• VOID KING - Barren Dominion

    Off The Record Label

    Style : Stoner/Doom Metal

    Origine : Etats-Unis

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/voidkingband

     

    VOID KING - Barren Dominion

     

    01. A Lucid Omega / 02. Leftover Savages / 03. Burnt At Both Ends / 04. Of Whip And Steed / 05. Temples Made Of Bone / 06. Learning From The Ashes / 07. Crippled Chameleon / 08. The Longest Winter

     

    VOID KING, combo américain œuvrant dans ce que l'on peut appeler Stoner Doom Metal, nous propose pourtant une vision un peu plus américaine que la définition que l'on peut en avoir par chez nous. En effet, à l'écoute du premier titre "A Lucid Omega", on sent resurgir des connexions avec ALICE IN CHAINS, notamment par cette façon de placer le chant harmonisé. Pour autant, l'ambiance est bien poisseuse sur ce deuxième album, Barren Dominion, le grain de guitare est bien chargé, la batterie laisse derrière elle des traînées d'une reverb' largement audible mais pas omniprésente, et la basse impose son gras à tous les instants. Et puis, bien entendu, il y a ce chant de Jason Kindred qui nous rappelle également ce que proposait TRACER ou TRUCKFIGHTER avant de prendre une direction résolument plus Rock. Il y a de cela ici également, une ambiance plus Rock que Metal dans le sens où la musique des Américains n'est en aucun cas méchante, violente, même pas sournoise, elle est Rock mais avec des habits bien gras comme votre chemise après une demie-heure passée chez une chaîne de fast-food bien connue. Un titre comme "Burnt At Both Ends" pourra pourtant apporter l'argumentaire contraire car là, pour le coup, ce titre est bien plombé, on sent pointer un rapprochement avec A PALE HORSE NAMED DEATH par exemple, ça rampe en zone marécageuse et il faut bien avouer que le groupe se plait dans les deux univers.

     

    Au chapitre des influences, il est fort possible qu'un CORROSION OF CONFORMITY ait une influence car on retrouve également ce chant que l'on pouvait distinguer sur un Load de METALLICA, album ô combien marqué par le groupe de Pepper Keenan, et pourtant le groupe a choisi Niko Albanese pour mixer et masteriser ce nouvel opus, et il leur a donné ce son plus lourd et plus gras qui permet de les différencier de leurs aînés, en plus d'avoir une production générale bien meilleure, plus profonde. Par rapport au premier album, There Is Nothing, sorti en 2016, le groupe a accentué l'aspect Rock et direct de sa musique mais a gagné en impact de part cette production, et si le public Stoner Doom Metal peut y trouver une ambiance un peu trop soft, il y a fort à parier que la qualité des compositions et leur mise en son leur permettra finalement de succomber à ce Barren Dominion.

     

    Cependant, et comme beaucoup de groupe du style, l'album manque d'un hit, quelque chose qui rentre dans le crâne pour ne plus en sortir, même si les lignes vocales tendent à démontrer que le groupe a pris conscience de cela et qu'il y travaille. Du coup l'album est ultra plaisant, l'écoute est très agréable mais on en retient finalement pas grand chose, pour dire, j'ai dû écouter cet album environ 20 fois avant d'écrire ces lignes, et si j'aime beaucoup les morceaux lorsqu'ils démarrent je serai bien incapable de vous chanter un titre. Est-ce moi qui suis plutôt hermétique à ce style ou définitivement l'album qui manque d'impact, mais pas de qualité, je vous laisserai en juger si vous vous penchez sur cet album très loin d'être désagréable mais également assez peu marquant au final. Et en écoutant le premier album, je me dis que ce There Is Nothing avec la production de Barren Dominion aurait eu une sacrée gueule.

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

     

    VOID KING - Barren Dominion

     

     

     

     


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  • MAMMOTH STORM - Alruna

    Argonauta Records

    Style : Doom Metal

    Origine : Suède

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/MammothStorm

     

    MAMMOTH STORM - Alruna

     

    01. Giants / 02. Alruna / 03. Shores Of The Dead / 04. Raven Void / 05. Atra Mors

     

    Quatre ans après un remarquable Fornjot qui posait les bases de l'univers de MAMMOTH STORM, le combo suédois emmené par Daniel Arvidsson (DRACONIAN) nous revient avec son deuxième album, Alruna, dans la droite lignée de son prédécesseur, peut-être un peu trop même ! Non que les cinq titres qui composent ce nouvel essai soient mauvais, loin de là, mais là où l'on aurait aimé voir MAMMOTH STORM proposer quelque chose de neuf et se renouveler quelque peu, on est en présence d'un groupe qui semble faire du « surplace », campant sur ses positions et ne prenant aucun risque. MAMMOTH STORM se contente de répéter à l'envi ce qui a fonctionné sur le premier opus, mais l'effet de surprise étant désormais passé, on a souvent une sensation de redite... Le seul changement à signaler étant l'arrivée des Suédois chez Argonauta Records, un label sans doute plus adapté au groupe que ne pouvait l'être Napalm Records, car spécialisé dans le Stoner et le Doom Metal. Pour le reste, on retrouve ce Doom pachydermique, lent, rampant et répétitif, où se côtoient riffs massifs, rythmique plombée et ambiances oppressantes qui, au final, nous laisse quelque peu sur notre faim tant on a cette impression tenace de se replonger dans le premier album sans y découvrir la moindre trace d'évolution, et il faut bien l'avouer, avec une once d'inspiration en moins. Il va vraiment falloir qu'à l'avenir le groupe revoit quelque peu sa copie s'il ne veut pas risquer de lasser son auditoire.

     

    Chronique : Nono666

     

    MAMMOTH STORM - Alruna

     

     

     


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  • PERPETUAL AMONG US - Thy Will Be Done

    Australis Records

    Style : Black Metal

    Origine : Chili

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/perpetualamongus

     

    PERPETUAL AMONG US - Thy Will Be Done

     

    01. Prelude / 02. Chapter I: Aura / 03. Chapter II: Hunting / 04. Chapter III: The Seduction / 05. Chapter IV: The Capture (Amen)

     

    Mais pourquoi donc vouloir rester dans l'ombre lorsque l'on publie un premier EP, Thy Will Be Done, de cette qualité là ? Parce que l'art prime sur le reste ? Oui ça se tient...

    Bon, un petit retour sur ce groupe venu du Chili, PERPETUAL AMONG US, qui publie là son premier EP chez Australis Records... 29 minutes d'un Black Metal torturé, très riche, d'une intensité qui me rappelle parfois ACHERONTAS, oui j'ose ! Parce que ces petits malins nous balancent 5 pistes mais pas beaucoup plus d'informations à leur sujet... 

     

    « Humanity will never forget my terror »

     

    Les paroles ? Cela semble cibler une force obscure qui guide et domine l'Homme. La croix renversée sur fond rouge dominant le livret peut donner quelques indications même si sur la pochette du digipack la croix est à la fois la tête en bas et la tête en haut, comme si, devant un choix à faire, le groupe avait fait le notre lorsque l'on pénètre dans leur univers.

    Alors si plus haut je parlais d'ACHERONTAS, ce n'est pas tout à fait un hasard. Cette façon de placer le chant Black sur un flow assez lent, rampant, bien malsain m'évoque cette scène là en effet. Les arpèges de guitare entrelacés avec des riffs bien typés Black sont clairement dans cette lignée également. De même l'utilisation de voix plus claires pour un côté cérémonial n'est pas étranger non plus au style. Alors ici, les voix plus claires sont essentiellement des chants à plusieurs voix donnant l'effet d'un chœur plus qu'un chant clair comme ACHERONTAS, puisque j'ai pris cet exemple là, peut l'utiliser, on est là sur un caractère religieux bien plus prononcé que par ailleurs.

     

    « I observe how your pain blurs my agony »

     

    Il faut souligner les parties de batterie qui donnent un impact très particulier à ce Black Metal oscillant du Blast à quelque chose de plus subtil mais toujours énergique. Les cymbales ne s'arrêtent jamais mais ne sont pas omniprésentes, un vrai petit tour de force de la part de ce cogneur anonyme qui n'hésite pas à relancer régulièrement avec quelques parties bien rentre dedans là où les batteurs lambda balancent du blast. Le bassiste n'est pas en reste ("Chapter II : Hunting") car le blast basse/batterie avec quelques riffs lâchés de guitare ne laisse pas de place à l'improvisation du talent, c'est méchant, rentre dedans, malsain, si ces gars là sont capable d'amener leur personnalité musicale sur la durée d'un album avec une telle qualité, ça promet énormément !

     

    « The truth imposed on blood has poisoned the past »

     

    La production de ce Thy Will Be Done trouve un équilibre entre les codes du Black Metal, notamment sur le traitement du chant, des guitares bien puissantes, chargées en grave, une basse bien ronronnante, on est là sur des réglages qui s'éloignent du Black Metal mais la puissance dégagée est tout simplement au service d'une musique très noire et qui ne gagnerait pas à sonner Raw Black Metal, on se rapprocherait alors de quelque chose d'un THE GREAT OLD ONES ou les Belges d'OLDD WVRMS. Il est cependant difficile de dégager un titre de cet ensemble tant les cinq titres sont liés les uns aux autres, c'est peut-être là une limite à l'exercice car sur cet EP le groupe ne tourne pas en rond mais pourrait se laisser entrainer dans des schémas que l'on perçoit tout de même un peu. Une introduction au titre qui n'a pas grand chose à voir avec le reste et ensuite un grand coup de pied au cul pour réellement démarrer le chant. Mais voilà l'ultime titre "Chapter IV : The Capture (Amen)", qui a un petit côté Abbath dans le chant assez intéressant, permet de se rassurer sur les capacités du groupe à se renouveler.

    Bien entendu, tout ceci n'est pas non plus d'une originalité absolue, on est bien d'accord, mais voilà il y a un truc en plus dans ce groupe, une âme qui transparaît sur le résultat. Mais ce premier EP montre une capacité dans ce groupe à composer, exécuter, enregistrer et produire un Black Metal très bien ficelé mais qui ne file pas mal au crâne pour autant, une vraie réussite qui vous est très largement recommandée.

     

    « Leaving the spirit of man hanging from the tree of Judas. And under his shadows I drink his poison to travel to a new hell »

     

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    PERPETUAL AMONG US - Thy Will Be Done

     

     

     


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  • ENDIMION - Latmus

    Australis Records

    Style : Doom/Death Metal

    Origine : Chili

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/endimionband

     

    ENDIMION - Latmus

     

    01. Ascenso / 02. Palabra vacía / 03. Vigilia / 04. Espectro / 05. Efialtis / 06. Arpegios de viento / 07. Eones de piedra / 08. Naos Katara / 09. Orgasmos de Selene / 10. Contemplación

     

    De ENDIMION nous ne connaissions rien ou presque, soyons honnête ! Eh bien c'est en cela que les sorties d'Australis Records au Chili sont intéressantes car ce label met en lumière des groupes nationaux qui le méritent, et le cas de ces cinq gars pratiquant le Doom Death Metal à tendance mélodique est clairement intéressant. Tout d'abord le groupe existe depuis 2005 et publie un premier album, Canción desde la voz primera, chez Endless Winter en 2011, je connais pourtant ce label mais ce nom est passé à travers, bref ! En 2017, le groupe entame un nouveau cycle qui débute par un EP autoproduit où apparaissent des titres de ce qui va devenir le futur album, et qui nous intéresse aujourd'hui, Latmus. Jusqu'à ce qu'Australis Records décide de prendre le groupe sous son aile, enregistrement, sortie prévue en janvier 2019, mais entre-temps, le groupe perd les trois cinquième de son line-up, rapidement remplacé puisque aujourd'hui le groupe est de nouveau au complet autour de Francisco Campos et Matias Ibañez.

    Musicalement, on pense à des groupes comme NOVEMBERS DOOM, une certaine époque de KATATONIA, avec ce mur de guitares lourdes en toile de fond, une rythmique basse/batterie en plomb, un chant growlé et une guitare mélodique qui illumine le tout, la recette est connue et éculée mais nos Chiliens s'attardent aussi à garder une certaine rage dans la dynamique avec des structures très travaillées, des arrangements également travaillés et un son de guitare qui garde un grain un peu sale pour ne pas sonner comme tous les groupes du genre qui en oublie la nature Death du style. Il faut dire que la production est plutôt de bonne qualité, tout comme l'artwork très soigné, ce qui en dit long sur les intentions du groupe. Un digipack 3 volets avec un livret à l'intérieur avec les paroles comme écrin d'une musique où la guitare lead aurait peut-être gagné à être un peu plus mise en avant, mais cela donne un côté plus old-school à ENDIMION, alors pourquoi pas !

    Après une introduction calme, l'album prend une autre tournure avec "Palabra vacía" et "Vigilia". Et si ces titres restent de bon niveau mais assez commun, avec "Espectro", le groupe passe un palier dans la personnalisation du style, une prise en main à saluer, on y retrouve du blast intense, de la partie calme, du growl, du chant hurlé, du lead de guitare mélodieux, des arrangements fins à la guitare, et une production toujours assez sale pour ne pas gommer l'intention de départ, et cela se poursuit avec beaucoup de réussite sur "Efialtis", un titre sombre assez dynamique encore. L'intensité ne baisse d'ailleurs pas vraiment avec un "Arpegios de viento" qui flirte avec la frange la plus Death Metal du style tel qu'OCTOBER TIDE par exemple. On pourra tout de même se demander si un titre comme "Eones de piedra" n'est pas aller un peu trop loin avec sa prédominance mélodique et lumineuse, mais avec un "Naos Katara" monté avec des parpaings que vous vous prenez dans le nez dès la première seconde, on se dit que l'enchaînement se fait plutôt bien.

    Toutefois, on se perd un peu dans certains morceaux comme "Orgasmos De Selene" dont on peine à voir où le groupe veut en venir, en plus d'un son de guitare un peu plus medium qui pourrait faire passer certains passages pour du Thrash Metal. Peut-être un peu trop de changements à l'intérieur d'un même morceau, un manque de fluidité qui se traduit sur quelques très courts passages sur d'autres titres ("Naos Katara") mais un peu plus longtemps sur cet avant dernier titre. L'album aurait peut-être gagné à durer un peu moins longtemps que les 56 minutes affichées là pour garder la fraîcheur initiale. Reste que ce deuxième opus dévoile un groupe clairement au niveau de ses ambitions, et le travail accompli est de bonne qualité, voilà qui ravira sans problème les amateurs du style.

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    ENDIMION - Latmus

     

     

     


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  • NEBULA – Holy Shit

    Heavy Psych Sounds Records

    Style : Stoner / Heavy Psych

    Origine : Etats-Unis

    Sortie : 2019

    Site Web : www.facebook.com/NebulaBand

     

    NEBULA - Holy Shit

     

    01. Man’s Best Friend / 02. Messiah / 03. It’s All Over / 04. Witching Hour / 05. Fistful Of Pills / 06. Tomorrow Never Comes / 07. Gates Of Eden / 08. Let’s Get Lost / 09. The Cry Of A Tortured World

     

    Quel beau week-end que voilà ! Non, ne regarde pas dehors... nous fêtons les 50 ans du festival qui a bouleversé le monde de la musique : WOODSTOCK ! 3 jours de Paix et de Musique qu’ils disaient... toi aussi tu aurais aimé y être ? Une vague de Psychédélisme et de bon son en pleine face... et bien je te propose les embruns de cette belle époque !

    Voici NEBULA, groupe américain formé en 1997 par le batteur Ruben Romano et le guitariste Eddie Glass, anciens membres de FU MANCHU. Et oui, encore du Stoner ! Mais pas de panique... j’arrête... A partir de là, ils partiront dans un trip Heavy Rock / Space Rock. Ils sortent une dizaine d’albums en 10 ans, et pouf... Pause indéfinie... Et le 7 Juin, coup de sifflet, Holy Shit !!! Les revoilà !!

    Cet album est un peu plus Psychédélique que les autres, ce qui n’est pas pour me déplaire. Bon ok... "Man’s Best Friend" est quand-même bien marqué Stoner, mais encore une fois comme cité plus haut « FU MANCHU » les gars ! On oublie jamais d’où l’on vient, et tant mieux. On retrouve le côté Psyché et Space un peu plus marqué sur des morceaux comme "It’s All Over" et "Tomorrow Never Comes". Bref un bon album si tu as envie de faire tourner les roulettes de ta planche... mais pas que...

    Chronique : Ben

    NEBULA - Holy Shit

     

     

     

     


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  • INHEPSIE - Onirique

    Autoproduction

    Style : Atmospheric Metal

    Origine : France

    Sortie : 2019

    Site Web : www.inhepsie.com

     

    INHEPSIE - Onirique

     

    01. Ode A La Nuit / 02. L’Autre Réalité / 03. Est-ce Important / 04. L’indifférence / 05. Ce Sentiment / 06. Oublier Qui Je Suis / 07. L’Instant Egaré / 08. Funambule / 09. Onirique / 10. Regrets

     

    Obédience, sorti en 2012, avait séduit les chastes oreilles de votre serviteur avec son Metal atmosphérique délicieusement mélancolique, et, sept ans plus tard, il en est de même avec Onirique, son successeur, qui nous propose une fois encore de bien belles compositions, aux mélodies ciselées et aux arrangements particulièrement soignés, de quoi regretter encore un peu plus qu'INHEPSIE se fasse bien trop rare ! Mais peut-on vraiment en vouloir à un groupe qui, plutôt que de faire dans la quantité, privilégie la qualité... Et ce n'est que pur bonheur, quand démarre "Ode A La Nuit", de retrouver un INHEPSIE au sommet de son art, toujours aussi inspiré et qui semble se bonifier avec le temps, nous livrer comme à son habitude des compos envoûtantes aux textes imagés et poétiques qui invitent au rêve et à l'introspection, nous plongeant dans un véritable océan d'émotions musicales diverses et variées, nous entraînant au cœur d'un univers « onirique » où « l'indifférence » n'a absolument aucune emprise, avec toujours « ce sentiment » d'être comme happé dans une autre dimension, dans une « autre réalité », sombre et gothique, où, le temps d'un « instant égaré », tel un « funambule », on se retrouve comme suspendu en équilibre quelque part entre force et fragilité... Un bien bel album, tout en finesse et en délicatesse, de la part d'un groupe dont le talent est indéniable, et surtout, comme je le soulignais lors de ma chronique d'Obédience, qui possède une vraie personnalité, ce qui se fait plutôt rare de nos jours ! Envie de vous évader ? Cet album est fait pour vous !

    Chronique : Nono666

     

    INHEPSIE - Onirique

     

     

     

     

     


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  • GRUZJA - I Iść Dalej
    Godz Ov War Productions
    Style : Black Metal
    Origine : Pologne
    Sortie : 2019
    Site Web : www.facebook.com/Gruzja

    GRUZJA - I Iść Dalej



    01. Gruzini / 02. Moja Ratyzbona / 03. Opuść Mnie / 04. Manam / 05. Jego Głos / 06. Ilu Nas Było? / 07. Iść Dalej

    On en connait des groupes de Black Metal Polonais mais celui-ci, GRUZJA, est particulier avec ce nom qui signifie Géorgie et un titre d'album qui veut dire "et ça continue". Lorsque l'on sait la situation actuelle du pays vis-à-vis de la Fédération de Russie, et l'histoire qui unit la Pologne avec cette même Russie, on sent un propos assez direct officier en sous-couche. I iść dalej est le premier album de ce groupe qui semble opérer sous forme de duo pour un Black Metal tout ce qu'il y a de plus primitif et direct.
    Musicalement, on pense de suite à SATYRICON ("Opuść mnie") ou DARKTHRONE ("Jego głos"), l'aspect direct, bien Rock'n'roll et sans fioriture, est bien présent, le groupe nous renvoie vers le Black Metal dans une vision tirant sur le Punk finalement, et on peut retrouver cet aspect MOTÖRHEAD sous amphétamine que l'on a chez les Norvégiens. Toutefois, la production un peu brouillonne où la batterie, et plus particulièrement la caisse claire, est assez lointaine, les guitares très grasses mais surtout peu précises, renvoie très clairement vers les standards du Black Metal des débuts de BATHORY ou de VENOM. Vocalement, c'est également plutôt varié, avec un duo de chanteurs, l'un dans un style très primitif, l'autre plus écorché et hurlé, avec même un court passage en chant clair plutôt réussi ("Moja Ratyzbona").

    Le début d'album est une petite réussite avec cette entrée en matière très directe avec "Gruzini" et un "Moja Ratyzbona" bien rampant, pas si éloigné de SATYRICON non plus, le chant y est toutefois plus hurlé, plus typé Black Metal que le reste de l'album, clairement l'un des meilleurs titres de cet opus. La suite est également de qualité, "Opuść mnie" qui démarre comme un titre de MARDUK, plus guerrier que le reste, le chant posé des couplets rappelle la façon de faire d'une certaine scène suédoise (GRAFVITNIR par exemple) et qui débouche sur une partie très clairement inspirée de SATYRICON (vous la sentez l'influence d'un titre comme "Black Crow On A Tombstone" ?) mais le groupe a su insuffler sa patte avec quelques chœurs assez discrets et une ambiance qui présage de ce que va être "Manam", un titre plus ambiancé, là aussi plutôt réussi. Ce titre ouvre aussi la porte à une musique moins Black qui va carrément s'en éloigner sur l'électronique chanson titre. Avant cela, "Ilu nas było?" montrera de nouveau la facette mid-tempo du groupe, rampante, de nouveau un chant écorché pour une approche assez Doom du Black Metal.

    Au final, c'est peut-être ces multiples facettes sur un album assez court qui peut décontenancer car il est assez difficile de s'accrocher à plusieurs titres si l'on recherche une vision précise du Black Metal. Ainsi les amateurs d'un Black très Rock'n'roll qui seront attirés par le début d'album et "Jego głos" pourraient ne pas succomber à cause de titres tels que "Manam", "Ilu nas było?" ou l'ultime "Iść dalej". Ouverture d'esprit requise donc pour ce premier opus qui affirme déjà une forte personnalité mais qui s'exprime encore de façon brouillonne pour rester dans les mémoires sur le long terme car si les chemins empruntés sont nombreux, ils sont tout de même assez usés.

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    GRUZJA - I Iść Dalej

     

     


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  • DANKO JONES – A Rock Supreme
    AFM Records
    Style: Hard Rock
    Origine: Canada
    Sortie : 2019
    Site Web : www.facebook.com/dankojones

    DANKO JONES - A Rock Supreme



    01. I'm In A Band / 02. I Love Love / 03. We’re Crazy / 04. Dance Dance Dance / 05. Lipstick City / 06. Fists Up High / 07. Party / 08. You Got Today / 09. That Girl / 10. Burn In Hell / 11. You Can't Keep Us Down

    Nous sommes le 23 Juin 2013 à 15H sur les terres Clissonaises sous un soleil de plomb (vous savez très bien de quoi je parle…). J’entame mon énième binouze tranquillement posé dans le tout nouveau Kingdom of Muscadet. Et là j’entends un son vachement Rock et entrainant. Il faut que je bouge mon cul pour voir ça. C’est là que démarre mon histoire d’amour avec DANKO JONES. Venue tout droit de Toronto, cette bande de joyeux Canadiens nous balance son neuvième album, avec toujours la même recette qui marche fichtrement bien : débuts de chanson accrocheurs, refrains entêtants ("Dance  Dance Dance", "We’re Crazy", "I Love Love", j’en passe et des meilleurs), des bons riffs de guitare... Certains diront que c’est trop facile (même Danko le dit dans "Lipstick City"  « It's easy like 1 2 3 »), mais ils le diront en remuant leur popotin sur mon morceau préféré de cette nouvelle galette "Fists Up High".

    TABARNAK !!! Ils envoient du bois ces mecs là ! ... c’est tout pour moi, Merci !!!

    Chronique : Ben

    DANKO JONES - A Rock Supreme

     

     

     

     

     

     


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  • OCTOBER TIDE - In Splendor Below
    Agonia Records
    Style : Melodic Doom/Death Metal
    Origine : Suède
    Sortie : 2019
    Site Web : www.octobertide.net

    OCTOBER TIDE - In Splendor Below



    01. I, The Polluter / 02. We Died In October / 03. Ögonblick av nåd / 04. Stars Starve Me / 05. Our Famine / 06. Guide My Pulse / 07. Seconds / 08. Envy The Moon

    Un album avec les frères Norrman, tous deux ex-KATATONIA, eux qui m'ont offert tant d'émotion avec ce groupe, est toujours quelque chose qui éveille ma curiosité. Ainsi avec le premier album, Rain Without End, découvert alors que le groupe avait déjà splitté, j'ai retrouvé cet univers que j'aimais tant chez KATATONIA et qui a quitté le groupe depuis quelques albums maintenant à mes oreilles. Le précédent opus, Winged Waltz (2016) m'avait laissé une impression mitigée, surtout par le chant qui était vraiment très commun, sans prise de risque et donc finalement peu inspiré. Mais musicalement, je retrouvais ces leads, ce son de guitare, ces arrangements très pointus qui nécessitent beaucoup d'écoutes pour en saisir la teneur, bref, on retrouvait ce bon vieux OCTOBER TIDE. Pourtant, j'aime beaucoup la voix d'Alexander Högbom qui œuvre aussi dans DEMONICAL, et je dois avouer que cet In Splendor Below me réconforte dans cet état de fait, tant je retrouve ce growl qui tient par la rage qu'il dégage et avec cette musique toujours aussi bien écrite, bien mise en son, bien arrangée, bien exécutée, je tiens enfin l'album qui me réconcilie définitivement avec ce groupe, même si... car il y a un mais.

    Notons tout de même, le changement de section rythmique qui n'influe pas énormément sur le résultat puisque l'on retrouve les mêmes schémas que sur l'album précédent, Johan Jönsegård (LETTERS FROM THE COLONY) et Jonas Sköld (LETTERS FROM THE COLONY) sont arrivés en remplacement du batteur Joakim Antonio Wallgren, resté un an avant d'aller rejoindre AMON AMARTH, et du guitariste Emil Alstermark, Mattias Norrman délaissant la basse pour reprendre la guitare sur ce nouvel opus. Mais vous l'aurez compris, tant que les Norrman sont à la barre du navire, rien de fondamental ne changera, et c'est pas plus mal car oui, c'est hyper mélodique, hyper calibré, un titre comme "Stars Starve Me" est d'un prévisible presque troublant mais ça fonctionne parfaitement. Toutefois, il faut noter que les trois premiers titres de cet opus placent la barre très haut avec cette fin de "I, The Polluter" très raw vocalement, des leads de guitare inspirés et inspirants sur "We Died In October" et la beauté de "Ögonblick av nåd", ce "Stars Starve Me" souffre un peu de la comparaison avec ce début d'album parfait mais il est vrai qu'il écule tellement de plans faciles et caractéristiques avec une voix qui disparait un peu dans cette musique un poil plus mélodique qui va un peu moins bien à Alexander Högbom. Un titre comme "Our Famine" plus volontairement mid-tempo et mélodique se révèle bien plus avec le petit apport à la batterie à son début par Jonas Sköld, décidément très intéressant ici aussi, et une voix qui retrouve de l'espace et une ambiance plus cohérente. Ce morceau regorge de quelques passages qu'un SOLSTICE n'aurait pas renié par exemple, le tout avec un ajout Death inhérent à OCTOBER TIDE. Si on retrouve de nouveau l'ombre de KATATONIA sur "Guide My Pulse", ce titre renferme également le moment blast de l'album, court, intense, mais salutaire tant le titre se déroule sur un rythme identique de bout en bout, et surtout un rythme déjà très commun aux autres titres. Pourtant, là aussi, le chant garde une capacité d'attraction conséquente, de même que "Seconds", un titre assez classique pour OCTOBER TIDE, leads harmonisés, ambiance spleen, chant bien rageur, tous les ingrédients sont réunis pour ce titre qui aurait pu être d'un bateau mais qui se maintient de nouveau grâce à la capacité du groupe à arranger ses morceaux pour les rendre très impressionnants au niveau guitare même si, là aussi, le jeu de batterie est à souligner.

    Reste que passés ces trois premiers titres parfaits, on peine à retrouver le même niveau sur la suite de l'album qui se veut tout de même plus commun et un poil trop estampillé OCTOBER TIDE like, même si je refuse d'y voir une forme d'auto-suffisance, l'apport d'un autre esprit dans l'écriture serait certainement un plus pour le renouvellement de la musique des Suédois qui montre un visage un peu plus convaincant que sur Winged Waltz, déjà bon, ne soyons pas trop sévère tout de même, mais si vous avez l'habitude de cette scène, vous verrez de suite les ficelles utilisées par les frères Norrman, et ce depuis des années et qui commencent à sembler usées, certainement parce que d'autres groupes ont pillé sans vergogne ce qu'ils avaient produit mais s'ils sont moteurs, comme je l'imagine, ils doivent nous proposer quelque chose d'un peu plus surprenant et, excusez moi l'expression, "bandant" ! Cependant, et afin de remettre les choses à leur place, cet album est largement supérieur à 90% des sorties labellisées Melodic Doom Death Metal, donc amateurs de cette scène, n'hésitez pas trop longtemps avant de vous procurer cet album qui ravira vos esgourdes, pour ma part, j'attends encore la sensation que m'avait laissé Rain Without End à sa découverte, même si, on est d'accord, on est là dans l'ordre du poil de cul que j'assume parfaitement !

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    OCTOBER TIDE - In Splendor Below

     

     

     

     


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  • WARFIST - Grünberger
    Godz Ov War Productions
    Style : Black Thrash Metal
    Origine : Pologne
    Sortie : 2019
    Site Web : www.facebook.com/warfisthorde

    WARFIST - Grünberger



    01. Black Army / 02. The Chapel Of Death / 03. Feasting On Dead Bodies / 04. The Burning Flames Of Ignorance / 05. Slay, Swive And Devour / 06. The Punishment / 07. Death By The Cleansing Fire / 08. Grünberger (Drinking With The Devil) / 09. March Of Death / 10. Atrocious Saviour

    Est-ce que l'habillage commun peut cacher une ou plusieurs singularités ? Vous avez deux heures... WARFIST, eux, ont mis 37 minutes à répondre, et en partie à convaincre également. Car derrière un Black Thrash Metal très commun et basique qui puise son essence dans SLAYER, BAPHOMET'S BLOOD, VENOM ou KREATOR, les Polonais donnent 10 arguments finalement assez révélateurs.

    Tout d'abord, il faut signaler que WARFIST, déjà auteur de deux albums et de nombreux EPs et autres démos, œuvrent depuis 15 ans dans la scène, pas vraiment de jeunes lapins de celle-ci, et pourtant, cela ne leur amène pas la stabilité pour autant puisque le bassiste Wrath, également chanteur, s'en est allé pour laisser Milhu à la guitare et au chant, et Pavulon, à la batterie, en duo. Pourtant, c'est peut-être là, la meilleure incarnation du groupe, simplicité, efficacité, tout ce que demande le style Black Thrash Metal est ici présent, une énergie à chaque instant, des tchouka-tchouka, des blasts, Pavulon nous fait une revue des parties de batterie du genre, tout en gardant l'efficacité en point de mire. Le groupe penche tout de même plus sur le côté Thrash que Black, et c'est peut-être là également la différence avec ses anciens opus qui reviennent à la surface le temps d'un "Death By The Cleansing Fire". Le thème de l'album tourne autour de la ville de Zielona Góra, en Pologne, appelée Grunberg, jusqu'en 1945, capitale du vin en Pologne, et qui a la particularité de produire de cette boisson enivrante toute l'année.

    Avec une production assez classique, l'album jouit d'un bel ornement, les cymbales sont mises en arrière pour accentuer les caisses qui renvoient l'image guerrière, les guitares très Thrash dans la production et un chant éraillé assez peu garni d'effets, là aussi le groupe a misé sur la simplicité, l'efficacité et une énergie raw inhérente au style. Pour autant, il est clair que WARFIST ne va rien révolutionner avec Grünberger, on reste avec des codes très éculés mais qui fonctionnent toujours autant. Un titre comme "Atrocious Saviour" n'amène, par exemple, pas grand chose de plus à ce que le groupe a pu exprimer auparavant si ce n'est une conclusion efficace et très brute, le chant s'y fait assez peu inspiré et c'est un peu dommage de finir là-dessus, d'autant plus que le "March Of Death" qui le précède, n'excelle pas non plus par ses idées, avec une partie de guitare en introduction très bateau, cela laisse une impression mitigée à un album qui avait enchainé huit hymnes efficaces.

    Reste que WARFIST a su mettre à profit le fait d'être devenu un duo en proposant un album qui, à mon sens, marque une bonne évolution, le son un peu moins brouillon et une direction plus Thrash vont très bien aux Polonais. Il restera à insuffler une singularité qui va au-delà du thème des paroles même si c'est un aspect non négligeable mais qui n'est pas essentiel pour accrocher l'oreille, il vous faudra avant tout faire l'effort de vous pencher sur ce groupe avant d'en saisir les subtilités.

    Chronique : Aymerick Painless (Simony)

    WARFIST - Grünberger

     

     


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