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DAVE EVANS & NITZINGER - Revenge

Publié le par Nono666

DAVE EVANS & NITZINGER - Revenge
Bad Reputation
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.daveevansrocks.com

 

DAVE EVANS & NITZINGER_Revenge



01. Control / 02. Revenge / 03. Shifting Sand / 04. A Sharp Stick In The Eye / 05. Dead Cat Smile / 06. Where She Goes I Go / 07. The Night We Drank The Stars / 08. Going Back To Texas / 09. Stay Drunk / 10. Headache

Revoici Dave EVANS, chanteur un peu trop vite oublié, qui officia notamment au sein d'AC/DC (1973/1974) avant d'être remplacé par Bon SCOTT, qui nous revient accompagné de John NITZINGER, guitariste d'ALICE COOPER sur les albums Special Forces et Zipper Catches Skin. La réunion de ces deux vétérans nous offre un album bien sympathique se situant à la croisée d'un Hard Rock... australien of course, du Rock'n'Roll et du Blues, que l'on qualifiera, pour faire simple, de Rock couillu... rien de très original ici mais des compos percutantes et efficaces nous démontrant tout le talent d'écriture du guitariste Texan, l'intégralité de ce Revenge ayant été écrit et produit par John NITZINGER. Dave EVANS a su à merveille s'adapter à ce répertoire quelque peu plus Heavy qu'à son habitude, et il faut bien reconnaitre qu'il s'en sort fort bien, réalisant ici une performance vocale tout à fait convaincante avec en point d'orgue le sublime "The Night We Drank The Stars" nous prouvant que l'ex-AC/DC est encore capable de belles choses. Si vous aimez le Classic Rock à tendance Hard bien pêchu, cet album de DAVE EVANS & NITZINGER est fait pour vous ! La vie est faite de belles rencontres, ce Revenge en est témoin encore une fois !

Note : 7,5/10

Chronique : Nono666

 

 

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QUEENSRYCHE - Clip Fallout

Publié le par Nono666

QUEENSRYCHE a posté son nouveau clip pour le titre "Fallout" extrait du nouvel album éponyme.

 

 

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DREAM THEATER - Détails album éponyme

Publié le par Nono666

DREAM THEATER publiera son 12ème album studio le 24 septembre prochain via Roadrunner Records, il sera éponyme et renfermera les titres suivants :

01. False Awakening Suite (I. Sleep Paralysis / II. Night Terrors / III. Lucid Dream) / 02. The Enemy Inside / 03. The Looking Glass / 04. Enigma Machine / 05. The Bigger Picture / 06. Behind The Veil / 07. Surrender To Reason / 08. Along For The Ride / 09. Illumination Theory (I. Paradoxe de la Lumière Noire / II. Live, Die, Kill / III. The Embracing Circle / IV. The Pursuit Of Truth / V. Surrender, Trust & Passion)

DREAM THEATER_Dream Theater
 

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IZEGRIM - Détails nouvel album

Publié le par Nono666

IZEGRIM (Thrash/Death) a dévoilé les détails concernant son nouvel album : celui-ci s'intitulera Congress Of The Insane et sortira le 7 Octobre prochain via Listenable Records. A noter que le titre "Manifest Of A Megalomaniac" verra la participation de Sabina Classen d'HOLY MOSES. Vous pouvez découvrir sa pochette ci-dessous ainsi qu'un nouveau titre :::>>> Ici

Tracklist Congress Of The Insane (2013) :
01. Relic Of The Past / 02. Decline And Fall / 03. Celebratory Gunfire / 04. Endless Strife / 05. Deterioration From Perfection / 06.Unchallenged Dominance / 07. Modern Day Freak / 08. The Legion / 09. Carousel Of Death / 10. Manifest Of A Megalomaniac / 11. Carnival Of Deception

 

IZEGRIM_Congress Of The Insane
 

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OLIVA - Raise The Curtain

Publié le par Nono666

OLIVA - Raise The Curtain
AFM Records
Style : Progressive Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.jonoliva.net

OLIVA_Raise The Curtain_Cover



01. Raise The Curtain / 02. Soul Chaser / 03. Ten Years / 04. Father Time / 05. I Know / 06. Big Brother / 07. Armageddon / 08. Soldier / 09. Stalker / 10. The Witch / 11. Can't Get Away / 12. The Truth (Bonus track)

Présenté comme le premier album solo de Jon OLIVA (SAVATAGE / TRANS-SIBERIAN ORCHESTRA / JON OLIVA’S PAIN), Raise The Curtain est un OVNI nous ramenant dans le passé. De nombreuses parties nous replongent, pour les plus anciens d’entre nous, dans une musique tout droit sortie des années 70. Les orchestrations sont vraiment très proches du Rock Progressif de cette période. On y retrouve aussi bon nombres d’éléments qui ont fait la renommée de SAVATAGE  et notamment des parties théatrales comme sur le titre éponyme de l’album qui lève le rideau sur celui-ci. En fait, je vois très bien cet album joué sur scène comme une sorte de comédie musicale ou d’Opéra Rock (de nombreuses fois pendant les écoutes de cet album j’ai pensé au film The Rocky Horror Picture Show, allez savoir pourquoi ?). Sur "Soul Chaser", Jon nous prouve (si besoin était) qu’il est toujours un chanteur de Métal et sait montrer les crocs. L’orgue est omniprésent et on comprend mieux pourquoi lorsqu’on apprend que cet album est principalement le fruit de la collaboration entre Jon Oliva et Dan Fasciano, pianiste et clavieriste de son état. Le titre "Ten Years" est vraiment complètement inattendu, ici peu de guitares avant le solo, les parties qui accompagnent le chant sur les couplets et le refrain sont joués avec des instruments à cuivre. "Father Time", le single de l’album, peut faire penser au morceau "Long Train Running" des DOOBIE BROTHERS, ce doit être le riff de guitare assez groovy voir funky qui m’oriente vers cette idée. En tout cas ce titre qui se visse bien dans notre cerveau est un très bon single. Il est agrémenté d’un solo qui part guitare/orgue, se poursuit à l’orgue avant cette relance superbe qui nous ramène vers un couplet, refrain et se conclut en apothéose par un solo de guitare. Magnifique ! On est vraiment à des années lumières de la majorité des productions Métal actuelles. La ballade "I Know", qui débute par une intro piano/voix assez malsaine, est une véritable montée vers les cieux bourrée d’émotions. Ensuite on repart pour 2 morceaux plus Metal, "Big Brother" au rythme plus enlevé, presque Heavy et "Armageddon" et ses ambiances de fin du monde. Cet opus regorge d’instruments vraiment peu utilisés dans les productions estampillées Hard ou Métal qui sortent aujourd’hui, comme de l’orgue, du tambourin, de la flűte traversière (la ballade "Soldier"), une section cuivre. Suit un "Stalker" avec ses sonorités hindous en thème principal, ses couplets au rythme alambiqué et sa voix presque scandé qui emmènent vers un refrain bien accrocheur : imprévisible ! "The Witch" commence comme un instrumental avant que la voix n’arrive vers le milieu de la chanson. Étonnant. La cover illustre parfaitement le contenu de cet album, une scène, une guitare, un piano, un micro et ce rideau orné de sceptres qui hantent cet album et la carrière de Jon Oliva comme Cris, son frère ou encore Matt LaPorte (JON OLIVA’S PAIN). Pour en revenir à son défunt frère, Criss Oliva, celui-ci est crédité sur pas moins de 5 des titres de Raise The Curtain ("Ten Years", "Father Time", "The Witch", "Can’t Get Away" et "The Truth"). "Can’t Get Away" débute comme un Blues (l’intro et la ligne de chant font penser au titre "I’ll Be There For You" de BON JOVI) puis dérive vers un passage plus Prog, plus aérien. Ce titre vogue tel un torrent d’émotions diverses nous charriant près de rivages Bluesy, Pop, Rock. Un des meilleurs titres de l’album, à mon avis. Le dernier titre "The Truth" conclue le voyage avec une trame juste composée de guitares acoustiques,  d’accordéon et de la voix de Jon. La signature vocale de Jon Oliva et ses talents de compositeur atypique font de ce Raise The Curtain un album particulièrement frais malgré ses sonorités seventies. Un album que tous les fans du charismatique Mountain King devraient apprécier mais également toutes les personnes ouvertes d’esprit.

Note : 7,5/10

Chronique : Horace Pinker

 

OLIVA_Jon
 

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NOEIN

Publié le par Nono666

NOEIN_0001
NOEIN-logo

Entretien avec Adrien (guitare) et Jenni (chant) réalisé par mail le 5 juillet 2013



En pleine phase promo pour leur nouveau bébé Infection-Erasure-Replacement, les normands de NOEIN ont tout de même trouvé le temps de nous parler d'eux : de leurs projets, de leur manière de travailler, et de leur amour de la scène. Si quelque chose est sûr, c'est que faire de la musique apocalyptique n'empêche pas d'avoir la passion du live et du contact avec leur public. Un grand merci à eux !

Vous avez bénéficié d'un sacré coup de pub, avec votre album encarté dans le Metallian n°76. Les retombées se sont-elles fait attendre ? Comment ont été les retours suite à cette très large diffusion d'Infection-Erasure-Replacement ?
Adrien : Les retours ont été très positifs de la part de gens qui nous ont découvert grâce à ça, on a eu beaucoup de messages de soutien sur la page Facebook de gens qui ne nous connaissaient pas avant d’avoir acheté le magazine. Après, c’est difficile de se rendre compte vraiment de l’impact que cela a eu, est-ce que plus de gens ont acheté le Metallian avec cette nouvelle formule ou pas ? Est-ce que tous les gens qui l’ont acheté ont pris le temps d’écouter l’album ? Difficile de savoir ! Par contre on a aussi eu l’agréable surprise d’être chroniqué par un site hollandais qui avait eu l’album par ce moyen, et c’était d’ailleurs la toute première chronique de l’album, bien avant que celui-ci ne sorte officiellement !

Pouvez-vous parler un peu de l'évolution de Noein depuis la formation du groupe ? Vous êtes issus de différents groupes de la scène normande, comment vous est venue l'idée d'un groupe « hybride » ?
Et bien l’idée est venue très naturellement en fait, on se côtoyait pas mal dans nos groupes, on a fait des concerts ensemble, des fêtes de la musique, il y a eu des remplacements de certains dans le groupe d’autres et au final on est tous devenus très proches et c’est arrivé au moment où nos groupes respectifs périclitaient un peu, du coup ça s’est fait tout seul et on s’est mis à jouer ensemble. Et tout ce qui nous est arrivé après a continué de nous donner envie d’avancer avec le groupe.

Tout s'est accéléré avec la sortie de l'EP The Initial Tale ? Ou à quel moment avez-vous eu la sensation que Noein « décollait » ?
Tout s’est fait assez progressivement, par étapes, la sortie de l’EP en étant une majeure évidemment. En fait, il y a d’abord eu le tournage de « Chrysalis » en 2009, ce qui nous a permis de nous faire connaître dans la région, notamment par l’organisation du Festival des Arts Bourrins qui nous y a fait jouer aux côté de Trepalium, notamment, ce qui nous a permis de rencontrer l’ingé son qui allait s’occuper de l’EP puis de l’album. La président de l’asso nous a aussi proposé d’être notre manager et d’éditer l’EP. EP qui nous a permis de nous faire découvrir au niveau national, par le biais d’un certain nombre de chroniques assez bonnes, jusqu’à notre sélection au Metallian Battle Contest qui a abouti sur notre participation au Wacken Metal Battle. En fait on a toujours l’impression d’enchaîner les coups de chance et les propositions super intéressantes.

Quel est votre meilleur souvenir du Metal Battle au Wacken ? C'est une étape que vous aimez mentionner, j'imagine qu'elle doit avoir une saveur particulière pour le groupe…
C’est vrai que le Wacken restera toujours un de nos meilleurs moments, si ce n’est LE meilleur ! ça représentait beaucoup de choses : notre premier concert à l’étranger, le privilège et l’honneur qu’on ressentait d’avoir été choisis par le jury du Metallian Battle Contest pour représenter la France et la semaine passée là-bas était juste magique, de l’arrivée et de se promener dans les lieux encore vides de festivaliers, c’était super émouvant et impressionnant   ! Ils étaient encore en train de finir d’installer les ponts de lumières sur les scènes principales ! On a pris un pied énorme à profiter de l’ambiance de ce festival gigantesque, en compagnie sur le camping de l’équipe de Metallian. Mais les meilleurs souvenirs c’est bien sûr le concert en lui-même, les quelques minutes à attendre en regardant le chrono que le départ soit lancé, et la réaction du public nombreux sous la tente, c’était carrément jouissif !

Vous avez aussi joué en première partie de groupes comme ETHS, GOJIRA, MANIMAL, SEPULTURA… Pour vous avoir vus à l’œuvre en live, je dois dire que l'impression que j'ai, c'est que vous êtes fous de la scène. Je me trompe ?
Tu as tout à fait raison ! La scène c’est vraiment ce qu’on préfère dans la musique, on adore ça ! Et c’est toujours un plaisir de jouer, d’autant plus quand tu accompagnes de telles têtes d’affiches, des groupes comme Gojira ou Sepultura dont on est fans depuis si longtemps, c’est un peu un rêve de gosses que de jouer avec eux ! Mais c’est vrai que la scène, c’est vraiment là qu’on prend notre pied, et on espère que les gens aussi !

NOEIN_Band


L'album Infection-Erasure-Replacement est un album-concept que l'on pourrait qualifier de « futuro-pessimiste », si on est d'humeur à néologismes… D'où vient l'idée ? Du manga ? Ou avez-vous vraiment une vision peu joyeuse de ce qui nous attend ?
Le manga nous a donné le nom du groupe au départ, et on trouvait aussi l’histoire intéressante, mais on n’est pas restés dessus, et en partant du clip de « Chrysalis » on a très vite développé notre univers propre, qui ne se veut pas pessimiste réellement, mais plutôt barré dans la Science-Fiction. Après, chacun y ressent un peu ce qu’il veut, et c’est vrai que d’un côté c’est un futur qui ne paraît pas si impossible, quand on voit ce qui se passe dans le monde et le mur vers lequel on fonce, on peut effectivement tendre au pessimisme. Mais il n’y a pas que ça dans l’album, il y aussi de l’espoir, de l’éveil, de la résistance à tout ça !

Comment se passe la composition des morceaux au sein de NOEIN ? Vous n'êtes pas tous proches géographiquement. Composez-vous ensemble ? Il n'y a qu'un seul compositeur ?
L’album a été majoritairement composé quand nous étions encore tous dans la région, avant le départ de Jenni pour Bordeaux. C’est surtout Nico qui compose les titres, il fait des maquettes instrumentales sur lesquelles on travaille ensemble ensuite. Sylvestre modifie les parties batterie et bosse avec Nico sur les samples. Et ensuite Jenni et Adrien écrivent les textes et les placent sur les chansons.

En ce moment, vous êtes dans une phase de composition pour le prochain album ou vous êtes plutôt occupés à défendre Infection-Erasure-Replacement en live avant de penser à un nouvel album ?
Pour l’instant on pense surtout à la promotion de l’album, en tâchant de faire le plus de dates possibles, mais ça ne nous empêche pas de composer des riffs de temps en temps. On aimerait bien pouvoir proposer un ou deux nouveaux titres dans un futur proche à nos concerts, pour anticiper un peu sur le prochain album.

J'imagine que vous avez tous des parcours différents, et NOEIN est encore un « jeune » groupe en quelque sorte. Envisagez-vous tous la même chose pour l'avenir de Noein ? Des projets parallèles ?
On a effectivement tous des parcours différents, on a tous eu des groupes avant NOEIN, mais on s’est tellement bien trouvés dans ce groupe que pour l’instant on s’y verse à fond, on continue d’avancer tous ensemble et on verra jusqu’où ça nous mène. Personne n’a de projet parallèle pour le moment, même si ça ne nous empêche pas de contribuer dans d’autres groupes, Jenni a par exemple chanté sur un morceau du dernier album de Demented.

Jenni, une question me taraude depuis longtemps, et comme j'ai pu entendre ta voix toute douce quand tu parlais, et la puissance que tu dégages sur scène, je vais en profiter pour te la poser : comment travailles-tu ta voix ?
Jenni : Tout le monde est choqué de m'entendre parler, c'est très marrant à voir ! Pour ce qui est de mon chant, c'est à force de pratiquer, de m'entraîner et d'apprendre que je peux maintenant profiter de différentes techniques de chant pour donner un peu de nuances. Le tout demande un bon échauffement avant chaque concert et répétition, il y en a qui ne se chauffent pas, mais c'est toujours mieux avec des préliminaires, comme on dit !

Avez-vous une tournée de prévue en France ou en Europe prochainement ? Ou même ailleurs ?
Adrien : On est en train de travailler sur une tournée pour la rentrée oui, affaire à suivre !

Merci beaucoup d'avoir répondu à cette interview, vous êtes en pleine phase promo, j'espère que vous n'avez pas trop l'impression de vous répéter… Je vous laisse le mot de la fin !
Non, ça va, pas mal de questions reviennent souvent, c’est vrai, mais il faut reconnaître que chacun a un peu sa façon de poser les questions, et donc finalement ça devient intéressant de reformuler les réponses. Pour le coup cette question précise, c’est la première fois qu’on l’a ! Le « mot de la fin », par contre, c’est un grand classique ! Alors pour cette fois ce sera : ornithorynque.

Propos recueillis par Nastassja

www.noeinmusic.com

 

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GARDENJIA - EPO

Publié le par Nono666

GARDENJIA - EPO
Memorial Records
Style : Metal progressif
Origine : Italie
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/GARDENJIA

GARDENJIA_EPO



01. Epica / 02. Ante Rem / 03. In Blue / 04. Shape Of Greys / 05. Touch Of Glory / 06. Fire Walk With Me / 07. Giada / 08. In Dusk / 09. Epo / 10. Ascension

Le trio italien GARDENJIA, formé en 2010, et après un premier EP en 2011 (Ievads, qui, d'après ce que j'ai pu constater, n'a pas forcément bénéficié d'une bonne couverture, mais qui reste tout de même disponible sur leur bandcamp), ressort son premier album quelques mois seulement après sa première sortie. Epo, d'abord paru en décembre 2012, a été remixé et remasterisé pour une deuxième sortie en mai 2013. Pour n'avoir pas entendu la première mouture de cet album, je ne peux pas comparer, cependant, il est clair que le son est gigantesque. Navigant entre sonorités atmosphériques très «  post  » ("Epica" peut ici être cité comme bon exemple, « mais pas que », comme on dit), soli très bien exécutés et riffs rageurs qui pourront faire penser à ADMIRAL ANGRY (comme pour la voix sur certains passages : le morceau "Giada" par exemple), ces compatriotes d'UFOMAMMUT donnent matière à écouter. Qui dit Metal prog dit ruptures de rythme, grosse technicité et mélanges judicieux : on trouvera tout ça dans Epo.  De plus, cette nouvelle version de l'album contient deux nouveaux morceaux, et pas des moindres, puisqu'il s'agit de "Epica", le morceau d'ouverture, une très bonne mise en bouche, et de "Ascension", un morceau fleuve de 13 minutes qui vient clore Epo. Si à la première écoute, on peut être gênés par la voix, qui a un côté un peu « artificiel » et dissonnant, il s'avère que cette légère gêne se dissipera (ou pas, je pense que chacun peut réagir à sa manière) au fil des écoutes. La voix est atypique, peut être pas exceptionnelle, mais colle bien au côté « atmo » (merci les effets, aussi), qui vient contraster avec la brutalité qui peut parfois émaner de la musique de GARDENJIA. "In Blue", par exemple, joue totalement sur ce contraste, avec une rythmique saccadée qui vient s'opposer aux envolées vocales toutes en douceur. Ce timbre légèrement "pop" de la voix, cette fragilité (les mauvaise langues diront « ces problèmes de justesse ») est totalement raccord avec le jeu sur différentes atmosphères qui semble parcourir tout cet album. Toujours sur "In Blue", on remarquera un solo qui ne colle pas forcément avec le motif musical qui continue, mais cela ne choque pas : allez savoir… C'est peut être ça qu'on peut appeler une personnalité, une originalité, un son particulier. Si on s'attarde un peu sur le travail musical de GARDENJIA, on remarquera que le trio est dans une perpétuelle recherche de nouvelles sonorités, allant jusqu'à dévoiler des pistes uniquement instrumentales, en expliquant avec quel matériel ils ont cherchés à produire tel ou tel effet. Ils ont également sorti deux reprises, une de DEPECHE MODE ("Black Celebration") puis de U2 ("New Year's Day"). Sans être une réinvention totale comme a pu le faire THE CNK sur son album Révisionnisme, on peut dire que ces reprises ont quand même sacrément de la gueule, si vous me passez l'expression. Vous l'aurez compris : on pourra être conquis, ou alors détester GARDENJIA, m'est avis qu'il y aura difficilement un juste milieu. Gros bémol, pour cet Epo qui semblait si prometteur et riche : on pourra, malgré tout y trouver une certaine monotonie. Les effets sur la voix sont toujours les mêmes (et pardon, mais sur "Ascension", on aurait complètement pu se passer de chant), la construction des morceaux itou (atmo/brutal/atmo : "Shapes of Greys", "Fire Walk With Me"), des samples agréables mais pas forcément divinement bien intégrés (on pourrait largement s'en passer quoi…). Un « gros » bémol pas si gros puisque malgré tout cet album prouve une superbe maîtrise et un très gros potentiel pour un groupe qui a toute sa place dans les sphères Metal progressif  : "Ascension" ne fera qu'enfoncer le clou pour finir en beauté ce premier album de GARDENJIA, avec l'intervention du piano, un solo de saxophone, des samples « ambient », des rythmiques déstructurées qui cependant ne perdent jamais le nord. GARDENJIA est un groupe qui a trouvé son univers, et qui a de grandes possibilités.

Note : 8/10

Chronique : Nastassja

 

GARDENJIA_Band
 

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ORPHANED LAND - All Is One

Publié le par Nono666

ORPHANED LAND – All Is One
Century Media
Style : Middle Eastern Metal
Origine : Israel
Sortie : 2013
Site Web : www.orphaned-land.com

ORPHANED LAND_All Is One



01. All Is One / 02. The Simple Man / 03. Brother / 04. Let The Truce Be Known / 05. Through Fire And Water / 06. Fail / 07. Freedom / 08. Shama’im / 09. Ya Benaye / 10. Our Own Messiah / 11. Children

ORPHANED LAND a entrainé derrière lui une ribambelle de groupes intégrant des sonorités Moyen-Orientales dans leur musique mais les Israéliens restent de loin les plus intéressants (et certainement les plus sincères). Cependant la lumière pointée sur ce groupe a pu émettre des doutes sur leur capacité à bien le vivre, l’épisode qui suivi l’album El Norra Alila et son succès soudain a laissé des traces, certes, mais des traces positives car le groupe semble plus fort que jamais. Sûr de sa musique, son guitariste et principal compositeur Yossi SASSI s’est exprimé en solo à travers un très bon album l’an passé et revoilà déjà ORPHANED LAND avec un nouvel album All Is One qui se situe sur la trajectoire d’évolution du groupe. Soyons clair, je fais partie de ceux qui pensaient que Mabool serait le dernier album tant il semblait atteindre la perfection, seulement le groupe a su muer sa musique, lui donnant un nouvel élan avec toujours en arrière plan son background venant de l’extrême. La musique du groupe a pris une tournure plus orchestrale moins axée sur le Metal Extrême, et la voix Death de Kobi se fait de plus en plus rare d’ailleurs, mais lorsque surgit le premier titre éponyme avec son armée de chœurs et ses orchestrations grandiloquentes, le feeling unique du groupe ne tarde pas à faire son effet et "The Simple Man", plus porté sur les guitares sur son début nous rappelle les racines des Israéliens avec un jeu de batterie très dynamique. Derrière les fûts, c’est d’ailleurs Matan SHMUELY qui signe là son deuxième album avec le groupe (le garçon est également occupé avec SUBTERRANEAN MASQUERADE avec deux membres de NOVEMBERS DOOM) et force est de constater que le bonhomme tape juste et bien (le break central de "Brother" et son jeu sur les toms). Kobi FARHI, quant à lui, s’il délaisse ses growls, ne manque pas de justesse dans sa voix, son chant, toujours empreint des mélodies traditionnelles, est toujours d’une justesse incroyable, jamais on ne pense que d’autres options étaient possible, un travail d’orfèvre bien servi par des guitares qui donnent également dans le dosage juste, ni trop ni pas assez, ces dernières refont des apparitions bien marquées régulièrement et le mixage de Jens BOGREN donne le mordant nécessaire. Première surprise, c’est le titre "Brother" (cf. dont vous aviez pu découvrir le clip dans la section news ), une ballade violon/piano/guitares acoustiques pleine de bons sentiments, un titre très révélateur de l’évolution du groupe mais celui-ci réussi à garder cette part de mélancolie qui fait de sa musique quelque chose d’à part, même s’il n’est pas si éloigné que cela d’un "Beloved’s Cry" dans l’intention. De même, là où le groupe restait dans des titres uniquement portés sur la musique traditionnelle, avec All Is One, comme c’était le cas avec The Never Ending Way Of ORwarriOR, ceux-ci sont mieux intégrés à un Metal bien orchestré ("Through Fire And Water"). Enfin, ceux qui apprécient le passé du groupe, le titre "Fail" renvoie vers Mabool dans sa construction mais aussi à El Norra Alila dans son riffing si reconnaissable, Yossi SASSI semble être inépuisable dans ce domaine. Avec beaucoup de franchise, si la progression du groupe, goutant de plus en plus aux sirènes du mainstream, pouvait laisser planer un doute, All Is One les efface dès la première écoute, celui-ci offre une variation dans les ambiances (bien plus qu’avant d’ailleurs) et dans les rythmiques, aucun titre faible, seul "Children" qui ferme la marche semble un peu plus convenu, ce titre parait être une extension de "Brother" avec un peu plus de bons sentiments, une longue ballade pleine de douceur, pas désagréable pour autant. All Is One vous partage entre le groove communicatif qui vous donne envie de danser (l’instrumental "Freedom" est incroyable sur ce point) et la mélancolie ambiante lorsque le tempo ne nous ramène par vers un Metal Doomisant ("Let The Truce Be Known"), encore une fois on s’était demandé comment ils pouvaient surpasser leur dernier album et bien cette question se pose de nouveau pour ce nouvel album, une vraie réussite qui prône une nouvelle fois la mixité religieuse, raciale et de toutes les classes que l’Homme a pu inventer pour essayer de se donner une sorte de hiérarchie illusoire, et comme pour l’album précédent dont les photos promotionnelles montrait les représentants de chaque religion, la cover de ce nouvel album porte très bien le message d’unité, et ça fait du bien dans les heures que vivent ce monde !

Note : 9/10

Chronique : Aymerick Painless

 

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Voilà un groupe que je suis depuis sa première démo The Beloved’s Cry donc c’est toujours un plaisir de découvrir leur nouvelle offrande. Dès les premières notes de "All Is One" on est transporté, ça file des frissons, notamment lorsque les choeurs entrent en scène après les quelques notes d’instruments traditionnels. Tout y est, une pure réussite ! Avec "The Simple Man", Kobi Farhi et sa bande continuent à nous enchanter en nous proposant ce qu’ils savent faire de mieux, un savant mélange entre influences Moyen-Orientales et Métal. Le titre suivant, "Brother", est absolument magnifique, une mélodie vocale envoutante, des violons et la rythmique basse/batterie.  De véritables envolées, fermez les yeux et laissez-vous porter. Seule interrogation : "mais comment le groupe va pouvoir nous donner ces mêmes sensations en concert tant il va falloir qu’ils utilisent de parties samplées ?”  Mais c’est un autre problème, continuons à profiter de cette livraison studio. "Let The Truce Be Known", pour ce titre, le chanteur a été inspiré par un fait historique de la Première Guerre mondiale. Celui de soldats ennemis faisant un armistice spontané pendant le soir de Noel. La musique de ce titre retranscrit parfaitement ce sentiment de paix éphémère et le message que souhaite nous transmettre le groupe. "Through Fire and Water", le titre suivant, est chanté en Hébreu et en Arabe. Après une magnifique intro uniquement jouée aux instruments traditionnels, arrive le riff de guitare qui nous emporte. La voix féminine et les violons font le reste.  Vient ensuite "Fail", la plupart des paroles y sont parlées mais c’est aussi le seul titre où il y a des growls, en faisant la chanson la plus Métal de l’album. "Freedom" est un instrumental sur lequel on retrouve encore ce mélange subtil de mélodies et instruments moyen-orientaux alliés à ceux purement Rock comme la guitare électrique. "Shama’im" est chanté en Hébreu, c’est vraiment une belle chanson de musique traditionnelle moyen-orientale offerte au groupe par un artiste israélien qui est une de leurs influences. Certainement le titre le moins Métal de l’album mais pas pour autant le moins envoutant, violons, instrumentals traditionnels et surtout les choeurs féminins et masculins chantés façon musique classique, y jouent un rôle prépondérant. "Ya Benaye" est quant à elle chantée en Yéménite, comme l’était "Sapari" sur le précédent album The Never Ending Way Of ORwarriOR, on est porté par son rythme chaloupé et son refrain aux multiples voix : un titre de Moyen-Oriental Folk Metal. "Our Own Messiah", encore un titre qui réussit à nous élever, de par son rythme saccadé, ses nombreux breaks, son envolée lors du solo de guitare ou encore la mélodie vocale du refrain. Et on conclue avec "Children", le titre le plus long de l’album, une ballade aux multiples orchestrations nous emportant vers différentes émotions comme la tristesse, la mélancolie, mais toujours au final l’espoir. All Is One est tout bonnement somptueux. Les orchestrations sont majestueuses, ce mélange d’instruments traditionnels, de choeurs (féminins et masculins), d’instruments à cordes, le tout sublimant des mélodies magnifiques. Le groupe est revenu à une musique moins complexe privilégiant des mélodies plus accrocheuses. Tous les titres sont empreints, comme toujours avec ORPHANED LAND, de mélopées moyen-orientales qui nous transportent au pays des Milles et Une Nuit. Et pourtant les paroles sont bien loin de Aladin et du "Reve Bleu", véritables messages de paix, de fraternité et d’unité. En fait, j’aimerais revenir en arrière et encore pouvoir découvrir cet album afin de retrouver les premières sensations que son écoute m’a procurée tellement je suis en admiration. C’est magnifique. Juste un conseil : ruez-vous sur cet album ! All Is One fera, a n’en point douter, parti de mon Top 10 2013. Un véritable coup de coeur.

Note : 9/10

Chronique : Horaned Pinklander

 

ORPHANED LAND_Band 2013
 

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THE QUIREBOYS - Beautiful Curse

Publié le par Nono666

THE QUIREBOYS - Beautiful Curse
Off Yer Rocka Recordings
Style : Rock'n'Roll
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.quireboys.com

THE QUIREBOYS_Beautiful Curse



01. Too Much Of A Good Thing / 02. Chain Smokin’ / 03. Talk Of The Town / 04. Mother Mary / 05. King Of Fools / 06. Homewreckers And Heartbreakers / 07. Diamonds And Dirty Stones / 08. Beautiful Curse / 09. Don't Fight It / 10. For Crying Out Loud / 11. Twenty Seven Years / 12. I Died Laughing

Je n’avais pas écouté THE QUIREBOYS depuis leur premier album A Bit Of What You Fancy sorti en 1990 et j’avoue que je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec leur nouvel et 7ème album Beautiful Curse. Et bien à l’écoute des 12 titres de cette nouvelle livraison, je ne suis pas déçu. Nos britanniques nous délivrent toujours un Rock’N’Roll de grande classe. Alors bien sûr pas d’innovation mais c’est un vrai plaisir et on se régale. Dès les premières notes de "Too Much Of A Good Thing", le single et titre qui ouvre l’album, on est happé, on tape du pied, on esquisse quelques pas de danse. Votre cerveau s’impreigne directement des mélodies et des refrains. Et cela pour tous les titres, qu’ils soient mid-tempo, bluesy ou encore sur les magnifiques ballades "Mother Mary" et "Don’t Fight It". La voix de Spike n’est pas sans rappeler celle de Rod Steward, le genre de voix passée à la rape, éraillée, gorgée de whisky et chaude à souhait. Ses acolytes, les guitaristes Guy GRIFFIN et Paul GUERIN ainsi que le pianiste/clavier Keith WEIR ne sont pas en reste et apportent grandement leur pierre à l’édifice. "Homewreckers and Heartbreakers", son rythme, son piano, son orgue, ses "bottleneck" guitares et évidemment son refrain des plus accrocheurs, une réussite. On flirte avec les STONES, que le groupe a d’ailleurs cotoyé sur scène lors d’une tournée mondiale il y a quelques années. Bon Jovi ou Bruce Springsteen peuvent également être cités sur le titre éponyme de l’album. Voire même AC/DC pour l’intro de guitare sur le titre "For Crying Out Loud", titre mid-tempo, où le piano et la guitare rivalisent de feeling bluesy. Mais tout cela ne fera pas oublier que THE QUIREBOYS a sa propre identité et sa place aux côtés de tous ces grands noms du Rock. De plus, cet opus est servi par un son modene et parfait signé Chris Tsangarides. Une super bonne suprise et une réussite dans le genre.

Note : 8/10

Chronique : Horace Pinker

 

THE QUIREBOYS_Band
 

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BATTLE BEAST - Battle Beast

Publié le par Nono666

BATTLE BEAST - Battle Beast
Nuclear Blast
Style : Heavy Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2013
Site Web : www.battlebeast.fi

BATTLE BEAST_Battle Beast



01. Let It Roar / 02. Out Of Control / 03. Out On The Streets / 04. Neuromancer / 05. Raven / 06. Into The Heart Of Danger / 07. Machine Revolution / 08. Golden Age / 09. Kingdom / 10. Over The Top / 11. Fight, Kill, Die / 12. Black Ninja / 13. Rain Man / 14. Shutdown

Fort d'un solide premier album qui a permis à BATTLE BEAST de s'imposer sur la scène internationale, les Finlandais sont aujourd'hui de retour avec leur seconde réalisation, un album éponyme qui marque l'arrivée de Noora Louhimo au chant après le départ surprise de Nitte Valo... Que les fans se rassurent, la transition se fait en douceur (façon de parler !) tant la nouvelle venue évolue dans un registre sensiblement similaire à celui de sa prédécesseuse, peut-être un peu plus nuancé mais tout aussi puissant et énergique vocalement. Musicalement, pas d'inquiétude non plus, la recette de BATTLE BEAST reste inchangée et l'on retrouve ce Heavy certes traditionnel mais tellement frais, énergique et catchy... Tout comme sur Steel, chaque titre est un hymne en puissance doté de refrains fédérateurs taillés pour la scène ("Black Ninja", "Over The Top", "Machine Revolution",...), tantôt speed ("Raven", "Fight, Kill, Die") ou mid tempo (le très Acceptien "Over The Top", "Into The Heart Of Danger")... Aucune baisse de régime, aucun titre faible, ce Battle Beast est un pur concentré d'efficacité, bien mieux produit que ne pouvait l'être son prédécesseur (la production est l'oeuvre d'Anton Kabanen), le guitariste/chanteur a su doter ce second effort d'un son moderne mais néanmoins Heavy qui correspond parfaitement à l'univers de nos Finlandais... Incontestablement une des grosses baffes Heavy Metal de ce premier semestre 2013.

Note : 8,5/10

Chronique : Nono666

 

BATTLE BEAST_Band 2013
 

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