Eklablog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

DEEP PURPLE - Now What ?!

Publié le par Nono666

DEEP PURPLE - Now What ?!
e-a-r Music / Edel
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.deeppurple.com

DEEP PURPLE_Now What



01. A Simple Song / 02. Weirdistan / 03. Out Of Hand / 04. Hell To Pay / 05. Body Line / 06. Above And Beyond / 07. Blood From A Stone / 08. Uncommon Man / 09. Après Vous / 10. All The Time In The World / 11. Vincent Price / 12. It Will Be Me (Bonus track)

L'année dernière, DEEP PURPLE nous a fait l'honneur d'une tournée française des plus conséquentes, écumant les Zénith de notre beau pays (merci messieurs !). Mais le pourpre y fut plus sombre et profond avec la disparition de son claviériste légendaire, Jon LORD, alors que le groupe était en pleine séance d'enregistrement du nouvel album : Now What ?! tout naturellement dédié à ce dernier. Et c'est un album magnifique, épique et lumineux, que nous délivre DEEP PURPLE. Les britanniques nous transportent à travers les 11 tableaux de leur disque (12 pour l'édition limitée CD+DVD) tantôt dans leur univers familier, du Rock 'n roll fleurant bon l'orgue Hammond ("A Simple Song" à l'intro aérienne, "Weirdistan", "Out Of Hand", "Hell To Pay", ou encore le très groovy "Body Line"..), tantôt sortant des sentiers battus pour un voyage vers d'autres horizons ("Blood From A Stone" aux claviers échappés du "Riders on the Storm" des DOORS, "Uncommon Man" qui ne dépareillerait pas dans le répertoire de PINK FLOYD, l'horrifique "Vincent Price"...). Le groupe montre avec Now What?! que le talent ne s'émousse ni ne s'épuise avec le temps. Ce disque viendra fièrement compléter (ou débuter !) votre collection d'albums de DEEP PURPLE. A posséder dans les meilleurs délais !

Chronique : Denix666

Note : 8,5/10

 

DEEP PURPLE_Band
 

Voir les commentaires

PPM FEST 2013

Publié le par Nono666

 

PPMFEST_Maj 07012013

 

PPM FEST 2013
Lotto Mons Expo - Mons (BE)



Jour 1 : Vendredi 12 Avril 2013
FIREFORCE / VITAL BREATH / DRAKKAR / DIVIDED MULTITUDE / MAX PIE / DGM / AVANTASIA


C'est en direction de la Belgique et plus précisément de Mons que je me dirige pour participer à la quatrième édition du POWER PROG METAL FEST, un festival européen qui monte et nous propose une très belle affiche avec des artistes qu'on ne présente plus tel que HELLOWEEN, GAMMA RAY, QUEENSRYCHE, AVANTASIA et bien d'autres, autrement dit un rendez-vous immanquable !! Après 3h30 de route j'arrive enfin, direction l’accueil pour récupérer mon pass et visiter un peu les lieux pour découvrir dans quel environnement je vais vivre ces trois jours de folie. Pour cette première journée, les organisateurs du PPM ont mis le paquet pour que le public se déplace, avec en prime cet année un camping bien équipé (douche et toilette inclus). Belges, Français, Hollandais, Allemands, Anglais, Écossais se sont déplacés en masse pour ne pas rater cette édition, on y croise même des Norvégiens qui ont fait le voyage. Mais pour l’instant, c'est l'heure de l'ouverture du festival le public s'installe et va découvrir deux scènes face à face, la première Oméga et la deuxième Alpha, ce qui est bien, le public ne loupera rien des concerts et pourra se déplacer facilement et profiter d'un bar placé au milieu pour se rafraîchir.

17h30, c'est la formation Belge FIREFORCE qui ouvre le festival, le groupe développe un Power Metal avec des passages Heavy et Speed bien foutu, dommage pour ce groupe que le public ne soit pas en totalité présente mais cela n’empêche au groupe d'envoyer du lourd, ce qui ravit les personnes présentes pour cette très bonne prestation, de plus nous aurons pu nous faire une idée de la qualité du son de la scène Oméga. Une superbe découverte et ouverture pour cette 4ème édition.

Fireforce  (1)


Après quelques minutes de repos, direction la scène Alpha... et pour ouvrir sur cette scène, ce sont les Français de VITAL BREATH qui vont ravir le public. Je n’avais jamais vu la formation en live et leur prestation est tout bonnement magistrale, je pense que je ne serais pas le seul à prendre une véritable claque. On sent le combo transcendé et sans aucun complexe avec un public qui va les découvrir. Au fur et à mesure que le set avance, la communion entre la formation et les spectateurs se fait. Une prestation vraiment géniale pour ce jeune groupe, qui nous quitte sous une pluie d’applaudissements.

VITAL BREATH


C'est l’heure pour DRAKKAR de monter sur scène !! A la vue du nom, je me dis que l'on va avoir droit à un groupe de Pagan/Viking Metal !! Eh bien non, cela aurait pu être le cas mais absolument pas, DRAKKAR aurait plutôt tendance à tirer sur du Heavy /Speed, niveau composition on ressent très bien les influences nettes d'IRON MAIDEN et HELLOWEEN. C’est un plaisir auditif, avec un son de qualité quasi parfait que les Belges développent, une musique vraiment énergique et efficace. Mon coup de cœur de ce vendredi.

Drakkar (1)


Retour sur la scène Alpha pour découvrir le combo Norvégien, DIVIDED MULTITUDE, les Norvégiens évoluent dans un Metal progressif bien à eux, sans pour autant avoir inventé beaucoup de choses dans ce style. Musique mélodieuse et posée, changement de style et de rythme après être parti sur des bases bien plus rapides avec les trois formations précédentes. Plutôt classique et qui n’en reste pas moins très bon techniquement, ce sera donc le groupe de cette première journée que je n'aurais pas spécialement apprécié.

Divided Multitude (2)


Le groupe Belge MAX PIE fait son entrée sur scène. La formation du frontman Tony Carlino (chanteur du combo et organisateur du PPM Fest) nous propose un style entre le Heavy progressif et le Hard Rock, le son est de très bonne qualité ainsi que les lights, c'est technique et dynamique, tous ont une présence monstrueuse sur scène ! On aura droit à quelques morceaux de leur prochain album Eight Pièces, One World ! La prestation de MAX PIE est proche de la perfection, le public est plus que conquis... Deuxième coup de cœur pour cette journée du vendredi.

MaxPie (1)
 
MaxPie (2)


 Place ensuite au combo italien DGM qui sont un peu chez eux, en effet ce n'est pas leur première visite au PPM FEST (ils étaient déjà sur l'affiche de l'édition 2010). Les Italiens nous délivrent une très bonne prestation. Le groupe se montre particulièrement impressionnant, une performance technique, ça joue vite, fort ( un peu trop même à mon goût) mais c'est précis. Les musiciens sont très sympathiques et Mark Basile, le chanteur, fait participer le public à plusieurs reprises. Soirée spéciale en plus, c'est l'anniversaire du guitariste Simone Mularoni,, belle occasion de lui faire porter un petit chapeau pointu ridicule, le public lui souhaitera un joyeux anniversaire en chœur ! Le seul petit bémol de cette belle prestation concerne le son qui s'est montré fort et pêchu, il aurait gagné à être plus clair et peu moins brouillon, malgré cela ce fût un très bon moment tout de même !

Setlist : Void / Reason / No Looking Back / Universe / Numb / Remembrance / Brand New Blood / Trust / Hereafter

DGM (2)
 
DGM (1)


Le temps d'une courte pause et voici l’heure de la tête d'affiche de la soirée : AVANTASIA. Le concert démarre et nous pouvons admirer un décor sublime, une scène où les lumières sont splendides, avec un son à vous couper le souffle qui envahit toute la salle du Lotto Mons Expo, l'extase devant toute cette magie. Tout au long du set, le frontman Tobias Sammet nous présente quelques invités de marque comme Sascha Paeth, Michael Kiske, Oliver Hartmann, Amanda Somerville, Bob Catley, Thomas Rettke, Ronnie Atkins, Eric Martin, terrible de voir des chanteurs aussi formidables que ceux-ci, se côtoyer sur une même scène, non je ne rêve pas, que du bonheur. Michael Kiske, dont je suis fan, n'a rien perdu de sa superbe voix, il viendra à plusieurs reprises accompagner Tobias Sammet. D'ailleurs Michael Kiske blaguera régulièrement avec Tobias Sammet, on sent de la complicité entre les chanteurs. Un show gigantesque, 2h30 de Metal Opéra vraiment magique, comment ne pas être ému devant un tel spectacle. AVANTASIA nous quitte sur cette belle prestation, ainsi que les festivaliers pour aller se reposer, une première journée de très bonne qualité, déjà hâte d'être à la journée de samedi !!!

Avantasia (1)
 
Avantasia (3)
 
Avantasia (2)



Setlist : Spectres / Invoke The Machine (feat. Ronnie Atkins) / The Black Orchid (feat. Ronnie Atkins) / Reach Out For The Light (feat. Michael Kiske) / Breaking Away (feat. Michael Kiske) / The Story Ain't Over (feat. Bob Catley) / The Great Mystery (feat. Bob Catley) / Scales Of Justice (feat. Thomas Rettke) / What's Left Of Me (feat. Eric Martin) / Promised Land (feat. Eric Martin) / Sleepwalking (feat. Amanda Somerville) / The Scarecrow (feat. Ronnie Atkins) / Farewell (feat. Amanda Somerville & Michael Kiske) / Shelter From The Rain (feat. Michael Kiske & Bob Catley) / The Wicked Symphony (feat. Bob Catley, Amanda Somerville, Oliver Hartmann & Thomas Rettke) / Lost In Space / Dying For An Angel (feat. Eric Martin) / The Seven Angels (feat. Bob Catley, Oliver Hartmann & Michael Kiske) / Sign Of The Cross (avec tout le monde)

Report & Photos : Nicølas

 

00_ligne



Jour 2 : Samedi 13 Avril 2013
DYSCORDIA / AKTARUM / INFERNAL TENEBRA / SEVEN KINGDOMS / EMPYRIOS / ASTRA / MANTICORA / ROTTING CHRIST / ORPHANED LAND / AMARANTHE / ALESTORM / STRATOVARIUS / BEHEMOTH


Pour cette seconde journée de PPM FEST (la première pour votre serviteur), le ton se durcit quelque peu, le Lotto Mons Expo va trembler au son de sonorités plus "extrêmes" où le Death et le Black vont cotoyer le Heavy, le Prog ou le Power... Resumé...

C'est à 11h30 que DYSCORDIA ouvre les hostilités sur l'Omega Stage, le combo Belge, vainqueur des Metal battles, délivre un set bien en place qui fait la part-belle à un Progressive Power Metal puissant nous prouvant que DYSCORDIA n'a pas usurpé sa place d'opener de ce PPM FEST. Et même s'il n'est pas le plus connu des groupes, DYSCORDIA bénéficie d'un bel accueil, soutenu par quelques fans massés devant la scène...

Direction l'Alpha Stage qui accueille maintenant AKTARUM, groupe exécutant un Folk Metal festif plutôt sympathique, toutefois nos amis Belges peinent à s'attirer les faveurs du public, il est vrai encore peu nombreux en ce tout débût d'après-midi. Si musicalement ça passe plutôt bien, scéniquement AKTARUM a visiblement encore du boulot tant le set des wallons manque de spontaneité et d'une vraie présence scénique...

Aktarum (2)
 
Aktarum (1)


La première déferlante "extrême" de la journée se nomme INFERNAL TENEBRA et nous arrive de Croatie, le propos se fait maintenant plus brutal et les amateurs de Death Metal se rapprochent de la scène Omega pour soutenir ce combo qui envoie le bois. INFERNAL TENEBRA nous offre la première salve de décibels endiablés, ce qui ne manque pas de ravir la partie du public la plus avide de sensations fortes...

Infernal Tenebra (2)


SEVEN KINGDOMS s'empare ensuite de la scène, les Américains emmenés par la jolie Sabrina Valentine vont, durant une quarantaine de minutes, nous abreuver d'une bonne dose de Power/Heavy Metal somme toute assez classique mais néanmoins fort efficace. Le groupe fait preuve d'un bel enthousiasme et délivre une prestation carrée et énergique qui réussira à s'attirer la sympathie du public du PPM FEST.

Seven Kingdoms


Que serait le PPM FEST sans ses groupes de Prog Metal Italiens ? Après DGM hier, nous retrouvons maintenant EMPYRIOS au sein duquel évolue d'ailleurs un certain Simone Mularoni de DGM, toutefois nos amis transalpins nous proposent une approche bien plus agressive de leur Prog Metal, parsemant le tout d'une touche electro/indus', le groupe nous balance des riffs dignes de MESHUGGAH, Silvio Mancini alterne vocaux "extrême" et chant clair avec aisance, en d'autres termes ça envoie sévère... EMPYRIOS aura su nous délivrer un excellent set qui recevra, au final, un très bon accueil...

Set list : Nescience / Renovation / Pandaemonium / The Eve Arose / Domino / The Glorious Sickness / Masters / Timelapse / A New Dawn

Empyrios (2)


Après la bonne baffe que vient de nous asséner EMPYRIOS, nous repartons en direction de la Alpha Stage où leurs compatriotes d'ASTRA vont oeuvrer. Si nous sommes toujours en territoire progressif, ASTRA donne lui dans un registre beaucoup plus calme et posé, le groupe de Titta Tani et de Emmanuele Casali (tiens, encore un membre de DGM !) va nous offrir un show sans doute moins intense que son prédécesseur mais tout aussi plaisant.

On poursuit ensuite avec MANTICORA, le combo Danois pratique un Power/Prog Metal pêchu qui ne manque ni de puissance ni de technique, pourtant, et ce n'est là qu'un avis personnel, il manque ce petit plus pour que MANTICORA fasse la différence, et le son un peu brouillon en débût de set n'arrangera rien... toutefois une bonne partie du public semble apprécier, et c'est bien là l'essentiel !

Setlist : The Black Circus / In The Abyss of Desperation / Cantos / The Nightfall War / A Lake That Drained / Playing God

Manticora (5)


Retour du côté sombre de la force avec les Grecs de ROTTING CHRIST, le groupe de Dark/Black Metal, fort d'un nouvel album, Kata Ton Daimona Eaytoy, particulièrement convaincant, les frères Tholis et leurs deux nouveaux acolytes (George Emmanuel - guitare - et Vaggelis Karzis - basse) vont nous délivrer un set des plus convaincants où règne une atmosphère malsaine... un set aux allures de rituel démoniaque qui va recueillir l'adhésion d'une majorité du public, les premiers circle pits se forment, le public commence à se déchainer... Il est indéniable que ROTTING CHRIST a marqué des points auprès du public montois.

Rotting Christ (1)
 
Rotting Christ (2)


Après avoir été plongé au coeur des ténébres le temps du set de ROTTING CHRIST, les Israeliens d'ORPHANED LAND vont nous montrer le chemin vers la lumière... leur middle-eastern Metal empreint d'ondes positives va nous régaler durant quarante cinq minutes. Kobi Farhi fait preuve d'un énorme charisme et nous transporte sans mal dans l'univers si personnel d'ORPHANED LAND... Le groupe nous offre une sublime prestation emplie d'émotion de laquelle émane un indéniable côté fédérateur... toutefois on regrettera l'absence de Shlomit Levi (remplacée ici par des samples), sa présence aurait sans aucun doute été un plus à un set déjà en tout point parfait.

Setlist : Barakah / The Kiss Of Babylon / Birth Of The Three / From Broken Vessels / Sapari / Ocean Land / El Meod Na’ala / El Norra Alila / Ornaments Of Gold

Orphaned Land (1)
 
Orphaned Land (2)


AMARANTHE a pour particularité de renfermer en son sein trois vocalistes : deux "males" : Andy Solveström - growls - et Jake E. Berg - chant clair, ainsi que la magnifique Elize Ryd qui hypnotise le public de son charisme et de sa sublime voix. La formation Suédoise pratique un Metal mélodique assez moderne teinté de touches pop, l'ensemble se veut assez calibré (refrains ultra accrocheurs, mélodies facilement mémorisables...) et un poil racoleur mais reste néanmoins fort efficace... On peut penser ce que l'on veut de la musique des Suédois, AMARANTHE nous aura offert un show des plus convaincant qui remporte un beau succés auprès du public du Lotto Mons Expo.

Setlist : Invincible / Leave Everything Behind / 1.000.000 Lightyears / Serendipity / Burn With Me / Mechanical Illusion / Rain / The Nexus / Amaranthine / Call Out My Name / Automatic / Hunger

Amaranthe (1)


C'est ensuite les flibustiers d'ALESTORM qui prennent d'assaut la scène du PPM FEST, et le moins que l'on puisse dire c'est que le Pirate Metal des Ecossais est attendu par une bonne partie de l'assistance, il faut dire qu'ALESTORM n'a pas son pareil pour foutre le feu avec ses morceaux aux allures d'hymnes enjoués hyper entrainants. Les "Shipwrecked" et autres "Captain Morgan's Revenge" sont repris en choeur par un public conquis, ça chante et ça danse, ambiance festive garantie ! Christopher Bowes, en bon capitaine qu'il est, mêne le navire ALESTORM avec énergie et humour, une véritable ferveur s'empare de la salle, Mons est désormais transformé en repère de pirates...

Setlist : The Quest / The Sunk'n Norwegian / Shipwrecked / Wolves of the Sea / Nancy the Tavern Wench / Pirate Song / Back Through Time / Wenches & Mead / Midget Saw / Keelhauled / Rumpelkombo / The Huntmaster / Captain Morgan's Revenge / Rum

Alestorm (1)
 
Alestorm (2)


STRATOVARIUS n'a plus grand chose à prouver, les finlandais se sont au fil des années imposés comme l'une des références en matière de Power Metal. Si le groupe a connu pas mal de changements ces dernières années, il n'en offre pas moins un set carré et bien place. STRATOVARIUS a un nouvel album à défendre et c'est pas moins de 6 titres extraits de Nemesis qui vont nous être joués ce soir... et le moins que l'on puisse dire c'est que ces titres se révèlent particulèrement efficaces ("Halcyon Days", "Dragons", "Unbreakable"...) et s'intègrent parfaitement aux côtés des incontournables comme "Speed Of Light", "Eagleheart" et autres "Destiny" ou "Black Diamond"... STRATOVARIUS possède encore une belle énergie et en fait profiter le public montois, le groupe est en forme, Timo Kotipelto, s'il ne monte plus sa voix autant qu'avant, fait toujours preuve de puissance vocale, Matias Kupiainen se montre impérial tandis que Johansson, égal à lui-même, reste le pitre de service...  Les finlandais auront, une fois encore, su conquerir le public et ce n'est pas "Hunting High And Low", concluant cette très bonne prestation, qui viendra nous contredire, Timo fait participer la foule qui leur réservera une véritable ovation...   

Setlist : Abandon / Speed of Light / Halcyon Days / Dragons / Drum Solo / Eagleheart / Fantasy / Destiny / Black Diamond / Stand My Ground / Unbreakable / Hunting High and Low

Stratovarius (2)
 
Stratovarius (1)


Pour la première fois depuis sa création, le PPM FEST offre la tête d'affiche à un groupe extrême : BEHEMOTH va avoir la lourde tache de conclure cette seconde journée, ce qui ne sera visiblement pas du gout de tous, une partie du public quittant la salle après le set de STRATOVARIUS... Qu'à cela ne tienne, Nergal et les siens vont nous délivrer une prestation "rouleau compresseur", une ambiance blasphèmatoire empreint de noirceur et de haine s'installe et une puissance incomparable se dégage du set des Polonais... La prestation est de qualité pourtant rien n'y fera, BEHEMOTH doit faire face à l'indifférence d'un public pas prêt à se laisser entrainer vers les ténèbres.

Setlist : Ov Fire And The Void / Demigod / Moonspell Rites / Conquer All / Christians To The Lions / The Seed Ov I / Alas, Lord Is Upon Me / Decade Of Therion / At The Left Hand Ov God / Slaves Shall Serve / Chant For Eschaton 2000 / 23 (The Youth Manifesto) / Lucifer

Behemoth (3)
 
Behemoth (1)
 

Report : Nono666
Photos : Nicølas

 

00_ligne

 

Jour 3 : Dimanche 14 Avril 2013
HELL CITY / SUN CAGED / SHADOWSIDE / SOLISIA / MYRATH / NIGHTMARE / TANK / CIRCUS MAXIMUS / FIREWIND / TURISAS / GAMMA RAY / QUEENSRYCHE / HELLOWEEN



Après l'ouverture de cette troisième et dernière journée par les Belges de HELL CITY, gagnant, tout comme DYSCORDIA la veille, des Metal Battles et les progueux Néerlandais de SUN CAGED, nous nous retrouvons devant l'Omega Stage pour le set des Bresiliens de SHADOWSIDE, le groupe, actuellement en tournée avec HELLOWEEN et GAMMA RAY, est également de la partie pour le PPM FEST. Si le mot originalité ne fait visiblement pas partie du vocabulaire de nos Bresiliens, SHADOWSIDE n'en délivre pas moins un Power Metal fort sympathique, direct, énergique et efficace... dommage que le son soit quelque peu brouillon. La charmante Dani Nolden attire les regards et nous offre une prestation vocale bien puissante quoi que légèrement en retrait, toutefois le public semble apprécier ce set pour le moins énergique.

Setlist : In Your Mind / A.D.D. / Highlight / Inner Monster Out / Ace of Spades (Motörhead cover) / Gag Order / Waste of Life / Angel With Horns

SHADOWSIDE_PPM FEST 2013 168


Nous accueillons ensuite les Italiens de SOLISIA, formation de Metal progressif emmenée par Elie Syrelia au sein de laquelle on retrouve une nouvelle fois un membre de DGM (décidement ils sont partout !) qui n'est autre que le bassiste Andrea Arcangeli. La formation transalpine propose un prog Metal teinté symphonique fort plaisant, on est loin ici des groupes démonstratifs qui pullulent dans le genre, SOLISIA privilégiant semble-t-il l'aspect accrocheur de sa musique. Les Italiens mettent l'accent sur leur second opus, UniverSeasons, dont pas moins de 7 titres sont interprétés aujourd'hui, seul le très bon "Vortex Of Indifférence" nous ramène vers le premier album Ordinary Fate. SOLISIA fait son petit effet et aura su s'imposer auprès d'une bonne partie de l'assistance qui découvre là un groupe fort intéressant.

Setlist : UniverSeasons / Kiss The Sky / The Guns Fall Silent / Mind Killer / All I Want / Vortex Of Indifference / Symbiosis / From Dusk Til Dawn

Solisia (1)


Nous partons maintenant en direction de la Tunisie avec MYRATH qui va nous délivrer un set d'un haut niveau. Le Metal progressif du combo est un pur régal, parsemé de touches orientales du meilleur effet. L'album Tales Of The Sands sera particulièrement bien représenté ce soir avec pas moins de 7 titres sur les 8 joués, seul "Madness" sera extrait de Desert Call. MYRATH envoute littéralement le public du Lotto Mons Expo et nous offre une des prestations la plus marquante du festival.

Setlist : Sour Sigh / Braving The Seas / Merciless Times / Under Siege / Wide Shut / Madness / Tales Of The Sands / Beyond The Stars

Myrath (1)
 
Myrath (2)


Après leur participation à l'édition 2011, les Grenoblois de NIGHTMARE vont une nouvelle fois enflammer le PPM FEST avec leur Heavy/Power Metal d'excellente facture. Le groupe met à l'honneur son dernier album, l'excellent The Burden Of God sera représenté par pas moins de 6 titres, seuls deux titres d'Insurrection, lui aussi très bon, viendront aujourd'hui compléter la set list des Isèrois qui, comme à leur habitude, assurent grave et nous délivrent un set particulièrement efficace où regne une certaine bonne humeur...

Setlist : Sunrise In Hell / Gospel Of Judas / Eternal Winter / Burden Of God / Children Of The Nation / Crimson Empire / Shattered Hearts / Doomsday Prediction

Nightmare (2)
 
Nightmare (1)


Les vétérans de TANK investissent ensuite la scène Oméga, mais c'est sans Doogie White que le combo british se présente à nous, le chanteur est actuellement en tournée avec Michael Schencker et se voit donc remplacé par ZP Theart (I AM I, ex DRAGONFORCE) qui va nous délivrer une prestation des plus convaincantes, son timbre vocal colle parfaitement aux compos de TANK et c'est un set énergique d'excellente qualité que nous auront offert les Anglais.

TANK (1)


Fort d'un impressionnant Nine sorti l'année dernière, CIRCUS MAXIMUS va livrer une fort belle performance, le Metal progressif virtuose des Norvègiens va ravir les amateurs du genre, toutefois l'ensemble pourra peut-être paraitre un peu hermétique pour le commun des metalleux, pas toujours facile de pénétrer l'univers du groupe, notamment durant les titres assez longs et aux nombreux changements ("Architect Of Fortune) qui peuvent décourager certains spectateurs...

Setlist : Architect of Fortune / Namaste / A Darkened Mind / Abyss / I Am / Arrival of Love / Game of Life

FIREWIND a du faire face il y a quelques mois au départ de son chanteur Apollo Papathanasio mais le groupe a depuis recruté un nouveau vocaliste en la personne de Kelly Sundown Carpenter (ADAGIO, OUTWORLD..). Les fans sont d'emblée rassurés car ce dernier se montre parfaitement à l'aise sur scène, et dès "Wall Of Sound" conquis la foule du PPM FEST. Le groupe délivre avec dextérité son Heavy/Power Metal racé d'une efficacité incroyable... Gus G est impérial et Kelly Sundown Carpenter se révèle tout bonnement ahurissant de maitrise et de puissance, quel chanteur, ce gars est un tueur !!! FIREWIND a su trouver la perle rare pour remplacer son chanteur démissionnaire... et nous offre aujourd'hui un set d'une efficacité redoutable...

Setlist : Wall of Sound / Head Up High / Destination Forever / Few Against Many / World On Fire / Til The End of Time / Mercenary Man / I Am The Anger / Falling To Pieces

C'est une foule particulièrement excitée qui accueille les peinturlurés de TURISAS, les Finlandais sont attendus et ne vont pas décevoir l'auditoire massé devant l'Alpha stage, le groupe fait preuve d'une bonne présence scénique et communique beaucoup avec le public. TURISAS exécute un Battle Metal épique diablement accrocheur dont les refrains guerriers ne demandent qu'à être repris en choeur par le public, ce qu'il ne manquera pas de faire le poing levé... Au final, nous assistons à un show des plus efficaces qui aura su convaincre une grande partie du public montois, nous prouvant s'il en était besoin que TURISAS est un excellent groupe live !

Setlist : Intro / The March Of The Varangian Guard / Take The Day / To Holmgard And Beyond / The Great Escape / One More / Stand Up And Fight / Sahti-Waari / Battle Metal

Nous arrivons maintenant à la dernière ligne droite de cette quatrième édition du PPM FEST et GAMMA RAY investit la scène, les Allemands sont de retour à Mons après leur passage lors de l'édition 2011 et sont accueillis comme il se doit, c'est à dire très chaleureusement... GAMMA RAY passe en revue son importante discographie et donne dans l'efficacité avec les excellents "Anywhere In The Galaxy", "Men, Martians And Machines", "Empathy" ou "To The Metal"... autant de titres imparables en live qui mettent le feu à une assistance toute acquise à la cause de nos Teutons. Le récent EP Master Of Confusion ne sera pas oublié et c'est le morceau-titre ainsi que le rageur et speed "Empire Of The Undead" qui seront joués ce soir. Kai Hansen et les siens nous gratifieront également du mythique "Future World", reprise d'HELLOWEEN, qui laisse présager du meilleur pour ce qui va suivre... GAMMA RAY nous aura offert ce soir, et comme à son habitude, un set imparable particulèrement efficace.

Setlist : Welcome / Anywhere In The Galaxy / Men, Martians And Machines / The Spirit / Dethrone Tyranny / Master Of Confusion / Empire Of The Undead / Empathy / Future World (Helloween Cover) / To The Metal / Rappel : Send Me A Sign

GAMMA RAY_PPM FEST 2013 263


Si un groupe était attendu ce soir, c'est bien QUEENSRYCHE, après le split d'avec Geoff Tate qui a scindé le groupe en deux entités : d'un côté le QUEENSRYCHE des membres d'origine avec leur nouveau chanteur, Todd LaTorre (CRIMSON GLORY), et de l'autre celui de Tate... Ce soir c'est bien le QUEENSRYCHE officiel qui est devant nous, celui de Michael Wilton, Scott Rockenfield et Eddie Jackson... "Queen Of The Reich" ouvre les hostilités et c'est un Todd LaTorre particulièrement en voix qui attire les regards, les doutes sont rapidement dissipés, le chanteur fait preuve d'une belle aisance et nous livre une sacrée performance vocale, et il en sera de même tout au long de ce set d'un très haut niveau, nous prouvant qu'il est bien le chanteur qu'il fallait à QUEENSRYCHE pour remplacer Tate... La set list est un pur régal, nous avons droit à un survol des cinq premières réalisations du groupe, premier EP compris, mais car il y a un mais, c'est scéniquement que le bat blesse, il n'y a aucune communication entre les musiciens, chacun exécute ses parties dans son coin et tout cela manque cruellement de chaleur... "Eyes Of A stranger" sera particulièrement acclamé avant que le groupe ne termine son set avec "Empire"... Si l'on excepte l'aspect scénique un peu froid et que l'on se concentre uniquement sur l'interprétation qui fut sans faille, QUEENSRYCHE a donné là son meilleur concert depuis bien longtemps !

Setlist : Queen Of The Reich / The Killing Words / The Whisper / En Force / Child Of Fire / Warning / Prophecy / The Needle Lies / Real World / My Empty Room / Eyes Of A Stranger / Empire

Voici maintenant venue l'heure de cloturer cette quatrième édition du PPM FEST, HELLOWEEN va s'acquitter de la tache avec maestria... Après un "Wanna Be God" introductif exécuté derrière un rideau de camouflage, nos citrouilles lancent la machine à plein régime avec l'énorme "Nabataea", single épique issu du dernier album Straight Out Of Hell dont pas moins de 6 titres seront jetés en pature à une foule qui ne demande que ça, HELLOWEEN nous propose une set list fort bien agencée qui, outre les 6 extraits de leur dernier 'bébé', fait la part belle aux incontournables que sont notamment "Eagle Fly Free", "I'm Alive", "Power" ou "Dr. Stein"...

HELLOWEEN_PPM FEST 2013 293
 
HELLOWEEN_PPM FEST 2013 295

Mais ce que tout le monde attend, c'est bien entendu cette jam avec Kai Hansen où nous sera livré un epoustouflant medley reprenant "Halloween", How Many Tears" et "Heavy Metal Is The Law" avant que Henjo Richter et Dirk Schlächter ne viennent rejoindre leurs compères sur scène pour le final "I Want Out" qui mettra fin à une prestation en tous points remarquable.

HELLOWEEN+GAMMA RAY_PPM FEST 2013 310
 
HELLOWEEN_PPM FEST 2013 312


Setlist : Wanna Be God / Nabataea / Eagle Fly Free / Straight Out Of Hell / Where The Sinners Go / Waiting for The Thunder / Are You Metal ? / I'm Alive / Live Now ! / Hold Me In Your Arms / If I Could Fly / Power / Dr. Stein / Medley avec Kai Hansen (Halloween / How Many Tears / Heavy Metal Is the Law) / I Want Out (avec Kai Hansen, Henjo Richter & Dirk Schlächter)

Voilà une bien belle édition du PPM FEST qui s'achève... le POWER PROG & METAL a semble-t-il franchi un nouveau palier cette année, que se soit en terme d'affiche ou en terme d'affluence... On a déjà hâte d'être à l'année prochaine pour une nouvelle édition qui, à n'en point douter, sera encore remarquable...

Report : Nono666
Photos :  Nicølas & Nono666

 

Voir les commentaires

HARDCORE SUPERSTAR - Clip C'mon Take On Me

Publié le par Nono666

HARDCORE SUPERSTAR (Sleaze/Glam) vient de publier son nouveau clip pour le morceau titre de son dernier album C'mon Take On Me.

 

 

Voir les commentaires

DARKANE - The Sinister Supremacy

Publié le par Nono666

Les Suédois de DARKANE publieront leur nouvel album intitulé The Sinister Supremacy le 28 juin prochain via Massacre Records.

Tracklist The Sinister Supremacy (2013) :
01. Sounds Of Pre-Exsistence / 02. The Sinister Supremacy / 03. Mechanically Divine / 04. Ostracized / 05. The Decline / 06. Insurrection Is Imminent / 07. In The Absence Of Pain / 08. Humanity Defined / 09. Hate Repentance State / 10. Collapse Of Illusions / 11. By Darkness Designed / 12. Existence Is Just A State Of Mind

 

DARKANE_The Sinister Supremacy
 

Voir les commentaires

DIMITREE - Nine Lives

Publié le par Nono666

DIMITREE - Nine Lives
Autoproduction
Style : Metalcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.dimitree.bandcamp.com

DIMITREE_Nine Lives



01. Jonah / 02. Psema / 03. Ultraviolet (feat. Mat - Eryn Non Dae) / 04. Astral / 05. Black Hole / 06. Mithra / 07. Nine Lives

Avec un membre de ZUBROWSKA à la batterie et une collaboration avec Mathieu Nogues de ERYN NON DAE (et AGRION SPLENDENS, magistral !) sur le morceau "Ultraviolet", DIMITREE a beaucoup titillé ma curiosité. Avec un superbe artwork très évocateur, les titres semblent jongler entre différents thèmes : la mythologie, l'astrologie/-nomie, le mysticisme… Mais voyons plutôt ce que donne la musique de ce quintet toulousain qui ne manque pas de bonnes recommandations de ses compatriotes. Après un premier morceau instrumental et atmosphérique ("Jonah") qui me fait douter de la parenté metalcoreuse de nos toulousains, on sursaute quand arrivent les guitares survoltées et la voix hurlante : on sent bien l'influence Zubrowskaïenne, ce qui n'est pas pour me déplaire. "Jonah" atmosphérique, "Psema" (ψεμα signifie « mensonges ») hystérique, et c'est parti pour un "Ultraviolet" lourd et puissant. C'est le premier album de DIMITREE (date de naissance du groupe : millésimé 2011) : ils semblent avides de nous montrer l'étendue de leurs talents et la diversité de leurs influences. Il est difficile pour moi de me montrer aussi objective que je le devrais : j'ai mis un 9,9/10 à ERYN NON DAE, et AGRION SPLENDENS tourne en boucle dans mes écouteurs. "Ultraviolet" est un morceau très riche et magistralement exécuté, je n'en dirai pas plus. On peut dire de DIMITREE qu'ils ne quittent pas leur ligne directrice... Ou plutôt qu'ils bâtissent avec méthode leur identité. Leur nom vient en réalité de DMT (ou diméthyltryptamine pour les chimistes), substance hallucinogène, et en prêtant un peu l'oreille au morceau "Astral", une petite transition d'à peine deux minutes, on se rendra compte que la voix samplée raconte des choses bizarres, à base de poumons qui brûlent et de corps léger… Quoi qu'il en soit, à l'écoute de Nine Lives, on sera ballottés sans cesse entre légèreté et lourdeur de l'ambiance, entre la puissance et la fragilité : si ça c'est pas « borderline », faut qu'on m'explique. Point fort/faible : si Stephen Chipaux à la voix balance vraiment du lourd, la force brute peut parfois empêcher de jouer sur différents timbres alors que l'instrumentation regorge de richesses et nuances. Je n'ai pas fini d'entendre parler de Toulouse apparemment (les premiers relevés pour l'étude sur la pullulation de groupes à fort potentiel dans le secteur sont formels : pas d'organismes radioactifs ni de chutes d'objets volants récemment recensés), et je tiens à préciser que la qualification « Métalcore » est un peu réductrice pour ce groupe qui a autant de chromosomes MANIMAL (Manimaux ? * roulement, cymbale, bide *) que PG LOST. Cet album s'achève avec le titre éponyme, quatre minutes d'énergie, de belles ruptures de rythme, des mélodies efficaces qui évoquent parfois même du Black Metal. Un premier album réussi, et on attendra de pouvoir creuser le sujet, voir comment se développe DIMITREE pour que l'on puisse le reconnaître dés les premières notes sans avoir à chercher une quelconque mouvance à quoi le raccrocher.

Chronique : Nastassja

Note : 8/10

 

DIMITREE_Band_Logo
 

Voir les commentaires

KILLERPILZE - Grell

Publié le par Nono666

KILLERPILZE - Grell
Killerpilze Records
Style : Pop Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.killerpilze.de

KILLERPILZE_Grell



01. Jäger (Das Kann Doch Nicht Alles Sein Pt. 1) / 02. Grell / 03. Die Stadt Klingt Immer Noch Nach Uns / 04. Erster Zug Nach Paris / 05. Nimm Mich Mit / 06. Sommerregen / 07. A.W.I.T.M. / 08. Studiern / 09. Atomic / 10. Lauf (Das Kann Doch Nicht Alles Sein Pt. 2) / 11. Himmel I (Prelude) / 12. Himmel II / 13. Himmel III

KILLERPILZE : Pop Rock. Cette (non) phrase d'intro résume assez bien ma situation en ce moment. Est-ce que j'ai une tronche à aimer le/la Pop Rock ? Ah non, du tout (et j'ajouterai « beurk » si j'avais envie d'avoir un comportement puéril). Parlant de puéril : officiant depuis l'an de grâce 2002, le plus vieux membre du groupe aura bientôt 25 ans. Avec une discographie bien remplie et une belle popularité en Allemagne ainsi que dans le reste de l'Europe de l'Est, ce groupe de « djeunss » a amorcé son entrée en France avec leur album Invasion der Killerpilze dès 2006. Avant d'appuyer sur « Play », j'ai admiré l'artwork du livret, qui est très intéressant, même si je redoutais déjà une incursion vers les terres hostiles de la Pop... Il faut savoir qu'ensuite j'ai tapé « Killerpilze » dans Google (ami fidèle) et j'aurai vraiment du prendre une photo de ma tête : des skyblogs, des forums de soutien, j'ai aperçu le mot « presse jeunesse ». Et comme j'avais déjà appuyé sur « Play », j'ai su qu'il allait falloir que je puise dans mes réserves et que je m'efforce de rester flegmatique. Coup de grâce, quand on voit les « groupes associés » : TOKIO HOTEL, et là je sens un frisson de terreur vous parcourir. Stop, ça suffit, concentrons-nous sur l’œuvre de ce « baby boys band » allemand. La guitare, la voix, les rythmiques : pas de doute, nous nageons en plein pop rock, avec les prairies verdoyantes, les minettes qui se déhanchent et les tee shirts flashy (j'aime les clichés). Vous vous douterez que vu que KILLERPILZE est aux antipodes de mes goûts et vient troubler l'harmonie naturelle de mon environnement sonore, je ne pourrais pas faire de bonnes remarques : c'est tellement bateau qu'il n'y a absolument rien à signaler. Sauf peut-être un court essai de « guitares agressives » (environ 8 secondes) sur le morceau "Studieren", parce que c'est un album qui parle aux collégiens. Si l'artwork est bien mis en avant dans le livret, les paroles des chansons n'y sont pas : j'ai quand même réussi à repérer la niaiserie des paroles avec mes maigres restes d'allemand niveau scolaire… Avec des ballades qui raviront ta petite sœur de 12 ans comme "Sommerregen" ou "Erster zug nach Paris", ou des titres radiophoniques en diable comme "Atomic", pas de doute que KILLERPILZE trouvera son public, et pourra peut être motiver nos collégiens à apprendre leur vocabulaire pour l'interro de la deuxième heure en allemand LV2. Un album bien produit et aussi bien construit, puisque des morceaux se font écho ("Jäger (das kann doch nicht alles sein pt.1)" qui se recoupe avec la Pt.2 intitulée "Lauf", ou les "Himmel" qui viennent clore l'album, avec un très beau prélude au piano). Pas du tout ma tasse de thé, je donne donc une note « pas d'avis », et je laisserai les aficionados du genre juger.

Chronique : Nastassja

Note : 5/10

 

Killerpilze_Pressefoto
 

Voir les commentaires

CROWN

Publié le par Nono666

 

logo
Entretien avec Stephane & Pascal réalisé par mail le 06 mai 2013.
 


C’est en 2012 que l’on entend parler de CROWN pour la première fois à l’occasion de The One, un EP qui nous avait bien séduit. Depuis, le duo a beaucoup travaillé et semble disposer à en récolter les fruits mais ne semble surtout pas enclin à en rester là. Avec une personnalité musicale comme on en trouve rarement sur un premier album, un label solide en support et une exposition Européenne, en attendant plus, voilà deux Français qui devraient rapidement représenter la scène Française et ils le méritent. Entretien avec les 2 parties du cerveau de CROWN qui ont les pieds bien vissés sur le sol.

Que s’est-il passé pour le groupe depuis la sortie de The One, l’EP avec lequel on vous a découvert. Cela semble avoir été une année chargée ?
Stephane : Ll'année a été bien fructueuse et ce fut un travail quotidien, on a sorti l'EP sur notre propre label Superstrong et on en a assuré la promo aussi, ce qui n'est pas une mince afffaire et notre boulot a payé car on a réussi à faire parler de nous en dehors de nos frontières tout en ayant d'excellentes retombées de The One ce qui fût très encourageant pour la suite mais aussi nous a mis une certaine pression. Après tout s'est très vite accéléré en fin d'année 2013.
Pascal : L'EP a été très bien accueilli par la presse spécialisée qui a très vite fantasmé sur l'album, autant dire que nous avions la pression. Nous avons fait quelques dates intéressantes, comme le festival Impetus, une tournée allemande avec nos amis de Zatokrev. Nous avons été endorsé par Schecter et les pédales de Jérôme Marchis et ARTS in BLOODSHED, puis l'annonce du Roadburn, la signature avec CANDLELIGHT et HIBOOKING. Effectivement une année très chargée et très motivante !

The One montrait le visage le plus lourd de CROWN alors que le split avec STVALLEY s’attardait sur l’aspect le plus expérimental. Avez-vous composé ces titres chronologiquement ou tout était déjà écrit au moment de la sortie du EP ?
Pascal : Les 2 titres du split ont été composés en même temps que ceux de The One. Nous avons préféré les garder pour un format un peu plus particulier comme le Split.

Sur ce premier album, Psychurgy, on remarque que le chant n’est pas un élément prédominant même si ces parties sont très soignées. L’abordez-vous comme un élément au même titre que les instruments avec un travail sur les sons plus que sur les mots où y a-t-il un message, une signification qui vous tienne à réellement à cœur dans vos textes ?
Stéphane : Le chant est pour moi un véritable instrument et permet de compléter le spectre sonore, il est volontairement mis un peu en retrait dans le mixage de l'album afin qu'il puisse se fondre dans les guitares. Il y a une sorte de concept dans Psychurgy qui tourne essentiellement autour de l'occulte, la nature et ses éléments, une forte misanthropie, beaucoup de nihilisme. Je suis attiré par les forces obscures depuis bien longtemps et ces forces m'inspirent et me guident.

IMG_7600


Vous avez signé avec Candlelight Records pour ce premier album, comment un duo Strasbourgeois se retrouve dans les petits papiers de la tête pensante d’IHSAHN et d’EMPEROR ? Avez-vous hésité, avez-vous eu des craintes sur votre capacité à affronter cette exposition dès le premier album ?
Stéphane : Nous ne sommes pas strasbourgeois héhé mais colmariens. Nous n'avons pas eu de crainte particulière, tout s'est très bien passé, c'est clair qu'il y a plus d'exposition vu la renommée du label mais on est loin des grosses machines telles Nuclear Blast ou Roadrunner, le label est à dimension humaine et c'est aussi ça qui nous plait plutôt que d'être noyés dans une masse de groupes.
Pascal : Nous avons fait quelques envois ciblés avec 3 titres pré-produits du futur album, et Candlelight a très vite réagi entre Noel et Nouvel An, depuis nous sommes à nouveau obligé de croire au Père Noel !!

Vous travaillez sous forme de duo, deux guitaristes, je suppose que les titres naissent d’abord à la guitare ? On sait que le travail en duo est plus rapide qu’à quatre ou à cinq, comment se passe la composition et l’interaction de chacun dans l’écriture des titres ?
Stéphane : Le travail en duo est bien plus rapide effectivement. Tout part d'une rythmique de batterie que je fais tourner en boucle en jouant des riffs jusqu'à ce que je trouve le bon. Puis après vient la partie programmation, batterie, samples etc etc. Généralement les morceaux sont quasi finalisés quand je les soumets à Pascal, nous revoyons éventuellement les structures ou certains arrangements.

Vous travaillez également avec des éléments électroniques dont la batterie et pourtant des sons comme sur "Serpents And Fire" paraissent plus organiques, envisagez-vous de faire appel à un batteur de session à l’avenir pour certaines parties ou ce fonctionnement vous convient-il totalement ?
Stéphane : Disons que je ne souhaitais pas avoir un son de batterie typiquement industriel mais un mix entre indus et organique. Pour le moment pas de batteur de prévu, un jour peut être héhé.
Pascal : Nous avons souvent abordé le sujet entre nous, et pour le moment, nous avons décidé de rester sur une formule machine. C'est assez drôle, car souvent en descendant de scène des batteurs viennent nous voir pour proposer leurs services.

Quelques dates sont annoncées pour CROWN dont certaines avec GODFLESH, une des influences du duo, comment appréhendez-vous la scène avec votre musique à la personnalité très forte et qui va peut être demandé un temps d’adaptation à ceux qui ne vous connaissent pas ?
Stéphane : On nous compare souvent à Godflesh, c'est une influence parmi tant d'autres mais notre musique, excepté d'être deux sur scène, n'a pas grand chose à voir, on pourra trouver certaines similitudes dans la façon d'aborder les rythmiques car souvent froides et martiales mais pour le reste je dirais que les influences vont bien au delà. Il y a énormément de contraste dans nos morceaux et c'est sans doute aussi cette facette de CROWN qui plaît aux gens, il y a des parties très heavy et très mélodiques qui s'entrechoquent.
Pascal : Etrangement, et malgré le caractère de notre musique, il y a un aspect assez abordable dans notre musique et bon nombre de personnes adhèrent alors qu'elles n'écoutent pas forcément ce genre de chose habituellement. Généralement les gens qui se trouvent face à nous en concert sont venus chercher ce genre de musique, mais ce qui est assez troublant, c'est qu'il n'est pas rare de voir des gens aux premiers rangs, dansant les yeux fermés. Une sorte de transe qui doit être lié aux aspects répétitifs et lents de notre musique.

A quoi ressemble un show de CROWN (même si le meilleur moyen de savoir et de venir vous voir) ? Avez-vous pensé l’album avec l’intention d’en reproduire les traits les plus fidèles sur scène ? Utilisez-vous d’autres aspects complémentaires comme les projections par exemple ?
Pascal : La reproduction sur scène est assez fidèle, il y a quelques adaptations nécessaires mais il n'y a rien de révolutionnaire. Depuis le Roadburn nous avons effectivement des projections. Nous avons travaillé avec un ami de longue date Linus et son "7ème Oeil".

IMG_7591


Prévoyez-vous d’autres dates rapidement ou allez-vous mettre en route d’autres projets dans l’intervalle ?
Stéphane : J'ai un projet solo nommé STValley que je vais continuer d'élaborer après notre mini tour avec Godflesh, en espérant sortir un album fin d'année voir début 2014, il y a un autre projet de black métal en route que l'on va monter moi et Freddy de Zatokrev, rien de concret pour le moment il nous faut trouver le temps.
Pascal : Il y a effectivement encore quelques échéances importantes cette année, comme la sortie sur le continent Américain, une édition vinyl, quelques concerts et une tournée européenne qui se prépare pour la fin de l'année.

En essayant de définir votre style pour les besoins de la chronique j’en suis venu à la conclusion qu’il y avait un aspect Doom, Sludge, Extrême mais aussi Post-Metal, notamment dans les structures, mais afin de ne pas vous cantonner dans un carcan, comment décrirais-tu votre musique ? Est-ce la bande son d’un voyage dans les profondeurs abyssales, dans l’esprit torturé d’un être humain, quelle image as-tu en tête lorsque tu écris ou écoute votre musique ?
Stéphane : Il y a tellement d'influences, Pascal et moi écoutons beaucoup de musique et pas seulement du Metal, difficile de décrire sa propre musique, je préfère que l'auditeur se fasse sa propre impression. L'univers de CROWN est très sombre et apocalyptique, les textes ne sont en rien lumineux mais abyssaux, dans ce que l'homme peut avoir de plus noir et décadent, l'humain est un destructeur et un autodestructeur et les tableaux qui me viennent en tête quand je compose ou écrit les paroles sont fait de ténèbres et de feu.
Pascal : il n'y a effectivement pas de doute possible sur une affiliation vers le doom/sludge pour les parties lourdes, et le post-métal représenté dans les parties plus mélodiques. C'est des musiques qui nous touchent depuis longtemps. Bien sur il y a cette touche industrielle et électro également, notamment du fait de l'utilisation des machines.

Votre artwork est lumineux et assez épuré, quel est le lien avec la musique ou les paroles ?
Pascal : Nous aimons bien les contrastes et le livret de Psychurgy joue là dessus. Une sorte de choc entre le clair et l'obscur, concept que l'on retrouve dans nos titres. L'aspect épuré de la cover est également un rappel de la musique avec une écriture qui repose sur des riffs simples et des structures assez basiques.

Est-ce que le groupe s’appelle CROWN ou C.R.O.W.N, quelle en est la signification ?
Stéphane : héhé, excellente question ! CROWN, pourquoi ? Je ne sais pas vraiment mais ça nous plaisait beaucoup et ce n’est pas compliqué à prononcer même en étant très saoul.

Propos recueillis par Aymerick Painless

 

Voir les commentaires

DARK TRANQUILLITY - Nouveau titre dévoilé

Publié le par Nono666

DARK TRANQUILLITY a dévoilé un nouvel extrait de Construct, son dixième album à paraitre le 27 mai prochain via Century Media, il s'agit du titre "Uniformity" à decouvrir via le clip ci-dessous :

 

 

Voir les commentaires

NOEIN - Infection.Erasure.Replacement

Publié le par Nono666

NOEIN - Infection.Erasure.Replacement
Klonosphere
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.noein.fr

NOEIN_Infection-Erasure-Replacement



01. I-E-R / 02. Liars' Dream / 03. Born To Resist / 04. Infection / 05. The Hand / 06. Human Update / 07. Erasure / 08. D-Mox / 09. Destroyed By Fear / 10. Will Live / 11. Replacement / 12. Nick Of Time / 13. The End

L'album de NOEIN est officiellement sorti le 3 mai, ce qui me fait quelques jours de retard pour cette chronique, mais bon, rendre une chronique à l'heure pour la sortie d'un album, c'est tellement « mainstream » (dit-elle avec un sourire contrit et l'air coupable)… D'autant que la date de sortie officielle me passe un peu au dessus concernant cet album, je sais pertinemment que je n'ai aucune excuse, et je ne dis pas ça parce que je suis maso, juste parce que Infection – Erasure - Replacement est le CD qui était encarté dans le Metallian n°76, pour remplacer le traditionnel sampler : ils ont ainsi été les premiers choisis pour l'inauguration de cette nouvelle formule, et ça fait donc deux mois que les métalleux peuvent l'écouter... Maintenant que j'ai réussi à passer pour la glandouilleuse « numbeur ouane », concentrons-nous sur NOEIN, les petits nouveaux de la Klonosphère qui ont bénéficié d'une belle promo via Metallian, mais comme on devrait tous apprendre à se servir de son esprit critique plutôt que de recevoir tout ce qu'on lit et entend comme parole d'évangile, il faut écouter cet album. Mixé au Deviant Lab à l'instar de leur premier EP, The Initial Tale, sorti en 2010, cet album offre un son puissant et sombre, entre Death mélodique et Metal indus'. L'univers de NOEIN : un monde futuriste, apocalyptique (Cf. l'animé du même nom), qui transparaît très bien grâce à l'artwork et le son « martial » des titres de cet album. Après une intro « orchestrale » et le premier « choc » de la voix féminine hurlée extrêmement bien maîtrisée sur "Liar's Dream", je mets déjà une mention spéciale au titre "Born To Resist" : les samples sont superbement bien choisis, les riffs efficaces et l'intervention du chant clair avec parcimonie vient enrichir avec grâce ce morceau auquel participe Cédric Punda de TREPALIUM, un comparse de la Klonosphère. Est-ce un concept album ? En quelque sorte. NOEIN est là pour nous conter une histoire, et ils ne perdent pas de vue la trame de leur récit : les titres "Infection", "Erasure" et "Replacement" qui jalonnent cet album nous invitent à suivre l'histoire et à nous plonger dans leur univers apocalyptique. "Human Update", titre qui évoque une opposition humain/machine, est marqué par une empreinte très marquée « Death » : ça démarre sur les chapeaux de roue et ne nous laisse pas reprendre notre souffle. Sur certains passages de ce morceau, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à MACHINE HEAD pour l'efficacité du riff notamment. Toutefois, un petit bémol, cet album, avec toutes ses qualités, supporte mal l'écoute prolongée, et une certaine lassitude s'installe au fil des écoutes, malgré des morceaux qui sont dans l'ensemble assez courts. Pas assez de contrastes et de surprises : on intègre très vite leur univers, ce qui ne laisse pas de place à la surprise, même si cela montre une forte identité (ce qui est louable dans un paysage où les groupes ne font parfois que du copiage intensif et du lissage sans envergure). Cet album reste néanmoins puissant et très travaillé (très belle présence de la batterie, sans être envahissante), le son est impeccable et Jenni (chant) envoie du lourd : pas de concessions donc pour Infection – Erasure – Replacement qui installe NOEIN comme un bon groupe Deathcore à suivre.

Chronique : Nastassja

Note : 7/10

 

NOEIN_Band
 

Voir les commentaires

HACRIDE - Back To Where You've Never Been

Publié le par Nono666

HACRIDE - Back To Where You've Never Been
Indie Recordings
Style : Technical Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.hacride.com

HACRIDE_Back To Where You\'ve Never Been



01. Introversion / 02. Strive Ever To More / 03. Synesthesia / 04. Overcome / 05. Edification Of The Fall / 06. To Numb The Pain / 07. Ghosts Of The Modern World / 08. Requiem For A Lullaby

HACRIDE nous avait habitués à une sortie tous les deux ans, et après l'excellent Amoeba en 2007 et le plus introspectif et sombre Lazarus en 2009, il reviennent après quatre ans d'absence (toute relative) avec Back To Where You've Never Been, et après bien des péripéties : c'est sans Samuel au chant, ni Mike à la batterie, que cet album a vu le jour, il était donc bien attendu, pressés que nous étions de voir ce que cela donnerait… Et l'attente fût récompensée. Si Back To Where You've Never Been est un album plus « accessible », il n'est en rien moins magistral que ce à quoi nous avait habitué HACRIDE : il est difficile quand on fait déjà du très bien, de faire encore mieux, et pourtant ! Un son puissant, des morceaux très bien construits, un nouveau chanteur, Luis Roux, qui assure complètement alors que la place n'était pas facile à prendre… HACRIDE nous livre ici un album très bien construit et qui peut laisser une impression « thème et variations » avec le rappel de la trame mélodique d'ouverture ("Introversion") sur "Synesthesia" et "Requiem For A Lullaby". Luis Roux jongle entre plusieurs registres : du chant brutal au chant clair plutôt « heavy », il sait exploiter au mieux son timbre pour offrir la diversité attendue sur cet album très riche en rebondissements. De longs passages instrumentaux jalonnent Back To Where You've Never been, qui laissent l'auditeur respirer et donnent un relief particulier aux passages plus lourds. Du contraste donc, avec des samples très bien choisis (et très bien placés), de nombreuses cassures rythmiques et des mélodies qui frapperont tant par leur aspect « technique » que par leur pouvoir évocateur. "Synesthesia", entièrement instrumental, navigue entre « symphonique » et « sludge », et ce morceau de « transition » mène parfaitement au morceau "Overcome", très « Klonesque » (les riffs d'intro !). Un très beau travail sur les effets et les samples sur l'antithétique "Edification Of The Fall" avec une superbe montée en puissance amenée par des sonorités cristallines et des rythmiques très bien étudiées : à mon sens, ce morceau est le point culminant de cet album, bien qu'il soit difficile d'en choisir un seul… Une deuxième respiration avec "To Numb The Pain", instrumental qui crée une atmosphère très oppressante avant le grand final, l'enchaînement parfait avec "Ghosts Of The Modern World" et "Requiem For A Lullaby", ultime contraste entre puissance et fragilité. Construit autour du thème de la passion pour la musique, sur la place que celle-ci prenait dans la vie d'HACRIDE (réflexion qui a aboutit, pour Samuel, à quitter le groupe), Back To Where You've Never Been peut ressembler à un hymne sombre, un poème élégiaque sur les sacrifices que celle-ci implique. Cependant, HACRIDE persiste (nous les en remercions) et après dix ans de carrière, signe chez Indie Recordings pour cet album qui marquera les esprits, et qui nous prouve que malgré les épreuves, il faut persévérer.

Chronique : Nastassja

Note : 9/10

 

HACRIDE_Line up 2013
 

Voir les commentaires