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GAMMA RAY - Master Of Confusion

Publié le par Nono666

GAMMA RAY – Master of Confusion
e-a-r Music/Edel
Style : Power/Speed Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.gammaray.org

GAMMA RAY_Master Of Confusion



01. Empire Of The Undead / 02. Master Of Confusion / 03. Death Or Glory (Holocaust Cover) / 04. Lost Angels (Sweet Cover) / 05. The Spirit (Live Bochum) / 06. Wings Of Destiny (Live Bochum) / 07. Gamma Ray (Live Bochum) / 08. Farewell (Live Bochum) / 09. Time To Break Free (Live Bochum) / 10. Insurrection (Live Bochum)

En prélude à son prochain album (Empire of the Undead qui sortira en 2014), GAMMA RAY nous offre cet EP composé de 2 nouvelles compositions, 2 reprises et de 6 titres live enregistrés à Bochum. Il semble bien que l’escapade UNISONIC a fait un bien fou au père Kai qui avait tendance à se ramollir un peu ces derniers temps ! Tout est déjà clair dès "Empire Of The Undead" : speed, agressif et refrain imparable. "Master Of Confusion" quant à lui, lorgne plutôt du côté Heaven Or Hell avec son refrain taillé pour le live. Côté reprises  "Death Or Glory" (HOLOCAUST) montre une facette plus sombre et "Lost Angels" (SWEET) exploite des chœurs que n’auraient pas reniés QUEEN. Rendez-vous en 2014 pour un album qui promet d’être bon ! Pour conclure, un petit mot sur la partie live de cet EP : Etrangement, ces 6 titres sont interprétés de façon beaucoup plus convaincante que ce que l’on avait pu entendre sur Skeletons & Majesties Live… Certes, le public est quasi effacé au mix, ce qui nuit à l’ambiance, mais Kai HANSEN se montre bien meilleur dans son chant et rassure là où il inquiétait sur le précité Skeletons. Michael KISKE vient rejoindre les joyeux allemands sur un "Time To Break Free" de très bonne facture et Kai, décidément très en voix, achève ce mini live sur un "Insurrection" superbe. Un très bon interlude que ce Master Of Confusion. Vivement 2014 !

Chronique : Emil Maniak

Note : 8,5/10

 

GAMMA RAY_Band 2012
 

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THYRFING - De Ödeslösa

Publié le par Nono666

THYRFING - De Ödeslösa
NoiseArt Records
Style : Black Metal symphonique
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.thyrfing.com

thyrfing_de ödeslösa



01. Mot Helgrind / 02. Fordom / 03. Veners Förfall / 04. Illvilja / 05. Kamp / 06. Relik / 07. Vindöga / 08. De Ödeslösa

Il aura fallu attendre 5 ans pour enfin voir sortir le nouvel album de THYRFING, formation ô combien émérite du Black/Viking Metal suédois. Cette fois, le groupe semble vouloir faire quelques changements dans son identité musicale et y ajouter une nouvelle profondeur, une autre dimension. Les changements de line-up semblent y être pour quelque chose. En effet, Joakim Kristensson, batteur du combo jusqu'en 2012, est retourné à ses premières amours en prenant la place de Kimmy Sjölund à la basse. C'est Denis Ekdahl (RAISE HELL, ex-MACHINERY, ...) qui prendra alors place derrière les fûts. Les hostilités commencent avec le titre "Mot Helgrind" et son intro "philharmonique". Le tempo est assez lent et les riffs sont simples mais les samples sont bien là, agissant dans l'ombre et apportant cette profondeur évoquée plus haut. Il est assez difficile de décrire cette ambiance et le sentiment qu'elle procure, mais des termes comme "cosmique", "épique" ou encore "mystifiant" seraient sans doute à employer. Le rythme est régulièrement cassé par des breaks de guitares accoustiques ou de piano, ce qui enrichit le tout. On retrouve les mêmes ingrédients dans les titres suivants comme "Fordom" ou "Veners Förfall" avec une sonorité plus Heavy et un tempo légèrement accéléré. En ce qui concerne la voix de Jens Rydén, on pourrait décrire ça comme un mélange de voix claire, de criard typiquement Black suédois et de growl old-school accompagné de temps en temps par des choeurs mixtes. C'est plutôt efficace et relativement maîtrisé mais une telle richesse de voix risque de ne pas faire mouche chez tout le monde et pourra même faire râler certains puristes... Le titre "Kamp" est un peu l'OVNI de l'album. L'intro est pour le moins inhabituelle avec son chant rock sur fond de basse et batterie. C'est le titre le plus groovy de la galette et se laisse réécouter sans problème. Les titres "Relik" et "Vindöga" apportent, quant à eux, le côté Pagan et Viking qui faisait défaut jusque là. Un étrange mix entre MARDUK, DIMMU BORGIR et MOONSORROW arrive à nos oreilles et c'est plaisant, très plaisant. Le dernier morceau, "De Ödeslösa", dénote encore de ses compagnons. Une nouvelle intro à la guitare accoustique faisant place à un Black Metal cosmique, rapide comme la lumière et froid comme l'immensité de l'univers ! Pour moi, le meilleur titre de l'album. Assez tergiversé ! THYRFING a su se renouveler et nous offre ici un très bon album, aux défauts rares et à la personnalité bien trempée.

Chronique : Germain

Note : 7.5/10

 

THYRFING_photo
 

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SIN STARLETT - Throat Attack

Publié le par Nono666

SIN STARLETT - Throat Attack
Emanes Metal Records
Style : Heavy Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/sinstarlett

SIN STARLETT_Throat Attack



01. Headed By The Hexx / 02. Relentless Assault / 03. Edge Of The World / 04. Just When The Riot Begins / 05. Heavy Invaders / 06. Blood In The Streets / 07. Knights Of The Past / 08. Rockin' Through The Night / 09. Vindicator, Ribcagebreaker / 10. Crystal Elegy / 11. Beholders Of The Claw

SIN STARLETT, avec un tel nom, on pourrait penser avoir à faire à un énième groupe de Sleaze/Glam made in sweden genre CRASHDIET ou autres BAI BANG... tout faux ! Déjà SIN STARLETT n'est pas suédois mais suisse... et c'est plutôt du côté du Heavy traditionnel et de la NWOBHM qu'il faut chercher pour trouver les influences de ce combo 100% old school dont JUDAS PRIEST, IRON MAIDEN ou RAVEN semblent être les références principales. Vous en avez marre des productions surfaites et uniformisées ne laissant aucune place à l'authenticité, rassurez-vous ce n'est définitivement pas le cas de ce Throat Attack respirant le "vintage" à tous les étages... Oubliez toute trace de modernité et plongez dans ce second opus de SIN STARLETT qui vous ramenera à une époque où le moule-burnes et les baskets à languettes étaient à la mode... bienvenue dans les 80's ! Au programme un Heavy de fort bonne facture, simple et direct ("Heavy Invaders"), des compos efficaces, des refrains accrocheurs ("Headed By The Hexx")... seul le son, correct mais bien loin des standarts actuels, pourra déplaire à certains, cependant, c'est aussi ça qui fait le charme d'un tel album... Aucun doute que les amateurs du genre y trouveront leur compte...

Chronique : Nono666

Note : 7,5/10

 

SIN STARLETT_Band 2012
 

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MAJESTY - Thunder Rider

Publié le par Nono666

MAJESTY – Thunder Rider
NoiseArt Records
Style : True Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.majesty-metal.de

MAJESTY_Thunder Rider



01. Thunder Rider / 02. Warlords Of The Sea / 03. Anthem Of Glory / 04. Make Some Noise / 05. Metalliator / 06. Raise The Beast / 07. New Era / 08. Asteria / 09. Young And Free / 10. Rebellion Of Steel / 11. Metal Union

MANOWAR est déjà de retour ! Si, si ! j’ vous jure ! Même que ça s’appelle MAJESTY et qu’ils font semblant de venir d’Allemagne ! Quoi ? C’est pas MANOWAR ? C’est vraiment un band Allemand ? Superzut, moi qui croyais que les kings of Metal s’étaient revigorés et nous sortaient la suite logique de Hail To England pour se venger de tous les vilains chroniqueurs qui avaient démoli leurs derniers (vains) efforts. MAJESTY est donc le clone parfait de la bande à Joey DeMaio, si vous aimez les musclés américains, vous apprécierez leurs illustres doppelgänger. Le mimétisme est absolument partout : Dans la musique, dans le chant, dans les chœurs, dans les breaks au piano et même dans le kitsch parfois ridicule des titres ("Metalliator"). Il ne manque aux membres de MAJESTY que quelques muscles en plus pour que l’illusion soit parfaite. Le plus grand mérite des Allemands est de sortir un album de MANOWAR de bien meilleure qualité que les américains ne l’ont fait depuis bien trop longtemps. Rien à jeter sur cet album clairement estampillé ’80 qui devrait d’ailleurs donner de sérieuses crises d’urticaire purulent à tous les amoureux de metal actuel ou technique. Si vous êtes fans de DREAM THEATER ou autres, fuyez cet album comme la peste ! Si par contre les Kings of Metal vous ont déçu ces dernières années, consolez vous avec ce Thunder Rider plus True que nature. Longue vie aux Könige des Metals !

Chronique : Emil Maniak

Note : 7/10

 

MAJESTY_Band 2012
 

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SLAUGHTERED - First Invasion

Publié le par Nono666

SLAUGHTERED - First Invasion
Autoproduction
Style : Open Death
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.slaughtered.free.fr

SLAUGHTERED_First Invasion



01. Suffer From My Fury / 02. Spoiled / 03. Forgive / 04. Dead Inside / 05. Slaughtered / 06. Doomsday

Puisque je vis à « Spoil City » (magnifique en cette saison), j'ai triché, et je dois dire que j'ai préféré SLAUGHTERED  en live, pour un premier contact. Attention, ce First Invasion, est bon, très bon même, mais un peu en mode « tu la sens ma grosse influence d'untel », ce que le live atténue pour faire ressortir la véritable personnalité du groupe. Après quelque temps de « passage à vide » (trois ans, en fait), les lillois de SLAUGHTERED, avec nouveau bassiste et nouveau batteur, ont envie d'en découdre : six titres, qui durent entre 4 et 7 minutes, avec leurs forces et faiblesses mais qui laissent une bonne impression et un bel aperçu des capacités du groupe. Si sur le premier titre, "Suffer From My Fury", on remarquera quelques faiblesses sur le chant clair, on sera rassurés par "Spoiled" (meilleur morceau de l'album selon moi) qui met bien en avant les qualités vocales du chanteur (Raphaël), et qui fera penser à un croisement étonnant entre Serj Tankian pour les rythmiques et Kurt Cobain pour le timbre de la voix. Si SLAUGTHERED est fortement teinté « death », on ne peut pas dire que First Invasion manque de ruptures de rythmes et la longueur des titres et leurs structures ont également un côté « prog » pas désagréable. Une belle inventivité pour un groupe qui a tendance à quand même pas mal s'inspirer d'un certain autre groupe français, et je ne crie pas au pompage, parce que malgré des lignes mélodiques et des riffs que l'on croirait directement issus d'un album apocryphe de GOJIRA (c'est flagrant sur quasiment tous les titres mais j'ai surtout tilté sur "Forgive" et "Dead Inside" où là, c'est totalement du plagiat), SLAUGHTERED arrive à mettre sa griffe sur des morceaux complexes et qui retiennent notre attention. Pour revenir un instant sur "Forgive" : autant le chant guttural est bien maîtrisé (quoique paraissant un peu monocorde sur l'album, ce qui n'est pas le cas en live), autant les « eh oh » en chant clair sont d'une justesse approximative et cassent le rythme du morceau. Pour l'album en général, la voix est par moment « étouffée » par les autres instruments et pour la batterie, si l'on perçoit clairement les cymbales, il est parfois difficile de saisir le son de la grosse caisse. Concernant les guitares, elles sont très bien mises en avant, mais pourquoi ne pas simplement chercher un équilibre ? Je pinaille ? Je ne suis pas sûre … C'est un peu dommage, le groupe est excellent en live, mais c'est le CD qui va circuler, on ne peut pas forcer les gens à se bouger, donc ? Poursuivons. Grand plaisir, "Slaughtered" n'est pas étiqueté GOJIRA mais me fera plutôt penser à SEPULTURA époque Chaos AD. Le chant est rageur et puissant, les guitares lourdes et les riffs cinglants. Le dernier morceau, "Doomsday", également dans la même veine, distille l'énergie (superbe solo de guitare, en passant) et la rage pour clore un album bien ficelé, très bien exécuté et qui donne envie d'en savoir plus. Seul regret, ne pas ressentir plus la personnalité de SLAUGHTERED, qui a parfois tendance à se perdre dans toutes les diverses (et bonnes) influences qui les inspire. À suivre ! Et bravo ! On attend la « Second Invasion ».

Chronique : Nastassja

Note : 7/10

 

SLAUGHTERED_Band 2012
 

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MELTED SPACE - Clip When I Was A God

Publié le par Nono666

MELTED SPACE vient de publier le clip de  "When I Was A God", titre issu de son nouvel album Between.

 

 

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CATHEDRAL - The Last Spire

Publié le par Nono666

CATHEDRAL - The Last Spire
Rise Above Records
Style : Doom Metal ultime !
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.cathedralcoven.com

CATHEDRAL_The Last Spire



01. Entrance To Hell / 02. Pallbearer / 03. Cathedral Of The Damned / 04. Tower Of Silence / 05. Infestation Of Grey Death / 06. An Observation / 07. The Last Laugh / 08. This Body, Thy Tomb

« Sortez vos morts ! » nous rabâche-t-on durant "Entrance To Hell", introduction pour le moins macabre. Mais le révérend Lee Dorrian, chanteur et figure de proue de CATHEDRAL depuis 24 ans, refuse de s’en séparer de ses cadavres. Non, il préfère les conserver au plus près de lui afin de s’imprégner de leurs effluves et d’en nourrir son Doom Metal d’école, malsain et subtilement psychédélique. Car la légende british n’a pas pris de détour cette fois-ci, en faisant de ce bien nommé The last Spire - l’ultime album du groupe pour ceux qui n’auraient pas suivi - un recueil essentiel de Metal lent, ultra-pesant, tout en restant direct et catchy. Non pas que The Guessing Game (2010) était mauvais, bien au contraire, mais ce disque partait dans tous les sens et affichait plus que jamais les influences prog’ et psyché du quatuor. Ici, nous avons simplement droit à six morceaux (plus une intro et un interlude) aux structures étirées mais plutôt « lisibles ». Ceux-ci mettent en avant une facette assez rugueuse de CATHEDRAL, rappelant à notre bon souvenir le feeling du monstrueux Endtyme (2001), mais surtout la rugosité de certains titres présents sur The VIIth Coming (2002) et The Garden of Unearthly Delights (2005). Le côté expérimental et vintage est toujours présent, mais il est principalement contenu dans des breaks aux sonorités acoustiques ou rétro qui viennent pourfendre ces longues litanies monolithiques. Le meilleur des deux mondes en quelque sorte, comme si nous avions droit à une version plus moderne et maîtrisée de Forest of Equilibrium (1991 - le premier album de la bande). On ne sait trop si CATHEDRAL a sciemment cherché à contrebalancer son précédent effort, ou s’est tout simplement lâché à l’occasion de son chant du cygne, mais il satisfera à coup sûr un maximum de fans avec cette galette. Seuls les amateurs du répertoire le plus rock’n’roll du combo risquent de moyennement apprécier. Deux légers regrets cependant. En premier lieu, que le talentueux bassiste Leo Smee ne soit pas de cet ultime voyage. Et d’autre part, on peut se demander si The last Spire, en étant si immédiatement jouissif - pour le fan de CATHEDRAL s’entend, on ne parle pas ici de singles abrutissants destinés à toutes ces radios FM de merde - ne risque pas d’en voir sa longévité réduite sur nos platines… Bah, qui vivra verra ! Je vous laisse, je dois ramasser et sortir les corps de malheureux qui, eux, n’ont justement pas vu… En attendant, jetez un œil à la vidéo délicieusement kitsch que le groupe a publiée sur la toile pour le titre "Tower Of Silence". « Doom or be doomed ! » qu’ils disaient…

Chronique : Morbid S.

Note : 9.5/10

 

CATHEDRAL_Band 2013
 

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CATHEDRAL - Anniversary

Publié le par Nono666

CATHEDRAL - Anniversary
Rise Above Records
Style : Doom Metal culte
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2011
Site Web : www.cathedralcoven.com

CATHEDRAL_Anniversary



CD 1 - "Back To The Forest"
01. Picture Of Beauty And Innocence / 02. Comiserating The Celebration (of Life) / 03. Ebony Tears / 04. Serpent Eve / 05. Soul Sacrifice / 06. Funeral Request / 07. Equilibrium / 08. Reaching Happiness Touching Pain

CD 2 - "Bleak Winter"
01. Funeral Of Dreams / 02. Enter The Worms / 03. Upon Azrael's Wings / 04. Midnight Mountain / 05. Cosmic Funeral / 06. Carnival Bizarre / 07. Night Of The Seagulls / 08. Corpsecycle / 09. Ride / 10. The Last Spire Pt. 1 (Entrance) / 11. Vampire Sun / 12. Hopkins
 
Si l’on excepte le DVD Our God Has Landed, dont la section live date tout de même de 1992, les enregistrements de concerts de CATHEDRAL ne courent pas les rues. Afin de réparer cet oubli, le mythique quatuor a profité du concert londonien donné en décembre 2010 pour célébrer son vingtième anniversaire. Cette soirée a notamment vu le line-up originel de CATHEDRAL interpréter l’intégralité de son premier album, Forest of Equilibrium, ce qui fait ici l’objet d’un premier CD. Impossible de savoir si cela a demandé beaucoup de préparation, mais le résultat tue ! Le son est cru mais parfaitement mixé, et cette œuvre suintante de dégoût et de désillusion est parfaitement retranscrite. OK, ce premier album monolithique peut sembler quelque-peu indigeste, mais son interprétation en concert booste considérablement son rendu, notamment lors de cet "Ebony Tears" impérial. Sur le second CD, l’incarnation « classique » de CATHEDRAL prend ensuite possession de la scène pour délivrer, comme à Paris quelques jours plus tôt un best-of s’articulant autour de The Ethereal Mirror (1993) et The Carnival Bizarre (1995), entrecoupé de trois morceaux plus récents. Etonnamment, seul "Funeral Of Dreams" représente un The Guessing Game encore tout chaud à l’époque. Ce florilège de « l’âge d’or » représente donc une facette plus accessible que certains ont, en son temps, qualifiée de « Stoner ». Toujours est-il que ça ne plaisante pas, surtout chez un Lee Dorrian ahurissant de classe, totalement happé par son personnage (comme durant la première partie du show d’ailleurs) et qui compense largement en charisme ce qu’il ne possède pas en technique. Inévitablement, le son diffère puisque, cette version du groupe ne comptant qu’une seule guitare, la basse est bien plus présente. Et les deux batteurs ont bien entendu des styles et des sons distincts. C’est une évidence, Anniversary représente impeccablement ce qu’est CATHEDRAL, il en donne une image très fidèle, à défaut d’être exhaustive. Reste qu’un témoignage vidéo aurait été le bienvenu, même si personne ne l’a explicitement exclu. Et puis il y a cet ultime album annoncé, The Last Spire, qui devrait faire très mal. C’est qu’on voit mal un combo de cette envergure partir sur la pointe des pieds, même si cela ne doit ébranler que le microcosme du Doom…

Chronique : Morbid S.

Note : 9.5/10

 

Cathedral_promo-pic-2011
 

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CATHEDRAL - The Guessing Game

Publié le par Nono666

CATHEDRAL – The Guessing Game
Nuclear Blast
Style : Stoner / Doom Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2010
Site Web : www.cathedralcoven.com

CATHEDRAL_The Guessing Game



01. Immaculate Misconception / 02. Funeral Of Dreams / 03. Painting In The Dark / 04. Death Of An Anarchist / 05. The Guessing Game / 06. Edwige's Eyes / 07. Cats, Incense, Candles And Wine / 08. One Dimensional People / 09. The Casket Chasers / 10. La Noche Del Buque Maldito (aka Ghost Ship Of The Blind Dead) / 11. The Running Man / 12. Requiem For The Voiceless / 13. Journeys Into Jade

Comme Lee DORIAN l’a expliqué dans l’interview en ligne, cinq ans ça passe très vite et lorsque l’on attend un album de CATHEDRAL c’est encore plus long car on est rarement déçu par ce que proposent les Anglais. The Guessing Game arrive donc enfin et pour le coup, c’est un pavé présenté sous forme de double album auquel nous avons droit, même si le groupe nous a toujours habitué à des albums longs, la question de l’intensité que peut garder une œuvre de 84 minutes se pose. Lorsque Lee DORIAN nous avoue que le point de départ de cet album est le titre “The Garden” qui clôturait le dernier album The Garden Of Unearthly Delight, on s’attend à quelque chose de complètement barré. Heureusement pour notre santé mentale, si le lien avec le titre évoqué est clair, cet album n’en suit pas vraiment le cheminement mais l’ambiance. L’introduction “Immaculate Misconception” donne le ton, c’est 70’s à souhait, l’orgue est de sortie et l’ambiance fête foraine et foire aux monstres est présente, mais très vite le rythme martial qui introduit “Funeral Dreams”, qui pourrait rappeler RAMMSTEIN, vient briser l’attendu, ce titre est très dynamique et propose des changements de rythme incessants, entre rythme élevé, Occult Rock à la BLOOD CEREMONY sur le break et solo 70’s, CATHEDRAL indique tout de suite que peu importe ce que vous aviez imaginé pour cet album, ce n’est pas ce que le groupe vous offre avec The Guessing Game. Et la guitare avec effet wah-wah d’introduire un “Painting In The Dark” tout aussi excellent avec cette voix plus Stoner et un Hard Rock 70’s toujours aussi présent comme sur “Death Of An Anarchist” où la guitare est à peine saturée alors que le début oscille entre Occult Rock et Doom lancinant et que la fin se rapproche plus de ce que le groupe proposait sur VIIth Coming. La basse de Leo SMEE est de nouveau énorme, le gaillard s’éclate comme toujours, entre “Immaculate Misconception”, “Edwige’s Eyes” auquel il apporte une profondeur haletante, “Cats, Incense, Candles And Wine” où la basse swingue véritablement sur l’accélération. D’ailleurs, ce titre aux allures de chef-d’œuvre, va en faire tousser plus d’un car sur ce titre le côté Occult Rock est clairement mis en avant, CATHEDRAL ou la capacité de passer d’une lourdeur oppressante au Swing sans choquer qui que ce soit. On mesure avec cet album, le chemin parcouru par le groupe depuis les débuts qui contenaient déjà de la flûte et d’autres éléments ici présents mais qui sur The Guessing Game, se retrouvent magnifiés. “One Dimensional People” marque le début du deuxième CD et la couleur est annoncé au noir avec un riff pachydermique et pourtant bruitiste presque moderne, doucement l’instrumental part en sucette et le Rock’n’roll “The Casket Chasers” nous ramène vers des rivages bien plus connus de la part de CATHEDRAL, tout comme l’ensemble de cette deuxième partie d’ailleurs. La prestation de Lee DORIAN est également à signaler, variant énormément les plaisirs, les approximations vocales qui font le charme du style CATHEDRAL sont mises au service de mélodie plus 70’s, plus Stoner ou plus Hard Rock, jamais le frontman n’avait fait preuve d’autant de capacité à retranscrire le psychédélisme évoqué par l’illustration qui orne l’album et qui a une nouvelle fois était réalisée par Dave PATCHETT. L’album recèle encore bien des merveilles avec “La Noche Del Buque Maldito (aka Ghost Ship Of The Dead Blind)” et ses effets sur le refrain et son riff Rock à souhait sur les couplets, le haché “The Running Man” sur lequel l’orgue s’amuse avec la rythmique alors que Lee DORIAN se fait plus vindicatif. Ce titre se fait plus menaçant avec un break où divers sons s’entrechoquent, une bizarrerie de plus sur cet album. Avec “Requiem For The Voiceless”, c’est du côté d’Endtyme qu’il faut aller chercher et ses riffs Doom d’une lourdeur peu commune et cette voix hurlée, peu utilisée sur The Guessing Game, mais le fil rouge 70’s est toujours présent avec ces quelques petites mélodies qui dominent ces riffs pachydermiques, ce genre d’arrangements que le groupe affectionne tout particulièrement, et puis il y a cette accélération tout aussi lourde mais qui amène un peu de Rock’n’roll dans ce titre Doom par excellence. Si vous cherchez un album pour découvrir CATHEDRAL, The Guessing Game doit être celui-là, comment ne pas taper du pied sur ces riffs entêtants, avec ce dernier titre aux allures de best-of (ndlr. Lee DORIAN cite les noms d’albums du groupe tout au long de la chanson) qu’est “Journeys Into Jade”. Clairement Stoner Metal, ce titre clôt magnifiquement ce pavé qui nous soulève d’un poids quant à la question posée en début de chronique, oui, un album de CATHEDRAL ne souffre pas de longueur même s’il se présente sur un double album, il faut dire que la variété apportée à la musique du groupe n’empêche pas la cohérence de l’ensemble et c’est là que l’on prend en pleine face la classe innée du groupe. Un chef d’œuvre que tout amateur de Stoner/Doom Metal se doit d’écouter à défaut d’apprécier, après tout, tous les goûts sont permis…

Chronique : Aymerick Painless

Note : 10/10

 

CATHEDRAL_The Guessing Game_Band
 
 

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VULCAIN - En Revenant...

Publié le par Nono666

VULCAIN - En Revenant…
XIII BIS Records
Genre : Hard Rock
Pays : France
Sortie : 2011
Site Web : www.vulcain-officiel.com

VULCAIN_En Revenant



DVD : 01. Vulcain  / 02. L’enfer  / 03. Blueberry Blues  / 04. Les Damnés  / 05. Pile ou Face  / 06. Derrière les Cartes  / 07. Le King  / 08. L’an 2000  / 09. En Retard  / 10. Ebony  / 11. Richard  / 12. Le Fils de Lucifer  / 13. We Are The Road Crew  / 14. Faire du Rock  / 15. Les Droits de l’Homme  / 16. Fuck the Police  / 17. Black Silex  / 18. Soldat  / 19. Sur la Route  / 20. Rock and Roll Secours  / 21. La Digue du Cul

CD : 01. Intro  / 02. Vulcain  / 03. L’enfer  / 04. Blueberry Blues  / 05. Les Damnés  / 06. Pile ou Face  / 07. Derrière les Cartes  / 08. Le King  / 09. L’an 2000  / 10. Ebony  / 11. Richard  / 12. Les Droits de l’Homme  / 13. Fuck the Police  / 14. Soldat  / 15. Sur la Route  / 16. Rock and Roll Secours  / 17. La Digue du Cul

La reformation de VULCAIN avait fait grand bruit et ravi tous les fans du groupe mythique de Hard Rock français ! S’en était suivi une participation au désormais incontournable HELLFEST, puis un concert au Trabendo à Paris le 13 novembre 2010 fut l’occasion d’immortaliser l’évènement en images !!!... ENFIN ! Enfin un live de VULCAIN en CD-DVD ! Le plus que bien nommé En Revenant… (En revenant de Nantes !... ou plus exactement du HELLFEST, en revenant d’une période d’absence trop longue !...) est donc le nouvel album ET la première vidéo live de VULCAIN… et putain que c’est bon ! Quel plaisir de voir le groupe en grande forme, prêt à montrer à un public heureux d’être là que sa musique pulse toujours autant ! L’image est soignée, le son est énorme, le Trabendo est blindé… Bref, que du bonheur ! VULCAIN nous offre une prestation énergique avec des classiques ("Vulcain", "Blueberry Blues", "Rock ‘n Roll Secours"…) des morceaux plus rares ("Derrière Les Cartes", "L’an 2000", "Les Droits de L’Homme"…) et même une reprise de MOTÖRHEAD (bien évidemment !) francisée pour l’occasion : "We Are The Road Crew". Des invités sont même conviés pour participer à la fête : Ian Kent (BLACKSTONE) vient jouer de l’harmonica sur "Richard", et Didier LOHEZIC, l’autre guitariste originel de VULCAIN à l’époque où c’était un quatuor (je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…) les rejoint sur "Soldat", "Sur La Route", "Rock And Roll Secours" et "La Digue Du Cul". Dommage que le CD ne contienne pas la totalité du concert présenté dans le DVD (manque de place sur le support oblige !) ; un double CD aurait été bienvenu afin d’avoir toute la prestation qui vaut largement le coup. Les bonus sont également des plus intéressants : les images de leur prestation au HELLFEST 2010 ("L’enfer", "Blueberry Blues", "Ebony", "Rock ‘n Roll Secours" et "La Digue du Cul"), un petit documentaire sur les coulisses du concert au Trabendo, ainsi que 2 vidéos d’archives : "Le Soviet Suprême" et "Assedic Park". Que des bonnes choses à se mettre sous la dent !!! Reste à espérer que VULCAIN ne s’arrêtera pas là ! Quelques rééditions ont vu le jour concernant leurs premiers albums mais celles de Transitions, Big Bang, Vulcain et Atomic Live seraient les bienvenues pour les fans les plus jeunes (et les autres !) qui voudraient compléter leur collection… et puis on espère vivement de nouveaux albums de VULCAIN pour enrichir la légende !!! A bon entendeur !...

Chronique : Denix666

Note : 9,5/10

VULCAIN_Logo
 

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