• BUCIUM - Miorița
    Audiosoma
    Style : Progressive Folk Rock
    Origine : Roumanie
    Sortie : 2017
    Site Web : www.bucium.com.ro

    BUCIUM - Miorița



    01. Miorița  / 02. Codrule, Măria Ta / 03. Frunză Verde de Trei Flori / 04. Frunză Verde, Foi Mărunte / 05. Mândra Mea, Nu Mă Certa / 06. Mirel Tinerelu’ / 07. Voinicel Înstelat / 08. Rai / 09. Când De-Acasa Am Plecat / 10. Cântecel De Asfințit / 11. Zorile / 12. La Marginea Codrului / 13. Sus, la Cheia Raiului
     
    Né en 2000 à Bucarest, en Roumanie, BUCIUM s'apparente à une énigme. Une activité très disparate, très locale également, le groupe publie une démo, Miorița, en 2002 et un premier album, Voievozii, en 2008 avant de disparaître des radars. De nombreux changements de line-up s'effectuent également au sein du groupe qui se stabilise autour d'un bassiste, un batteur, une violoniste, un violoniste-guitariste et un claviériste-guitariste-chanteur, le tout aidé en fonction du besoin des différents titres de multitudes d'instrumentistes. Le groupe œuvre dans un Folk Metal que l'on qualifierait plutôt de Folk Progressive Rock avec cette coloration qui lorgne assez régulièrement vers Steven Wilson (PORCUPINE TREE) dont la douceur trouve son équilibre dans cette voix posée et suave mais virile d'un Andi Dumetrescu pouvant évoquer Fernando Ribeiro (MOONSPELL) ou Till Lindemann (RAMMSTEIN).

    En 2017, les Roumains reviennent avec un deuxième album, Miorița, sur lequel on va retrouver des titres issus de cette première démo, le tout formant une histoire sur l'ensemble des 13 titres composant cette œuvre qui disons le d'entrée, nécessite une immersion totale. Cet album est donc une réédition de la première démo améliorée avec des titres supplémentaires, une réédition d'une compilation proposée à l'origine en 2010. Le packaging de l'album tout d'abord, il faut le signaler, est hors du commun, tout comme l'album live publié l'an passé, le groupe a choisi un format spécial d'une pochette carton avec un carton imprimé recto verso par titre à l'intérieur, un soin apporté à ce "coffret" carré d'une vingtaine de centimètres qui attire forcément l’œil, mais c'est surtout le contenu qui va attirer l'oreille car on y retrouve la délicatesse d'un Folk Rock loin des clichés festifs mais pas foncièrement sombre pour autant, on est là sur des sonorités que l'on retrouve dans le Viking Metal, le tout jumelé à un Rock Progressif très cristallin assez loin des propos saturés et distordus dont on a l'habitude de parler ici, c'est clair !

    Et pourtant, la magie opère et l'écoute de cet album, Miorița, se révèle assez vite dans sa globalité depuis le premier titre éponyme qui nous renvoie vers l'ANATHEMA actuel, très Floydien dans l'esprit et une musique Folk bien prononcée, l'esprit Progressif se montre sans délai, chaque instrument se pose là avec délicatesse et en prenant le temps de s'intégrer à l'ensemble sans violence. D'ailleurs ce premier morceau est instrumental comme pour laisser digérer le style du groupe à l'auditeur et ce sont donc les cordes qui se chargent de donner le côté mélodieux presque chanté que les oreilles peuvent retenir, même si quelques chœurs se font entendre sur la fin, des chœurs là aussi plutôt nordiques dans l'esprit avant une noirceur sublime sur "Codrule, Măria Ta" où la voix très posée fait peser une ombre sur ce début d'album, bien accompagnée par un violoncelle parfaitement utilisé pour l'ambiance. Et voilà ensuite le moment Wilsonien absolument entêtant sur "Frunză Verde Foi Mărunte". Les morceaux reposent sur une musique posée, très cotonneuse, assez mélancolique et des lignes de chant magnifiquement posées et interprétées, chaque ligne reste en tête et on se laisse alors emmener dans ce voyage initiatique qui laisse entrevoir des sentiments que les albums de Métal "standards" ne peuvent pas nous faire ressentir, je pense là à certains album de PENDRAGON ou MARILLION, la frange anglaise du Neo Prog, mais ceux qui connaissent mieux que moi ce mouvement pourraient être plus précis à ce sujet.

    C'est avec "Voinicel Înstelat" que les Roumains introduisent leur visage le plus Métal avec ces guitares et cette batterie plus martelée, un court passage qui permet d'éviter la monotonie et qui introduit aussi parfaitement l'autre point d'orgue de cet album, le titre "Rai" où la voix d'Andi fait encore des merveilles lorsqu'il chante le titre de ce morceau à l'infini. BUCIUM nous offre simplement un album beau, comme une respiration au milieu des autres plus brutaux que l'on a pour habitude de vous proposer, un album où ils mêlent les histoires traditionnelles roumaines à une musique utilisant des codes traditionnels mais bien ancrés dans l'ère actuelle et d'ailleurs les roumains sont clairs à ce sujet, ils ne défendent pas un retour aux sources dont ils chantent des instants mais que l'on s'en nourrissent pour ne pas s'éloigner des bases, un rapprochement avec la nature et pour cela je vous conseille l'écoute au casque au milieu des bois d'un titre comme "Cântecel De Asfințit", pas forcément le titre le plus calme de cet album, justement pour bien prendre conscience de la nature vivante de ce qui nous entoure.

    Extrêmement produit, cet album montre un groupe sûr de son identité, Miorița regorge de petits détails, parfois infimes comme des doublements de voix par un Andi parlant pratiquement pour un côté plus posé encore, des arrangements très fins qui laisse une redécouverte à chaque écoute, un petit bijou de Folk Progressive Rock qui vous plante là par surprise, une belle découverte !

    Chronique : Aymerick Painless

    BUCIUM - Miorița

     


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  • SINISTRO - Sangue Cássia
    Season Of Mist
    Style : Post Doom Metal
    Origine : Portugal
    Sortie : 2018
    Site Web : www.sinistroband.com

    SINISTRO - Sangue Cássia



    01. Cosmos Controle / 02. Lotus / 03. Petalas / 04. Vento Sul / 05. Abismo / 06. Nuvem / 07. Gardenia / 08. Cravo Carne

    Le nom de SINISTRO a énormément circulé ces derniers temps, le groupe capitalisant sur la bonne réception de Semente, leur deuxième album publié en 2016, mais pour conclure la chose, il fallait à ces Portugais assurer ce troisième album qui voit le jour en ce tout début d'année 2018. Le timing est plutôt bien tombé, bonne réception du deuxième album, de nombreuses tournées dont une en première partie de PARADISE LOST et PALLBEARER, autant vous dire que le public de ces deux groupes sont des cibles privilégiées pour SINISTRO. Le teasing monte parfaitement donc jusqu'à la sortie de ce Sangue Cássia  qui doit installer ce groupe sur le devant de la scène.

    On y retrouve là le bassiste de MOURNING LENORE, Fernando Matias, groupe dont le seul album montrait des dispositions très intéressantes, et on retrouve d'ailleurs cette pesanteur et cette grisaille attirante au sein de SINISTRO, même si, avec le chant féminin, notre instinct nous pousse plus à rapprocher cela de BATHSHEBA, THE WOUNDED KINGS ou JEX THOTH, ce qui n'est pas tout à fait faux mais surtout très réducteur. La lourdeur du titre d'ouverture "Cosmos Controle" s'installe sur 11 minutes avec une progression vers une mélancolie qui nous renvoie également vers CHELSEA WOLFE ("Abismo"), notamment son dernier album, les guitares bien lourdes rampent sans discontinuer alors que Patricia Andrade apporte une délicatesse très fragile qui contrebalance parfaitement le propos.

    Un mot sur cette production très vivante. Si la batterie se retrouve un peu en arrière, c'est pour mieux faire ressurgir cette impression de bloc monolithique qui, pour le coup, nous évoque plutôt un DOLORIAN ("Lotus" et sa ligne lead entêtante) et, avec le gras des guitares, la chape de plomb nous maintient définitivement dans un état léthargique. Ce début d'album est absolument parfait, le mix entre lourdeur et douceur est à son point d'équilibre pour nous emmener ensuite vers un Post-Doom où les ambiances se font un peu plus lumineuses. La voix posée de Patricia se pose comme une fleur sur des structures moins typées couplet/refrain et donc foncièrement moins Rock que le début d'album et on revient vers cette affiliation à CHELSEA WOLFE qui est ici particulièrement flagrante. Pourtant, le chant en Portugais, une musique plus Doom et plus portée sur les guitares, réussissent à démarquer SINISTRO d'une comparaison trop évidente et on pense plus à un Trip-Hop à la MASSIVE ATTACK pour un titre comme "Nuvem", le titre le plus ambiant et posé de ce Sangue Cássia, qui va reprendre sur sa fin un visage bien plus Doom ambiant avec un travail d'arrangement et de production sur une guitare lead chargée d'insuffler cette part de mélodie dérangeante dans un paysage très sombre. Même la voix, au premier abord plus lumineuse, finit par se montrer très noire, mais le côté cristallin du chant forme cette branche à laquelle on s'accroche, alors lorsque sur "Cravo Carne" la chant se fait sombre, le sol s'efface sous nos pieds et la chute s'annonce inéluctable, comme une fin malheureuse et sans espoir annoncée depuis l'excellent "Cosmos Controle".

    Avec Sangue Cássia, les Portugais confirment le bon choix fait avec celui fait par Patricia Andrade au chant initié lors du EP Cidade (2013), poursuivi sur Semente, mais qui trouve ici un équilibre certainement plus brut en surface, les claviers étant moins présents par exemple, le travail sur les compositions se révèle pourtant bien plus fin. De même la production avec un chant mieux intégré dans la pesanteur régnant sur ce nouvel album par rapport à la mise en avant dont bénéficiait cet élément aux détriments de la lourdeur précédemment est également un signe de l'intégration à long terme de cette actrice qui offre là une prestation plus qu'aboutie et qui porte cet album vers un niveau supérieur que ce que le groupe pouvait proposer jusque là. Une bonne pioche qui se confirme, et c'est désormais flagrant, SINISTRO n'a rien du coup promotionnel, ce groupe possède une personnalité qui commence à prendre forme, doucement et dans une noirceur qui lui va très bien, une noirceur ambiante plus que dans l'accordage des guitares et la recherche du riff le plus gras possible.

    Chronique : Aymerick Painless

    SINISTRO - Sangue Cássia

     


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  • ABHORDIUM - Omega Prayer
    Autoproduction
    Style : Black / Death Metal
    Origine : Finlande
    Sortie : 2017
    Site Web : www.abhordium.com

    ABHORDIUM - Omega Prayer



    01. The Chronology Of Decadence / 02. Channeled Be My Hate / 03. Asebeia / 04. Obsidian Chamber / 05. Perpetual Desertification / 06. At The Highest Temple / 07. Dreary Touch Of The Void / 08. From The Depths I Slithered / 09. Omega Prayer

    Passer de trio à quintet n'est pas quelque chose d'anodin dans la vie d'un groupe, d'autant plus lorsque des membres de longue date décident de quitter le navire entre temps. Le premier album d'ABHORDIUM avait été réalisé ainsi, en trio, Arttu Aalto à la batterie, Kari Laaksonen au chant et Jarko Neuvonen à la guitare et à la basse, mais depuis 2011, Jarko a quitté le groupe en 2016, de même que Jussi Saarinen, le bassiste qui avait intégré le groupe après la sortie du premier album. Sauf que, lorsque l'on pratique un Death Black Metal comme les Finlandais d'ABHORDIUM, il y a souvent une recherche de puissance qui se traduit généralement par deux guitares, surtout vrai pour le live car en studio, tout est réalisable.

    D'autant plus que le groupe se dirige de plus en plus vers le Black Metal comme le montre ce deuxième album, Omega Prayer, avec en ligne de mire claire MARDUK ou DARK FUNERAL, un Black Metal avec de franches incartades vers le Death Metal, notamment dans son impact direct et sans fioritures. Toutefois, avec cet album, les Finlandais se démarquent quelque peu, déjà avec un premier titre, "The Chronology Of Decadence", qui penche plus vers le Death Metal que les autres titres, mais aussi cet "Asebeia" renforcé par des chœurs qui peuvent renvoyer vers ENSLAVED pour un effet Pagan Black Metal plutôt réussi. Après un début d'album sans grande originalité, ABHORDIUM dévoile peu à peu ses armes, et c'est bien lorsque le groupe tire sur le Black qu'il se fait le plus efficace, à l'image de cette fin d'album que le récent MARDUK ne renierait pas. Le chant de Kari Laaksonen confirme ce penchant Black Metal, un esprit guerrier habite son chant assez largement vomi même si les lignes de chant ne font pas preuve de grande originalité.

    Niveau production, s'il est difficile de montrer du doigt un défaut flagrant, on peut tout de même relever que les guitares manquent de profondeur, comme si elles étaient en devant de scène sans rien derrière, de même que la batterie, dont on distingue bien les différents éléments mais manque cruellement de vie pour rendre ce Death Black Metal aux couleurs mélodiques bien plus réel et terrifiant par la même occasion. Mais, malgré cela, on note tout de même des excellents titres comme "Asebeia", "Perpetual Desertification", "From The Depths I Slithered" et "Omega Prayer", des titres où l'ambiance prime plus, le groupe n'hésitant pas à jouer la carte du mid tempo pour rendre le reste bien plus violent et des titres qui vont parler aux amateurs de MARDUK ou BEHEMOTH.

    Avec Omega Prayer, ABHORDIUM franchit bien un palier et se place dans un peloton dans le ventre mou, un changement de direction plutôt réussi pour ces Finlandais capable de proposer une musique intense relevée de leads frénétiques typés Black Metal mais aussi des parties plus Pagan Black Metal, une palette assez large au sein de laquelle, le groupe s'exprime avec conviction et force, un groupe à surveiller car si ce n'est encore pas le grand album marquant, celui-ci se révèle être un album charnière, servant de base solide à une suite que l'on espère voir continuer vers le Black Metal, terres où le groupe est le plus efficace.

    Chronique : Aymerick Painless

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  • MOTHER & PEARL - Psycho Thrill
    Symbol Musik / Brennus Music
    Style : Groove Metal / Metalcore
    Origine : France
    Sortie : 2017
    Site Web : www.mother-and-pearl.com

    MOTHER & PEARL - Psycho Thrill



    01. Psycho Thrill / 02. Renegades / 03. A Two Sided Man / 04. Remember The Noise / 05. Sin And Love / 06. Zero Fortune / 07. The Chosen One / 08. Never Again / 09. You Suffer / 10. Twisted / 11. Up In Flames / 12. They Are My Blood

    Si Inner Voice, le premier opus du combo lyonnais MOTHER & PEARL, laissait déjà entrevoir des choses intéressantes qui, toutefois, demandaient à être encore un peu approfondies, nous laissant alors sur une impression quelque peu mitigée, fort heureusement, il en est tout autre de ce Psycho Thrill véritablement dopé aux amphétamines. Dire que ça envoie du lourd serait un euphémisme ! Le style du groupe se fait désormais plus mature, semblant s'être grandement affirmé, à travers un Metal protéiforme qui navigue entre Groove Metal et Metalcore, capable de tout défoncer sur son passage, le tout servi par un son énorme, rendant ce second album particulièrement dévastateur. Musicalement, on pourra, sans trop se tromper, situer le propos des Rhône-Alpins au croisement de groupes comme KILLSWITCH ENGAGE, LAMB OF GOD, MACHINE HEAD et SYSTEM OF A DOWN, les vocaux, qui alternent chant hurlé et clair, évoquent d'ailleurs assez souvent un certain Serj Tankian ("Renegades", "The Chosen One", "Never Again"), le tout magnifiquement soutenu par des guitares incisives, des riffs ravageurs et une rythmique plombée particulièrement solide. Tout au long des quelques 48 minutes que dure ce Psycho Thrill, aucun temps mort, aucune faiblesse, MOTHER & PEARL vous prend à la gorge et ne relâche que très rarement la pression, tout ici a été pensé pour un maximum d'efficacité et, disons le tout de suite, c'est une réussite ! Chaque titre va droit à l'essentiel, ne s'encombrant guère de fioritures, ça frappe là où ça fait mal, et c'est ça qui est bon !!! Avec ce second album, MOTHER & PEARL franchit une nouvelle étape, s'imposant comme un des plus gros espoirs de la scène « modern metal » française actuelle, alors si vous êtes quelque peu en manque de folie métallique, cette nouvelle réalisation des Lyonnais est toute indiquée pour combler vos attentes.

    Chronique : Nono666

    MOTHER & PEARL - Psycho Thrill

     


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  • BESTIALORD - Law Of The Burning
    Symbol Of Domination / Cimmerian Shade Recordings
    Style : Black/Speed Metal
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/Bestialord

    BESTIALORD - Law Of The Burning



    01. The Doom That Came / 02. Vermin / 03. All Fall Down / 04. Law Of The Burning / 05. Marduk Kurios / 06. I Am Pain / 07. Loathed Be Thy Name / 08. Above The Vaulted Sky / 09. What Is The End

    MANILLA ROAD, au même titre que VENOM, offre une vision très old-school et primaire du Metal, y mélangeant le Black, le Speed, le Death, le Doom, bref tout ce qui est crade et pue la mort ! Au premier abord, on a souvent un mouvement de recul en ce demandant où veut en venir le groupe, mais au final, c'est l'authenticité qui finit toujours par ressortir. Un ex-membre de MANILLA ROAD revient avec un nouveau groupe, offrant là son premier album, Law Of The Burning, il s'agit de Mark Anderson, bassiste du groupe de 2000 à 2002, qui tient ici le chant et la guitare au sein du trio BESTIALORD. L'homme est accompagné de Chris Johnson, batteur de SANCTUS INFERNUM aux côtés de Mark justement, la basse étant ici tenue par Rob Harris pour compléter le trio, format de groupe standard pour le style.

    Alors, pour ceux qui connaissent SANCTUS INFERNUM, on est justement pas très loin avec ce Law Of The Burning mais en même temps assez loin. Dans les intentions, on sent que la patte est la même, sauf qu'ici tout est brut, peut être un peu trop parfois, avec SANCTUS INFERNUM, c'est plus produit, plus moderne également dans la production. C'est d'ailleurs ce qui frappe en premier, le côté plat de la production, le grain de la guitare est aussi habillé qu'une playmate sur la page de juillet d'un calendrier pour chauffeur routier (ah le cliché !), la basse est plutôt noyée dans l'ensemble et la batterie est d'un naturel assez déconcertant. Toutefois, à l'image d'un "Loathed Be Thy Name", le travail d'arrangement et de production est bien plus fin que ce que l'on entend en surface, le style exigeant que vous vous immergiez totalement dans la musique, et au final, BESTIALORD démontre qu'il n'est pas obligé de survitaminer les guitares, d'en avoir 2 ou 3 d'ailleurs, de trigger la batterie, pour faire vivre des émotions à l'auditeur. Il faut juste savoir lâcher prise pour entrer dans l'univers proposé là, une chose de plus en plus difficile dans notre société qui nous pré-mâche un peu tout maintenant.

    Attention, il y a bien quelques défauts sur cet album, le style brut et old-school ne couvre pas tout, la verrue de la guitare en son clair au début et à la fin de "All Fall Down", un son de caisse claire trop présent ("The Doom That Came") expriment des choix qui, s'ils avaient été dans le sens de l’esthétisme, n'auraient pas dénaturer pour autant le propos initial. Et lorsque le trio s'essaie à ralentir le rythme, ce n'est pas encore au niveau du reste, pour exemple cet ultime "What Is The End" qui brille surtout pour son solo central et nous laisser entrevoir un potentiel également dans ce domaine, mais ce titre n'est pas tellement marquant, il ne s'y passe pas grand chose malheureusement.

    Pour le reste, la musique de BESTIALORD n'est pas extrême, souvent proche du Heavy Speed Metal d'un VENOM, c'est la voix de Mark Anderson qui la rend moins accessible. Un peu comme ACID WITCH, la voix tire sur le rendu Black Metal par son aspect crasseux, enlaidie par une approche gutturale qui correspond parfaitement avec l'effet escompté. Cet album n'est cependant pas aussi inspiré que les grandes œuvres de MANILLA ROAD, il manque encore un peu de folie, on a envie de taper du pied mais pas encore envie d'headbanguer avec mamie venue pour le gigot du dimanche, un album moyen qui passera comme il est venu mais qui permettra de dire plus tard, « voilà comment tout a commencé », les bases étant tout de même solides.

    Chronique : Aymerick Painless

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  • EUROPE - Walk The Earth
    Silver Lining Music
    Style : Hard Rock
    Origine : Suède
    Sortie : 2017
    Site Web : www.europetheband.com

    EUROPE - Walk The Earth



    01. Walk The Earth / 02. The Siege / 03. Kingdom United / 04. Pictures / 05. Election Day / 06. Wolves / 07. GTO / 08. Haze / 09. Whenever You're Ready / 10. Turn To Dust

    Ce nouvel EUROPE version 2017 risque de passer bien inaperçu, et c'est bien dommage. En effet, Walk The Earth fait partie de ce genre d'album qui peut laisser froid dans un premier temps, de par son aspect difficile d'accès. Mais à force d'écoutes répétées, il s'avère au final être l'un des plus inspirés depuis un bon moment... (Secret Society sans doute, mais les avis peuvent bien sûr diverger).

    Le morceau titre s'avère être une totale réussite, avec ses couplets poignants où Joey Tempest se transcende et prouve que sa voix est toujours au top. On est toujours surpris par ce rythme assez lancinant, même si c'est le cas depuis bien des albums, pourtant ici un supplément d'âme règne sans conteste. "The Siege" fera le même effet, mais là c'est plutôt le refrain qui reste... quoiqu'il en soit, seconde réussite. "Kingdom United" poursuit dans l'excellence avec un esprit quelque part proche de THIN LIZZY. Mention pour les chœurs faisant office de refrain. La ballade arrive, et le pari est diablement osé tant elle s'éloigne du commun. Et encore une fois, tout peut paraitre ennuyeux au premier abord, mais quelle réussite en fin de compte. Et cet esprit très seventies qui rôde avec ces notes de piano qui rappellent cette fois l'immense PAVLOV'S DOG (Avis personnel au demeurant pour la comparaison). Bref... ambiance magique pour une ballade atypique. "Election Day" est le premier titre au rythme plus soutenu, et vaut surtout par l'envolée lyrique sur le refrain, mais toujours pas de faux pas ici. Et ce n'est pas avec "Wolves" qu'il arrivera, bien qu'encore une fois l'on soit surpris par cette lenteur. Pourtant, en lui laissant sa chance, ce morceau s'avère bien inspiré, notamment de par son refrain riche en profondeur. Décidément, il se passe quelque chose avec ce Walk The Earth. Six morceaux surprenants pour EUROPE, de par leur côtés lancinants, mais bien dignes d'intérêt. Le rythme va pourtant s'accélérer avec "GTO", "Haze", et "Whenever You Ready", mais paradoxalement vont représenter quelque part un peu le ventre mou de l'album. Non pas qu'ils soient mauvais, loin de là, mais contiennent simplement ce soupçon moins émotionnel qui faisait la force des compositions précédentes. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si on termine par un lent morceau épique, encore une fois bien mémorable.

    Tout y est, les musiciens font chacun ressortir leurs instruments avec brio... en terminant par les notes de guitare de John Norum, bien présent tout au long de l'album et d'ailleurs plutôt inspiré lui aussi. Belle œuvre donc que ce Walk The Earth, si tant est qu'on lui laisse le temps de s'ancrer en mémoire. Certes pas d'une humeur des plus gaie, mais non dénoté d'un petit trait d'humour avec ce morceau court caché à la fin. Genre de valse des années lointaines. Bravo au groupe pour poursuivre dans une voie éloignée de toute démarche commerciale, le public venant tout de même toujours en masse lors des concerts. Hélas, pour la plupart afin d'entendre leurs classiques, mais bon à cette époque téléchargement, il faut bien vivre de quelque chose.

    Chronique : Renegade88

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  • STYX - The Mission
    Alpha Dog 2T/UMe
    Style : Hard Rock
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : 2017
    Site Web : www.styxworld.com

    STYX - The Mission



    01. Overture / 02. Gone Gone Gone / 03. Hundred Million Miles From Home / 04. Trouble At The Big Show / 05. Locomotive / 06. Radio Silence / 07. The Greater Good / 08. Time May Bend / 09. Ten Thousand Ways To Be Wrong / 10. Red Storm / 11. All Systems Stable / 12. Khedive / 13. The Outpost / 14. Mission To Mars

    Assez beau retour du STYX, ou du moins de ce qu'il en reste... mais peu importe, puisque le nom est bien représenté dans sa version 2017. Et ma foi, pas question de faire la fine bouche quand on sait que Cyclorama, le dernier album, si l'on excepte The Big Bang Theory, album de reprises paru en 2005, date tout de même de 2003.

    The Mission voit apparaitre un STYX bien en forme et assez inspiré... bien qu'empreint d'une certaine nostalgie, malgré un début trompeur plus énergique. En effet, l'instrumental "Overture" annonce un "Gone Gone Gone" endiablé mais le rythme se ralentira ensuite sans pour autant, heureusement, diminué en inspiration. "Hundred Million Miles From Home" en est une belle preuve, car très plaisant et sans prise de tête tout en restant dans un esprit assez enjoué. On continue avec un "Trouble At The Big Show" sympathique, avec de belles parties de guitare... plein de fraicheur ce nouveau STYX ! Bon, à partir de "Locomotive", la bonne humeur en prend un sérieux coup. Oui, cette intro glaçante façon PINK FLOYD rabat bien la gaieté du début d'album. Cependant, excellent morceau... rien à dire, mais le contraste est saisissant. Il va falloir s'y habituer pour la suite ... "Radio Silence" ne respirant pas non plus la joie de vivre, mais quelle richesse de composition là aussi. "The Greater Good" nous ré-achève, superbe titre... mais que c'est triste tout ça... S'ensuit "Time May Bend" et "Ten Thousand Ways To Be Wrong", plus anodins et plus courts, moins démoralisants aussi... mais moins bons, comme quoi... Mais vous redemandez de la déprime ? Pas de problème... "Red Storm" vous donne tout ça... très bon mais que c'est déprimant ! La dernière partie de The Mission ressemble à un concept avec des intros mélangés à des morceaux symphoniques rappelant plus le STYX seventies. Et là, le bât blesse... dommage, vraiment ! Euh... finalement redonnez-nous des compos suicidaires !

    Au final, malgré d'excellents moments, une impression un peu partagée selon les goûts de chacun... Quoi qu'il en soit... les fans seront contents de ce retour de STYX.

    Chronique : Renegade88

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  • OBSCURE BURIAL - Obscure Burial
    Invictus Productions
    Style : Black/Death Metal
    Origine : Finlande
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/Obscure-Burial

    OBSCURE BURIAL - Obscure Burial



    01. Lucilia Silvarum / 02. Imago Mortis / 03. Darkness Spawns / 04. I Spoke To Darkness (Black Desert) / 05. Transcending Deity / 06. Necrophagous Ritual / 07. Dweller In The Abyss / 08. Dawn Of Eschaton

    C'est par l'intermédiaire de NEXWOMB et leur ancien guitariste, mais aussi celui d'OBSCURE EVIL, que le nom d'OBSCURE BURIAL parvient jusqu'à mes oreilles, en fouinant un peu dans les biographies des divers groupes que l'on écoute, on finit par tomber sur d'autres groupes et, fait du hasard, Invictus Productions publie en ce mois de décembre le premier album de ces Finlandais, OBSCURE BURIAL, qui réunit donc le péruvien Rafael Abento, qui tient là la basse, le finlandais Lauri Kesäläinen à la guitare et au chant, le bassiste de NECROMONASTERY qui se fait appeler ici M.H. et enfin Kristian Salonen, le batteur d'ANCESTORS BLOOD. Après quelques démos en 2012 et 2014, le groupe connait des changements de line-up pour en arriver à ce premier album éponyme qui ne va pas bousculer les amateurs de Black Death Metal bien old-school.

    D'ailleurs sur "Lucilia Silvarum", on sent une nette ambiance Black Metal, tant dans la couleur du morceau que dans le traitement de la production sur le chant où la réverb' est reine. Mais la suite de l'album s'oriente plus vers un Death Metal, certes très cradingue, avec un esprit libératoire assez punk dans l'approche qui donne toujours cette couleur Black Metal et ce "I Spoke To Darkness" très MORBID ANGEL. On notera tout de même le joyeux foutoir que renvoie la production plutôt approximative, là on peut penser que cela fait partie du folklore mais il y a quand même des moments où on ne comprend pas tout ce qui s'y passe (peut être que cela vaut mieux après tout !). Les structures sont très directes, sans fioritures, ça attaque bas du front pour mieux cogner, après tout ils sont pas là pour enfiler des perles les garçons, et on le comprend très rapidement.

    Toutefois, l'énergie dégagée, la qualité des morceaux, avec des arrangements un peu plus fins que ce que les premières écoutes peuvent laisser penser ("Imago Mortis", "I Spoke To Darkness") sans en faire des tonnes pour autant, une ambiance qui peut même nous renvoyer vers un VADER ("Transcending Deity"), bref tout ce qui est Death Metal aux connotations Black sans en utiliser les codes musicaux comme les suédois de DEGIAL, font de cet album une galette pas totalement inutile. Après 36 minutes d'une intensité qui ne baisse qu'à la faveur d'un "Necrophagous Ritual" plutôt inquiétant sur son introduction et qui redonne un visage plus Black Metal à la VORUM par la suite, nous voici entrainé dans une fin d'album des plus sauvages pouvant aussi évoquer les débuts de SLAYER. Avec cet Obscure Burial, les Finlandais naviguent habilement sur les courants Black et Death Metal old-school, en diversifiant suffisamment le propos pour ne pas tourner en rond, mais pas de trop non plus pour garder une homogénéité que l'on perçoit nettement sur ce premier album. OBSCURE BURIAL ne révolutionne rien, il s'adresse juste à un public de passionnés en quête de sensations sauvages.

    Chronique : Aymerick Painless

    OBSCURE BURIAL - Obscure Burial

     


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  • WITH THE DEAD - Love from With the Dead
    Rise Above Records
    Style : Doooooooooooooooom!!!
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/withthedead

    WITH THE DEAD - Love From With The Dead



    01. Isolation / 02. Egyptian Tomb / 03. Reincarnation Of Yesterday / 04. Cocaine Phantoms / 05. Watching The Ward Go By / 06. Anemia / 07. CV1

    Je devrais peut-être me reconvertir en Madame Soleil du Metal  ! Fin 2015 j’écrivais, pour conclure ma chronique du premier album éponyme de WITH THE DEAD  : «  on ne peut s’empêcher de fantasmer sur ce que pourrait donner une telle association sur les planches, flanquée d’un bassiste du calibre – au hasard – d’un Leo Smee  ». Et voilà que le beau Leo rejoint les rangs du groupe pour la tournée  ! Le batteur Alex Thomas, notamment connu pour avoir fait partie de BOLT THROWER, a par ailleurs remplacé le cogneur originel Mark Greening. C’est ce line-up qui nous a fait forte impression au Hellfest 2016, en donnant un concert à la fois sobre et terriblement puissant. Qu’en est-il donc de la suite des aventures discographiques de cette dream team ? Rien de bien compliqué  : Love From With The Dead reprend les choses là où With The Dead les a laissées  : Un Doom pachydermique et sinistre au possible, surmonté des incantations de Lee Dorrian, qui donne ici dans un registre plus spontané et cru que tout ce qu’il a pu proposer avec CATHEDRAL. Cependant, la durée des morceaux a augmenté, ainsi que leur nombre (passant à 7, contre 6 sur With The Dead), pour un rendu plus hypnotique et aride, assez avare en mélodie. La deuxième moitié de l’album se veut encore plus extrême : lancinance et désolation faites musique ! Il convient de souligner la valeur ajoutée apportée par Thomas, qui propose un jeu plus riche que celui de son prédécesseur. Enfin, même si l’on sent un supplément de profondeur dans le son global, il n’y pas de gros changement à signaler en termes de production : le son de la batterie reste doté d’une chaleur bienvenue, tandis que les cordes conservent toute leur âpreté. Love From With The Dead est un nouveau volume très réussi, poussant encore plus loin la vision, pure, de ce combo qu’on espère voir perdurer. Cependant, son extrémisme en fait une œuvre plus exigeante, à réserver à un public averti.

    Chronique : Morbid S.

    WITH THE DEAD - Love From With The Dead

     


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  • GRAFVITNIR - Keys To The Mysteries Beyond
    Carnal Records
    Style : Black Metal
    Origine : Suède
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/Grafvitnir.Official

    GRAFVITNIR - Keys To The Mysteries Beyond



    01. Niddhögg / 02. Keys To The Mysteries Beyond / 03. Vargavinter / 04. Crossing The Abyss / 05. Eternity's Glistening Black / 06. Journey Into Storms / 07. Unleash The Storm Of Nothingness / 08. Eye Of Lucifer / 09. Whispers Of The Primordial Sea / 10. Glimpsees Of The Unseeble

    Trois albums en trois ans, le rythme semble effréné, mais en vérité, depuis le premier album en 2012, le groupe a proposé une sortie tous les ans. C'est que le collectif emmené par le CURSED 13, Niantiel qui écrit pratiquement tout pour GRAFVITNIR, mixe et produit les albums, a beaucoup de choses à dire, mais bien entendu, à ce rythme la lassitude peut guetter. Il faut pourtant évacuer cela de suite, car si Necrosophia montrait un visage peut être un peu moins direct des Suédois, avec des structures plus complexes, ce Keys To The Mysteries Beyond a tout du petit frère parfait à l'excellent Obeisance To A Witch Moon sorti l'an passé. L'intensité et la noirceur du Black Metal du trio nous emmène sur des terres que les groupes catalogués dans l'Esoteric Black Metal connaissent parfaitement, car GRAFVITNIR fait partie de cette mouvance où le Black Metal n'est pas seulement une façon de s'exprimer, leur musique relate une certaine forme de croyance et de divination pour la noirceur incarnée par l'occultisme et le personnage de Lucifer.

    Mais c'est à travers la symbolique du Serpent que GRAFVITNIR poursuit sa quête, symbole de la réincarnation des forces du mal, l'animal tient une place prépondérante dans le récit du groupe, le tout servit par un Black Metal aux leads furieusement mélodiques, mais noirs ! Ainsi, ceux qui suivent le groupe depuis un moment ne seront pas déstabilisés par cet excellent "Niddhögg" qui ouvre l'album (on passera sur ce bruit de vent qui ne sonne pas vraiment réel...) enchainé à ce titre qui donne son nom à l'album. Les leads de guitare sont toujours aussi acérés, les rythmiques ne faiblissent pas, les blasts sont rois, bien brisés par des mosh-parts absolument terribles ("Vargavinter") et derrière c'est un mur noir semblant infranchissable qui s'abat sur l'auditeur comme chape de suie dont on ne se défait pas. "Crossing The Abyss", un petit intermède plutôt inquiétant, amène un peu de calme, mais le lead qui débute "Eternity's Glistening Black" vous replonge dans un état d'esprit proche de la furie, comme une déferlante vous renvoyant à la gueule la haine accumulée, et c'est qu'ils en ont accumulé de la haine en un an les gaillards, car dès "Journey Into Storms", un autre interlude sur la même base que le précédent, on part pour une fin d'album des plus chaotiques.

    D'ailleurs, on pourrait se demander pourquoi avoir placer ces deux interludes de la sorte avec un seul morceau calé au milieu, mais c'est là une question de concept, et puis avant d'attaquer cette fin d'album, je vous assure que ces 3 minutes de pause rendent le reste encore bien plus sauvage qu'il ne l'est déjà, cela marque l'esprit au fer rouge ! Les morceaux de l'album, tout comme c'est le cas sur tous les albums du groupe, sont dominés par des leads marquants, très guerriers dans l'esprit, mais avec un flot et une couleur si dégoutée qu'on sent le malaise monter. "Niddhögg", "Keys To The Mysteries Beyond", "Unleash The Storm Of Nothingness" sont construits sur cette base alors qu'un "Vargavinter" ou "Eye Of Lucifer" s'appuient plus sur des riffs Raw Black Metal d'une puissance et d'une profondeur bien mise en valeur par le travail sur la batterie, car régulièrement le batteur utilise des toms très graves qui sonnent comme des tambours (est-ce peut-être des tambours tout simplement d'ailleurs) et dessus une réverb' dantesque qui nous donne un aperçu des tambours de l'enfer. Le groupe n'hésite pas non plus à casser les rythmes pour mieux relancer la machine derrière, le titre "Eye Of Lucifer" regorge de ce genre de choses jusqu'à cette partie entrainante très surprenante mais qui sublime ce morceau, attention les cervicales.

    GRAFVITNIR saupoudre ses sorties de petites surprises de ce style mais pour le reste on est sur la même trajectoire, cette voix criarde proche de la folie, symbole d'une haine mise au service d'une musique intense, et pour être sûr de ne pas s'éloigner de la trajectoire d'origine, c'est encore et toujours Magnus Devo Andersson (bassiste de MARDUK) qui s'est occupé du mastering au Endarker Studio, véritable antre de la scène Black Suédoise actuelle. Avec ce Keys To The Mysteries Beyond le groupe montre que le style Black Metal est intarissable lorsqu'il est fait avec talent et convictions, tous les leads de cet album renvoient cette impression de déjà entendu et pourtant, chacun d'entre eux nous permet de reconnaître chaque morceau, l'art de faire la même chose avec des choses pourtant assez différentes et marquantes pour qu'on l'identifie de suite. La relève de DISSECTION s'affirme dans l'obscurité qui lui sied si bien, mais attention, mettre un pas dans ce monde occulte, c'est déjà faire un pas de trop si on espère pouvoir faire demi-tour !

    Chronique : Aymerick Painless

     


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