INHEPSIE - Clip Clair de Lune
INHEPSIE vient de publier son nouveau clip pour le titre "Clair de Lune" extrait de l'album Obédience paru en Janvier 2012.
INHEPSIE vient de publier son nouveau clip pour le titre "Clair de Lune" extrait de l'album Obédience paru en Janvier 2012.
Les Polonais de TRAUMA (Technical Death Metal) sortiront leur huitième album intitulé Karma Obscura le 26 juin chez Witching Hour Productions.
Tracklist Karma Obscura (2013) :
01. The Prelude to Annihilation / 02. Renewal Through Collapse / 03. The Nightmare of Your God / 04. After Death / 05. Renegade / 06. Veil of Obliteration / 07. Spiral of Extinction / 08. The Edge of Depravity / 09. Awakening of Masses
Les Espagnols de DARK MOOR ont publié un nouveau clip pour le titre "The Road Again" extrait de l'album Ars Musica à paraitre le 18 Juin prochain.
Le live report du concert d'IRON MAIDEN à Paris Bercy le 5 Juin dernier est maintenant en ligne :::>>> Ici (merci à Abigail Darktrisha)
KINGDOM COME - Rendered Waters
SPV/Steamhammer
Style : Hard Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2011
Site Web : www.lennywolf.com
01. Can’t Deny / 02. The Wind / 03. Blue Trees / 04. Should I / 05. I’ve Been Trying / 06. Pushing Hard / 07. Seventeen / 08. Is It Fair Enough / 09. Living Out of Touch / 10. Don’t Remember / 11. Break Down The Wall
Nous voici en présence d'un album qui sera surement sujet à polémiques, à savoir le dernier KINGDOM COME, Rendered Waters ! Tout simplement car il s'agit d'une réalisation qui se veut hybride en reprenant 8 morceaux de la carrière de KINGDOM COME (à noter qu'un des titres est de l'époque STONE FURY) et en proposant 3 inédits. Lenny Wolf se la joue "reprises" mais en y ajoutant un autre regard, en les revisitant en quelque sorte, en leur donnant une nouvelle jeunesse. Les puristes crieront "bravo Lenny" ou s'indigneront, d'autres resteront neutres, ceux qui découvrent se feront leur propre avis et il y aura des gens, comme moi, qui apprécieront. Non pas par l'innovation du CD proposé (d'ailleurs lui seul connait la vraie raison de cet album) mais par la qualité qu'il donne. Donc 3 nouveaux titres " Blue Trees", " Is It Fair Enough", et " Don't Remember", qui sont parfaites dans le registre KINGDOM COME, et 8 reprises qui sont un rappel "new style" et fort bien calibré (ça tombe bien, il y avait un petit bout de temps que je n'avais pas écouté la formation !) de différentes compos du groupe. A noter qu'Eric Föerster se débrouille trés bien à la guitare. Alors oui KINGDOM COME c'est Lenny Wolf, oui il n'y a pas de quoi s'arracher un oeil mais après tout pourquoi ne pas y jeter une oreille ! On est loin des "best of" classiques (qui soit dit en passant nous feraient plomber pas mal de groupes !) mais plus dans une nouvelle approche. Moi, ça ne me dérange pas, bien au contraire !
Chronique : Nigel Stargazer
Note : 7.5/10
IMMOLATION - Providence
Scion A/V
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2011
Site Web : www.everlastingfire.com
01. What They Bring / 02. Illumination / 03. Still Lost / 04. Providence / 05. Swallow The Fear
Dans le milieu très sectaire du Death Metal, l'arrivée d'un nouvel album d'une de ces figures de proue fait l'effet d'une bombe, avant même que l'on puisse écouter la moindre note. Les spéculations vont bon train et le besoin de massacrer le mauvais élève qui sortirait des rangs, côtoie l'envie de vénérer une nouvelle fois son groupe fétiche. IMMOLATION ne déroge pas à cette règle d'or, où un groupe adulé un jour peut se retrouver lapidé dès le lendemain. Sans en arriver jusque là, Harnessing Ruin, le successeur du «cultissime» Unholy Cult avait laissé dubitatif une certaine frange des fans d'IMMOLATION, de part son aspect plus profond et les quelques changements apportés à la finalisation de cet album. Résonant comme un avertissement, Harnessing Ruin avait surtout démontré qu'IMMOLATION pouvait aller plus loin dans sa quête du « mal » mis en musique, que cela plaise ou déstabilise. Dans tous les cas, chaque nouvelle réalisation allait dès lors être disséquée, épluchée et commentée avec beaucoup plus d'attention. Shadows In The Light et Majesty and Decay sont ainsi passés à la moulinette et sous le microscope, pour que personne ne puisse rien trouver à redire sur deux albums de grande envergure, estampillé IMMOLATION et plaçant la bande à Ross Dolan à un échelon supérieur dans le cœur des fans et des amateurs de Death Metal. Cette fois-ci, sans alerte préalable de Nuclear Blast, IMMOLATION met en ligne un maxi cinq titres qui est d'ores et déjà disponible sous sa forme CD durant leur tournée Américaine. Cet album déboule d'une manière aussi surprenante que son artwork est simple et efficace. Telle une escadrille de la mort avec des ombres aussi terrifiantes qu'aux formes indéterminées, Providence veut assombrir le ciel et enflammer notre sol. Devant tant de surprises, on peut se demander si les cinq morceaux de cette nouveauté suffiront pour déclencher l'enfer sur terre ? La réponse est radicale et sans contestation possible dès l'écoute de "What They Bring". IMMOLATION continue de déverser sa haine avec ce côté malsain dont les new-yorkais ont fait une marque de fabrique indéniable. Mais Providence assombrit encore un peu plus un tableau déjà bien noircit par les compositions habituelles d'IMMOLATION. Ils ont encore trouvé le petit quelque chose qui ne permet pas de sortir sans souffrance de l'écoute de cet EP. Providence nous plonge dans un sentiment de malaise intérieur. Pendant que les riffs s'enracinent profondément dans notre cervelle, les compositions nous prennent à la gorge et resserrent un peu plus l'étreinte à chaque titre. Ça cogne en haut, ça étouffe plus bas et les tripes ne sont pas en reste en étant compressées jusqu'à l'éclatement. De toutes manières, IMMOLATION n'a jamais fait dans la dentelle et Providence n'est pas un antidépresseur, bien au contraire. C'est plutôt le genre de formation qui a bati sa réputation avec un style donnant un sentiment de profond mal être, plutôt qu'en chantant sur les toits le paradis sur terre. Pendant que certains ont entamé une course à la vitesse dans le Death Metal ou sont en train de concourir pour la formation la plus Heavy ou « sanglante », IMMOLATION s'implante comme le maître incontesté des ambiances qui vous retournent un « métalleux » dans tous les sens. Et on se prend à rêver en pensant que Providence est un avant goût de ce que nous réserve IMMOLATION dans un futur proche... Rêvons alors à un lendemain aussi ténébreux que captivant et sournoisement délicieux !
Chronique : Fred Pichot
Note : 8,5/10
IMMOLATION – Majesty And Decay
Nuclear Blast
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2010
Site Web : www.everlastingfire.com
01. Intro / 02. The Purge / 03. A Token Of Malice / 04. Majesty And Decay / 05. Divine Code / 06. In Human Form / 07. A Glorious Epoch / 08. Intro / 09. A Thunderous Consequence / 10. The Rapture Of Ghosts / 11. Power And Shame / 12. The Comfort Of Cowards
Dieu ce que la tournée qui a suivi le très bon Shadows In The Light a été longue. C’est que les Américains ne font pas les choses à moitié en proposant des packages affriolants (GRAVE, KRISIUN, NILE…) en support d’albums jamais loin de la perfection, j’ai encore un peu de mal à me remettre de Here In After, découvert récemment (ben oui, personne n’est parfait !) Ce Majesty And Decay, huitième livraison d’IMMOLATION en 24 ans de carrière, s’inscrit dans la continuité de l’album précédent avec une lourdeur égalée dans les riffs, un croisement entre DEICIDE, CANNIBAL CORPSE et BEHEMOTH, pour les mélodies si particulières. Les New Yorkais ont tout de même réservé quelques belles parties brutales et ce dès "The Purge" qui ouvre les hostilités après une intro assez commune, ou avec "Power And Shame", l’approche n’est pas loin de celle de SUFFOCATION lorsque ce dernier propose son Death le plus lourd, sur l’album éponyme surtout. Mais le Death Metal d’IMMOLATION est principalement axé autour du Death old-school, avec des solos caractéristiques ("A Token Of Malice", "Majesty And Decay" ou "The Comfort Of Cowards") et des riffs qui sentent bon la poudre, et dans le genre, la pièce "Majesty And Decay" est un must, occultez l’originalité pour vous concentrer sur l’efficacité… ce titre est mortel tout simplement, le groupe a développé cette capacité à pondre les mélodies sombres à la BEHEMOTH (le côté grandiloquent en moins !) sur des titres mid-tempos relevés par quelques accélérations bien senties. IMMOLATION c’est cet équilibre entre mélodie et brutalité maitrisée, avec le plus mélodique sur "A Thunderous Consequence" et le plus brutal sur "Power And Shame", avec un niveau légèrement supérieur à Shadows In The Light, une musique un peu plus inspirée, tout simplement, IMMOLATION confirme que le Death Metal ne peut être sans eux et la tournée annoncée aux Etats-Unis avec NILE et KRISIUN promet des moments forts, si elle pouvait traverser l’Atlantique ! Encore une fois la production de l’album est massive en laissant une grande place dans le spectre sonore aux mélodies, avec un chant toujours aussi hargneux, IMMOLATION et son Majesty And Decay sont armés pour conquérir les fans de NILE, SUFFOCATION ou même BEHEMOTH.
Chronique : Aymerick Painless
Note : 8/10
TESSERACT - Altered State
Century Media
Style : Experimental Progressive Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.tesseractband.co.uk
01. Of Matter - Proxy / 02. Of Matter - Retrospect / 03. Of Matter - Resist / 04. Of Mind - Nocturne / 05. Of Mind - Exile / 06. Of Reality - Eclipse / 07. Of Reality - Palingenesis / 08. Of Reality - Calabi-Yau / 09. Of Energy - Singularity / 10. Of Energy - Embers
Formé en 2003, le groupe anglais TESSERACT a commis son premier album, One, en 2011 et a depuis connu les affres de changements de line-up qui ont toujours affecté la partie chant. Si One était dans la pure veine progressive du Metal, avec des morceaux aussi puissants techniquement qu'émotionnellement ("Lament", "Ascent" ou "Eden"), le contraste avec Altered State n'en est que plus frappant. La voix de Daniel Tompkins avait un côté « sucré/salé » bien dosé qui oscillait entre douceur et explosions, et les morceaux étaient riches en contrastes et surprises. Pour tout dire, One était un album riche qui avait donné à TESSERACT ses lettres de noblesse. Puisqu'on a mentionné le « sucré/salé », on peut filer la métaphore culinaire : Altered State, c'est un minuscule morceau de viande très forte en goût, sous une couche monumentale de sauce à la fraise tagada et au sucre candy… Il y aura peut être des déséquilibrés ou curieux compulsifs pour trouver ça appétissant. Si on pouvait déjà qualifier la voix de Tompkins d'androgyne, celle de Ashe O'Hara nous force carrément à aller vérifier son état civil : je n'annonce pas ça comme un défaut, simplement que j'ai l'impression que l'album tourne autour de cette voix cristalline, et voilà ce que j'entends par « fraise tagada au sucre candy ». L'album est construit en plusieurs mouvements et les morceaux s’enchaînent parfaitement, la structure est très bien étudiée et suivie, mais là où TESSERACT mêlait thème et variations au sein d'un même morceau, décélérait, redémarrait, emmenait l'auditeur là où il ne s'y attendait pas, jouant à fond la carte du contraste, cette fois, malgré les qualités musicales évidentes du groupe et la voix angélique d'O'Hara, il me reste une impression de monotonie, quasiment comparable à l'écoute prolongée d'un album d'Hélène Ségara resté coincé dans l'autoradio alors qu'il y a encore trois heures d'autoroute… Comme une statue grecque dont on admirerait le lissé des contours et les drapés façonnés à la perfection sans pour autant se sentir émus, les quatre parties de Altered State (Of Matter / Of Mind / Of Reality / Of Energy) mettent en avant la maîtrise des musiciens, des rythmiques complexes et des sonorités « atmosphériques » sans pour autant réussir à toucher l'auditeur. Peut être une petite mention spéciale pour "Nocturne", mais ce morceau aussi confirme que TESSERACT est passé du côté « popisant » qui fait de ce groupe né dans le Metal progressif, un groupe de Rock progressif peu énergique qui a perdu de sa superbe. Après, je prends cet album en comparaison de son prédécesseur, et d'autres groupes de Metal progressif ou Post-Metal qui m'ont marqués (IN VAIN ou KHUDA pour ne citer qu'eux), et peut être qu'Altered State attirera un nouveau public.
Chronique : Nastassja
Note : 5,5/10
DAGOBA - Post Mortem Nihil Est
Verycords
Style : Industrial Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.dagobaonline.com
01. When Winter... / 02. The Realm Black / 03. I, Reptile / 04. Yes We Die / 05. Kiss Me Kraken / 06. Nevada / 07. The Great Wonder / 08. The Day After The Apocalypse / 09. Son Of A Ghost / 10. Oblivion Is For The Living / 11. By The Sword
Qui n'a pas trépigné en apprenant la sortie du nouveau DAGOBA, dont la pub a été faite et refaite à grand renforts d'interviews, de teasers et d'articles à propos de l'enregistrement de ce nouvel opus aux « States » avec Logan Mader (qui a produit DEVILDRIVER, MACHINE HEAD, GOJIRA ou SOULFLY entre autres) ? Sans doute les déçus de Poseidon ou même de Face The Colossus qui avaient acquis la ferme conviction que DAGOBA était le groupe d'un album. Avec un début aussi percutant qu'avec What Hell Is About, ils avaient le devoir de répondre à quelques attentes, et oui. Alors alors, il dit quoi ce Post Mortem Nihil Est dont le seul artwork suffit à donner envie ? (Comme quoi il suffit parfois d'une mâchoire désarticulée, d'un fond bleu et d'un peu de sang qui gicle pour motiver les foules). C'est du DAGOBA. On pourrait s'en tenir à ça car tout y est : les guitares nerveuses, Costanza à la batterie dont on ne peut que sentir la patte, les samples orchestraux qui donnent de la puissance aux morceaux… Bizarrement, cet album m'a plutôt fait penser à Face The Colossus qu'à son illustre aîné : "Son Of A Ghost" n'aurait pas dépareillé sur ce dernier, ni même "Oblivion Is For The Living", ou alors écoutons l'intro de "By The Sword" et essayons d'imaginer qu'on n'a jamais entendu ça quelque part. Qu'à cela ne tienne, j'avais aimé Face The Colossus, et il faut bien avouer que la production de Post Mortem Nihil Est est d'une qualité exceptionnelle, mais aussi qu'il semble que Shawter ait travaillé sur sa voix pour en extraire une belle diversité de timbres et un chant clair pas dégueulasse. Exemple : "When Winter...". On pourra aussi penser à "The Great Wonder", moins technique, mais dont la mélodie accrocheuse nous fera fredonner à l'unisson dès la deuxième écoute, malgré cette fois quelques dérapages sur le chant, mais le refrain reste très efficace. C'est sur ce même morceau qu'on entendra en intro un sample extrait du film Vol au dessus d'un nid de coucou (une citation célèbre, de Harding), qui sortie de son contexte trouve quand même toute sa place. On déplorera cependant sur "The Great Wonder" un détail que je guette à chaque fois : la réapparition « magique » d'un accent français à couper au couteau qui ne m'avait pas frappé dès le début. Dans tout cet album, on notera une nouvelle manière de travailler avec les samples (exemple le plus criant à mon sens, le morceau de transition "Nevada"). Ils restent très présents sans être envahissants, et ça donne aux morceaux plus de relief au lieu d'une puissance toute artificielle. DAGOBA nous livre ici un album meilleur que le précédent, certes, mais plutôt lisse et qui peine à provoquer quelque chose dans les tripes, là où normalement la musique a son terrain de jeu… On les admirera pour leur capacité à exécuter des morceaux efficaces, mais c'est à double tranchant : un album « radio friendly » (j'exagère à dessein, parce que le jour où on entendra du DAGOBA à la radio, je crois qu'il faudra se méfier, y'aura quelque chose de louche…) est-il un bon album ? Je pense aussi que DAGOBA souffre d'avoir provoqué de grandes attentes, et qu'ils peinent à se monter aussi hauts que leurs fans veulent les voir. Post Mortem Nihil Est reste pourtant un album que les fans apprécieront, ne serait-ce que pour le retour du « son » DAGOBA après trois ans d'absence. Parce que oui, on peut critiquer sur l'originalité, tatillonner sur la technicité, mais peu de groupes peuvent se vanter d'avoir un « son » reconnaissable, et ça, DAGOBA le prouve encore une fois, ils l'ont.
Chronique : Nastassja
Note : 6,5/10
DWAIL - The Human Concern Part.I
Klonosphere
Style : Metalcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/dwailmetal
01. A Ray Of Light / 02. Under The Bombs / 03. District One / 04. LD50 / 05. The Human Concern / 06. Gang Rape
Formé en 2006, ce groupe toulousain (bah voyons… J'ajoute ça au dossier) n'y est pas allé avec le dos de la cuillère puisque leur premier opus, Helter Skelter, a été mixé et masterisé par Logan Mader, rien que ça… Par souci d'exactitude mais aussi afin de respecter la flamme « 36 15 my life » qui chaque jour m'anime, ma première rencontre avec DWAIL a été un live totalement au hasard, lors duquel j'ai eu l'occasion d'infirmer mentalement deux lieux communs de la musique (« c'est à la basse qu'on fait jouer la nana » et « t'as beau faire, c'est le chanteur qui sera le plus charismatique dans un groupe, parce que c'est le chanteur ») et de réanimer mes cellules de batteuse. Rencontrer un groupe en live, c'est quitte ou double : cette fois, le son n'était pas terrible, mais j'ai pu enterrer un instant ma misogynie patente et écouter dame Constantino, Léa de son prénom, s'éclater derrière les fûts, avec doigté et précision, un délice. Après cette longue intro totalement orientée, intéressons nous donc à The Human Concern Part.1, nouvel EP, et très bonne claque (spoil !). Dès les premières secondes, le décor est posé : du pur Métalcore de derrière les fagots, avec guitares hystériques et chanteur énervé. "A Ray Of Light" recèle aussi de belles ruptures de rythme, des passages plus lourds, et tout ça mélangé, ça donne un morceau puissant et racé qui nous fait dire que DWAIL n'est pas qu'un groupe Metalcore de plus dans l'essaim actuellement présent sur la scène française. Bien que la filiation ZUBROWSKA n'est pas à chercher bien loin, on peut dire qu'ils ont une vraie identité, et ils le prouveront durant les 25 minutes que dure ce nouvel EP. Si le chant avait pu me paraître un peu monocorde et manquer de coffre lors de ce live auquel j'ai « accidentellement » assisté il y a quelques semaines ou quelques mois (la notion du temps, c'est tellement surfait), je me demande clairement quelle tuerie ça peut devenir avec des balances dignes de ce nom et un morceau comme "LD50" qui, lui, sort du gosier comme un démon de sa boîte, avec sa superbe intro à la caisse clair en apéro et le soutien de guitares groovy et saccadées en accompagnement, pour un final bien sludge qui donne envie de s'enfoncer la tronche dans le sol. The Human Concern est un concentré de l'énergie et du savoir-faire de ce groupe qui monte et qui envoie sévèrement du pâté (je m'étonne de dire ça… C'est quoi ce langage ? Diantre !), mais qui sait aussi faire dans la dentelle. Le morceau de transition "The Human Concern" en est la preuve : en deux minutes, il leur suffit de mélanger des samples de voix, des guitares aériennes sur un rythme plus calme pour nous donner la preuve qu'ils ne sont pas juste bons à ruer dans les brancards. L'écoute de cet EP donne une furieuse envie de savoir ce que ces morceaux peuvent envoyer en live, et aussi ce que DWAIL nous réserve pour la suite, car personnellement, je vais guetter ça de près. Bravo !
Chronique : Nastassja
Note : 8,5/10