FATES WARNING - Darkness In A Different Light
FATES WARNING - Darkness In A Different Light
InsideOut Music
Style : Progressive Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.fateswarning.com
01. One Thousand / 02. Firefly / 03. Desire / 04. Falling / 05. I Am / 06. Lighthouse / 07. Into The Black / 08. Kneel And Obey / 09. O Chloroform / 10. And Yet It Moves
Neuf ans après la sortie de leur dernière offrande studio voilà surgir Darkness In A Different Light, un onzième album que l’on attendait plus trop de la part du groupe. Et force est de constater que, même s’ils ont pris leur temps, FATES WARNING n’a rien perdu de ce qui a fait sa renommée et propose un nouvel album qui devrait ravir bon nombre. C’est toujours aussi sophistiqué, esthétique et riche mais le groupe a aussi mis de l’énergie dans ses compos comme l’atteste le début du titre qui ouvre l’album "One Thousand Fires". Evidemment les parties Prog et techniques sont toujours aussi présentes mais sans être pour autant chiantes ni démonstratives. Le timbre de voix, sa manière de s’en servir, font de Ray Adler un chanteur avec une signature vocale reconnaissable entre toutes. Il ne cherche pas sur cet album à atteindre des notes haut perchées, il est plus dans la retenue mais fait mouche grace à un feeling de tous les instants comme sur l’intermède "Falling", que personnellement j’aurais aimé plus long. De nombreux passages me font penser à du Grunge dans l’énergie et les sonorités comme tout le début du titre "I Am" (basse/batterie, l’arrivée de la guitare et le riff principal voire même la première partie du chant). Evidemment ensuite entrent en scène les contre-temps de batterie, de guitares et toutes autres sortes de détails qui remettent la composition dans son "style" de prédilection. Je trouve très intéressant cette diversité, ce mélange. Et que dire de la paire de guitaristes Jim Matheos / Frank Aresti sinon qu’elle nous fait la totale tout au long de ce Darkness In A Different Light. Tout y passe : les guitares acoustiques, les arpèges en veux-tu en voilà, les descentes de manche, les riffs assassins... le tout dans une complémentarité de tous les instants comme sur le titre "Firefly" où pendant que l’un nous balance des accords plaqués afin d’accompagner la ligne de chant, l’autre continue à nous envoyer un riff des plus efficaces. Du vrai travail d’orfèvres ! L’intro de "And Yet It Moves", le dernier et aussi le plus long titre de cet opus, nous offre un délice de parties classiques jouées aux guitares. Ensuite le groupe part dans un long run instrumental bourré de feeling, de technique instrumentale et très énergique, le chant entrant sur les accords plaqués d’une des 2 guitares. Ce morceau assez épique par sa longueur pourrait se disséquer en plusieurs parties bien distinctes, aux ambiances complètement différentes. La production est bien foutue et permet de distinguer les nombreuses couches instrumentales et subtilités du mixage de chaque chanson. Le batteur, Bobby Jarzombek, dont c’est le premier album avec le groupe, est monstrueux de technique mais celle-ci ne prend jamais le dessus sur la justesse et la précision des parties qu’il propose. J’apprécie particulièrement son jeu de charleston d’une très grande subtilité. Il donne vraiment l’impression que la batterie est omniprésente, qu’il en met partout mais sans jamais interférer avec le reste des instruments, bien au contraire il se fond complètement dans la masse jouant à la perfection son rôle rythmique. Du grand art. Un album dont toutes les subtilités se dévoilent au fil des écoutes, notamment pour appréhender toutes les couches d’instruments qui jalonnent chaque composition. Retour gagnant.
Chronique : Horace Pinker












