• DC4 - Atomic Highway
    HighVolMusic
    Style : Hard Rock
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2018
    Site Web : http://artistecard.com/DC4

    DC4 - Atomic Highway



    01. Progeny / 02. Queen Of Angels / 03. Atomic Highway / 04. Something In My Head / 05. Dominique / 06. Castaway / 07. One And Only / 08. Baba O'Riley (The Who Cover) / 09. 21st Century Love / 10. Seize The Day

    Fondé en 1995 à l'initiative de Jeff Duncan afin de palier au manque d'activité d'un ARMORED SAINT alors en stand by suite au recrutement de John Bush par ANTHRAX, DC4 est avant tout une affaire de famille puisque outre Jeff Duncan, en charge de la guitare et du chant, on retrouve à ses côtés ses deux frangins, Matt (Basse) et Shawn (Batterie), auxquels est venu se greffer un certain Rowan Robertson (ex-DIO). Déjà auteur de trois réalisations : Volume One (1998), Explode (2007) et Electric Ministry (2011), DC4 est jusqu'à maintenant resté assez confidentiel, ne parvenant pas vraiment à s'imposer de façon marquante au niveau international. Souhaitons que cet Atomic Highway permette enfin au groupe d'atteindre une reconnaissance qui lui serait toute méritée. Sans véritablement changer son fusil d'épaule, DC4 nous livre ici un album peut-être un peu plus élaboré que ses prédécesseurs, cet Atomic Highway nous laisse découvrir des compos un peu plus longues qu'à l'accoutumée ("Castaway", "One And Only", "21st Century Love") qui, sans jamais perdre en efficacité, laissent parfois transparaître un petit côté progressif pas désagréable ("21st Century Love"). On retiendra également une fort sympathique reprise de "Baba O'Riley" de THE WHO qui voit DC4 nous offrir une ré-interprétation empreint d'une certaine personnalité. Les titres s'enchaînent sans temps mort, les guitares sont tranchantes et les soli inspirés, mais pouvait il décemment en être autrement avec deux gratteux du calibre de Jeff Duncan et Rowan Robertson... Au final, avec toutes ces qualités, Atomic Highway se révèle être une belle réussite qui mérite toute l'attention des amateurs d'un Hard Rock métallisé solide et efficace. Acquisition recommandée !

    Chronique : Nono666

    DC4 - Atomic Highway

     

     

     


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  • HAKEN - Vector
    InsideOut Music
    Style : Progressive Metal
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2018
    Site Web : www.hakenmusic.com

    HAKEN - Vector



    01. Clear / 02. The Good Doctor / 03. Puzzle Box / 04. Veil / 05. Nil By Mouth / 06. Host / 07. A Cell Divides

    Le Metal progressif a vu naître ces dernières années quelques énormes pointures arrivant à chatouiller, voire à égaler les maîtres du genre que sont les Américains de DREAM THEATER ou les Suédois de PAIN OF SALVATION. Parmi ces nouveaux talents, on peut aisément citer, dans le trio de tête, les Norvégiens de LEPROUS (se rapprochant de l’originalité et de la grande émotion véhiculée par PAIN OF SALVATION), d’une rare originalité et doté d’un grand sens de la vibration, les Australiens de VOYAGER, à la violence plus marquée, et enfin les Anglais de HAKEN au Metal progressif farfelu, excentrique et très technique, dont certains sons empruntent la droite lignée des années 80. Certainement le plus proche des trois de DREAM THEATER. Découvert un peu par hasard lors d’écoutes intempestives de playlists Metal sur une plateforme bien connue, HAKEN et son premier album Aquarius (2010) m’avait déjà bien envoûté. Affinity sorti en 2016 finit de me convertir à la musique des Londoniens, positionnant ce quatrième album parmi les meilleures sorties du genre, sans aucune hésitation possible.

    Place aujourd'hui à la sortie du redoutable Vector, cinquième merveille des Anglais. Sept titres (dont un instrumental) basés sur le concept de la relation patient/malade, bien plus tranchant et agressif que son prédécesseur, sans pour autant y délaisser la complexité et l’excentricité du groupe. Les compositions de Vector sont beaucoup plus courtes (seul le morceau "Veil" est très long, dépassant allègrement les 12 minutes), sans longues introductions, rentrant très vite dans le vif du sujet sans y oublier néanmoins de somptueux passages progressifs. Vector sonne plus moderne qu'Affinity, la production n’étant pas totalement étrangère à ce ressenti. Vector est intronisé avec "Clear", comme un film futuriste aux passages effrayants donnant des sueurs froides, bientôt suivi par le tubesque et super entraînant "The Good Doctor", une basse qui danse, qui groove, profitant de passages de cuivres étonnants, mais qui n’oublie pas, à mi-chemin, de sacrément s’énerver, d’être presque méchant, pour laisser cette férocité s’éteindre sur un pont atmosphérique de toute beauté. HAKEN continue sur sa lancée avec un "Puzzle Box" qui démarre en trombe, sous les coups de boutoir du phénoménal Ray Hearne, crédité d’une partition éléphantesque sur ce Vector. Un morceau extraordinairement riche, tour à tour nerveux, pesant, doux, entrecoupé d’un long passage progressif sublimissime, électro-ambient aux effluves trip-hop pour de nouveau partir dans un déferlement d’attaques sonores. L'album se prolonge sur cette longue fresque qu’est "Veil", symbolisant le HAKEN d’avant, un titre très long aux rebondissements multiples. Un début piano/voix magnifique, poignant comme à la grande époque de QUEEN, une multitude de plans complexes et de transitions alléchantes, avec toujours cette agressivité permanente dominant Vector. On restera sans voix sur cette intervention jazzy de la section basse/batterie sous fond de piano désarticulé. Un souffle nouveau s’installe ensuite avec une guitare caressant les oreilles, nous amenant langoureusement vers des sonorités Pop progressives portées par les roulements incessants du monstrueux Ray Hearne, le ton montant doucement, faisant place à un duel entre guitariste et claviériste. On peut aussi admirer l’aisance technique de Richard Henshall et son grand feeling. Après l’instrumental de haute facture qu’est "Nil By Mouth", HAKEN se pose sur des sonorités beaucoup plus calmes à l’atmosphère étrange et sombre empreint des 70's, avec un saxophone nous accueillant sur un "Host" de toute beauté dont les claviers de Diego Tejeida nous envoûtent totalement, l’impression d’être noyé sous un flot de sentiments sans pouvoir remonter à la surface, ou plutôt sans vouloir y remonter. Ce colossal et incroyable Vector nous transporte une dernière fois avec un grandiose "A Cell Devides" qui n’est pas sans rappeler les Norvégiens de LEPROUS.

    HAKEN réalise là un chef d’œuvre d’une grande complexité, tout en retenant à chaque fois très vite l’attention de son auditeur, rendant ce concentré d’énergie brute, finalement de plus en plus accessible le temps passant et les écoutes se succédant. Un exploit pour ce type de Metal que peu ont eu le talent d’imposer. Un tour de force mettant à l’honneur le Metal progressif dans toute sa splendeur. N'y trouvant aucune faille, la note maximale s'impose !

    Chronique : Papa Bordg

    HAKEN - Vector

     

     

     

     


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  • LUX IN TENEBRIS - ...To A New Eternity
    Autoproduction
    Style : Operatic Metal
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/LIT.metalband

    LUX IN TENEBRIS - ...To A New Eternity



    01. Divine Mankind / 02. Chaos In Beauty / 03. Mystic Euphonia / 04. Temple Of The Soul (Interlude I) / 05. Triangle Of Light / 06. The Imperator's Arrival (Interlude II) / 07. The Grand Design (feat. Liv Kristine)

    Il est vrai que j’apprécie un peu moins le Metal à chant féminin uniquement lyrique, le préférant incorporé à d’autres voix, soit plus brutales, soit en chant plus clair, ou bien en apport symphonique pour parfaire les ambiances ou les concepts albums délivrés par tant de groupes aussi talentueux que géniaux (AYREON pour n'en citer qu'un), ce qui se marie à merveille aussi avec le Metal dit plus extrême (CRADLE OF FILTH en est un bel exemple). Le reste me paraît parfois trop mielleux et commercial (AMARANTHE) ne procurant que peu d’émoi pour le vibrato sensible de votre serviteur. Mais il existe des exceptions certaines comme la complexité du Metal distillé par THERION par exemple, qui, lui, utilise en plus d’autres voix d’Opéra à la tonalité différente (même si le génial Christofer Johnsson fait quelques apparitions aussi courtes que brillantes parfois), le mythique THE GATHERING, ou bien dernièrement les sorties récentes de TARJA, totalement subjuguantes et envoûtantes, sans oublier le superbe album de VUUR (avec Anneke Van Giersbergen) au concept original. A t-on ce genre de talent en France, assez ingénieux, sensible, émouvant et prenant, sans mourir d’ennui. La réponse me semble oui. Avec une chanteuse comme Marion-Lamita Peubey, soprano dramatique qui réussit la performance de fonder à elle seule, en 2016, LUX IN TENEBRIS. La tête pensante, aussi à l’aise dans la création des compositions, lyriques et voix. Tout reposant sur ce joli minois, jeune, avenant et sympathique. Évidemment pour mettre en musique ses fantasmes musicaux faits d’Opéra, de musique classique et de scènes cinématographiques, la belle a du s’entourer de musiciens de sessions (Alexandre Warot, Alexandre Broise, Jean-Philippe Ouamer et Matthieu Vermorel) aboutissant à une première œuvre déjà fort goûteuse, le EP ...To A New Eternity (titre évoquant le thème abordé de l’être humain, fait d’ombre et lumière). Sept morceaux procurant une sensation de vertigineux voyage à travers les déserts arides de pays d’orient ("The Temple Of The Soul (Interlude I)", "The Imperator’s Arrival (Interlude II)"), mais aussi certaines de ses immenses plaines ("Triangle Of Light"), ses œuvres architecturales démesurées et de ses habitants accueillant et chaleureux (notamment l’Égypte). Marion-Lamita Peubey voit son travail de composition être étoffé par deux morceaux supplémentaires : "Chaos In Beauty", et "The Grand Design", titre qui voit la participation d'une invitée de marque en la personne de Liv Kristive (MIDNATTSOL, ex-LEAVES' EYES, ex-THEATRE OF TRAGEDY). De plus ...To A New Eternity embrasse le concept fort intéressant mais très controversé de l’ordre mystique de la rose croix dont les origines remontent à l’Égypte antique. La force principale de ce premier EP se situe dans ses ambiances dépaysantes magnifiques, permettant à l’auditeur un bond intemporel à travers l’histoire du monde et d’y entrevoir une lueur d’espoir dans un monde de plus en plus chaotique et ténébreux ("Divine Mankind" et son grunt lugubre comme la mort). Marion domine les débats de sa voix incroyable, très proche de la grande TARJA par instant, notamment sur l’exceptionnel morceau de fin qu’est "The Grand Design". Les orchestrations sont époustouflantes tout du long pour trouver sa quintessence absolue sur l’immense "Triangle Of Light", moment épique qui aurait pu figurer au menu musical d’un monument comme Lawrence d’Arabie. Le travail des guitares est conséquent, bien nuancé, formant un tout bien compact et puissant ("Mystic Euphonia") au service de la reine et de ses mélodies vocales bluffantes et attachantes. La production est plutôt bonne, vu les faibles moyens qu’entraine une première fois. Au fil des écoutes ...To A New Eternity séduit, subjugue toujours plus, procurant de belles sensations, proche du peuple et de sa terre, comme un bon cru que l’on garde en bouche longtemps, finissant par nous parler de ses origines et terroir. En fait, un sublime voyage à travers le temps et ses âges tourmentés. Il nous tarde donc d’y voir une suite, certainement plus longue, et qui, évidemment, gagnera en expérience et en maturité, qui, espérons le, passera le cap du simple cadre français.

    Chronique : Papa Bordg

    LUX IN TENEBRIS - ...To A New Eternity

     

     


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  • SEYMINHOL - Ophelian Fields
    Lion Music
    Style : Melodic Progressive Power Metal
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : www.seyminhol.net

    SEYMINHOL - Ophelian Fields



    01. Intro: Appetite / 02. Act II, Scene 2: My Soul’s Idol / 03. Interlude : Nymph / 04. Act III, Scene 1: Hidden Desire / 05. Act III, Scene 2: Behind The Mask / 06. Act IV, Scene V: Her Majesty Of Flowers / 07. Act IV, Scene 7 / Act V, Scene 1: The Bramble’s Litany / 08. Part 1: The Devil Takes Thy Soul / 09. Part 2: Crown Of Thorns / 10. Part 3: After / 11. Outro: The River Lamentations

    Je n’ai jamais compris pourquoi tant d’ignorance, et parfois même de mépris envers le Metal hexagonal tant il semble être d’un niveau exceptionnel, et ce dans tous les domaines et genres. Aucun style n’échappant au doigté ingénieux et délicat des petits doigts magiques de musiciens supers aguerris techniquement, mais disposant aussi d’un grand savoir intellectuel ne faisant qu’un avec leur art musical, celui que je considère comme suprême. Une musique sans cesse en mouvement, évoluant en permanence, s’enrichissant au fil du temps, privilégiant pour presque tous la matière première de grandes chansons aboutissant à une œuvre de maître: l’émotion. Ce que nous recherchons tous dans le cœur des vrais amateurs de sons, la jubilation, l’excitation, un événement marquant, une histoire qui touche, et nos français de SEYMINHOL me semble être tout cela à la fois.

    Pour ceux qui n’auraient pas entendu parler du groupe auparavant, il me semble primordial d’en raconter un peu son cheminement. Créé en 1990 à Algrange, en Moselle, SEYMINHOL pratique un Metal progressif très mélodique, riche, et chiadé, sur des lignes vocales chantées en anglais, leur nom vient d’une petite tribu indienne du nord de la Floride se nommant Seminole, nos Frenchies revoyant l’orthographe pour y laisser un logo plus harmonieux. Leurs disques étant résolument tournés vers le concept album, ayant pour thème une période de l’histoire, celle passionnante des grands combats, de la psychologie humaine ou bien encore celle des grands auteurs issue de la dramaturgie anglaise ayant pondu des œuvres intemporelles que nous connaissons tous, ne serais-ce que de renom.

    SEYMINHOL a à son actif cinq albums : Northern Recital (2002), Septentrion's Walk (2005), Ov Asylum (2009), The Wayward Son (2015) et cet Ophelian Fields qui nous intéresse aujourd'hui, sorti en Février dernier, celui-ci s’inspirant du personnage d’Ophélie, présentant la tragédie de Shakespeare sous un angle plus féminin et métaphysique. Ophelian Fields s’articule autour de Kevin Kazek (chant), Nicolas Pelissier (claviers, guitares), Thomas Das Neves (batterie) et Vianney Habert (basse), accompagnés des chanteuses invitées Audrey Adornato, Marion-Lamita Peubey et Melissa Bonny, le line-up ayant évolué en Juin dernier avec la réintégration de Christophe Billon-Laroute à la basse, et l'arrivée de Pierre Roellinger à la batterie.

    Nous sommes ici en présence d'une œuvre déclinée en quatre actes, comme une pièce de théâtre musicale, s’ouvrant sur une brise légère par de magnifiques cordes acoustiques de "Intro: Appetite" nous plongeant étrangement à une autre époque, un temps jadis où les chœurs prennent naissance au milieu de remparts moyenâgeux. La nostalgie des sentiments s’installant pas à pas, revenant à la fin nous caresser la nuque sur "Outro: The River Lamentation", comme une suite aussi prenante et belle, mais plus réjouissante musicalement. SEYMINHOL prend aux tripes, y arrachant le cœur comme peut le faire le grand OPETH, mais la suite se veut plus violente et énergique sur "Act II, scene II: My Soul's Idol". Le lyrisme des mosellans est étonnant, fantastique sur des chœurs royaux plaçant un Kevin Kazek au milieu de mythiques chanteurs comme Geoff Tate (QUEENSRŸCHE) ou Daniel Gildenlöw (PAIN OF SALVATION) et de leur spectre musical.

    SEYMINHOL nous a déjà mis sur le flanc, sachant que l’on a à faire à une œuvre pas comme les autres, unique en son genre, approuvée par les nymphes se penchant sur le berceau d'"Interlude: Nymph" avec contemplation, dans une orgie de sons enivrants, tournoyant dans une symphonie d’une rare intensité, débouchant sur un passage technique non sans rappeler Finn Zierler et son BEYOND TWILIGHT. La fin se veut plus lugubre, tel le loup hurlant sa faim et son désespoir. SEYMINHOL se balade dans tous les univers métalliques avec une justesse et une facilité déconcertante (le tendu "Act III, Scene I : Hidden Desire" au riff matraqueur pouvant évoquer Michael Romeo de SYMPHONY X), Nicolas Pelissier nous gratifiant également d’un super solo, seule trace marquante de sa lead sur Ophelian Fields, celle-ci bouillonnant tout le long de ce « désire caché ». Après l’éruption vient le temps de l’accalmie avec "Act III, Scene II: Behind The Mask", transpirant lui aussi d’un torrent d'émotion, la voix féminine s’emparant d’un refrain magistral dont on ne ressort pas totalement indemne. SEYMINHOL se perd dans les méandres de la mélancolie sur un pont atmosphérique inattaquable, où guitare et voix sont là haut, tout là haut perché sur un nuage difficile à atteindre, sauf pour eux. Ce morceau est proche du génie de PAIN OF SALVATION dans la sensibilité et l’organe vocal monstrueusement vibrant d’un Kevin Kazek en fusion. Ce qu’il ne faudrait pas non plus oublier, ce sont toutes ses notes de piano, mélodie de touches noires et blanches qui posent les contours du concept, le définit, instrument essentiel aux palpitations du groupe, "Act IV" et "Act V Scene 1" ne faisant qu’étayer mes propos avec des moments totalement bluffants, l’un à la SEPTIC FLESH, et l’autre, baroque, comme la reine des groupes anglais qu'est QUEEN, avec cette excentricité que l’on retrouve sur "Part II: Crown Of Thorns". Un début résolument Folk Rock très agréable, surprenant, et dynamique, toujours arrosé d’un Metal épique et grandiloquent, pour finir sur une folie à la rythmique presque jazzy. Le moment lent, planant, est comme une comète parsemée d’étoiles explosant ensuite sur un feu de colère intense (de nouveau très PAIN OF SALVATION, influence majeure du groupe pour ce cinquième opus), terrible moment s’interrompant sur une nouvelle apparition de la diva du groupe.

    Avec cet Ophelian Fields, SEYMINHOL nous sort des entrailles du monde un magnifique témoignage, mais dont on regrette un peu une production pas assez claquante pour le poumon qu’est la section basse/batterie, un peu trop étouffée, pas assez étoffée aussi, sans oublier un Nicolas Pelissier dont les guitares restent bien trop discrètes et pas assez marquées et puissantes. Cependant, à part ces petits détails, SEYMINHOL nous livre de l’art en pagaille, de la richesse à profusion, mais surtout des sentiments en abondance. Rien que pour ça Ophelian Fields est une étape importante dans la carrière du groupe, et sans doute de cette année 2018 qui risque bien de consacrer les Français à tout bout de champs. Il ne vous reste qu’une chose à faire, acheter cet album à tout prix !

    Chronique : Papa Bordg

    SEYMINHOL - Ophelian Fields

     

     

     


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  • Kåabalh - Kåabalh
    Dolorem Records
    Style : Putrid Doom/Death Metal
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/kaabalh76

    Kåabalh - Kåabalh



    01. Cabal / 02. Acheron / 03. Dark Wrath Of A New God / 04. The Complete Darkness / 05. Heavy Boredom Death / 06. Death's Ovation

    Le corps putréfié mais pourtant encore un peu chaud, TORTURE THRONE est étendu au sol lorsque deux de ses membres, Fab Dodsmetal, à la batterie, et Damned, à la guitare lead, ont l'idée de former un nouveau groupe qui prend vite forme avec Marco à la basse et Pierre à la guitare et au chant courant 2017. Dans la foulée le groupe travaille sur un premier album qui doit suinter le Death Metal old-school aux gros relents de Doom Death à la ASPHYX et les débuts d'INCANTATION. D'ailleurs, la production étouffante ne trompera personne, l'ombre d'INCANTATION et même de DRAWN AND QUARTERED, dont le dernier album a été chroniqué ici il y a peu, sont clairement en tête lorsque déboule "Cabal", un instrumental qui fait office de longue introduction rampante tel un corps agonisant au sol essayant vainement de s'échapper. Mais "Acheron" prend la suite et le ciel sombre devient bien noir, opaque, irrespirable, les growls de Pierre plantent très vite le décor, on est en terrain balisé c'est certain mais les leads transperçant de Damned agissent comme des flèches pour atteindre les proies laisser là à leur merci. Si une vague impression de monobloc peut se faire sentir, l'auditeur pouvant ne reprendre conscience qu'à la fin de "Death's Ovation" qui est une des rares accélérations de cet album illuminé par un lead bien chaotique comme SLAYER les a popularisé en son temps, c'est parce que l'album éponyme présenté là regorge d'endroits moites et puants qu'il faut prendre le temps d’apprivoiser. Le groupe ayant misé sur l'effet de masse plutôt que d'essayer de tirer le maximum de lumière des ténèbres qu'il venait de créer. Car après "Acheron" et son lead entêtant, son break basse batterie, la plongée dans les abîmes du style est brute. Car lorsque "The Complete Darkness" vous assomme la tête en moins de cinq minutes, on y retrouve un Death Metal plus dynamique mais toujours aussi crade et terriblement emprunt d'esprit Doom Death à la RUNEMAGIK ou ASPHYX pour mieux replonger dans un "Heavy Boredom Death" dans la droite lignée d'un "Dark Wrath Of A New God". Il ne faut donc pas attendre de ce Kåabalh, une quelconque once d'innovation et c'est bien ainsi tant le Death Metal putride de ce quatuor ravira les amateurs du genre, excédés ou non par le retour par vague du style, ce groupe tire clairement son épingle du jeu en mettant ses tripes dans ces six titres, un premier album à ne pas rater.

    Chronique : Aymerick Painless

    Kåabalh - Kåabalh

     

     

     


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  • GRETA VAN FLEET - Anthem Of The Peaceful Army
    Lava / Republic Records
    Style : Hard Rock
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2018
    Site Web : www.gretavanfleet.com

    GRETA VAN FLEET - Anthem Of The Peaceful Army



    01. Age Of Man / 02. The Cold Wind / 03. When The Curtain Falls / 04. Watching Over / 05. Lover Leaver (Taker Believer) / 06. You're The One / 07. The New Day / 08. Mountain Of The Sun / 09. Brave New World / 10. Anthem

    GRETA VAN FLEET semble bien être la grande attraction du moment, signant une sorte de revival de la légende anglaise qu'est LED ZEPPELIN, pour ma part l’un des plus grands groupes de tous les temps ! Après le EP Black Smoke Rising (2017), qui s'est vu ensuite agrémenté de nouveaux morceaux pour donner naissance à From The Fires (novembre 2017), on ne pouvait que se rendre compte de l'indéniable potentiel des Américains, et de la fratrie Kiszka qui le compose (Joshua au chant, Jacob à la guitare et Samuel à la basse), accompagné de Daniel Wagner à la batterie. Nous restions malgré tout réservé face à l’enthousiasme général, car n’atteignant en aucun cas, selon moi, la magie et la virulence du monstrueux dirigeable. Évidemment From The Fires était déjà d'un excellent niveau, mais sans toutefois atteindre l’exceptionnel. Moins d’un an après, les revoilà avec, cette fois-ci, leur premier véritable album, Anthem Of The Peaceful Army. Dix titres pour presque 50 minutes sentant bon le flower power et la beauté des 70's. Le groupe semble quelque peu se détacher de sa source d’inspiration principale, sans toutefois prendre un plein envol car ce Anthem Of The Peaceful Army rappelle encore parfois le Led Zeppelin III (assez évident sur les acoustiques "You’re The One" et "The New Day"). Mais cela nous arrange peut-être un peu, ayant une identité propre commençant à s’affirmer sans couper complètement le cordon ombilical de la nostalgie qu’on éprouve à la lueur des notes délivrés par GRETA VAN FLEET. La voix de Joshua Kiszka semble moins marquée par Robert Plant, moins légère, sensuelle, que sur From The Fires, plus tendue, nerveuse et criarde, sans pour autant qu’elle n'en soit moins belle. Cette maturité personnelle commence à pointer le bout de son nez à l’écoute d’un titre aussi magnifique et envoûtant que "Brave New World", véritable bijou de ce nouvel album, procurant excitation et émotion ("Watching Over" déverse lui aussi son flot d’émotion, avec un grand Jacob Kiszka), ce que LED ZEPPELIN a toujours su faire à merveille. GRETA VAN FLEET est aussi sensationnel quand son influence principale est parfaitement digérée, en profitant au maximum pour faire vibrer ses sons sans plagier outrageusement le dirigeable, comme ça peut être le cas du sublime "Lover Leaver (Taker Believer)", avec cette voix incroyable suspendue tout là-haut, là où personne ou presque ne va, ou comme sur la slide exaltante de "Mountain Of The Sun", avec un passage batterie/voix génial faisant sourire et penser au bonheur que la vie nous procure parfois. Cette sensation de bien-être, de chaleur humaine, est une constante évidente de ce Anthem Of The Peaceful Army, le superbe acoustique "Anthem" en est un des plus beaux exemples, sans oublier le somptueux "Age Of Man" aux frissons garantis. Un réel attachement à cette œuvre nous possède au fil des écoutes même si il y manque encore ce côté plus sombre, violent et méchant que l'on ne trouve pas encore dans la musique des Américains, cependant la magie commence sacrément à opérer !

    Chronique : Papa Bordg

    GRETA VAN FLEET - Anthem Of The Peaceful Army

     

     

     

     


     


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  • DYNAZTY - Firesign
    AFM Records
    Style : Melodic Hard & Heavy
    Origine : Suède
    Sortie : 2018
    Site Web : www.dynazty.com

    DYNAZTY - Firesign



    01. Breathe With Me / 02. The Grey / 03. In The Arms Of A Devil / 04. My Darkest Hour / 05. Ascension / 06. Firesign / 07. Closing Doors / 08. Follow Me / 09. Let Me Dream Forever / 10. Starfall / 11. The Light Inside The Tunnel

    On a beau être un bon vieux métalleux et être à l’affut de la moindre nouveauté, on passe parfois à côté de choses intéressantes. C'est notamment le cas avec DYNAZTY, combo suédois originaire de Stockholm, composé de Mike Lavér (guitare), Rob Love Magnusson (guitare), George Egg (batterie), Jonathan Olsson (basse), et enfin du sublimissime chanteur Nils Molin (également membre d'AMARANTHE depuis peu). Avec Firesign, le combo signe du feu sacré sa sixième offrande. Un Metal assez riche au niveau des sonorités empruntées, très moderne, se tournant résolument vers le très mélodique, frais et hyper accrocheur. Mais cela n’est pas tout, la musique des nordiques prend tout son sens, sa profondeur, sa fraîcheur et son engouement grâce à son étincelant chanteur qui possède une voix extraordinaire, permettant d’encenser les sons de DYNAZTY. Et cela se vérifie sur les moments forts de ce Firesign comme le fabuleux "The Grey", grandiose, que dis-je, grandiloquent même, presque épique, mais aussi méchant et agressif avec un chant rageur au refrain assez proche de la finesse d’un LEPROUS. A cet instant, votre serviteur est déjà conquis, et la suite me donnera bien évidemment raison. On tient là une des perles de 2018 qui ne demande qu’à être davantage diffuser pour vriller vos petits cerveaux. L’ascension risque d’être certaine avec des compositions de la trempe du fougueux et celtisant "Ascension" aux orchestrations exceptionnelles, avec un Molin hargneux, parfois pas si éloigné que cela d'un certain Ronnie James Dio, sans négliger des leads ciselés prêts à tout découper, surtout les cœurs les plus sensibles d’entre nous. Firesign est, de plus, bourré de « tubes » comme l'éponyme "Firesign", ultra pénétrant, ultra dynamique, dont il est impossible de se défaire, un refrain qui chante, une musique qui fait taper du pied. Certes DYNAZTY se veut parfois un peu commercial, mais jamais sans être dépourvu de puissance, comme sur l’impérial "Let Me Dream Forever". Cette « agressivité » mélangée à des sons plus softs est une vraie réussite, une bouffée d’oxygène dont "Starfall" profite à merveille. On se languira une dernière fois du terrible organe vocal de Nils Molin sur "The Light Inside The Tunnel", onzième et dernier morceau de ce Firesign. Vous l’aurez compris, DYNAZTY est brillant en tout point, ne méritant qu’une écoute attentive de la grande famille du Metal, et pourquoi pas de tous les autres... Merci à mon ami Nono666 pour cette bien belle découverte !

    Chronique : Papa Bordg

    DYNAZTY - Firesign

     

     

     

     


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  • VULCAIN - Vinyle
    Season Of Mist
    Style : Hard/Rock'n'Roll
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : https://vulcain-rocknroll.jimdofree.com

    VULCAIN - Vinyle



    01. Vinyle / 02. Heros / 03. Backline Music / 04. L'Arnaque / 05. Darling / 06. Decibels / 07. Dans Les Livres / 08. L'Oseille / 09. Borderline / 10. Contrôle / 11. Motör

    Ah VULCAIN ! Que de vieux et bons souvenirs pour moi, ayant eu la chance de découvrir le groupe avec son superbe et intense premier album, Rock N’ Roll Secours (1984), à une époque où le Hard français brillait de mille feux, abondant de perles en tous genres comme SORTILEGE, WARNING, SATAN JOKERS, ADX, TRUST et tant d’autres. Période faste que je découvrais biberon encore en main, l’air médusé par tant de talent, rivalisant ou presque avec nos alliés de toujours, nos idoles anglaises ou américaines. Malheureusement, après une septième offrande, VULCAIN stoppera les machines en 1998, annonçant une absence prolongée qui prendra finalement fin en 2013 avec un V8 qui marquera un retour tonitruant, puissant, ravageur et gagnant. VULCAIN is back, avec son speed Rock n’ Roll survitaminé. Cinq longues années à patienter pour lui donner un successeur au nom grésillant comme nos bons vieux vinyles du temps jadis. Ce nouveau missile est composé de onze tueries pour presque 40 minutes d’énergie pure où le trio Daniel Puzio (chant/guitare), Vincent Puzio (basse) et Marc Varez (batterie) nous ramène à sa foudroyante jeunesse. Un artwork tranchant illustrant bien le titre de ce neuvième opus, mais aussi ce son de fond, à la basse de Vincent Puzio, au rendu distordu, éraillé comme nos bonnes vieilles galettes. Les lyrics déchirants, les refrains, tous jouissifs, fracassant le crâne avec d’abondants riffs bien sentis. Après des coups de gongs exaltants à l’idée de remettre ça, nous voilà parti avec le riff simple et mémorable de l’éponyme "Vinyle", « cadeau des dieux, cadeau du ciel, cadeau des dieux universels » s’exclame le fougueux et talentueux Daniel Puzio, et on ne lui donne pas tort. Que c’est bon d’entendre le riff speedé du mortel "Héros" et son refrain inébranlable qui contraste avec le plus posé Hard Rock n’ Roll "Backline Music" et son solo gorgé de Blues et son groove imparable à la AC/DC. VULCAIN ne nous la joue pas à "L'Arnaque", tenant là un bijou qui pourra plaire à notre "Darling" lors d’ébats nerveux et éreintants, on pense sur quelques notes du début à "The Number Of The Beast" de la vierge de fer. Des "Décibels" plein la tête, on ne sait pas ce qui nous retient, le bar, la bouteille ou sa main. Les étincelles de ses yeux, la chaleur de ses reins nous appellent, nous faisant bouillonner, danser sur les soli déchirants de Daniel Puzio, voyant un VULCAIN plus intimiste, doux, langoureux et amoureux. Mais attention alcool et amour ne font jamais bon ménage, sauf pour la wah-wah attachante du leader de dieu le feu. Mais ce qui n’est pas dans la musique, VULCAIN l’écrit "Dans les Livres", son « oseille », c’est sa musique, le riff cher, le refrain coûteux et goûteux. Putain ça balance sévère, ça pétarade de partout, le groove d’un solo terrible nous embrasant le cœur, les palpitations s’accélérant de bonheur de pouvoir vivre cet instant sans être "Bordeline". Gardant le "Contrôle", VULCAIN s’enflamme une dernière fois sur un hommage bien couillu à notre regretté Lemmy et son "Motör", ses guitares nous ramenant à l’âge d’or des grands du Hard. Dieux du feu, maîtres de la foudre, Lemmy revit en vous !

    Chronique : Papa Bordg

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  • BLOOD OF THE SUN - Blood’s Thicker Than Love
    Listenable Records
    Style: Hard Rock
    Origine: États-Unis
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/bloodofthesuntx

    BLOOD OF THE SUN - Blood’s Thicker Than Love




    01. Keep The Lemmy's Comin' / 02. My Time / 03. Livin' For The Night / 04. Air Rises As You Drown / 05. Stained Glass Window / 06. Blood Of The Road

    Allez... assez parlé de Stoner, on va revenir au bon vieux Hard Rock Seventies... BLOOD OF THE SUN est un groupe américain fondé en 2002 avec en son sein le batteur Henry Vasquez, ancien membre de SAINT VITUS (excellent groupe de... ah mince j’avais dit que j’en parlais plus...). En 2018, ils sortent leur cinquième album, Blood’s Thicker Than Love. Belle découverte pour ma part. Dès le premier morceau, on a l’impression d’entendre une sorte de bœuf entre Lemmy Kilmister (MOTÖRHEAD pour les incultes) et Ian Gillan (DEEP PURPLE ... Je vous l’accorde, elle était moins évidente celle-là) avec, en fond, et ce tout au long de l’album, le bon son de l’orgue Hammond. Autre titre phare de cet album "Livin’ For The Night", avec son refrain accrocheur plutôt facile à apprendre (Ouh Yeah !). Pour le reste, on est sur un très bon album, court, mais pour le coup ça rend la chose encore plus Seventies ! En résumé, BLOOD OF THE SUN, alias les DEEP PURPLE des temps modernes.

    Chronique : Ben

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  • THRASHBACK - Sinister Force
    Autoproduction
    Style : Thrash Metal
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/oldschoolthrashback

    THRASHBACJK - Sinister Force



    01. The Beginning Of The End / 02. Weapons Of Mass Destruction / 03. Stand Up And Fight / 04. Chemical Death / 05. No Way To Come Back / 06. Exterminate / 07. Sinister Force / 08. Resurrected To Devour / 09. Attack Of The Undead / 10. The Final Hour / 11. Nothingness

    Depuis 2015 et la sortie de Night Of The Sacrifice, deuxième album de THRASHBACK, le groupe a vu son line-up évoluer, accueillant en ses rangs Kriss (ex-EVIL ONE) et Nicklaus (ADX) aux guitares, en remplacement de Freddy parti voguer vers d'autres aventures, mais rassurez vous, cela ne change rien à la donne, et nos thrashers continuent sur la lignée de leurs deux précédentes réalisations, à savoir un Thrash 100% old school qui envoie le bois bien comme il faut ! Donc vous l'aurez sans doute compris, cette troisième offrande, qui fait désormais preuve d'une belle maturité, envoie du lourd, ça balance du gros riff, toujours dans un esprit que n'auraient pas renié des piliers du genre comme EXODUS, EXCITER ou WHIPLASH. THRASHBACK connait ses classiques et nous livre avec ce Sinister Force un album simple, concis et efficace qui frappe fort, très fort ! Aucune faiblesse, aucun temps mort, le rythme est soutenu, nous sommes en présence de titres qui vont à l'essentiel ("Weapons Of Mass Destruction", "Sinister Force"), que ce soit en matière de composition ou en ce qui concerne l'authenticité du son, tout ici respire le Thrash à l'ancienne, alors si vous aimez le style, ne passez surtout pas à côté de ce Sinister Force, vous risqueriez de le regretter amèrement !

    Chronique : Nono666

    THRASHBACJK - Sinister Force

     

     


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