BLACKRAIN - Clip Blast Me Up
BLACKRAIN a dévoilé son clip pour le titre "Blast Me Up" extrait de son nouvel album intitulé It Begins à paraitre le 10 Juin prochain...
BLACKRAIN a dévoilé son clip pour le titre "Blast Me Up" extrait de son nouvel album intitulé It Begins à paraitre le 10 Juin prochain...
THE CIRCLE ENDS HERE - The Division Ahead
Memorial Records
Style : Post-Rock/Post-Metal
Origine : Italie
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/thecircleendshere
01. Remiss / 02. Rift / 03. Porcelain / 04. Frail / 05. Transcend / 06. Nescience / 07. Lakes / 08. Monument
Après un premier EP en 2011, les Italiens de THE CIRCLE ENDS HERE (comme c'est original, un nom à rallonge pour un groupe « post ») sortent leur premier album, The Division Ahead, qui laisse une excellente première impression. Je m'explique, dans The Divison Ahead, on navigue entre puissance et fragilité, l'atmosphérique et le brutal, la première écoute est superbe. Le hic donc ? Le voici : le groupe semble particulièrement attaché à utiliser souvent les mêmes motifs harmoniques et les mêmes tonalités dans chacun de leurs morceaux, et même au niveau des rythmiques, c'est loin d'être varié. Mais évidemment si la première impression est bonne, c'est que The Division Ahead a aussi ses points forts ! Johnny Lonack (chant) module admirablement bien sa voix et sait tirer quelques frissons (le chant crié est magistral sur "Porcelain", et l'enchaînement parfait avec le chant clair, limite murmuré), même si sur certains passages, on croirait qu'il a piqué quelques cordes vocales au gars de NICKELBACK dont je n'ai pas envie de chercher le nom. THE CIRCLE ENDS HERE affectionne les guitares aériennes et les ambiances atmosphériques : le morceau d'ouverture "Remiss" annonce d'ailleurs bien la couleur, et "Frail", avec les samples de cordes en fond, vient confirmer la tendance. Notons que cet album semble s'articuler autour du thème de la fragilité (les titres sont parlants), et la puissance évocatrice de la musique de THE CIRCLE ENDS HERE vient bien mettre en relief cette ligne directrice qui se ressent même sur les passages plus « Sludge » (voir Doom) de The Division Ahead. Par exemple, sur le morceau "Transcend" (le meilleur morceau de l'album à mon sens), le chant crié n'a pas les accents de la colère, sans pour autant manquer de puissance, et ce morceau m'a fait penser à du SHINING, si on exclue les motifs mélodiques très connotés « post ». Les morceaux "Transcend" et "Nescience" forment un beau diptyque : plus sombres et violents que le reste de l'album, ces deux morceaux ont de quoi retenir l'attention des amateurs du genre. Une fin en point d'orgue pour "Nescience" avant de souffler un peu avec l'interlude "Lakes", instrumental qui vient totalement contraster avec les deux morceaux précédents : on est maintenant dans l'ambient pur (« vos paupières sont lourdes, vous voyez un lac » tout ça, tout ça), et je vais éviter de me prononcer parce que je sais que je déteste ça, donc je ne vais rien dire au risque de balancer une blague sur les CD de relaxation de « Nature et découvertes ». THE CIRCLE ENDS HERE nous offre un final monumental, avec "Monument" (ça ne s'invente pas), long morceau aux intonations Post/Prog' de 11 minutes, qui montre bien tout le potentiel du groupe et l'étendue de leur savoir faire quand il s'agit de créer des ambiances et de jongler avec : ce morceau fait directement appel à ce que nous avons dans le bide, et on oscillera entre différentes émotions au gré de ce que le groupe a souhaité susciter, et ça, c'est fort. Ce premier album est une réussite, et bien qu'il n'amène rien de nouveau au paysage Post-Metal, on ressort de l'écoute de The Division Ahead avec l'impression d'une grande maîtrise, malgré certaines « redites ».
Chronique : Nastassja
Note : 7/10
SOULTRIX - When All Begins...
Autoproduction
Style : Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/soultrixlegroupe
01. Revenge / 02. All For You / 03. No Turning Back / 04. Burning From The Inside / 05. Cannons Of Shame / 06. Win This Fight
Combo Thrasheux de l'est de la France, c'est non sans ricaner que je me suis renseignée sur SOULTRIX : c'est à cause de leur air juvénile qui nous fait imaginer un « Salut, on a 16 ans et on a une belle expérience de la scène, on a joué à la fête du lycée ». J'avais tort d'afficher cet air sarcastique. Pourquoi ? Tout d'abord, parce qu'ils ont VRAIMENT une expérience de la scène. À première vue, ils ont leur petit succès, ont participé à Rock en Stock à St-Dié-des-Vosges et fait la première partie de SMASH HIT COMBO, et qu'on aime ou pas, ce n'est pas un petit groupe à la popularité toute confidentielle, donc bon… Comme tout groupe qui cherche à faire ses armes, ils ont débuté par des reprises : MACHINE HEAD, PANTERA… C'est dire si les références sont là ! En rade de chanteur, ils ont joué avec leur guitariste au chant et ont proclamé le line-up valide. Ce qui pêche sur ce premier EP ? Le chant. Si le chant Thrash est bien assuré, le chant clair manque totalement d'assurance, sans compter que le timbre n'est pas exceptionnel et ne convient pas tellement aux morceaux efficaces et riffs rageurs proposés par SOULTRIX. Il ont choisi de dévoiler d'abord la chanson "Revenge", mais "All For You" me semble la plus représentative du potentiel du groupe : les riffs sont efficaces (sans pour autant révolutionner la musique, il s'entend), on a même droit à un joli solo de basse. L'EP compte six titres, trente minutes, pour un coup d'essai en demi-teinte. On notera toutefois que les morceaux sont plutôt longs pour du Thrash, par exemple, "Burning From The Inside", morceau de presque sept minutes, montre l'essai d'un morceau « à rebondissements », puisqu'on ne peut pas parler de « ruptures de rythme » tout de même. Le morceau est plutôt lent, et si le chant clair est toujours une faiblesse, les passages en chant crié sont très bien maîtrisés et SOULTRIX réussit là encore un morceau qui n'entrera certes pas dans les annales pour son originalité, mais que l'on prend plaisir à écouter, car on ne s’ennuie pas. Je ne vais pas enfoncer le clou à toutes les phrases, on aura compris que le chant clair est la véritable lacune de SOULTRIX. Je ne sais pas si le dernier titre de l'EP "Win This Fight", est une sorte de « tribute », mais ils ont pompé leurs riffs un peu partout, j'ai notamment identifié "Tier" (RAMMSTEIN) et "Revenga" (SOAD, c'est dans leurs influences listées sur Facebook (lol), mais est-ce une raison pour copier ?). Cet EP nous donne a découvrir un groupe qui a certes du potentiel, mais qui va devoir développer une identité propre et améliorer sa technique (chant !!!) s'il veut aller plus loin et retenir l'attention des thrashers avides de nouveau son. Au vu des informations collectées à propos de SOULTRIX, et s'il est sûr que c'est un groupe de musiciens passionnés qui ont la motivation et l'envie nécessaire pour évoluer, on attendra la suite pour se prononcer.
Chronique : Nastassja
Note : 6/10
BAI BANG vient de publier son nouveau clip pour le titre "Everybody Everywhere" issu de l'album All Around The World sorti récemment via AOR Heaven.
WHITE WIZZARD, qui sortira son nouvel album, The Devils Cut, le 3 Juin prochain, vous propose d'en découvrir un premier extrait via le titre "Kings Of The Highway" disponible dans la vidéo ci-dessous.
Les Allemands de KADAVAR (Psychedelic Hard Rock) ont publié un clip réalisé pour le titre "Come Back Life" extrait de leur premier album, Abra Kadavar, paru il y a peu via Nuclear Blast Records.
Les chypriotes d'ARRAYAN PATH (Epic Power Metal) sortiront leur quatrième album intitulé IV: Stigmata le 10 juin prochain via le label Pitch Black Records. Vous pouvez découvrir le titre "Midnight And The First-Born Massacre" via ce lien : https://soundcloud.com/pitch-black-records/arrayan-path-midnight-and-the
Tracklist IV: Stigmata (2013) :
01. Clepsydra / 02. The Bible Bleeds / 03. Midnight And The First-Born Massacre / 04. Judas Iscariot / 05. Stigmata / 06. Cursed Canaan / 07. Pharaoh’s Wish / 08. Harbingers Of Death / 09. Disguising Your Soul / 10. The Storyteller / 11. Mystic Moon (Bonus Track) / 12. Charming Paranoia (Bonus Download Track)
NIGHTSHADE - An Endless Vision
Bullet Tooth
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/nightshadeofficial
01. Amiss Desire / 02. Wasteful Ways / 03. Kleos / 04. Make Up Your Mind / 05. Apathy / 06. Betrayal / 07. Contemporary Ascendency / 08. Virtue In Hand / 09. Creepy Crawlies / 10. Hope Is What Makes Us Strong
Le groupe américano-breton, (apparemment il n'y a qu'un brestois, mais Bastien Deleule est à l'origine du groupe) de NIGHTSHADE n'en est pas à son premier coup d'essai. Je ne vais pas m'étendre sur leur bio (vu les changements de line-up à tour de bras, j'y passerai la nuit et pas sûr que ça m'intéresse), ils font ça très bien, je vais donc en venir aux faits. C'est bien du Deathcore, ça, pas de doute, et le deathcore, j'aime bien (normalement). On peut croire que je suis quelqu'un d'indulgent, que je mets des bonnes notes… Dans la vraie vie, je suis une harpie, et ce n'est pas ma faute si la moisson de ce début d'année 2013 fût riche en superbes albums qui ont enchanté mes tympans ! Seulement voilà, ça ne pouvait pas être éternel, An Endless Vision vient mettre fin à cet état de grâce. Si l'album commence avec un "Amiss Desire" qui, à première vue, est un morceau deathcore tout à fait lambda, j'ai immédiatement su que quelque chose ne collerait pas : le timbre de la voix du chanteur ne me revient pas (quand on chante, on ne se gargarise pas en même temps, c'est pas poli) et sur certains passages j'ai subis un horrible viol auditif… Mais les goûts et les couleurs, comme on dit (à mauvais escient d'ailleurs, le sens de l'expression c'est pas ça du tout, mais c'est entré dans le langage courant, alors sacrifions)… Ce qui signifie que le brouhaha electro-clubbing des années 90 qui m'a fait retrouver un tic nerveux à la paupière pourrait bien enthousiasmer quelques-uns d'entre vous (pauvres fous !). Z'avez le droit, j'accuse personne (sauf toi... toi… et toi aussi…). Un album de 32 minutes, des morceaux courts, avec des passages en chant guttural et chant clair, qui n'est pas mal, et cette fois, pas de chat dans la gorge. La ligne mélodique de "Wasteful Days" m'a étrangement rappelé quelque chose, mais si j'ai une bonne mémoire auditive, je n'ai pas celle des noms de morceaux, donc je pointerai vaguement du doigt ce pompage manifeste, mais je trouverai bien d'où ça vient ! Le grand problème de An Endless Vision : trouver une particularité, un point notable, quelque chose qui donnerait une saveur particulière aux morceaux. Moi qui suis encline à m'enthousiasmer à tout va, j'ai été étonnée de ma totale indifférence : seule une impression générale de fadeur et d'ennui (les 30 minutes les plus longues…) m'est resté de l'écoute de cet album. Parce que je suis curieuse, j'ai consulté quelques infos, j'ai (évidemment) regardé le clip à plus de 150 000 vues (bah voyons…) de "Betrayal" : merci à Making Dreams production, ce clip est effectivement très bien fait, le thème est d'actualité et comme je suis une harpie sensible, les images de violence policière m'ont marquées, même si je ne sais pas si NIGHTSHADE est un groupe «engagé» (ou qui se considère simplement comme tel). La maîtrise technique est là (joli solo sur "Make Up Your Mind") sans pour autant être époustouflante, les mélodies ne sont pas transcendantes, mais restent cohérentes, hormis les passages «électro» qui sont une véritable agression pour le conduit auditif, et il est certain que NIGHTSHADE, avec An Endless Vision, trouvera un public, mais je n'en serai pas. Il ne suffit pas d'avoir des articles, des vues sur Youtube et des like sur Facebook pour faire un bon album, et m'est avis que s'ils avaient les chevilles moins grosses et l'esprit plus occupé à composer qu'à se faire endorser, ils pourraient peut être réussir à composer des titres originaux, il faudrait tester… Non ? Voilà ce qui arrive, quand on voit l'avenir d'un groupe comme un business plus que comme un accomplissement artistique.
Chronique : Nastassja
Note : 4/10
MEGACHURCH – Megachurch 2 : Judgment Day
Stressed Sumo Records
Style : Noise Rock/Stoner
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/megachurch
01. Resurrection / 02. Teabaggers / 03. Receive It / 04. Battle Hymn Of The Republican / 05. Speak In Tongues / 06. My Father’s Dignity / 07. We Are All Witnesses / 08. Judgment Day / 09. Second Coming (bonus track) / 10. Gay Agenda (bonus track) / 11. Exorcism (bonus track)
A l’origine publié comme une autoproduction, Megachurch 2 : Judgment Day est le deuxième album des Américains de MEGACHURCH, un trio qui oscille habilement entre Noise Rock et Stoner barré à la QUEENS OF THE STONE AGE. Cette réédition signée Stressed Sumo Records reprend le même artwork que l’original dans un slim digipack carton dans lequel apparait une BD de quelques images très réussie. Les plus mordus pourront également se pencher sur la version K7 avec un artwork totalement différent. Musicalement, cassures rythmiques, break barré, guitares noisy et esprit Punk font partie du vocabulaire des petits gars de l’Ohio qui savent comment faire jumper leur musique très directe ("My Father’s Dignity" ou le barré "We Are All Witnesses"). Depuis cet album, les Américains ont publié un EP qui reprend des titres du premier album, agrémenté d’un nouvel artwork, voilà qui ressemble fort à un plan d’attaque du vieux continent. Toutefois, si le propos semble sympathique au premier abord, il faut bien avouer que l’artwork et tout ce qui entoure le groupe laissait présagé quelque chose d’un peu plus structuré... Ce deuxième album présente 11 titres en moins de 40 minutes et si l’on trouve quelques bons moments de bravoure ("Teabaggers", "My Father’s Dignity" ou "Judgment Day"), il est difficile de retenir les titres et ce qui s’y passe tant le trio est imprévisible, une sorte de foutoir se dégage de cette galette réservée aux amateurs de musique folle mais dont le risque de lasser est assez fort.
Chronique : Aymerick Painless
Note : 7/10