxième partie d'album qui se tourne bien plus vers le Black Metal. Et c'est sur ces morceaux là où le groupe semble le moins convaincant dans son exécution, est-ce dû à la production ? Je ne sais pas, mais il y a des moments de flottements sur "Lair Of Rats" par exemple, ce qui gâche un peu l'effet escompté en milieu d'album. Toutefois, ces deux morceaux sont prétextes également à quelques leads bien sentis en fin de morceau, et notamment celui à la fin de "Sign Of Satanic Victory" qui me rappelle un peu le PARADISE LOST époque Gothic, l'esprit d'un BARATHRUM n'est par contre pas loin du tout.

    La version vinyle, qui sort le 31 août, sera certainement à privilégier de part le style joué par les Norvégiens, un mastering vinyle peut faire ressortir de façon plus appréciable l'ambiance que ce In The Shadow Of Doom dégage. La fin de l'album revient sur des terres plus lentes, "As White As She Was Pale" nous surprend même par sa fin bien moins monolithique que le reste et "Qui Est Iste Qui Venit" tire là encore le tempo vers le bas avant de s'animer un peu au milieu. FAUSTCOVEN a la science des morceaux aux ambiances sombres et nous le montre avec ce nouvel opus qui égale sans mal son prédécesseur. Un retour des plus bénéfiques dans une scène qui ne semble pas réussir à trouver un nouveau souffle, où l'élément Doom du genre est honteusement détourné en Post-Metal. Ici, rien de tout cela, les Norvégiens restent dans un style direct très '80s et sans crier au génie, l'album s'inscrit dans une tradition qui trouve ici un habit des plus séduisants.

    L'album se termine comme un bon vieux BATHORY, le bruit des vagues (même s'il est ici un peu suspect dans son réalisme) suit une longue plage où les guitares sonnent comme des sirènes lancinantes, clairement un retour réussi pour ces Norvégiens.

    Chronique : Aymerick Painless

    FAUSTCOVEN - In The Shadow Of Doom

     

     

     


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  • CONFESSOR A.D. - Too Late To Pray
    Nihilist Holocaust
    Style : Death Metal
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/Confessormetalstrass

    CONFESSOR A.D. - Too Late To Pray



    01. Deafening Confession / 02. Haunting Enemies / 03. Hipster Killer / 04. Silent War / 05. Endless Night

    - Pardonnez moi mon Père car j’ai pêché !
    - Très bien mon fils, je vous écoute, Dieu vous écoute.
    - Il est là, Dieu ? Non parce que comme il y a une cloison entre nous, je ne vois pas ce qu’il se passe de votre côté...
    - Si, si il est là, il est en chacun de nous !
    - Hein ?...
    - Bon c’est pas grave, je vous écoute...
    - Alors voilà, en début d’année 2018, un groupe Strasbourgeois, CONFESSOR A.D., a publié un EP du nom de Too Late To Pray...
    - Oh là là mon fils, pas tant de blasphèmes dans une seule phrase !
    - Hein ?...
    - Bon c’est pas grave je vous écoute...
    - Cet EP est donc sorti chez Nihilistic Holocaust en mars dernier, un label français qui propose un peu tout ce qui peut se présenter en entité purulente, noire et profondément old-school mais voilà je suis passé à côté de cette sortie pourtant enthousiasmante mais je ne vous en ai pas déjà parlé mon Père ?
    - Non je ne pense pas, mais c’est donc là votre pêché ?
    - Vous voulez écouter ?
    - Euh, parlez moi déjà de ce qui vous hante et on verra ensuite si j’ai besoin d’écouter.
    - Et bien avec un premier titre "Deafening Silence" aussi ancré dans un Death Metal des plus balisés, le groupe français réussit tout de même à nous faire secouer la tête, l’efficacité est de mise mais ce n’est là qu’une mise en bouche car CONFESSOR A.D. ce n’est pas que du Death Metal old-school et cela va très vite s’annoncer avec "Haunting Enemies" et son lead plus mélodique et ses relents de Thrash Metal ou avec "Hipster Killer" qui navigue entre Death Metal pouvant s’acoquiner un temps avec un Black Death Metal pour nous saisir avec ses petits arpèges dynamiques qui vous cassent le rythme sans prévenir, ça vous saisit comme une bonne fessée bien placée, vous voyez ?
    - Non, je ne vois pas, non...
    - Mouais... Donc, certes les titres des chansons ne sont pas des plus originaux avec des "Silent War" ou des "Haunting Enemies", on est là dans le thème Death Metal des plus communs mais musicalement ça va chercher du Thrash Death Metal avec "Endless Night", du Death Metal sur "Deafening Silence", du Blackened Death Metal sur "Hipster Killer", on est pas loin de DEATH sur l’ensemble, même si le chant est plus posé à la manière d’un Nick Holmes. Et puis, il y a l’aspect production, avec une telle approche, on aurait pu penser que le trio aurait opté pour une production plus sale, alors attention, ce n’est pas du clinique, on reste dans une approche sale mais pour faire ressortir ces fameux leads, CONFESSOR A.D. assainit un peu le propos, et le résultat est des plus prometteurs. Cette basse claquante forme la clé de voute d’une chapelle bien solide, la batterie n’en faisant jamais de trop, laissant toute la place à la guitare pour prendre son ampleur, pas de blasts ultra rapides, on reste sur un mid-tempo. Alors, lorsqu’un petit solo bluesy débarque au beau milieu de "Haunting Enemies", le contraste est saisissant, un peu comme un coup de trique sur le gland, vous voyez ?
    - Non, je… je ne vois pas non...
    - OK ! Bon, il est vrai que la production peut manquer d’un peu de profondeur, que la batterie soit un peu noyée et manque d’attaque sur la caisse claire (quoique sur "Endless Night", sa présence est bien plus notable) et la grosse caisse mais c’est dans l’ambiance générale où CONFESSOR A.D. tire son épingle du jeu et que j’ai fauté de ne pas être tombé dessus plus tôt afin de prêcher la bonne parole à la communauté et ce, malgré les signaux annonciateurs, heureusement j’ai été remis sur le bon chemin. Ce premier EP montre un groupe très sûr de lui, avec des influences évidentes, ils réussissent à proposer un Death Metal finalement assez personnel.
    - Très bien mon Fils, j’ai l’impression que vous êtes déjà sur le chemin de la rédemption, non ?
    - Ah oui je sais, mais ça me faisait marrer de vous dérouler tout cela en confession, mon seul regret est de ne pas pouvoir voir votre regard tout au long de ce moment. Et sinon, Dieu est encore là ?
    - ... Oui !
    - Eh bien faites lui une bise de ma part ! Et n’hésitez pas à jeter une oreille à ce Too Late To Pray de CONFESSOR A.D..

    Chronique : Aymerick Painless

    CONFESSOR A.D. - Too Late To Pray

     

     

     


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  • INVOCATION SPELLS - Spread Cruelty In The Abyss
    Hell's Headbangers Records
    Style : Black/Thrash Metal
    Origine : Chili
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/InvocationSpells

    INVOCATION SPELLS - Spread Cruelty In The Abyss



    01. Ruins Of Cemetary / 02. Rotting Sacrifice / 03. Victims Of Doom / 04. Torment Of Obssessor / 05. Old Rites / 06. Spread Cruelty / 07. Obscure And Evil / 08. From The Graves

    ...et se retrouvèrent pour une explosion d’expressionnisme morbide aux portes du cimetière en ruine dont ils sortaient. On pouvait distinguer des corps à peine putréfiés que les sacrifices avaient rendu méconnaissable, des zombies à crête, expéditeurs de mosh ou de simples passants se joignant à l'orgie qui montait des tombes voisines, rependant la crasse depuis les abysses. Ces vieux rites qui réapparaissent de plus en plus régulièrement n'avaient d'autre but que de semer le chaos au sein d'une institution déjà, elle-même, très chaotique... oh tient un bras qui vole, c'est Camilo Pierattini qui me propose un coup de main pour m'intégrer à la bande, ici il se fait appelé Witchfucker, mais ne distinguant aucun sourire sur le visage de ce dernier, je comprends rapidement que l'homme et son acolyte, Obssessor, vont me mener sur des chemins dont je connais très bien la destination et dont l'humour ne fait pas vraiment partie du décor ambiant.

    Il y eu une première alerte en avril dernier émanant de Suicide Records, jeune start-up à la botte de la Grande Mort, mais cela fut contenu au Chili ou peut-être un peu dans l'Amérique du Sud. Mais les interconnections modernes ont fait que des chevelus de l'enfer, réunis sous l'égide de Hell's Headbangers Records, ont pris ces deux petits gars d'infection et leur proposent de reconduire leurs rites ancestraux déjà promulgués par trois fois auparavant. Les flammes de la haine ayant consumé ce qui leur restait de chair saine, nous avons là un descriptif d'une destruction à la masse de l'enfer, rien de bien originale me direz-vous ? Essayez donc de glisser votre tête sous cette masse lorsqu'elle s'abat au son obscure et malsain qui a emporté les victimes de la malédiction. Tout n'est que ruine, crasse et chaos où un air alimenté par les gaz dégagés par les corps en décomposition se fait vite irrespirable et ce que l'on pensait être une fête de quartier se transforme en fosse où le mosh pit est roi.

    Une aura noire se distingue au loin, renforçant l'impact de la masse de l'enfer lorsqu'elle rencontre les tourments d'Obssessor, vous joindrez-vous à la danse entends-je ? Trop tard ma jambe droite est partie, les Thrashers se réjouiront d'incantations vieille école mais une âme noire est nécessaire pour ne pas trouver là qu'une vaste orgie de décibels. Vous pourriez y rencontrer Marcel alias Schmier en veste à cuir et à clous, ou même Apollyon avec une veste à patch où on distinguerait très certainement le logo de groupes tels que PERVERSOR, NOCTURNAL WITCH, DARKTHRONE, HELLHAMMER ou AURA NOIR. Vous les reconnaîtriez immédiatement de toute façon car sous leur habit bien cradingue, leur âme n'a pas changé. Le sergent destructeur qui a initié ces deux fossoyeurs doit être fier d'eux, l'esprit vit toujours sans évolution, aucune c'est vrai, mais toujours avec ce même esprit qui animait ces rites et qui faisait mosher nos ancêtres ou les plus anciens d'entre-nous qui ont connu l'époque où tout cela a commencé.

    Chronique : Aymerick Painless

    INVOCATION SPELLS - Spread Cruelty In The Abyss

     

     

     


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  • MONGREL'S CROSS - Psalter Of The Royal Dragon Court
    Hell's Headbangers Records
    Style :  Black Thrash Metal
    Origine : Australie
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/MongrelsCross

    MONGREL'S CROSS - Psalter Of The Royal Dragon Court



    01. King Of The Beasts / 02. Neurian Transformation / 03. The Thirteenth Card / 04. Khara / 05. From Transylvania to Tunbridge Wells / 06. Derkesthai - Initiation (To See Clearly) / 07. Trail Of The Serpent / 08. Vessel Of Shar On



    « Y a plus d'originalité dans la musique qu'ils disent... tout a déjà été fait... les p'tits jeunes ne font que reprendre de vieilles recettes déjà largement usées ! » D'accord j'entends très bien ce que vous dites mais on fait quoi, on fige le tout ? Et si plus rien ne peut exister après DESTROYER 666, que fait on des Australiens de MONGREL'S CROSS dont le deuxième album, Psalter Of The Royal Dragon Court, nous est ici proposé ? On écoute quand même, non ?

    En tout cas, une chose est sûre, c'est que ça aurait été dommage de passer à côté (oui je n'ai pas attendu votre réponse pour le faire) car si on retrouve un Black Thrash Metal bien old-school, il y a une dimension assez mélodique portée par quelques guitares lead bien senties ("King Of The Beasts", "Derkesthai - Initiation (To See Clearly)" ou "Vessel Of Shar On") et quelques appuis de claviers donnant une dimension moins brute à cette musique qui n'en perd pourtant pas sa nature ("Neurian Transformation"). Le tout commence donc de façon assez normalisée sur un "King Of The Beasts" dont il faut attendre l'ultime "Vessel Of Shar On" pour comprendre la façon dont les Australiens ont construit ce deuxième opus. Cela forme une boucle telle que si l'album recommence l'impression de continuité est là, aucun sentiment de fin lorsque se termine ce huitième titre, cela montre déjà que MONGREL'S CROSS ne s'est pas contenté d'aligner les titres sans y mettre une partie de leur âme.

    Musicalement, l'esprit Black Metal se concrétise par sa frange la plus old-school, celle que VENOM a popularisé avec cet esprit Thrash bien présent avec des réminiscences plus contemporaines, parfois à l'intérieur d'un même morceau (l'excellent "The Thirteenth Card" tantôt mélodique, tantôt blasté, tantôt Thrash pur jus), et puis bien entendu il y a cette voix de Grand Mongrel, forgée à l'acide, qui clame ses mots avec un côté un peu moins direct que ce que l'on peut entendre en général sur cette scène Black Thrash Metal, cette façon de faire trainer certaines syllabes résonne clairement comme du Black Metal, alors lorsqu'en plus le débit est décorrélé de celui de la musique, on est en plein Black 90's. Et puis, il y a cette facilité à proposer des titres bourre-crâne, ces "Khara", "From Transylvania To Tunbridge Wells" ou "Derkesthai - Initiation (To See Clearly)" sont autant d'exemples de l'efficacité d'écriture de ce trio qui varie également les plaisirs avec une base très solide dont ils ne s'éloignent pas vraiment dans le fond, mais sur la forme, le passage ternaire de "From Transylvania To Tunbridge Wells" peut surprendre tout en étant très bien intégré avant qu'un passage plus typé Black Metal, appuyé par quelques claviers, ne nous re-projette dans la crasse.

    Alors, inutile, toutefois, d'attendre de ce Psalter Of The Royal Dragon Court la révolution, oui, ces gars n'ont rien inventé mais, et les connaisseurs du label Hell's Headbangers Records savent de quoi je parle, il y a une âme, un discours sincère derrière, pas une posture DESTROYER666-like, un très bon album qui peut largement tourner sur vos platines un long moment sans que vous en soyez écœuré, et ce grâce à ces passages efficaces, chaque titre possède sa partie reconnaissable qui vous donne envie de taper du pied, de hurler, d'headbanger, des arrangements et des structures très dynamiques pour un album hautement recommandé.

    Chronique : Aymerick Painless

    MONGREL'S CROSS - Psalter Of The Royal Dragon Court

     

     

     

     


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