LOCK UP - Demonization
LOCK UP - Demonization
Listenable Records
Style : Death/Grind
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2017
Site Web : www.facebook.com/LockUpOfficial
01. Blood And Emptiness / 02. The Decay Within The Abyss / 03. Locust / 04. Demonization / 05. Demons Raging / 06. Desolation Architect / 07. Instruments Of Armageddon / 08. Sunk / 09. The Plague That Stalks The Darkness / 10. Foul From The Pure / 11. Mind Fight / 12. Void / 13. Secret Parallel World / 14. We Challenge Death
LOCK UP, dans le Death/Grind, c’est un peu le VRP de luxe : line-up de stars, style relativement accessible, gros son, artworks soignés, etc. Bref, certainement pas assez trve pour la frange radicale des fans d’extrême, mais du premier choix pour l’auditeur qui aime bien se prendre une mandale de temps à autres sans forcément avoir à maitriser sur le bout des doigts l’intégrale d’ANAL CUNT ! Bon c’est vrai que sur ce coup-là, on est un peu déçus de l’absence de notre chouchou Tomas Lindberg (AT THE GATES) mais, après tout, LOCK UP reste un projet parallèle et le concept du line-up à géométrie variable reste donc cohérent. Cette fois, ce n’est rien moins que Kevin Sharp (ex-BRUTAL TRUTH) déjà présent aux côtés de Shane Embury (bassiste de NAPALM DEATH, LOCK UP et 3 458 autres projets…) dans VENOMOUS CONCEPT qui assure le chant. Evidemment, le Sharp, il est pas là pour faire du macramé. Ses hurlements vomitifs et autres aboiements remettent un peu l’accent sur le côté Grind de LOCK UP, une impression renforcée par le tiercé ultra-brutal qui ouvre Demonization. Et il faut bien admettre qu’on n’y perd pas spécialement au change, sa palette étant plus variée que celle de Lindberg. Derrière le vocaliste, le monstre Nick Barker (ex-CRADLE OF FILTH et… 3 458 autres projets, heureuse coïncidence !) envoie le pâté comme à son habitude et jouit ici d’un son de batterie plus naturel que ce à quoi le bonhomme nous a habitué par le passé. La basse de Shane est comme toujours facilement reconnaissable, tant par le son que par les riffs. Quant au guitariste Anton Reisenegger (CRIMINAL), rien à signaler sinon qu’il débite comme il se doit, et en quantités industrielles ! Les moments de tempête se taillent ainsi la part du lion, sans délaisser l’ambiance sombre caractéristique du groupe ni les variations qui apportent la touche Death, avec des durées de morceaux atteignant à plusieurs reprises les 3 minutes. Seuls "Demonization", lent et assez indus dans l’esprit, et "Instruments Of Armageddon", plus mid-tempo, apportent des variations notables au disque. Vous l’aurez compris : ceux qui avaient apprécié Necropolis Transparent (2011), peuvent se procurer les yeux fermés Demonization, tant l’évolution entre les deux albums est ténue. Ceci dit, l’extrême efficacité des riffs ne suffit pas toujours et l’ensemble perd quelque peu en impact sur la fin, d’autant que la version que nous avons écoutée renferme deux (excellents) titres bonus qui portent sa durée à 47 minutes, là ou 35 auraient peut-être suffit.
Chronique : Morbid S.
