COVERSLAVE sur les traces d’IRON MAIDEN à Londres le 7 Juin 2019
COVERSLAVE vient d’annoncer un concert unique au Cart & Horses, lieu légendaire où IRON MAIDEN a écrit une partie de son histoire. Le plus ancien Tribute français d’IRON MAIDEN aura l’honneur de partager la scène avec les membres originels de la vierge de fer pour célébrer comme il se doit le 20ème anniversaire du groupe qui a tourné avec Paul Di’Anno entre 2010 et 2013... Des moments inoubliables en perspective !
Coverslave Plays Maiden Years in London Tour Chapter 1, nous ne pouvions rêver mieux pour cet anniversaire !
Attention nombre de places limitées, réservez ICI dès maintenant.
La mise en place d’un transport et covoiturage est à l’étude, pour ceux qui souhaitent venir depuis la France et passer un week end à Londres par la même occasion.
Nous vous en reparlerons bientôt.
Dennis Stratton, Coverslave, Dave Lights and the Cart & Horses gonna get you !
(de gauche à droite sur la photo)
Cyril Saulnier - Guitare
Eric Martins-Guerra - Batterie
Stéphane Graziani - Chant
Cedrick Saulnier - Guitare
Jeff Monaco - Basse
photo © Alain Boucly
APATHEIA - Konstelacja dziur
APATHEIA - Konstelacja dziur
Godz Ov War Productions
Style : Black Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2018
Site Web : https://apatheia.bandcamp.com
01. Odmętnia / 02. Ślepe oddanie / 03. Zimma Krew / 04. Złudzenie życia / 05. Boże ciało / 06. Raj / 07. Skracanie / 08. Supernowa
Emmené par Vos d'ABSQUE COR, signé sur Godz Ov War Productions aussi, le trio APATHEIA propose là son premier album dont on sent la maîtrise du genre. En effet, si le groupe opère en trio, la production fait la part belle aux arrangements de studio, assez subtils pour ne pas sonner surproduit gardant ainsi une esthétique épurée qui semble importante pour le groupe.
Le groupe Polonais propose donc un Black Metal aux riffs assez ambiancé pouvant contenir quelques arpèges bien sentis, une batterie assez mid tempo pour le style, loin du Raw Black Metal donc, mais cela ne veut pas dire que APATHEIA n'est pas capable d'envoyer un courant de haine (même si fait trop rarement) comme sur la fin de "Ślepe oddanie" plus violente que le titre d'ouverture par exemple et plus frontale que "Zimma Krew" dont le rapprochement avec un certain BEHEMOTH peut rapidement être fait, notamment pour l'utilisation du chant à plusieurs niveaux, même si cette comparaison s'arrête très vite, on y trouve également un feeling Black Metal old school avec ce chant placé indépendamment du rythme des instruments. Les guitares dessinent des mélodies dans des leads bien ciselés, on s'approche de l'école nordiste du style dans l'ambiance générale et "Złudzenie życia" ne fait que confirmer ce ressenti.
Pour ceux qui connaissent un peu la scène Polonaise, si le mixage a été réalisé par Vos, on retrouve au mastering Krysztof Godycki, qui a notamment œuvré pour HELL UNITED, RITES OF DAATH ou EXCIDIUM, pourtant un petit côté synthétique transparait sur ce premier opus, notamment dans le son de guitare, chose qui ne transparaissait pas sur les autres productions de ces messieurs. Ceci n'est absolument pas rédhibitoire mais cela manque un peu de crasse pour le style. Ensuite, APATHEIA a voulu développer quelques idées de façon progressive donnant ainsi vie à "Boże ciało" et "Supernowa". Sur le premier, l'introduction est assez longue pour ne pas atteindre en plus un niveau d'intensité permettant d'arriver sur le cœur du morceau avec une impression d'explosion, à cela s'ajoute quelques transitions un peu brutales, notamment les arrivées sur les parties calmes, qui manquent de subtilité pour qu'elles soient parfaitement intégrées au reste. Cependant, pour le deuxième, "Supernowa", le groupe semble avoir un peu mieux appréhender l'exercice avec des variations de tempo plus subtils et mieux amenées, une conclusion d'album plutôt réussie.
Les Polonais, avec Konstelacja dziur, n'insuffle pas vraiment de vent nouveau sur le Black Metal et parviennent toutefois à se hisser à un niveau moyen intéressant mais pas encore suffisant pour se sortir la tête de la masse de groupes. La musique du groupe très bien mise en place a peut-être le cul entre deux chaises, le côté ambiancé et le Black Metal un peu plus frontal, il en ressort des riffs intéressant mais manquant soit d'intensité soit de d'ambiance pour paraître à leur avantage et rester durablement dans la tête. En jouant un peu plus sur les contrastes, APATHEIA devrait déjà pouvoir mettre un peu mieux en valeur ses morceaux, si ce n'est pas là la sortie de l'année, ce premier opus peut cependant intéresser les amateurs d'un Black Metal assez posé mais pas ambiant pour autant.
Chronique : Aymerick Painless
MEILLEURS VOEUX 2019
CRASHDÏET - "Reptile" (Clip)
MINAS MORGUL dévoile son nouveau single "Niedergang"
DARK MEDIEVAL FEST - Les détails de la première édition
Les associations Ternand Médiéval et RécrééActiv présentent leur premier festival metal basé sur les univers médiéval, viking, pagan et folk !
Le festival aura lieu à la Salle des Fêtes de Chamelet (69) le Samedi 11 Mai 2019.
A l'affiche cette année :
- LAND'S WAY (folk-metal / France)
- HROTHGAR (viking death-metal / France)
- ERGOTISM (pagan black-metal / France)
- SYN METALIUM (pagan black-metal / Suisse)
- DUX (old-school black-metal / France)
- DARKENHOLD (medieval black-metal / France)
+ 1 More TBA
Présence des stands :
- ASGARD HASS (Suisse)
- MTAF Records (Suisse)
- BLOOD EMPIRE (France)
- ADIPOCERE (France)
Animations (combats, jonglerie, feu...) et marché médiéval durant toute la durée du festival !
Réservations à cette adresse: dark.medieval.fest@gmail.com
Le tarif par ce biais est de 17€ à partir de 18 ans, payable par Paypal ou Chèque Bancaire !
Pour les jeunes entre 12 et 17 ans, le tarif est fixé à 15€.
Quant aux enfants de moins de 12 ans, l'accès sera gratuit !
D'autres moyens de vous procurer les places suivront très prochainement...
S'il reste des billets disponibles, le tarif sur place sera fixé à 20€ pour tous.
Un groupe venu du froid est encore à annoncer...
WOLF COUNSEL - Les détails du nouvel album Destination Void
Les Suisses de WOLF COUNSEL (Doom Metal) sortiront leur quatrième album, intitulé Destination Void, le 22 Février 2019 via Endless Winter.
L'album a, une nouvelle fois, été enregistré et produit par V.O. Pulver au Little Creek Studio. L'artwork, quant à lui, a, à nouveau, été réalisé par Roberto Toderico Art.
Tracklist Destination Void (2019) :
01. Nazarene / 02. Nova / 03. Mother Of All Plagues / 04. Men Of Iron Men Of Smoke / 05. Destination Void / 06. Tomorrow Never Knows / 07. Staring Into Oblivion
AVERYSADSTORY - "The Badger" (Clip)
MONOLYTH - A Bitter End - A Brave New World
MONOLYTH - A Bitter End - A Brave New World
Autoproduction / Season Of Mist
Style : Melodic Thrash/Death Metal
Origine : France
Sortie : 2018
Site Web : www.monolyth.fr
01. The Ego Disaster / 02. This Pale Imitation Of Guilt / 03. Insipid And Shallow / 04. Betrayed Again / 05. Nothing Left Nothing Right / 06. A Bitter End / 07. A Brave New World / 08. The After-vultures / 09. Like A Poison / 10. Reawake / 11. Ataraxia / 12. Devoid Of Compromise
Finir l’année 2018 sur la chronique d’un groupe hexagonal réjouit sans limite mon cœur tant nos jeunes (ou pas) Français auront été créatifs, talentueux et volubiles marquant de leur sceau les mois durant, qui plus est sur la plus large palette de style qui soit. SEYMINHOL est sa création artistique complexe, richissime dont les suédois de PAIN OF SALVATION se délecteraient avec envie et mordant, LUX IN TENEBRIS avec ce chant féminin sublime au doux parfum oriental, le pirate barbare sanguinaire BLACKBART aux boulets de canons heavy rappelant les foudres de guerre de la New Wave Of British Heavy Metal et ses plus grandes gloires, IRON MAIDEN en tête, sans faire l’impasse sur le titanesque premier album d’OBLIVION, proposant dès son éclosion un Power Metal de niveau international, rien que ça.
Alors pour cette dernière chronique de l'année, je vous propose de découvrir MONOLYTH, un groupe formé en 2006 à Beauvais, déjà auteur de Catch The Sun, un premier ouvrage sorti en 2007, aux qualités évidentes qui ne demandaient qu’a être développées avec plus de maturité et de personnalité. Et puis le trou noir, plus rien ou presque (un EP) pendant onze ans, des galères (des changements de line-up incessants), des doutes, mais toujours sans tarir la flamme dont les jeunes Beauvaisiens semblaient être animés, une foi en leurs capacités, leur talent, que la scène a su préserver sous le joug d’une petite meute de fans toujours présents, prêts à les pousser, à les porter quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe. Les efforts de tous furent finalement récompensés, voyant MONOLYTH (avec un line-up enfin stable et talentueux) remonter la pente en nous proposant une deuxième banderille fort passionnante, palpitante, poussant toujours à une écoute plus attentive. Tout d’abord A Bitter End - A Brave New World est dense, travaillé, bourré de petits détails sur douze titres, pour une heure de musique où l’ennui n’est pas de mise. Déjà, une fois n’est pas coutume, le travail sur l’artwork est exceptionnel, rappelant, pour les férus de cinéma, le film Upside Down où la splendeur et la richesse d’en haut côtoie la déchéance et la misère d’en bas. MONOLYTH est puissant, frénétique mais aussi très fin et très mélodique. Un Thrash Death mélodique souvent très proche du monumental SOILWORK ("This Pale Imitation Of Guilt", "Insipid And Shallow", "Betrayed Again"), faisant preuve d'une technique certaine, bien maîtrisée, avec des refrains très accrocheurs ("The Ego Disaster", "This Pale Imitation Of Guilt", "Insipid And Shallow", "Betrayed Again", "Re-awake", "Ataraxia") mais ce n’est pas tout, A Bitter End - A Brave New World n’est pas un énième ersatz du genre, certainement pas, réussissant à tisser une toile personnelle au fur et à mesure que l’album s’étire, s’enrichissant de nombreuses autres influences. Comme ce son de gratte dont ARCH ENEMY est friand sur "This Pale Imitation Of Guilt" ou l’énorme "Nothing Left Nothing Right" à l’intro lente et atmosphérique, déboîtant sévère par la suite avec des riffs caverneux et sombres, rappelant l’ambiance musicale des Anglais de CRADLE OF FILTH. MONOLYTH nous démontre son énorme potentiel de composition avec la magnifique "A Bitter End", une ballade rythmée très touchante chantée avec une grande sensibilité par Amaury Durand. Sans artifice, le groupe y déploie un trésor d’émotion, avec de très beaux soli de Tristan Melique. Si nous étions un peu moins incultes en France, c’est le genre de titre sublime qui pourrait toucher les masses comme, à son époque, METALLICA avait su le faire avec "Nothing Else Matters". MONOLYTH signe à cet instant une première partie d’album presque parfaite (le presque vient du chant, pas toujours convaincant et maîtrisé) mais sa musique sera un peu moins prenante et passionnante par la suite, provocant parfois une certaine lassitude, bien que restant encore de très bonne facture. Certaines pistes se dévoilent pas à pas pour la progression musicale du groupe dans un avenir proche, comme sur le break progressif de "Like A Poison" (son intro également), véritable petit bijou, étoffant, aérant, faisant vivre et respirer d’avantage cette fougue sonore débordante qui en a parfois besoin. Ce qui se retrouve également dans le mortel "Ataraxia", morceau réunissant tout ce que le groupe est capable de faire de mieux : un refrain énorme, des accélérations soudaines, des variations de tempo, des mélodies dignes des plus grands, sublimé par un duo Julien Dijoux / Tristan Melique très inspiré : riffs lourds, puissants et incisifs, avec des soli éclatants. Quant aux lignes vocales d’Amaury, elles sont ici juste parfaites. MONOLYTH est des plus impressionnant quand il varie ses structures et ses tempi, ce qu’il s’essaie plus volontiers dans la seconde moitié de A Bitter End - A Brave New World ("Re-awake", la fin de "Devoid Of Compromise"). Un opus capable souvent de rivaliser avec les plus grands tels qu'IN FLAMES, SOILWORK, DARK TRANQUILLITY, composé de musiciens doués et très talentueux mais qui, à d’autres instants, recèlent quelques faiblesses, notamment le chant growlé d’Amaury Durand, pas assez rond et puissant, avec en plus une certaine fragilité sur le chant clair, mais qui amène cependant charme et émotion. A noter une production au son clair et puissant.
Malgré quelques petites choses à développer et à améliorer, A Bitter End / A Brave New World est un très bon album (et "A Bitter End" un morceau sublime) qui semble tracer une voix royale pour une future œuvre qui risque bien d’être encore meilleure si MONOLYTH exploite tout son potentiel créatif.
Chronique : Papa Bordg















