THE SLAUGHTERS – Brothers In Blood Brennus Music
Style : Heavy Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/theslaughters31
01. Intro / 02. The Last Stand / 03. The Avenger / 04. Don't Leave Me / 05. The Hunger / 06. Brothers In Blood / 07. The Legacy / 08. Warchant / 09. If I Don't Wake Up Tomorrow / 10. The Misfortune Of The Pythia / 11. Outro / 12. Brothers In Blood (Radio Edit - Bonus track)
Brothers in Blood est le premier album du combo toulousain THE SLAUGHTERS. Contrairement à ce que leur nom pourrait suggérer, THE SLAUGHTERS évolue dans un Heavy Metal classique fortement influencé par IRON MAIDEN. « Ah non ! » me dites-vous, « pitié, pas un clone de Maiden à deux sous de plus, ça suffit ! ». Rassurez vous ! Coller une pareille étiquette à THE SLAUGHTERS serait une lourde erreur… Car si Brothers in Blood est un album qui suinte le Piece of Mind de partout, il possède sa propre personnalité, sa propre ambiance. On est souvent (très) loin du tagada-tagada cher à Steve Harris, les guitares sont acérées et aggressives, la section rythmique ultra carrée. Là dessus vient se greffer le chant qui finit d’éloigner le spectre de la Vierge de Fer de vos oreilles : Tantôt éraillé, tantôt clair et haut perché ; tantôt martial, tantôt lyrique ; une ambiance sombre et glauque tombe et vous plonge dans l’univers de THE SLAUGHTERS. Mention spéciale à "The Hunger" et son ambiance vampiresque, au chant rappelant KING DIAMOND et à "Brothers in Blood" oscillant entre du vieux RUNNING WILD et du VENOM (le tout avec une partie narrative en français s.v.p.). Le groupe a parfois tendance à tomber dans les clichés du genre (citons les « oh, oh » disséminés un peu partout), mais il le fait avec sincérité et une envie évidente d’apporter sa pierre à l’édifice Heavy Metal, et si tout n’est pas parfait sur cette première galette, on ne peut qu’être impatient d’entendre la suite. En résumé, THE SLAUGHTERS nous offre ici un premier album de bonne facture contenant quelques hymnes accrocheurs et pose les bases de son style.
Les Anglais d'ARKHAMWITCH (Heavy/Doom) sortiront leur second album intitulé Legions Of the Deep le 09 novembre prochain via Metal On Metal Records.
Tracklist Legions Of The Deep (2012) :
01. David Lund / 02. At the Mountains of Madness / 03. Iron Shadows in the Moon / 04. Infernal Machine / 05. The Cloven Sea / 06. On a Horse Called Vengeance / 07. Gods of Storm and Thunder / 08. Kult of Kutulu / 09. Legions of the Deep (feat. Leo Stivala de FORSAKEN) / 10. We're from Keighley / 11. [untitled]
MÄGO DE OZ a dévoilé l'artwork et la tracklist de Hechizos, Pócimas y Brujería, son nouvel album qui sortira le mois prochain.
Tracklist Hechizos, Pócimas y Brujería (2012) :
01. El libro de las sombras / 02. H2Oz / 03. Xanandra / 04. Sácale brillo a una pena / 05. Satanael / 06. No pares (De oir Rock & Roll) / 07. A marcha das meigas / 08. Quiero morirme en tí / 09. Sigue la luz / 10. El mercado de las brujas / 11. Celtian / 12. Brujas / 13. Hechizos, Pócimas y Brujería
RETALIATORY MEASURES – Withdrawal Syndromes Massacre Records
Style : Death/Thrash Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/retaliatorymeasures
Actif depuis 2009, le groupe Finlandais RETALIATORY MEASURES voit ses efforts fournis à travers deux autoproductions récompensés par un premier album, Withdrawal Syndromes, publié via MASSACRE RECORDS. Dans une veine Death/Thrash Metal assez virulent, le groupe présente quelques aspects mélodiques qui vont prendre de plus en plus d’importance au fil de cet album car si "The Offering", qui nous évoque les travaux les plus durs de TESTAMENT ou ONSLAUGHT, tape dans le dur, on y décèle également quelques mélodies qui sur "Soap" donne un côté plus ambiant à la musique du groupe. Pourtant des "Withraw" ou l’excellent "Decompose" brisent des nuques à tout va et c’est encore là où le groupe semble être le plus à l’aise. En effet, l’orientation musicale varie beaucoup sur cet album et on a un peu de mal à voir où le groupe veut aller malgré la qualité indéniable des compositions, ainsi on trouve des nappes de clavier sur "Revulse" qui appuient sa ligne de chant ou des claviers au son Prog’ incontestable sur "Killing", est-ce là le résultat des derniers travaux d’OPETH ? Et puis il y a ce chant clair sur l’ultime "Since Nothing" qui augmente encore le champ d’action des Finlandais. Alors non pas que cet album souffre d’incohérence car la racine Death/Thrash est toujours perceptible, mais pour un premier album, nous sommes plus souvent confrontés à des opus menés sur un rythme et une ambiance continue, la preuve d’une maturité certaine du groupe, peut être, ou bien un flou dans la direction que le groupe souhaite suivre, toujours est-il que ce Withdrawal Syndromes montre un groupe qui maitrise le style et qui essaie d’y apporter un peu de variation, parfois avec un peu de maladresse mais rien de mauvais. RETALIATORY MEASURES devra certainement asseoir son nom à travers ses concerts car, pour le moment, sur album, la musique des Finlandais manque encore de titres véritablement marquants.
Si je vous dis ABSORBED ou MASSIVE ASSAULT, vous répondez instantanément Death Metal, non ? Ce n’est pas grave car ENTRAPMENT, un one-man band emmené par l’ex-batteur de ces groupes, Michel JONCKER assure le lien en proposant depuis quelques temps des démos qui se retrouvent bien rapidement sold out. Une compilation nommée Irreligious Abominations a été publiée l’an passé afin d’assouvir la soif de Death Metal old-school de certains amateurs n’ayant pu acquérir les premières sorties du Néerlandais mais c’est bien The Obscurity Within…, le premier album, qui était attendu. Le voici donc, entièrement enregistré et interprété par Michel JONCKER et dont le rendu nous renvoie vers les premiers GRAVE, MAIM, DEATH BREATH et tout un tas d’autres groupes de Death Metal old school qui est fait d’une rythmique souvent up-tempo contrebalancée par quelques parties down tempi à l’image de la chanson titre de cet album. Aucune surprise n’est à attendre ici, le son est également bien ancré dans la tradition 90’s mais malgré ce terrain bien balisé, on doit avouer que la sauce prend rapidement avec ces mélodies délivrées au couteau et cette ambiance cradingue qui fait instantanément mouche. ENTRAPMENT n’est toutefois pas à rapprocher d’une quelconque scène Doom/Death comme pourrait l’être ASPHYX, le Néerlandais œuvre dans une violence de tous les instants mais aussi un groove unique qui fait que l’envie de taper du pied vous gagne bien vite. The Obscurity Within… ravira donc les amateurs de Death Metal old-school à l’affût de nouveaux noms car l’aspect commun du propos aura raison des amateurs de nouveautés, par contre sur scène, car un line-up live est en place, ENTRAPMENT devrait marquer les esprits, essentiellement constitué de mecs ayant déjà bien bourlingué, il y a fort à parier que le temps de la claque sera venu.
THE 69 EYES - X Nuclear Blast
Style : Gothic Rock / Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2012
Site Web : www.69eyes.com
01. Love Runs Away / 02. Tonight / 03. Black / 04. If You Love Me The Morning After / 05. Red / 06. I Love The Darkness In You / 07. Borderline / 08. I'm Ready / 09. I Know What You Did Last Summer / 10. When A Love Comes To An End
THE 69 EYES, c’est le groupe sympa qui revient tous les deux / trois ans effectuer sa livraison de Rock gothique pas prise de tête pour un sou. Dixième cuvée de ces corbeaux finlandais, X ne révolutionne pas le style du groupe. On peut même dire que l’ennui nous guette lors des trois premiers morceaux, malgré une entrée en matière pêchue sur "Love Runs Away". Heureusement, la suite se veut bien plus enthousiasmante grâce à un "If You Love Me The Morning After" hyper catchy, un single imparable ("Red", au clip absolument inutile), "I Love The Darkness In You" et ses relents de PARADISE LOST période One Second, et enfin le délicieusement désuet "Borderline" et ses influences Rock’n’roll des 60’s. Malheureusement, après un "I’m Ready" bien entrainant, X se termine à nouveau sur deux morceaux moins marquants. Bien entendu, cela reste affaire de goûts, et ce sera aux fans de décider s’ils ont affaire à un bon ou à un excellent cru. Le groupe, de son côté, semble en tout cas très confiant. En ce qui nous concerne, X est davantage un bon album qu’un disque définitif. Saluons tout de même sa production, parfaite en tous points, et les arrangements bien sentis qui foisonnent tout au long de cette rondelle bien agréable.
IUGULATUS – Satanic Pride The End Of Time Records
Style : Black Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/iugulatus
01. Satanic Pride / 02. Chaos Invocation / 03. Beware The Flame From Undun / 04. Black Song Of Necromancy / 05. Demons Lust
Satanic Pride est un album qui sort dans un contexte particulier pour les Polonais d’IUGULATUS puisqu’après le départ de Wojtass, batteur à l’origine du combo, les autres ont décidé de changer de nom pour ARCHITECT OF DISEASE non sans sortir ce qui avait déjà été écrit dont les 5 titres de ce deuxième album qui font suite au split EP Chapel Of Fear l’an passé. Pourtant, cet album a été enregistré en 2010 mais ne voit le jour qu’aujourd’hui, une situation étrange mais qui pourrait surtout laisser quelques regrets à l’écoute de celui-ci. En effet, si la chanson titre est très classique, bien confortablement enveloppé dans un moule standardisé Black Metal, l’approche plus mélodique à travers des riffs ciselant de "Chaos Inception" laisse déjà présager du meilleur qui ne tarde pas à débouler avec le long "Beware The Flame From Undun" dont certains relents Doom nous évoquent leurs amis de DEEP DESOLATION. Pourtant IUGULATUS propose un Black certes old-school mais moins cradingue que leurs compères, même si on retrouve cette dynamique dans la variation des tempi, cet univers sombre, ici le Black Metal semble ne pas vouloir s’affubler de beaucoup d’autres influences, tout juste transpirent elles sur quelques parties bien distinctes mais jamais sur l’ensemble. D’ailleurs, lorsque les Polonais s’attaquent à des titres courts comme "Satanic Pride" ou "Black Song Of Necromancy", le propos est bien plus convenu, pas désagréable, mais pas non plus surprenant alors que "Beware The Flame From Undun" et l’ultime "Demons Lust" amènent immanquablement une touche supplémentaire qui fait de ce Satanic Pride, un bon album de Black qui vaut largement le dernier CHRIST AGONY par exemple, on tachera de suivre la nouvelle aventure commencée sous le nom d’ARCHITECT OF DISEASE. Bien entendu au niveau production, la batterie est un peu brouillonne, de même que les guitares rythmiques mais dans le cadre d’un album underground, il faut saluer les efforts faits par le groupe pour arriver à ce résultat.
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