THE LAST VEGAS - Clip
Les Américains de THE LAST VEGAS (Sleaze Rock) ont dévoilé leur clip pour le morceau "Other Side" extrait de leur nouvel album Bad Decisions paru le 16 Novembre dernier via AFM Records.
Les Américains de THE LAST VEGAS (Sleaze Rock) ont dévoilé leur clip pour le morceau "Other Side" extrait de leur nouvel album Bad Decisions paru le 16 Novembre dernier via AFM Records.
THE SIMPLE ART OF MURDER - Life
Autoproduction
Style : Metalcore
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/thesimpleartofmurder
01. Life / 02. Payback / 03. The Thrill / 04. Above God / 05. I Hold The Sky
Nous nous retrouvons pour notre série “le sud de la France, pays du Metal”, bonjour ! Aujourd’hui un groupe de joyeux drilles montpelliérains qui distillent une énergie débordante pendant un peu plus de 20 minutes sur leur premier opus Life. Sur cet EP impressionnant de maîtrise technique, j’ai repéré quelques influences, comme LAMB OF GOD ou SLIPKNOT, qui ne font aucun doute. Mais voyons plutôt. Dès le premier titre, on est mis au parfum : on n’est pas là pour dormir, va falloir bouger. Avec un art du riff qui fait mouche, comment faire autrement que de remuer la tête à s’en déplacer les cervicales ? Avec un son « californien » bien identifiable sur certains passages (refrain de "The Thrill" par exemple, avec aussi des passages au chant guttural jouissifs, le meilleur morceau de l’EP à mon humble avis), un batteur qui envoie bien comme il faut, un très bon mixage de l’EP, nous serons aussi forcés de remarquer que les solos sont plus que bien étudiés et qu’ils nous montrent que parfois, les solos (je sais, au pluriel ça donne « soli », mais ça sonne moins bien je trouve), c’est loin d’être chiant (merci les gars, ça faisait longtemps que je n’avais pas salué un solo de guitare, ça me change). Le seul bémol auquel j’ai pensé à l’écoute de Life : une justesse parfois approximative du chant, mais rien qui soit bien gênant, surtout que les passages en chant guttural sont parfaitement bien maîtrisés. Deuxième mention spéciale pour le morceau "Above God" dont j’ai adoré l’intro, et l’EP se termine sur "I Hold The Sky" comme il a commencé : de manière percutante et survitaminée. Des riffs efficaces, des solos qui tombent juste et une énergie débordante, voilà qui fait de Life un EP à écouter, et de THE SIMPLE ART OF MURDER un groupe à suivre... C’est dimanche ? Il n’y a plus de Guronsan dans l’armoire à pharmacie et vous avec une flemme phénoménale ? Une dose de Life en administration intra-auriculaire et c’est parti !
Chronique par Nastassja
Note : 8/10
HELL MILITIA - Jacob's Ladder
Underground Activists/Season Of Mist
Style : Black Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web: www.hellmilitia.net
01. Jacob’s Ladder / 02. Jonah / 03. Sternenfall / 04. Death Worship / 05. The Black Projector / 06. Second Coming Of The Pig / 07. Deus Irae / 08. Jericho
Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas encore HELL MILITIA, il s'agit d'un groupe de Black Metal français fondé en 2001 sur Paris et qui à la chance de compter dans ses rangs le bassiste de TEMPLE OF BAAL, Arkdaemon, comme guitariste, T. Persecutor (ARKHON INFAUSTUS) à l'autre guitare et Meyhnach (ex-MÜTIILATION) au micro. Jacob's Ladder, produit au studio SOS en Allemagne, s'annonce comme un excellent album dés le premier morceau éponyme. Celui-ci commence par un dialogue rapidement enchaîné par un Black Metal lourd et sans concession au premier abord. Mais, en y regardant de plus près, on sent clairement que les compos ont évolué dans leur technicité et leur noirceur grâce aux différents passages aigus et mélodiques perceptibles dans cette orgie macabre. La voix n'est pas en reste et apporte son lot de malsain et d'inquiètant. On enchaîne ensuite avec "Jonah", morceau le plus atmosphérique de l'album, qui voit se suivre passages lents et riffs aigisés comme des lames de rasoir. "Death Worship" offre une autre facette de HELL MILITIA avec ses riffs typés Death Metal et son ambiance à faire froid dans le dos. Les titres suivants apportent leur lot de surprises, mais mon préféré reste "Deus Irae", beaucoup plus court que ses frères, mais beaucoup plus proche de l'esprit originel du Black Metal Norvégien. On s'approche volontiers d'un MAYHEM ou d'un DARKTHRONE, ce qui donnera le sourire aux puristes, tellement difficiles à contenter... Le dernier titre, "Jericho", arrive comme un dessert après un bon repas. Un morceau long de près de dix minutes et qui jongle avec différentes ambiances et atmoshpères ; apportant même une petite touche plus mystique à l'album. Un début prometteur, un milieu génial et une excellente fin, HELL MILITIA enrichit le patrimoine Metal français et prouve une fois encore de l'hexagone n'a pas à rougir face à la Scandinavie ou à l'Europe de l'Est en matière de Black Metal !
Chronique par Germain
Note : 9/10
BEYOND HELVETE – Good :: Times
Autoproduction
Style : Black Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/beyondhelvete
01. The Dream :: Of Aristoteles / 02. Generation :: Insane / 03. The :: Door / 04. Out Of :: The Blue / 05. Blood :: Hunger / 06. Eremo :: Zoikum / 07. The Beginning :: Of Our Universe / 08. Awakening :: From Above
On avait laissé BEYOND HELVETE l’an passé avec son premier album, Self-Therapy, qui laissait encore transparaitre quelques défauts majeurs. Le groupe est un one-man band emmené par Natrgaard qui a fait ses premières armes sous le nom de ZWENZ et d’autres, alors parfois accompagné (NACHTFROST), et si le premier album montrait un Black Metal assez torturé, l’Allemand a décidé d’aller plus directement au but avec ce deuxième album autoproduit Good Times qui démarre sur un "The Dream Of Aristoteles" particulièrement punchy, on pense facilement à DARKTHRONE en plus carré et en plus propre. C’est avec "The Door" que l’on retrouve ces longues plages hypnotiques et dissonantes qui jalonnaient ce premier album mais le côté catchy est toujours présent en trame de fond, ce qui donne bien plus de consistance à l’ensemble. Le riffing pourra en rebuter plus d’un, nous ne sommes plus dans des riffs frénétiques mais dans des parties plus proche d’un SATYRICON que d’un MAYHEM. L’homme s’est intelligemment appuyé sur des variations de tempi permettant d’éviter l’écueil de la lassitude comme Self-Therapy pouvait le faire ressentir assez vite, ainsi un titre comme "Out Of The Blue" s’éloigne assez largement du mouvement Black pour prendre des couleurs d’Extreme Metal qui pourraient renvoyer vers SUP par exemple, toujours avec en toile de fond, la noirceur du Black Metal, BEYOND HELVETE cisèle sa personnalité à mesure que sa tête pensante aiguise son âme pour rendre le tout bien plus tranchant. Nul doute que la voie choisie là ne ravira pas tous les amateurs de Black Metal opaque mais Natrgaard réussi à dégager une énergie bien plus brutale de ce deuxième album et pourtant presque plus accessible de par son côté direct. Une initiative à saluer même si cela semble être régulier de la part de cet homme qui multiplie les projets sans réellement réussir à toucher au but. Il reste toutefois sur cet album des traces d’errance comme le montre un "The Beginning Of Our Universe" peu inspiré ou le chant d’un "Awakening From Above" qui, s’il ne s’avère jamais très mélodique sur le reste de l’album, montre ici ses limites en alignant un phrasé plus que commun et ne rendant pas du tout justice à la rythmique mise en place sur ce morceau, même si le refrain s’en tire un peu mieux. Toujours est il que BEYOND HELVETE nous propose avec Good Times un album, certes moins facile à cerner, mais bien plus réussi.
Chronique par Aymerick Painless
Note : 7/10
Amateurs de Heavy Metal à l'ancienne réjouissez vous, To The Frontlines, le nouvel album des Américains de ZÜÜL est disponible depuis le 14 Décembre via High Roller Records.
Tracklist To The Frontlines (2012) :
01. Show No Mercy / 02. Guillotine / 03. In The Cellar / 04. Smoldering Nights / 05. Heavy Lover / 06. SkullSplitter / 07. Of The Fallen / 08. Bounty Land / 09. Waste Of Time
ERYN NON DAE. - Meliora
M&O Music
Style : Experimental/Thrash
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.erynnondae.com
01. Chrysalis / 02. The Great Downfall / 03. Scarlet Rising / 04. Ignitus / 05. Muto / 06. Black Obsidian Pyre / 07. Hidden Lotus
Je pense sérieusement à baptiser Toulouse « berceau du Metal français », et à dépêcher une équipe d’experts en génétique et astrologie (et autres, on n’est jamais trop prudents) histoire de comprendre comment il est possible qu’il y ait une si grande concentration de groupes talentueux là bas. Je ne connaissais pas ERYN NON DAE, et me suis donc renseignée plus avant, histoire d’aborder Meliora, leur deuxième album avec déjà un début d’avis. Verdict : il est affolant que je n’ai pas entendu parler de ce groupe avant 2012, alors que leur premier album, qui était déjà énorme, est sorti en 2009. Je mesure mes propos, j’essaye de ne pas écrire une ode à l’amour, je vous assure, je me concentre. Je ne prendrai pas la peine d’essayer de mettre l’accent sur un morceau plus qu’un autre, Meliora doit s’écouter in extenso, comme on le ferait pour une symphonie. Les morceaux s’enchainent avec fluidité, on est emportés dans leur univers éclectique et inclassable, mais effectivement très sombre, lourd, brumeux et magistralement maîtrisé. Il serait éventuellement possible de mieux m’exprimer avec un dessin, mais je ne sais pas dessiner, je peux simplement dire qu’il suffit de s’installer confortablement et de se laisser happer par Meliora pour une heure où l’on sera littéralement soufflés par le talent de ces cinq musiciens, qui après leur premier album bien plus que prometteur, étaient attendus au tournant. Une heure enchanteresse, où se côtoient des passages rapides, « thrash », et les intros de morceaux atmosphériques, ainsi que des périodes d’intense noirceur avec la lourdeur du doom, ERYN NON DAE absorbe toute l’attention de l’auditeur, l’emmène là où il veut, avec supplément de frissons et chair de poule. Inclassable, à mon avis, mais il me reste tout de même la certitude suivante : bien que l’année 2012 eût été riche en découvertes et bonnes, voire très bonnes surprises, ERYN NON DAE, avec Meliora, nous offre l’album de l’année. Je ne mets jamais 10/10, je trouve qu’il serait dommage de la part des auditeurs de ne plus espérer mieux d'un groupe génial, je ferai donc la mesquine mais j'espère seulement qu'ERYN NON DAE continuera longtemps à jouer et jamais plus je ne passerai à côté d'un de leurs albums. Merci Messieurs pour ce très grand moment, je n’ai rien à ajouter.
Chronique par Nastassja
Note : 9,9/10
KHOMA – All Erodes
Pelagic Records
Style : Post Metal
Origine : Suède
Sortie : 2012
Site Web : www.khoma.se
01. In Ruins / 02. Just Another Host / 03. Dead Seas / 04. Give It Meaning / 05. Death Throes / 06. Winter Came Upon Us / 07. Armo / 08. Eyes To The Sun / 09. All Like Serpents (remix)
Histoire de clore un triptyque acclamé débuté en 2004 avec Tsunami, les Suédois de KHOMA nous propose All Erodes, une compilation de titres restés à l’état d’ébauche sur les 10 premières années du groupe, 2002-2012. Et finalement, voilà un quatrième album très cohérent, signe que le groupe a su évoluer sans profondément changer sa nature même si, bien entendu tout ceci a été terminé avec la vision du groupe actuel. On navigue là entre titres très ambiants pouvant évoquer les moments de délicatesse de MUSE mais surtout de RADIOHEAD dont la nature expérimentale et progressive colle bien mieux à ce que KHOMA nous a concoctés sur cet album. D’ailleurs, le groupe a intelligemment construit le tracklisting de cet album avec un démarrage en douceur avant de nous cueillir avec un "Just Another Host" qui prend une couleur Alternative Metal qui nous renvoie vers ce que DEFTONES a pu faire de mieux alors que "Dead Seas" est un vrai moment de subtilité et de beauté mélancolique, une noirceur dans laquelle on se complait énormément et c’est là la force des Suédois qui savent vous toucher profondément sans avoir l’air de racoler les midinettes. Pourtant, le groupe auparavant trio, affirme partout qu’il s’agit là de la fin d’un cycle, le groupe va accueillir 3 nouveaux membres et prendre une tournure plus Heavy, loin donc du sympathique remix de "All Like Serpents" orchestré par le claviériste de CULT OF LUNA, groupe qui partage également deux membres avec KHOMA, de là à dire que KHOMA va se rapprocher de ce que CULT OF LUNA propose, il faudra attendre le prochain album pour en savoir plus. En attendant, All Erodes vous est largement conseillé, les amateurs qui suivent le groupe depuis les débuts comme les non initiés... Bien plus que des fonds de tiroir !
Chronique par Aymerick Painless
Note : 8/10
WHEN ICARUS FALLS – Aegean
Headstrong Music
Style : Post-Hardcore
Origine : Suisse
Sortie : 2012
Site Web : www.whenicarusfalls.com
01. Step Further / 02. Aegean / 03. Acheron – Eumenides / 04. The Asphodel Meadows Part I / 05. What We Know Thus Far (An Inner Journey) / 06. Tears Of Daedalus / 07. Hades
Aegean est le premier album des Suisses de WHEN ICARUS FALLS et comme beaucoup de leurs compères, c’est dans un Post-Hardcore à tendance écrasante que ces gaillards ont choisi d’opérer. Il faut dire que leur musique prend rapidement des tournures progressives avec la chanson titre qui tape les 10 minutes et comme beaucoup d’autres groupes du genre, l’impact de TOOL est indéniable, notamment pour la nature progressive de la musique proposée ici, mais c’est surtout CULT OF LUNA qui semble inspirer ce quintet qui n’hésite pas à utiliser le piano pour agrémenter ses ambiances ("Tears Of Daedalus"). La voix hurlée typiquement Hardcore sera peut être un obstacle pour les non initiés et si on se plait beaucoup au milieu de ces titres respectant les codes du genre, c’est aussi une des principales remarques que l’on peut faire au groupe, au milieu de toute cette énergie, assez peu de personnalité ressurgit. Mais attention, ce groupe est encore jeune et il serait prématuré de déclarer que WHEN ICARUS FALLS n’est qu’un suiveur de plus car on sent tout de même une certaine envie de s’affirmer, notamment en n’hésitant pas à faire des passages atmosphériques des moments d’expérimentations à la guitare ("Hades", "Aegean"). Enregistré en Suisse en 2011 par Julien FELHMAN (UNFOLD, THE OCEAN) et Raphael BOVEY (ABRAHAM), Aegean est aussi un album qui bénéficie de leur savoir faire en matière de son, les changements de tempi, d’ambiance laissent apparaitre les détails sonores tissés par les guitares et la batterie sait se faire discrète lorsque le besoin s’en fait sentir, si dans le contenu, le Post-Hardcore des Suisses ne surprendra pas vraiment, il est toutefois de très bonne qualité, un détail non négligeable en ces temps où la scène est submergée par des albums étiquetés Post-j’sais-pas-quoi sans saveur. Et si UNFOLD avait eu un impact bien plus important que ce que l’on pourrait croire ? La qualité de la scène Post-Hardcore peut le laisser penser.
Chronique par Aymerick Painless
Note : 7.5/10
L.A GUNS - Hollywood Forever
Cleopatra Records
Style : Glam/Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.laguns.net
01. Hollywood Forever / 02. You Better Not Love Me / 03. Eel Pie / 04. Sweet Mystery / 05. Burn / 06. Vine St. Shimmy / 07. Dirty Black Night / 08. Underneath The Sun / 09. Queenie / 10. Crazy Tango / 11. Venus Bomb / 12. I Won't Play / 13. Requiem (Hollywood Forever) / 14. Arana Negra (Black Spider)
Depuis son premier album en 1987, L.A GUNS a connu pas mal de galères avec ses musiciens, ce qui évidemment n’a pas favorisé son ascension ; dommage car ce groupe, où un certain Axl ROSE a poussé la chansonnette à ses débûts, aurait mérité plus de reconnaissance. Pour ce nouvel album baptisé Hollywood Forever, le combo a mis les bouchées doubles, et nous retrouvons de nouveau Andy JOHNS à la production, celui-ci, pour mémoire, a collaboré notamment avec des pointures telles que VAN HALEN, CINDERELLA ou encore JOE SATRIANI... et bien sûr le son est énorme... mais passons désormais au contenu. Alors oui, ce n’est pas Tracii GUNS à la guitare mais qu’importe, Stacey BLADES sait faire hurler sa guitare et on en redemande. Le premier morceau "Hollywood Forever" déboule pied au plancher, du bon LA.GUNS comme on l'aime. "You Better Not Love Me", quant à lui, est plus mid-tempo, mais surtout "Eel Pie", et son gros riff, est sacrement orienté Glam-Rock et aurait pu aisément trouver sa place sur un album des années 80 des mêmes L.A.GUNS ou même POISON, tout comme "I Won’t Play". Poursuivons avec "Dirty Black Night" qui permet à Stacey BLADES de se mettre davantage en avant ; les ballades, au nombre de deux, "Underneath The Sun" et "Requiem (Hollywood Forever)", sont mélodiques à souhait, mais surtout L.A.GUNS nous gratifie d’un morceau très Rock’n’roll, "Venus Bomb", qui est, effectivement, une petite bombe, une compo qui devrait prendre toute sa dimension en concert. Voilà donc un très bon album qui ravira les fans de Rock comme de Glam Rock, L.A GUNS nous prouve une fois de plus qu’il faut encore compter avec lui...
Chronique par CeD
Note : 8/10