• KREATOR + VADER - Reims - 12/01/2018

     

    KREATOR + VADER + DAGOBA
    Reims - La Cartonnerie
    12 Janvier 2018



    La soirée s'annonce brutale sur Reims ce soir, KREATOR a décidé d'embarquer dans ses valises les Polonais de VADER en remplacement de DECAPITATED originellement prévu, mais ça, c'était avant l'affaire que vous connaissez tous. Et enfin, nos représentants locaux sont DAGOBA qui complètent l'affiche pour un bon compromis entre jeunesse et légendes old-school !

    Arrivé sur place pour le début du show de VADER, faute de pouvoir faire mieux, le Death Metal des Polonais va se révéler implacable, immuable, une machine de guerre à laquelle le public va répondre présent par des mosh-pits, circle-pits et wall of death. Peter ne fatigue pas et enchaine les morceaux sans temps morts, soit pour jouer le plus de morceaux possible, soit pour prendre à la gorge un public qui adhère au côté rentre dedans du Death Metal proposé là. Les Polonais ont bien quelques incartades Thrash Metal qui donnent un coup de boost supplémentaire et qui génèrent aussitôt dans l'assistance une réaction. VADER reçoit un excellent accueil même si la grande salle de La Cartonnerie n'affiche pas complet, ce sera environ 600 personnes sur les 800 de capacité qui auront répondu présent, une petite réussite donc pour cette date.

     

    KREATOR + VADER - Reims - 12/01/2018


    Alors, les Polonais célèbrent ici les 25 ans de leur album The Ultimate Incantation paru en 1992 et vont donc jouer l'album dans son intégralité, un album qui a été réenregistré et ressorti sous le nom de Dark Age l'année dernière chez Witching Hour Productions, une quarantaine de minutes d'une brutalité qui fonctionne encore 25 ans après. Et c'est bien là ce qui fait de cet album un intemporel. Même si j'avoue ne pas être un grand spécialiste de la carrière de VADER, je prend ce soir une baffe qui fait du bien, un Death Metal rentre dedans, sans fioriture, ça tape dur et direct, pas besoin de réfléchir, juste d'essayer d'éviter les uppercuts car des titres comme "Chaos", "Decapitated Saints" ou "Breath of Centuries" se révèlent dangereux pour les gencives. Alors certes, lorsqu'ils étaient venus dans cette même salle il y a 5 ans, c'était déjà pour faire revivre leur "glorieux" passé avec l'album De Profundis et le EP Sothis, mais on prend volontiers cette nouvelle rasade de vieilleries. Un show brutal, carré, sans concession, Death Metal !

    Setlist : Creation / Dark Age / Vicious Circle / The Crucified Ones / The Final Massacre / Testimony / Chaos / One Step To Salvation / Demon's Wind / Decapitated Saints / Breath Of Centuries - Imperial March

    Le temps de se remettre de cette prestation, de saluer les quelques têtes que l'on connait, que les Allemands de KREATOR se présentent pour poursuivre la guerre que le pit a déclenché pendant VADER. Le public est déjà plus nombreux, et dès "Phantom Antichrist" on comprend que Mille est chez lui, et comme pour enfoncer le clou, sur "Hail To The Hordes", les écrans en fond de scène projettent des photos de fans prises peu de temps avant le concert, voilà une attention dont les heureux élus se souviendront, une manière surtout de remercier les fans fidèles comme le chanteur le fait dans ce titre. Le show des Allemands est bien plus chorégraphié que celui des polonais et avant d'entamer le terrible "Enemy Of God", Mille Petrozza met le public à contribution en le faisant gueuler pendant de longues minutes. C'est d'ailleurs ce que l'on peut reprocher à cette prestation, l'incitation permanente du chanteur à faire hurler le public, c'est rôdé, c'est répétitif, mais ça fonctionne.

     

    KREATOR + VADER - Reims - 12/01/2018


    Ce début de show est assez particulier car si KREATOR assume totalement la part de Heavy Metal qu'il a introduit dans son Thrash Metal, et de plus en plus d'ailleurs, on s’aperçoit bien avec ces premiers titres que le fossé avec les débuts du groupe se creuse de plus en plus. Heureusement, "Enemy Of God" interprété en mode "sauvage" vient mettre un grand coup de pied dans ce show qui pouvait laisser présager un déroulement en pilote automatique. Il n'en sera rien et après un "Satan Is Real" issu du dernier album en date, l'enchainement "People Of The Lie" / "Flag Of Hate" fait les premières victimes dans les rangs, la furie envahit la scène, permettant au groupe de balancer un "Phobia" issu du controversé Outcast. La setlist pioche aisément dans les albums récents que sont Enemy Of God, Hordes Of Chaos ou Phantom Antichrist, un choix plutôt équilibré qui montre que les Allemands ne sont clairement pas dans la sur-exploitation de leur passé, ceci s'expliquant aussi par le succès de leurs albums récents, il est certain que ça aide.

     

    KREATOR + VADER - Reims - 12/01/2018


    Avec "Violent Revolution" d'une efficacité imparable, KREATOR nous amène gentiment vers la fin des 1h30 de show, non sans avoir exécuté un "Totalitarian Terror" mettant en lumière une nouvelle fois Gods Of Violence, le dernier album en date, de même que "Fallen Brother" qui ouvre les rappels. Ce titre, Mille Petrozza le dédicace à "Fast" Eddie Clarke décédé récemment ainsi qu'à tous ceux qui l'ont précédé, et des photos de musiciens disparus s'affichent alors sur les écrans derrière, on reconnait bien entendu Lemmy, Peter Steele, Dimebag Darrell, Prince et donc Eddie Clarke et bien d'autres. Alors si j'accroche pas vraiment aux leads très mélodiques et un poil youpi-Metal du KREATOR le plus récent, il faut admettre qu'en live tout cela fonctionne parfaitement. Mais pour finir en brutalité ce concert dans la capitale Rémoise qui, le chanteur allemand l'a promis, ne sera pas le dernier dans cette ville, ils reviendront, c'est "Betrayer" et "Pleasure To Kill" qui achèvent les derniers survivants, et le public jette toutes ses forces dans cette ultime bataille, un retour dans le passé du groupe qui fait un bien fou. Alors certes, toutes les interventions sont millimétrées, chaque déplacement est pensé à l'avance, rien n'est laissé au hasard, mais quel concert nous avons sous les yeux au final, ce que l'on perd en spontanéité on le gagne en efficacité, alors messieurs, on a bien retenu votre promesse et on avoue que l'on est franchement preneur !

    Setlist : Mars Mantra - Phantom Antichrist / Hail To The Hordes / Army Of Storms (intro) / Enemy Of God - Bells / Satan Is Real / Civilization Collapse / People Of The Lie / Flag Of Hate / Phobia / Gods Of Violence / Total Death / From Flood Into Fire / Hordes Of Chaos - The Patriarch / Violent Revolution / Totalitarian Terror / Fallen Brother / Betrayer / Pleasure To Kill - Death Becomes My Light

    Report & Photos : Aymerick Painless (Simony)

     

     


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  • LEZARD'OS METALFEST - Saint Dizier - 11/11/2017

    LEZARD'OS METALFEST 2017
    Les Fuseaux - Saint-Dizier
    11 Novembre 2017



    Depuis l'édition 2016, le festival Lezard'Os Metalfest est organisé dans le cadre de l'Eclectic Rock, une période de quelques jours où la mairie de Saint-Dizier et son service culturel organisent des concerts de tous genres sur plusieurs scènes de la ville, une belle initiative qui mènera notamment Olivia Ruiz à se produire en Haute-Marne mais aujourd'hui c'est plutôt la date Metal qui nous intéresse avec les Allemands d'EQUILIBRIUM et des groupes Français comme NO RETURN, EMBRYONIC CELLS, BLEED ou CARBON pour un équilibre entre groupes confirmés et groupes en devenir. On l'a déjà dit et répété, organiser des concerts Metal dans ce coin est toujours une partie de pile ou face, pour ce 11 novembre, la pièce est tombée sur la tranche, pas un flop, loin de là mais pas non plus une forte adhésion d'un public dont une partie non négligeable est venu en curieux. La scène Metal commence à vibrer, il ne manque que l'étincelle pour que l’engouement soit véritablement ancré, alors une forte pensée pour l'association Lezard'Os qui organise ces dates ainsi que les bénévoles qui sont engagés, de notre côté notre soutien vous est acquis !

    Après cette introduction sur la forme, voyons maintenant le fond. FALL OF SILENCE monte sur scène à 17h15, le groupe propose un Metal moderne chargé en voix Hardcore / Metalcore pour une performance manquant encore d'assurance. Le groupe fait là ses premiers pas sur une aussi grande scène et on perçoit cette fragilité, section rythmique hésitante, chanteur semblant chercher sa place sur cette grande scène, difficile de se faire une idée donc des capacités de ce groupe qu'il faudra revoir pour se faire une opinion plus précise. On va laisser mijoter comme disait Maïté !

     

    LEZARD'OS METALFEST - Saint Dizier - 11/11/2017



    On va très vite monter d'un cran avec CARBON, le groupe, qui officie à 4, présente un Post Metal plutôt bien construit, le bassiste est omniprésent dans le son et pour cause, le bonhomme assure et assume un rôle de lead récurrent qui rend extrêmement bien. Dans la droite lignée d'un CULT OF LUNA, le groupe utilise une voix Post Hardcore sur fond d'un Hardcore Metal ambiancé et particulièrement fin. Les Champenois défendent leur album The Fall Of Humanity et le fait avec conviction. La section rythmique est en place et assure le groove, tantôt posé, tantôt nerveux, alors que la guitare plante une ambiance plus aérienne. Étant donné que le groupe commence à tourner pas mal dans la région, on sera amené à recroiser ces 4 gars qui nous ont montré ce soir un beau visage !

     

    LEZARD'OS METALFEST - Saint Dizier - 11/11/2017



    Le groupe suivant nous vient de Paris et ils ont fait des p*tains de kilomètres pour nous comme nous le dira le chanteur pour faire bouger le public en début de show, ce à quoi j'ai envie de répondre que personne ne l'y a obligé mais laissons le plutôt s'exprimer musicalement. C'est donc BLEED qui prend la suite avec un Hardcore Metal, bandana vissé sur la tête de deux des membres, petite valise au sol pour que le chanteur puisse monter dessus, c'est certain on est en terrain balisé qui ne parle malheureusement pas beaucoup à votre serviteur du soir, ce qui est outrageusement appelé Thrash/Death Metal. On reconnaît toutefois que le groupe tient scéniquement la route, l'implication des membres est totale mais voilà, à mes oreilles, tous les titres sont interchangeables et manquent cruellement d'atomes crochus avec ma sensibilité musicale, ce n'est pas un drame mais je vais en profiter pour m’éclipser et discuter un peu avec Yannick qui organise cette soirée avec Lezard'Os pour comprendre un peu comment fonctionne l'organisation de cette soirée en collaboration avec la mairie. L'occasion également de lui glisser de ne pas lâcher l'affaire car ce soir, bon nombre de personnes sont venues juste parce qu'il se passe un truc Metal à Saint Dizier, indépendamment de l'affiche, et en cela c'est encourageant car c'est qu'il y a une demande solide par ici.

     

    LEZARD'OS METALFEST - Saint Dizier - 11/11/2017



    EMBRYONIC CELLS nous vient de Troyes, le département à côté, et si le groupe existe depuis 20 ans, je n'avais eu l'occasion de les voir qu'à très peu de reprises, une ou deux fois tout au plus. Et, allez savoir pourquoi, je n'avais pas gardé un souvenir impérissable de ces passages et pourtant ce soir, le show proposé par le quatuor va bien plus me parler.

     

    LEZARD'OS METALFEST - Saint Dizier - 11/11/2017



    Le Death Black Metal ambiant du groupe prend ce soir une dimension très épique et si, au premier regard, la tenue de scène jeans/t-shirt des membres du groupe peut désorienter nos habitudes imposant des carcans et des clichés, lorsque l'on s’immerge dans la musique du groupe on apprécie la place des claviers supportant les riffs mélodiques de guitare et un esprit Black Metal loin du guignolesque cirque pour quelque chose de plus terre à terre. Le public réagit très bien et nombreux sont ceux qui semblent être venus pour ce groupe, un bel accueil qui fait plaisir au groupe. Quelques gimmicks au deuxième degré marqueront le rythme de ce concert comme l'appel du dieu Azathoth dont le chanteur fait crier le nom au public durant de longues minutes pendant une rythmique basse/batterie qui reste en place, allant même jusqu'à faire bouger la mâchoire d'un crane en rythme pour un effet aussi hilarant que bien vu. Bon comme le dieu le plus bête de la mythologie ne daigne pas se montrer, EMBRYONIC CELLS va nous conter l'histoire de Conan que le chanteur présentera épée à la main. Les Troyens viennent de nous servir là la vraie belle surprise du festival avec un Black Metal tout droit venu des années 90, où les claviers ne dominaient pas les débats et qu'une part d'ombre était encore présente dans cette musique. Un nouvel album est prévu pour début 2018, on aura l'occasion de recroiser ce groupe et se faire confirmer ce que l'on a vu ce soir.

    Place désormais à NO RETURN, une valeur sûre du Metal Français et autant vous l'avouer de suite, si le premier album du groupe a des allures d'incontournable pour moi, l'évolution du groupe m'a beaucoup moins parlé par la suite et le chanteur Mick ne possède pas une voix qui me transporte, que ce soit sa voix "Death" très moderne ou sa voix claire qui me semble plutôt banale pour un groupe de cette trempe, mais passons car sur scène, ça défouraille, c'est en place, même si le son est assez brouillon, trop pour comprendre les subtilités lancées par les 2 guitaristes dont le niveau technique n'est plus à démontrer.

     

    LEZARD'OS METALFEST - Saint Dizier - 11/11/2017



    Les Parisiens défendent ce soir leur nouvel album, The Curse Within, et vont nous en envoyer quelques extraits qui s'inscrivent dans la droite lignée de ce que le groupe a pu faire récemment. Le public répond présent et les circle pits commencent à se former dans les rangs. "Despise Your Heroes", que Mick présente comme son titre préféré, ou "Serpent's Curse" représente ce nouvel album alors qu'"Inquisitive Hegemony" nous renvoie vers Inner Madness (2012) et "Paint Your World" vers Fearless Walk To Rise (2015). Après 50 minutes de show, le groupe s'en retourne non sans avoir pris une photo avec le public pour la postérité mais les membres du groupe viendront ensuite à la rencontre de leur public auprès de leur stand et/ou du bar, NO RETURN ayant amené dans ses bagages le nouvel album en avant-première puisque The Curse Within ne devrait être disponible que le 17 novembre. Un groupe très disponible et très pro qui emmène avec lui une bonne partie du public dans son sillage. Confirmation d'un statut loin d'être usurpé !

    Groupe de tête d'affiche de cette nouvelle édition du Lezard'Os Metalfest, les Allemands d'EQUILIBRIUM jouissent déjà du soutien de 70% du public avant même la première note, comme quoi l'association ne s'est pas trompée en choisissant ce groupe en point d'orgue de la soirée. Le Metal extrême des Allemands, que l'on pourrait qualifier de Black Metal mais sans la noirceur et la crasse, combine des éléments Folk plutôt celtiques, du Heavy, du Power Metal, et cela réunit les jeunes comme les plus anciens à en voir l'assemblée représentée ce soir. Là aussi, quelques mouvements de foule s'enclenchent régulièrement, toujours avec la bienveillance que le Folk Metal d'EQUILIBRIUM véhicule.

     

    LEZARD'OS METALFEST - Saint Dizier - 11/11/2017



    Les hymnes plus joyeux les uns que les autres rappellent un IN EXTREMO qui a la même démarche, une musique parfaite pour le festival, le Drinking Metal est encore un fois ici très calibré, les interventions, les positions sont étudiées, répétées et millimétrées mais le manque de spontanéité est compensé par un aspect carré renvoyé par le groupe, c'est une machine efficace qui opère sous nos yeux. Le regret est que l'ensemble des mélodies est envoyé par des samples, certes une guitare lead appuie quelques fois les mélodies joyeuses mais l'apport d'un claviériste donnerait peut-être moins l'impression d'écouter un disque. Mais, ne nous y trompons pas, les membres du groupe donnent tout ce qu'ils ont, vivent leur Folk Metal avec conviction, Robse donnera rapidement des signes de faiblesse dans sa voix typée Black mais avec l'expérience, il assure tout de même l'essentiel et lorsque l'on se trouve dans l'ambiance, ce petit point de détail passe assez vite. EQUILIBRIUM donne ce soir une bonne vision de sa déjà longue carrière débutée en 2001 avec 3 titres extraits de Sagas, le deuxième album (2008), trois d'Erdentempel, le quatrième album (2014) et pas moins de 7 issus du petit dernier Armageddon publié en 2016 chez Nuclear Blast pour une 1h15 de concert dont 4 rappels. EQUILIBRIUM aura conquis de nouvelles terres dans l'est ce soir, de nouveaux terrains de jeu où le public lui était acquis de toute façon.

    Setlist : Intro / Prey / Heimat / Waldschrein / Blut Im Auge / Karawane / Zum Horizont / Born To Be Epic / Der Sturm / Helden / Ubesiegt / Rappels : Rise Again / Freiflug / Heimwärts / Eternal Destination  

    Comme déjà évoqué plus haut, un grand bravo à Lezard'Os Association de tenir bon la barre de ce navire, aidé notamment par L.A. Events (une organisation de Chalons En Champagne), et aussi à la mairie de Saint-Dizier de laisser la place à la musique Metal pour s'exprimer au sein des festivités Eclectic Rock, on espère bien que pour 2018, l'opération sera renouvelée, en tout cas si tel est le cas, on y sera sans hésitation ! Merci à Yannick et à toute l'équipe pour l'accueil.

    Report & Photos : Aymerick Painless (Simony)

     

     


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  • LYING FIGURES, DSM, SPHAERA, BLUE HOUR GHOSTS
    Café Vinyles Vintage, Fains-les-sources
    4 Novembre 2017



    Ah, un samedi soir de novembre sur la Terre, et plus précisément dans une Meuse pluvieuse, quoi de mieux qu'un petit concert de Melodic Doom Death Metal ? Pour cela, ce sont les Lorrains de LYING FIGURES qui viennent nous entourer de grisaille de circonstance et comme en plus on retrouve avec beaucoup de plaisir les locaux de DSM, déjà vus il y a un mois à quelques kilomètres de là, voilà une soirée qui s'annonce très bonne.

    L'affiche de ce soir a beaucoup évolué car outre DSM et LYING FIGURES que je connais déjà, les Lorrains de SPHAERA (Post Djent Metal) et les Italiens de BLUE HOUR GHOSTS (Melodic Power Metal) se sont greffés à la soirée au fur et à mesure. Mais ce soir, c'est également l'occasion de découvrir le Café Vinyles Vintage situé à quelques kilomètres de Bar-Le-Duc, dans la Meuse, le café fait PMU, salle de concert et vente de vinyles également, un concept plutôt cocasse mais pas totalement idiot après tout, la preuve des gens repartiront avec un vinyle à l'issue de la soirée.

    Le café offre une très belle salle sur l'arrière du bâtiment, même si les acteurs jouent à même le sol, les conditions sont réunies pour une bonne soirée qui, malheureusement, sera entachée par une qualité de son très aléatoire mais jamais formidable, la personne s'occupant du son ce soir semblant avoir quelques difficultés pour trouver les réglages adéquates, dommage !

    C'est BLUE HOUR GHOSTS qui se colle à la difficile épreuve de l'ouverture de la soirée, le public est encore très parsemé et très timide. Le groupe officie avec deux guitares, une basse, une batterie, un chant et un clavier, ce qui, sur cette petite scène, oblige les membres à ne pas trop bouger pour éviter de frapper son voisin accidentellement. Musicalement, le groupe qui donne ce soir son premier concert en France, officie dans un Power Metal mélodique avec des influences modernes très sensibles. Les Italiens vont délivrer 45 minutes environ d'un show sympathique dans un style assez classique mais plutôt bien exécuté, Alessandro Guidi, au chant, semble avoir quelques difficultés avec sa voix un peu fatiguée, mais le bonhomme assure tout de même et réussit à donner le change, l'apprentissage des tournées certainement. L'accueil du groupe aura été poli mais pas totalement froid, les Italiens risquent tout de même d'avoir un souvenir assez particulier de leur premier concert français, on espère les revoir sur notre territoire prochainement pour juger un peu mieux des capacités de ce groupe qui officiait ce soir au Café Vinyles Vintage.

     



    Les Messins de SPHAERA vont énormément mettre de temps à se mettre en place, ce qui va avoir une conséquence fâcheuse sur les deux groupes suivants, obligés de raccourcir leur prestation. La mise en son du groupe semble poser d'énormes problèmes et pourtant ils opèrent sans batteur, c'est donc une boite à rythme qui va donner la cadence sur ce concert où le Djent côtoie un Post Metal très carré où la prestation vocale de Vled Tapas se fait très théâtrale, n'hésitant pas imiter Jonathan Davis de KORN (particulièrement flagrant sur le titre "Half-Life"), une approche différente de ce que l'on a l'habitude de voir, et si je n'accroche pas à l'univers du groupe, ils se démarquent de la masse. Le groupe a notamment pris le parti de ne pas jouer à volume élevé, ce qui manque énormément car, en plus avec les conditions de ce soir, on a du mal à discerner ce qui se passe devant nous, il faudra même que je retire mes protections auditives pour réussir à entendre quelque chose mais c'est un choix auquel je n'adhère pas mais que je peux comprendre. L'attitude positive du groupe semble communicative et l'accueil du public, un peu plus nombreux à cette heure avancée, ne boudera pas le groupe dont la valeur technique est de très haut niveau.

     



    Avec beaucoup de retard donc, les locaux de DSM envahissent les lieux et là trop de problèmes de son pour vraiment profiter du concert de ce groupe de Post Metal mélangeant le Brutal Death, le Post Metal et mêmes quelques influences Post Black Metal rendant l'ambiance bien noire. Pour autant, les conditions ne découragent pas notre quatuor, Renaud martyrise toujours autant son kit de batterie, il lui faudra ramener les cymbales à portée de baguettes régulièrement, Max vit ses paroles, hurlant sur l'ultime titre de ce soir les paroles au milieu du public sans le micro comme étant possédé, un vrai frontman, sans parler de la guitare et de la basse qui assure les ambiances même si nous n'en profiterons pas parfaitement ce soir pour les raisons déjà évoquées. Ce groupe possède une énergie ainsi qu'une force et une maîtrise technique qui peuvent vraiment les emmener vers un niveau plus important. Le groupe ayant pour projet d'enregistrer prochainement leur deuxième album, M&O Office ayant manifesté de l'intérêt pour leur musique, ils sont à un virage important dans leur vie de groupe et ce soir, ils ont montré que malgré les conditions, ils savaient tout de même rendre une copie plus qu'honorable. D'autres dates étant en préparation, on ne manquera pas de vous reparler de ces gars là.

     

     

    Malheureusement avec le retard, une partie du public est parti alors que la tête d'affiche, LYING FIGURES, vient nous présenter son premier album, The Abstract Escape, publié cette année. Mais ceux qui ont eu la bonne idée de rester vont prendre une dose de Death mélodique à tendance Spleen dans la lignée de KATATONIA, OCTOBER TIDE ou  NOVEMBERS DOOM par exemple. Comme pour les autres groupes, la mise en son n'aide franchement pas à se projeter dans l'univers du groupe, mais depuis la dernière fois que je les ai vu, Fred, à la basse, amène également un soutien vocal très intéressant au chanteur principal, Thibault, qui assure la voix Death, le chant clair monocorde et le chant posé. Le chanteur assez effacé sur scène, laisse volontiers la place de frontman et de communiquant à Fred qui ne s'en prive pas. On retiendra tout de même la qualité des leads balancés à tour de rôle par Mehdi et Matthieu aux guitares, sans retour, la performance du groupe, qui reste carré, est à souligner, ce qui montre également l'évolution des Nancéens avec une assurance scénique qui leur va plutôt bien. Quelques titres du EP, A World Of My Own ("Nightmare (It Will Come)"), sont également joués mais seulement 5 titres cela fait un peu juste, dommage que le groupe n'ait pas eu la possibilité de s'exprimer plus longtemps. La formule est facile et courante, mais c'est un groupe à revoir pour confirmer ce que l'on a cru apercevoir ce soir.

     



    Bravo à l'association BOYD de tenter de faire bouger le coin et de ne pas hésiter à faire venir des groupes non locaux, à rester entre gens du coin, on va finir consanguin et la scène sera sclérosée, un peu d'ouverture dans ce monde rempli de barrières est toujours une bouffée d'air frais !

    Bravo également à l'équipe du Café Vinyles Vintage d'ouvrir ses portes à des concerts Metal, en espérant que ce n'est qu'un au revoir...

    Report & photos : Aymerick Painless

     

     


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  • FESTIVAL DE VOUZIERS - 28/10/2017

    FESTIVAL DE VOUZIERS
    Salle des Fêtes - Vouziers
    28 Octobre 2017



    Pour sa vingt-septième édition (chapeau à William et à son équipe pour une telle longévité !), le Festival de Vouziers continue sur la lancée des précédentes éditions, à savoir proposer une affiche quasi exclusivement internationale, avec seulement deux représentants de la scène made in France.

    Pour ce crû 2017, c'est GANG, venu en voisin dans les Ardennes, qui a la lourde tâche d'ouvrir le festival, et si par rapport à sa participation au British Steel de Fismes, le groupe a retrouvé son bassiste Philty, il n'en est pas moins une nouvelle fois quelque peu handicapé, Biggy ayant récemment subi une opération à l’œil qui l’empêche de se concentrer totalement sur ses parties, d'ailleurs Aurélien du groupe SPIRIT le remplacera pour les deux derniers morceaux d'un set qui aura néanmoins été des plus probant, nous présentant plusieurs extraits du futur album, All For One, à paraître prochainement, et autant vous dire que ces nouveaux titres, qui s'inscrivent dans la droite lignée, bien old school et teinté NWOBHM, des précédents opus du combo fismois, préfigurent du meilleur pour ce dixième album de nos GANGsters préférés.

    Setlist GANG : The Almighty / Devil In Me / Another Tomorrow / Lord Tell Me (Attentat Rock cover) / Save Me / Warchild / All Of The Damned / The King Became A God / All The Fool Around

     

    FESTIVAL DE VOUZIERS - 28/10/2017



    Ce sont ensuite les palois de MANIGANCE qui investissent la scène pour environ 45/50 minutes d'un set parfaitement maitrisé. Les classiques se succèdent : "Ange ou Démon", "Mourir en Héros", "En Mon Nom" sont autant d'incontournables exécutés à la perfection... comme à leur habitude, tout est carré et très pro, et nous aurons même droit à un nouveau titre, "Machination", qui rend l'attente jusque début Février (date de sortie du futur album) encore plus insoutenable... On a vraiment hâte de pouvoir enfin écouter ce fameux Machine Nation qui devrait à nouveau s'imposer comme une valeur sûre des Béarnais... En tout cas, très bonne prestation pour MANIGANCE qui avait à cœur de convaincre après sa défection forcée de l'an dernier. Mission réussie !

    Setlist MANIGANCE : Héritier / Ange ou Démon / Mourir en Héros / Volte-Face / Leader / Machination / En mon Nom / Pur Sang / Larme de l'Univers

     

    FESTIVAL DE VOUZIERS - 28/10/2017



    Si IRON MASK était attendu par une partie du public, il faut bien se rendre à l'évidence, c'est finalement une grosse déception ! Emmené par Dushan Petrossi, guitariste virtuose considéré comme le Yngwie Malmsteen Belge, le groupe va malheureusement bénéficier aujourd'hui d'un son brouillon qui desservira grandement le set de cette formation pourtant talentueuse. IRON MASK a visiblement bien du mal a trouver ses marques et le Power néo-classique du combo n'aura finalement que peu d'impact sur le public ardennais... Mention bien toutefois au chanteur Diego Valdez, très bon vocalement, qui aura fait de son mieux pour tenter de sauver les meubles, ce qui n'aura pas forcément été chose aisée au vue de cette prestation quelque peu « décousue ».

    Setlist IRON MASK : Black As Death / Holy War / Crystal Tears / Rebel Kid / The Rebellion Of Lucifer / Diabolica / Forever In The Dark

     

    FESTIVAL DE VOUZIERS - 28/10/2017



    Ayant vu TANK il y a quelques années avec ZP Theart au chant, c'est aujourd'hui une sorte de redécouverte pour moi puisque depuis que le chanteur a été embauché par SKID ROW, c'est désormais David Readman (PINK CREAM 69, ALMANAC) qui tient le micro au sein du combo british, et disons le tout de suite, le chanteur assure son rôle avec une belle aisance, se montrant absolument parfait vocalement dans le registre du groupe... Bon ok, y aura toujours des fans de la première heure qui diront que sans Algy Ward ce n'est plus vraiment TANK, mais il faut se rendre à l'évidence, depuis quelques années le groupe a retrouvé une seconde jeunesse et, dans un style Hard Rock/Heavy mélodique, se montre particulièrement convaincant, Valley Of Tears, le dernier opus en date, en est d'ailleurs une preuve flagrante. Et ce soir, nos Anglais vont nous faire une belle démonstration de leur talent, nous proposant une prestation en tous points impeccable qui en aura conquis plus d'un.

    Setlist TANK : This Means War / Judgement Day / Eye Of A Hurricane / Honour And Blood / Don't Dream In The Dark / Echoes Of A Distant Battle / Valley Of Tears / War Nation / (He Fell In Love With A) Stormtrooper

     

    FESTIVAL DE VOUZIERS - 28/10/2017



    Il est maintenant temps pour les Grecs de FIREWIND d'investir la scène et de nous régaler les oreilles de leur Heavy/Power Metal « high quality ». Durant un peu plus d'une heure, Gus G. et ses compères vont passer en revue la quasi intégralité de leur discographie avec, toutefois, une setlist principalement axée sur Immortals, le dernier très bon album de la formation Hellénique sorti en début d'année, représenté par pas moins de cinq titres. Dès "Ode To Leonidas" qui ouvre le set, FIREWIND met le feu, et la réponse du public ne se fait guère attendre, conquis qu'il est par cette prestation dynamique et fort énergique. Gus G. balance des soli de tueur à une vitesse folle, Bob Katsionis gère l'alternance entre claviers et guitare avec une réelle aisance, tandis qu'Henning Basse assure au chant, se montrant tout aussi convaincant sur les titres du dernier opus que sur les morceaux plus anciens qu'il a visiblement su s'approprier à la perfection. Au final, nous aurons eu droit à un set irréprochable, tant techniquement qu'au niveau ambiance, avec un public particulièrement enthousiaste après ce show d'une efficacité redoutable.

    Setlist FIREWIND : Ode To Leonidas / We Defy / Head Up High / Few Against Many / World On Fire / The Fire And The Fury / Hands Of Time / Wars Of Ages / Lady Of 1000 Sorrows / Mercenary Man / Tyranny / Falling To Pieces

     

    FESTIVAL DE VOUZIERS - 28/10/2017



    Initialement prévu à l'affiche de 2016, GIRLSCHOOL avait finalement annulé sa participation suite à l'opportunité qui lui avait été donné de tourner avec SAXON. Et c'est remontées à bloc que nos Anglaises vont enchainer les classiques incontournables qui ne demandent qu'à être repris en chœur ("C'mon Let's Go", "Hit And Run",...), nous assistons là à un set énergique et efficace, garanti 100% pur Rock'n'Roll, qui ne manque pas de faire le bonheur du public ardennais, nos « bad girls » assurent sacrément bien, se dépensant sans compter tout au long des 1h15 d'un show sans aucun temps mort qui se terminera avec l'entêtant "Emergency", titre imparable s'il en est !

    Setlist GIRLSCHOOL : Demolition Boys / C'mon Let's Go / The Hunter / Hit And Run / I Spy / Come The Revolution / Take It Like A Band / Never Say Never / Screaming Blue Murder / Future Flash / Kick It Down / Watch Your Step / Yeah Right / Race With The Devil (The Gun Cover) / Emergency

     

    FESTIVAL DE VOUZIERS - 28/10/2017



    Pour conclure le festival, nous allons avoir droit à un final apocalyptique, avec VENOM INC, qui n'est autre que le VENOM de la période Prime Evil / Temples Of Ice / The Waste Lands, soit un line-up constitué de Tony "Demolition Man" Dolan, Jeff "Mantas" Dunn et Tony "Abaddon" Bray. Le public accueille le trio comme il se doit et c'est parti pour un set d'une puissance incroyable. Ceux qui croyaient avoir à faire à un VENOM de seconde zone en seront pour leur frais tant cette incarnation du combo se montre particulièrement convaincante, sans doute bien plus que le VENOM « officiel » qui s'est grandement essoufflé ces dernières années. Déchaîné comme un beau diable, Demolition Man se révèle être un frontman impressionnant, éructant ses vocaux comme un possédé, et ses compères, Mantas et Abaddon, ne sont pas en reste dans l'exécution d'un set véritablement dévastateur qui fait planer comme une ambiance malsaine sur Vouziers. Outre deux emprunts à cette tuerie qu'est Avé, le récent très bon premier album de VENOM INC, la setlist de ce soir est constituée de classiques de VENOM  extraits des deux premiers albums ("Welcome To Hell", "Die Hard", "Black Metal", "Countess Bathory", "Warhead",...) et de Prime Evil, album de 1989 sur lequel officiait déjà cette formation. Ça headbangue, ça pogote, le public est à fond comme galvanisé par ce set détonnant qui nous fait dire qu'au final VENOM INC n'a rien, mais absolument rien, à envier à VENOM. Enorme prestation ce soir

    Setlist VENOM INC : Ave Satanas / Welcome To Hell / Die Hard / Live Like An Angel (Die Like A Devil) / Blackened Are The Priests / Carnivorous / Warhead / Don't Burn The Witch / War / Poison / Leave Me In Hell / Black Metal / Countess Bathory // Sons Of Satan / Witching Hour // Bloodlust

     

    FESTIVAL DE VOUZIERS - 28/10/2017



    Cette année encore, William et son équipe nous ont concocté une affiche particulièrement solide qui a tenue toutes ses promesses. Seule deception, le concert d'IRON MASK qui n'a pas vraiment été à la hauteur de ce que l'on pouvait attendre, hormis cela, cette journée fut en tous points une réussite... On a déjà hâte d'être à l'année prochaine pour une vingt-huitième édition (déjà sold out) qui sera consacrée à la scène French Metal des 80's avec notamment VULCAIN, ADX, KILLERS, ATTENTAT ROCK ou les récemment reformés TITAN...

    Un grand merci à William Voluer pour l'accréditation !

    Report : Nono666
    Photos : Barn's




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  • BRITISH STEEL SATURDAY NIGHT 6 - Fismes - 07/10/2017

     

    BRITISH STEEL SATURDAY NIGHT #6
    Salle des Fêtes - Fismes
    7 Octobre 2017



    Grosse affiche encore cette année pour le BRITISH STEEL SATURDAY NIGHT qui, comme à l'habitude, réunit quelques légendes de la fameuse NWOBHM comme CLOVEN HOOF, SALEM ou OLIVER DAWSON'S SAXON.

    Pour ouvrir cette sixième édition, les locaux de SHOEILAGER qui remplacent au pied levé les Anglais de NEVERWORLD qui, eux-même, étaient sensés remplacer HELL'S ADDICTION (ça va, vous suivez toujours ?) initialement prévu à l'affiche. Pratiquant un Heavy de très bonne facture, les marnais vont s'acquitter de la tache qui leur a été confié de fort belle manière, plongeant d'emblée la salle des fêtes dans une ambiance métallique malgré un public encore bien clairsemé en ce début d'après midi.

    Arrivent ensuite les Britanniques de TROYEN, groupe au début de carrière quelque peu éphémère dont la formation remonte à 1981. Après une séparation de plus de trente ans, le groupe de Warrington se reformera finalement en 2014 pour le plus grand plaisir des amateurs de Heavy old school. Quelque peu handicapé aujourd'hui par l'absence de Nick Cookson, c'est donc sous la forme de trio que TROYEN va nous délivrer un set assez sympathique qui fait la part belle à un Hard Rock somme toute très classique qui, au final, peinera à convaincre un public qui ne semble pas encore très concerné...

    Il en sera tout autre avec SATAN'S EMPIRE, combo emmené par Derek Lyon, chanteur aux faux airs de Paul Di'Anno, qui va exécuter un set tout bonnement excellent, nous assénant un Heavy diablement efficace qui ne manquera pas de s'attirer les faveurs d'un public visiblement conquis par l'énergie déployée par ces vétérans qui en remontreraient à bien des groupes de p'tits jeunes. Pour ma part, la grosse baffe de cette édition 2017, ni plus, ni moins !

    Ce sera ensuite aux instigateurs de ce BRITISH STEEL de fouler la scène, je veux bien sûr parler de GANG. Les Fismois se voient, eux aussi, handicapés par l'absence d'un de leurs membres, Philty (basse) ayant du déclarer forfait pour cause de maladie, c'est donc à quatre que la formation champenoise va nous balancer son Heavy old school fortement influencé par la scène anglaise des 80's. Le groupe est chaleureusement accueilli, soutenu comme il se doit par un public tout acquis à sa cause, un accueil amplement mérité quand on connait un peu ces passionnés qui n'ont de cesse de jouer par pur plaisir, et surtout pour le plaisir d'un public à chaque fois conquis par un enthousiasme de tous les instants.

    CLOVEN HOOF fait partie des groupes de cette sixième édition que je ne voulais surtout pas rater, et je ne vais pas être déçu. Nos vétérans Anglais, formés en 1979, ont incontestablement de beaux restes, délivrant un set solide et bien en place. Le groupe de Lee Payne, seul membre d'origine encore présent, exécute un Heavy relativement efficace, les « classiques » sont bien sûr de la partie, tout comme les emprunts au très bon dernier album Who Mourns For The Morning Star? sorti plus tôt cette année, rien à redire, chaque titre fait mouche, prouvant la grande forme actuelle d'un combo qui affiche pas loin de quarante ans... une belle performance qui fait plaisir à voir !

    Après une prestation remarquée lors de l'édition 2015, SALEM est de retour à Fismes pour le plus grand plaisir des fidèles du BRITISH STEEL, et une nouvelle fois, il ne va pas falloir bien longtemps au groupe pour convaincre, nous envoyant un Heavy de haute volée, tout en finesse, mélodique et catchy, parfaitement interprété par des musiciens de grand talent, techniquement irréprochables. Une des grandes forces de SALEM est sans doute de proposer un style nuancé, capable de passer d'un Heavy typiquement old school à un Hard quasi FM avec une aisance déconcertante. Autant d'ingrédients qui nous auront fait passer un excellent moment en compagnie de cette formation qui mériterait une reconnaissance bien plus grande.

    On quitte ensuite la Grande-Bretagne pour laisser place aux Belges d'OSTROGOTH. Alors si ce groupe nous arrive bien du plat pays, il a totalement sa place sur cette affiche dédiée à la NWOBHM tant la légendaire formation, originaire de Gand, pratique un Heavy inspiré de la scène british des 80's. De la formation originale, seul ne subsiste que le batteur Mario « Grizzly » Pauwels, entouré d'une équipe des plus performante qui, sans dénaturer l'identité du combo gantois, a su apporter un peu de sang frais tout en faisant perdurer la légende. Les classiques sont au rendez-vous et c'est un pur régal que de retrouver ces magnifiques "Queen Of Desire", "Stormbringer" et autres "Full Moon’s Eyes" qui ne manquent pas de rappeler bien des souvenirs aux fans de la première heure, totalement conquis par la prestation sans faille de nos amis Belges.

    Quand TYTAN arrive sur scène, on se rend vite compte que le chanteur ne nous est pas totalement inconnu, en effet, on retrouve derrière le micro un certain Tony Coldham, chanteur de THE DEEP, que nous avions pu découvrir l'an passé sur cette même scène. Auteur jusque là d'un unique album sorti en 1985, TYTAN a depuis sorti un nouvel opus intitulé Justice: Served! en Mai dernier. Et si nos Londoniens font partie de ces groupes quelque peu oubliés de la NWOBHM, ils n'en sont pas moins de dignes représentants. De la formation des débuts, il ne reste que le bassiste Kevin Riddles, ce qui n'affecte en rien les capacités du groupe à envoyer du lourd, du très bon Heavy traditionnel exécuté de mains de maitres par des musiciens aguéris. Un set impeccable pour TYTAN qui se révèle être une des bonnes surprises du festival.

    Retour d'OLIVER DAWSON'S SAXON, groupe des ex-SAXON Graham Oliver et Steve Dawson, à Fismes après sa venue en 2014 et son annulation en 2015, et là, bienvenue dans la machine à remonter le temps, c'est parti pour un set bourré de « classiques », tous les incontournables issus de la période jusqu'à Innocence Is No Excuse (1985) y passent et l'on se régale des "Strong Arm Of The Law", "Wheels Of Steel" et autres "Denim And Leather" ou "747 (Strangers In The Night)" parfaitement restitués par ces vétérans de la NWOBHM qui assurent encore sacrément bien. Graham Oliver n'a rien perdu de son talent guitaristique, tandis que Steve Dawson reste plus en retrait comme nous avions déjà pu le constater en 2014. Toujours est-il qu'OLIVER DAWSON'S SAXON a, une nouvelle fois, réussit à nous faire voyager, à nous ramener dans un passé que l'on chérit tant, ce passé qui a vu naitre notre style favori, un retour aux sources du Heavy Metal... et rien que pour ça, que tous ces groupes mythiques qui se succèdent année après année sur la scène du BRITISH STEEL en soit remercier !

    Un grand merci à Sylvain Cotté et à toute l'équipe d'Underground Investigation !

    Report : Nono666

     


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  • PENDRAGON - Pagney-Derrière-Barine - 27/10/2017

    PENDRAGON + VERITY WHITE
    MASQUERADE 20+1
    Chez Paulette - Pagney-Derrière-Barine
    27 Octobre 2017



    Trois semaines après MARILLION à Nancy, c'est l'un de ses fidèles et plus doués élèves qui vient dans l'Est. Plus confidentiel que ses pères, PENDRAGON n'en reste pas moins une valeur sûre du Progressive Rock à tendance Neo-Prog'. Quatre ans après un premier concert Chez Paulette, les Anglais sont de retour pour fêter les 20 ans de leur album The Masquerade Ouverture sorti en 1996... euh 1996 + 20 = ???

    Oui bon, c'est 21 ans exactement mais la tournée anniversaire a pris tellement d'importance que le groupe a du faire durer le plaisir et on ne va pas l'en blâmer car autant le dire de suite, si en 2013, la tournée de PENDRAGON avait déjà donné lieu à un super concert, celui de ce soir va en dépasser l'impact.

    Mais avant cela, Arpégia, qui fait venir les Anglais pour la deuxième fois dans cette salle donc, a du être très ravi de voir que l'affluence n'avait pas faibli, c'est vrai que la distribution de flyers à un concert de MARILLION, ça peut aider mais visiblement, même du côté Allemand, on a fait le déplacement, là encore, un public inhabituel dans cette salle mais un public de connaisseur c'est certain. C'est que le public de PENDRAGON est fidèle et l'idée de réentendre une majorité de classiques en version live excite considérablement.

    20h30, c'est VERITY WHITE qui monte sur scène, une jeune fille très souriante se présentant comme étant la choriste de PENDRAGON, accompagnée d'un guitariste, un casque vissé sur la tête. Le jeune homme enclenche le PC et c'est parti et là... mais que se passe-t-il ? C'est quoi ce son tout petit de guitare ? Bref, on suppose largement que la configuration ici est due à des nécessités matérielles mais la batterie programmée, passe encore, on en voit souvent, les chœurs, OK également, la basse et certaines parties de claviers et guitare OK, ces nécessités matérielles s'expliquent mais ce son de guitare fait avec un simulateur très pauvre en réalisme, c'est vraiment dommage ! Après, Verity possède une énergie débordante communicatrice pour un Rock très direct pas déplaisant sans non plus mériter que l'on s'y attarde des heures. Si un jour, elle se produit avec un groupe physique et du matériel, on pourra juger sur pièce, là, très difficile de se faire une idée.

     

    PENDRAGON - Pagney-Derrière-Barine - 27/10/2017



    Alors, que le plateau est déjà prêt, les Anglais vont laisser 30 minutes de pause avant de monter sur scène, peut-être pour laisser le bar faire son chiffre, peut importe, le Rock Progressif balancé dans la sono est de très bon goût et le temps passe finalement assez vite.

    21h30, "The Masquerade Ouverture" est lancé, la pièce de 3 minutes ouvrant l'album du même nom déclenche les premiers applaudissements et cris d'un public qui n'attendra pas d'être convaincu pour montrer qu'il est le bienvenu ce soir. C'est logiquement que "As Good As Gold" prend la suite, ainsi que "Paintbox" pour être fidèle à la version studio de cet album. Ce début de concert montre un groupe très content d'être là, très affuté, accompagné de deux choristes dont l'apport va se révéler au fur et à mesure du concert et ce jeune batteur, Jan-Vincent Velazco, apportant un dynamisme à ces titres dont les versions studio possédaient déjà une base solide dans ce domaine. Le gamin derrière les fûts martèle son kit à tel point que sur le début de concert, on entend essentiellement cette rythmique implacable, heureusement tout cela est vite corrigé. Ces deux titres sont des pièces maitresses et supportent largement le poids des années, on est là dans un style Neo-Prog' bien balisé mais tellement bien exécuté et bien écrit, quel plaisir.

     

    PENDRAGON - Pagney-Derrière-Barine - 27/10/2017


    Clive Nolan, aux claviers, a beau connaitre des soucis avec ses retours, son touché et son goût pour les sonorités de ses interventions font mouche à chaque fois et lorsque l'on mêle cela au jeu de guitare pour le moins personnel de Nick Barrett, véritable chef d'orchestre de ce groupe, l'homme possède un touché si personnel, une façon de poser ses notes sur une rythmique allant chercher le décalage qui va vous soulever le cœur. Et puis, il y a sa voix, certes les mélodies les plus aigües ne sont pas balancées avec autant de coffre qu'avant, mais la hauteur est toujours là, même si plus fragile, aucun signe de faiblesse sur 2h15 de concert, oui 2h15 intenses, sans remplissage, un pur moment d'échange avec son public, juste un grand bonheur pour nos yeux ébahis. Le chanteur faisant l'effort de parler français même si pour cela, il prend un petit peu de temps comme il le dit si bien, voilà les éventuels non encore conquis dans la besace du chanteur.

    La suite du concert va alterner les périodes avec ce "A Man Of Nomadic Traits" extrait de Not Of This World publié en 2001, un titre dantesque de plus de 10 minutes où le talent du groupe s'exprime pleinement de nouveau. Et puis il y a ces titres plus Heavy extraits de leur dernier album Men Who Climb Mountains qui permettent de ne pas donner l'impression de répétition, un jeu de lumières plus sombre accompagne ces morceaux comme "Beautiful Soul" ou "Netherworld" joué en ultime rappel, ou la fin de "Masters Of Illusion" dernier titre de The Masquerade Ouverture démontrant que la facette Heavy n'est pas tellement nouvelle chez PENDRAGON. "Faces Of Light", "Nostradamus (Stargazing)" ou "This Green And Pleasant Land" sont des moments tutoyant la magie que le groupe nous offre ce soir avec la délicatesse, la modestie et le talent qu'il a, pas la peine d'en dire plus si ce n'est que si l'univers de PENDRAGON vous est étranger, cet album mis ici à l'honneur sera une excellente porte d'entrée.

     

    PENDRAGON - Pagney-Derrière-Barine - 27/10/2017


    Messieurs, quel concert vous nous avez donné ce soir avec une setlist excellente et une interprétation qui ne l'est pas moins, vous revenez quand vous voulez par chez nous, il y a décidément un public pour le Progressif dans l'est de la France, qu'on le sache ! Et merci à Arpégia pour ces programmations !

    Setlist : The Masquerade Overture / As Good As Gold / Paintbox / A Man Of Nomadic Traits / The Shadow / Masters Of Illusion / King Of Castel / Beautiful Soul / Faces Of Light / Nostradamus (Stargazing) / If I Were The Wind (And You Were The Rain) / This Green And Pleasant Land / Breaking The Spell  / Encore : Indigo / Netherworld

    Une pensée pour Clo et Lolo, deux fans de PENDRAGON qui n'ont pas pu faire le déplacement ce soir, on s'est permis d'en boire une à votre santé !

    Live Report : Aymerick Painless
    Photos : Lionel Thiriat - Numero Six Photography

     

     


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  • MARILLION - Nancy - 06/10/2017

     

    MARILLION
    L'Autre Canal - Nancy
    06 Octobre 2017



    Ils n'étaient pas venus en Lorraine depuis presque 30 ans ! La phrase dominant l'affiche de ce soir est explicite et montre l'étendue de l'attente d'un public Rock Progressif réunit ce soir, à Nancy, dont je faisais moi-même partie. MARILLION c'est pour moi, et avant tout, les années 80, soit la période avec le chanteur Fish, même si le côté très proche de GENESIS lui a sans doute valu quelques railleries, aujourd'hui, les anglais sont des piliers du style avec des albums qui continuent à être inspiré et grandement conseillé aux amateurs du style.

    C'est donc vers l'Autre Canal que je me dirige ce soir avec un fan du groupe à mes côtés, ce sera mon Jean Michel Larqué à moi ce soir, la personne spécialiste chargée de donner son analyse technique de ce qui se passe sous mes yeux. Pas de première partie ce soir, le groupe est prévu à 20h30, on arrive à 20h15 et du monde est encore en train de faire la queue mais le public rentre très vite, l'organisation est vraiment rodée, ce qui permet une montée sur scène à 20h33. Projection de scènes de vie de ce qui semble être les années 30 sur l'écran, Steve Rothery apparaît avec une guitare électro acoustique pour une entrée en matière pleine de grâce et accompagne parfaitement les images de sourires que l'on voit derrière.

    Depuis 1989, et l'arrivée de Steve Hogarth au chant, le groupe a doucement su se muer en un groupe avec une personnalité forte et unique, si on reconnaît la patte du groupe, la musique a gagné en noirceur et cela n'est pas étranger à l'esprit tourmenté de son frontman. Ce soir, Steve assure le show en mimant chacune de ses paroles, les vivant encore et encore comme s'il avait été enfermé dans une boucle sans fin. Mais l'homme n'en oublie pas pour autant de communiquer avec ses musiciens hors pairs, les nombreux clins d’œil avec son guitariste montrent clairement que le groupe est extrêmement heureux ensemble, les petites attentions envers son technicien qui lui apporte et vient rechercher sa guitare, un véritable gentleman, mais aussi avec son bassiste. Et là attention car si tous les musiciens sont des pointures, Pete Trewavas porte en grande partie ce groove unique que possède ce groupe. L'homme assure ses parties de basse avec une facilité déconcertante, quel monstre de technique, de finesse et de feeling, c'était déjà le cas sur album, et sur scène c'est tout aussi vrai.

     

    MARILLION - Nancy - 06/10/2017


    MARILLION enchaîne les morceaux les plus récents, ceux de son dernier album FEAR, sorti en 2016, et on constate également que Mark Kelly, claviériste du groupe, a su faire évoluer le son de ses claviers pour coller avec l'évolution des genres et ne pas rester figé dans une approche so 80's. Voilà ce qui fait la différence entre un groupe kitsch et ces anglais, la capacité à évoluer, se remettre en question et progresser avec son temps tout en gardant une unité stylistique.

    Durant la première heure, le groupe joue l'intégralité de son dernier album FEAR et alterne donc les moments calmes et posés avec des relents de noirceur qui saisissent dans la cage thoracique, certes ce n'est pas violent mais c'est psychologiquement bien orchestré pour vivre avec Steve Hogarth ces montagnes russes émotionnelles. Le jeu de lumière très soigné ce soir accompagne également à la perfection ce qui se joue sur scène et nous montre encore une fois que le groupe ne néglige aucun aspect de son art, tout y est pensé avec goût et classe.

    30 ans donc que le groupe n'est plus venu dans l'est, MARILLION passe régulièrement à Paris mais pas tellement par chez moi, et Steve Hogarth n'oublie pas de le mentionner avec un humour British à souhait, indiquant que lui, à titre personnel, c'est la première fois qu'il vient à Nancy mais que le groupe, lui, était déjà venu pour un concert qui était certainement mieux que celui de ce soir. Là dessus, Steve Rothery éclate de rire et plusieurs interprétations de cette vanne est possible mais personnellement je retiendrais une espèce de modestie, certes jouée, mais très touchante, cette interprétation colle tellement bien au personnage qu'est Steve Hogarth. L'homme possède encore une voix pleine de maîtrise même si elle affiche quelques faiblesses rares, celles-ci participent à l’authenticité et au côté vivant de l'interprétation du chanteur. Le public qui a bien garni la grande salle est sous le charme et la communion entre le groupe et son public est totale.

     

    MARILLION - Nancy - 06/10/2017


    Il est ensuite temps de remonter la carrière du groupe mais attention pas trop loin quand même, MARILLION commence par "Go!" extrait de l'album marillion.com avant d’enchaîner avec "Afraid Of Sunlight" extrait de l'album du même nom. Puis "The Great Escape" de Brave, nous sommes là en 1994, "Easter" de Seasons End en 1989, le premier album avec Steve Hogarth et on s'arrêtera là ! Aucun titre de l'ère Fish ce soir comme régulièrement depuis un moment déjà. Mais il y a tellement d'excellents morceaux joués ce soir qu'il est difficile de leur en tenir rigueur, "Man Of A Thousand Faces" achève en beauté cette setlist. Mais le public n'est pas rassasié et en redemande, il n'en faut pas beaucoup pour que le groupe remonte sur scène et on ajoute "Waiting To Happen" de Holidays In Eden (1990) et "Neverland" de Marbles (2003), la fête est complète, le public aux anges, le groupe extrêmement ravi de l'accueil qui lui a été réservé ce soir.

    Un concert d'une grande classe comme on en voit peu, un son absolument parfait, un jeu de lumière très travaillé, MARILLION a encore imposé sa patte durant ces 2h15 de concert intense et sans remplissage, cette patte unique qui lui permet de rester en vie et très suivi tout en restant bien en marge de l'industrie du disque. Quel concert ! Vous repassez dans l'est quand vous voulez messieurs...

    Setlist : El Dorado: I. Long-Shadowed Sun / El Dorado: II. The Gold / El Dorado: III. Demolished Lives / El Dorado: IV. FEAR / El Dorado: V. The Grandchildren Of Apes / Living In F E A R / The Leavers: I. Wake Up In Music / The Leavers: II. The Remainers / The Leavers: III. Vapour Trails In The Sky / The Leavers: IV. The Jumble Of Days / The Leavers: V. One Tonight / White Paper / The New Kings: I. Fuck Every One And Run / The New Kings: II. Russia's Locked Door / The New Kings : III. A Scary Sky / The New Kings: IV. Why Is Nothing Ever True? / Go! / Afraid Of Sunlight / The Great Escape / Easter / Man Of A Thousand Faces / Waiting To Happen / Neverland

    Live Report : Aymerick Painless
    Photos : Dominique Vassart & Pascal Steuer

     

     


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  • PARADISE LOST - Esch Sur Alzette - 27/09/2017

     

    PARADISE LOST + PALLBEARER + SINISTRO
    Kulturfabrik - Esch-Sur-Alzette (Luxembourg)
    27 Septembre 2017



    Cela faisait un moment que je n'étais pas allé voir PARADISE LOST en concert, la qualité de la prestation scénique n'étant pas toujours au niveau de ce que je trouvais sur disque. Mais voilà en huit années, Nick Holmes est devenu un meilleur chanteur live et il étant grand temps de constater les améliorations en conditions réelles. Étant donné le quadrillage de notre territoire offert par cette tournée, c'est au Luxembourg que je me rend en ce mercredi soir.

    C'est la première fois que je me dirige vers cette salle frontalière et il faut avouer que le cadre qu'elle offre est vraiment bon, espace extérieur avec un bar, une place où chacun peut rester discuter avant d'entrée dans la salle, un bar extérieur avec une restauration également mais devant la carte proposée, je décide de ressortir pour me sustanter. Erreur fatale puisque de retour dans la salle, c'est PALLBEARER qui fait son line check, SINISTRO a déjà joué, les avis des quelques têtes connues rencontrées ce soir là divergent, certains ne sont pas rentrés dedans, d'autres ont trouvé ça génial, la vérité est certainement à mi-chemin. Dommage pour les Portugais mais c'est ainsi.

    PALLBEARER monte donc sur scène, son dernier album en date, Heartless, offrait un condensé d'efficacité pour ce groupe Américain proposant une musique lourde et rampante accompagnée d'un chant mélodique pouvant assez vite lasser les oreilles les moins aguerries. Ce soir, le son est d'une lourdeur absolue, la basse fait trembler la Kulturfabrik et la réaction du public est plutôt bonne. Les titres s'enchainent mais les structures à tiroir me rendent la tâche difficile pour reconnaitre les morceaux et comme en plus le groupe alterne ses setlists, aucun point de repère si ce n'est "Thorn", morceau extrait du dernier album, qui est balancé en clôture de set. Les Américains auront joué une demie-heure mais n'auront peut-être pas séduit autant que ce que je pensais, pourtant le son aura été bon, le chant de Brett Campbell aura été à la hauteur, l'implication du groupe très bonne, le chant du bassiste Joseph D. Roland... euh ben on l'a pas entendu, la faute à un micro capricieux, tout comme les backing vocals de Devin Holt. Bref, c'était la première de la tournée ce soir, toute l'équipe est encore en rôdage, mais PALLBEARER a démontré ce soir qu'il avait franchi un palier sur ses qualités scéniques. Un groupe a revoir en tête d'affiche pour se faire une idée plus précise.

    Et les hommes attendus ce soir sont bien ceux de PARADISE LOST, entre PALLBEARER et les Anglais la salle s'est plutôt bien garnie et si ce n'est pas comble, c'est franchement convenablement rempli, au bas mot 500 pèlerins ce soir. Les maîtres du Metal Gothic se lancent dans leur nouvelle tournée ce soir, des morceaux du dernier album ont déjà été testés sur scène lors des festivals notamment, "Fearless Sky", "Blood And Chaos" ou "The Longest Winter" mais ce soir le groupe va démontrer qu'il est non seulement fier de ce qu'il vient de sortir mais également encore très content des derniers albums depuis 2008 et un certain In Requiem. Waltteri Väyrynen arrive le premier sur scène avant que Aaron Aedy, Stephen Edmonson et... et mais attendez j'ai vu un furet passer là, non ? Ah non c'est la nouvelle coupe de cheveu de Sir Gregor Mackintosh, voilà qui tranche avec le blond décoloré des photos promotionnelles, le guitariste s'est rasé sur les côtés pour avantageusement mettre en valeur une crête désordonnée. Et enfin, le maître de cérémonie Nick Holmes déboule et c'est le direct "Blood And Chaos" qui nous est offert en entrée, le public connait déjà parfaitement ce titre immédiat qui fonctionne excellemment sur lequel on peut déjà constater que Nick Holmes est affuté vocalement, il passe d'une voix à l'autre sans broncher.

    Devant la très bonne réaction du public, le groupe enchaine directement sur "Remembrance", un titre qui ne quitte plus les setlists de PARADISE LOST alors qu'il date tout de même de 1993, un titre que l'on peut considérer comme un classique du coup, de même que "One Second" extrait de l'album du même nom. Un album qui vient de connaitre une seconde jeunesse à travers la réédition 20ème anniversaire remasterisée par Jaime Gomez Arellano et qui doit donc être un peu mis à l'honneur et pourtant seule la classique "Say Just Words" sera ajoutée, pour le reste les anglais nous balancent cinq titres de Medusa, trois de The Plague Within, un de Tragic Idol, de Faith Divides Us, Death Unites Us et In Requiem pour deux d'Icon, de One Second et une seule du classique Draconian Times. Une setlist plutôt osée et surtout très intéressante car les "From The Gallows" et "Gods Of Ancient" passent parfaitement le test de la scène, leur côté moins immédiat permet au concert de ne pas devenir un boulevard des hits et surprend un peu les Metalheads moins au fait de la musique de PARADISE LOST.

    Comme d'habitude, Nick Holmes a joué la carte de l'humour décalé avec un : "on va continuer avec des titres respirant la joie de vivre" avant d'annoncer "No Hope In Sight" ou "on va revenir à des titres du dernier album Medusa car on est là pour ça !". Comme d'habitude Aaron Aedy a perdu quatre cervicales ce soir encore, l'homme n'en finit pas d'headbanguer et de faire des clins d’œil cheloux aux premiers rangs, comme d'habitude Stephen Edmonson a failli devenir borgne 40 fois par les gestes d'Aaron placé à côté de lui, comme d'habitude Greg Mackintosh a été impérial... euh, ben non en fait, le mythe est tombé, l'homme n'est pas infaillible, sur la partie rapide de "No Hope In Sight" il semble y avoir un cafouillage qui rend cette partie très brouillonne et surtout, surtout, Greg a loupé un lead ! Oui vous avez bien lu, le lead en plein milieu de "Praise Lamented Shade" n'est pas joué et l'homme semble même perdu sur son manche (de guitare bande de malins !), cherchant ses notes, Nick Holmes manquant également le début de ses parties de chant aussi par la même occasion. Mais là, encore une fois, c'est la première date de la tournée, et le tout est très vite rattrapé ensuite.

    Ce que l'on retient, c'est que le groupe est déjà en place et qu'il a retenu les erreurs du passé. Fini le temps où les anglais pensaient que Nick Holmes pouvait tout reproduire parfaitement sans en faire souffrir la qualité générale de sa prestation. Le chant est régulièrement doublé par des samples, notamment sa voix posée lorsqu'il growle mais aussi et surtout sa voix posée qui manque un peu de puissance lorsque vous avez deux guitares sept cordes, une basse et une batterie qui mettent la chape de plomb au-dessus de la salle, alors la voix de Nick est doublée par des samples, notamment sur un titre comme "Say Just Words" même si le niveau sonore de ce sample est un peu abusé, tout comme l'ensemble des samples d'ailleurs, les cordes sur "An Eternity Of Lies" dominent trop largement le spectre sonore. Alors c'est peut être parce que cela faisait 8 ans que je n'avais pas vu les anglais sur scène, mais la setlist, le côté un peu moins machine des musiciens, la forme vocale de Nick Holmes et le jeu de Waltteri capable d’insuffler un vent de modernité à PARADISE LOST tout en rendant justice aux vieux titres comme "Shadowkings" ou "Embers Fire" parfaitement balancé ce soir alors que l'on s'attendait à un "True Belief" des familles, a filé une banane à votre serviteur. Je vous laisse imaginer ce que mon acolyte du soir aura pu subir sur le retour alors que je lui avais glissé de la drogue du violeur dans sa bière (ben oui fallait pas dormir mon canard !)

    Après avoir longuement discuté avec quelques connaissances locales que l'on ne voit que trop rarement, il est donc temps de quitter cette salle qui aura laissé une très bonne image à votre serviteur qui y reviendra, c'est certain ! Certains fans de l'est auront jeté leur dévolu sur la date de Sarrebruck le 20 octobre, vous êtes prévenus, c'est une très bonne affiche qui sillonne l'Europe actuellement.

    Setlist : Blood And Chaos / Remembrance / One Second / From The Gallows / Tragic Idol / Praise Lamented Shade / Medusa / Shadowkings / Faith Divides Us, Death Unites Us / Gods Of Ancient / No Hope In Sight / Embers Fire / An Eternity Of Lies / The Longest Winter / Beneath Broken Earth / Say Just Words

    Report : Aymerick Painless

     

     


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  • PAIN OF SALVATION - Pagney Derrière Barine - 23/06/2017

     

    PAIN OF SALVATION + BOTTLE NEXT
    Pagney-Derrière-Barine - Chez Paulette
    23 Juin 2017



    Ce vendredi soir de grande chaleur, Chez Paulette, un Pub Rock qui attire décidément de plus en plus de grands noms, deux formations sont au menu. La première, BOTTLE NEXT, totalement inconnue pour ma part, je me réserve la surprise de la découverte pour le concert, la deuxième, les Suédois de PAIN OF SALVATION qui sont là pour promouvoir leur dernier album In The Passing Light Of Day sorti en janvier dernier chez InsideOut Music.

    Un réflexe désormais, c'est de regarder sur l'évènement Facebook pour voir un peu l'engouement qu'a pu susciter cette affiche, et d'après cet outil, l'affluence ne s'annonce pas des plus grande. Une fois sur place, quelques personnes sont déjà là, un quart d'heure avant l'ouverture de la salle, ce qui nous permet d'accéder au bar, en attendant l'ouverture de la salle en elle-même ! L'âge moyen du public ce soir est plus avancé que d'habitude, l'étiquette Progressive Metal des Suédois aidant certainement à celà, mais cela veut également dire que la jauge Facebook n'est pas fiable. Alors si je ne suis pas un assidu auditeur de PAIN OF SALVATION, je dois avouer que One Hour By The Concrete Lake, Road Salt I et Scarsick, les trois albums que je possède, me suffisent pour avoir ce que j'aime chez ce groupe, le côté Heavy Progressif avec le premier, la simplicité Rock du deuxième et la folie créatrice du troisième, autant de facettes différentes qu'il va être difficile de retrouver ce soir.

    Mais avant cela, c'est donc BOTTLE NEXT qui ouvre les hostilités, le combo vient de Lyon et il a déjà ouvert pour PAIN OF SALVATION dans le sud de la France, à Puget sur Argens le 20 juin dernier. C'est un duo batterie/guitare électro acoustique mais qui va nous prendre à contre-pieds d'autant que sur l'affiche il est noté un style Hard Folk. Résultat, nous avons là une débauche d'énergie incroyable, un batteur ultra talentueux avec des cassures rythmiques qui paraissent être d'une simplicité mais qui demande une maîtrise pointilleuse, et le tout avec une force de frappe percutante. Un côté QUEENS OF THE STONE AGE de l'album Lullabies To Paralyze remonte à la surface mais il y a quelque chose là de tout à fait personnel qui fait qu'il est très difficile de citer des noms pour essayer de situer ce groupe Lyonnais hors normes ! Bad Horses, c'est son album récemment sorti que je vous invite à aller écouter pour ceux qui aiment le Rock qui bute avec un esprit rafraîchissant. Une belle découverte qui sera de nouveau chez Paulette le 30 septembre prochain, et comme ce sont deux showmen incroyables, nul doute que la soirée sera encore très chaude !

     

    PAIN OF SALVATION - Pagney Derrière Barine - 23/06/2017


    Après une rapide pause, 15 minutes, tout juste le temps de se rafraîchir, c'est au tour de PAIN OF SALVATION de prendre la scène d'assaut, et c'est sur le lourd "Full Throttle Tribe" issu du dernier album en date que les cinq musiciens se présentent à nous. Pour célébrer le Midsummer's Eve, des feuillages ont été mis sur les micros de chant, et puisque l'on parle de chant, premier choc pour moi qui voit ce groupe pour la première fois, tous les membres du groupe chantent (ou font des chœurs pour Léo Margarit à la batterie, Daniel Karlsson aux claviers et Gustaf Hielm à la basse) dont Johann Hallgren, de retour dans le groupe depuis le départ de Ragnar Zolberg qui officiait sur le dernier album et qui possédait un chant visiblement extraordinaire. Toutefois, pour supporter Daniel Gildenlöw, Johann n'est pas en reste et envoie une prestation qui lui fait vraiment honneur, sa présence scénique fait également remonter ce brin de folie que l'on connait au groupe.

     

    PAIN OF SALVATION - Pagney Derrière Barine - 23/06/2017


    Le groupe est tout sourire, Daniel, en bon frontman, s'assure de la participation d'un public qui garnit désormais honorablement la salle, et avec "Linoleum" les 250 / 300 personnes présentes montrent leur soutien aux Suédois. Mais ce soir, le groupe opte pour des titres excellents mais qui mettent en avant une facette Progressive qui finit par donner quelques longueurs à ce show, "Beyond The Pale", "Ashes" et "Silent God" forment un ventre mou où la délicatesse si appréciable sur disque calme un peu trop ce public qui ne demande qu'à exploser. "The Physics Of Gridlock", extrait de Road Salt II, se charge de remettre un peu de rythme dans tout cela mais déjà le groupe quitte la scène, non sans être revenu pour l'interprétation du titre "The Passing Light Of Day" que Daniel Gildenlöw annonce comme étant très difficile pour lui d’interpréter sur scène et qu'il dédie à sa femme (lisez les paroles, vous allez comprendre pourquoi cette dédicace). Toujours est-il que le chanteur se met à nu, seul sur scène avec sa guitare tranquillement posée et son chant délicat avant que Daniel Karlsson ne le rejoigne, puis l'ensemble du groupe. De nouveau c'est une facette Progressive Metal qui est mise en avant là mais quel titre pour clôturer ce show qui aura montrer de la maîtrise de la part de ce groupe chevronné.

     

    PAIN OF SALVATION - Pagney Derrière Barine - 23/06/2017


    Alors si je n'ai pas été totalement convaincu par la setlist de ce soir, il faut tout de même reconnaitre que ce groupe possède une présence assez unique, mais surtout qu'étant donné que je ne possède pas, et que je ne suis pas fan non plus, des albums les plus appréciés des fans du groupe, j'imagine que le fan lambda de PAIN OF SALVATION présent ce soir, lui, aura trouvé ce qu'il cherchait.

    Setlist : Full Throttle Tribe / Reasons / Meaningless / Linoleum / A Trace Of Blood / Rope Ends / Beyond The Pale / Ashes / Silent Gold / On A Tuesday / The Physics Of Gridlock / The Passing Light Of Day

    Report & Photos : Aymerick Painless

     

     


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  • UGLY KID JOE - Nancy - 10/06/2017

     

    UGLY KID JOE + SNAP BORDER
    Nancy - Le Hublot
    10 Juin 2017



    Voilà huit mois, je retrouvais ma jeunesse (ou une partie en tout cas) avec le show d'UGLY KID JOE à Reims, alors que les Américains se produiront au Hellfest Open Air, une tournée a donc germé autour, avec un arrêt à Nancy dans la salle Le Hublot, salle que je découvre aujourd'hui.

    C'est un groupe local qui œuvre lorsque l'on pénètre dans la salle, il s'agit de SNAP BORDER, cinq gars qui ont du écouter LINKIN PARK, NICKELBACK ou toute cette scène Américaine du début du siècle en boucle. Alors c'est calibré à mort, aucune surprise mais aussi, aucune fausse note, les gars sont pro, énergiques et ont totalement leur place sur cette affiche. Ils défendent un premier album, Alternative Current Box, publié en 2016. Franck, le grand chanteur dreadlocké, possède une voix et coffre qui impose le respect, même s'il chantait comme une casserole, je ne me dévouerais pas pour lui dire. Quelques passages légèrement rapés assurés par le bassiste, Adam, nous renvoient directement vers LINKIN PARK alors que des titres plus Alternative nous mènent vers NICKELBACK et les titres tels que "Draw Me The Borders", "Ghost", "Mary Sells" ou "On The Road" offrent un excellent aperçu de cet album que les amateurs du style peuvent découvrir sans problème.

    Après un court temps de changement de plateau, un line-check rapide et voici Klaus Eichstadt, guitariste et membre historique du groupe, Cordell Crockett, le bassiste, Zac Morris, à la batterie (et en slip, et vu sa frappe, on le comprend aisément) et surtout, Dave Fortman, guitariste et producteur reconnu, membre historique du groupe, que nous n'avions pas vu il y a 8 mois, sont sur scène pour balancer "Intro" issu de l'album Menace To Sobriety. Le public est chaud, une bonne partie est arrivée juste avant le début du concert des Américains, et même si la salle est loin d'être remplie, on a quand même une centaine de personnes ce soir. "Neighbor" prend la suite, Whitfield Crane déboule sur scène en short, et surtout avec le bras gauche en bandoulière, mais son charisme n'en est pas affecté et la magie opère de nouveau comme il y a huit mois. La setlist offerte ce soir navigue habilement entre America's Least Wanted et Menace To Sobriety avec 13 titres sur les 19 joués ce soir, c'est dire si le groupe est encore fier de ces deux brûlots, et ça tombe bien car c'est bien ce que semble vouloir entendre le public. Les interventions de Whitfield Crane sont encore pleines de second degré et d'humour à froid, comme lorsqu'il demande quel est le nom du groupe de première partie et de les féliciter pour leur musique qui est vraiment excellente, peut-être le meilleur groupe qui ait ouvert pour eux d'après le chanteur avant de finir par un je dis ça de tous les groupes qui déclenche l'hilarité du public. Comme à Reims, il donne à Klaus, son ami d'enfance comme il aime le présenter, son moment de gloire avec l'interprétation de "Mr Recordman" seul sur le devant de la scène pendant que lui fait signe au public en fond de scène de taper des mains avec l'index et et le pouce de son bras libre.

    Par rapport à la setlist de Reims il y a huit mois, pas énormément de changement, là aussi le jeu du chanteur de faire hurler le public le plus fort possible et si le niveau est assez haut, c'est trois titres au lieu de un ! Inutile de vous dire que les trois titres étaient prévus mais quels titres "Ace Of Spades", la reprise survitaminée de MOTÖRHEAD qui colle tellement bien à la peau d'UGLY KID JOE, un attendu "Everything About You" pour conclure le show, provoquant comme à chaque fois l’hystérie du public, mais surtout, un "Funky Fresh Country Club" au beau milieu, un titre issu du premier EP qui est repris à la perfection par ce groupe sur lequel le temps ne semble pas avoir d'emprise, juste phénoménal, je me revois dans ma chambre d'ado avec le livret du EP en train de chanter les paroles de ce titre, c'était il y a plus de vingt ans et pourtant ce soir je me sens jeune (beaucoup moins le lendemain matin où mes cervicales me rappellent à l'ordre !)

     

    UGLY KID JOE - Nancy - 10/06/2017


    UGLY KID JOE sur scène, c'est une énergie incroyable, un feeling hors pair, une complicité entre tous les membres qui fout la banane, oui même pour les plus durs et les plus extrêmes d'entre tous les metalleux, il y a chez ces Américains un talent de composition avec des paroles qui vont au-delà du second degré, et dans cette ambiance club, ce groupe prend vraiment toute sa dimension. Il n'empêche que peu importe la salle où vous pouvez aller les voir, allez-y, c'est juste énorme !

    Quelle soirée, merci Live ! Colmar d'avoir organisé cette date, en espérant que cette soirée ne sera pas la dernière pour moi dans cette salle, les endroits à Nancy étant très fragilement installés. On a encore pu se rendre compte de l'humilité de ces gaillards avec ce Zac Morris, en slip dans la nuit Nancéenne regagnant le bus, une dernière image... euh... troublante !

    Setlist : Intro / Neighbor / Jesus Rode A Harley / C.U.S.T. / Panhandlin' Prince / No One Survives / Devil's Parade / So Damn Cool / Cat's In The Cradle / I'm Alright / Milkman's Son / Goddamn Devil / Dialogue / Tomorrow's World / Mr. Recordman / V.I.P. / Ace Of Spades (Motörhead Cover) / Funky Fresh Country Club / Everything About You

    Report & Photos : Aymerick Painless

     

     


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