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REGARDE LES HOMMES TOMBER + DEUIL + AIN - 29-11-2014

Publié le par Nono666

REGARDE LES HOMMES TOMBER_Belleville Sur Meuse_29-11-2014

REGARDE LES HOMMES TOMBER + DEUIL + AÎN
Samedi 29 novembre 2014 – Belleville Sur Meuse [MJC du Verdunois]



Il y a des moments où on se demande bien pourquoi certains a priori sont bien ancrés dans nos crânes, en effet, c’est la première fois que je me rends dans cette salle dans la banlieue de Verdun et qui se situe, contrairement à ce que je pensais, à 1 heure de chez moi, autant dire à côté étant donné les affiches proposées régulièrement par la MJC souvent associée à Metalphyzik, une association qui se bouge énormément. Ce soir, c’est une soirée lourde qui se profile et le froid naissant dans la région n’a pas apeuré les Metalheads du coin et on y croise donc quelques têtes bien connues, l’occasion de discuter, notamment avec l’équipe du LEZARD’OS ou encore les bénévoles de Metalphyzik très sympathiques et abordables.

Ce sera une centaine de personne qui se sera déplacé ce soir, autant dire que c’est une réussite car en face il y avait TREPALIUM à Jarny, à quelques kilomètres mais lorsqu’AÎN monte sur scène, on comprend très vite que l’on ne va pas regretter d’être venu ce soir. Les Messins donnent ici leur premier concert français après une tournée en Europe de l’Est et le moins que l’on puisse dire, c’est que le discours est rôdé et bien mis en scène. Encapuchonnés, les membres ne montrent pas leur visage, le chanteur appuie également sur le côté mise en scène religieuse et le Post Black Doom des Français passe extrêmement bien. Voilà un groupe à surveiller de très prêt et qui me fait penser au meilleur de DEINONYCHUS avec ce côté Black 90’s. Pas de blanc entre les morceaux, juste des larsens, pas un mot du chanteur, occupé à s’affairer avec ses accessoires, une vraie mise en scène et une ambiance qui surprend un peu le public au début qui ne montre aucune réaction entre les morceaux. Par contre, lorsque les musiciens quittent la scène, le public est bien là et montre bien que la prestation d’AÎN a été appréciée à sa juste valeur. On espère vraiment revoir ce groupe prochainement.

AIIN 6

Un quart d’heure, tel est le temps pris pour changer le plateau et voilà DEUIL qui investi la scène très rapidement. Particulièrement marqué par le premier EP des Belges, j’attends particulièrement ce concert et pourtant, c’est celui qui va le moins m’accrocher. La présence des musiciens n’est pas au top, le guitariste se retournant régulièrement vers son batteur pour s’assurer que l’ensemble est bien calé, le chanteur se met de profil au public et surtout, si musicalement, le groupe sait emmener son public dans plusieurs états, vocalement, le chant hurlé et haut perché rend le tout très monotone, lisse au possible et finalement assez difficile à apprécier. Dommage, car sur disque ce groupe avait réussi à imprégner une ambiance particulière qui ne transparait pas ici, certainement un peu trop de production avec beaucoup d’éléments importants que DEUIL ne semble pas pouvoir retranscrire sur scène. Un premier album devrait cependant voir le jour l’année prochaine, une aubaine, car autre bizarrerie, le groupe envoie 25 minutes, soit son EP, et puis s’en va, à la surprise générale, aucun rappel, mais le groupe avait-il d’autres titres à jouer ? Du coup on se dit qu’inverser DEUIL et AÎN aurait peut être paru un peu moins bizarre sur l’affiche. Pour le coup, le premier album est attendu de pied ferme pour voir si le groupe est capable de rééditer l’ambiance phénoménale de son EP ou est-ce qu’il sera à l’image du concert de ce soir, sympathique mais vraiment trop lisse et monotone.

DEUIL 6

Même temps pour mettre en place REGARDE LES HOMMES TOMBER, la longue introduction fait monter la pression et effectivement ce n’est plus U.W. (OTARGOS) qui officie derrière le micro mais un certain Thomas qui insuffle un esprit plus Black sur la musique de ce groupe, et il faut bien avouer que cela fonctionne exceptionnellement bien, le côté Post disparait un peu au profit d’un Sludge Black dont le seul petit défaut est la répétition dans la structure des morceaux. Mais pour le reste, mon dieu que les riffs lancinants, que les parties blastées, que ce chant habité fonctionnent et font invariablement mouche.

REGARDE LES HOMMES TOMBER

La mise en son est un peu plus puissante que pour les groupes précédents, il faut dire que les Nantais opèrent à deux guitares bien lourdes. Ce soir, la tête d’affiche à montrer que sa montée en puissance n’avait rien d’usurpé et que le côté hype de cette scène Post-machin chose cachait encore quelques groupes très très intéressants. Là aussi, nous sommes surpris par la courte durée du set, mais là encore, le groupe n’ayant qu’un seul album à son actif, difficile d’en attendre beaucoup plus et le groupe sort ainsi, presque dans l’indifférence générale alors que l’on aurait bien pris un petit rappel dans les esgourdes, où est donc passée l’envie du public, je dirais même le respect du public car le groupe a livré un vrai bon concert, le meilleur de la soirée et ils n'ont droit qu'à quelques applaudissements, dommage REGARDE LES HOMMES TOMBER méritait beaucoup mieux. Là aussi, on espère revoir ce groupe avec ce nouveau chanteur dans un avenir que l’on entrevoit comme très prometteur pour ce quintet.

REGARDE LES HOMMES TOMBER 4
 
REGARDE LES HOMMES TOMBER 5

Bilan de la soirée positif avec une affiche très cohérente, une salle que je découvrais et qui est vraiment sympathique, une organisation sans faille et un public qui a su répondre présent, si vous ne connaissez pas non plus cet endroit, surveillez donc la programmation, et si possible, Heavy Sound sera de nouveau présent !

Report & Photos : Aymerick Painless

 

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PANDEMONIUM - Devilri [Extended Edition]

Publié le par Nono666

PANDEMONIUM - Devilri [Extended Edition]
Old Temple
Style : Black Death Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2014
Site Web : www.pandemonium.metal.pl

PANDEMONIUM_Devilri



01. Dark Winds / 02. Hagia Sophia / 03. Sunless Domain / 04. Unholy Existence / 05. Devilri / 06. Might Of The Godz / 07. Memories / 08. Hagia Sophia* / 09. Unholy Existence* / 10. Into The Pentagram (SAMAEL cover)* / 11. Might Of The Godz* / 12. Memories** / 13. Sunless Domain** / 14. Unholy Existence** / 15. Into The Pentagram (SAMAEL cover)** / 16. Hagia Sophia** / 17. Might Of The Godz**
* Reh/Promo (1990) / ** Live From S’Thrash’Ydlo 1991

Après la réédition de l’excellent premier album The Ancient Catatonia  l’an passé par Old Temple, les Polonais ont décidé de remonter encore un peu plus en amont de la genèse de ce groupe qui a marqué l’histoire du Metal Extrême en Pologne. C’est donc avec la réunification des deux premières démos du groupe qu’Old Temple refait parler de PANDEMONIUM, la fameuse Devilri publiée en 1992 qui pose les bases du Black Death Metal aux racines bien Dark de ce groupe qui était à l’époque un trio où sévissait à la batterie Peter, décédé en 1997, connu aussi sous le nom de Züber. Introduit par ce vent, ce "Dark Winds" que l’on retrouve également sur "Hagia Sophia", un vent dont le son est digne d’un film catastrophe de série Z mais ce n’est pas grave car ce témoignage aujourd’hui déterré ne vaut pas pour ses qualités sonores, ce son de batterie n’est plus du tout dans les standards actuels, ces approximations rythmiques nous rappellent simplement que ce n’est qu’une démo, ces structures peu fluides manquant cruellement de dynamique, tout cela n’a que pour but de nous remémorer ce qu’était ce groupe il y a vingt ans. En attendant, il se dégage une atmosphère de ces titres, cet "Unholy Existence" vire au Doom Death Metal que l’on peut aussi retrouver dans un ASPHYX, et le côté brut et nihiliste de la musique nous renvoie également vers les débuts de SAMAEL, groupe qui semble avoir marqué les Polonais à l’époque puisqu’ils se fendront d’une reprise du "Into The Pentagram" des Suisses sorti en 1991 seulement, tout autant que leurs compatriotes de CELTIC FROST dont on retrouve ici une trace indélébile. Aux côtés de Devilri, la démo sortie en 1992 et qui a déjà pratiquement l’allure d’un album dans la mise en son, la production et le travail d’arrangement et de ‘studio’ avec les différents ajouts de clavier à droite et à gauche, sa petite sœur, Reh/Promo sortie en 1991, se veut plus crue en terme de production, un son plus criard, ce son de cymbale sur l’introduction d’"Hagia Sophia" n’est pas indiqué pour les déficients auditifs, mais prépare le terrain pour ce que sera ensuite Devilri, car les bases sont bel et bien là, l’ambiance, ces riffs Death sur fond de sonorité Black, seule la production ferait la différence sur les sorties suivantes. On passera assez largement sur les titres live mis à la fin de cette réédition car si la musique est pratiquement inaudible, dès que le chant intervient, ça sature de partout ne formant qu’une masse sonore désagréable au possible, l’intérêt de ce genre de bonus est tout de même très limité et pourri même un peu la fête, la réédition de Devilri et de Reh/Promo se suffisait à elle-même, inutile de rajouter ce live incompréhensible. Pour le reste, tout comme pour The Ancient Catatonia , le livret est agrémenté de documents de l’époque, flyers, photos, interviews, chroniques, une vraie image de ce qu’était l’underground avec cette excitation de pouvoir découvrir un groupe qu’à travers un bout de papier avant d’avoir la chance de poser une oreille sur ledit objet, une ambiance nécessaire pour bien comprendre l’impact de ce genre de démo à l’époque et surtout un travail très soigné de la part de ce label qui arrêtera certainement là son retour dans le passé car les Polonais semblent aussi avoir une actualité neuve, on se souvient du Promo  sorti en 2010 suivi de l’album Misanthropy  en 2012, et PANDEMONIUM n’a plus tout à fait le même discours aujourd’hui, peut-être que ce voyage dans le temps ravivera une flamme non éteinte mais bien amaigrie à la vue de la qualité des derniers travaux du groupe. Que les amateurs de Metal old-school jettent une oreille sur cette réédition de deux démos très intéressantes et en plus ornées d’un artwork sobre mais bien sympathique, à redécouvrir !

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

Pandemonium
 

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NITROGODS - Nitrogods

Publié le par Nono666

NITROGODS - Nitrogods
SPV / Steamhammer
Style : Hard Rock'n'Roll
Origine : Allemagne
Sortie : 2012
Site Web : www.nitrogods.de

NITROGODS_Nitrogods



01. Black Car Driving Man / 02. Demolition Inc. / 03. At Least I'm Drunk / 04. Gasoline / 05. Whiskey Wonderland (feat. Dan McCafferty) / 06. Licence To Play Loud / 07. Lipsynch Stars / 08. The Devil Dealt The Deck / 09. Rifle Down / 10. Riptide / 11. Wasted In Berlin (feat. Fast Eddie Clarke) / 12. Zombietrain

Formé à l'initiative d'Henny Wolter (ex-PRIMAL FEAR) à la guitare et rejoint par Klaus Spelling (FREEDOM CALL, ex-PRIMAL FEAR) à la batterie, notre duo de metallurgistes qui, après des années passées à jouer du Heavy 100% pur jus, semble vouloir se recentrer sur l'essentiel, une sorte de retour aux sources, un retour aux basiques, à savoir un Hard Rock'n'Roll graisseux à souhait et qui envoie direct... Alors certes les influences sont décelables à la première écoute, une évidence s'impose à nous, NITROGODS vénère MOTÖRHEAD, c'est un fait certain, c'en est même parfois troublant, et ce jusque dans la voix de Claus 'Oimel' Larcher, copie conforme de celle du père Lemmy ("Licence To Play Loud", "Riptide"...), rodée à la clope et au whiskey et lustrée au papier de verre. L'ombre de ROSE TATTOO ("Lipsynch Stars") et ZZ TOP ("Rifle Down") plane également sur ce Nitrogods certes pas original pour un rond mais terriblement efficace. Signalons également la présence de deux guests de renom : Dan McCafferty qui donne une couleur très NAZARETH à "Whiskey Wonderland" tandis que Fast Eddie Clarke (ex-MOTÖRHEAD) se charge du solo de "Wasted In Berlin". Au final, nous sommes en présence d'un premier album plus que convaincant... Si vous aimez les choses simples et pas prise de tête comme le gros Hard Rock qui envoie sévère, vous savez ce qu'il vous reste à faire, ruez vous sur ce Nitrogods de fort bonne tenue, il ne fait aucun doute que vous ne le regretterez pas !

Note : 7,5/10

Chronique : Nono666

 

NITROGODS_Band2012
 

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HELLFEST - 2ème annonce

Publié le par Nono666

Le HELLFEST vient d'annoncer sa seconde vague de groupes, s'ajoutent donc à l'affiche :
MASTODON / COCK SPARRER / SUPERJOINT RITUAL / A DAY TO REMEMBER / GHOST BRIGADE / EPICA / NO RETURN / BUTCHER BABIES / GIUDA / SYLOSIS / HAKEN / SUP / ONSLAUGHT / ARGILE / CRUSHER / PRIMATE / TRIGGERFINGER / MELECHESH / SHINING (Nor) / INFESTUS / DOCTOR LIVINGSTONE / PETER AND THE TEST TUBE BABIES / BRANT BJORK / LION'S LAW / VULCAIN et SNOT.

5 groupes complêteront l'affiche prochainement.

hellfest_annonce2
 

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NITROGODS - Rats And Rumours

Publié le par Nono666

NITROGODS – Rats & Rumours  
SPV / Steamhammer
Style : Hard Rock'n'Roll
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.nitrogods.de

NITROGODS_Rats & Rumours



01. Rats & Rumours / 2. Got Pride / 3. Irish Honey / 4. Automobile / 5. Damn Right (They Call It Rock’n Roll) / 6. Nothing But Trouble / 7. Back Home / 8. Dirty Old Man / 9. Ramblin’ Broke / 10. BMW / 11. Lite Bite / 12. Nitrogods / 13. Whiskey Supernova

Revoici deux ans après un premier album éponyme des plus convaincants, les Allemands de NITROGODS avec un Rats & Rumours qui s'inscrit dans la droite lignée de son prédécésseur. Sans surprise ni grande originalité, NITROGODS nous balance une nouvelle fois son Rock'n'Roll Motörheadien avec une grande efficacité. Dès le morceau-titre qui ouvre cet album, NITROGODS envoie la sauce de manière fort énergique, le rythme est soutenu et le chant de Claus 'Oimel' Larcher nous rappelle combien nos Allemands peuvent être fans du combo du père Lemmy ("Damn Right (They Call It Rock'n'Roll)", "Rats & Rumours"...), comment par exemple ne pas penser à "Stay Clean" à l'écoute de "Got Pride" ? Tous les morceaux donnent plus ou moins dans ce même registre, toutefois, afin de ne pas lasser, NITROGODS n'hésite pas à varier quelque peu son propos le temps d'un "Automobile" qui se veut plus dans une veine Rockabilly, un peu dans l'esprit de HEADCAT, l'autre groupe de Lemmy, ce sera également le cas d'un "Back Home" qui ne manquera pas d'évoquer THIN LIZZY ou de "Nothing But Trouble" qui nous emmène vers l'Australie de ROSE TATTOO... En gros, un Hard Rock'n'Roll sans fioritures, brut et graisseux à souhait, qui sent bon le houblon et le malt à whiskey... Un album qui, de part ses influences un peu plus variées, se veut plus personnel que l'opus précédent. Amateurs de gros Rock'n'Roll qui tâche, rejouissez vous, NITROGODS est de retour, plus affuté que jamais !!!

Chronique : Nono666

7,5

 

 

NITROGODS_Band 2014
 
 

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BLIND GUARDIAN - Twilight Of The Gods (Lyric vidéo)

Publié le par Nono666

BLIND GUARDIAN vient de dévoiler le titre "Twilight Of The Gods", premier single extrait de son nouvel album, Beyond The Red Mirror, à paraitre le 30 Janvier 2015 via Nuclear Blast.

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SWEET & LYNCH - The Wish (Clip)

Publié le par Nono666

SWEET & LYNCH, projet réunissant Michael SWEET (STRYPER) et George LYNCH (LYNCH MOB, ex-DOKKEN), sortira son premier album, Only To Rise, le 23 Janvier 2015 via Frontiers Music. Vous pouvez d'ores et déjà découvrir le titre "The Wish" via le clip vidéo ci-dessous.

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BEYOND THE DUST - Clarity (Clip)

Publié le par Nono666

BEYOND THE DUST a mis en ligne un clip réalisé pour le titre "Clarity" extrait de son nouvel album, Khepri, récemment sorti via Dooweet Records.

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FINSTERFORST - Mach Dich Frei (Détails nouvel album + Clip)

Publié le par Nono666

Les Allemands de FINSTERFORST (Folk Metal) publieront leur nouvel album, Mach Dich Frei, le 23 Janvier 2015 via Napalm Records.

Finsterforst_Mach Dich Frei

Tracklist Mach Dich Frei (2015) :
01. Abfahrt / 02. Schicksals End / 03. Zeit für Hass / 04. Im Auge des Sturms / 05. Mach Dich Frei / 06. Mann gegen Mensch / 07. Reise zum… / 08. Finsterforst

Le groupe a également dévoilé le clip du morceau-titre de ce nouvel opus

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AT THE GATES - At War With Reality

Publié le par Nono666

AT THE GATES - At War With Reality
Century Média Records
Style : Melodic Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.atthegates.se

AT THE GATES_At War With Reality



01. El Altar Del Dios Desconocido / 02. Death And The Labyrinth / 03. At War With Reality / 04. The Circular Ruins / 05. Heroes And Tombs / 06. The Conspiracy Of The Blind / 07. Order From Chaos / 08. The Book Of Sand (The Abomination) / 09. The Head Of The Hydra / 10. City Of Mirrors / 11. Eater Of Gods / 12. Upon Pillars Of Dust / 13. The Night Eternal

Cela pourrait se passer ainsi : deux métalleux anonymes commentant joyeusement le nouveau clip d’AT THE GATES sur Youtube :

Satanismymaster75 a écrit : « pff… Ils se reforme pour le blé, é toute façon on peut pa surpassé Slaughter of the Soul lol! »
Zizi666 a écrit : « va chié satanismymaster75 C AT THE GATES koi, lalbum sera genial, c obliger ;-p <3 <3 <3 »

Bah, calmez-vous les mecs ! Déjà, débranchez-moi ces ordis et allez causer musique dans un bistrot ou, encore mieux, à l’occasion d’un concert, ce sera un bon début ! De notre côté, on va essayer de prendre un peu plus de recul vis-à-vis d’At War with Reality, premier album d’AT THE GATES depuis 1995. Pour cela, il faut déjà faire abstraction de ce contexte hautement subjectif et, plus encore, admettre que les membres d’un groupe ont le droit de faire ce qu’ils veulent de leur « créature ». En l’occurrence, les décideurs s’étant déjà expliqués en long et en large dans la presse à propos de la sortie d’un nouvel album,  nous nous concentrerons sur le contenu dudit recueil. Après de multiples écoutes, le constat s’avère assez simple : At War with Reality n’atteint certes pas les sommets de créativité et d’intensité de ses prédécesseurs – en particulier du chef d’œuvre évoqué précédemment – mais il se révèle au fil des écoutes comme un album qui ne devrait pas ternir la réputation d’AT THE GATES, ce qui n’est pas un mince exploit ! Alors bien sûr, le style si particulier de la formation suédoise ayant inspiré tant de groupes, l’effet de surprise est largement retombé. De plus, cet opus transpire la maîtrise là où les précédents laissaient clairement apparaître que le groupe repoussait sans cesse ses propres limites, ce qui faisait tout leur sel. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne le batteur Adrian Erlandsson, qui privilégie ici l’efficacité à la créativité, mais aussi Tomas Linberg dont le chant écorché reste reconnaissable entre mille, mais qui donne moins l’impression de s’arracher littéralement la gorge. La mise en son, très précise mais un peu « gentillette », achèvera de rebuter les détracteurs. Mais l’ensemble des morceaux est de haute tenue et regorge d’arrangements subtils même si, effectivement, il se veut moins tonitruant (plusieurs morceaux partent d’un rythme rapide pour adopter ensuite des tempi plus modérés). D’autre part – et le logo choisi pour orner la pochette le laissait entendre – ATG a choisi de revenir à une formule plus sombre, tourmentée et atmosphérique, à la façon du superbe et mésestimé With Fear I Kiss The burning Darkness (1993) ou du disque de transition qu’était Terminal Spirit Disease (1994). Cela confère ici un petit côté « best-of » plutôt bien vu, même si l’auto-plagiat n’est parfois pas loin (le disque n’est pourtant pas produit par Rick Rubin !). En tout cas At War with Reality fait preuve d’une belle homogénéité et démontre un potentiel certain pour les futurs concerts. Dans ce domaine, AT THE GATES a eu de multiples occasions de nous démontrer sa force de frappe depuis son retour scénique en 2008. Avec quelques nouvelles cartouches bien choisies, telles que "The Book Of Sand (The Abomination)", l’un des sommets de ce nouveau disque, le résultat devrait être assez explosif.

Chronique : Morbid S.

8

 

 

AT THE GATES_Band 2014
 

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