Nouvelle réédition à l'initiative de Christophe Bailet, celle de l’album Highland Queen de HIGHLAND QUEEN (+ 5 titres bonus) en version CD entièrement remasterisée. Cette réédition sera commercialisée fin juin 2017 chez No Remorse Records.
Tracklist Highland Queen (Réédition 2017) : 01. Living After Midnight / 02. Break Out / 03. Feel Right / 04. R.U. Ready / 05. Get Out / 06. Call Of The Hell (bonus track)* / 07. Open Your Eyes (bonus track)* / 08. Feel Alright (demo) (unreleased bonus track)** / 09. You Make Me Running (demo) (unreleased bonus track)** / 10. On The Road To Evil (demo) (unreleased bonus track)**
*Tracks 06 & 07 : Taken from the single « Call Of The Hell » (1983) **Tracks 08, 09 & 10 : demo tracks from 1984
AIRBOURNE - Breakin' Outta Hell Spinefarm Records Style : Hard Rock Origine : Australie Sortie : 2016 Site Web : www.airbournerock.com
01. Breakin’ Outta Hell / 02. Rivalry / 03. Get Back Up / 04. It's Never Too Loud For Me / 05. Thin The Blood / 06. I'm Going To Hell For This / 07. Down On You / 08. Rocked Like This / 09. When I Drink I Go Crazy / 10. Do Me Like You Do Yourself / 11. It's All For Rock 'n' Roll
Les Australiens d'AIRBOURNE, frères jumeaux gonflés à l'hélium du mythique AC/DC, nous sortent leur quatrième album en ce début d'automne 2016 ! A cette annonce, j'entends déjà certains raleurs et médisants les décrier, les moquer tant leur musique ressemble à celle de la bande à Angus. Certes AIRBOURNE tire son essence et son style du gang des frères Young, c'est une certitude, mais avec un sacré putain de talent ! Là où AC/DC vire désormais à la parodie et à la catastrophe tant leur dernier effort semble bien faible, AIRBOURNE, lui, nous explose les tympans avec un Breakin' Outta Hell absolument sensationnel, sentant bon la bombe à neutrons ! Sur cet album, le groupe nous offre onze tueries, dont certaines vous laisseront complètement pantois. Dès le début, on assiste à un véritable feu d'artifice, AIRBOURNE enflamme tout sur son passage avec une rage folle, l'éponyme "Breakin' Outta Hell" tabasse sévère, ça groove, ça pète, et ce n'est pas le colossal "Rivalry" qui va venir calmer les choses, bien au contraire, nous tenons là une tuerie finie, un véritable hymne à la folie pure ! Joel O'Keefe y est teigneux, charismatique, comme gagné par l'enfer ! Et il en sera de même durant les quarante minutes que dure ce Breakin' Outta Hell, aucune faiblesse n'est à signaler, aucun temps mort ! On se surprend même à pratiquer la Air guitar sur l'électrisant "Thin The Blood" où, une nouvelle fois, la voix rageuse de Joel O'Keefe fait sensation, la section rythmique balance grave également... AIRBOURNE continue d'être tonitruant et incroyable sur le refrain génial de "I'm Going To Hell For This". Les guitares y sont fantastiques. Arrrgh !!! Complètement addictif, y compris pour les plus septiques ou non initiés. Même la queue de mon carlin bat la chamade au rythme effréné des kangourous, c'est vous dire ! Crazy, vous avez dit crazy ! Il n'y a qu'à demander, et AIRBOURNE s'éclate sur le refrain endiablé de "When I Drink I Go Crazy", avec ce break qui permet au titre de respirer pour repartir de plus belle et de tout détruire sur son passage. Cette nouvelle ode au Rock'n'Roll se termine avec le magnifique "It's All For Rock'n'Roll", énième tube de l'album, scandé avec conviction et soutenu par des chœurs fédérateurs du plus bel effet. AIRBOURNE réussit là à nous faire oublier son ainé tant sa musique est sublime de bout en bout. AC/DC n'est plus qu'un mythe et c'est déjà énorme, mais AIRBOURNE reprend le flambeau avec enthousiasme, furie et passion ! Vive le Hard Rock, vive AIRBOURNE !
OPETH - Sorceress Nuclear Blast Style : Progressive Rock Origine : Suède Sortie : 2016 Site Web : www.opeth.com
01. Persephone / 02. Sorceress / 03. The Wilde Flowers / 04. Will O The Wisp / 05. Chrysalis / 06. Sorceress 2 / 07. The Seventh Sojourn / 08. Strange Brew / 09. A Fleeting Glance / 10. Era / 11. Persephone (Slight Return)
OPETH est devenu, après plus de 20 ans de carrière et douze albums au compteur, un groupe incontournable de la sphère Metal. Les Suédois, menés de main de maitre par Mikael Åkerfeldt, leader surdoué, apportèrent, à leurs débuts, un souffle nouveau, une originalité et des sons peu conventionnels que personne n'avait encore soupçonner. Morningrise (1996) et ses duels acoustiques rêveurs, bordés de longues complaintes Black progressives menèrent au paroxysme musical... et quelques années plus tard, la monstrueuse et étrange toile fut tissée avec Blackwater Park (2001), marquant notamment l'arrivée fédératrice du producteur et génie anglais Steven Wilson (PORCUPINE TREE). Puis en 2002/2003, Deliverance et Damnation, duo inséparable, montrant toutes les facettes musicales du groupe. La scission se fit à partir de Watershed (2008), menant Åkerfeldt à s'émanciper quelque peu pour s'épanouir avec une approche plus langoureuse. Après quelques changements de line-up, Heritage (2011) marqua l'arrivée fortuite du Rock progressif dans la musique des Suédois, amenant une nouvelle respiration, une sorte de seconde vie pour les scandinaves. Hélas, Pale Communion (2014), bien que très bon et dans un registre assez similaire à son prédécesseur, ne fut pas tout à fait du même niveau, ne possédant pas cette même étincelle de vie. Il fallait donc qu'avec ce Sorceress, OPETH puisse à nouveau se renouveler et surprendre, pour nous ébahir totalement, comme ce fut le cas par le passé.
Persephone la magnifique, déesse d'une grande beauté, fut désignée malgré elle reine des enfers par Hades, partageant ainsi avec équité l'amour du bien sur la terre, et évidemment l'amour du mal aux enfers. Voilà la thématique de ce Sorceress, l'amour dans toute sa splendeur et sa démesure, capable de transcender comme d'anéantir tout sur son passage.
Les quelques notes acoustiques, mélancoliques et larmoyantes à souhait de "Persephone" nous adressent leur message, le groove énorme de la sorcière nous submerge totalement avec ses claviers excitants, un riff pachydermique, ultra accrocheur. L'éponyme "Sorceress" nous transporte avec un refrain magnifique et mordant qui ne manquera pas de nous faire tressaillir d'excitation. Quelle richesse ! Tant dans l'approche créative que technique, OPETH affiche un état de grâce permanent, une jouissance musicale étonnante (le somptueux et démesuré "The Wilde Flowers"), avec une dramaturgie proche de QUEEN, notamment dans ses chœurs et son chant, avec un Åkerfeldt possédé ("Chrysalis"). Et que dire du solo de Fredrik Akesson absolument fantastique... "The Wilde Flowers" rappelle les joutes victorieuses du glorieux passé Opethien. La tempête s'apaise quelque peu avec "Will O The Wisp", beau voyage où l'acoustique est roi, pouvant rappeler, dans l'esprit, un album comme Damnation. Ce Sorceress est d'une efficacité redoutable tout en étant d'une infinie variété. De plus, OPETH réussit le tour de force de réunir toutes ses périodes musicales confondues, en étant toujours au firmament, "Chrysalis" pouvant par exemple évoquer le meilleur de Blackwater Park, cependant les musiciens poussent les choses bien plus loin, comme le prouve le sublime break ambiant où Akesson détache ses notes avec une aisance et une classe sans pareil, laissant se transporter les émotions sur des vocaux et chœurs teintés 70's, la technique est là indéniablement mais avec un touché, un feeling et une délicatesse de tous les instants. Il semble aussi très important de souligner et d'insister sur la chrysalide de Mikael sur son chant clair qui, au fil des années, s'est grandement amélioré jusqu'à en devenir aujourd'hui sans faille, varié et puissant. "Sorceress 2" n'en est que plus marquant, posant les vagues sentimentales qui nous submergent parfois totalement. Celui-ci utilisant beaucoup les effets de voix pour donner des couleurs 70's (le frappant et magique "Strange Brew" dont l'accélération technique vous colle au plafond, "The Seventh Sojourn", "A Fleeting Glance"). Axenrot propose, quant à lui, cette débauche de folie supplémentaire. Sorceress bénéficie aussi de l'énorme travail de Joakim Svalberg, donnant ce grain et ce cachet vintage, déclinant des ambiances profondes, éclectiques et mélancoliques. Mais La déesse à la beauté lumineuse "Persephone" reprend finalement la main pour parachever cette nouvelle œuvre marquante, chainon manquant entre les années 70 et 2000 qui sera, sans aucun doute, l'un des sommets de cette année 2016. OPETH réussit là à obtenir la quintessence absolue de son style.
PAIN - Coming Home Nuclear Blast Style : Industrial Metal Origine : Suède Sortie : 2016 Site Web : www.painworldwide.com
01. Designed To Piss You Off / 02. Call Me (feat. Joakim Brodén) / 03. A Wannabe / 04. Pain In The Ass / 05. Black Knight Satellite / 06. Coming Home / 07. Absinthe-Phoenix Rising / 08. Final Crusade / 09. Natural Born Idiot / 10. Starseed
Le multi-instrumentiste et compositeur de génie Peter Tägtgren œuvre avec talent depuis plus de 25 ans au sein d'HYPOCRISY et 20 ans en ce qui concerne PAIN, nous ayant habitués à des opus magiques, plutôt rapprochés et peu conventionnels. Un monstre de travail, d'abnégation et d'obstination, rarement à cours d'inspiration. Et ses compétences ne s'arrêtent pas là puisqu'il est également un producteur de renommée internationale, capable d'embellir et de transfigurer, grâce à son travail, les nombreux groupes qui lui font confiance. Il est donc surprenant de le voir revenir avec ce huitième album de PAIN plus de cinq ans après son prédécesseur, l'excellent et superbe You Only Live Twice (2011). PAIN a connu les sommets avec deux opus : Nothing Remains The Same (2002) et Dancing With The Dead (2005). Après un dernier album d'HYPOCRISY, End Of Disclosure (2013), en demi-teinte, et la longue attente qui a permis au génie diabolique de souffler (l'épisode LINDEMANN), peut-on attendre de Tägtgren que ce Coming Home soit un récital d'innovations et d'originalité ? La réponse, hélas, est non ! Sur ce nouvel album, PAIN paraît emprunté, plutôt fatigué, pour ne pas dire moribond et sans grande créativité. Même si ce Coming Home n'est pas foncièrement mauvais, délivrant de ci, de là, quelques beaux passages et quelques morceaux intéressants sortant un peu du lot. Côté line-up, on retrouve Sebastian, le fiston Tägtgren, qui remplace David Wallins derrière les futs. Papa peut être fier de son rejeton car il délivre ici une très belle performance. Mais revenons à notre sujet principal, à savoir ce Coming Home. Celui-ci démarre avec "Designed To Piss You Off" sur de belles guitares sudistes à la slide, le morceau s'emballant sur un rythme dynamique, sautillant, mais malheureusement desservi par un refrain faible et sans envergure, ce qui a pour effet de gâcher quelque peu la musique qui, pourtant, valait le coup. La même sensation nous envahit avec "Call Me", single avec un Joakim Brodén (SABATON) donnant magistralement le change à Peter Tägtgren sur un riff d'acier pour un titre à l'accent Rammsteinien, mais, une fois encore, le refrain parait mille fois entendu et n'arrive pas à transcender totalement son auditoire. Cependant, ces titres font tout de même preuve d'une certaine qualité, ce qui n'est pas vraiment le cas du mauvais "Pain In The Ass", incroyablement brouillon et mal produit. Rien non plus de bien mémorable avec le moyen et insignifiant "Absinthe-Phoenix Rising". C'est mou, c'est creux ! Fort heureusement, des titres bien plus marquants parcourent aussi ce Coming Home, c'est notamment le cas d'un "A Wanabee" faisant figure d'hymne surpuissant, sonnant déjà comme un futur classique du groupe. Symphonie, grandiloquence et démesure sont au rendez-vous. Excellentissime ! On retrouve également ces splendides éléments avec le somptueux "Black Knight Satellite", doté d'une mélodie inoubliable au piano, envoutante, et d'un refrain spatial qui reste bien en tête. Du grand art. Il est judicieux aussi de mentionner l'énorme "Natural Born Idiot" aux cassures indus, avec un riff à la MESHUGGAH, mais aussi sa voix d'opéra surprenante et fantastique. La ballade "Coming Home", avec le groove de la batterie où s'épanche l'organe vocal de Tägtgren, pourra, quant à elle, évoquer le père Ozzy, accompagnée d'une très belle orchestration, mais qui peine toutefois à émouvoir. PAIN nous délivre donc un disque plutôt moyen, avec une petite moitié d'album belle et intéressante, mais ne se renouvelle guère sur l'autre. A l'issue de l'écoute de cet album, on est un peu comme Peter Tägtgren sur l'artwork, seul, dépité, comme gagné par l'ennui et le manque de surprise délivré par ce Coming Home.
Tarja Turunen sortira, en collaboration avec Alissa White-Gluz (Arch Enemy), un single intitulé Demons In You le 11 Novembre prochain via earMUSIC.
Tracklist Demons In You (Single - 2016) : 01. Demons In You (feat. Alissa White-Gluz) / 02. Demons In You (Tarja Solo Version) / 03. Demons In You (Alissa Lead Vox Version)
Les Suédois de DARK TRANQUILLITY viennent de publier un clip, réalisé par Dirk Behlau, pour illustrer le titre "Atoma" extrait de l'album du même nom à paraitre le 4 Novembre prochain via Century Media Records.
EXISTANCE (Heavy Metal) vient de dévoiler un premier extrait de son nouvel album, Breaking The Rock, à paraitre le 15 Octobre prochain via Black Vyper Records. Il s'agit du morceau-titre, à découvrir grâce au clip ci-dessous.
Les Parisiens de COWARDS (Hardcore/Sludge) sortiront leur nouvel EP, intitulé Still, le 2 Décembre prochain via via Throatruiner Records/Terrain Vague (Vinyl 12") et Deadlight Entertainment (CD).
Tracklist Still (EP - 2016) : 01. Still (Paris Most Nothing) / 02. Let Go / 03. Like Us / 04. You Belong To Me / 05. One Night In Any City
Un premier extrait a été dévoilé, il s'agit du morceau titre, à découvrir en écoute ci-dessous.
WARDRUNA (Folk/Ambient) vient de publier un clip pour le titre "Raido" extrait de l'album Runaljod – Ragnarok à paraître le 21 Octobre prochain via Indie Recordings.
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